Par Jean François PAYA

            Il devient évident que pour contrer l’offensive " décolonialiste " pour l'Algérie il faille pour dépasser l'aveuglement hémiplégique de récriminations faire remonter l'Histoire à ses sources comme dit dans la revue de l’Algérianiste de ce mois dans un article signé par le professeur historien A Hague où celui-ci reprend l'idée que nous avions exprimé de faire remonter les demandes d'excuses pour violation de la théorie "du chacun chez soi" bien avant 1830 pour l'Algérie en soulignant toutes les exactions séculaires précédent  la conquête.

            C'était bien notre avis pour dépasser une position uniquement défensive conduisant à une "dhimmitude historienne" alors que revenant sur la question des archives, le responsable Algérien en justifie le contrôle malgré la protestation des historiens universitaires Algériens. Les obstacles relèvent de « la schizophrénie », s’indigne un historien Algérien, on demande à la France de restituer les archives coloniales, mais en même temps on ferme l’accès aux archives en Algérie. Alors que le débat sur les archives et la mémoire a rebondi dans la foulée de la publication du rapport Stora, il apparait une réaction d’amour-propre chez les historiens Algériens devant cette situation ubuesque comme dit dans un article du journal "Le Monde".

           Pour mémoire notre position pour en revenir aux sources notre propos n'est pas d'étudier les contradictions inter musulmanes au Maghreb et à l'intérieur de l'ex-régence d Alger assez complexes, voir aussi les alliances arabo-espagnole vers1518 en Oranie à Tlemcen contre les janissaires commandés par un des frères Barberousse qui y fut tué près de Rio-Salado ces alliés.

           Notre objectif, c'est de démontrer dans le procès que nous font les Algériens ; Guerres "occupation, exactions" de 1830 à1962 pour réparations et excuses. En les prenants au mot, l'Histoire de leur État selon leur histoire officielle démarrant en 975 par la création de la ville d’Alger par cet émir Amazigh Bologhine dont ils se gardent bien de préciser qu'il était musulman Chiite vassal des califes Fatimides du Caire (secondaire) ceci nous permet de leur imputer plus d'un siècle d'exactions et de pillages en Méditerranée, sur mer comme sur terre.

           Sans entrer dans une recherche et études exhaustives le simple fait de le citer suffirait comme on dit "il n’y a pas photos" avec les présumées exactions coloniales Françaises sur 130 ans de présence comme vous le savez très bien les officiels Algériens demandent à la France des excuses voir des réparations pour avoir occupé 130 ans leur pays et ils font remonter ce contentieux au 5 juillet 1830 !

           Mais comme ils font remonter leur histoire et l'existence de l’ÉTAT ALGÉRIEN bien antérieure à l’Indépendance de 1962 en y incluant les 300 ans d'occupation Ottomane et mème avant à partir du dixième siècle avec l'appellation de la ville d 'Alger (ex Icossium Romaine) par Bologhine ibn Ziri chef berbère musulman Chiite vassal des califes Fatimides considéré par l'école Algérienne comme fondateur du pays suivi des dynasties musulmanes postérieures en s’appuyant sur les traités passés entre la régence d’Alger Ottomane et la France pour la libre circulation maritime et le commerce voir l’historiographie Algérienne. Nous pensons que cette histoire constitutive de la Nation Algérienne et difficile sinon inutile de remettre en cause sur le plan diplomatique (sinon historique) pour aborder le présent. Avec l’Algérie actuelle rien ne sert de débattre là-dessus, chaque pays restant libre de déterminer sa mythologie historique comme la France de Clovis et Charlemagne *

           MAIS ALORS POUR RESTER ÉQUITABLES IL FAUT FAIRE L’ADDITION DES GRIEFS ET DES RÉPARATIONS DEPUIS CES LOINTAINES PÉRIODES POURQUOI COMMENCER EN 1830.

 

Les Barbaresques en Méditerranée (XVIe-XVIIIe siècles

           Les corsaires barbaresques ont capturé des milliers de navires chrétiens et ont attaqué à plusieurs reprises la plupart des localités côtières des rives de la mer Méditerranée. Ce qui conduisit les habitants à abandonner les anciens villages côtiers en France, Italie et Espagne et à en construire d'autres, souvent fortifiés, sur les hauteurs et collines. Les razzias ont été un tel problème que les côtes sont restées en partie désertes jusqu'au début du XIXe siècle.

Barbaresques et esclavage des blancs

           IL faudrait faire un bilan exhaustif de ces exactions matérielles, des victimes et des otages mis en esclavage pendant plusieurs Siècles, des estimations sont toujours possibles mais resteraient inférieures à l'enjeu Historique élémentaire Plus d'un million, c'est le nombre total de chrétiens européens capturés par les corsaires d'Alger, trois siècles (du XVIe siècle au début du XIXe siècle) selon l'historien américain Robert C. Davis. Cet esclavage oublié constitua un réel traumatisme pour les populations des côtes et des îles de Méditerranée durant l'époque moderne. Ce n'est pourtant qu'au XIXe siècle que les Européens réagirent jusqu'à la conquête Française d'Alger en 1830 qui marqua la fin de ce trafic.

COLLECTIF ÉTUDES HISTORIQUES PN JF PAYA A/C Algérie classe 54/2 Cercle Algérianiste du Poitou

Retour ORAN LE 5 JUILLET 62 - CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHES

Retour listes de tous les dossiers 5 juillet 1962


Mon coup de gueule au sujet de l’esclavage ! par manuel Gomez