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            La mort a rattrapé le général, figure de la guerre d'Algérie connue pour son utilisation de la torture, l'ancien parachutiste s'est éteint. Paul Aussaresses, qui avait clairement assumé son comportement de tortionnaire durant la guerre d'Algérie, est mort à l'âge de 95 ans. L’annonce a été faite mercredi sur son site l'association d'anciens parachutistes ’’Qui ose gagne’’. Le général était hospitalisé depuis quelque temps avant de décéder ce 4 décembre 2013.

            Ses obsèques, ajoute l’association, seront célébrées à La Vancelle, une petite commune du Bas-Rhin où il vivait, le mardi 10 décembre 2013.

            Paul Aussaresses était général de l'armée française à la retraite. Né à Saint-Paul-Cap-de-Joux dans le Tarn le 07/11/1918. Parachutiste, il est connu pour son utilisation de la torture durant la guerre d'Algérie, en particulier lors de la « Bataille d'Alger », dont il reconnut l'existence pour la première fois lors d'un entretien avec un journaliste du quotidien Le Monde en 2000. Le général Aussaresses avait été condamné en 2004 pour apologie de la torture et exclu de l'ordre de la Légion d'honneur.
Il a d'abord participé à la fondation du 11e Choc, le bras armé du SDECE (l'ancêtre de la DGSE), avant de prendre part à la guerre d'Indochine puis à la guerre d'Algérie.

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            Après la guerre, il enseigne les techniques de contre-insurrection à Fort Bragg, aux États-Unis, avant d'être promu colonel et d'être nommé à la section française de l'état-major international de l'OTAN.
Il est ensuite nommé attaché militaire au Brésil, en 1964, où il enseigne au CIGS de Manaus. Par la suite il travaille comme vendeur d'armes pour l'entreprise Thomson.

            Paul Aussaresses aurait pu être un héros national… Féru de Virgile, de Racine, de Baudelaire et de Péguy, il fut aussi un combattant d’exception durant la Seconde Guerre mondiale.

            À peine plus de trois mois auront donc séparé la mort d’Hélie Denoix de Saint Marc de celle de Paul Aussaresses. Comme les faces d’une même médaille, les deux hommes avaient beaucoup en commun. Le combat contre l’occupant allemand, le parachutisme militaire, les combats d’Indochine et d’Algérie…

            Pourtant, le premier fut emprisonné pour rébellion en 1961 et fut élevé au rang de grand-croix de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2011.

            Le second poursuivit une honorable carrière militaire puis civile après la tourmente algérienne et fut déchu de l’ordre prestigieux à la demande de Jacques Chirac en 2001.

            Si le décès du commandant de Saint Marc a donné lieu à un hommage discret, celui du général Aussaresses aura massivement suscité les plus sévères épitaphes. Le premier responsable de cette absence de clémence publique et médiatique est Paul Aussaresses lui-même. Le manque d’empathie qu’il manifestait lorsqu’il racontait, au gré des interviews et des autobiographies, son rôle actif dans la répression des émeutes de Philippeville en 1955 ou dans le démantèlement des réseaux FLN lors de la bataille d’Alger en 1957, avait quelque chose d’effectivement glacial.

            Sans compter l’étincelle d’amusement ironique qui brillait au fond de son œil unique lorsque d’une voix douce aux intonations gasconnes il narrait ses états de service les plus radicaux à des interlocuteurs tiraillés entre l’effroi et la fascination. Non sans une certaine complaisance, il aura ainsi beaucoup fait pour se voir accoler l’épithète infamante de tortionnaire.

            L’homme n’avait pourtant rien d’un soudard. Féru de Virgile, de Racine, de Baudelaire et de Péguy comme le rappelle Florence Baugé, du Monde, par qui l’ « affaire Aussaresses » a éclaté au grand jour en 2000, il fut aussi un combattant d’exception durant la Seconde Guerre mondiale.

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            Jeune officier, il fut parachuté à deux reprises lors des combats de la Libération, une première fois en Ariège en août 1944, une seconde fois en Allemagne, sous l’uniforme de la Wehrmacht, à proximité d’un camp de prisonniers. Après la guerre, il crée le 11e bataillon parachutiste de choc, vivier du service Action du SDECE, avec un quatuor de « mousquetaires » célèbres chez les hommes de l’ombre : Maloubier, Chaumien, Pioche et Bichelot. Celui qui aurait pu être un héros national avec bien d’autres, célèbres ou anonymes est pourtant devenu le repoussoir par excellence.

            Au-delà d’une réflexion sur les dispositions personnelles, mystérieuses par bien des aspects, qui l’ont conduit à mettre en œuvre les méthodes les plus brutales de la contre-insurrection, il convient de placer les opérations menées par Paul Aussaresses sous deux prismes:

  • la cruauté des méthodes adverses (c’est le massacre d’El Halia qui déclenche la répression de Philippeville)
  • la démission du pouvoir républicain qui a confié à l’armée des tâches policières étrangères à sa vocation.

            La disparition du général Aussaresses vient donc rappeler la cruauté et la complexité de cette guerre sans nom. Le traitement rapide et poli de la disparition de Saint Marc d’une part, l’effervescence médiatique suscitée par la mort d’Aussaresses d’autre part, ne permettent sans doute pas de saisir cette complexité. Une hémiplégie dont les premières victimes sont l’histoire et la mémoire.

            Ce grand soldat de la France a toute sa place dans le Walhalla des héros. Honnête il racontait et surtout assumait ses faits d'armes. Ceux qui ont gouvernés à cette époque tout comme actuellement sont ceux qui ont donné les ordres tout en envoyant de valises pleines d'argent à l’adversaire. En 1940 ils ont bien voté les pleins pouvoirs au Maréchal pour l'accuser de collaborationnisme en 1945.

            L'ancien président de la république Chirac le dégrada de la Légion d'honneur, alors qu’elle est maintenant habituellement attribuée à n'importe qui! Qui peut encore croire à une guerre "propre". Il y en a qui sont obligés de se salir les mains pour éviter les massacres d'innocents pendant que ceux qui l'ont ordonné sans honneur, dénoncent ces agissements. Cet Homme a été un grand soldat au service de la France.

            Concernant la guerre d'Algérie, on ne peut que constater qu’en 1957 les autorités civiles ont donnés pleins pouvoirs aux militaires pour rétablir l'ordre, coûte que coûte en utilisant tous les moyens possibles. C’est ce qui s'est fait, avec les horreurs connus de tous. Ces mêmes politiciens ont été frappés d’une amnésie généralisée, refusant d'admettre leurs propres responsabilités et leur incapacité à trouver une solution à ce conflit qui divise encore notre communauté.

            Un Ministre du gouvernement actuel a récemment rendu hommage au Général Giap récemment dcd alors qu’il était responsable de la mort de plusieurs milliers de prisonniers français tout comme les barbouzes gaullistes qui ont tués et torturés en Algérie mais là c’est d’un silence assourdissant. Le général lui, n’a seulement agi que sur demande de ses supérieurs aux ordres du gouvernement de gauche de l’époque!

            Cette gauche a toujours été très prompte à dénoncer la torture en Algérie oubliant volontairement la sauvagerie et la barbarie du FLN. « Qui n'entend qu'une cloche, n'entend qu'un son ».

            Le général n'a fait que son devoir et l'a assumé jusqu'au bout. La France était en guerre avec le FLN qui tuait, massacrait, torturait de façon ignoble.

            Ces corps de femmes et d'enfants déchiquetés sur les trottoirs d'Alger par les bombes du FLN cachées dans les lampadaires de rues en fonte, ou dans des paniers à la terrasse des cafés rappellent alors que grâce à Aussaresses de nombreux autres morts civils ont été évités. Il a dit que si c'était à refaire il le referait. Ce n'était pas des prisonniers de guerre, mais des terroristes. F. Mitterrand alors ministre de l'intérieur en 1956 fit cette déclaration publique : tout rebelle prit les armes à la main sera abattu sur place... ce qui fut fait la plupart du temps ...Quant à l'horreur nul n'a jamais égalé celle étalée par le camp d'en face…

 (Boulevard Voltaire : La liberté guide nos pas)

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LA TORTURE… SI ON EN PARLAIT OBJECTIVEMENT!

Billet de Manuel GOMEZ du ven. 06/12/2013

LE GENERAL  AUSSARESSES EST MORT. Et les vautours se régalent !!!

            Rappelons qu’il fut un très grand patriote et un combattant exemplaire toujours volontaire pour les missions les plus périlleuses risquant sa vie pour la Patrie aussi bien dans les Forces Françaises Libres (alors que 90% des Français subissaient ou collaboraient) qu’en Indochine et enfin en Algérie où il fut, sous les ordres du général Massu, responsable du service de renseignement lors de la bataille d’Alger.

            La France a reconnu sa valeur et sa bravoure en le nommant commandeur de la Légion d’honneur, croix de guerre 39/45 avec palmes et médaille de la résistance.

MAIS AUSSARESSES A DU RENDRE SA LÉGION D’HONNEUR !

            Oui, son service a torturé, et il était légitime qu’il le fasse afin de gagner cette bataille et de sauver ainsi des innocents, aussi bien Européens qu’Arabes. Quand on fait la guerre c’est pour la gagner et non pour la perdre et toutes les guerres sont sales !

            Ce général a torturé sur ordre de sa hiérarchie militaire et sous couvert du gouvernement socialiste français de GUY MOLLET. Mais ce n’était pas le seul à torturer. Il fallait dans l’urgence arracher des renseignements sur les fabricants de bombes (des communistes français et des traitres) et les entrepôts d’explosifs, sur les caches d’armes, sur les prochains objectifs des terroristes, sur les attentats programmés, sur les réseaux et les fournisseurs, etc...

            Nombreux se sont tus, lui l’a reconnue et il a payé. Il semble que le mensonge soit quelquefois mieux récompensé. En Algérie Le FLN et l’ALN ont torturé des militaires, des civils innocents aussi bien Français qu’Arabes, et bien davantage que l’armée française, est-ce qu’on en parle ? Les services autorisés à torturer exercent « leurs talents » contre leurs ennemis, c’est légitime, mais n’est-ce pas plus honteux, indigne, révoltant et impardonnable, quand des militaires reçoivent l’ordre de leur gouvernement (à l’époque De Gaulle) de torturer des Français dont le seul objectif était de conserver une partie de son territoire à la France ?

            Nous connaissons le nom de ce tortionnaire, nommé général pour l’excellence des services rendus, il s’agissait du Colonel de gendarmerie DEBROSSE. Nous avons également les noms de tous ces Français torturés et assassinés dans ses locaux (la caserne des TAGARINS à Alger).

- Est-ce que les médias métropolitains en ont parlé à l’époque ? NON

- En ont-ils parlé quand il est mort ? NON

- En parlent-ils aujourd’hui ? NON

            AUSSARESSES a rendu sa Légion d’Honneur, DEBROSSE a été décoré. Les deux ont torturé ! L’un dans la légitimité l’autre dans l’indignité.

            Seule la France gaulliste a gagné une guerre sur le terrain en perdant l’Algérie le 19 mars 1962 à Évian et du même coup son honneur dans les mois qui ont suivi!

            Il est difficile d’admettre la torture, ni en temps de guerre et ni en temps de paix, elle est immorale et c’est pourtant là qu’elle se pratique le plus secrètement.

Alors je me permets de vous poser la question : « Demain on arrête un terroriste et il avoue avoir placé une bombe dans une école maternelle. Elle doit exploser dans moins de deux heures ». Que doit-on faire ?

a) Lui demander poliment de bien vouloir nous indiquer le lieu où doit exploser cette bombe, qui doit tuer une dizaine de nos bambins…

b) ou le torturer sans hésitation pour sauver nos enfants ? »

            Bien sûr nous ne sommes pas face à cette situation dramatique mais posez-vous tout de même la question et avec sincérité…et vous aurez la réponse.

            Notre idéologie occidentale nous empêche de voir la réalité en face mais tous les pays du monde ont torturé et torturent encore. La médaille d’Or revenant à l’ex-URSS.

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