Article transmis par Geneviève de Ternant août 2015

            « Et l’Espagne inventa la guérilla », le titre de cet article d’Adrien Jaulmes dans le figaro du lundi 10 août 2015 raconte les victoires et les déboires de Napoléon en Espagne ; Comment une armée invincible, partout victorieuse est pourtant vaincue par les piqûres d’épingle de la guérilla, telle qu’elle se fit ensuite en Indochine, en Algérie, en Irak ou en Afghanistan et ce n’est pas pour le bonheur des peuples...

            La gérilla favorise les extrémistes les plus radicaux et les plus violents. « Les intellectuels espagnols, favorables aux idées modernes furent traités de collabo, pourchassés, assassinés » l cite Arturo Perez Reverte : « La guerre d’indépendance a pour effet de discréditer la modernité en Espagne. L’invasion française a forcé les élites espagnoles à choisir entre trahir leurs concitoyens en se ralliant aux envahisseurs ou trahir leurs idéaux démocratiques et progressistes (...) la plupart des malheurs de l’Espagne moderne trouvent leur origine dans et épisode. »

            C’est malheureusement ce qui s’est passé en Algérie où les indigènes diplômés, évolués qui se voulaient et se sentaient français par l’esprit ont été les victimes des plus violents et des plus obscurantistes de leurs compatriotes. Ceux-ci, de surcroît, imbibés de communisme et arrosés à la sauce religieuse dévoyée pour influencer les foules, se sont révélés incapables d’accélérer le progrès social en Algérie mais même l’ont délibérément freiné, entraînant notre pauvre pays bien-aimé dans la pauvreté, l’assistanat et la dépendance aux seuls revenus du pétrole.

Alors ceux qui l’ont pu sont partis. Et ceux qui sont restés ont fait profil bas.

            Les nouveaux maîtres se sont-ils dit : « Demain, du pétrole, il n’y en aura plus ; Demain il y aura encore plus de bouches à nourrir ; Demain nous, les apparatchiks, nous seront morts ou partis, gavés des fruits volés ; Demain nous seront tous en France. La France n’a pas de pétrole mais elle est riche et sotte. On mettra un peu de temps à la ruiner complètement ; Demain, on s’en fout, tant pis. Mektoub... »

            Nous assistons, impuissants, à cette dégringolade. Après avoir perdu notre Algérie, nous perdons notre France. Ceux qui essaient de réveiller le pays sont politiquement incorrects, donc motus ! On a oublié les attentats de la rue des Rosiers et depuis tous les autres jusqu’à ceux de janvier 2015 qui déjà sombrent dans l’oubli, le Thalys ? Voyons, pas d’amalgame...

Rien à voir avec la guérilla !

Non, décidément, rien de nouveau sous le soleil...

Geneviève de Ternant le 25 août 2015

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