Document transmis par J. F. Paya  

NATURE DE LA GUERRE D ALGERIE

RACINES DU TERRORISME ISLAMIQUE
         Toute la presse s'est interrogée sur les racines du terrorisme islamique dans le Figaro du 15 juillet certains vont les chercher dans la chute du mur de Berlin dans le Marianne n°430 on évoque plus opportunément des prémices Algériens avec le GIA des années 90.
         Allez ......encore un effort remontons plus avant, tout le monde oublie que le terrorisme pour la PREMIÈRE FOIS dans l'histoire fut "apparemment" vainqueur lors de la guerre d'Algérie, même s'il ne s'agissait surtout que d'une capitulation politique.
         A partir de ce fait, la Mythologie d'une victoire de l'action terroriste pris naissance dans le Monde Musulman, pour se perpétuer et se retourner aujourd'hui contre ses "sponsors" Russes, Américains, Anglais et même Espagnols (aide de tous au FLN).
         Mais personne à de rares exceptions ne s'est beaucoup préoccupé des victimes et des milliers de disparus européens et musulmans enlevés surtout après LA FIN DES HOSTILITES, exactions sanglantes que rien ne justifiait, alors qu'une amnistie réciproque (scrupuleusement respectée par la France) avait été entérinée par les accords d'Evian devenu de facto traité international (déposé à l'ONU).
         La duplicité fut patente, une des racines du mal aussi : REMEMBER

Auteur : JF Paya
------------------------------------

         Dans la tradition Française on ne commémore que la fin des guerres victorieuses et en même temps le souvenir des victimes surtout militaires ("morts pour la France") Le PCF à l'origine de la célébration du 19 Mars victoire de "la paix en Algérie" par associations interposées à voulu jouer sur ces sensibilités avec une antériorité à la loi (du 10 Juin 99) qui reconnaît la fin d'une guerre d'Algérie le 2 Juillet 62.
         En dépit de cette loi et du fait qu'il y ait 534 déclarés "Morts pour la France " du fait de la guerre d'Algérie jusqu'à décembre 1964 ! Des milliers de victimes civiles et ex supplétifs tués et disparus en dépit des accords violés du cessez le feu du 19 Mars; cette date rejetée par le président Mitterrand c'est ancrée dans la gauche parlementaire voir une partie de la droite alors que le PC est réduit à la portion congrue ! A part évidemment critiquer et combattre la célébration du 19 Mars faut il commémorer une "fin de guerre" pour l'Algérie ? S'incliner devant les victimes à des dates symboliques bien sur donner une signification tangible au mois de décembre ? Sur la base des derniers "Morts pour la France" de 1964 cités plus haut englobant les victimes civiles et harkies les précédent (récupération Loi sur le 5 Décembre).
         C'est la vie qui tranchera chacun agissant selon les circonstances et le terrain l'essentiel étant de contrer l'ignoble date de Mars 62!

Auteur : JF Paya
------------------------------------

POUR UN DEBAT HISTORIQUE SEREIN.
         Avant de commencer une étude autant que possible sereine et objective sur un aspect de la guerre d'Algérie, il conviendrait, avant d'employer des qualificatifs à base idéologique, de replacer toutes les diverses composantes de ce conflit dans leur contexte.
         L'OAS fut un des éléments inéluctables dirons certains, de ce conflit, vu les atermoiements et les roueries du pouvoir gaulliste Français mais aussi la crainte qui se révélera justifiée de se voir chassée de chez elle de la part de la minorité Européenne. Ici les sentiments rationnels n'ont plus de prises et l'action de l'OAS devient partie du contexte historique mais, pas plus que celle du FLN et de ses diverses composantes et oppositions musulmanes, pas plus aussi que celle des forces armées Françaises, car la guerre d'Algérie comme l'a démontré le professeur Pervillé fut une triple guerre civile : Franco-algérienne:/  Algéro-Algérienne/  Franco-française en une sorte de guerre de sécession à l'envers.
         On estime le nombre global des victimes entre 350.000 et 400.000 dont 105.000 après le ” cessez le feu ” du 19 Mars et l'indépendance (harkis et familles inclus) du fait du FLN et 2700 du fait de l'OAS soit entre 0,77% et 0,66% du nombre total des victimes. Certes toute victime est une victime de trop surtout lorsqu'elle survient après la fin du conflit.
         Rappelons que ce dernier prit fin officiellement pour la France le 2 Juillet 1962 à la suite d'un vote unanime du parlement de la loi du 10 Juin 1999 qui reconnu l'état de ”guerre” en Algérie et l'attribution de la carte du combattant jusqu'à la date précitée..
         L'OAS dernière venue dans le triptyque pour une analyse objective fut la résultante difficilement évitable du sentiment de trahison ressenti par les partisans de l'Algérie Française et d'abandon par la majorité des Français d'Algérie qui n'avaient aucune confiance quant aux ”garanties” proposées par le pouvoir Gaulliste et le FLN. La suite leur à donné tragiquement raison.
         Tenant compte de tous ces préalables, les qualificatifs péjoratifs en histoire deviennent des catégories idéologiques utilisées indifféremment suivant le camp dans lequel on se trouve. Mais sur le plan concret de la légalité, toutes les exactions de part et d'autre furent l'objet d'une amnistie réciproque incluse dans les ”accords d'Evian” jusqu'au 19 Mars 1962. Les actions suivantes furent ensuite amnistiées jusqu'au 2 Juillet 1962 par la France et les protagonistes même réhabilités par une loi votée en 1982 sous l'impulsion de François Mitterrand.
         Voilà tout simplement un rappel des faits utiles indispensables pour un débat historique serein .

Auteur : JF Paya le 20/12/09
------------------------------------

Réponse à Jean-Marie Bockel
                   En Mai 2009 le secrétaire d’état à la défense et aux anciens combattants Jean Marie Bockel avait fait une déclaration surprenante relative à la reconnaissance par la France de "la guerre d’Algérie" comme reconnaissance d’un Etat Algérien qui n’existait pas avant le 3 Juillet 62 ! " La Guerre d Algérie était selon lui une guerre entre 2 Nations et 2 Armées "
                   Il faudrait se demander qu’elle est cette notion de "guerre"qui admet que l’Armée d’un des deux belligérants se trouvait à l’abri de frontières voisines (Maroc Tunisie) pouvant intervenir alors que l’autre ne le pouvait pas ?  Y a t’il eu des situations similaires dans l’Histoire ? Hors cas de guerres civiles !
                   D autre part y a t’il eu en cas de guerre avec un Etat Etranger ? La tolérance de soutien ouvert à cet Etat comme ce fut le cas en France envers la rébellion Algérienne ?
En principe un "état de guerre" suppose des règles strictes et draconiennes avec la notion "d’intelligence avec l’ennemi" sévèrement réprimée !
         Dans ce cas le cessez le feu du 19 Mars 62 fut "un Armistice" avec similitudes de responsabilités  De Gaulle / Pétain sauf que ce dernier avait l’excuse de la défaite !

EN REALITE LA GUERRE DALGERIE FUT A MON AVIS MALGRE MA CARTE DU COMBATTANT UNE GUERRE CIVILE COMPLEXE A LA FOIS FRANCO/ALGERIENNE MAIS AUSSI ALGERO/ALGERIENNE ET DE PLUS FRANCO/ FRANCAISE. ON NE REFABRIQUE PAS L HISTOIRE A POSTERIORI MONSIEUR LE MINISTRE

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algerianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

Retour vers nos lectures.