Par José Castano

« Je n’aime que ma patrie ; je ne crains que les dieux ; je n’espère que la vertu » (Montesquieu) –Pensées-

Giorgia MELONI, « En voilà une qui en a ! » (Aurait dit Coluche). Voyez-la lors d’un meeting, interpeller le Président français en ces termes : « Ne viens pas nous donner des leçons, Macron ! ». La vidéo est éloquente et mérite de faire école dans la sphère des apprentis orateurs. C’est du grand art !

            Lors d’un grand meeting en 2019 à Rome, Giorgia Meloni, leader de Fratelli d’Italia, parti souverainiste conservateur, s’était déjà écriée : « Je suis Giorgia Meloni. Je suis une femme, je suis une mère, je suis italienne, je suis chrétienne et ça, vous ne me l'enlèverez pas ! ». En France, cet « excès de patriotisme » aurait été qualifié de « séditieux ». Giorgia aurait été vouée aux gémonies et fait l’unanimité des censeurs… Les laquais de télévision et les scribouillards l’auraient traitée de « raciste » du moment qu’elle voulait libérer la France de l’intégrisme islamiste et de l’immigration sauvage. On aurait tendu à sa sincérité tous les pièges possibles. Au lieu de l’aider et admirer, on se serait occupé à la faire trébucher, à la déconsidérer, à l’écœurer. Hélas ! On y serait sans doute parvenu car quel cœur propre pourrait survivre aux ignominies de la « politicaille » ?

            Dans cette France désormais méconnaissable soumise à la « pensée unique » cette machine du mensonge, livrée au terrorisme, à l’islamisme, aux bandes des cités, gangrenée par les syndicats, les associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme, minée par l’insécurité, les émeutes, les grèves et le chômage, décérébrée, sans mémoire, résignée à la stagnation, au recul, à la déchéance et à la fin, que pourrait faire Giorgia ? En Italie, elle a brandi l’étendard de la reconquête face à l’invasion-immigration qui frappe tous les pays d’Europe et qui les vouent à une fin inéluctable. Elle a proposé aux siens l’ardeur, l’action, l’honneur, l’élan, le sacrifice, le travail, la patrie, la famille en se battant comme un vrai soldat, non pas parce qu’elle haïssait ceux qui étaient en face d’elle, mais parce qu’elle aimait ceux qui étaient derrière elle.  Découragés par l’incapacité de leurs élites à les maintenir à la hauteur de leur destin, les Italiens l’ont entendue et l’ont portée au pouvoir… alors qu’en France il n’est toujours question que de combinaisons, de petites alliances opportunistes et, par-dessus tout, de zèle excessif afin d’attiser la haine entre Français. Et pendant ce temps, la France crédule et soumise est en danger… La France inexorablement se meurt, sourde à cette recommandation de Georges Bernanos : « L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! ».

José Castano