Et sur Oran le 5 Juillet EN PARTICULIER

Par Jean François PAYA

Dès l'Indépendance les troupes de l'ALN intérieures comme extérieures reçurent l'ordre de "phagocyter" et " d'épurer les éléments de la force locale de grès où de force mais plusieurs se soumirent "spontanément" sans résister (relevé en archives) En tout cas pour l'ALN d'Oujda objectif les empêcher de remplir leur rôle de maintien de l'ordre sous la direction de l'Exécutif Provisoire et donc des préfets en poste.

Dès le mois d’avril 1962, 114 UFL (unité de force locale) sont constitués par des unités de l’armée française, à partir de regroupement d’éléments Nord-Africains incorporés en qualité d’appelés du contingent ou d’engagés volontaires renforcés par des hommes des groupes de sécurité et des auxiliaires de la gendarmerie.  Numérotées de 400 à 514, il est prévu que chacune doit compter un effectif de 202 hommes, soit 3 officiers dont un musulman, 22 sous- officiers dont 6 européens, 177 hommes dont 17 européens.  Elle est articulée en quatre sections de 45 hommes chacune et une section de commandement de 22 hommes.  En théorie, les personnels européens doivent être désignés parmi les volontaires, mais à défaut sont pris d’office parmi ceux qui ont encore cinq mois de séjour à effectuer.

Le 21 avril 1962 la force locale est mise officiellement à disposition de l’Exécutif provisoire qui doit siéger jusqu’à la date de l’indépendance et présidé par Abderrahmane Farés Les éléments européens les plus nombreux sont finalement des appelés, qui prennent leurs nouvelles fonctions sans avoir reçu l’information nécessaire à leur mission, et si la plupart font preuve d’une parfaite neutralité  à l’égard des personnels musulmans, la réciproque n’est pas toujours  aussi évidente  avec ceux qui étaient leurs adversaires de la veille, et les appelés Algériens qui attendent impatiemment  l’indépendance du pays. L’ambiance est aussi en fonction de la façon dont la guerre s’est déroulée sur chaque secteur de compétence et on peut noter par exemple que les tensions ont été moins fortes dans le Constantinois que dans l’Oranais ou l’Algérois. Le flou qui entoure l’emploi des UFL vient encore en rajouter à l’incertitude du sort des Européens désignés d’office.  

INSTALLATION DE LA FORCE LOCALE LE 21 Avril 1962 à ALGER                     

https://www.ina.fr/audio/PHD94017840   France inter Actualités

En théorie si la Force Locale est à disposition des préfets, les militaires restent en principe diversement sous les ordres de leur hiérarchie d’origine. À partir du mois de juin 1962 les choses se compliquent encore avec le relatif désintérêt de plusieurs chefs de corps pour ceux qu’ils ont pourtant eux -mêmes désignés pour servir dans ces UFL complètement largués pour les supplétifs !  

POUR LA VILLE D'ORAN LE 5 JUILLET 1962 3 UNITÉS DE LA FORCE LOCALE SIGNALÉES

 VOIR SUR LE BLOG CITE relatif aux unités UFOL (force locale d'Évian) " Le pire était encore à venir. Les derniers de jours de juin certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur leur site internet certains de ces militaires français furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure ». Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent ENLEVÉS ET DISPARURENT A JAMAIS

Sources et références http://marienoelpriouemonsiteforcelocalemars1962.e-monsite.com/pages/force-locale-avec-le-6eme-rta.html

A méditer (pour les chercheurs) sur la disparition la veille d’une unité entière du 6em RTA transformée en UFOL 512 (force locale) avec leurs officiers (rapatriés in extremis en catimini) preuve d'une intervention préalable de l'ALN du Maroc déjà infiltrée à Oran sans aucune trace aussi dans les archives "forces locales" (inexistantes).

CERTAINS CORRESPONDANTS NOUS DEMANDENT NOS SOURCES ET RÉFÉRENCES SUR LA DISPARITION DE CETTE UNITÉ ET NON SIGNALÉE DANS LES ARCHIVES CLASSIQUES. (JMO FAF/ORAN JUILLET 62)

Ce n'est pas la seule lacune pour cette période !

UFOL 512 ISSUE DU 6EM RTA DE TLEMCEN   Capitaine NEVEU, Lieutenant Margolis Basée dans une école et isolée des forces Française dans le quartier de la Marine à Oran.

Fatalement beaucoup d'omissions dans les archives officielles en restant dans ce cadre du "Maintien de l’Ordre" beaucoup de casuistique dans les fameux JMO (journaux de marche et d opérations) des différentes unités. Que dire du renseignement officiel par les 2em Bureaux, beaucoup de paperasse et de tris pour une utilisation "opérationnelle" beaucoup de "Blancs" et de relations orales forcement non archivées. Pour en revenir au 5 juillet certaines actions contrevenant aux ordres n'ont pas été signalées ou édulcorées comme la disparition la veille d’une unité entière du 6em RTA transformée en UFOL (force locale) avec leurs officiers (rapatriés in extremis en catimini ! Il faudrait voir aussi les archives des autres armes et notamment marine (pour le renseignement) et de la Gendarmerie dont certains éléments furent contraints de rester après l’Indépendance pour formation de la gendarmerie Algérienne

UFOL 502 ISSUE DU 21EM RI plus de relation avec son unité d'origine vraisemblablement après le 5 juillet selon témoignages par l'ALN intérieure sous l'autorité du Capitaine Bahti évolua effectivement lors de la manifestation du 5 juillet 62 à Oran. Vue sur le film d’Yves Courrière (la guerre d'Algérie) près de la place Karguentah après les premiers coups de feu (apparemment seule l’unité ex UFOL vue dans les rues d'Oran). Un seul officier le lieutenant Bechouche rapatrié sans ses hommes.

UFOL 430 COMPAGNIE ISSUE DU 30EM BCP Basée à Sanchidrian à l'ouest d'Oran prés de son unité d'origine ne put être circonvenue de grés où de force par une unité ALN comme la 512 UFOL la 430 du lieutenant Khélif qui ne suivait pas le défilé mais resta placée près de la nouvelle préfecture après le début des incidents sans intervenir en centre-ville.

 Le lieutenant Khélif militaire de carrière AC/ d’Indochine rapatrié sans ses hommes !

Mise au point.  Khélif commandait une compagnie composée de musulmans issus des Tirailleurs qui avait été classée UFL c’est à dire force locale peut avant le scrutin du 1er juillet pour compenser les défections lui a permis d'intervenir en toute légalité le 5 juillet quant aux appelés dans les cantonnements à part ceux des écoles du centre-ville beaucoup ne savaient même pas ce qui se passait au centre-ville et les JMO sont souvent incomplets

Commentaire posté le 05 août 2015

ACTION EXCEPTIONNELLE D'UNE UNITÉ MILITAIRE FRANÇAISE à ORAN le 5 juillet 1962           

Des ordres écrits qu'ils avaient dû signer leur enjoignant de ne pas bouger de leur cantonnement avait été donné aux officiers qui commandaient les 12 000 soldats, gendarmes et C.R.S. répartis dans chaque quartier de la ville d'ORAN. Le Lieutenant KHÉLIF et sa compagnie étaient stationnés dans le secteur d'ORAN ce 5 juillet 1962.

En fait sa compagnie était devenue l'unité 430 des forces locales de l'ordre Algériennes, et ce lieutenant était sous l'autorité de L'exécutif provisoire Algérien, depuis avril 1961 il avait refusé cette perspective mais de ce fait pu intervenir le 5 juillet comme la 502 UFOL dans une position ambiguë mais courageuse.

NB /Nous n'avons pas de précisions sur le devenir de tous ces membres de la Force Locale qui devaient rester à la disposition de l'exécutif Provisoire Algérien après l’indépendance ? selon certaines infos les forces locales ont été  absorbés après contrôle dans l'une ou l'autre ALN et Wilaya.

JF PAYA AC /Algérie Classe 54/2 jusqu’à la fin 64 Service Marine Nationale Base de Mers-el-Kébir.

http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2010/11/13/19596242.html

COLLECTIF ÉTUDES HISTORIQUES PN JF PAYA A/C Algérie classe 54/2 Cercle Algérianiste du Poitou

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