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En 902, des marins andalous sont amenés à s'établir en face et tout près de leur contrée d'origine pour y nouer des relations commerciales faciles et continues, les 2 pays étant alors musulmans. Tlemcen et Oran entretiennent alors des relations prospères avec l'Espagne. L'armée française occupe Mers El Kébir le 14 décembre 1830 et pénètre Oran le 4 janvier 1831

En 1832, un recensement donne pour Oran le chiffre de 3800 habitants: dont 750 européens d'origine espagnols, 250 musulmans et 2800 juifs.

En 1881, le chiffre de 50 000 habitants est dépassé
En 1906, plus de 100 000
En 1926, plus de 150 000
En 1936, on compte 195 000 habitants et 206 000 en y ajoutant la banlieue (Arcole, Mers El Kébir, La Sénia et Valmy) - en 1931, on estimait la population originaire d'Espagne à 65 % du total des européens, 41 % étant déjà naturalisé.

            Cette influence espagnole est illustrée par le sens de l'hospitalité, par les arènes, par le riz à l'espagnol et les desserts comme la Mouna, par les chaises qui occupent les trottoirs des rues à la tombée de la nuit.
            Les noyaux de cultures maraîchères qui s'égrènent en bordure du littoral en relation avec des petits ports comme Ténès, Mostaganem ou Arzew. On trouve là des terres de haute densité. Par camions ou par bateaux les primeurs sont exportés dans l'intérieur ou vers la France.

            L’autre influence est la vigne. Elle est si développée que l'Algérie devient alors le 4èm vignoble mondial qui prospère surtout autour de Mascara, Tlemcen, Sidi-Bel-Abbès et aux environs de Mostaganem et Oran. A cela s'ajoute les 3 millions de quintaux d’agrumes et dans les hautes plaines, le blé.

Après Oran, la ville maritime la plus importante est Mostaganem. Lorsque le général Desmichels s'empare de Mostaganem en 1833, la ville ne compte que 3000 habitants, et ce, jusqu'en 1847, y compris les militaires. Les progrès datent réellement du début du 20èm siècle.

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1906 : 19 600 habitants
1931 : 25 800
1950 : 53 464 - dans l'Oranais, la conquête s'est accompagnée de refonte complète du système urbain.

            Les postes militaires se sont transformés en ville.

            Orléansville fondée en 1843 par Bugeaud et qui compte 32 506 habitants à la veille du tremblement de terre de 1954.

            Sidi-Bel-Abbès construite par le général Bedeau en 1843 qui deviendra lieu de garnison de la légion étrangère. Avec 61 355 habitants en 1950, Sidi-Bel-Abbès est le centre d'une des régions agricoles les plus prospères avec le blé, orge, vigne et l’élevage et occupe le 5è rang parmi les agglomérations urbaines de l'Algérie française.

            Burdeau, Affreville, Changarnier, sont des créations qui datent de la conquête française.

            Aïn Temouchent, Saint Denis du Sig, Relizane, Perrégaux, sont des marchés importants de vins, de céréales, de primeurs, de coton… - Mascara, en 1950, comptait 35 078 habitants.

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