Courrier échangé intéressant à plus d’un titre

pour la recherche de la vérité sur le

5 juillet 1962 à Oran.

Message d'origine du jeudi 13 novembre 2008-D’une compatriote Oranaise à une journaliste du quotidien d’Oran

Bonjour Madame,

Suite à votre courrier que j'ai reçu, je vous signale que je suis une fille de disparu, témoin de ce massacre - je suis à votre disposition pour vous donner des amples renseignements sur cette journée qui est restée gravée dans ma mémoire - je vous signale que c'est  l'armée qui a ramassé une grande partie des corps qui se trouvaient dans les rues pour ne laisser aucune trace de ce délit -les a enterrés dans des charniers au lieu de les restituer aux familles, il s'agit de plusieurs camions pleins de cadavres - ce jour là la France a abandonné ses nationaux aux mains des assassins barbares .

Excusez moi, je voulais mentionner que l'armée a ramassé une grande partie des corps, aussi, j'ai omis de vous signaler que la gendarmerie détient des photos des cadavres.

Ci-dessous, la lettre que j'avais adressé à Monsieur Kharroubi,

Cordialement

Viviane initiatrice des marches silencieuses à Marseille

Message d'origine du 24/06/2007 -D’une compatriote Oranaise à Monsieur Kharroubi Habib journaliste   au quotidien d’Oran

A l’Attention de Monsieur Kharroubi Habib

Monsieur,

L'analyse est intéressante à plus d'un titre notamment sur la torture que je ne conteste pas et le passage sur la justice Française qui se grandirait en appliquant une jurisprudence internationale pour laquelle aucune affaires criminelle ne peut être éteinte tant que le corps reste disparu. Votre honnêteté intellectuelle qui transparaît à travers cette analyse m'amène à vous poser une question.

Le 5 juillet 1962 à ORAN, 3000 Français ont été enlevés et massacrés sur place pour la plupart. Les corps n’ayant pas été remis aux familles, vous serez d' accord avec moi que la jurisprudence dont vous parlez plus haut s’applique également à ces disparus, je n' ai pas eu l' honneur de lire une seule ligne dans les journaux Algériens sur ces disparitions. Alors, j’en conclus qu’un pays qui lutte pour sa libération est exonéré des règles de justice que vous réclamez pour vous même.

Je suis une fille de disparu, mon père a été enlevé et n’est jamais réapparu et j’ai moi même vécu l’enfer de cette journée et suis vivante par miracle.

Cordialement

Viviane qui recherche la vérité sur ce drame

ezagouri viviane

RETOUR ORAN 5 JUILLET 1962