* A la veille du (centenaire de la colonisation) certains centres de colonisation rurale ont végété , comme dans la région de BATNA, mais d'autres ont grandi et sont devenus de gros bourgs comme Aumale, Nemours, Michelet, ou Lafayette  qui tirent leurs noms de généraux, de politiciens, de savant ou de poètes.

            * Les centres connaissent un grand dynamisme grâce à une toute nouvelle aventure : la vigne. La surface du vignoble utilisé par les européens qui étaient de 15 000 hectares en 1878 passe à 167 000 hectares en 1903. Et le blé continue de se développer comme culture de spéculation.

            La réussite de l'Algérie est évidente. La population européenne ne cesse de progresser. Certes l'Algérie comme la France métropolitaine vit des moments difficiles, avec l'échec du Front populaire, le spectre de la guerre, la crise économique et la grève générale auxquels s'ajoutent en Algérie après de terribles inondations, une année de sécheresse et de famine. On ne doit pas mourir de faim sous le drapeau français" titre la dépêche algérienne "la voix des nationalistes musulmans".

            Alger attire les paysans du Bled : le 1er congrès musulmans se tient le 6 juin 1936. Il est suivi le 2 août d'un grand rassemblement populaire au cours duquel Messali Hadj, le fondateur de l'Étoile Nord Africaine, le père du nationalisme algérien est acclamé.

            En Europe, l'idéologie allemande fait entrevoir la guerre

            Cependant, à l'affirmation: "tous des nababs ces pieds noirs", on répond que dans un pays neuf comme l'Algérie, comme dans tout pays neuf, des fortunes s'édifient et sont considérables, elles s’assoient sur la terre, sur la mer, sur le vin et sur le blé.

         Certes, mais il ne faut pas amalgamer comme le font beaucoup aujourd'hui encore ces colons fortunés à toute la nouvelle communauté. Il suffit de prendre pour exemple toutes ces familles très modestes, voire de pauvre gens connus ou inconnus et qui non seulement n'avaient pas grand chose en Algérie, mais en sont repartis sans rien !

         Entre la fin de la 1ère guerre mondiale et les premiers "coups de feu" de novembre 1954, s'enracine durablement leur sentiment d'appartenance à un pays : l'Algérie.