7 HERISSON étoile
De Juin 1962 à Juin 2012 Les rapatriés d’Algérie et d’ailleurs attendent toujours qu’un gouvernement se penche enfin sur leur cas et………..Rien n’est encore réglé.

        A l’annonce de ces maudits accords d’Evian du 19 Mars 1962, tant honorés par nos gauchards, nos bobos et nos quillards venus soi-disant protéger la France contre les fellaghas et le 5 Juillet de la même année, un pays entier s’est vidé de sa substance économique la plus tangible à une vitesse grand V par le biais de 1.500.000 de ses habitants, de souches et cultures différentes de celle qui en a hérité et qui n’espérait pas un tel cadeau et un tel baissé de sarouel (pantalon gaulliste pour les non-initiés) de cette la France-là.

  Cette substance, poussée au désespoir a réagi au ¼ de tour et en un clin d’œil et un doigt d’honneur à l’adresse de cette France qui les ignorait, cette France inconnue dans la magnifique histoire de notre beau pays, a envahi quais d’embarquement et aéroports à destination de n’importe où pourvu qu’ils partent de cette terre devenue pour beaucoup d’entre eux , leur dernière demeure.

      Ils sont partis  sans un regard derrière eux, sauf pour vérifier qu’ils ne seraient pas poignardés par derrière et ont fui leur terre, leurs cimetières, leurs racines, leurs cultures et tout ce qui était et faisait leur joie de vivre et d’exister.

        Ils sont partis, en pensant naïvement que leur mère-patrie leur ouvrirait les bras pour qu’ils s’y réfugient et se referment sur ses enfants.

        Quelle erreur d’appréciation et quelle horreur en découvrant la dure réalité de ce qui les (nous) attendait dans cette terre de repli qu’ils pensaient être leur havre de grâce.

        La preuve ? Le préambule de cet article veut tout dire et éclaire singulièrement la suite de mes propos.

        Depuis 50 ans nous sommes la proie de prédilection de prédateurs et autres sinistres officines d’huissiers, d’avoués, avocats marrons, qui ont juste à signer un papier pour enlever le peu qui reste à ces gens sans défense.

        Prenons un exemple au hazard: le 11 juin écoulé à 10H00 devait avoir lieu la visite précédant la vente judiciaire de la maison familiale de rapatriés d’Algérie : la famille LEVEZAC de Nimes.

        Cette maison, (nous dit USDIFRA) toit familial d’une famille de onze personnes, dont deux personnes âgées, une personne invalide et sept enfants en bas âge, appartient à une personnalité du monde rapatrié qui se dévoue sans compter depuis de nombreuses années afin d’alléger les souffrances de ses compatriotes d’infortune.

« Nous ne laisserons pas notre compatriote dans la détresse, avait déclaré M. Gabriel MENE, Président de l’USDIFRA et si rien n’est fait, nous avons l’intention de nous opposer par tous moyens à cette visite et à cette vente qui constituerait pour cette famille une seconde spoliation, puisqu’elle en a déjà subie une pour raison d’état du fait de l’abandon par la France des départements et territoires sur lesquels elle exerçait sa souveraineté. Les biens des français situés sur ces territoires ont été spoliés et la Loi de 1961 qui prévoyait leur indemnisation est restée lettre morte.

        Pourtant, ils avaient attiré l’attention des pouvoirs publics sur cette famille qui méritait un minimum d’égards. Le préfet du Gard en avait été même avisé. Mais ce dernier n’avait répondu que par un silence assourdissant de sa part. Même nos nouveaux dirigeants nationaux en avaient été avisés et cela au plus haut niveau.( M. François HOLLANDE nouveau Président de la République, et son Premier Ministre, Jean Marc AYRAULT)

        Il est clair que nous n’ accepterons jamais que les rapatriés soient les continuelles victimes des politiques d’ajustement et nous entendons le montrer à qui de droit s’il le faut…et par tous les moyens que la loi réprouvent mais pas la morale qui , au passage, en prend un sacré coup dans les gencives. »

        La réinstallation des rapatriés a fait l’objet d’un dispositif mis en place en 1998 avec l’article 100 de la loi de finances et complété en 2007 avec le décret 2007-398 concernant la protection du toit familial.

        Ce dispositif a été mis à mal par une décision du Conseil Constitutionnel de janvier 2012 abrogeant l’article 100.

        Le gouvernement de M. François FILLON devait combler le vide juridique ainsi créé avec un nouveau décret que le précédent gouvernement n’a pas eu le temps de publier.

        Ceci laisse les rapatriés réinstallés sous la menace latente de subir une nouvelle spoliation alors que l’indemnisation qui leur est due ne leur a pas encore été payée.

        Seule l’USDIFRA ! Mais, vous direz-vous : qui est l’Usdifra ?

        L’USDIFRA a été créée en  août 1965  quand de nombreux rapatriés d’Algérie ont connu de grosses difficultés morales et matérielles de réinstallation après leur exode forcé. Depuis sa création, elle s’est fixée  pour mission de défendre essentiellement leurs intérêts matériels, ce qui a permis d’atténuer certaines difficultés matérielles et morales de réinstallation qu’ils rencontraient. Cette action concernant la réinstallation est toujours en cours aujourd’hui et plus que jamais d’ailleurs.

        L’USDIFRA a aussi été à l’origine de l’action judiciaire collective et des plaintes internationales déposées devant l’O.N.U et la commission des Droits de l’homme.

Le fait que  je sois Pied-noir, témoin et acteur de l’histoire de l’Algérie Française  avec mon optique nécessairement partisane, n'enlèvera rien à l'intérêt de mon préambule et à celui de ma conclusion.

N'a-t-on pas le droit de présenter notre propre défense, contre les attaques déguisées de nos détracteurs, ne serait-ce que pour faire entendre un son de cloche différent à l’encontre des falsificateurs et autres beni-oui-oui  ou lèche- culs qui n’en écouteraient complaisamment  qu’un seul ?

Vous faites passer ce que vous croyez être la raison d'Etat, en prenant d'autorité et contre toute logique, le pas sur le respect que vous nous devez et sur la raison du cœur.

Depuis cinquante ans nous avons été extirpés de  force de nos départements Français d'Algérie, notre pays natal et pas un replié n'oubliera, de vous opposer le plus grand et ignoble abus de confiance du 20° siècle, imaginé par un cerveau sénile, malade et revanchard, usant de ruse, et de faux engagements.

Mais la force armée, les accords secrets déjà passés avec nos ennemis et l' anti constitutionalité d'un referendum où nous ,Pieds-Noirs principaux intéressés, n’ étions pas conviés car bâillonnés, notre sort était vite scellé et on nous jeta à la mer. Notre amère Patrie reniait ses enfants.

Nous  avons eu droit à quoi? A rien, contrairement à ces étrangers qui arrivent ici en pays conquis et notre pays “La France” pousse l'infamie à l'extrême jusqu’à tolérer ici, chez nous une fédération  FLN.

Le pitoyable en tout cela réside en la présence de nombreuses associations et soi-disant personnalités et amicales du FLN.(La liste est longue et  connue de tous)

Quel manque de psychologie de votre part (depuis la Présidence , en passant par ses ministres et jusqu'au dernier secrétaire d'état) dans laquelle vous osiez revendiquer les suffrages de Français honnis depuis le 19 Mars 1962.

Mais rassurez-vous, les 22 Avril et 6 Mai écoulés, la France profonde vous a répondu et jeté là où vous vous sentez le mieux : sur le sommet d’un tas de fumier de l’oubli et nous sommes nombreux à vous faire une haie de déshonneur pour vous y conduire. Comptez-sur-nous.

Quand on aime la justice, on est toujours un révolté...Albert Camus
 

LE HÉRISSON VOUS SALUE BIEN.  A VOTRE SERVICE.

Leherisson1962@gmx.com 

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