09 janvier 2012

"BABA MERZOUG"

Epopée baba merzoug    

 

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          Ce canon en bronze Fabriqué par un fondeur vénitien suite à la commande du pacha Hassan, qui avait succédé à Kheireddine, avait une portée exceptionnelle pour l’époque, 4.872 mètres, et un poids impressionnant, 12 tonnes, payé probablement avec le fruit du trafic d'esclaves. Le canon ’’Baba Merzoug’’, qui en fait n'a pas grand-chose d'algérien, est une prise de guerre et un instrument de torture. Il était en revanche plus symbolique qu'utile tant il était long à servir.

          Un comité de "militaires et historiens" algérien prétend que Claude Guéant lorsqu'il était secrétaire général de l'Elysée a promis, qu'à l'occasion des 50 ans d'indépendance de l'Algérie, il serait fait restitution en juillet 2012 de "Baba Merzoug" (Père Fortuné), une énorme pièce d'artillerie enlevée lors de la prise d'Alger le 5 juillet 1830 et érigée en monument en l'Arsenal de Brest.Connue en France sous le nom de La Consulaire. 

          Ce que le comité algérois ne précise pas, c'est que l'engin doit son nom de "La Consulaire" et sa triste célébrité au fait qu'il a surtout tué des innocents en représailles des actions entreprise sur Alger par Louis XIV pour détruire ce qui ce qui restait des pirates barbaresques et obtenir la libération des milliers d'esclaves chrétiens qui croupissaient dans les prisons musulmanes en attendant de servir comme bêtes de somme dans les mines ou sur les cultures, ou pour les femmes, les fillettes et les garçonnets de devenir objets sexuels dans les harems de poussah libidineux. En 1683, le père Levacher, consul et 20 résidents français puis en 1686, le consul André Piolle et 42 résidents français sont liés face à la bouche du canon qui projette les miettes de leurs corps sur les navires de la Royale.

The french Consul sent from baba merzoug in 1683

          Le 5 juillet 1830, les troupes française prennent Alger et trouvent le canon relégué sous les voûtes de l'Amirauté ; transporté à Brest sur ordre de l'amiral Duperré, il est dressé sur un socle de granit flanqué de bas-reliefs et devient un monument commémoratif et un monument aux morts inauguré en juillet 1833 ultérieurement couronné d'un coq gaulois, monument commémoratif du patrimoine français, du patrimoine breton, du patrimoine de Brest, et doit le rester.

Baba Merzoug

          S'il y a quelques raisons de repentance à son sujet, elles n’ont certainement pas à venir de la France.

Yves Darchicourt

 

132 ANS DE L’ÉTAT CIVIL DES FRANCAIS D'ALGERIE CONFISQUÉS PAR L'ALGERIE CONTRE LE " BABA MERZOUG " 

          Nous partîmes un million… laissant armes et bagages, dans ce lointain pays qui fut le nôtre, n’en déplaise à tous les falsificateurs de l’Histoire de France en Algérie.

          Le passé ne s’effaçant pas d’un coup d’éponge, la France demanda aux Algériens, devenus « indépendants », de lui remettre les fichiers de l’Etat civil des citoyens Français nés ou décédés pendant ces 132 années.

          Dans un premier temps, l’Algérie n’y vît aucun inconvénient et remit ces précieuses archives françaises, sous forme de microfiches, que la France se chargerait de dupliquer. Nos fonctionnaires n’en étaient arrivés qu’à un tiers de cette copie, lorsque l’Algérie se ravisa. Prise d’un soudain remord (sans doute), elle exigea que la France lui renvoyât, de toute urgence, ces microfiches.

          Toujours très empressée lorsqu’il s’agit des « affaires algériennes », la France obtempéra et réexpédia, à l’Algérie, les, néanmoins, très indispensables archives des Fichiers de l’Etat civil des Français d’Algérie.

          Jusque-là et, même si le procédé reste fidèle à l’image de ses dirigeants soit ; peu élégant, il fut convenu que la France enverrait un « fonctionnaire » qui recopierait ces archives, sur place, à Alger. Ce qu’elle fit.

          Durant deux longues années, ce fonctionnaire de l’Etat français, en poste à Alger, attendit que les algériens veuillent bien mettre à sa disposition, les fichiers afin qu’il les reproduisit.

          Rien n’y fit. Il y eut, à chaque demande, à chaque requête du Français, des excuses aussi fantaisistes qu'invraisemblables, avancées par les algériens, qui ne remirent jamais les microfiches à ce fonctionnaire. Et, bien entendu, au bout de ces deux années payées à attendre le bon vouloir de l'administration algérienne, ce dernier fut rappelé en France où il y fut mieux employé.

          La France, donc, n’ayant pas pu obtenir ce qui lui appartient et à nous PN aussi, continue de réclamer, en vain, les fichiers de l’Etat civil des 132 années pendant lesquelles l’Algérie était la France. 

Mais ce n’est pas tout !!!!! 

          Nous apprenons, aujourd'hui, que les algériens qui font profit de tout demandent à la France, de payer les archives, si elle veut les récupérer. Il n'y a pas de petit bénéfice ! Cinquante ans après, nos archives d’Etat civil sont toujours confisquées dans ce pays honni et, comme elle monnaierait des tapis, l’Algérie voudrait les rétrocéder à la France, moyennant finances. Le maquignonnage a toujours cours chez les algériens.

          Pour résumer, simplement, nous dirons qu’un canon vaut bien un fromage et si, donc, le canon repart là-bas, notre Etat civil devrait revenir à la France à l'occasion du même cinquantième anniversaire de l'abandon de notre territoire.

Donnant-donnant, c'est de bonne guerre, franco-algérienne !

baba-0bd0c  La_Consulaire_-_coq_sommital

          Les promeneurs qui empruntent le pont de la Recouvrance, à Brest, peuvent distinguer en surplomb le canon planté au milieu d’un parking de la zone militaire. Les curieux, autorisés à s’en approcher, découvrent un monument un peu piteux, l’affût recouvert d’un magma de plâtre jauni. Puis une grille rouillée autour d’un socle carré en marbre. Sur les côtés, des gravures en bronze commémorent l’histoire coloniale. Sur la plus réactionnaire, on peut lire : «L’Afrique délivrée, vivifiée, éclairée par les bienfaits de la France et de la civilisation.» Déjà, gravé dans le marbre de la honte coloniale, le résumé de l’esprit de la loi de février 2005 glorifiant le fait colonial.

La_Consulaire_-_face_nord

La_Consulaire_-_face_est

  La_Consulaire_-_face_ouest 

La_Consulaire_-_face_sud

 

Point de vue d’un historien : 

          Revenons au débat sur ce canon réclamé par certains comme "constitutif de l'histoire de l'Algérie", en 1542 ce toponyme inventé par les Français vers 1840 n'existait pas pour le Maghreb central mais "dar el soltan " et la "régence d'Alger" et les "Algériens" pour les habitants de la seule ville d'Alger qui deviendront Algérois lorsque le terme précédent s'appliquera à toute la région du Maroc à la Tunisie.

          Donc histoire de la ville d'Alger certes mais de l'Alger Ottoman c'est à dire dominé par les Turcs ce canon leur appartenait, prise de guerre, fondu avec des pièces Espagnoles et Françaises à Alger à Venise, mais crée par des Vénitiens, il a été payé par les rançons des divers captifs Européens dont un millier de soldats de Charles Quint. Il s'agit donc avant tout de l'histoire de cette colonie côtière Turque qui verse tribut à la "sublime porte" et si cet engin à servi d'instrument d'exécution les habitants à l'époque de la future Algérie n'en sont pas responsables Juifs, Kabyles où Arabes.

          Personnellement si j'étais "citoyen Algérien" je réclamerait plutôt les armes et les affaires de l'Emir Abdelkader qui sont déposées au musée des Invalides à Paris je me sentirait plus en symbiose avec mon histoire, (fusils, sabres, gandoura et mini Coran)
Ceci dit personnellement je serai assez d'accord avec les "petits écho d’Oranie". Mais j'ajouterai une plaque commémorative pour les "Disparus" du 5 Juillet 62 sans sépulture d'Oran, la guerre étant terminée.

           Il suffit d’aller avec "Baba Merzoug" sur Google pour voir que certains Français d'Algérie réclament le retour de leur Etat Civil séquestré en Algérie au moins en copies (et ils ont raison). Le gouvernement gaulliste de l'époque n'a même pas fait rapatrier le 2em Registre en double dans les mairies où tribunaux d'instances (un dédain de plus). C'était pourtant facile à obtenir suite à l'octroi de l'indépendance et à une certaine réciprocité avec l'état civil des Algériens en France! Des amis juristes Algériens sont encore tout éberlués par cette "bévue" (en restant polis).

          Ensuite d’autres demandent la Pose d'une simple plaque commémorative "Aux Disparus du 5 Juillet 62 à Oran" dans l'enceinte du cimetière Militaire du petit lac, pas de provocation sans qualifications ni parlant de massacres. Quant au fameux canon à mon avis ce n'est pas spécifiquement l'affaire des "Pieds Noirs" mais des citoyens Français voir Européens dont les aïeux ont payé les rançons aux Turcs d'Alger. Aussi j'en reviens aux armes à la gandoura et au mini Coran de l'Emir Abdelkader qui étaient exposés aux Invalides plus faciles à transporter que le canon de 7 tonnes et d'une valeur bien plus symbolique pour l'histoire de l'Algérie à mon avis et redevable d'un geste de réciprocité apaisant.
voir amical, Khouani.

Abdelkader et son attirail

Portrait, armes, djellaba, livres et affaires de l'Emir Abdelkader prélevés lors de la prise de la smalah en 1843 à la bataille de Taguin par le Duc d'Aumale fils de Louis-Philippe.

          Photos du musée des Armée Paris Les Invalides Salle Algérie qui je pense n'existe plus depuis la création de l'espace "historial De Gaulle" en 2008.

          Lors de la prise de la Smala, parmi les trophées et pour sa collection particulière, le Duc d'Aumale ramena de nombreux objets personnels ainsi que quarante-deux manuscrits arabes richement calligraphiés appartenant à l'Emir Abdelkader (citation d'une chronique). 

        Dans le livre édité en 1840 "De l'Algérie" relatant la prise d'Alger, par le père Dorigez aumônier de l'armée d'Afrique il est écrit que  "Ce canon proviendrait de la prise de guerre de Charles Quint lors de la victoire sur François 1er à Pavie en 1525. Charles Quint qui était allé bombarder Alger quelques années plus tard en 1541 avait dû fuir devant une épouvantable tempête, et abandonner toute son artillerie. Près de trois siècles après, la victoire devait restituer cette pièce à l'armée française".(fin citation)

          Cependant il est plus vraisemblable que vu son poids ce canon ait été fondu par les maitres d'oeuvre Vénitiens à la solde du Dey d'Alger à l'aide des nombreuses pièces d'artillerie Espagnoles et Françaises récupérées après la débâcle de Charles Quint en 1541.

          Selon certains avis, à voir les inscriptions gravées sur ce canon, celui-ci fondu pour des musulmans devrait avoir des inscriptions en langue arabe mais pas obligatoire pour d'autres, comme sur certaines pièces déposées dans la cour des Invalides à Paris. En effet, dans les galeries extérieures de l'Hôtel des Invalides, on peut observer plusieurs canons en bronze de François 1er récupérés à Alger en 1830 et d 'autres genre "mortiers" avec des inscriptions en Arabe . 

JF PAYA Date de publication le 10/01/12 - 15:55

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Posté par popodoran à 21:56 - - Commentaires [4] - Permalien [#]