Oran, ma très chère ville, aux mille louanges,

Tu es dans mon cœur, dans mes pensées constamment.

Ton nom que je chéris, aussi doux qu'une orange,

Gravé en lettre d'or, flambant au firmament.

Oran, toi la Radieuse, ancrée dans ma mémoire,

Tu demeures à jamais la ville de mes amours.

Qu'es-tu devenue ? Je ne veux pas le savoir.

Quand je t'ai quittée, j'ai dit adieu pour toujours.

Dans toutes mes rêveries, quand je retourne là-bas,

Je te retrouve toujours aussi resplendissante.

Du haut de Santa Cruz, c'est ton panorama

Que j'admire, fasciné par cette vue captivante.

Combien tu as souffert de voir ceux qui t'aimaient

Partir pour d'autres cieux en protégeant leur vie.

Ces enfants s'enfuyaient, déracinés à jamais,

Le cœur écorché car ils ont été trahis.

Par un terrible fléau, Oran tu fus frappée.

C'était le choléra dont tu as été bien guérie

Grâce à l'intercession de la Vierge Marie.

Quel cri de soulagement poussèrent les rescapés.

Dans leur terrible exode, ces enfants expatriés,

Leur Vierge de Santa Cruz, ils l'ont fait venir

Là où ils se sont repliés, pour toujours la prier

De tous les protéger, aussi de les bénir.

Oran, par ce poème, j'ai voulu t'exprimer

Ce que tu représentes dans mon for intérieur.

Les liens qui me rattachent à toi sont animés

Par tant de souvenirs bien gardés dans mon cœur.

 Jean-Paul Ruiz le 21/05/2021