07 décembre 2010

UN DEMI SIECLE BIENTOT

HERISSON__toile

L'Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

"Tout individu (...même un petit mammifère) a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"


         

         Qu'est une commémoration? A mon modeste avis, c'est un hommage rendu  au souvenir pour rappeler et honorer un événement heureux, malheureux et parfois  douloureux. Et cela, pour  « NE JAMAIS OUBLIER ».

                   Chacun ou chaque association a non seulement le droit mais le devoir de vouloir commémorer en 2012, chacune à sa manière, ce ½ siècle du phénomène de rejet de notre présence  en métropole, année qui, étrange coïncidence, sera aussi celle de l'élection présidentielle. En principe, nous ne nécessitons pas dans notre communauté de rappel d'évènements tellement ancrés en nos têtes, que jamais plus rien ne pourra les ébranler et nous les faire oublier.

                   Par contre, où est l'incongruité de vouloir raviver et attiser les mémoires de nos gouvernants ou de leurs successeurs par une reconstitution symbolique de la diaspora qu'ils ont prémédité et imposée, en escroquant la confiance qu'ils eussent aimé que l'on plaçât en eux?      

         On fête bien volontiers l'Aïd al seghir, l'Aïd el Kébir, l'Achoura, le nouvel an chinois, le Yom Kippour sur une terre qui se veut multiraciale  par la densité de l'immigration qu'elle accueille, mais sélective et négative dés qu'il s'agit d'une commémoration Pied-noire, et hélas cette négativité viendrait- t- elle aussi de certains d'entre nous ? Je me refuse à le croire.

         Pour dissuader certains chiots malpropres, on leur trempe bien leur petit museau dans leur pipi, pour qu'ils ne recommencent plus

         Il ne me paraît pas du tout déplacé de nous comporter de même avec nos dirigeants actuels, qui se prévalent de l'héritage gaullien, afin de les tirer de cette étrange léthargie amnésique  dans laquelle ils sombrent, dés qu'il entendent parler des Accords d'Evian et dés qu' il s'agit des Pieds-Noirs, notamment en ce qui relève de leur créance  de droit et d'honneur dont ils sont détenteurs vis-à-vis de la France.

         Voilà, chers compatriotes. Peut-être que mon intellect n'est pas adapté et que  je ne comprends pas toujours certaines réactions. Mais pourtant quand je vois des cinéastes merdiques faire des films sur notre Algérie perdue, en déformant la réalité  avec la complicité de chaînes nationales et le regard attendri des « porteurs de valise » , de la L.D.H de Toulon, de la Licra , d'autres organismes soi-disant caritatifs,(Tiens, mon oeil !) des bobos de gauche et de droite, je me dis qu'au moment où ces gens de peu, peuvent le faire, et que nous nous taisons sans réagir, c'est qu'il y a quelque chose qui nous dépasse et en acceptant cet état de fait, nous tombons bien bas, lentement mais sûrement.

         Exemples?

         Le 18 Mars 2012, il y aura cinquante ans qu'une équipe de 11 suppôts du Satan Français du 20° siècle, rencontra  une équipe de 11 soudards Algériens du GPRA, sur les bords du lac Léman à Evian, non pas pour un match de foot France Algérie, mais   pour galvauder le sort de trois  départements Français et de ses ressortissants.

         Le 19 mars 1962 à 12 heures, ces accords prenaient effet et alors « sonna le glas »  pour les Français d'Algérie (Harkis et Pieds-noirs).

         Le FLN se chargea de mettre à mal ces accords des le lendemain de leur prise d'effet, en les violant impunément avec la complicité de la force locale, composée de quelques soudards Français et fellaghas, faisant ainsi un nombre incalculable de victimes innocentes et sans défense qui avaient eu tort de porter un amour immodéré à notre France.

           Pour mémoire:

          Le 26 Mars 1962 à Alger, la force locale , tire  au F.M et au A.A52 sur une foule de Français désarmés (catholiques, israélites et musulmans)  qui allaient ravitailler et soutenir moralement  nos FFI assiégés à Bab-el-Oued. Selon l'association des victimes du 26 mars, il y aurait eu  62 morts, tous des civils.(femmes, enfants et vieillards confondus)

         Il faudra attendre le 12 août 2008, pour que la télévision française (France 3), consacre une émission à cet événement méconnu, Le massacre de la rue d'Isly, documentaire de 52 minutes, réalisé par Christophe Weber conseillé par l'historien Jean-Jacques Jordi. (Source Wikipédia).Ce massacre marqua le début de l'exode massif des pieds-noirs, dans un désordre indescriptible et dans des conditions inhumaines, mais de cela, 50 ans plus tard, tout le monde s'en fout.

         Le 5 Juillet 1962, à Oran, sonna le tocsin pour les malheureux Pieds-noirs et harkis qui n'avaient pas encore quitté le pays, et ce fut la curée sur de pauvres gens désarmés et sans protection de l'armée obéissant aux ordres du valet fayot dénommé général Katz, de ne pas intervenir et de rester l'arme au pied. Il  y eu une véritable chasse aux pieds-noirs et  aux musulmans fidèles à la France. Certaines révélations sur ces atrocités, parlent d'un millier approximatif de victimes. Merci de Gaulle et Katz, merci aussi à notre  a...Mère Patrie !

         La FNACA (Association d'anciens rappelés métropolitains) aurait souhaité faire de cette date fatidique et maléfique, une commémoration parallèle à celle du 14 Juillet, comme si une  insulte à l'armée Française,(victorieuse sur le terrain)  pouvait figurer aux côtés d'une date glorieuse de notre belle histoire de France. Fort heureusement, La date qu'ils espéraient, se transforma en une datte... de Biskra qu'ils se carrèrent dans le dargeot, quand le gouvernement  par décret n° 2003-925 du 26 Septembre 2003 officialisa la date du 5 décembre comme jour de mémoire et d'hommage aux victimes militaires et civiles( Pieds-noirs et harkis)de la guerre d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc de 1952 à 1962.

         Voilà, c'est fait et je n'ai plus rien à rajouter. J'éprouvais le besoin de tenter d'éclaircir une situation qui risquait de créer des confusions là où elles ne doivent pas éxister. Nom de Dieu ! Faisons-nous confiance de temps à autre. Mon coeur de mammifère souffre en silence de voir une fratrie s'entre-déchirer au lieu de se réunir sous une seule et même bannière, celle de l'amour partagé et de notre volonté de nous extirper de gré ou de force du bourbier où les autres s'enlisent peut-être avec délectation et que  Dieu fasse que nous la réussissions, cette putain d'union.

ET LUX PERPETUA  LUCEAT PRO NOBIS.

Un jour, l'amour demanda à l'amitié: « pourquoi existes-tu? » - et l'amitié lui répondit : « pour sécher les larmes que tu fais couler ».

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TOUJOURS A VOTRE SERVICE
LE HERISSON

Retour coups de cœur. 

Posté par popodoran à 22:20 - Commentaires [7] - Permalien [#]


LE ROLE DE L'EGLISE DURANT LA GUERRE D'ALGERIE

« Non content qu’un curé ait souhaité publiquement la mort du Chef de l’Etat sans que sa hiérarchie ne le désavoue, c’est maintenant un évêque qui croit utile de comparer le retour volontaire des Roms en situation illégale, en avion et avec une allocation dont bien des Français aimeraient disposer, avec la tragédie de la déportation des juifs dans les camps de la mort pendant la 2ème guerre mondiale.

Cette outrance et cette technique de l’amalgame étaient jusqu’alors l’apanage d’idéologies totalitaires et on est stupéfait que ce soit des religieux qui les utilisent avec intolérance pour créer la confusion dans les esprits.

Qui peut croire sérieusement à cette assimilation intolérable qui compare l’incomparable ?

On aurait aimé que les mêmes consciences morales qui s’expriment aujourd’hui avec violence soient moins discrètes sur les pratiques pédophiles au sein de l’Eglise Catholique.

Quant à la gauche laïque qui s’offusque souvent de l’ingérence des chefs religieux dans le débat public, elle est étrangement silencieuse et montre bien les limites de ses convictions » (Lionnel Luca, député de la Nation)

- Et aussi (cliquez sur) :  Lettre ouverte à Mgr Le GALL Archevêque de Toulouse-

            Cette prise de position d’élus de la République vis-à-vis du Clergé révèle une analogie entre l’attitude d’une certaine église durant le conflit algérien et celle d’aujourd’hui dans la migration des Roms en France.

            Comme il se trouve, en 2010, des représentants de l’église pour dénoncer  avec véhémence l’attitude du Gouvernement de renvoyer dans leur pays d’origine –en les indemnisant- ces familles de Roms que la France ne peut accueillir –sans proposer pour autant de les héberger dans leurs presbytères, leurs monastères, leurs couvents (pratiquement vides) et autres infrastructures épiscopales-, de 1954 à 1962, il s’est toujours trouvé, en Algérie et en France, des hommes d’église pour couvrir les excès des écorcheurs, les protéger et les soigner.

            L’identité idéologique de ce conflit algérien était avant tout anti-chrétienne. C’est d’une lutte entre la Croix et le Croissant qu’il s’agissait et aux yeux des responsables du FLN, c’est la Croix qui était l’objectif premier à abattre dans ce réduit chrétien sud méditerranéen. Comme Jeanne d'Arc l'avait fait pour la France, l'Eglise de France et celle d'Algérie auraient du brandir à leur tour l'Etendard de la Délivrance contre ceux qui voulaient les soumettre au Croissant. De façon incompréhensible et difficilement explicable, elles allaient leur apporter leur soutien…

            Nos évêques, aujourd’hui comme hier, si prompts à défendre les droits de l’Homme tiers-mondistes au détriment de la parole de l’Evangile, sont restés muets devant les crimes, les massacres, les viols et les égorgements du FLN. L’extermination de 150.000 harkis avec leur famille dans d’horribles tortures ne les a pas plus émus. Il est vrai que, probablement blasés par tant de crimes, ils ne pouvaient que demeurer insensibles à ces assassinats en séries que furent les massacres d’El-Halia et de Melouza, la tuerie du 26 mars 1962 à Alger et celle du 5 juillet 1962 à Oran. Dès lors, comment auraient-ils pu réagir à l’énoncé de cet ignominieux appel au meurtre du 14 février 1962 à 20h40 lancé par « La Voix des Arabes » en ces termes : « Frères combattants, combattez-les, luttez contre eux, ils sont tous nos ennemis. Transformez leur vie en enfer, ne les laissez pas échapper au châtiment mérité et contraignez-les à se mettre à genoux devant la volonté du peuple ». Se sont-ils indignés davantage ces honorables évêques –toujours prêts cependant à trouver une excuse aux « actes désespérés » des écorcheurs- quand ils ont pris connaissance de ces conseils donnés par « Aspect véritable de la rébellion algérienne » à ses frères de l’Aurès, extraits du journal « El Zitouna » du 26 aout 1956, organe des étudiants de la Grande Mosquée du même nom de Tunis, une des plus réputées du monde islamique : « Mes frères, ne tuez pas seulement mais mutilez vos adversaires sur la voie publique… Crevez-leur les yeux… Coupez-leur les bras et pendez-les… Soyez certains, mes frères, que les soldats qui verront leurs camarades pendus à un arbre, avec un bras et une jambe en moins et un œil crevé, soyez certains, disais-je, que ces soldats laisseront à l’avenir passer les caravanes d’armes et de provisions et se sauveront comme des rats ».

            Mais l’aide de l’Eglise ne s’arrêta pas à sa seule clémence envers les assassins. Sa participation active, en bien des cas, fut de notoriété publique…

            Si, à priori, l’Eglise n’a de pouvoir que celui de la parole du Christ, il en est autrement dans les faits. En effet, son influence demeure et nous ne pouvons oublier combien elle a marqué la scène politique de la guerre d’Algérie…

            Dès le début des événements, les nationalistes algériens disposaient de sérieuses connivences dans le milieu des intellectuels et ecclésiastiques français qui s’étaient déjà fourvoyés durant le conflit indochinois en apportant leur aide au vietminh. En France, certains journalistes anticolonialistes comme Claude Bourdet, Gilles Martinet, Roger Stéphane de « France Observateur », Hervé Bourges (qui prendra la nationalité algérienne à l’indépendance), Olivier Todd et Georges Suffert de « Témoignage Chrétien », poursuivaient leurs œuvres de destruction contre l’armée française, soutenus en cela admirablement par l’avocate Gisèle Halimi et son confrère Jacques Vergès. En Algérie, le professeur de Lettres Mandouze, cofondateur de « Témoignage Chrétien », le couple Vandervelde, le docteur Chaulet et son épouse Claudine (qui livrera aux rebelles, dans la région de Palestro en Grande Kabylie, une partie de l’armement volé par l’aspirant Maillot, membre du Parti Communiste, lequel armement sera utilisé dans l’embuscade du 17 mai 1956 qui coûtera la vie dans d’atroces conditions à 18 soldats français), Annie Steiner (communiste et membre du réseau bombes de Yacef Saadi), l’abbé Scotto (de Bab el Oued), l’abbé Desrousseau (d’El Biar), l’abbé Bérenguer (de Frenda) et d’autres religieux, avaient favorisé le travail d’un couple de professeurs, les Jeanson, qui aboutira à la parution en 1955, de « l’Algérie hors la loi », pamphlet qui entendait prouver la légitimité du FLN… puis à la mise sur pied des réseaux de « porteurs de valises ».

Cette agitation médiatico-ecclésiastico-intellectuelle allait susciter la création de ce qu’on appellera « la nouvelle gauche », où l’on trouvera chrétiens et marxistes, trotskistes et francs maçons, syndicalistes et communistes. On y rencontrera Robert Barrat, journaliste à « Témoignage Chrétien », ancien secrétaire général du « Centre catholique des intellectuels français », Jacques Berthelet, ancien séminariste, Roger Colas de « l’Action Catholique », le professeur Henri Marrou. Les communistes mettront sur pied, en novembre 1955, un « Comité d’action des intellectuels contre la poursuite de la guerre en Algérie » auquel participeront Mauriac et Sartre qui apporteront un soutien inconditionnel au FLN.

 

Dès 1956, les aides aux tueurs du FLN se multiplieront sous les formes les plus variées : protection, caches, approvisionnement en argent et en armes… Chez les progressistes chrétiens, journalistes et prêtres fourniront un contingent très important… mais pas seulement. Un exemple parmi tant d’autres : M. Gallice, conseiller municipal de la ville d’Alger, directeur d'une papeterie, rue Horace Vernet, fournira le papier pour des tracts appelant à la révolte des Musulmans… cela, avec l’aval du maître des lieux, le Député Maire Jacques Chevalier, fervent partisan du FLN, qui avait mis sur pied une véritable cellule révolutionnaire algérienne au sein de son conseil municipal et de son personnel administratif.

Des femmes verseront également dans la collaboration en hébergeant des chefs rebelles, les transportant et distribuant les ordres. Les poseuses de bombes, musulmanes et européennes, feront tranquillement retraites chez les Sœurs blanches à Birmandreis ou chez les Clarisses à Notre Dame d'Afrique qui, pourtant, les savaient recherchées par la police. Chez les Pères Blancs, le Père Collet n'ignorait pas les activités de ses hôtes de passage… La police identifiera plusieurs prêtres de la « Mission de France » dont certains prêtres ouvriers, Jean Urvoas et Robert Davezies ainsi que l’abbé Boudouresque qui se feront particulièrement remarquer… Quant à l'abbé Bertal, de cette même mission, il donnera asile à Daniel Timsit et à Salah, alias Oussédik Souali, qui lui avoueront, pourtant, fabriquer des bombes. Ce réseau d’artificiers comprenait, en outre,  Chafika Meslem, agent de liaison entre le FLN, le Parti Communiste Algérien et les libéraux, Denise Walbert et les époux Gautron, militants communistes. L’abbé Barthez sera l’hôte et le protecteur attitré de ce réseau, hébergeant de surcroît, en quasi permanence, la fameuse Raymonde Peschard (la passionaria communiste), (Raymonde Peschard avait placé une bombe dans un car de ramassage scolaire à Diar es-Saada).

En 1957, le passage de terroristes clandestins à la frontière espagnole s’était amplifié. Il s’agissait de « spécialistes » de l’organisation spéciale du FLN, formés aux « actions ponctuelles » et à la manipulation des explosifs dans les camps du Maroc. L’abbé Davezies, Etienne Bolo, Jacques Vignes participeront activement au transport, à l’hébergement, à la mise en place des tueurs envoyés par le GPRA pour intervenir en France. En Algérie, une dizaine de prêtres dont les abbés Scotto, Bérenguer, Desrousseau, Barthez et Cortes, ainsi que des religieux de Notre Dame d’Afrique, seront impliqués dans les réseaux de soutien allant jusqu’à mettre leur presbytère à la disposition des égorgeurs. Assurés de trouver dans la maison du Seigneur l'abri et l'aide leur permettant de continuer leur œuvre criminelle, ces protégés pourront ainsi préparer attentats et exactions sans être inquiétés.

Le 4 Avril 1957, 28 inculpations et 18 mandats de dépôt (préventive) interviendront à Alger dans l'affaire du soutien au FLN apporté par les « libéraux » (on ne dit plus « communistes »). Parmi eux, la poseuse de bombe, Raymonde Peschard… qui s’évadera et rejoindra le maquis. Elle sera tuée les armes à la main dans le Constantinois (ce qui n'empêche pas de la présenter, encore de nos jours, comme torturée et assassinée par les paras). L’abbé Barthez, deux conseillers municipaux et deux médecins feront partie de ces arrestations. Seule la protection papale et gouvernementale dont il est l’objet évitera à Monseigneur Duval, archevêque d’Alger, chef de file des souteneurs du FLN, d’être lui-même inculpé… Pour ces « hommes d’église », les Français d’Algérie n’avaient pas le droit de se défendre contre les actes criminels des terroristes. Selon leur conception de la « charité chrétienne »,  le devoir de ces Français là était, soit de fuir, soit de se laisser tuer, soit de ramper, soit de faciliter l’émergence de la nouvelle république algérienne. Leur argumentation était la suivante : « l’Eglise s'est toujours compromise avec les forces de la réaction ; il est temps qu'elle s'inscrive dans le camp de la révolution prolétarienne ». En réalité, ces traîtres à leur Patrie, s'identifiaient parfaitement à « l'anti-croisé » dont l’une des figures, l'abbé Scotto, n’avait de cesse de rassurer ceux qui pouvaient réprouver les attentats aveugles du FLN. Pour ce curieux directeur de conscience, la cause des terroristes demeurait juste quels que fussent les moyens utilisés...

En octobre 1958, l’affaire du « séminaire du Prado » fit la une des journaux. La police découvrit que des prêtres de la région Lyonnaise couvraient une véritable trésorerie au profit du FLN tout en hébergeant tueurs et clandestins. Plusieurs ecclésiastiques, l’abbé Davezies, l’abbé Carteron, le RP Chaize, le curé Magnin furent inculpés… mais, comme à l’accoutumée, l’affaire fut vite enterrée…

Concernant Monseigneur Duval, tout le monde, à Alger, police comprise, savait que les immeubles de l’Evêché abritaient les chefs du FLN en transit dans la capitale, et même certains terroristes recherchés par la police et l’armée. Arabophile déclaré, il refusera, officiellement, de célébrer un office à la mémoire de soldats français, prisonniers du FLN, assassinés par leurs geôliers «pour ne par heurter les Arabes », osera-t-il préciser de la manière la plus abjecte. Dans son livre « Au nom de la vérité », il s’enorgueillira d’avoir obtenu par les chefs du FLN un satisfecit lors du congrès de la Soummam qui soulignait « l’attitude réconfortante de l’archevêque se dressant courageusement et publiquement contre le courant et condamnant l’injustice coloniale ». A l’indépendance, il fut l’un des premiers chrétiens à prendre la nationalité algérienne (tout comme l’abbé Scotto et l’abbé Bérenguer), ce qui lui valut d’abord le surnom de Mohamed et ensuite la pourpre cardinalice…

Dans sa nouvelle cathédrale, il existait un registre où chacun inscrivait ses intentions de prières. Sur une page il était écrit par l’un des rares Français à demeurer encore sur place : « Pour un disparu que l’on sait vivant et souffrant dans un camp. » Plus loin : « Pour l’amnistie des prisonniers politiques (OAS), dont le seul tort fut de croire à la parole de ceux qui les ont trahis… » Le jour suivant, la page où figuraient ces intentions avait disparu…

A Oran, par contre, l’évêque des lieux, Monseigneur Lacaste, natif d’Accous dans les Pyrénées Atlantiques, en poste à Oran depuis 1945, ne cessait de se prononcer en faveur de l’Algérie française… ce qui avait pour conséquence d’irriter passablement le Haut commandement. Excédé par les prises de position du Prélat, le 11 juin 1962, le général Cantarel, commandant le corps d'armée d’oran, s’en ouvrit au haut-commissaire Christian Fouchet en rapportant que cet évêque, « différent de celui d’Alger », « n’hésitait pas à pactiser avec tous ceux qui s'opposaient à la politique gouvernementale ». Fouchet décida alors de rencontrer le prélat. Invitant l'évêque à s'asseoir, il lui dit : « Que l'Esprit saint nous inspire dans notre conversation ! Puis il lui fit grief de n'avoir jamais eu un mot pour condamner les « excès » de l'O.A.S. « Monsieur le Haut-commissaire, lui répond Mgr Lacaste, la population européenne d'Oran est aujourd'hui menacée dans son indépendance et peut-être dans sa vie même. Je comprends ceux qui luttent pour leur indépendance et laissez-moi vous dire que je n'ai jamais condamné, naguère, le F.L.N. » Fouchet lui répondit qu'il eut tort de ne pas avoir désavoué les crimes du FLN, mais cela n'aurait guère eu de poids, étant donné qu'ils étaient musulmans. En revanche, les Européens étaient des chrétiens. Sur eux, pouvait s'exercer son autorité spirituelle. « Monsieur le Haut Commissaire, lui répondit Mgr Lacaste, je ne saurai accepter de leçon de vous quant à ma façon d'agir dans le cadre de ma mission pastorale. Seul, le Saint-Père peut disposer de l'évêque que je suis ».
Ce que n'a pas ajouté, dans ses Mémoires, Christian Fouchet, c'est qu'après cette digne et cinglante réponse, Mgr Lacaste ajouta : « Toutefois, monsieur le Haut-commissaire, si des paroles incitant la population à la non-violence vous paraissent indispensables, je veux bien les prononcer. A une condition toutefois, que je sois autorisé, au préalable, à déclarer combien le sort de l'Algérie a été indiffèrent de tout temps à la France ».

Parmi les progressistes chrétiens, les protestants ne furent pas en reste… En mars 1958, par exemple, le pasteur Mathiot fut inculpé avec une équipe de fidèles : responsables de boîtes aux lettres, dépôts d’armes, collectes de fonds, hébergement et de complicités diverses avec les terroristes du FLN. Cependant, à l’opposé, bon nombre de prêtres soutenaient l’action de l’Algérie française, mais quand ils n’étaient pas mis au ban de l’Eglise par leur hiérarchie, il arrivait qu’ils fussent purement et simplement éliminés… à l’instar de l’abbé Therrer, curé des Sources, à Birmandreis. Pourquoi donc n’avoir pas dit, dans son éloge funèbre, qu’il avait été assassiné par le FLN, protestèrent ses paroissiens ? Pourquoi donc n’avoir pas rappelé que les derniers mois de sa vie furent un véritable calvaire ? Il vit son église, à peine édifiée, profanée et pillée à deux reprises ; il vit aussi son presbytère entièrement dévalisé, sa voiture lapidée à plusieurs reprises… mais l’Evêché demeura de marbre… Enfin, le soir de son assassinat, son église fut incendiée et l’Eglise ne réagit point. Au cours des mois suivants, plus de quatre cents églises, sur les cinq cent soixante-sept que comptait la Chrétienté d’Algérie, furent désaffectées, profanées, parfois transformées en mosquées ou détruites, ce qui n’émut pas outre mesure ni Clergé, ni Episcopat…

Dès la proclamation du « cessez-le-feu », les enlèvements d’Européens se multiplièrent ; des familles entières originaires du Bled voulant rejoindre les ports et les aérodromes disparurent ; les enfants en bas âge –voire les bébés-, quand ils ne furent pas éliminés avec leurs parents furent élevés dans les écoles islamiques et arabisés par un nouvel état civil ; les femmes et les jeunes filles furent condamnées à vivre dans les maisons closes d’Algérie, ou d’autres pays musulmans ou encore en Amérique Latine. Plus de 6000 Européens disparurent ainsi en quelques mois sans que l’Eglise, qui était au courant de cette tragédie, n’élevât la moindre protestation.

            C’est au lendemain de cette guerre que l’on apprit par la bouche même des fellaghas la monstrueuse collusion de certains prêtres français avec les tueurs du FLN. A cet effet, un chef rebelle, Amar Ouzegane écrivit : « Partout des prêtres nous ont secourus, hébergés, soignés. L’Eglise catholique a rompu avec le passé colonialiste ». Et on pouvait lire encore dans « Révolution Africaine » : « Des prêtres catholiques ont prêté assistance aux militants du FLN poursuivis par la police colonialiste ». Et dans ce même message de gratitude, Ahmed Ben Bella, le premier président de la république algérienne, d’ajouter à « Témoignage Chrétien », l’un des journaux les plus anti-français qui fut durant cette période tragique : « Les Algériens savent la part prise par les vrais chrétiens dans notre lutte libératrice. Certains nous ont aidés concrètement, n’hésitant pas à se trouver à nos côtés… »

En septembre 2000, la revue « Monde Diplomatique », p.29, rapportait cette déclaration de ce même Ben Bella : « Je me rappelle des porteurs de valise, des avocats, avec émotion. C'étaient les meilleurs des Français, les meilleurs des Algériens. »
« Avec le temps tout fini par se savoir, même si on ne le presse pas »
  (Euripide)

 

            En 1964, un Français eut l’idée d’adresser à 202 pasteurs et 529 prêtres, un texte appelant au pardon en faveur d’autres Français emprisonnés pour s’être opposés, les armes à la main, à l’abandon de l’Algérie française. Il s’agissait là de soldats de tous grades ayant participé au putsch d’avril 1961 et de membres de l’OAS. Ce texte était, mot pour mot, très exactement le même que ces 202 pasteurs et 529 prêtres avaient signé en faveur des Français emprisonnés (les porteurs de valises) pour avoir aidé le FLN quand celui-ci répandait sa terreur à coups de bombes, de fusillades et d’égorgements. 23 pasteurs et 43 prêtres seulement acceptèrent de signer, certains d’ailleurs avec des réserves ; 15 prétendirent n’avoir pas été atteints ; 15 pasteurs et 18 prêtres refusèrent ; 617 ne daignèrent pas répondre. Telle fut la charité chrétienne dont firent preuve ces « pères de l’Eglise » à l’égard de leurs compatriotes français et surtout à tout ce qui se rapportait de près ou de loin à l’Algérie française. Et cette intolérance (condamnée d’autre part par cette même Eglise quand elle s’adresse à des païens) assortie le plus souvent de mesures discriminatoires envers les Français d’Algérie, s’était généralisée dans toute la France. C’est ainsi que l’abbé Emmanuel Grima, de Constantine, fut, en rentrant d’Algérie, aumônier puis chapelain du Pensionnat de l’Assomption à Montpellier, de septembre 1963 à novembre 1973, époque où il dut subir une grave opération qui l’obligea à abandonner son ministère. Or, l’accès de la chapelle et de la salle de réunion de ce Pensionnat lui fut interdit ainsi qu’aux Rapatriés par la Supérieure (peut-être sur ordre, en tout cas avec l’assentiment de Mgr Cyprien Tourel, évêque de Montpellier) parce qu’il avait osé célébrer une messe pour le repos de l’âme du Colonel Godard, l’ardent défenseur de l’Algérie française.

En 1992, le journaliste Français (et marxiste) Georges Hourdin établit un dossier qu’il transmit au Comité d'attribution du Prix Nobel de la Paix en faveur de la candidature de l'Abbé Scotto, ancien curé de Bab-el-Oued, compte tenu des ses « bons et loyaux services » vis-à-vis des terroristes du FLN. Celle-ci ne fut pas acceptée… La charité chrétienne à tout de même ses limites !

            En 1950, dans son allocution en la cathédrale Saint Philippe (aujourd’hui devenue mosquée) à l’occasion du centenaire de la consécration de l’Algérie au Sacré-Cœur, Mgr Leynaux évoquait la grande et belle ville, « l’antique cité barbaresque, autrefois riche des dépouilles de la chrétienté … » et il disait au Nonce apostolique, Monseigneur Roncalli (futur Jean XXIII) : « Vous découvrirez avec joie les souvenirs émouvants de l’ancienne Eglise d’Afrique… Cette glorieuse Eglise, vous la retrouverez vraiment ressuscitée. Et si vous pleurez avec nous sur la dévastation séculaire de ses monuments sacrés, vous verrez partout, dans nos villes et dans nos villages, des chapelles et des églises qui attestent sa volonté de ne pas mourir et de continuer de rendre gloire à Dieu en travaillant au bien suprême, au salut de tous ses enfants, toujours indissolublement attachés et unis comme nos ancêtres, les premiers chrétiens, à la Chaire de Pierre ».

            Si Mgr Roncalli a pu voir l’ancienne Eglise d’Afrique ressuscitée, le délégué apostolique d’aujourd’hui, en Afrique du Nord, pourra pleurer sur sa ruine… N’a-t-il pas fallu lire dans la « Semaine Religieuse » de Paris (24 septembre 1966), la relation de la rencontre des 325 délégués de « Témoignage Chrétien », à Alger ? Le cardinal Duval a félicité ce journal pour son effort à éclairer les consciences sur le drame algérien… Nous savons dans quel sens et quelle propagande de mensonges haineux à été semée par ce journal.

            Mais aussi, dans ces quelques lignes bien incomplètes, je voudrais éclairer les consciences sur le vrai drame de l’Eglise, d’une part en Algérie : effondrement d’une chrétienté dans les larmes et le sang, étouffement par l’erreur, le mensonge et les plus honteuse compromissions, et d’autre part en France, actuellement, où nous retrouvons les mêmes causes dans cette alarmante désertion aux valeurs chrétiennes. C’est de cette façon que mourut, déjà, le christianisme en Algérie…

            Et maintenant, sur la terre de Saint-Augustin redevenue un moment chrétienne, les clochers s’écroulent à nouveau et les sables qu’apporte le Vent de l’Histoire recouvrent lentement jusqu’au nom même du Christ… 

José CASTANO  (joseph.castano0508@orange.fr)

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« Entre deux maux, faire souffrir pour un temps un bandit pris sur le fait, qui du reste mérite la mort, et de l’autre côté laisser massacrer des innocents que l’on pourrait sauver si l’on pouvait, grâce aux révélations de ce criminel, anéantir la bande, il faut sans hésiter choisir le moindre, un interrogatoire efficace sans sadisme » (Père Delarue, aumônier de la 10ème Division Parachutistes, fidèle partisan de l’Algérie française)

 

 

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- Les communistes dans la guerre d’Algérie :

 

 

- http://echodupays.kazeo.com/LE-PARTI-COMMUNISTE-DANS-LA-GUERRE-D-ALGERIE,r219021.html

 

- http://echodupays.kazeo.com/TRIBUNE/L-A-R-A-C-KIRI,a941687.html

 

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-         - Un grand défenseur de l’Algérie française : l’abbé Georges de Nantes, curé de Villemaur (10) – Cliquez sur :

 

-          La guerre d'Algérie : VIII. La province martyre (1962)

 

 

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… et à l’opposé : « Il faudrait ériger un mémorial à tous ces insoumis, ces rebelles qui ont osé dire non » - Jean-François KAHN sur le plateau de « Ça se discute », émission du 21 mai 2001

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- A propos de Jacques Chevalier, député-maire d’Alger - Cliquez sur : Traître à la nation : Jacques Chevallier agent...

 

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- Voilà à quoi sert désormais le sanctuaire de Santa-Cruz d’Oran… sous le regard de la Vierge : http://www.dailymotion.com/video/x9dvuo_trance-united-live-santa-cruz-1st-m_music

 

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- L’Abbé Pagès : Un prêtre combattant. « Islam et Vérité » - Cliquez sur : http://fr.gloria.tv/?media=42517

 

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- A Avignon, des « jeunes » veulent empêcher des chrétiens de France d’aller à la messe ; le Père Gabriel brise le silence politique et médiatique : http://www.secteurparoissialstjean.com/index.php ?option=com_content&view=article&id=583%3Ajuste-prier-en-paix-07-novembre-2010

 

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- Après le vote Suisse… Cliquez sur : Riposte laique Vive les référendums suisses, nous aussi on veut voter...

 

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- Il serait pourtant bien simple de régler le problème du financement de nos retraites en lui allouant ces millions d’euros qui sont utilisés stérilement et à mauvais escient… La vérité sur ce gâchis, la voici – cliquez : http://www.wat.tv/video/retraite-354wl_2iiil_.html

 

- Grèves, blocages, émeutes....la France silencieuse en a ras le bol : cliquez ici

 

- Le temps des casseurs et des provocateurs
On pouvait le prévoir. Quand les égouts remontent, la vermine déborde. Ce 19 octobre, des centaines de voyous ont pillé, incendié, tabassé, caillassé, détournant les manifs de "jeunes" de leur ambitieuse participation au débat civique. (...)
http://www.insolent.fr/2010/10/le-temps-des-casseurs-et-des-provocateurs.html

 

 

- Cliquez aussi sur : Riposte laïque : Ce gouvernement est-il capable de protéger ses administrés et ses policiers face aux racailles fascistes ?

 

 

- Guérilla urbaine - Lyon, le 19 octobre 2010 – Bravo et merci les syndicats ! : http://www.wat.tv/video/guerilla-urbaine-lyon-le19-35c7j_2iiil_.html

 

 

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- Les évêques français au secours de l’immigration, y compris musulmane :   http://fr.novopress.info/67667/les-eveques-francais-au-secours-de-l%e2%80%99immigration-y-compris-musulmane/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+France%29

 

 

- Honte sur cette Eglise qui  abandonne ses frères d’Orient et persécute le Père Samuel en Belgique : http://www.libertyvox.com/article.php?id=440

 

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- Alain Juppé vire la Légion (13ème DBLE) de Djibouti - Pour lire la suite cliquez ici

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« L’exilé est un mort sans tombeau » (Publius Syrus)

A vous tous, chers amis, je vous souhaite un Joyeux Noël dans la paix et la sérénité

 

- Noëls d’autrefois, chanté par Georges Blanès CLIQUEZ 

- Alors que les médias rappellent quotidiennement l’enlèvement de deux journalistes en Afghanistan et qu’un comité de soutien a été créé pour leur libération, nous rappelons également que depuis le 19 mars 1962, cela fera, au 31 décembre 2010, 17714 jours que des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas.

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Pour revoir

les articles de José CASTANO : - Mes Articles -

Ses ouvrages : -Ma Bibliographie –

Ses conférences : - Mes Conférences –

Sa biographie : - Ma Biographie -

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08 décembre 2010

AUX COTES DE ZOHRA ET HAMID

Dans la nuit du 18 au 19 décembre

Le camp harki de la place Edouard-Herriot

                       Dans Présent du 8 décembre dernier, nous annoncions une nouvelle étape dans le combat de Zohra et Hamid pour obtenir du président Sarkozy qu’il tienne les promesses du candidat Sarkozy : la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat gaulliste dans le génocide des harkis.

                           A savoir, dans la nuit du 18 au 19 décembre, place Edouard-Herriot (derrière l’Assemblée nationale) où Zohra et Hamid galèrent depuis dix-neuf mois, la reconstitution d’un camp d’accueil (sic) des harkis en 1962. Une grande tente. Des barbelés tout autour. Des braseros, car il fera froid. Des sacs de couchage.

                       Et un appel, lancé en priorité aux femmes de France, femmes, filles, petites-filles de pieds-noirs, femmes, filles, petites-filles de harkis. Et, plus largement bien sûr, à tous ceux – hommes et femmes de toutes origines – qui nous donneront cette nuit pour dire à Zohra et Hamid que nous les aimons et que nous les soutenons.

Il y a quelques jours, Zohra m’appelle :

— Tu sais qui est la première personne qui a répondu à ton article ? Une dame âgée de 95 ans. Pour me dire qu’elle serait à nos côtés dans la nuit du 18 au 19 décembre…

— Et ?

— J’ai essayé de l’en dissuader, bien sûr. Elle n’a rien voulu savoir ! J’ai eu beau évoquer son âge, le froid, la fatigue, elle n’a rien voulu entendre : « Si les jeunes ne se mobilisent pas, c’est à nous de donner l’exemple. Alors, je serai là. Chaudement vêtue, ne vous inquiétez pas. »

                            Parmi les premières personnes à avoir répondu « présent », Nicole Ferrandis, présidente de l’Association des victimes du 26 mars 1962, qui fait fonctionner son carnet d’adresse. Combien serons-nous ? Trente, cinquante, cent ? Plus de cent, cela serait un magnifique cadeau de Noël et un formidable signe de mobilisation. Et le rappel aux politiques et aux médias de ces harkis parqués dans des camps de la honte, effectivement entourés de barbelés…

                                  Voilà. Vous savez tout. Pour plus de détails, vous pouvez m’appeler ou appeler Zohra et Hamid. D’autant que nous avons besoin de « bras » pour nous aider à tout mettre en place.

                         On peut, en principe, avoir toutes les excuses du monde, voire les plus dérisoires, pour ne pas donner une nuit à nos frères de combat. Mais ceux qui répondront à notre appel et viendront partager ces quelques heures de fraternité, pourront se regarder dans leur miroir.

                               Pour ma part, je l’ai indiqué, je serai sur place vers 22 heures, 22 h 30. Dans cette nuit de l’Avent où, au chevet de la grande bâtisse nationale, lambris dorés et chauffage au max, on laisse mourir deux fils de France.

• Téléphone de Zohra et Hamid : 06 09 31 60 17.

ALAIN SANDERS 

Article extrait du n° 7243
du Jeudi 16 décembre

Dans la nuit du 18 au 19 décembre 

Aux côtés de Zohra et Hamid

Est-il besoin de vous dire ce que vivent – si on peut dire… – Zohra et Hamid en ces temps où le froid a pris de l’avance sur l’hiver ? « Comment les aider ? », me demandez-vous régulièrement (1). Eh bien, autant que faire se peut, en se tenant à leurs côtés, en prenant de leurs nouvelles (2), en leur rendant visite sur la petite place Edouard Herriot, dernière oasis de l’honneur français.

Aller plus loin ? C’est possible. En passant la nuit du 18 au 19 décembre à leurs côtés. Et, comme elles ont parfois l’âme plus solidement chevillée au corps que certains hommes, nous faisons d’abord appel aux femmes. Aux femmes pieds-noires, aux femmes, filles, petites-filles de harkis, aux femmes de France.

Le 18 décembre dans la journée – et là, nous avons besoin de bras ! – nous reconstituerons place Edouard Herriot, au chevet de l’Assemblée nationale, un camp harki de 1962. Une grande tente. Des barbelés tout autour. Des braseros. Si Dieu veut, de quoi manger et se tenir chaud. Des sacs de couchage, des petits matelas de mousse. Et là, dans cette nuit qui précédera de quelques jours la nuit de Noël, nous témoignerons tous ensemble. Pour rappeler ce que fut le calvaire des harkis, ceux qui avaient pu échapper aux horreurs FLN, parqués dans des camps, effectivement entourés de barbelés alors qu’ils auraient dû être reçus à bras ouverts. Comme des frères. Parce que sont nos frères.

Et pour passer un long moment avec Zohra et Hamid, qui résistent et témoignent depuis plus de dix-huit mois – près d’un demi-siècle après l’exode – dans des conditions de misère difficilement descriptibles. C’est un véritable défi ? Oui. Il est à la mesure d’un combat qui, pour nous, est prioritaire. Si cinquante, soixante, cent hommes et femmes se portaient volontaires pour cette nuit pour la France, la justice et la vérité, ce serait une véritable victoire. Pour ma part, je serai sur place vers 22 heures, 22 h 30.

Un défi. Parce que, j’ai eu l’occasion de le dire, la honte et la rabia au bord des yeux, le rassemblement du 16 novembre n’a pas été un succès. Oh, je sais qu’on peut avoir toutes les excuses du monde. Un rendez-vous incontournable. Un sanglier sur le feu. L’éloignement. Mais je veux croire que quelques dizaines de jeunes femmes, et autant de jeunes hommes, et tous ceux qui n’ont pas la mémoire courte, auront à cœur de se mobiliser. Une nuit. Pas un mois, pas une semaine, pas deux jours. Une nuit.

Cet événement sera une bonne mise en jambe avant le grand rassemblement prévu début 2011 (j’en reparlerai) dans le Sud de la France avec les communautés pieds-noires et harkies et les anciens combattants.

Le temps presse. Et nous avons une occasion de faire entendre nos voix. On ne pourra pas nous refaire le coup du candidat Sarkozy et de ses promesses (la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le génocide des harkis) vite passées à la trappe par le président Sarkozy. Une nuit. Pour bousculer enfin les lignes.

(1) J’attends toujours – et eux d’abord – des nouvelles de Secours de France.

(2) Leur téléphone : 06 09 31 60 17.

ALAIN SANDERS 

Article extrait du n° 7237
du Mercredi 8 décembre 2010

Retour FAITS DIVERS.  

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20 décembre 2010

LA LIBERTE QUI CAPITULE

« La liberté qui capitule, ou le pouvoir qui se dégrade, n’obtient point merci de ses ennemis » (Chateaubriand – « Mémoires d’outre-tombe »)

            Rien ne saurait mieux actualiser la situation à laquelle nous sommes désormais confrontés, que ces mots de Chateaubriand. Il a fallu que Marine LE PEN soit crédité  de 27% d’opinions favorables, que 17% des électeurs  déclarent vouloir voter pour elle au premier tour de la présidentielle de 2012, et une émission télévisée « A vous de juger » dont elle est sortie grandie en dépit de journalistes déstabilisants… pour qu’un consensus virtuel de diabolisation de l’intéressée s’établisse aussitôt au sein de la nomenklatura  politico-médiatique française. Il a fallu, trois jours plus tard, vendredi 10 décembre, une phrase sortie d’un discours d’une heure trente, pour que du virtuel l’on passe au concret et que, de Martine Aubry à JF Copé, en passant par le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (qui ont porté plainte pour « incitation à la haine raciale », rien que ça !) et les associations prétendues humanitaires,  s’instaure une polémique parfaitement réfléchie consistant à condamner et fustiger sans la moindre retenue le « vrai visage » de Marine Le Pen. Quelle était cette phrase : «Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. Je sui désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit d’en parler, on pourrait en parler… Certes, y a pas de blindés, y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même« Si nous ne pouvons plus rien pour les morts d'hier, nous pouvons encore empêcher les souffrances demain, et c'est notre rôle ». Et c’est ce mot « occupation » qui a déclenché un raz de marée politico-médiatique… ce seul mot qui a permit à nos « élites » de crier « haro sur l’extrême droite ! » et de se lancer à l’assaut du processus de « dédiabolisation » entrepris par le FN, que le politologue, Dominique Reynié, analyse de la sorte : « Les Français ne perçoivent plus seulement le FN comme un parti d’extrême droite mais comme un parti populiste et populaire transcendant la droite et la gauche ».

Dès lors, récriminations, amalgames, délation, médisance et démagogie ont pris le pas sur toute autre considération. L’occasion était trop belle de porter un coup « fatal » à « l’extrême droite » et de réfréner l’ardeur des électeurs tentés par le vote FN… Et, en quelques heures, une levée de boucliers que l’on croyait révolue envahit les ondes, les journaux et enrichit les commentaires… Pensez-donc ! « La « bête immonde » est revenue ! »… « C’est bien la fille de son père ! »… et voilà que les « moralistes » s’en donnent à cœur joie…
            Pour le Parti socialiste, Marine Le Pen montre le « vrai visage de l'extrême droite française ». Ses déclarations « relèvent de la haine et de l'ignorance ». Il s'agit d'une « provocation de plus destinée à attiser la haine », s'est indigné le secrétaire national Patrick Mennucci. Harlem Désir, député PS européen, issu du trotskisme et Pierre Moscovici, député du Doubs, ont estimé que les propos de Marine Le Pen pourraient relever des tribunaux. « On ne peut pas transiger sur les valeurs avec le Front national », a déclaré ce dernier en marge de la convention du PS sur « l'égalité réelle », dans le XIIIe arrondissement de Paris. « Marine Le Pen, parfois certains la présentent comme le visage humain du Front national ou une simple droite républicaine un peu plus radicale : ce dérapage rappelle que le Front national fonctionne à la provocation et que c'est un parti dont le patrimoine génétique n'est pas inscrit dans les valeurs républicaines », a expliqué Moscovici.
            Pour l'ancien ministre des Affaires européennes, Marine Le Pen, par ses propos sur les musulmans, « a rappelé qu'elle était porteuse d'une logique profondément discriminatoire et donc pour moi anti-républicaine ». Martine Aubry s'est dite « choquée » par ces déclarations. Interrogée par l'AFP en marge de la convention sur « l'égalité réelle », la patronne du PS a déclaré : « Marine Le Pen reprend les accents de son père dans des buts purement clientélistes et en renvoyant aux marges de notre République des hommes et des femmes qui ont toute leur place et qui ont le droit de croire comme on a le droit de ne pas croire ou d'avoir une autre religion ».
            Dans un communiqué commun, Kader Arif, Stéphane Le Foll, Bruno Le Roux, membres du Bureau national, et Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du Parti socialiste, estiment que la vice-présidente du FN a « dépassé le racisme primaire et l'islamophobie populiste »… « Marine Le Pen sort l'oriflamme fasciste, elle déborde son père sur le terrain de l'extrémisme. Le lepenisme jette le masque et montre, au grand jour, le visage hideux qu'il veut donner à notre pays », ajoutent-ils. Que de haine dans ces propos !
            Arnaud Montebourg a évoqué samedi 11 décembre 2010 la mémoire de son grand-père, un « Arabe d'Algérie qui aimait et servait la France ». Le député socialiste répondait à « l'injure » de Marine Le Pen en ces termes : « Je veux répondre à Mme Le Pen en évoquant la mémoire de mon grand-père, un Arabe d'Algérie qui a combattu l'armée d'occupation nazie parce qu'il servait et aimait la France »… « Cette déclaration est une injure à ceux qui, arabes, africains, musulmans ou non, sont morts pour la France, ceux-là même qui ont libéré le territoire national pendant que votre père, madame le Pen, trouvait des circonstances atténuantes à l'occupation nazie ». Pour votre gouverne, Monsieur Montebourg, sachez que le père du signataire de ce texte, après avoir été démobilisé en 40 suite à la victoire éclair allemande, s’est engagé en 42 au sein de l’Armée d’Afrique dans les Tabors marocains, ces mêmes hommes qui ont conquis de haute lutte Monte-Cassino.  De novembre 1942 à mai 1945, la France métropolitaine a fourni 580 000 hommes (1,7% de la population) aux armées de la libération, contre 134 000 Algériens (1,2% de la population indigène) et 120 000 Pieds-noirs (12% de la population française d’Algérie). Le taux de mobilisation des Français d’Algérie fut donc dix fois supérieur à celui des indigènes. Quant aux pertes par rapport aux effectifs, elles furent de 8% chez les Pieds-noirs et de 5% chez les Algériens. Ce sont les Français d’Algérie (que vous méprisez par ailleurs) qui ont payé de très loin le plus lourd impôt du sang pour la libération de la France. N’oubliez jamais cela et revoyez votre copie Monsieur le candidat aux Primaires socialistes !

Quant au Parti Communiste, le secrétaire national Pierre Laurent déclare : « Le PCF demande la condamnation des propos injurieux et racistes » de Marine Le Pen…  « Le Front national est une formation politique xénophobe dont le discours fascisant, raciste et négationniste a été de nombreuses fois condamné par la justice », ajoute-t-il. Il considère également que « le service public audiovisuel ne doit pas se déshonorer en faisant la promotion d'un discours raciste et xénophobe qui fait honte à notre pays »… « En comparant les prières de rue des musulmans à l'Occupation pendant la seconde guerre mondiale, continue le responsable communiste, Marine Le Pen déplace les frontières de l'ignoble. Ses déclarations soulèvent le cœur »… « Le Pen père et fille sont prêts à toutes les provocations, surtout les plus répugnantes pour assouvir leur soif de pouvoir », estime-il. « Ils ont pour seul mot d'ordre la haine de l'autre, ce qui n'est jamais que la haine de l'Homme ». Belle leçon de morale d’un parti que l’on surnomme « le parti aux 100 millions de morts » !

            Ce même jour, Marine Le Pen a précisé à Reuters, qu’elle n'avait pas fait référence spécifiquement à l'occupation allemande pendant la Seconde guerre mondiale mais à toute forme d'occupation. « Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage mais bien une analyse tout à fait réfléchie basée sur une banale constatation d’une réalité physique et juridique »…« J'aurais pu aussi parler de l'occupation par les Anglais à l'époque de Jeanne d'Arc », a-t-elle déclaré. « Ce que j'ai dit, c'est que ceux qui pratiquent les prières sur la voie publique se comportent comme des occupant », a-t-elle encore précisé. Accordant un entretien à l'AFP dans lequel elle enfonce un clou déjà bien planté. « S’agissant du terme « Occupation », je persiste et je signe mais ceux qui ont cru pouvoir déformer cette hyperbole, en indiquant que j’aurais comparé les musulmans aux nazis sont des menteurs et des manipulateurs »… « Oui, il y a occupation et il y a occupation illégale », estime-t-elle. « Je réitère qu'un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République ». « J'ai bien dit qu'il ne s'agissait pas d'une occupation militaire (…) « Il n’y a dans la constatation d’une occupation ni atteinte à la liberté de culte », « ni islamophobie », « ni discrimination (...) J'ai voulu glorifier l'esprit de résistance qui fait qu'on doit s'opposer à l'occupation du territoire. Cela a été le cas dans toute notre histoire », ajoute-t-elle avant de se placer en gardienne de la tolérance : « J'entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc ».

Et la raison de cette profusion de déclarations haineuses, c’est le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé qui, le 11 décembre lors du conseil national de son parti, nous la donne en déclarant : « Nous sommes en danger du point de vue électoral. Le FN connait incontestablement une montée régulière depuis ces derniers mois. »… Voilà l’aveu flagrant qui a déclenché cette tempête médiatique ! Ne soyons, dès lors, guère surpris de l’attitude de ce dirigeant qui, redoutant qu’un 21 avril 2002 à l’envers se reproduise, a clairement défini la nouvelle stratégie inspirée par la nature du danger immédiat que représente le FN… stratégie également mise en œuvre par les partis de gauche dans l’attente d’une nouvelle « union sacrée »… ce qui rend vivante la déclaration de ce grand Français que fut le Bachaga Boualam : « En France on punit ceux qui sonnent le tocsin et on laisse en liberté ceux qui allument l’incendie ». Cependant, les uns et les autres devraient s’inspirer de la conduite et des déclarations du ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, qui vient de relancer l'interdiction de pratiquer la prière, celle du vendredi notamment, en des endroits publics, situés, pour être plus précis, à proximité des mosquées. Il arrive, en effet, que pendant la prière hebdomadaire du vendredi, plusieurs dizaines de fidèles s'agglutinent à l'extérieur des mosquées pour accomplir leur devoir religieux à même les trottoirs. Ce genre de constat est visible notamment dans les mégapoles du pays, à l'instar d'Alger où les mosquées ne désemplissent pas chaque vendredi. « Seulement, ce n'est pas là une raison, insiste le ministre des Affaires religieuses, pour tolérer les rassemblements des fidèles au niveau des endroits environnants aux lieux de culte. » Il a indiqué : « Seul l'intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n'ont qu'à prier chez eux et non pas dehors ». Faut-il juste rappeler que le fait de prier en des lieux publics a toujours été une pratique interdite, en Algérie, par la loi en vigueur. Néanmoins, les autorités ont jusque-là fait preuve de souplesse vis-à-vis de l'application de cette loi. Ghlamallah semble désormais décidé à en finir avec cette souplesse, en faisant valoir l'application de la loi dans toute sa rigueur. C'est du moins ce qu'il a soutenu, le 19 juillet 2010, lors d'un point de presse qu'il a animé à Dar El Imam de Mohammadia (El Harrach) où il a présidé la cérémonie de clôture de deux journées d'étude organisées à l'intention des nouveaux imams et morchidate. (Source : quotidien francophone « Le Temps »).

Et pendant que les islamo-collabos continuent de déverser leur trop plein de haine et de lyncher Marine Le Pen, les rues de certaines villes françaises sont condamnées à l'heure de la prière, sans autorisation préfectorale ; la circulation est effectuée par des individus qui subtilisent les fonctions des agents de la circulation, en mettant en travers de la chaussée leur propre véhicule. Il est interdit à ce moment à toute personne, non musulmane, de passer à pied dans cette zone sous peine d'insultes et d'agressions. Et pendant ce temps… les islamistes montent au créneau et montrent leur vrai visage : celui du fascisme politico-religieux, sans que les « bonnes consciences » que nous venons d’entendre, ne réagissent ou s’émeuvent le moins du monde… Sur leur site, ils laissent passer les commentaires les plus extrémistes, comme celui-ci, qui prend toute sa saveur, après le premier attentat suicide commis sur un pays européen, en Suède « Si ils cautionnent le clash, on va la jouer comme du temps du prophète (saws) ! Envoyons leur des hommes qui aiment la mort plus que eux n’aiment la vie. »

En conclusion, si le FN ne cesse de grimper dans les sondages, ne doit-on pas voir là le désaveu du peuple français envers la politique de Nicolas Sarkozy ? N’est-ce pas le signe d’un échec contre sa politique aggravant le chômage, l’immigration et l’insécurité ? En réalité, les électeurs ne sont-ils pas lassés de ces hommes politiques qui se partagent régulièrement le pouvoir et qui, inexorablement, enfoncent la France dans un abîme de calamités ? Et ces matamores devraient s’inspirer de cette mise en garde de Chateaubriand où l’on pourrait bien attribuer le rôle de l’innocent à Marine Le Pen : « Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd la société, c’est de le tuer comme coupable ». A méditer…

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

Retour JOSEPH CASTANO.

                                                                                                                                                   

"Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas ; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur"... "...le péril s'évanouit quand on ose le regarder." (Chateaubriand)

-                     Voici l’objet de la controverse : Prière musulmane illégale : Rue Myrha - Paris 18ème ...  Filmé le 10 décembre 2010 ... sans commentaires !

Cliquez sur cette image :

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Les prières continuent et les haut-parleurs sont désormais à plein volume, rue Myrha

                                                                                                                        

… et aussi sur : http://www.google.fr/url?sa=t&source=video&cd=1&ved=0CDwQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DWt14QNUF0Lc&rct=j&q=priere%20musulmans%20dans%20les%20rues&ei=MPIDTeSBEIf34ga849nwCQ&usg=AFQjCNHN6NcOnsRnXm-nu9fDf_WQYlqDWw&sig2=R-D_Q1KgvS_wg0ecjpWvpQ&cad=rja

Peut-on assimiler la diffusion de ces vidéos à de « l’incitation à la haine » ?

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- Conférence de presse de Marine Le Pen du 13 décembre : http://www.dailymotion.com/video/xg3wdw_conference-de-presse-de-marine-le-pen_news

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- Pourquoi ceux qui prétendent qu’il n’y a pas assez de mosquées n’inversent-ils pas la question : pas assez de mosquées ou trop de musulmans ?

- Les mosquées en France : http://www.youtube.com/watch?v=fA2YsjKlmAA&feature=player_embedded

- http://echodupays.kazeo.com/L-OEIL-DE-CAIN/52-IMAMS-DEBARQUENT-EN-FRANCE,a1898490.html

- Haute trahison : Pendant que nos Soldats combattent et meurent en Afghanistan... Pendant que de plus en plus de Français sont lynchés dans la rue... Pendant qu'une guerre civile ethnique est à nos portes...  Pour lire la suite cliquez ici

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- Insécurité : incompétence à droite, défausse à gauche (cliquez sur ce lien)

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- Quand les "antiracistes" officiels affichent ouvertement leur racisme. Pour lire la suite cliquez ici

- Et aussi : http://echodupays.kazeo.com/LA-PROVOCATION-EST-UNE-INFRACTION,a1865981.html

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- Le 30 Avril, dans un discours prononcé à Istres, Michel Vauzelle, président de la région PACA, a déclaré : "Je suis fier d'être le président d'une grande région musulmane".

http://fr.altermedia.info/general/vauzelle-est-fier-detre-le-president-dune-grande-region-musulmane_29954.html

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- Alors que les médias rappellent quotidiennement l’enlèvement de deux journalistes en Afghanistan et qu’un comité de soutien a été créé pour leur libération, nous rappelons également que depuis le 19 mars 1962, cela fera, au 31 décembre 2010, 17714 jours que des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas.

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26 décembre 2010

2012 ECHEANCE SYMBOLIQUE NE LA RATONS PAS!!

50 ans sont passés et où en est-on ?

         Je n’ai pas eu le plaisir ou le déplaisir de vivre la période coloniale ou l’Algérie était française, française de par ces gens qui sont venus faire de ce pays, le plus beau du monde !!!! 

Il aurait pu l’être sans les calculs de politiques pourris qui ont obéit à un phénomène de mode : la décolonisation !

         Il est vrai que les soldats français n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère mais les arabes voulaient défendre cette terre …mais au fait, ces arabes, qu’ont-ils fait contre les Turcs ? ahhh c’étaient des musulmans, ils avaient le droit de nous entuber !!!! Quelle hypocrisie !!!

         Il est vrai qu’il y avait deux communautés dans ce pays, pardon trois (j’ai oublié les juifs qui étaient là bien avant tout le monde) et qui vivaient en parfaite harmonie. 

Rien ne distinguait le juif de l’arabe si ce n’est la prière.

         Depuis tout gosse on m’a bassiné l’esprit avec les idéologies indépendantistes, nos héros étaient les plus beaux, les plus forts etc … mais …. Mais … mais … J’aurai voulu connaitre la version des PN, pas des français ou des algériens mais celle des PN !!!!!

         Eux aussi ont perdu leur identité, ils n’étaient pas français, ils étaient aussi algériens que moi, ils ont vécu ici, ils sont morts ici, ils ont bossé ici, ils ont fait ce pays et quoi qu’en disent nos dirigeants actuels, ce sont eux qui ont fait l’Algérie !!!!

         Indépendance !!!!! Oui je suis fier d’être indépendant mais ces PN, quelqu’un leur a-t-il demandé leur avis ? Qui sont les chiens qui les ont mis dehors ? Qui les ont assassinés pour leur voler leurs biens et qui aujourd’hui se vantent d’habiter tel ou tel quartier, telle ou telle maison volée, oui du vol !!!l

         Le PN a sué pour bâtir sa maison et qu’on arrête de nous faire croire que tous les PN étaient de riches colons et que tous les arabes étaient à leur service !!!!! 

Mes parents étaient fonctionnaires d’un état et n’ont jamais été au service de quiconque !!!! A l’indépendance, des gueux ont envahi les villes, ils se terraient comme des rats et attendaient de tomber sur de pauvres PN sans défense pour les assassiner et les voler !!!  Ah que c’est courageux !!!!

         Abattre un couple d’enseignants qui venait inculquer des rudiments de scolarité à des petits arabes dans je ne sais quel coin perdu du bled : un acte révolutionnaire !!!!!!!! De la lâcheté plutôt !!!!!

         Certes, des arabes sont tombés au champ d’honneur, les armes à la main mais à ce jour ils doivent de retourner dans leurs tombes, ils ont donné leur vie pour que ce pays tombe entre d’autres mains mais ceci est une autre histoire !

         Je voudrai que les gars de ma génération ne voient plus les PN comme des envahisseurs mais comme des gens qui ne demandaient qu’à travailler pour bien vivre ! 

Je parle de ces PN chassés par Bonaparte et qui ont été débarqués en Algérie sans rien en poche, ils ont bossé pour manger, il y avait de tout, des artisans, des fermiers, des gens normaux et on leur a dit : c’est votre pays !!!!!

         Certes l’armée française et ses paras et ses héros avait un sale boulot à faire et elle l’a fait, et entre elle et le FLN c’était un cercle vicieux…mais combien de PN étaient dans l’armée française, et finalement, elle défendait son pays !!!!! Tout comme nous dans les années 90, on a combattu les barbus islamistes qui pourtant étaient chez eux !!!! 

         L’Algérie ne s’est jamais relevée d’avoir injustement chassé les PN, à ce jour on dit encore : "ya hasrah ki kanet frança !!!!!!!!" Alors arrêtons et regrettons, pas moi mais mes ascendants, d’avoir chassé hors de chez eux des PN, non pas des français mais des algériens peut être plus algériens que je ne le suis !

         Une indépendance négociée politiquement aurait pu exister mais c’était sans compter avec les Egypchiens (oui je sais il n’y a pas de H) et les syriens et leur désir de nation arabe.

Qu’ont fait les arabes à ce jour ?

         Plusieurs politiciens ont proposé cette solution mais on les a taxés de traîtres !!!! On aurait pu faire comme en Afrique du sud, oppresseur et oppressé, main dans la main pour construire et bâtir une puissance mais non, on a préféré se démerder tout seul et voilà le résultat !

         Une pensée pour les harkis : J’ai tellement entendu de choses, j’ai tellement vu de films……sur les harkis que je ne pense pas qu’ils méritent ce que les algériens leur ont fait en 62 mais pire, ce que l’état français leur a fait ! Ils ont choisi leur camp avant 62 mais c’était quoi leur camp ?

         Ils étaient français non ? Jusqu’en 62 nous étions tous français (je suis né avant 62), ils combattaient ceux qu’on appelait à l’époque «des rebelles», ils défendaient ce qu’ils croyaient être  «leur patrie», il est vrai que beaucoup d’entre eux faisaient leur travail avec beaucoup de zèle mais bon, nos «combattants» étaient logés à la même enseigne.

         On leur reproche d’avoir travaillé avec la France !!!!!! Alors pourquoi ce désir ardent d’avoir la nationalité française de nos jours ? Pourquoi ces queues de supplications auprès de l’ambassade de France ? Pourquoi profiter d’un visa touristique pour prendre racine dans ce pays que vous détestez soit disant ? Aaaaaaaaaaah vous aimez la France ? Comme eux. Vous voulez être français ? Comme eux. Bref vous voulez être harkis !!!!!!!!!!

         Notre cher président les a traités de collabos !!!!!! Quel grand et gros mot venant de sa bouche, lui qui n’a jamais tiré une balle contre un militaire français !! Perso, ils ne m’ont rien fait ces harkis…le seul membre de ma famille décédé durant les événements a été tué par le grand FLN, c’est vous dire. Beaucoup de harkis se sont engagés parce qu’ils crevaient de faim …. Tout simplement !

         La France les a eu, elle les a abandonnés sans armes à la horde sauvage, cette horde composée de musulmans … En islam on dit : el moussamah karim ce qui veut dire : celui qui pardonne est préféré auprès de Dieu ; Les pieds noirs et les harkis sont les pauvres victimes de politicards dépassés. Au lieu de chasser ces pauvres gens (oui je dis bien "pauvres"), mes ascendants auraient mieux fait de pardonner et tourner la page et se tourner vers un avenir qui s’annonçait radieux …. Mais non, on préfère leur refuser le visa pour venir chez eux et pendant ce temps là, on continue d’envahir la France avec des visas touristiques.

         Respectez ces gens qui n’ont fait que servir leur patrie comme vous l’avez fait face aux islamistes qui étaient aussi algériens que vous ! Décidément les idées avancent chez quelques uns  … Même si ce n'est qu'un signe marginal ça méritait d'être souligné et c'est réconfortant !

BYLOU

C'est vrai tout cela ; on nous l'a dit encore en Juin lorsque nous sommes retournés en Algérie: " Pourquoi les Pieds-Noirs nous ont abandonnés comme ça en 1962 ? " ce à quoi j'ai répondu :" on ne peut refaire l'histoire et on nous a dit de choisir entre la valise ou le cercueil !! Qu'auriez-vous fait à notre place ?

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POUR LES 50 ANS

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