19 août 2017

20 AOUT 1955 - EL-HALIA - LE JOUR DES LONGS COUTEAUX

20 août 2017, 62 ans sont passés.

            C'est vrai que certaines personnes réagissent à juste titre au drame de Barcelone et d'ailleurs mais ne témoignent jamais du plus petit sentiment de compassion lorsqu'on évoque El-Halia, Oran ou Alger.

            Il y a les bonnes et les mauvaises victimes. Il y a surtout le fait de ne pas se sentir concernés ou d'estimer que les PN le méritaient... Pour notre part, nous réagirons à toutes les tueries. Nous ne faisons pas de distinguo.

            L'humanité des êtres n'est pas à plusieurs vitesses. Et ceux qui n'ont pas compris que le terrorisme en Algérie préfigurait ce qui se passe aujourd'hui en seront pour leurs frais chaque jour davantage...

Hommage aux victimes d'El Halia, de Fil Fila et de Philippeville reste à espérer que ce premier massacre de la Guerre d'Algérie, qui fit tant de victimes innocentes, servent de leçon et ne tombe dans l'oubli...

la mine d'el halia

0_plan_el_hallia_michelin

Le 20 août 1955 à El-Halia, la révolution devient guerre.

            ZIGHOUT YOUSSEF, commandant rebelle de la wilaya 2, celle du Nord Constantinois, entre, le 20 août 1955, dans la mythologie du F.L.N. par un coup d'éclat sans précédent dans la rébellion: l'insurrection généralisée de toute une région placée sous ses ordres.

            Un triangle que les routes de Constantine à Philippeville et de Constantine à El-Milia dessinent avec la mer. Au-delà, c'est encore la wilaya 2 mais, dans ce triangle, Zighout décide de porter son action.

            Là vivent 100 000 personnes environ dont une minorité européenne. La consigne est stricte : tuer tous les Français. Pour la première fois depuis 1954, on ne fait plus de différence entre ce qui porte un képi et la petite population rurale pied-noir. Dans la liste des villages condamnés à mort (trente-neuf exactement), deux vont illustrer d'emblée, par le poids du sang, des atrocités, et par l'innocence des victimes, les massacres du 20 août, sinistre remake, dix ans après, de la tragédie de Sétif : Aïn-Abid et El-Halia.

            Pour l'heure, que cherche Zighout Youssef ? Pourquoi le 20 août ? Comment déclencher une insurrection généralisée avec seulement quelques centaines de rebelles et de fusils ?

            Zighout Youssef est un forgeron de Condé-Smendou. Un manipulateur du feu. Pour les Arabes, en Algérie, le forgeron est, par tradition, l'homme étrange. Lié à des puissances occultes, il vit généralement à l'écart du village, dans une aura aussi fascinante qu'inquiétante. Zighout gravit les échelons classiques de tout cadre rebelle : le P.P.A. (il est conseiller municipal de Condé-Smendou sous cette bannière), l'O.S., la prison à Bône, l'évasion, puis la clandestinité avant l'heure, dès 1951. Malingre, apparemment chétif, il se révèle, bizarrement, un remarquable organisateur de massacres dans la wilaya 2. Pour cela, il met au point une technique qui va se révéler infaillible : rameuter des foules de civils, qu'on a au préalable gavés de slogans et de fausses nouvelles, les armer de tout ce qui se présente, pioches, pelles, serpes, escopettes et gourdins, et, au jour J, les lancer contre des objectifs précis. Foules encadrées discrètement et téléguidées par des hommes du F.L.N. en armes et en uniforme, qui observeront les meurtres et se retireront en tirant des coups de feu au moment où l'armée intervient, laissant ainsi les masses musulmanes livrées à la répression,et comptant les points. On devine le profit que le F.L.N. va tirer de cette répression. Finalement, elle va plus loin que la tuerie des Européens et la supplante dans l'horreur. Cette tactique, Zighout la met au point à partir de mai.

            Coupant les poteaux télégraphiques et barrant les routes qui mènent au petit centre d'El-Milia, il isole le village pendant quelques heures, pour noter la rapidité de la réaction du commandement français. Puis il se retire avec ses hommes, sans attaquer El-Milia. Cette manœuvre, il la répète, en la « peaufinant », quelque temps après, contre le P.C. du colonel Ducournau, à El-Arrouch. Cette fois, il pousse en avant la population civile et se retire avec son commando quand les paras interviennent. Ducournau comprend à temps, interdit à ses paras de tirer sur cette foule en furie et déjoue de justesse les plans de Zighout. Mais ce dernier, hanté par l'idée d'attaquer en force un centre européen, décide enfin de porter son grand coup le 20 août.

« Oradour » algériens

           Le 20 août 1955, c'est l'anniversaire de la déposition du sultan du Maroc, Mohammed ben Youssef. Un thème de propagande qui doit faire fortune. A cela, on ajoute une série de fausses nouvelles : les Égyptiens vont débarquer sur le rivage algérien, près de la presqu'île de Collo, pour prêter main-forte aux rebelles et sauver les populations de la répression. Cette répression, qui pèse de plus en plus sur les musulmans.

            Au point que, début août, Ferhat Abbas est à Paris pour tenter d'obtenir du gouvernement français que l'état d'urgence ne soit pas appliqué à tout le territoire. Quand on connaît la crédulité des foules, et de celles du Maghreb en particulier, on comprend que, faisant flèche de tout bois, Zighout soit parvenu à mobiliser son monde pour le 20 août. Jusqu'à laisser croire aux fellahs (paysans) que, dans les camions qui pouvaient les transporter, Allah les changerait en moutons au moment de passer devant les militaires...

Le 20 août à midi. Pourquoi midi ?

Parce que c'est l'heure brûlante, où le soleil donne tous les vertiges. C'est elle aussi qui va permettre, dans les coins perdus, de trouver les Européens chez eux. A table, ou faisant la sieste. Il faut profiter de la surprise.

            Sur le carnet de route de Zighout, les noms des villes et des villages où le sang va couler : Philippeville, Djidjelli, Collo, El-Milia, Le Kroub, Guelma, Bône, Jemmapes, El-Arrouch, Oued-Zenati, Saint-Charles, Robertville, Aïn-Abid, El-Halia, Catinat, Kellermann, Gallieni, Condé-Smendou, Aïn-Kercha, la liste n'en finit plus...

Revenons à Aïn-Abid et à El-Halia.

Ils restent dans les mémoires comme les "Oradour" de la guerre d'Algérie. La formule n'est pas outrée. Elle recouvre des scènes dont l'horreur       laisse pantelant et dont les photos ne sont décemment pas publiables. Qu'il suffise de savoir qu'à Aïn-Abid, une petite fille de cinq jours, Bernadette Mello, fut tronçonnée sur le rebord de la baignoire, devant sa mère, dont on ouvrit ensuite le ventre pour replacer la nouveau-née, que sous le même toit, Faustin Mello, le père, est assassiné dans son lit amputé à la hache, des bras et des jambes, que la tuerie n'épargne ni Marie-José Mello, une fillette de onze ans, ni la grand-mère de soixante-seize ans. Qu'à El-Halia, sur 130 Européens; 32 sont abattus à coups de hache, de serpe, de gourdin, de couteau, les femmes violées, les tout petits enfants fracassés contre les murs.

             Pas de pitié, pas de quartier », avait dit Zighout Youssef. La confiance piégée.

             Ces exemples ne sont pas cités par complaisance morbide. Ils peuvent aider, non pas à justifier, mais à comprendre la réaction de ces Européens du Nord Constantinois dont le frère, ou le fils, ou la femme eurent à subir pareil sort, et d'éviter de tirer des massacres du 20 août, une leçon unilatérale et la morale d'une histoire dont la répression seule ferait les frais.

            À El-Halia et à Aïn-Abid, la stupéfaction se mêle à l'horreur. Ceux qui levaient brusquement le couteau sur les Européens étaient des familiers, des villageois musulmans paisibles. Au point qu'à Aïn-Abid le maire avait refusé toute protection militaire, craignant que des uniformes ne vinssent troubler la paix des rapports entre les deux communautés.

            El-Halia est attaqué entre 11 h 30 et midi. C'est un petit village proche de Philippeville, sur le flanc du djebel El-Halia, à trois kilomètres environ de la mer. Là vivent 130 Européens et 2000 musulmans. Les hommes travaillent à la mine de pyrite, les musulmans sont payés au même taux que les Européens, ils jouissent des mêmes avantages sociaux. Ils poussent la bonne intelligence jusqu'à assurer leurs camarades Degand, Palou, Gonzalez et Hundsbilcher qu'ils n'ont rien à craindre, que si des rebelles attaquaient El-Halia, « on se défendrait » au coude à coude.

            A 11 h 30, le village est attaqué, à ses deux extrémités par quatre bandes d'émeutiers, parfaitement encadrés, et qui opèrent avec un synchronisme remarquable. Ce sont, en majorité, des ouvriers ou d'anciens ouvriers de la mine et, la veille encore, certains sympathisaient avec leurs camarades européens...

             Devant cette foule hurlante, qui brandit des armes de fortune, selon le témoignage de certains « rescapés », les Français ont le sentiment qu'ils ne pourront échapper au carnage. Ceux qui les attaquent connaissent chaque maison, chaque famille, depuis des années et, sous chaque toit, le nombre d'habitants. A cette heure-là, ils le savent, les femmes sont chez elles à préparer le repas, les enfants dans leur chambre, car, dehors, c'est la fournaise et les hommes vont rentrer de leur travail. Les Européens qui traînent dans le village sont massacrés au passage.

            Un premier camion rentrant de la carrière tombe dans une embuscade et son chauffeur est égorgé. Dans un second camion, qui apporte le courrier, trois ouvriers sont arrachés à leur siège et subissent le même sort. Les Français dont les maisons se trouvent aux deux extrémités du village, surpris par les émeutiers, sont pratiquement tous exterminés. Au centre d'El-Halia, une dizaine d'Européens se retranchent, avec des armes, dans une seule maison et résistent à la horde. En tout, six familles sur cinquante survivront au massacre.

            Dans le village, quand la foule déferlera, excitée par les « you-you » hystériques des femmes et les cris des meneurs appelant à la djihad, la guerre sainte, certains ouvriers musulmans qui ne participaient pas au carnage regarderont d'abord sans mot dire et sans faire un geste. Puis les cris, l'odeur du sang, de la poudre, les plaintes, les appels des insurgés finiront par les pousser au crime à leur tour. Alors, la tuerie se généralise. On fait sauter les portes avec des pains de cheddite volés à la mine. Les rebelles pénètrent dans chaque maison, cherchent leur « gibier » parmi leurs anciens camarades de travail, dévalisent et saccagent, traînent les Français au milieu de la rue et les massacrent dans une ambiance d'épouvantable et sanglante kermesse.

            Des familles entières sont exterminées : les Atzei, les Brandy, les Hundsbilcher, les Rodriguez. Outre les 30 morts, il y aura 13 laissés pour morts et deux hommes, Armand Puscédu et Claude Serra, un adolescent de dix-neuf ans, qu’on ne retrouvera jamais. Quand-les premiers secours arrivent, El-Halia est une immense flaque de sang.

            Aïn-Abid, dans le département de Constantine, est attaqué à la même heure. Un seul groupe d'émeutiers s'infiltre par différents points du petit village, prenant d'assaut, simultanément, la gendarmerie, la poste, les coopératives de blé, l'immeuble des travaux publics et les maisons des Européens.

            Comme à El-Halia, jusqu'à 16 heures, c'est la tuerie, le pillage, la dévastation. Les centres sont isolés les uns des autres, les Français livrés aux couteaux. A Aïn-Abid, les civils sont mieux armés et ils se défendent avec un acharnement qui finit par tenir les rebelles en respect jusqu'à l'arrivée des renforts militaires, vers 16 heures. C'est à cette heure-là qu'on découvrira le massacre de la famille Mello. Ce nuage de sang dissipé, viendra l'heure des informations plus claires et des bilans. On se rendra compte que, dans cette journée du 20 août, la chasse à l'homme commença d'abord, sur les ordres de Zighout, par la chasse aux Européens.

            En tout, de Constantine à Philippeville, à Jemmapes, à Catinat, à Hammam-Meskoutine et dans toutes les localités du Nord Constantinois, 171 Français ont été massacrés.

            Dans la répression qui suivra, celle de l'armée et celle des civils, 1 273 musulmans seront exécutés. Un chiffre qui n'émut le F.L.N. que pour les besoins de sa propagande, car, en fait, c'est ce que cherchait Zighout Youssef pour relancer la révolution.

            À partir du 20 août 1955 cette révolution deviendra véritablement une guerre, Dès lors, le ver est dans le fruit, la peur dans chaque homme, quelle que soit sa communauté, et la méfiance s'installe. La sauvagerie avec laquelle ont été tués les Français d'Aïn-Abid et d'El-Halia impressionnera tellement les musulmans que les slogans sur la répression française porteront moins que ceux de mai 1945, après Sétif. Puis, parmi les victimes du F.L.N., il y eut des musulmans modérés, notamment le neveu de Ferhat Abbas, Allouah Abbas, tué dans sa pharmacie de la rue Clemenceau, à Constantine, et Hadj Saïd Chérif, un avocat blessé de plusieurs balles tirées par une jeune stagiaire du barreau de Constantine. On retrouva, sur le cadavre d'un homme de main des rebelles, une liste d'élus musulmans à abattre, dont Ferhat Abbas. Zighout Youssef ignorait probablement encore que Ferhat avait franchi le Rubicon et qu'Abane Ramdane l'y avait énergiquement poussé.

            D'une façon générale, la réaction de l'armée est vive, brutale. Partout, les attaques sont stoppées sous le feu des armes automatiques. Les paras sont engagés dans d'immenses opérations de ratissage et, dans le même temps, l'autorité militaire semble débordée par les groupes de civils européens qui battent le bled à la recherche des tueurs F.L.N. En effet, et c'est là une des conséquences les plus graves des massacres d'août 1955, la répression frappe dès lors tous les musulmans, jusque dans les douars les plus innocents, d'où de paisibles fellahs s'enfuiront pour échapper aux mitraillettes des commandos civils. Si l'armée attaque méthodiquement les P.C. du F.L.N. dissimulés dans les mechtas autour des centres européens désignés par Zighout Youssef, en revanche, les civils, emportés par le désespoir, la peur, et la haine aussi, ne font pas quartier.

            Au slogan F.L.N. : « Tuez tous les Français civils », répond le slogan pied-noir : « Abattez-tous les Arabes. » « L’escalade du sang » commence. Elle va durer huit ans. Mais, d'abord, saper tragiquement le programme de réformes que Jacques Soustelle s'est efforcé de préparer, en homme de bonne volonté, dans l'espoir de sauver l'Algérie.

            Quand les premières dépêches parviennent au palais d'Eté, dans l'après-midi du 20 août, Soustelle prend immédiatement l'avion pour le Nord constantinois. Il débarque à Constantine, qui n'est plus qu'une ville en état de siège, sillonnée par des patrouilles militaires, jonchée de débris de meubles, de chaussures abandonnées dans des flaques de sang, de vitres brisées. Les façades sont mortes, les places désertes. La peur est partout. Militaires et civils le tiennent au courant des détails de ce samedi sanglant. Lourd bilan. Soustelle décide de se rendre sur place, comme il le fera toujours. Le dimanche matin, il parcourt Aïn-Abid et El-Halia, où les cadavres des victimes européennes sont alignés, sous le soleil, dans un silence sinistre, troublé parfois par des cris de douleur, de rage, des appels à la vengeance. Soustelle voit tout, écoute tout, boit cette coupe jusqu'à la nausée. Un autre Soustelle quittera les villages martyrs. Cet homme-là a compris que, désormais, il lui faudra se battre sur deux fronts. Contre le F.L.N., pour protéger les musulmans encore acquis à des réformes, et contre les meneurs pieds-noirs, qui exploitent le 20 août à des fins politiques personnelles. Ceux­ là aussi sont dangereux. Soustelle, à Philippeville, où se déroulaient les obsèques des victimes, a entendu des cris hostiles. Le maire de la ville, Dominique Benquet-Crevaux, appelle ses administrés à la ratonnade et piétine les couronnes déposées par le gouverneur général au monument aux morts.

            Jacques Soustelle rentre à Alger bouleversé. Il donne des ordres pour que la justice soit appliquée rigoureusement aux tueurs musulmans, mais aussi pour que l'armée désarme les Européens les plus déchaînés. En réalité, on désarme peu d'Européens, et presque tous les prisonniers musulmans du 20 août sont passés par les armes. Désormais, l'insécurité va s'installer et plus jamais Jacques Soustelle n'acceptera, comme il l'avait fait quelques mois auparavant, de rencontrer des envoyés de l'adversaire pour un dialogue entre hommes de bonne volonté.

            Le jugement des rebelles arrêtés à la suite du massacre terminait le premier grand procès du drame algérien. Soustelle, aussi bien que les chefs militaires et la population civile Européenne, devait être à jamais marqué par ce drame.

            En ce mois d'août finissant, commence le temps des assassins.

Marie ELBE (Historia Magazine : la guerre d'Algérie, N° 206 – 1971)

Le 20 août 1955 " une date terrible, une date inoubliable " dira Yves Courrière dans son " Histoire de la guerre d'Algérie " (ed. Taillandier). Ce jour-là, Zighout Youssef, le chef de la wilaya 2 lance la population civile de certains douars du Nord-Constantinois contre les Européens. A El-Halia, petit centre minier près de Philippeville, trente-deux personnes sont assassinées dans des conditions barbares"

Marie-Jeanne Pusceddu témoigne.

Le 20 août 1955, j'étais à El-Halia

Je m'appelle Marie-jeanne Pusceddu, je suis Pieds-Noirs, née à Philippeville en 1938 de parents français, d'origine italienne.

Mes parents étaient des ouvriers; toute ma famille, frères, oncles, cousins, travaillait à la mine d"El-Halia, près de Philippeville. Ce petit village d'El-Halia n'était qu'un village de mineurs, d'artisans qui travaillaient dur dans la mine de fer. Il y avait également des ouvriers arabes avec qui nous partagions, au moment de nos fêtes respectives, nos pâtisseries et notre amitié. Ils avaient leurs coutumes, différentes des nôtres, nous nous respections. Nous étions heureux.

Les " événements d'Algérie " ont commencé en 1954. Mais pour nous, la vie était la même, nous ne nous méfions pas de nos amis arabes.

Je me suis mariée le 13 août 1955, nous avons fait une belle fête et tous nos amis étaient là, notamment C..., le chauffeur de taxi arabe que nous connaissions bien... Avec mon mari, nous sommes partis en voyage de noces.

Le 19 août 1955, avec mon mari André Brandy (ingénieur des mines employé au Bureau de la recherche minière d'Algérie), nous avons pris le taxi de C...pour rentrer à El-Halia. Pendant le trajet, C... nous dit: " Demain, il y aura une grande fête avec beaucoup de viande ". Je lui répondis : " Quelle fête ? Il n'y a pas de fête ". Je pensais qu'il plaisantait...

Le lendemain, 20 août, tous les hommes étaient au travail à la mine sauf mon mari. Il était juste midi, nous étions à table, quand soudain, des cris stridents, les youyous des mauresques et des coups de feu nous ont surpris. Au même moment, ma belle-sœur Rose, sa petite dernière Bernadette (trois mois) dans les bras arrive, affolée, suivie de ses enfants, Geneviève 8 ans, Jean-Paul 5 ans, Nicole 14 ans, Anne-Marie 4 ans. Son aîné de 17 ans, était à la mine avec son père. Avec ma mère, mon frère 8 ans, Suzanne ma sœur de 10 ans, Olga mon autre sœur de 14 ans et mon mari, nous avons compris qu'il se passait quelque chose de grave. Les cris étaient épouvantables. Ils criaient : " Nous voulons les hommes ". Je dis à mon mari : " Vite, va te cacher dans la buanderie! ".

Nous nous sommes enfermés dans la maison, mais les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coup de hache. À notre grande stupeur, c'était C..., le chauffeur de taxi, " l'ami " qui avait assisté à mon mariage. Je le revois encore comme si c'était hier. Il nous a poursuivis de la chambre à la salle à manger, dans la cuisine, nous étions pris au piège. C..., avec son fusil de chasse, nous menaçait. Il a immédiatement tiré sur ma pauvre mère, en pleine poitrine, elle essayait de protéger mon petit frère Roland. Elle est morte sur le coup avec Roland dans ses bras, lui aussi gravement atteint. Ma belle-sœur Rose a été tuée dans le dos. Elle gardait son bébé contre le mur, ma jeune sœur 0lga s'est jetée, dans une crise d'hystérie, sur le fusil, il a tiré à bout portant, la blessant salement. Il nous narguait avec son fusil.

Bravement et affolée, je lui dis: " Vas-y! Tire! Il ne reste plus que moi ". Il a tiré, j'ai reçu la balle à hauteur de la hanche, je n'ai même pas réalisé et il est parti. J'ai pris les enfants, les ai cachés sous le lit avec moi, mais je souffrais trop et je voulais savoir si mon mari était toujours vivant. je suis allée dans la buanderie et me suis cachée avec lui derrière la volière. Les fellaghas, les fils de C..., sont revenus. Ils se dirigeaient vers nous en entendant un bruit, mais l'un d'eux a dit en arabe: " C'est rien, c'est les oiseaux ". Et nous sommes restés, apeurés, désemparés, sans bouger Jusqu'à cinq heures de l'après-midi. Les cris, les youyous stridents, la fumée, le feu, quel cauchemar!...

Un avion de tourisme est passé au-dessus du village et a donné t'alerte. L'armée est arrivée à dix-sept heures. Et là, nous sommes rentrés dans la maison pour constater l'horreur. Mon petit frère Roland respirait encore; il est resté cinq jours dans le coma et nous l'avons sauvé. Malheureusement ma sœur Olga a été violée et assassinée, ma sœur Suzanne, blessée à la tête, elle en porte encore la marque. Puis l'armée nous a regroupés. Ma famille Azeï, tous massacrés au couteau, la sœur de ma mère, son mari, ses deux filles dont l'une était paralysée, l'une des filles qui était en vacances avec son bébé a été, elle aussi, assassinée à coups de couteau (c'est la fiancée de son frère, qui s'était cachée, qui a tout vu et nous l'a raconté). Le bébé avait été éclaté contre le mur. Puis, mon cousin a été tué à coups de fourchette au restaurant de la mine, le frère de ma mère, Pierrot Scarfoto a été, lui aussi massacré, en voulant sauver ses enfants, à coups de couteau, les parties enfoncées dans la bouche, ainsi que mon neveu Roger, âgé de 17 ans. Mon père, sourd de naissance, blessé à coups de couteau, s'était réfugié dans une galerie abandonnée. Il n'a pas entendu l'armée, on ne la retrouvé que quinze jours plus tard, mort à la suite de ses blessures. Il a dû souffrir le martyre. Mon jeune frère julien a été également massacré.
Treize membres de ma famille ont ainsi été martyrisés, massacrés par le F.L.N.

Je suis restée à l'hôpital près de trois mois, j'avais fait une hémorragie interne avec infection, car les balles fabriquées étaient bourrées de poils, de bris de lames de rasoir.

Nous avions échappé à la mort, mais pas à la souffrance. Mon mari fut muté à Bougie, mais le chantier ayant subi une attaque, il a dû fermer; puis à Ampère, près de Sétif, et finalement au Sahara. Mais les femmes n'étaient pas admises. J'ai été recueillie avec mes deux frères à Lacaune-les-Bains, chez les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, j'y étais déjà venue plus jeune.

Le fellagha meurtrier de ma famille a été arrêté, j'ai dû venir témoigner pendant trois ans en Algérie, car j'étais le seul témoin. Mon témoignage fut mis en doute, du moins la façon dont les miens ont été massacrés. Ils ont déterré ma mère pour voir si je disais la vérité, je n'en pouvais plus. On a retiré plusieurs balles et la seule chose de positive dans tout ce cauchemar, c'est le collier qu'elle portait et que l'on m'a remis; collier dont je ne me séparerai jamais.

Marie-Jeanne PUSCCEDU L'algérianiste n°94, p 36, de juin 2001

LES VICTIMES DU MASSACRE DE LA MINE D'EL-HALIA DU 20 AÔUT 1955    ( paru dans l'algérianiste n°95)

Les tués:

ATZEI Emmanuel, 56 ans

ATZEI Conchita

ATZEI Marie-Louise, 28 ans

ATZEI Sylvain, 19 ans

BRANDY Paul, 41 ans

BRANDY Rose, 34 ans

BRANDY Roger, 17 ans

CREPIN Roger, 34 ans

Vve CREPIN Noémie

Vve CLERIN Ernestine, 47 ans

DE FRINO Henri, 26 ans

DEGAND Clorind, 62 ans

GAUDISIO Louis, 50 ans

HUNDSBICHLER Yves, 3 ans

HUNDSBICHLER Julien, 38 ans

HUNDSBICHLER Henri, 2 ans

HUNDSBICHLER  Marie, 9 mois

MENANT Julien, 56 ans

MENANT Marcelle, 47 ans

NAPOLEONE Yvonne, née ATZEI, 20 ans

NAPOLEONE Daniel, enfant

PAIOU Armand, 58 ans

PUSCEDDU Anna

PUSCEDDU Olga, 14 ans

PUSCEDDU Julien, 20 ans

RODRIGUEZ Marie

RODRIGUEZ François, 7 ans

RODRIQUEZ Jacqueline, 4 ans

RODRIGUEZ Henri 5 ans

RUSSO Lucrèce, 49 ans

SCARFORTO Pierre, 48 ans

VARO Martial, 26 ans

ZABATTA Josiane, 12 ans

Les blessés:

Mme d'Agro, 55 ans

CLERIN Aline, 22 ans

CLERIN Jean-Pierre, 15 ans

MONCHARTRE Monique

BRANDY Geneviève, 8 ans

BRANDY Marie-Jeanne, 17 ans

PUSCEDDU Jeanne, 10 ans

PUSCEDDU Roland, 8 ans

LOPEZ Antoinette

CAPITANO Henzo, 19 ans

BERTINI Albert, 14 ans

LARIVIERE Alfred, 31 ans

GAUDISIO Marie

REQUARD Claire

Les disparus:

PUSCEDDU Armand, 57 ans

SERRA Claude, 19 ans

Autre article : Le 20 aout 1955 - 20 aout 2005 "Témoignage pour un massacre" Dans la ville de Philippeville en Algérie par le docteur Baldino

 

El-Halia 20 aout 1955

 

20_Ao_t_1955_EL_HALIA_5

20_Ao_t_1955_EL_HALIA_8

helhelia01

El-Halia 20 aout 1955

philippeville-enterrement

            A Philippeville, lors des obsèques, c'est l'incident qui résume toute la situation. Soustelle, qui s'est repris, à El.Halia il était retourné, au bord de la nausée, transporté de rage aussi, a déposé avant de quitter la ville une gerbe devant les dépouilles des victimes, puis il a regagné Alger. Dupuch le représente au cimetière. Sur trois rangées les cercueils sont recouverts de fleurs entourés de toute la population. Les scènes qui se déroulent sont atroces. Une mère, Mme Rodriguez, folle de douleur, hurle le nom de ses quatre enfants massacrés. Plus loin, une jeune femme, le visage livide, hiératique, se tient près d'un cercueil. Des larmes silencieuses roulent sur ses joues creusées. Son mari, l'un des douze militaires tués le 20 août, va dans quelques instants reposer pour toujours dans le cimetière de Philippeville.

philippeville-enterrement1

            Puis, soudain, à la douleur la plus digne, succède la haine la plus violente, la plus exacerbée. Tous ces hommes en chemise, les mâchoires bloquées, les yeux brûlants, se libèrent. Laissent crier leur ressentiment. La colère se déchaîne contre les autorités. Contre Dupuch, qui est accusé d'avoir mal assuré la protection des Français, d'avoir toujours refusé des armes. Contre Soustelle aussi. Les gerbes sont piétinées. Un Français de Philippeville s'y emploie avec acharnement. Le maire, Benquet-Crevaux, arrache les inscriptions des couronnes officielles : le gouverneur général. Les rubans tricolores ou violets sont lacérés.

echo_alger_21aout55-9b796

 

"Paris-Match" N° 336 de Septembre 1955

 PARIS MATCH N°336

Vue aérienne de l'incendie des phosphates de Kourigba

Documents

1

 

2

 

3

 

4

 

5

6

7

8

9

10

12

13

14

 

15

16

El-Halia 20 aout 1955

Entretien avec Roger Vétillard au sujet de son livre " 20 Aout 1955 dans le nord constantinois."

20 Août 1955 autre lieu : Oued Zem au Maroc

Retour "Tous les articles"

Posté par popodoran à 08:45 - - Commentaires [85] - Permalien [#]


28 août 2017

MAX PASTOR

 Par Michel Delenclos

           PASTOR Max  né à Oran (Algérie française), décédé à la Cres (Hérault)  (12/09/1928-23/08/2017) ses obsèques auront lieu à l’Église Saint-Martin de la Cres - 10 rue des pointes 34920 le 29/08/2017 à 10 heures

            En 1948, avec la participation d’une vingtaine de jeunes participants, il décide de la création du Cercle privé de Judo Jiu Jitsu, dans un sous-sol de son immeuble à Oran. En 1955, avec ses frères Charles qui dirigera le Judokwaï d’Oujda, et Georges qui lui dirige le Judokwaï de Saint-Cloud, près d’Oran, Max remporte les championnats d’Algérie par équipe. Professeur de Judo à Oran, il obtiendra le titre de champion de France par équipe, en 1959.

            Membre de l'OAS-Oran-Zone III, aux côtés de Jean Pérez qui avait pour nom de guerre, Jean Bart.

            En 2004, il est membre actif de l'ADEP (Association nationale des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française).

            Le 24.04.2005 au Cannet, il est présent à l'Ag de l'Adep.

PastorJudo

Pastor Max toujours souriant.

PASTORExpert

Max Pastor : 7ème Dan : 2ème à partir de la droite.

            Le 19/03/2016, il est promu ceinture noire 7ème dan de judo. Membre de ALLO «Anciens du lycée Lamoricière d’Oran» dont le siège social est à Montpellier.

RIP.

Poème de Max Pastor et de son épouse, Huguette Maillot  (10 rue des Pointes. 34920 La Cres. Tél: 04 67 70 39 02)- Huguette Maillot-Pastor.

DELENCLOS Michel : auteur de «19 mars 1962 ? Waterloo !», Ed. L’Harmattan. Prix d’histoire. Référencé à l’Académie des Sciences d’Outre-mer.  Chercheur en histoire. Biographie. 

Retour "IN MEMORIAM"

Posté par popodoran à 00:30 - Commentaires [4] - Permalien [#]

30 août 2017

TERREUR ISLAMISTE

Par José Castano

Terreur islamique -José Castano

Note de lecture…

«Terreur Islamiste »

(José CASTANO)

            De nos jours, le monde arabe sous l’emprise des faux prophètes que sont les religieux, est obsédé par le souvenir des grandeurs, le tumulte des épopées oubliées, les magnificences des siècles révolus…

            À leurs fidèles, contemplatifs, crédules et soumis, ils annoncent l’arrivée du Mahdi, c’est-à-dire, de l’Envoyé, celui qui plierait les infidèles sous la loi du cimeterre, comme aux siècles de gloire… Ils font de cette effrayante prédiction leur principal thème de combat dénombrant au passage les fourmilières humaines d’Arabie, du Maghreb, d’Afrique et d’Asie. Ils expliquent que rien ne pourra plus résister à l’avalanche, que c’est le nombre –c’est-à-dire eux- qui fera désormais la loi, que l’histoire est en marche, que nul ne saura plus jamais l’arrêter, que les signes qui annoncent la victoire sont évidents et que la fin de l’Occident est déjà écrite quelque part sur les livres de l’Eternel. Le monde arabe est ainsi devenu une gigantesque bouilloire où surgissent de toutes parts les faux prophètes comme des silhouettes d’apocalypse. Ils ne poussent pas, ils ne poussent plus leurs « fidèles » à la bataille… ils les convient à la curée.

            Et voilà les « fous de Dieu » qui partent à l’assaut du monde libre avec au bout du voyage, la mort qu’ils recherchent, car il est écrit que « quiconque meurt au cours du djihad entrera au Paradis et deviendra un martyr » et que « les délices du Paradis consistent principalement dans les voluptés sensuelles ».

            Partout montent les clameurs de ces peuples qui rêvent de revivre, enfin, la prodigieuse épopée scandée par le choc des cimeterres et dont les fastes illuminent encore la nuit des temps… Partout ces cris qui menacent l’Occident, l’invectivent et le vouent à la mort. La vieille prédiction de Kipling devient une réalité redoutable : « Voici que montent les multitudes à l’assaut de la passe de Khyber »… Et c’est ainsi que le djihad s’impose naturellement à ces hommes comme une religion furieuse et dogmatique avec son appel aux sacrifices monstrueux, ses flots de sang, ses haines ininterrompues, avec aussi ses résignations, ses rêves et ses aspirations qui soulèvent les âmes.

«Terreur Islamiste » (214 pages) 

Adresser commande à :José CASTANO – 37, Boulevard Sarrail – 34250 PALAVAS LES FLOTS.

Prix : 19 euros, franco de port.

Règlement à la commande.

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

Posté par popodoran à 22:05 - Commentaires [16] - Permalien [#]

05 septembre 2017

LA BATAILLE DE BAZEILLES

Par José Castano

" L’arme de tous les héroïsmes et de toutes les abnégations, j’ai nommé l’Infanterie de Marine " (Maréchal LYAUTEY – 1854 – 1934)

            Après l’héroïque sacrifice de la Légion étrangère à Camerone, le 30 avril 1863, où les soixante hommes du capitaine Danjou avaient tenu jusqu’au bout leur serment « de se défendre jusqu’à la mort » face à deux mille mexicains, sept ans et quatre mois plus tard, les 31 août et 1er septembre 1870,  l’infanterie de marine allait écrire à son tour, à Bazeilles, sa plus glorieuse page d’Histoire.

            La guerre franco-allemande oppose, du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France de Napoléon III à la Prusse de Guillaume Ier. Commencée en Alsace et en Lorraine, elle voit l’armée allemande prendre l’avantage sur l’armée française du Rhin qui, commandée par le Maréchal Bazaine,est refoulée et assiégée dans la ville de Metz. Une deuxième Armée (12ème Corps d’Armée),  sous les ordres du Maréchal Mac-Mahon-comprenant la Division d’Infanterie de Marine- est aussitôt formée pour lui porter secours et dégager la ville.

            Cependant, lors de sa difficile progression vers Metz, elle se heurte au gros des forces allemandes et doit se replier en direction de Sedan qu’elle atteint le 31 août. C’est alors que le général de Vassoigne, qui commande la division d’infanterie de Marine dite « Division Bleue », reçoit l’ordre d’attaquer, de conquérir et de tenir avec la 2ème brigade le village de Bazeilles, occupé par les Allemands, situé dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne, qui verrouille les accès sud-est de Sedan, La « Division Bleue »avait la particularité de réunir, pour la première fois dans l'histoire des troupes de marine, des Marsouins (quatre régiments de marche) et des Bigors (un régiment  d’artillerie). Elle était composée de :

- La 1ère brigade du général Reboul, formée du 1er Régiment d'Infanterie de Marine de Cherbourg et du 4e de Toulon,

- La 2ème brigade du général Martin des Pallières, formée du 2e Régiment d'Infanterie de Marine de Brest, du 3e de Rochefort et du 1er Régiment d'Artillerie de Marine de Lorient qui fournissait 3 batteries.

            Le 31 août vers midi, c'est l'attaque. Le général Martin des Pallières commande l’assaut. L'ennemi est refoulé, mais sa supériorité en nombre et en artillerie lui permet, en multipliant ses attaques, de reprendre pied dans la localité. La mêlée est acharnée ; les pertes sont sévères des deux côtés ; le général Martin des Pallières est blessé et le village en feu. Néanmoins, au prix de multiples assauts héroïques et de sacrifices, les Troupes de Marine reprennent le contrôle d’une partie de la localité, sur la frontière nord. La 1ère brigade arrivée en renfort en fin de journée permet la reprise totale de Bazeilles à la tombée de la nuit.

            Le 1er septembre, les forces bavaroises du général Von der Tann investissent à l’aube la localité désertée par les Français. Ce n’était qu’un piège tendu par le Commandant Lambert, sous-chef d'état-major de la division, qui ordonna aussitôt une contre-attaque victorieuse menée par 150 marsouins survoltés. Bazeilles est de nouveau française.

            À ce moment survient un coup de théâtre. Le général Ducrot, qui vient de remplacer Mac Mahon blessé, veut regrouper l'armée et l'ordre est donné d'abandonner Bazeilles. Ce que l'ennemi n'a pas réussi, la discipline et la bêtise l'obtiennent : Bazeilles est évacué. Mais le général de Wimpffen, porteur d'une lettre de service, revendique le commandement et, prenant le contrepied des dispositions de son prédécesseur, ordonne que soient réoccupées les positions abandonnées.

            Il faut donc reprendre Bazeilles dont les Bavarois n'ont pas manqué de s'emparer entretemps. De Vassoigne n'hésite pas et, en dépit de la colère et de la rancœur légitime de ses hommes, sa division, bien que fourbue et meurtrie, s'empare une nouvelle fois du village malgré la défense acharnée de l'adversaire.

            Le 1er Corps d'armée Bavarois, renforcé d'une division supplémentaire et appuyé par une artillerie de plus en plus nombreuse, reprend son pilonnage intensif et ses attaques meurtrières qu'il combine avec des manœuvres d'encerclement, tandis que dans le village se multiplient les incendies.

            Luttant à un contre dix, les soldats français, malgré les obus qui les écrasent, les incendies qui les brûlent et les suffoquent, la faim et la soif, défendent pied à pied chaque rue, chaque maison et chaque pan de mur. Ils ne cèdent le terrain que peu à peu infligeant à l'ennemi des pertes sévères. Cependant, cette résistance acharnée, cette action désespérée ne peuvent que réduire de minute en minute leur effectif… aggravé par le fait que les munitions commencent à manquer cruellement.

            Vers 11 heures, la 2ème Brigade de la « Division Bleue », submergée par l’adversaire, doit se replier sur les hauteurs de la Moncelle. Pour protéger leur repli, des Marsouins au nombre d’une centaine se regroupent à la sortie nord du village, dans l’auberge de la Bourgerie que le Commandant Lambert a commencé à transformer en fortin. Comme leurs camarades légionnaires, à Camérone, ils jurent de ne pas faillir à leur mission et résistent pendant plus de trois heures à un ennemi supérieur en nombre. Les munitions venant désormais à faire défaut, c’est à la baïonnette qu’ils défendent âprement leur position. Vers 15h, les officiers encore en vie estimant que le sacrifice de ces quelques hommes d’exception serait vain, ils ordonnent l’arrêt des combats et revendiquent par la voix du Capitaine Aubert, de tirer les onze dernières cartouches, d'où le nom de « Maison des dernières cartouches », qui fit l'objet d'une popularisation comme un des hauts-faits de la guerre.

            La bataille est terminée. Les Bavarois, impressionnés par le courage de ces quelques hommes fourbus, épuisés mais vaillants ne peuvent que les épargner et laissent aux Officiers leur sabre, ultime marque de respect et d’admiration. La « Division Bleue » a perdu 2655 hommes au cours de ce seul affrontement. Quarante civils Bazeillais trouvèrent la mort au cours des combats des 31 août et 1er septembre. Cent cinquante autres moururent des suites de leurs blessures dans les six mois qui suivirent la bataille. L'ennemi, pour sa part, avait laissé sur le terrain 7 000 tués dont plus de 200 officiers Ce moment d'histoire a été illustré par le célèbre tableau d’Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville, peint en 1873, représentant la défense de l'auberge Bourgerie : « Les dernières cartouches » et conservé à Bazeilles à la Maison de la dernière cartouche.

           Bazeilles est resté depuis, un haut-lieu et un symbole des troupes de marine. L’anniversaire de cette bataille est commémoré chaque année dans tous les corps de troupe de France et d’Outre-mer et sur les lieux mêmes où se produisit cet événement.

            Le 2 septembre 1870, Napoléon III signa la capitulation de Sedan. Cette reddition se solda par la perte des territoires d’Alsace et de Lorraine, entraîna la chute du Second Empire, l’exil de Napoléon III, l’avènement de la Troisième République et pérennisa l’établissement définitif du régime républicain en France.

José CASTANO  e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

            « Il y a une sublimation du sens de la discipline où la contrainte devient acceptation où la soumission devient don […] qui libère l’homme, le grandit et le mène aux portes de l’héroïsme » (Général d’armée Olié – discours à l’occasion du baptême de la promotion de l’Ecole spéciale militaire de Saint Cyr)

-       Visitez le musée « Maison de la dernière cartouche » à BAZEILLES :

Courriel : contact@maisondeladernierecartouche.com

- « Marsouins » et « Bigors »

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Conférence : « ISLAM… D’hier à aujourd’hui »

Cette conférence, organisée par le Cercle algérianiste de TOULOUSE, sera donnée par José CASTANO, Samedi 21 Octobre 2017, à 15h30, au CEFANOM, 1, rue des Pénitents blancs – 31000 TOULOUSE - Entrée gratuite –

Un repas (facultatif) est prévu à 12h au restaurant La Gourmandine, 17, Place Victor Hugo – Toulouse (inscription obligatoire).

Pour tout renseignement : Hervé CORTES Tel. 05.61.15.45.98 ou 06.40.38.69.06 - Courriel : cortes.famille@wanadoo.fr

Note de lecture: "TERREUR ISLAMISTE"

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE » 

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

            « De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil et dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants. Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »

            … Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « leurs » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait. »

            Cette conférence, organisée par la « Délégation Vauclusienne de l’Association de Soutien à l’Armée Française », sera donnée par José CASTANO, Samedi 4 Novembre 2017, à 15h, salle Bouscarle, 95, Avenue Charles Vidau, 84300 CAVAILLON- Entrée gratuite –

Pour tout renseignement : Gilles ROUSSSET - Tel. 06 75 54 12 91

Courriel : gilles.rousset@dartybox.com

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Mon blog cliquer sur : - Mon blog – 

Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie – 

Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie – 

Posté par popodoran à 00:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 septembre 2017

COMMUNIQUE LIBRAIRIE PIED NOIR - PRIX DES LECTEURS DE LA LIBRAIRIE PIED-NOIR 2017

prix_2017

Participez et élisez votre coup de cœur littéraire !

            La Librairie pied-noir, site de vente en lignes d'ouvrages sur l'Afrique du Nord, organise en cette période de rentrée la seconde édition de son « Prix des Lecteurs ». Elle propose à toutes les personnes ayant lu des ouvrages diffusés par la Librairie pied-noir cette année d'élir leur coup de coeur.

            Lors de la première édition en 2014, c'était l'ouvrage de Maïa Alonso « Le Soleil colonial » paru aux Éditions Atlantis qui avait remporté le Prix et le plus de coups de cœur de la part des lecteurs.

            Pour participez à cette aventure littéraire, rien de plus simple, il suffit de contacter la librairie par mail librairie.pied.noir@gmail.com , et de détailler en quelques mots vos impressions sur trois de vos lectures  et de les classer dans l'ordre de vos préférences. 

            Vous avez pour cela jusqu'au 1er décembre 2017 !

            Le « Prix des Lecteurs de la Librairie pied-noir » est un prix collectif où tout le monde peut faire partie du Jury !

            En effet, c'est en se fondant sur vos retours, que sera établi ensuite un classement et élu, grâce à vous, le livre phare de la Librairie pied-noir pour l'année 2017 .

BONUS!

            En participant vous aurez peut-être la chance d'être l'une des trois personnes tirées au sort qui se verra attribuer un lot de "pied-noirdises"!

            Alors, Amis lecteurs, n'hésitez plus, la Librairie pied-noir compte sur vous !

Retour coup de coeur

Posté par popodoran à 09:47 - Commentaires [3] - Permalien [#]


12 septembre 2017

TOURNANT DANS LA GUERRE D'ALGÉRIE EN ORANIE

Par JEAN-FRANCOIS PAYA

Suite à la communication de l'auteur Algérien KARIM ROUINA à un colloque sur l'Algérie à L'ENS de Lyon, découverte?

Mieux vaut tard que jamais! Outre les vastes lacunes et les erreurs sur l'historique du FLN à Oran notamment son extrême noyautage par les services Français, (blocage des réseaux bombes)

En lisant le livre de notre ami Roger Vétillard sur le 20 août 1955 et les massacres du Nord constantinois

Il serait présomptueux de ma part de faire une présentation de cet ouvrage après la préface avisée d’un historien comme le professeur Pervillé. Cependant j’aurais tendance à trouver Roger Vétillard modeste avec un point d’interrogation à la fin de son titre ! Ceci suite à sa démonstration sur l’émergence de la thématique islamique et du terrorisme ethnique massif qui trouva son apogée le 5 Juillet 1962 à Oran.

Mais ce qui me fascine, sans me surprendre, habitué "des coups tordus" dans ce conflit, ce sont les quelques pages que l’auteur consacre à la possibilité, argumentée, dont il semble convaincu, selon laquelle certains éléments de l’Armée et de l’Administration aient pu ne pas être surpris par ces événements dramatiques qui selon lui ont été a priori sous-estimés dans leurs prévisions et leur ampleur.

D’aucuns risquent, comme ce fut le cas pour les massacres du 5 Juillet à Oran, de prétendre, même devant une certaine évidence, à «l’invention de véritables romans policiers» CRITIQUE FACILE ! (Nouvelle Revue d’Histoire,)

Il est vrai que l’on disserte rarement «des trains qui arrivent à l’heure» et du non-événement préalablement évité.

Pourtant il faudrait bien qu'un jour on parle de la tranquillité relative de la ville d’Oran en cette période et pourquoi les réseaux Bombes du FLN n’ont pu y proliférer ! Et ce ne fut pas pour ce dernier faute de l’avoir envisagé évidemment !

Pour nous résumer il faudrait développer sur le fait que l’organisation urbaine était largement infiltrée grâce à un travail remarquable de renseignements et de contacts. De ce fait les émissaires ou formateurs généralement venus de l’extérieur étaient vite neutralisés par des opérations de guerre ciblées mais comme on n’est pas "en guerre officielle" on ne retrouvera pas de trace dans les archives militaires ou judiciaires ! Aussi point de Yacef Saadi et Cie Oranais pour se pavaner ultérieurement .A mon avis c'est un des problèmes de cette guerre "à postériori " pour les historiens pour les recherches dans les deux camps ! (ARCHIVES INDICIBLES)

Pour en revenir aux massacres du 20 Aout 55 G Pervillé conclue justement après démonstration implacable de R Vétillard "Le chef de la wilaya du Nord Constantinois a bien voulu délibérément provoquer des représailles des forces de l'ordre par des massacres aveugles de civils européens afin de rendre impossible tout retour en arrière " 

prenant en compte les arguments solides fournis par R Vétillard (p241à 244 de son livre)sur ses doutes quant à l'effet de surprise dans la préparation de cette action relativement de masse qu'il a fallu forcément préparer à l'avance, sur le terrain.

Ce ne fut pas le cas pour les attaques brutales de fermes le 6 Mai 56 dans la région d 'Ain Témouchent par des commandos ALN venus du Maroc nouvellement indépendant dont la frontière n'était pas encore étanche ;Mais avec le même objectif de procéder à des exactions cruelles, massacre de commis et de femmes, enfants, vieillards avec mutilations, incendies, massacre du bétail. Ces commandos se mettant au plus vite à l'abri au Maroc et tout cela "pour réveiller l'Oranie endormie "selon les renseignements fournis à postériori malheureusement.

A l’indépendance le 8 Mars 1956 le Maroc, devient en quelques mois (comme la Tunisie) la base arrière d'une rébellion qualifiée par des gouvernements Socialistes de "Terroristes" comme aujourd'hui au Mali (2013). Une partie de l'armement que la France fourni naïvement à l'armée Nationale marocaine va directement vers l'ALN. On estime qu'à l'été 1956, 250 à 300 armes 2% de FM passent mensuellement la frontière, mais après les verrouillages Est et Ouest dès 1960 l'ALN intérieure était laminée. Donc à l'EST comme à l'OUEST stratégie identique du FLN/ALN. Il faut aussi reconnaître que ce travail de l’ombre dans une guerre reconnue à posteriori, était moins gratifiant pour ces acteurs que sous les "sunlights" d’Alger ! Honneur à ceux qui firent "arriver les trains à l’heure" et peut-être encore aujourd'hui en les empêchant de dérailler.

Mais cela nous éloigne du livre de Roger Vétillard qui selon nous indique bien un véritable tournant dans la guerre d’Algérie

NOTES SUR ORAN

La statue de Jeanne d’Arc érigée en 1931 a Oran le fut bien grâce a une souscription populaire dans toute l’Oranie a l’initiative de l’Église Catholique qui voulait célébrer cette béatification tardive et "contrer " aussi un peu l’engouement de certains Oranais pour les Saints Espagnols (comme Santo Pascual où saint Jaymé (Jacques de Compostelle) ce qui les conduisaient à nommer un peu irrespectueusement la statue de la Sainte "El Cavallo de Oro" le cheval d’or, car doré à l’or fin cette magnifique production a vu les horreurs du 5 juillet 62 affublée d’un drapeau vert et blanc. Allez l’admirer si vous passez à Caen place de la Résistance la bien nommée.

Le PCA a Oran

JF Paya dit "pas de Yacef Saadi Oranais" mais aussi pas de Alleg ni Maillot ni Yvetton, pourtant a Oran un PCA très fort en 1951 26,6% et 35000 voix aux législatives avec un député élu. Au début la rébellion FLN est prise avec circonspection. Le 23 Janvier 1955 le docteur Larribére responsable communiste à Oran déclare au comité régional du Parti "La rébellion fait le jeu des impérialistes déclenchée par un organisme irresponsable" ajoutant que "ni objectivement ni subjectivement les conditions d’une insurrection armée ne sont réunies en Algérie". Mais le 12 Juillet 1955 le comité  central du PCA décide de rejoindre cette rébellion sur directives extérieures malgré les réticences de la majorité de ses adhérents beaucoup d’origine Espagnole à Oran ont en mémoire les exactions des troupes Maures de Franco pendant la guerre d’Espagne et connaissance de l’aide de ce dernier aux formations de l’ALN au Maroc Espagnol par où transitent des armes les faisant douter d’une révolution "progressiste" 

Le 12 Sept 1955 le PCA est interdit a Oran, les éléments communistes actifs sont connus "comme le nez au milieu de la figure" des services de police judiciaire, certains qui auraient pu continuer d’être surveilles se cantonne a travers le "secours populaire Algérien" a une aide logistique "humanitaire" a la rébellion qui s’en méfie aussi et à l’édition symbolique d’une presse clandestine ils sont arrêtés par la POLICE qui veut marquer des points sur les militaires. Début Septembre 1956 après le vote des pouvoirs spéciaux (votés aussi par le PCF en France!) précédents qui donnait des pouvoirs judiciaires aux militaires en Algérie!

LE FLN à Oran

Complément d’information 

Oran-ville dépend de la wilaya 5, zone 3. Elle est divisée en deux secteurs : 6 et 7. Un remaniement intervient après 1958 ou le secteur 7 est démantelé grâce aux services de renseignement de l’armée française qui y a moins d'informateurs et donc plus l’utilité. Le FLN se restructure en région 4 dans la Wilaya V mais comme le reconnait un peu l'universitaire Algérien Karim Rouina. Ce schéma est purement théorique. La réalité est fort différente. Oran est l’objet d’âpres disputes pour obtenir la mainmise sur les cotisations. Chaque zone, chaque région de la wilaya 5 et parfois des wilaya 3 et 4 y a son groupe de collecteurs de fonds et /ou de fidayîn (terroristes urbains) donnant lieu parfois a des affrontements sanglants provoqués ou non malgré la vigilance des services de sécurité, les attentats, à l’arme blanche, au pistolet, souvent contre des musulmans opposés au FLN dans leurs quartiers ne peuvent être évités semant la terreur parmi eux, certains attentats aussi en ville souvent à la limite des quartiers européens à la grenade défensive non ciblés dans les cafés et restaurants populaires (loin des cercles militaires!) Grenades fournies par les zones de l’intérieur pas toujours connues vu la dispersion des informateurs.

Il faut signaler aussi une bombe artisanale en Avril 1957 dans un bus urbain avec le conducteur tué et 4 blessés. Mais les patrouilles d’unités territoriales qui sillonnent les quartiers européens et musulmans de jour comme de nuit sont rarement attaquées. En définitive se sont surtout des musulmans qui font les frais de ce terrorisme visant à les intimider et à percevoir les cotisations des zones de l'intérieur qui parfois se chevauchent au grand désespoir des habitants musulmans!

 

Oran 1962

PLAN D’ORAN CANTONNEMENTS INTRAMUROS DE L’ARMÉE FRANÇAISE LE 5 JUILLET 62 /CASERNES ET CAMPS EXTÉRIEURS TRÈS IMPORTANTS EXCLUS DU CADRE IDEM SITE DU "PETIT LAC"(EX DROITE EN BAS) LIEU D'INHUMATION ET FOSSES COMMUNES (confirmés par des photos aériennes).

Au sujet du PC ALN / FLN situé en ville nouvelle que l'OAS à fait sauter avant le 19 Mars (c’est à dire avant le cessez le feu). le Général Katz était bien au courant de son existence dès son arrivée par les services du 2em Bureau de l'Armée d'Oran qui avait largement infiltré le FLN ces dernières années, ce dernier étant toujours "l'ennemi officiel "rien ne fut entrepris pour neutraliser cet objectif qui se renforçait tous les jours. Alors le renseignement par "fuites calculées " aboutit à L'OAS qui dû le recouper par ses propres agents musulmans. Le Général Katz se garde bien de le signaler dans ses mémoires!

Terrorisme FLN à Oran suite

Terrorisme à Oran et victimes relativement moins forts que les dernières années 61/62 mais difficile de contrer tous les attentats individuels à l'arme blanche au revolver où à la grenade comme le dit le FLN même morcelé doit se manifester pour continuer d'impressionner la population musulmane de percevoir des cotisations nécessaires pour l'intérieur devant l'aide parcimonieuse de l'extérieur en argent et en armes ! Il faut aussi faire peur à la population Européenne et susciter la répression des forces de l'ordre et agrandir le fossé entre communautés. 

Le mois de Janvier 1957 est le plus marquant jusqu'aux années 60, près de 30 tués et 50 attentats individuels, venant d’une douzaine de victimes en octobre 56 et moins les mois précédents, d’avril 1957 à Janvier 1958, 4 à 5 victimes par mois avec un pic en Juillet /Aout 58 avec une vingtaine de victimes et 12 à 25 attentats de Janvier à Aout 58. Après l’espoir de mai 1958 c'est quasiment le calme plat jusqu'au début de l'abandon Gaulliste qui réveille le FLN et suscite les réactions de l'OAS dernière arrivée dans ce scénario tragique! 

Le FLN ne se réorganise vraiment structuré en ZAO (zone urbaine d Oran) qu'aprés le 19 Mars avec la bénédiction de l'autorité Française , le retour des internés graciés et le fameux commandant Bakhti alias Némiche Djelloul représentant de l'état-major ALN d Oujda à la commission mixte de "cessez le feu" des Accords d’Évian, mais les dissensions entre secteurs restent patentes certains pour le GPRA d’autres pour les futurs putschistes d'Oujda KARIM ROUINA comme le chef incontesté du FLN d Oran qu'il n'était pas ,créature de l'état-major d’Oujda arrivé après la bataille pour les militants cependant divisés d Oran.

Réflexions sur Oran

La ville d'Oran et sa région longtemps considérés comme plus calmes qu'à l'Est, Alger et Constantine! Et pourtant comme me le faisait remarquer un de mes profs Sociologue "la vulgate Marxiste voudrait que là où la présence plus massive des" exploiteurs" soit plus grande et que la révolte le soit aussi! En Algérie c'est le contraire qui s’est produit avec une dominante plus Islamique d'Ouest en Est"(propos à discuter). Il est vrai que souvent en Oranie les exactions de la "rébellion" furent suscitées de l'extérieur dans les fermes avec menaces de mort sur les fellahs pour non-exécution des consignes du FLN. Un autre me disait dans les années 50 "Je me sens moins en Algérie à Oran qu'à Alger où Constantine" et pourquoi pas en Andalousie? De quoi en faire bondir certains! Est-ce une raison pour les Oranais européens de se sentir plus chez eux et accrochés! Est-ce une raison pour que la rupture fût plus violente qu'ailleurs ? Avec cette résultante de chasser ces "intrus" plus clairsemés et moins visibles ailleurs dans l'EST du pays? Réflexion et surtout pas réponse!

Un document occulté

Le communiqué de l'état-major général de l'ALN diffusé au matin du 5 Juillet aux cadres ne fait aucune référence à cette journée comme historique. Sur 3 pages, il explique pourquoi le GPRA qui l'a dissous "a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans" après une référence appuyée aux accords d'Évian! Il cite la date du 1er Juillet "où le peuple s'est prononcé" comme historique proclamant que le GPRA "est incapable de maintenir l'ordre".
Il se propose de le faire en allant "protéger la minorité Européenne" alors qu'on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran! Ce qui démontre avec d'autres éléments relevés à posteriori s'il en était besoin le "coup monté" de toutes pièces.

COURRIER à notre correspondant C Benzaoui "les responsables FLN en 1962 étaient les défunts, Si Abdelbaki, Si Abdelhamid et Si Attou. Ces trois fractions n'étaient pas d'accord entre eux et ne reconnaissaient pas l'ALN. Sous le commandement du chef de zone de l'ALN de l'intérieur le défunt "Si Mohamed Benisaf " fut envoyé secrètement à Oran le Ltd. de l'ALN "Si Mohamed Rachid" pour y mettre de l'ordre. Si Abdelhamid et Si Abdelbaki sont entrés dans les rangs et par la suite fut arrêté Attou. Le groupe de l’ALN d'Oujda n'est entré que le 03 juillet 1962 à la ferme de Misserghin, reçu par "Si Mohamed Rachid"... Et vous M. Benzaoui dans tout ça ? Qui était votre commandant ?

Posté par SI OUARSENIS, samedi 12 septembre 2015

Cher "Ouarsenis" tu dis avoir 10 ans en 1962 j'en avais 27 avec comme chef Si Abdelhamid, (Djilali) responsable de Lamur, Médioni, Victor-Hugo et Petit-Lac. sous-traitant le fameux Attou avec ses hommes de mains dont nous avions besoin pendant les années "de braise" car pas d'ALN décimée à l'intérieur et planquée aux frontières pour les autres qui attendait que De Gaulle ouvre les portes pour prendre le pouvoir !
    Si Mohammed que tu cites inconnu, mais Si Bakhti (Némiche) l'ex postier oui après le 19 Mars chef de la commission de cessez-le-feu avec l'Armée Française qui se bombarda chef de la Zone d'Oran comme partisan de Boumédiène d'Oujda! Dans le groupe d Abdelhamid nous étions plutôt, légalistes pour le GPRA d'Alger. Très juste pour ton affirmation pour le détachement ALN du Maroc à MISSERGHIN le 3 Juillet qui ont contribué à foutre le bordel à Oran le 5 juillet en envoyant des tireurs sur notre défilé pacifique suivant les directives du GPRA d’Alger! Attou provocateur circonvenu par le clan de Boumédiène /Ben Bella après un simulacre d'arrestation par Bakhti devant la presse enfumée termina une vie fructueuse à Oran propriétaire de plusieurs boutiques en ville (se renseigner) et Si Abdelhamid est dcd il y a quelques année soigné à Paris comme beaucoup d'ex-moudjahid.

COUP DE FEU PRIMITIF ATTRIBUE ARBITRAIREMENT PAR CERTAINS A L OAS (avec le roman des tirs sur le drapeau de la statue de Jeanne d’Arc démenti par le propre FLN d Oran. Certains historiens disent" origine des coups de feu inconnue " laissant planer un doute sans donner tous les éléments pour juger Coups de feu initiaux vers 11 h 15 place Karguentah et boulevard Joffre sur le défile FLN structuré qui venait de "la ville nouvelle" on en est pratiquement sur par divers témoignages tant algériens que PN et militaires ( Cdt du service social des armées et sa secrétaire places sur la terrasse de leur villa Boulevard Joffre "venant d’un grand immeuble situe plus haut film Pathé ) Capitaine Gaston sité par le General Katz vu des tirs venant de la maison de l’agriculture place Karguentah témoignages d’Atos touchés et scouts musulmans aussi Bien Katz conclu sans preuves bien sur des "desperados OAS".
C’est ce que les meneurs de l’émeute crient en bas "C’est l’OAS" Mais il faut dire que pas un seul tireur européen n’a été trouvé autours de ces immeubles cerné par les miliciens FLN en armes qui ont envahis les étages et fouillent par tout et quoi de plus ressemblant dans la confusion totale à un musulman armé qu’un autre musulman armé qui fait semblant de chercher aussi! Personne ne pouvait supputer le tir des uns sur les autres! Et pas beaucoup n’étaient au courant des divergences Oujda GPRA même nos services ont mis le temps a le comprendre voir dans nos archives le document classifié du 2em bureau d’Oran qui vient de découvrir 15 jours après l’ordre du Jour du 5 juillet de l’EMG d’Oujda qui prévoyait prémonitoirement "qu’il faudra protéger la minorité européenne et que le GPRA n’était pas capable de maintenir l'ordre ni de gouverner l’Algérie.
A mon avis les historiens en ne donnant pas tous ces éléments se réfugient dans une fausse neutralité qui nuit à la recherche de la vérité. Maintenant il ne s’agit là que de logique pour ma part j’ai eu côté informateurs algériens d’autres certitudes quant a la provocation montée par l’EMG du Maroc et même des auteurs qui sont loin d’être favorables aux PN en ont convenus voir nos textes.  Mais historien Karim Rouina n'en a cure !

C’EST LE CAS DANS TOUS CES "COLLOQUES" OU LES BRICOLEURS DE L'HISTOIRE SONT ENTRE EUX.

Oran  "Ouedda IRHEN" La rivière des Lions selon une Version Berbère

RETOUR ENQUÊTES DE JEAN-FRANCOIS PAYA

Posté par popodoran à 00:25 - Commentaires [8] - Permalien [#]

13 septembre 2017

LA KAHENA

Par José Castano

La Kaena

LA  PRINCESSE  BERBERE

(La Kahéna)

-Roman historique-

        Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de la Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute.

        Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons.

L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche…

        C’est à travers des visions pleines de couleur, de vérité et de vie, que l’auteur -en s’appuyant sur les travaux des plus éminents historiens- retrace avec l’émotion, l’amour et la passion qu’on lui connaît pour feue, sa terre algérienne, l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple.

 

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 19€, franco de port.

(Règlement à la commande)

Posté par popodoran à 00:36 - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 septembre 2017

LETTRE A NOS CONCITOYENS POLITIQUEMENT AVEUGLES

Par Danièle Lopez

" Celui qui oublie son passé est condamné à le revivre....!! " Élie Wiesel.

Ce qui se passe en Europe, je l’ai vécu en Algérie, avec le FLN.

Je suis Française. Je suis Française, plus encore qu’un Niçois parce que la région où je suis née était française bien avant que la France n’inclue cette partie du Piémont italien.

Je le suis certainement plus que les Savoyards puisque, eux aussi, n’ont vu la Savoie rejoindre la France que bien après que l’Afrique du Nord ne soit sous domination française.

Je suis Française, surtout, parce que, depuis 1850, mes ancêtres le sont devenus, par choix.

Je suis Française parce que mon père Gloire à Lui ! s’est battu pour la France qu’il a servie dans la Royale et, particulièrement, à Mers el Kébir, pendant la seconde guerre mondiale.

Je suis Française, enfin, parce que, au mépris de sa vie, il a combattu, pendant les huit années de cette guerre d’Algérie, ceux qui voulaient nous voler cette terre de France que, finalement, de Gaulle leur a offerte.

Des Bataclan, des Nice, des Métro Saint-Michel, des Manchester, je les ai vécus à El Halia, à Palestro, puis à Alger au Milk-Bar, à l’Otomatic, au Casino de la corniche ou enfin, ultime horreur, à Oran le 5 juillet 1962.

Les bombes dans les autocars, sur les voies ferrées pour faire dérailler les trains (sauf celles qui transportaient le pétrole du Sahara, ils n’étaient pas fous !). Les grenades jetées dans la foule faisant des massacres. Les égorgements, les viols, les enlèvements, étaient notre lot quotidien.

On ne comptait plus les morts, les blessés, amputés. On essayait seulement de sauver les vies qui le pouvaient être encore et l’enterrer, au plus vite, les morts, quand on les retrouvait entiers ou que leur corps avait pu être reconstitué.

Ces terroristes n’étaient pas El Qaïda, Daesch ou El Nosra. Non, c’était seulement le FLN algérien. Et ils ont en commun, la sauvagerie, la haine, la barbarie de ceux qui tuent, aujourd’hui, chez nous.

C’était leur pays, dites-vous ? Oui, j’entends ça depuis 55 ans. Mais, aujourd’hui, maintenant, ils le font pourquoi ? C’est, aussi, leur pays, ici ? C’est pour revendiquer ce pays qu’ils tuent hommes, femmes, enfants dans leurs attentats ? Que ferez-vous, demain ? Leur offrirez-vous votre pays dans un écrin d’argent ? Ou bien accepterez-vous cette « partition » envisagée par l’autre socialiste, pour acheter la « paix sociale » ?

Pensez-vous toujours que « notre politique sociale » est responsable de cet état de guerre qu’ils nous livrent ? Parce que ceux qui tuent dans nos rues, nos banlieues, nos cités, sont ceux que vous avez nourris, éduqués, surprotégés. Etes-vous prêts à les recevoir, demain, en leur déroulant le tapis rouge quand ils viendront s’enorgueillir de leurs attentats passés, devant les caméras de télévision, interrogés avec humilité par les journalistes soumis ?

Parce que, cela, aussi je l’ai vécu et je le vis encore. La France n’a tiré aucune leçon de son passé, de ses guerres. Les Français ne voient que l’arbre qui cache la forêt. Mais la forêt s’émancipe, elle grossit, elle se transforme en une jungle impénétrable, inmaîtrisable, indéracinable qui les submergera, bientôt, trop tôt, quand, tellement aveuglés par cet arbre, ils n’auront rien vu venir.

J’ai aimé la France plus que je ne pouvais aimer. Mais cette France-là n’existe plus. Je laisse celle qu’elle est devenue, à ceux qui persistent à regarder l’arbre et s’apprêtent à le voir disparaître, foudroyé, sans avoir tenté de le protéger.

Danièle Lopez

Retour libres propos citoyens

Posté par popodoran à 22:54 - Commentaires [7] - Permalien [#]

17 septembre 2017

D’ACCORD MAIS PAS SÉPARÉS

par Manuel Gomez

Le 17 Septembre 2017

Le Peuple Pied-Noir uni, d'accord, mais pas séparé !

                Le « Peuple Pied-Noir » est fortement intéressé depuis quelques mois, et je le suis moi-même forcément, par les annonces successives de la création d’un « Collectif du Peuple Pied-Noir » et, d’un autre côté, d’un « Gouvernement Provisoire du Peuple pied-Noir » mais, tout comme moi, il ne comprend pas que l’on puisse commencer par se diviser lorsque l’on souhaite rassembler ?

            Comment un gouvernement peut-il être indépendant d’un peuple qui se veut mémoriel et politique ?

            Si depuis plus d’un demi-siècle toutes les batailles, dans l’objectif de rassembler notre communauté, furent perdues la faute ne doit pas être rejetée sur le « Peuple Pied-Noir » mais bien sur les dirigeants de toutes les associations, qui se voulaient représentatives de ce peuple mais qui souhaitaient avant tout conserver leurs prérogatives (et leurs subventions).

            Je n’en veux pour preuve que l’échec, ressenti profondément, du général Jouhaud lors de sa tentative de rassemblement national dans le sein d’un FNR (Front National des Rapatriés) il y a plus d’un demi-siècle.

            D’autre-part je suis totalement opposé à l’adoption souhaitée du « pataouète » comme langue officielle du Peuple Pied-Noir, pour la simple et bonne raison que c’est absolument faux.

                Le « pataouète » n’est pas notre langue, loin s’en faut, même si nous employons volontiers certaines expressions « entre nous ».

(Source : les déclarations de Christian Schembré, président du « Peuple Pied-Noir », dans le livret édité par Marie Muyl « Le parti Pied-Noir : une opportunité européenne »)

 

Logo gouvernement PN entête1

            Notre langue, et nous le revendiquons hautement, est le français et, pour confirmation, je retiendrai cette affirmation directe d’Albert Camus, et qui mieux que lui pourrait nous servir de référence ?

            C’était en 1958, à Paris, et nous venions d’assister à une représentation de « La Famille Hernandez ». 

« Tu vois, me dit Camus, nous avons bien ri, mais il ne faudrait pas que les Français de métropole voient, à travers des spectacles comme celui-ci, le vrai visage des Français d’Algérie. Ce serait totalement faux et impardonnable. 

            Ces scènes appartiennent à notre folklore,  au  même  titre  que les "Mystères de Paris",  le "Bal à Jo" ou la "bourrée auvergnate" le sont aux métropolitains.

            C’est notre rôle de démontrer que le Français d’Algérie parle certes avec un accent, tout comme le Français de toutes les régions de France, à l’exception paraît-il des Tourangeaux, mais qu’il n’a rien à envier aux métropolitains en ce qui concerne la syntaxe ou la pureté du langage. 

            Ce sera à des journalistes comme toi de rappeler sans cesse cette vérité première, de citer à chaque occasion les noms de tous ces Français de chez nous qui appartiennent toujours à l’élite française : hommes de lettres, professeurs, Maîtres du barreau, de la chirurgie, de la médecine, sportifs de très haut niveau, acteurs, chanteurs, musiciens et, hélas, politiciens aussi.

            Il faudra rappeler sans cesse que l’Algérie a donné à la France les meilleurs de ses fils, sans les lui marchander. »

            Qu’il me soit permis de m’élever également contre cette idée reçue que nous « souffrons du complexe du perdant » et qu’il est « handicapant » de s’affirmer « Pied-Noir ».

            Je n’ai jamais éprouvé, ni rencontré auprès des « Pieds-Noirs », la sensation d’un handicap quelconque à s’affirmer « Pied-Noir » et j’ajouterai même, au risque de déplaire à beaucoup, qu’il s’agit pour le plus grand nombre d’entre nous, d’une référence de supériorité vis-à-vis de la majorité des « métropolitains » qui, chaque année, perdent un peu plus leurs valeurs.

Manuel gomez

Retour libres propos citoyens

Posté par popodoran à 11:26 - Commentaires [3] - Permalien [#]

18 septembre 2017

COMMUNIQUE DU CERCLE ALGERIANISTE SEPTEMBRE 2017

1

Association culturelle des Français d'Afrique du Nord
1, rue Général Derroja 66000 PERPIGNAN - Tél. 04 68 53 94 23
Courriel : contact@cerclealgerianiste.fr

www.cerclealgerianiste.fr

le programme et le bulletin d'inscrition au format pdf  Adobe-PDF-Document-icon

Retour à tous les communiqués

Posté par popodoran à 23:26 - Commentaires [2] - Permalien [#]