Vendredi 24 avril 2015

Document transmis par J. F. Paya

CI JOINT UN ARTICLE RÉCENT DE GUY PERVILLÉ OU J’AI L’HONNEUR D’ÊTRE CITE  SANS ÊTRE UN HISTORIEN DU SÉRAIL POUR TOUTE RÉPONSE SE REPORTER N’AYANT PAS EU D’ÉDITEUR A MES PUBLICATIONS DIVERSES SUR INTERNET NOTAMMENT DANS ÉTUDES COLONIALES ET LE BLOG  POPODORAN QUANT AUX TÉMOIGNAGES D’ALGÉRIENS ILS ONT ÉTÉ CITES MAIS SOUS LES PSEUDOS QU’ILS SE SONT CHOISIS, UN ENFANT COMPRENDRAIT CELA MÊME RÉCEMMENT ENCORE AUJOURD’HUI ET DCD POUR LEURS FAMILLES EN ALGÉRIE.

JEAN FRANÇOIS PAYA

Par Guy Pervillé

Cet article a été publié dans le n° 28 de la revue Ultramarines, revue de l’Association des amis des archives d’Outre-mer à Aix-en-Provence (pp. 78-87). Excellente revue, qui reparaît après une longue interruption ( le précédent numéro est paru en novembre 2009)

EXTRAITS

La troisième explication, invoquée par le journaliste Etienne Mallarde puis par l’Oranais Jean-François Paya, affirme que la véritable cause du déclenchement de la violence à Oran le 5 juillet serait une intervention occulte des agents du colonel Boumédiène, visant à saboter la célébration de la fête nationale du 5 juillet, annoncée la veille par la radio d’Alger sur l’ordre du GPRA. En effet le colonel Boumediene, chef de l’État-major général de l’ALN destitué depuis peu par le président du GPRA Ben Khedda, soutenait Ben Bella contre le dit GPRA. Boumediene serait donc l’auteur d’une provocation machiavélique visant à discréditer le GPRA en rétablissant l’ordre à Oran après l’avoir troublés. Cette thèse repose sur des témoignages d’Algériens recueillis à Oran en 1962 ou 1963, que Jean-François Paya estime ne pas avoir le droit de divulguer. Mais les seuls documents qu’il publie ne prouvent pas la validité de ce qu’il affirme.

De plus, il met en cause la responsabilité du général de Gaulle, qui aurait ordonné au général Katz de ne pas intervenir parce qu’il aurait voulu laisser le colonel Boumédiène rétablir l’ordre à Oran, afin de favoriser Ben Bella contre le GPRA. Mais cette thèse est clairement démentie par les instructions du Comité des affaires algériennes publiées par le général Faivre, qui ordonnent au nouvel ambassadeur de France de rester rigoureusement neutre entre les factions algériennes pour ne pas risquer de recommencer la guerre. De plus, Jean-Jacques Jordi a démontré que le 14 juin, le ministre français des affaires algériennes Louis Joxe avait obtenu de son interlocuteur algérien Saad Dahlab l’accord du GPRA pour ne pas faire du 5 juillet la date de célébration de l’indépendance de l’Algérie. Ainsi ce jour-là il n’y avait plus aucun représentant officiel de la France en Algérie, puisque le Haut-Commissaire de France Christian Fouchet avait quitté l’Algérie le 4, et que le premier ambassadeur de France Jean-Marcel Jeanneney ne devait rejoindre son poste que le 6, l’un et l’autre devant participer le 5 à une importante réunion du Comité des affaires algériennes, qui avait eu lieu en début d’après-midi. L’addition de tous ces faits détruit la crédibilité de l’explication invoquée par Jean-François Paya.

QUELQUES ÉLÉMENTS DE RÉPONSES :

     Comment voulez-vous convaincre un Pied Noir qu'il faille prendre pour référence les déclarations de Charles De Gaulle ! Mais ayant eu une certaine expérience des services de renseignement il y a beaucoup de choses qui ne s’expriment pas publiquement voir même où on exprime le contraire attendons d'autres archives et examinons d’autres témoignages  plus crédibles en tout cas c’est bien de confronter les points de vue 

Cordialement

J.F. Paya

            NB : Remarquer qu’après la tragédie du 5 Juillet d'Oran Le consul de France à Oran va avec son attaché militaire JP Chevènement en hélicoptère voir Ben Bella (qui n'a encore aucun rôle officiel !) à Tlemcen pour poser le problème des disparus du 5 Juillet donc on a bien la preuve d'un contact diplomatique alors que le pouvoir officiel est toujours à Alger (pour les contacts secrets pas de preuves archivées bien sûr).

Conviction pour conviction  mots pour mots.

             Personnellement je pense qu'il aurait été irresponsable et impensable pour tout pouvoir politique" ex colonial" de ne pas essayer (même sous peine d'erreurs) d'influencer la prise de pouvoir dans" l'ex colonie" à fortiori lorsque le sort de la force de dissuasion va s'y jouer et je demeure convaincu que le pouvoir Gaulliste habile en double jeu (voir la prise de pouvoir dans la France Libre (épisode Muselier) au 13 Mai 58) n'a pas pu rester indifférent et "non acteur" dans la prise de pouvoir en 1962 en Algérie.

Voir la position de certains services Français ! Obnubilés par "le danger communiste" et qui n'ont pas vu 'le danger islamiste" comme les US qui le paieront très cher et cela continue.

En définitive comme le proclame De Gaulle si l'autorité Française ne doit pas prendre parti visiblement dans les querelles qui divisent des factions politiques locales. Cela signifiait que les autorités légales étaient « l’Exécutif provisoire, et de fait, le GPRA », dont la fusion pouvait être acceptée, pourvu que « l’Algérie soit, conformément aux accords d’Évian," il existe là une hypocrisie flagrante si cette pseudo "neutralité" conduit à laisser détruire par "une faction" sans réaction comme dit plus haut l'Entité même du GPRA  reconnu avec  les "accords d’Évian" adoptés le 1er Juillet par la population Algérienne donc reconnaissance et appui  implicite aux "putschistes" de l'ALN extérieurs du côté desquels se trouvent les deux "poulains" de De Gaulle Ferhat Abbas et Ben Bella  (L'avant dernier important sur le moment 'il divergera  plus tard avec B Bella).

J.F PAYA

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962