Document transmis par J. F. Paya

            A propos du dernier livre de Guy Pervillé. Les accords d’Evian (1962). Succès ou échec de la réconciliation franco-algérienne (1954-2012). Paris, Armand Colin, Collection U, Histoire, "Les événements fondateurs", septembre 2012, 288 p.

http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=283

 De Gaulle à Oran 1958

De Gaulle à Oran 1958

   DEBAT DE GAULLE Algérie 1962 / Prise de pouvoir par BEN BELLA AU DELA DE LA PRESUMEE "NEUTRALITE"  EXPRIMEE DANS CERTAINES ARCHIVES.

            Débat sur le rapport De Gaulle / B Bella (dans le dernier livre de G Pervillé Exemple de la Position de certains Services Français en Aout 1961 lors des Changements au Sein du GPRA Citation« Lors de la réunion du CNRA à Tripoli du 9 au 27 Aout 61.

            Les dissensions entre ses membres apparaissent au grand jour la Tendance dure celle des Marxistes l’emporte :Ferhat-Abbas est écarté, remplacé par Ben Khedda ancien militant du PPA et du MTLD :les 3 B (Boussouf, Ben-Tobal, Belkacem) Issus de la résistance intérieure semblent en perte de vitesse. Les tendances Socialistes du nouveau gouvernement sont évidentes. Ben Khedda admirateur de la Chine et de la Yougoslavie (en opposition idéologique !) refuse toute idée d’association avec la France ! A notre avis un gag qui va faciliter la montée de Ben Bella et de l'EM opposés à GPRA. Ne pas oublier que l'on est en pleine période de "guerre froide" et que nos sérvices sont obnubilés par le "danger communiste" et qu'il faut aussi faire peur aux Américains qui soutiennent le FLN (source écrits du Colonel Pierre Le Goyet Ancien chef de la section des Archives Contemporaines au Service Historique de l’Armée ,puis de la section Etudes membre du comité d’histoire militaire comparée).

G Pervillé à JF Paya

            J'ai été obligé de vous critiquer sur la question de la date du ralliement du général de Gaulle à la solution ben-belliste. En effet, j'ai présenté successivement un exposé oral et tardif de l'ambassadeur Jeanneney prononcé en 1990 (p. 154), permettant d'admettre votre interprétation sur un pacte antérieur au 5 juillet 1962, puis l'exposé des faits datés d'après la thèse d'Eric Kocher-Marboeuf (pp. 155-156), qui me conduit à une conclusion très nette dans la note 40. Veuillez m'en excuser, mais il me semble que cet exemple illustre bien la différence entre une vision mémorielle rétrospective, à 28 ans de distance, et une vison historique fondée sur une chronologie rigoureuse.

JF Paya

            MON AVIS  La neutalité est parfois une forme de soutient au plus fort! Comme pour le MALG (services de sécurité Algérien) chargé de protéger le GPRA de complots et coups tordus sa neutralité signifiait qu'il prenait parti pour l'Etat Major et Boumédienne et Ben Bella il en fut de méme  pour De Gaulle qui avait traité avec ce GPRA et l'executif provisoire jusqu'a des élections générales. La frontiére fut bien ouverte pour cette armée ALN extérieure laissée libre de squatter la force locale et de fouler aux pieds les accords d Evian à ce sujet neutralité qui conduisit les forces françaises à ne pas intervenir comme pour les massacres d'Oran! 

Message du 29/09/12 17:10 INFOS de Guy PERVILLE à jf paya Objet :De Gaulle / Ben Bella.

            Cher Jean-François Paya,  j'ai reproduit dans mon nouveau livre des dizaines, voire des centaines de citations de Charles de Gaulle tirées pour la plupart des deux tomes d'Alain Peyrefitte. Et voici quelques unes de ces citations parmi les plus claires :

  • - au Conseil des affaires algériennes du 5 juillet 1962 (heure à vérifier par rapport à celle des troubles d'Oran)  (p.137 de mon livre): « L’Ambassadeur, Haut représentant de la République française en Algérie, se fondera dans son action sur le principe essentiel que la France, ayant reconnu l’indépendance du nouvel Etat et lui ayant transféré les compétences afférentes à la souveraineté, ne doit pas prendre parti dans les querelles qui divisent des factions politiques locales ». Ce qui signifiait que les autorités légales étaient « l’Exécutif provisoire et de fait le GPRA », dont la fusion pouvait être acceptée pourvu que «l’Algérie soit, conformément aux accords d’Evian, dotée, dans les moindres délais, d’un régime représentatif issu d’élections régulières ».
  • - au Conseil du 11 juillet  (p. 148) : « la nouvelle représentation française a pour tâche d’assurer la mise en application et le respect des accords d’Evian. Qui l’emportera, de Farès, de Ben Khedda ou de Ben Bella ? Ca ne nous concerne plus. Nous n’avons pas à prendre parti. Nous formons le souhait que les Algériens  s’entendent entre eux, surtout que les élections aient lieu rapidement et dans des conditions d’apaisement ».
  •  - après le Conseil du 11 juillet, à Alain Peyrefitte : « Faites donc comprendre à vos journalistes que la lutte des diverses tendances pour le pouvoir ne concerne pas le gouvernement français. Mais ce qu’il faut souligner, c’est l’accord qui semble s’être établi entre toutes ces tendances pour respecter les accords d’Evian."
  • - C'est seulement après la victoire de Ben Bella qu'il en prend acte avec satisfaction, le 16 septembre, en donnant ses raisons (p. 150) :  « Il y a avantage à ce que Ben Bella ait pu s’imposer à Alger. Il y aura avantage à ce que les élections confirment cette tendance. Elles doteront d’une autorité cette Algérie qui en a bien besoin. Il y aura avantage à ce que se constitue, enfin, un gouvernement qui reçoive toutes les responsabilités, et qui les assume sans pouvoir se dérober ».  

Que De Gaulle ne soit pas passé de Ben Khedda à Ben Bella sans une phase intermédiaire de neutralité, c'est la conclusion qui me paraît logiquement s'imposer.

Bien cordialement,

Guy Pervillé.


SUITE DOSSIER De GAULLE /Ben Bella

 Ben Bella Oran

             Comment voulez-vous convaincre un Pied Noir qu'il faille prendre pour référence les déclarations de Charles De Gaulle ! Mais ayant eu une certaine expérience des services de renseignement il y a beaucoup de choses qui ne s’expriment pas publiquement voir même où on exprime le contraire attendons d'autres archives et examinons d autres témoignages  plus crédibles en tout cas c’est bien de confronter les points de vue 

Cordialement  JF Paya

 

            NB : Remarquer qu’après la tragédie du 5 Juillet d'Oran Le consul de France à Oran va avec son attaché militaire JP Chevènement en hélicoptère voir Ben Bella (qui n'a encore aucun rôle officiel !) à Tlemcen pour poser le problème des disparus du 5 Juillet donc on a bien la preuve d'un contact diplomatique alors que le pouvoir officiel est toujours à Alger (pour les contacts secrets pas de preuves archivées bien sur).

Conviction pour conviction  mots pour mots

             Personnellement je pense qu'il aurait été irresponsable et impensable pour tout pouvoir politique" ex colonial" de ne pas essayer (même sous peine d'erreurs) d'influencer la prise de pouvoir dans" l'ex colonie" à fortiori lorsque le sort de la force de dissuasion va s'y jouer et je demeure convaincu que le pouvoir Gaulliste habile en double jeu (voir la prise de pouvoir dans la France Libre (épisode Muselier) au 13 Mai 58) n'a pas pu rester indifférent et "non acteur" dans la prise de pouvoir en 1962 en Algérie.

            Voir la position de certains services Français ! Obnubilés par "le danger communiste" et qui n'ont pas vu 'le danger islamiste" comme les US qui le paieront très cher et cela continue.

 

POUR L'HISTOIRE:

BEN BELLA L'HOMME DE DE GAULLE ! OUVERTURE D 'ARCHIVES EN 2012 DE 50 à 60 ANS INFORMATIONS

sources Françaises et Algériennes.

            Pensez-vous que de Gaulle savait que Ben Bella allait devenir président de l’Algérie indépendante ! Pis encore, je crois même qu’il le préparait pour le devenir. Bon, voir la suite : «Jean Méo, membre du cabinet de De Gaulle a révélé que c’est bien de Gaulle et le pouvoir colonial qui ont conditionné et préparé Ben Bella depuis bien longtemps, et décidé qu’il serait le 1er président algérien.» Ce n’était donc ni Nasser, ni Hassan II, ni Boussouf et encore moins Boumediene.

            C’est donc une opération d’infiltration qui semble avoir réussi. Suit un passage très intéressant, c’est une note de la DST : «Les chefs historiques de la Révolution, notamment les Six, ainsi que Abane Ramdane, Dahleb et Ben Khedda savaient que Ahmed ben Mahjoub ben Embarek le Marocain, alias Ben Bella, représentait un véritable danger pour la bonne marche de la Révolution, et c’est ce qui explique sa mise à l’écart afin de ne pas l’associer aux grandes décisions qui engageaient l’avenir de la Révolution».

            Pour nous tout cela est problématique ; Mais nous avons fait remarquer que dés le 5 Juillet62 rien n'a été fait du coté Français au contraire en n'intervenant pas pour defendre ses ressortissants et en ouvrant les frontiéres à lALN extérieure pour faciliter sa prise de pouvoir avec B Bella rallié par F Abbas autre "poulain" de De Gaulle sur le GPRA d 'Alger jugé à l'époque trop"Marxisant" ce qui etait évidemment "un Gag.

Posté par JF Paya, vendredi 13 avril 2012 à 15:27

Extrait du Quotidien d'Algérie

            Quoi qu’il en soit, sans le soutien de Ben Bella, la prise du pouvoir par l’armée aurait soulevé l’indignation de la communauté internationale. Or avec son aura forgée notamment par le soutien des Égyptiens et entretenue, pendant sa détention, par la presse coloniale [elle parlait toujours de Ben Bella et de ses compagnons], son implication n’a pas suscité une grande crainte sur le plan international. Ainsi, profitant d’une telle opportunité, Ben Bella engage un bras de fer avec le GPRA, dont il est, pour rappel, le vice-président. En effet, le 19 avril 1962, au moment où Ben Khedda se réunit avec ses ministres, Ben Bella, quant à lui, se rend à Ghardimaou, le quartier général de l’EMG en Tunisie. En outre, bien que le GPRA ait adopté dans la réunion du 22 mars 1962 la proposition de ne pas convoquer le CNRA (Conseil national de la révolution algérienne) avant le référendum d’autodétermination, Ben Bella exige désormais sa convocation. Son but : créer un autre organisme en remplacement du GPRA.

QUELQUES CITATIONS DE L AMIRAL MUSELIER CHEF DE LA MARINE DE LA FRANCE LIBRE VÉRITABLE CRÉATEUR DE LA CROIX DE LORRAINE  (Ordre aux bâtiments de la France libre du 4 Juillet 1940)

En parlant de De Gaulle "A l'intérieur même du mouvement ses façons d'agir inadmissibles et les moyens employés par son entourage pour assurer son hégémonie.

Diviser pour régner semblait être sa devise et il n'hésitait pas à employer ou à laisser employer par ces hommes de confiance des méthodes de corruption ,morales et financières ...le général plus soucieux de gloire politique que de victoires militaires ..Intrigues inutiles et nuisibles engageant des hommes dans une lutte fratricide au mépris des engagements solennels des principes de notre mouvement Méprisant le leçon tant de fois répétée de l'histoire utilisant l'enthousiasme et le foi patriotique des Français, il continue sa route vers un  but bien défini La prise du pouvoir personnel dans un régime présidentiel.

Ealing/Paris Nov. 1942 / Aout 1946. "De Gaulle Contre le Gaullisme " Amiral Muselier  Edition du Chêne 1946 Introuvable aujourd'hui !

 INFO HISTOIRE 

3 Juillet 1962 Aïn Temouchen1Comment s’est déroulée la transition du pouvoir en 1962 ?

Réponse de LOUNIS AAGGOUN Auteur et Journaliste Algérien.

            Pour s’assurer une emprise sur le pouvoir algérien naissant, de Gaulle s’est appuyé sur un ambitieux, Ahmed Ben Bella, propulsé leader de la Révolution lui qui en était la fêlure, et, à l’échelon subalterne, sur un encadrement constitué des DAF. Il y avait au sein de l’armée française des sous-officiers et des officiers qui, l’indépendance approchant, devenaient encombrants. Quoi de mieux que d’en délester les effectifs tout en les missionnant de servir les intérêts de la France au sein des institutions algériennes indépendantes ?

            Je fais la démonstration irréfutable, exemples à l’appui, que ce projet existait, qu’il a été exécuté et que, concernant les objectifs vitaux tels que les concevait de Gaulle, nucléaire et pétrole, il a réussi. Le fait qu’il ait eu les suites déplorables que l’on sait ne l’en rend pas moins réel et le refus obstiné d’ouvrir les archives, le mutisme religieux qui frappe les premiers concernés dès qu’il s’agit de parler de cette question prouve que la guerre d’Algérie ne s’est pas terminée en 1962.

            EN ATTENDANT  LA SORTIE   DU LIVRE j'ajouterai que G  Pervillé se fie à la parole du Général comme source mais à mon avis ce sont les faits qui comptent" actions "mais aussi "non action "comme dans le cas d 'Oran voir les  commentaires.

Cordialement JF Paya (la démagogia de los hétchos!)

Dossier  Débat De Gaulle / Ben Bella.

            Les institutions issues du suffrage universel (terme d'Évian) en Algérie indépendante n'ont donc été mises en place que Fin septembre 1962. Entre temps, le Haut-Commissaire représentant le gouvernement français et l'Exécutif provisoire, doté d'une force locale, devaient assurer le maintien de l'ordre. La rédaction a été assez floue pour que de Gaulle se sente dégagé de toutes responsabilités durant 3 mois, à partir du moment où le FLN lui garantissait l'usage de la base d'Hammaguir et du Sahara pour expérimenter sa bombe et ses fusées. Du 19 mars et surtout après début juillet 1962, le massacre des harkis et les enlèvements de Pn et de soldats français ont donc pu se faire allégrement alors que le Haut-Commissaire pouvait et devait intervenir durant au moins 3 mois !

            Tous les parfums de l'Arabie n'effaceront jamais cette tache sur le Général et son Armée, et les pierres elles-mêmes crieront quand bien même on multiplierait les Fondations de Gaulle et autres machines à fabriquer sa légende.

Posté par Pierre B,

Pour être complet un avis sur la thèse d'Eric Kocher-Marboeuf 

http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=732 

 

Autres infos :

 

            Le Clan d’Oujda et leur ténor Boumediene étant d’illustres inconnus dans la Révolution, il leur fallait un historique pour rentrer en Algérie en triomphateurs. Mais, pour contacter les historiques qui se trouvaient en France dans une prison, la mission était apparemment impossible. Donc obtention d'un passeport diplomatique marocain pour Bouteflika avec accord des autorités Françaises. Le Roi Hassan II qui détestait au plus haut point les responsables du FLN/ALN qui se trouvaient sur son  territoire et qu’il connaissait bien par leurs agissements et les libertés qu’ils se permettaient à la limite de la provocation, en particulier  Boussouf et Boumediene, fut contraint de délivrer un passeport diplomatique  à un émissaire de l’État-major de l’ALN, Bouteflika en l’occurrence et ce, à l’insu du GPRA dont dépendait l’ALN et avec lequel il risquait de provoquer une crise diplomatique.

            C’est grâce à ce passeport diplomatique marocain que Bouteflika put entrer dans la prison où se trouvaient les cinq historiques. Il est absolument évident que, sans  l'accord des autorités Françaises la mission secrète de Bouteflika, n’aurait jamais eu lieu, Hassan II n’ayant aucun intérêt à prendre position pour l’État-major de l’ALN dans son conflit avec le GPRA. Durant la Révolution, le travail fractionnel était durement réprimé et celui  de l’État-major de l’ALN était d’une extrême gravité puisqu’il ne visait ni plus, ni moins que la division du GPRA.

            Malgré cela, Boumediene et Ben Bella en sont sorti  indemnes et mais l’état-major a été démis plus tard par le GPRA qui sur le moment n’a élevé aucune protestation auprès de la monarchie marocaine au sujet de sa complicité avec l’État-major de l’ALN. Tout cela n'a pu se faire sans l'aval des autorités Françaises au plus haut niveau qui pouvait tout faire capoter! Donc la prétendue neutralité des services Gaullistes est pour le moins un leurre en pleines négociations sur les accords d'Évian (sources Algériennes et visite connue de Bouteflika à Ben Bella détenu à Aulnay).

            En définitive comme le proclame De Gaulle si l'autorité Française ne doit pas prendre parti visiblement dans les querelles qui divisent des factions politiques locales ». Cela  signifiait que les autorités légales étaient « l’Exécutif provisoire et, de fait, le GPRA », dont la fusion pouvait être acceptée, pourvu que « l’Algérie soit, conformément aux accords d’Évian," il existe là une hypocrisie flagrante si cette pseudo "neutralité" conduit à laisser détruire par "une faction" sans réaction comme dit plus haut l'Entité même du GPRA  reconnu avec  les "accords d’Évian" adoptés le 1er Juillet par la population Algérienne donc reconnaissance et appui  implicite aux "putschistes" de l'ALN extérieurs du côté desquels se trouvent les deux "poulains" de De Gaulle Ferhat Abbas et Ben Bella  (L'avant dernier important sur le moment 'il divergera  plus tard avec B Bella).

 RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962