30 octobre 2017

ULPAT MARCEL

Une des 700 victimes des massacres d'Oran.

Par Michel Delenclos

            ULPAT Marcel  Victor Louis Claude (06.09.1941-05.07.1962) tué et massacré à Oran –Frère de Lucienne et de Raoul Ulpat. Son père travaillait à la Grande poste d'Oran; il décédera quelques mois après son arrivée en France, de la douleur d'avoir perdu son fils massacré par le «FLN». Marcel habitait à la cité Maraval à Oran durant toute sa jeunesse.  Études au collège Ardaillon puis à Wannebrouk. Il était, par la suite, instituteur à Vialar près de Mostaganem.

UlpatArdaillon

1954 : Collège Ardaillon. A l’avant-dernier rang, le 2ème, à partir de la droite N° 40.

            Il sera assassiné par le «FLN», en même temps que Raymond Pardo et Marcel Garcia. Son décès est reconnu par le T.G.I de la Seine du 21.01.1966 – Acte-Jug. 054/1966. 

RECIT DE LA DISPARITION DE M. ULPAT, le 05.07.1962, par son ami d’enfance, André Ausina:

            «Libéré depuis peu de semaines du Service aux Armées, A. Ausina bavardait en fin de matinée d’enfance M. Ulpat, instituteur, et un autre enseignant, collègue de ce dernier. Ils se trouvaient tous les trois rue d’Arzew, près du cinéma Colisée, à l’endroit où cette rue est bordée d’arcades sur un seul côté. Vers 11 heures et demie, la foule en liesse des musulmans devient plus agitée. Les femmes, très excitées, poussent leurs youyous et tournoient  sur elles-mêmes en soulevant leurs jupes de couleurs. Les enfants sont moins nombreux tout d’un coup. Des jeunes gens arabes, silencieux et l’air déterminé traversent les groupes bruyants. Leur veste déboutonnée, car il fait déjà très chaud, laisse voir à leur ceinture couteau ou crosse d’arme à feu. Tous descendent vers le cœur de la ville. Les trois amis sont inquiets : ce n’est plus la foule animée qui fêtait ce matin la première journée de l’indépendance. Ils sentent que quelque chose se prépare. Ulpat propose qu’ils rejoignent la Grande Poste où travaille son père : «Il nous ramènera à midi avec sa voiture» ; mais Ausina préfère remonter seul vers le quartier Saint-Michel par les petites rues presque vides : les Arabes sont groupés en centre ville où ont lieu les réjouissances, et les Européens qui ne sont pas encore partis restent cloîtrés dans leur maison. Ausina arrive chez lui sans être inquiété. Le père d’Ulpat raconte ensuite que, parti à midi juste de la Poste Centrale avec son fils Marcel et l’autre instituteur, ils ne tardent pas à être arrêtés vers la place d’Armes par un barrage de l’ALN (en tenue kaki). Les deux jeunes gens doivent descendre de l’auto : «Il s’agit juste d’un contrôle d’identité. Votre fils ne sera pas retenu plus d’une heure ou deux» dit l’officier lequel conduit les deux instituteurs vers un bar où sont rassemblés déjà une cinquantaine de jeunes européens qui attendent, mais sans paraître apeurés, sous la surveillance de soldats de l’ALN, mitraillettes pointées sur eux. On n’a jamais revu tous ces jeunes retenus par l’ALN, ni vivants, ni morts ».

            Ausina retourna plusieurs fois voir le père de son ami Ulpat. Cet homme, en pleine force de l’âge pleurait en le voyant : «Quand je te vois, je vois mon fils.». Il mourut très vite de ce chagrin insurmontable, quelques mois après son arrivée en France où il ne comprenait la hargne des métropolitains contre les Pieds-Noirs. Rentré chez ces parents, Ausina barricada la porte d’entrée et les volets du rez-de-chaussée, aidé par un commandant de l’armée de l’Air à la retraite. Dans l’immeuble de 10 appartements, il ne restait plus que 4 locataires. Des civils arabes essayèrent, dès 13h30 d’enfoncer la porte, sans y parvenir. Des pillards réussirent à forcer d’autres entrées tuant et tailladant les occupants, les tirant dehors pour les achever sur le trottoir. Le sang, dans certaines rues, coulait en ruisseaux dans les caniveaux. De son appartement, Ausina voyait la rue Lescure en enfilade. Des militaires de l’ALN, en jeep avec mitrailleuse légère, circulaient tranquillement au milieu des assassinats, mais sans intervenir : ils ne tuaient pas eux-mêmes, mais ne portaient pas aide aux Européens. Par contre Ausina devait faire attention en regardant dehors car si une tête apparaissait à une fenêtre, celle-ci recevait une giclée de balles. Sur les trottoirs de petits groupes de jeunes musulmans étaient pilotés par de jeunes arabes en civil vers certains immeubles comme vers une cible repérée ? Le tir sur les volets et les façades et les enlèvements où les massacres continuèrent jusqu’à 17h00 sans qu’intervienne l’armée française ni les Gardes Rouges, consignés dans leurs cantonnements. Après 17h00 seulement les troupes françaises se manifestèrent enfin. Des half-tracks sortirent des casernes et sillonnèrent la ville appelant au calme avec des hauts parleurs… ».

           Par ailleurs, une femme qui entrera plus tard, dans la sphère gouvernementale algérienne, échappe à cette barbarie épidermique :

Bendjedid

             Halima Bourokba, épouse par la suite du président algérien, Chadli Bendjedid (01.07.1929-06.10.2012).  Issue d’une famille bourgeoise algérienne de Mostaganem. Alors jeune, elle était surveillante d’un lycée d’Oran. Le 05.07.1962, habillée en robe elle sera prise pour une européenne, dans le centre-ville d’Oran. Elle devra son salut qu’en criant qu’elle était musulmane. Puis, elle sera sommée de réciter le coran et d’écraser une victime européenne. En mai 2015, elle sera hospitalisée gratuitement à Paris dans le XVIème, sous la régence de François Hollande.  (Témoignage de Jean-Pierre Lledo, scénariste documentariste). D’autres n’auront pas cette chance :

Oran05 

 

            Le 05.07.1962 : à Oran, des européens sont éjectés de l’église du Saint-Esprit, située place de la Bastille, sous les yeux du prêtre impuissant. Puis, ils sont dirigés vers un poste de police dirigé par le « FLN-ALN » .

Le bilan de ces massacres à Oran est de 700 morts, chiffre qui fait consensus.

RENCONTRE Ahmed BEN BELLA et Joseph KATZ :

Plus tard, après ces massacres dans Oran, le12.07.1962, quittant Tlemcen, Ahmed Ben Bella arrive à Oran à 15h10, avec Mohamed Khider, Ahmed Boumendjel, Ahmed Francis. Il y sera notamment accueilli par le colonel de l’ALN de la Wilaya 5, Si Othmane.

 BenBellaKatz

Ce 12.07.1962 : le  Général Joseph Katz à Oran, dialoguera avec A. Ben Bella. Le «Journal de Neuchâtel (Suisse) du 13.07.1962 titre : «Alors que son différend avec le «GPRA» n’est toujours pas réglé, Ben Bella reçoit un accueil triomphal à Oran.».  (http://doc.rero.ch/record/62373/files/1962-07-13.pdf ).  

(*) A propos de cette rencontre, Katz-Ben Bella, le député André Marie posera une question au ministre des Armées, Pierre Messmer…

            Dans les salons des appartements privés du préfet, à Oran, Lahouari Saouyah, se trouvent rassemblés, entre autres personnalités, le consul général de France, Jean Herly, un représentant de l’amiral commandant la base de Mers-el-Kébir, le commandant Gabriel Gauthier chef d’état-major du général Arthuys commandant la gendarmerie, Hadj Bennalah membre du «CRNA», et le colonel Si Othmane commandant la «Wilaya 5». Est également présent Hervé Bourges. Après une courte allocution du préfet, A. Ben Bella –alors en quête du pouvoir- prend la parole en français : «Mon frère Khider et moi-même, avons tenu à venir ici, d’abord pour rendre visite à cette population musulmane, mais aussi pour nous adresser tout particulièrement à la population européenne et israélite pour leur affirmer que nous sommes décidés à créer les conditions pour une vie normale, pour une cohabitation franche Je sais que cette ville a été secouée tout dernièrement par les soubresauts de certains nerveux qui, dans leur folie criminelle, ont voulu rayer toute chance de cohabitation. Je le dis, certains éléments d’origine algérienne ont créé une situation que nous déplorons tous. Nous sommes déterminés à réprimer cela dans les plus brefs délais et nous emploierons, pour y parvenir, tous les moyens qu’il faudra, je le dis pour ceux qui ont réagi d’une façon contraire aux mœurs de ce pays…Je vois que de nombreux journalistes sont ici. Je leur demande de faciliter notre tâche en faveur de la cohabitation et pour l’avenir de ce pays…».  Le journal «La Liberté», dans un article appuyé de photos, note : «A la préfecture (d’Oran), il (Ben Bella) s’entretient, très détendu avec le général Katz…Il (Ben Bella) a bavardé avec le chef des forces militaires françaises Katz qui, tout d’abord annonce qu’il avait à transmettre les amitiés d’Edmond Michelet, puis a demandé à serrer la main du commandant de la wilaya 5, le colonel Si Othmane. Main dans la main, les deux chefs militaires, hier encore ennemis dans les djebels d’Oranie, ont bu l’orangeade de la réconciliation, sous le regard visiblement satisfait de Ben Bella…».

SOUVENIRS SCOLAIRES PARTAGES :

            En fin d’année scolaire, tous les élèves échangeaient leurs souvenirs scolaires, leur amitié, leur adresse dans le but de ne pas se perdre. Pour ce qui le concerne, l’auteur était alors maître d’internat. Pour exemple, ce Cahier d’école intitulé «Souvenirs 1959-1960» : Y figure notamment la signature de Marcel ULPAT : «Mon cher Michel. Toi, copain depuis si longtemps, l’inoubliable camarade qui n’a jamais essayé de fuir cette sympathie si profonde. Puis ta position de pion ne t’a pas rendu pour autant fier et fanfaron mais au contraire toujours à la tête du grand «foyon». J’espère que toute cette classe de 1ère se rappellera de toi car vraiment Michel tu es un chic type, c’est moi qui te le conjure. Un copain qui t’adresse ses plus profondes sympathies.».  Parmi les élèves : Ramirez Dominique, Agullo Claude, Winkelköter Hugues, Madonado Denis, Boudong Jean, Kacem Mohamed, Terrones Jean-Marcel, Toumi Abdelkader, Noumène Bachir, Esteve Roland, Hafner Jean-Claude, Mortet Khettab, etc. La diversité des nationalités et des religions de ces élèves n’a jamais entamé leur cohésion, leur entente, leur camaraderie.

            Cahier de Souvenirs 1959-1960 : Ceux de Abdelkader TOUMI : «…Tu t’es montré très brave avec nous tous puisque tu n’as pas encore collé un seul type. Et puis, tu as aplani la différence entre «pions» et «élèves» en nous comprenant, en partageant nos jeux et, surtout, en nous permettant d’oublier que nous étions dans un internat. Je quitte Wannebroucq cette année, mais je ne t’oublierai pas, je garderai toujours le souvenir d’un brave type qui sait se faire aimer de tout le monde, Français catholiques ou Français musulmans. Ton Ami. ». (Demeurant à Lapasset, près de Mostaganem.).

MACRON et les CRIMES contre l’HUMANITÉ à sens unique.

            Le 14.02.2017, lors d’un entretien sur la chaîne privée algérienne «Echorouk News», le candidat à l’élection présidentielle d’En Marche, Emmanuel Macron, déclare : «La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face, en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers qui nous avons commis ces gestes. ». Ces paroles prononcées à Alger font que Macron passe du registre du droit à celui du marketing  politique. C’est le rôle des historiens de dire la vérité et, dans d’autres lieux que l’Algérie actuellement au bord de l’explosion.  Pourtant, dans l’ouvrage du philosophe, Paul Ricœur, intitulé «La mémoire, l’histoire, l’oubli» publié le 08.09.2000, Ed. Du Seuil, Macron est cité dans la préface où Ricœur le remercie pour «sa critique permanente de l’écriture et la mise en forme de l’appareil critique.». Cette collaboration qui, selon Macron, l’a transformé en lui apprenant à penser l’Histoire et le cours du monde «dans un va et vient entre la théorie et le réel. ». Pourtant, l’oubli, aussi bien que la mémoire, fait partie de la condition historique

            Le 29.06.2017 sur le site de l’Élysée, le tout nouveau président de la République, Emmanuel Macron rend hommage à Roland Rappaport décédé le 26.06.2017 : «Le président de la République a appris avec une grande tristesse la mort de R. Rappaport, ancien président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié des peuples de 1988 à 1989. Il salue la mémoire de cet avocat engagé, qui a consacré sa vie à la lutte contre l’injustice et les discriminations. Il a combattu sans relâche le racisme, la torture en Algérie ou encore l’antisémitisme, en se faisant le défenseur des enfants juifs d’Izieu lors du procès de Klaus Barbie. Ses combats resteront les nôtres et son exemple fait désormais partie de notre histoire nationale. ».  De 1949 à 1979, ce président du «MRAP» soutiendra Staline et le blocus de Berlin, la répression sanglante de l’insurrection hongroise puis du «printemps de Prague. Avocat dès 1956, il prendra fait et cause pour les terroristes du «FLN» et le parti communiste algérien. Rappaport participe à l’écriture du livre d’Henri Alleg, «La question», publié le 12.02.1958 et que Ferhat Abbas qualifiait «d’authentique marxiste». Le 22.06.2012, aux côtés de Benjamin Stora et Mohamed Harbi, il participe au colloque sur l’ «Affaire Audin»  puis, le 19.06.2017, il adresse une lettre à Emmanuel Macron à propos d’Audin.  M. Macron, en la circonstance vous êtes  partisan et provocateur. Apprenez et retenez que l’objectivité de l’Histoire ne peut être établie qu’une fois la parole est donnée à ceux qui n’ont pas pu la prendre jusqu’à présent, à ceux qui ont été contraints au silence par l’histoire, par sa brutalité, par tous les systèmes de violence et d’exploitation…à ceux que vous avez insultés.

            (*) Le 04.08.1962, à l’Assemblée nationale, le député André Marie pose cette question (N° 16693) au ministre des Armées, P. Messmer : «Concernant un général (Katz), ex-chef des forces militaires françaises, à Oran, dont on connaît le rôle éminent qu’il a joué dans la «liquidation de l’affaire algérienne» et dont la presse annonce le prochain retour en métropole, il demande notamment, au vu des photographies publiées :

1/ Si c’est de sa propre initiative, ou sur les instructions du Gouvernement que ce général a accueilli Ben Bella à son quartier général.

2/ Si c’est à la victoire de la politique algérienne française ou à celle des armes «FLN» qu’il a levé son verre au cours de sa réception.

3/ S’il est exact qu’il a profité de cette singulière rencontre pour transmettre à Ben Bella l’amical souvenir d’un ancien Garde des Sceaux, en exercice lors détention de Ben Bella en métropole.

4/ Si, dans l’affirmative, il a encore agi de sa propre initiative ou sur la demande expresse de cet ancien ministre qui d’ailleurs a nié avoir chargé ledit général d’une telle mission. ».

1

DELENCLOS Michel. Chercheur en histoire. Biographe.Auteur de «19 mars 1962 ? Waterloo ! » - Prix d’Histoire le 14-04-2013 ..préfacé par l’historien Maurice Faivre.

BIBLIOGRAPHIE :

- Jean Monneret «La tragédie dissimulée Oran, 5 juillet 1962 », Ed. Michalon, 01.02.2006, mis à jour et réédité le 14.04.2012.

- Daniel Lefeuvre «Pour en finir avec la repentance coloniale.», Ed. Flammarion, 05.10.2006.

- Lugan Bernard «Pour en finir avec la colonisation», Ed. Le Rocher, 16.11.2006.

- Jordi Jean-Jacques «Un silence d’Etat. Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie », Ed. Soteca, 28.10.2011.

- Zeller Guillaume «Oran 5 juillet 1962. Un massacre oublié », Ed. Tallandier, 14.03.2012.

- Pervillé Guy «Oran, 5 juillet 1962. Leçon d’histoire sur un massacre. », Ed. Vendémiaire, 06.05.2014.

 

 

 

 

 

 

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31 octobre 2017

A la mémoire de nos morts restés en Algérie - 1 novembre 2017

CAEN : le 1er novembre 2017 ,l’ANFANOMA et le Souvenir Français déposeront une gerbe à la stèle de l’ANFANOMA  située au cimetière St Gabriel Rendez vous à 9h15 à l’entrée du cimetière

GRASSE 1er novembre : Cérémonie organisée par l’anfanoma  RV à 10H30 cimetière Ste Brigitte devant la stèle 

MONTELIMAR : 1er novembre:   cérémonie organisée par l’anfanoma  :  RV  à 11 heures  cimetière trappistines, devant la stèle 

ANGERS : 1er novembre : Cérémonie organisée par l’anfanoma à 10H45 cimetière de l’est  rv devant la stèle  à 10H30

BOURGES : 1er novembre 10 heures  cérémonie organisée par l’anfanoma rdv devant la stèle cimetière st Lazare

BRIVE LA GAILLARDE : 1er novembre, cérémonie organisée par l’anfanoma cimetière ESTAVEL devant la stèle

TARBES : 1er novembre : Cérémonie à 11 heures, stèle située au  cimetière de la Sède

PIERRELATTE : 1er novembre : 11 heures  cérémonie stèle de l’anfanoma cimetière (nouveau)

PAU   1er novembre : 10 heures cérémonie à la stèle des rapatriés

SAINT AUGUTRE DE CHAMIERS : 1er novembre à 11 h 00, l'amicale des Pieds Noirs de la Dordogne organise une cérémonie au cimetière , au pied de la stèle des rapatriés.

Retour commémorations

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29 novembre 2017

ROBIN MARC

« Sauver l’Algérie d’un acte criminel et irréparable»

Par Michel DELENCLOS chercheur en histoire – Biographe

            ROBIN Marc Jean (25.06.1929-18.11.2017) Né à La Rochelle, inhumé le 22.11.2017 au cimetière de Chatelaillon plage (Charente-Maritime). Son épouse, Mme. Marie-Thérèse Robin, demeurant 13 rue du 4 septembre, 17300 Rochefort, mérite le soutien de messages de sympathie.          

            -Engagé volontaire à l’âge de 18 ans, il participe à toutes les campagnes d’Outre-mer. En Corée avec le bataillon français, en Indochine, en Tunisie et en Algérie, avec la Légion. Adjudant-chef au 2ème REP,

Marc ROBIN à Oran en tête de défilé

Marc Robin : en tête d’un défilé à Oran

            Muté au 43è RI de Lille suite à la révolte militaire du 22.04.1961. Disparaît le 29.11.1961, au lieu de rejoindre le 1er Régiment de tirailleurs en Algérie et déserte au profit de l'OAS-Métro.

            Ce 29.11.1961, il écrit à son Chef de corps, cette lettre : «Après 14 ans de service dans l’armée française, 14 années passées à défendre les couleurs de mon pays dans les territoires d’Outre-mer et d’Algérie, j’étais rentré en France, convaincu d’avoir fait mon devoir de soldat. Pour cette raison, je suis titulaire de la Médaille militaire à titre exceptionnel, de la Croix de guerre avec 8 citation et, proposé pour la Légion d’honneur à titre exceptionnel comme Adjudant. Mais, je ne puis rester indifférent aux événements tragiques qui séparèrent l’Armée le 22.04.1061. Ma sympathie alla immédiatement à ceux qui tentaient, au mépris de leur situation personnelle, de sauver l’Algérie d’un acte criminel et irréparable, qui devait laisser cette terre d’Algérie au gré des assassins du «FLN». Quelle tristesse de voir également les patriotes emprisonnés, dégradés et même condamnés à mort, pour toujours penser que l’Algérie est française, idéal pour lequel j’ai combattu. En toute conscience j’ai donc fait mon choix. Entre l’Armée actuelle qui me demande de renier mon passé militaire et l’OAS qui continue le bon combat afin que le sacrifice de nos camarades morts pour l’Algérie française ne soit pas vain. Fait à Lille le 29.11.1961. Adjudant Robin Marc. 43ème RI. »..

            Membre de l'OAS-Métro –alias «Victor»- au sein de la Mission-II. Dirige, avec le lieutenant Daniel Godot, la branche de l’OAS-Métro, Groupement commando militaire «GCM». Adjoint du lieutenant Gabriel Bernard. Le 07.01.1962, avec un commando d'anciens du Groupement commando parachutiste «GCP» , s'empare d'armes et de munitions au camp de Satory notamment de 4 fusils-mitrailleurs et de 15 pistolets-mitrailleurs. Parmi les armes récupérées, deux fusils-mitrailleurs seront remis au sous-lieutenant Alain Bougrenet de La Tocnaye, pour servir lors de l'attentat du Petit-Clamart.  Ce. Le 18.02.1962, avec notamment le lieutenant Godot, il participe à la tentative d'exécution d'Yves Le Tac au Val-de-Grâce.

            Est arrêté à la terrasse d'un café à Paris le 23.03.1962 par les commissaires Duranton et Bouhé-Lahorgue, dénoncé par un de ses proches, Yvan Agier. Titulaire d’une fausse carte d’identité au nom d’Albert Ponteau, il sera malgré tout reconnu. Comparaît le 02.08.1962 devant le tribunal avec le lieutenant Gabriel Bernard et le lieutenant Godot. Est défendu par l’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour. Condamné par la Cour militaire de Justice «CMJ» le 02.08.1962 à 20 ans de réclusion criminelle. Le 19.10.1962, le Conseil d'Etat déclare illégale la «CMJ» dans son arrêt dit "Arrêt Canal, Robin, Godot". Détenu à Fresnes, tente de s'évader avec le capitaine Guy d'Ammonville, le lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, Michel Paret, André Besamat et trois autres détenus. Puis est incarcéré à St. Martin-de-Ré. Soigné pour une sclérose en plaque à l'hôpital, il s'évade de la Rochelle, le 03.05.1964, en pyjama et chaussures basket. Suite à son évasion, le préfet maritime est mis en disponibilité, le préfet de police suspendu ainsi que le commandant de CRS. Atteint de sclérose en plaques le capitaine Pierre Sergent rédigera un texte pour collecter des fonds afin de lui permettre d'être soigné aux Etats-Unis. En 09/1964, Pierre Sergent lance un appel aux sympathisants pour collecter des fonds lui permettant de se faire soigner aux Etats-Unis.- Titulaire de 4 citations. Médaille militaire.

MD

Retour DELENCLOS Michel. Chercheur en histoire. Biographe, auteur - Prix d’Histoire le 14.04.2012 pour le «19 mars 1962 ? Waterloo » préfacé par l’Historien Maurice Faivre

Pile de livres incrust BIBLIOGRAPHIE :

            De F. Laroche "Le courage est leur patrie", Ed. St. Just, 01.01.1965. De Jacques Delarue "L'Oas contre De Gaulle", Ed. Fayard, 1981 et le 04.05.1994. De Arnaud. Deroulede "Oas : étude d’une organisation clandestine", Ed. Curutchet 10/1997. De Georges Fleury "Histoire de l’Oas", Ed. Grasset, 30.10.2002. De Jean Pax Mefret "Jusqu’au bout de l’Algérie française : Bastien-Thiry", Ed. Pygmalion, 2003-

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01 décembre 2017

MÉTHODE ET ARCHIVES MILITAIRES EN ALGERIE

Par Jean François PAYA

Qu'est-ce qu'un JMO? (journal de marche et d'opérations) En principe

            Dépourvus de tout commentaire ou appréciation personnelle, en conformité avec l’instruction du 5 décembre 1874 qui les a institués, les JMO devaient servir à la rédaction d’un historique d’ensemble, destiné à maintenir la valeur morale de l’armée. Ils n’en restent pas moins, malgré leur rigueur administrative et leur sécheresse parfois, une source irremplaçable sur la vie et la mort des soldats.

            La tenue des JMO, confiée à des officiers qui peuvent en déléguer la rédaction à des sous-officiers, est prescrite aux états-majors aussi bien qu’aux corps de troupes. Revêtu d’un caractère officiel, répondant à une démarche d’authentification des faits et notamment des actions d’éclat, le journal de marches constitue, en un sobre condensé des événements, un récit aussi objectif et précis que possible des combats.

Que trouve-t-on dans un JMO? Toujours en principe

           Chaque jour sont notifiés les faits, combats, manœuvres, travaux ou reconnaissances, accompagnés des objectifs visés et des résultats obtenus. Sont aussi indiqués de manière systématique la composition du corps (effectifs, encadrement et mutations), les itinéraires suivis, les emplacements des camps ou des cantonnements, ainsi que les décorations et citations individuelles. Le texte peut se réduire à une chronologie très succincte, en raison même du rythme des actions.

Note de renseignement 2ém bureau

MÉTHODE ET ARCHIVES

Pour ce qui nous concerne au sujet de la journée du 5 Juillet 62 à Oran nous avons un problème avec les Archives car il n’y a eu ni recherches ni enquête voir disparitions des amorces de recherches et documents; photos de victimes par la gendarmerie départementale vite incompétente et délocalisée du square Garbé (témoignages familles)
La prévôté Militaire (gardes mobiles) aux ordres du général Katz n’a fait aucune recherche et avait même donné des renseignements au FLN (témoignages musulmans)
Ce dernier(Katz) s’est contenté d’une interdiction de vérifications en quartiers musulmans proclamée par le chef de l’ALN si Bakhti (Némiche Djelloul) alors qu’il disposait d’un réseau d’informateurs issus de ces quartiers et le 2ème bureau à reçu ordre de ne pas faire d’enquête, mais est tombé grâce à une fuite le 22 juillet 62 sur l’Ordre du Jour de l’État-Major ALN d ‘Oujda diffusé au matin du 5 Juillet 62 (Note 2ème bureau du 23 Juillet) qui vilipendait le GPRA et se proposait (classé Secret/ Confidentiel) "de protéger la minorité Européenne" Alors qu'on ne savait encore pas trop ce qui se passait à Oran! Aucune conclusion ne s’ensuivit si non l’ordre "de ne pas s’immiscer dans un problème interne purement Algérien"

ICI LES HISTORIENS PEUVENT EN TIRER DES CONCLUSIONS!

            Nous n’avons pas eu non plus les archives originales (cahiers registres) où étaient consignés les plaintes de "disparus" déposées par des familles (vus par témoins dont moi JF P ) au consulat d’Oran qui venait d’ouvrir.
Sujet: méthodes et archives un Historien signale dans un texte  "la source la plus précieuse et essentielle" sont renseignements militaires pour le 5 Juillet Comment peut-on dire cela d'une troupe strictement consignée dans ses cantonnements? Aussi bien pour la non intervention que pour certaines interventions en marge des ordres (nombreuse révélations tardives) que l'on ne pouvait pas mentionner sur le coup Par ex intervention des commandos marine(patrouilles) en armes dissuasives à la Calère) le colonel Sala, alors capitaine au 2ème bureau a un rapport non signalé d'une unité: tirs tout l'après-midi sur éléments FLN (bd sidi Chami, lycée technique face à la BAO )
           L’intervention musclée d’une section du 8ème Rima: tirs au FM sur des assaillants qui attaquaient la Gare CFA vers 13h fut très édulcorée dans le JMO de l’unité (qui durera plusieurs heures selon plusieurs témoins) etc. etc. je ne citerai pas autres JMO enjolivés ext au 5 juillet soit avec du plus soit avec omission / ensuite sur 50 cartons d'archives nous n'avons pas grand-chose! A l’aide de plusieurs JMO on a pu relever des personnes enlevées (ponctuel) signalé à plusieurs unités mais sans synthèse et rarement  dates et heures. La majorité des "Disparus" n’ont pas été vu "enlevés"
           Enfin les gens seuls à Oran dont les familles étaient parties donc non signalés sont difficiles à estimer d'après les "sorties" au moins 6500 départs sans "chefs de famille"(comme on disait)
La seule Pièces Jointe dans livre (La Tragédie Dissimulée) en annexe datée du 17/5/62 est antérieure au 5 juillet (2ème B du 17/5/62) et je n'ai pas présenté "ma thèse" basée sur des extraits synthétiques
http://popodoran.canalblog.com/archives/2008/11/05/11250833.html
           Je persiste a dire qu'après le 5 JUILLET il n'y a pas eu d'enquête formelle par le 2e Bureau sauf renseignements de routine comme remontée de certains disparus signalés par unité incidemment dans des JMO sans rapport de synthèse qui aurait été cité aujourd'hui
JF PAYA

Situation en Algérie le 24 juillet 1962

ARCHIVES MILITAIRE DE "LA GUERRE D'ALGÉRIE"  En réalité  OPERATIONS DE SÉCURITÉ ET DE MAINTIEN DE L'ORDRE

Considérations générales :
           Pour dépasser le cas spécifique du 5 Juillet à Oran :(massacre des européens) tout d'abord rectification non pas des Archives de Guerre du moment puisque le conflit ne fut qualifié de guerre que le 18 Octobre 1999, la nuance n'est pas seulement sémantique, mais du maintien de l'Ordre avec des règles présumées différentes de temps de Paix! Je m'explique en actions de guerre l’objectif est de cibler l’adversaire et de l’éliminer si possible par surprise: par exemple éliminer préventivement l'adversaire (bombardements, aujourd’hui Drones), en maintien de l'ordre ce n'est pas possible et à priori inconnu dans les archives. Bien sûr on peut présumer des actions bilatérales par ailleurs et en dehors des règles de la guerre (convention de Genève) et du droit mais ce n’est pas le sujet ici.
           Donc fatalement beaucoup d'omissions dans les archives officielles en restant dans ce cadre du Maintien de l’Ordre beaucoup de casuistique dans les fameux JMO (journaux de marche et d Operations) des différentes unités, que dire du renseignement officiel par les 2em Bureaux : beaucoup de paperasse et de tris ,pour une utilisation opérationnelle "beaucoup de Blancs" et de relations orales forcement non archivées! Pour en revenir au 5 juillet, certaines actions contrevenant aux ordres n'ont pas été signalées ou édulcorées et que dire à méditer par les chercheurs de la disparition la veille, d'une unité entière du 6em RTA transformée en UFOL (force locale) avec leurs officiers rapatriés in extremis en catimini! Preuve d'une intervention préalable de l'ALN du Maroc déjà infiltrée à Oran aucune trace aussi dans les archives "forces locales" inexistantes .Il faudrait voir aussi les archives des autres armes et notamment marine (pour le renseignement) et de la gendarmerie dont certains éléments furent contraints de rester après l’indépendance pour formation de la gendarmerie Algérienne.

AUTRE POINT DE VUE

           Très juste la procédure officielle était du maintien de l’ordre, l’état de guerre aurait facilité grandement les choses pour l’Armée Française et notamment l’anéantissement des armées ALN aux frontières par l'aviation.
Pour prendre part a ce débat il est indéniable que provoquer des troubles et des désordres induisant un massacre facilité par la disparition de la Force Locale, seule habilitée pour maintenir l’ordre selon les accords d’Évian et la neutralisation voulue des FAF (forces françaises) en légitime défense pour ses ressortissants qu’elle n' a pas assumée.
           Il est certain que le grand bénéficiaire de cet état de fait fut L ALN extérieure venue expressément du Maroc et de l'EST surtout pour prendre le pouvoir et faire un coup d’état contre le GPRA d’Alger.
           Ceci fut déjà exprimé en clair dans les conclusions des 3 livres "Agonie d’Oran" il y a près de 40 ans incluses les recherches de JF Paya puis confirmé par les avis des historiens G Meynier et Bruno Etienne et enfin l’enquête récente d’un autre historien JJ Jordi : Comme l’ont démontré JP Lledo et Roger Vétillard tous les massacres sont sous la responsabilité d une fraction FLN /ALN et furent prémédités et organisés et dissimulés comme le dit J Monneret  pour Oran sans aller plus loin! Et ce à notre avis a cause de la responsabilité écrasante du pouvoir Français de l’époque et de ses liaisons avec nouveau pouvoir montant en Algérie avec une fausse neutralité, finalement, circonstances et prétextes, deviennent causes pour certains !

JF PAYA AC /Algérie Classe 54/2 jusqu’à fin 64 Base de Mers el Kébir.

grouperecherchehistoire@orange.fr

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03 décembre 2017

LA BATAILLE DE SIDI-BRAHIM

Par José Castano

« La seule défaite irréparable, c’est l’oubli » (Jean BRUNE)

            Après la destruction de sa smala (16 mai 1843) par le duc d’Aumale, l’émir Abd el-Kader se réfugia au Maroc d’où il lança un nouvel appel à la guerre sainte contre les troupes françaises installées en Algérie.

           Au mois de septembre 1845, il entreprit de franchir la frontière et effectua avec l’aide des populations fanatisées de sanglantes insurrections qui, sous l’influence des passions religieuses, se propagèrent sur tout le territoire algérien.

           La garnison française la plus proche de la frontière algéro-marocaine, celle de Djemmâa Ghazaouet (appelé, plus tard, Nemours), forte de 600 hommes, était commandée par le lieutenant-colonel de Montagnac, soldat fougueux, violent, aventureux, mais fort courageux.

           Le 19 septembre 1845, un chef de tente de la tribu des Souhalia (que l’on croyait fidèle), le caïd Trari, vint, insidieusement, avertir Montagnac de la présence d’Abd el-Kader dans sa tribu dans le but de provoquer un soulèvement et demander, par conséquent, l’aide et la protection de l’armée française.

           Sans prendre le temps d’apprécier si le danger couru par la tribu était réel ou, s’il s’agissait d’un piège tendu par l’émir, Montagnac contrairement aux instructions des généraux Lamoricière et Cavaignac qui lui enjoignaient de na pas s’aventurer en rase campagne avec un effectif aussi réduit que le sien- prit la décision de former une force expéditionnaire afin de s’opposer à la violation du territoire par l’émir.

Bataille de Sidi Brahim 26 septembre 1845Par Louis Théodore Devilly (dead 1886)

Bataille de Sidi Brahim 26 septembre 1845 par Louis Théodore Devilly (dcd 1886)

           Le 21 septembre, à 22 heures, à la tête de cinq compagnies du 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans, sous les ordres du chef de bataillon Froment-Coste, d’un escadron du 2ème Hussards, commandé par le capitaine Gentil de Saint-Alphonse et de quatre escouades de carabiniers commandées par le capitaine Burgard, soit 421 hommes, Montagnac se porta au devant d’Abd el-Kader.

           Le 22 septembre, arrivé aux abords de l’oued Sidi-Brahim, l’officier décida d’établir son campement. Aussitôt, et durant toute la nuit, des coups de feu furent échangés avec des cavaliers arabes.

           Le 23 septembre, à six heures du matin, Montagnac refusant l’enlisement, décida de charger et de réduire l’ennemi. Laissant le bivouac à la garde du commandant Froment-Coste avec deux compagnies, il partit, en tête des hussards, suivi de trois compagnies de chasseurs. Parvenus au pied du Kerkour, à trois kilomètres du bivouac, les hussards chargèrent une centaines de cavaliers qui, aussitôt, se retirèrent, entraînant de plus en plus loin la charge… et les chasseurs à pied exténués par leur course poursuite. Soudain, un millier de cavaliers arabes cachés jusque là derrière un pli de terrain, surgirent et, dans un déluge de feu, sous le regard d’Abd el-Kader en personne, se ruèrent sur l’avant-garde française complètement désorientée. Très vite la plupart des officiers furent mis hors de combat y compris le lieutenant-colonel de Montagnac atteint d’une balle au bas-ventre. Pendant ce temps, les trois compagnies de chasseurs, épuisées par l’effort fourni pour tenter de rattraper l’escadron, étaient assaillies par des milliers de fantassins et de cavaliers. La mêlée était indescriptible, sauvage, impitoyable, sans merci. On frappa, on perça : Les soldats français de leur baïonnette, les cavaliers arabes de leur lance et de leur sabre. On trancha, on brisa, on mutila, on acheva. Le sang giclait de partout, ruisselait abondamment, aveugle. Des blessés étaient piétinés par les chevaux, d’autres se redressaient péniblement, hagards et ensanglantés, ils étaient aussitôt décapités pour la plupart. Les chasseurs étaient pris au piège, sans le moindre espoir de salut. En quelques minutes, leur carré fut anéanti. La résistance à l’ennemi fut sublime, mais le carnage épouvantable.

           Averti par une estafette, le commandant Froment-Coste accourut avec une compagnie de chasseurs et une section de carabiniers, ayant laissé le camp à la garde du capitaine de Géreaux, à la tête de la seconde compagnie de carabiniers.

           Arrivé sur le théâtre des opérations, le détachement fut aussitôt assailli par un ennemi trente fois plus nombreux et enivré de sang. Ce fut un massacre. Le commandant Froment-Coste et le capitaine Burgard furent tués ; le capitaine Dutertre, grièvement blessé, fut fait prisonnier. Seuls, deux chasseurs réussiront, de nuit, à s’extirper d’un amoncellement de corps atrocement mutilés et rejoindre une colonne française.

           Survivants de ce carnage, les quatre-vingt-deux carabiniers du capitaine de Géreaux demeurés au bivouac, firent retraite sur le marabout de Sidi-Brahim d’où, abrités par des murs de pierres sèches et de pisé, ils allaient pouvoir organiser plus efficacement leur défense.

           De nouveau une horde hurlante –toujours sous le regard attentif de l’émir- se rua sur les défenseurs du fortin mais, cette fois, des coupes sombres éclaircirent les rangs des assaillants. Vainement, Abd el-Kader envoya des parlementaires pour obtenir la reddition des carabiniers. Alors, contre toutes les lois de la guerre, il présenta aux insurgés, le capitaine Dutertre, ensanglanté mais vivant. Celui-ci avait été prévenu que s’il ne parvenait pas à décider ses compatriotes à se rendre, il serait exécuté sur place. Le carabinier Tressy, l’un des rares rescapés de ce désastre racontera plus tard : « Entouré de six arabes, le capitaine est très pâle. A l’invite de ses gardiens, il refuse d’abord de parler puis, un pistolet braqué sur la tête, il crie d’une voix affaiblie : « Camarades, Abd el-Kader m’envoie vous demander de vous rendre… Mais moi, je vous engage à résister et à vous défendre jusqu’à la mort. Vive la France ! ».

           A peine eut-il parlé, qu’il fut abattu de deux coups de pistolet tirés à bout portant. Son corps entraîné un peu plus loin, fut décapité. Le bourreau prit aussitôt la tête par les cheveux et vint la montrer aux défenseurs du marabout. Il éleva le sanglant trophée en ricanant. Cet affreux spectacle fit frémir de rage les carabiniers : quatre coups de fusil partirent en même temps, et le fanatique tomba, foudroyé, lâchant la tête ensanglantée du capitaine qui roula sur le sol. Croyant alors les assiégés découragés et abattus, Abd el-Kader ordonna au clairon français prisonnier, Guillaume Rolland, de sonner la retraite, celui-ci n'en fit rien et sonna, au contraire, la charge.

           Durant quarante huit heures, les défenseurs du fortin résistèrent aux multiples assauts. Sans eau, sans nourriture et les munitions s’épuisant, la situation devenait tragique. Conscient de la fin inéluctable qui serait la leur s’ils demeuraient dans cette position, le 26 septembre, avant l’aube, le capitaine de Géreaux et le lieutenant Chappedelaine, son second, décidèrent de tenter une sortie dans le but de rejoindre Djemmâa-Ghazaouet. Bénéficiant de la surprise, avec leurs hommes ils se projetèrent hors de l’enceinte et culbutèrent les premières lignes d’assaillants pour la plupart endormis. Vers 9 heures du matin, après une marche épuisante et de multiples harcèlements qui furent fatal au lieutenant Chappedelaine, ils atteignirent l’oued El Mersa. Là, ils se heurtèrent à une meute hurlante accourue des douars voisins pour la curée. Assoiffés, affamés, épuisés, sans munition, les soldats français combattirent avec bravoure à l’arme blanche. La lutte, bien qu’inégale, se montra inhumaine, féroce. Les hommes s’aggloméraient, se liant entre eux, s’embrassant et se perçant, l’œil dans l’œil, avec des petits cris d’animaux ivres, en roulant peu à peu dans la poussière. Ceux qui devaient là mourir tombèrent. Ceux qui devaient trouver là de l’honneur s’y montrèrent soudain grandis. Les mains entrèrent à leur tour dans la chair vive. Il se donna dans cette lutte, des coups de dents et de griffes à épouvanter la jungle indienne.

           De piton en piton, de crête en crête, la voix de la montagne emportait l’horrible fracas des armes, des hurlements sauvages, des cris inhumains, des plaintes, et on imaginait aisément ce que pouvait être ce corps à corps où nul ne faisait de quartier. Ô combat héroïque qu’eût chanté Homère et qui restera obscur et ignoré, comme tant d’autres de ces combats qui auront marqué la conquête de l’Algérie !

           A un contre cent, ils vendirent cher leur vie, ces hommes jeunes ou  ces vieux guerriers, tous braves et vigoureux. Et alors que leur capitaine, atteint de plusieurs coups de yatagan (sabre turc à lame recourbée vers la pointe) avait succombé et qu’ils étaient sur le point de succomber sous le nombre, trois coups de canon partis du poste de Djemmâa, distant de 2700 mètres seulement, jetèrent le trouble chez les arabes qui s’enfuirent emmenant avec eux une quinzaine de prisonniers. Huit hommes seulement échappèrent au massacre et atteignirent l’entrée du poste.

           Sur la tragédie de Sidi-Brahim, Alexandre Dumas écrira en hommage à ceux qui firent le sacrifice de leur vie : « Un jour, on oubliera les détails de ce magnifique combat que nous pouvons opposer à tout ce que l’Antiquité nous a légué d’héroïque et de grand !... Jetons une page de plus à ce vent qui roulait les feuilles de la Sibylle de Cumes et qui emporte toute chose humaine vers l’obscurité, le néant et l’oubli ».

           Dans la nuit du 26 au 27 avril 1846, sept mois après leur capture, le cousin d’Abd el-Kader, Mustapha ben Thami, fit égorger les soldats français faits prisonniers lors de cette bataille.

           Dès lors, l’armée française conduite par le Maréchal Bugeaud, n’eut de cesse de traquer l’émir et de réduire le soulèvement des tribus fanatisées au djihad. Aculé à la fuite perpétuelle, abandonné par les tribus les plus fidèles, le 18 juillet 1846, Abd el-Kader se réfugia pour la seconde fois au Maroc d’où il ne put reconstruire une armée, se heurtant même à l’hostilité du Sultan.

           Le 23 décembre 1847, l’émir se décida à revenir en Algérie où il demanda l’aman (faire sa soumission) au colonel de Montauban représentant le général Lamoricière, à Sidi-Brahim, là, précisément, où il avait remporté une de ses plus grandes et plus cruelles victoires et fut exilé, à la demande de Louis-Philippe, à Pau puis au château d’Amboise.

           Le 5 janvier 1848, Victor Hugo écrivait : « Abd el-Kader a rendu son sabre au général Lamoricière dans le même marabout de Sidi-Brahim où se fit, en septembre 1845, la boucherie de Djemâa-Ghazouet. Lugubre victoire qu’il est venu expier au même lieu, deux ans après, comme si la Providence l’y ramenait par la main ».

           L’émir fut libéré en 1852 par Napoléon III qui le reçut à Saint-Cloud et le fit acclamer à Paris, à la veille de son départ pour Damas où il mourut en 1883, grand-croix de la Légion d’honneur. C’est une habitude de la France que d’honorer l’ennemi d’hier… même quand il a les mains tâchées de sang français.

José CASTANO  e-mail : joseph.castano0508@orange.fr 

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           Fait de bravoure extrême, la bataille de Sidi-Brahim, reste dans la mémoire des chasseurs à pied. Chaque 3ème samedi de septembre, le château de Vincennes accueille la commémoration des combats de Sidi-Brahim dénommée « journée Bleu-Jonquille » (fête nationale annuelle des Chasseurs). C’est en effet à Vincennes qu’en 1838, le 1er Bataillon de Chasseurs à pieds a été créé et les Chasseurs, comme leurs camarades légionnaires pour « Camerone » ou les Marsouins pour « Bazeilles » n’ont de cesse de perpétuer cette gloire. Le capitaine Dutertre, autant que le clairon Guillaume Rolland, sont aussi grands que Regulus, et les combattants de Sidi-Brahim égalent en bravoure les compagnons de Léonidas qui tombèrent aux Thermophiles sous les forces d’un peuple barbare.

           En 1945, les restes des soldats tués à Sidi-Brahim ont été réunis dans un mausolée à Djemmâa-Ghazaouet appelé « le tombeau des braves ». En 1962, ils ont été transportés à Paris au Musée des Chasseurs, puis, en 1965, au vieux fort de Vincennes.

           Aujourd’hui, le 8e bataillon de chasseurs a succédé à son glorieux aîné, le 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans. Les Chasseurs arborent sur leur épaule avec fierté le nom de Sidi-Brahim. De plus une célèbre marche militaire s'intitule

 La Sidi-Brahim   Amicale de Sidi-Brahim - Courriel : amicale418@free.fr

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           Cet épisode tragique de la bataille de Sidi-Brahim où l’héroïsme le dispute au sacrifice et bien d’autres encore  obscurs témoins de la conquête de l’Algérie- ont été relatés dans un ouvrage intitulé

« ET L’ALGERIE DEVINT FRANÇAISE… »

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« Un cœur pour Philippe »

           Suite à l’appel lancé en septembre dernier relatif à l’éventuelle transplantation cardiaque sur la personne de Philippe BESINEAU/DEGUELDRE, le Docteur Alain BOURDON, cardiologue, nous apporte les informations suivantes :

            La date d’hospitalisation de Philippe est fixée au lundi 12 mars 2018, dans le service du Professeur HABIB, au CHU de la Timone à Marseille. Elle dure 5 jours environ et a pour but de faire une évaluation précise de la situation cardiaque et rechercher les principales contre-indications.

           A l’issue de cette hospitalisation, il est décidé d’inscrire ou non le patient sur une liste d’attente de transplantation cardiaque. Si l’inscription est décidée, une deuxième hospitalisation, plus longue, est programmée 10 à 15 jours plus tard pour bilan complémentaire extrêmement pointu.

           Ensuite, le patient est transféré en maison de rééducation cardiaque pour quelques semaines.

           Il est ensuite renvoyé à son domicile, qui doit être situé à proximité de Marseille car lorsqu’un cœur est trouvé (et ce n’est pas toujours le cas : les attentes sont souvent longues, parfois 1 an, et nombre d’inscrits décèdent avant l’opération…), il faut opérer sans attendre.

           Administrativement, Philippe n’est pas couvert par la Sécurité Sociale française. Il le sera de droit mais il ne peut en faire la demande qu’à son arrivée à Marseille. Et même en bénéficiant d’une procédure accélérée, il ne sera pas pris en charge le 12 mars. Un devis va être établi pour l’hospitalisation et un chèque de banque de couverture doit être remis avant l’hospitalisation. Ce chèque sera remis par Secours de France… ce qui sera possible grâce à votre extraordinaire réponse dès le premier appel.

           Sur ce point, Philippe remercie vivement les généreux donateurs qui, par leur fraternelle solidarité, auront permis de financer voyage, hospitalisation et séjour dans la capitale phocéenne.

           Dieu fera le reste !...

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5 DECEMBRE 2017

L'une des manières les plus efficaces de nous opposer aux commémorations du 19 mars est de nous rendre en masse aux cérémonies du 5 décembre dans tout l'hexagone. LVD

5 décembre 2017

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A 16h00 dépôt de gerbe de l'AFRAN au Parc Général Brosset à Rillieux la Pape.

Retour commémorations

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« QUAND L’AMOUR RENAÎTRA »

Par José Castano

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            Deux destins parallèles constituent la trame de ce roman, véritable message d’espoir envers ceux qui ont connu le malheur et ne croient plus en l’avenir.

           Elle, jeune, jolie, cultivée, douce, romantique, passionnée…

           Lui, beau, intelligent, fourbe, calculateur, opportuniste, aventurier…

           Rien ne dispose ces deux êtres aussi différents à s’aimer. Pourtant, au fil des jours, ils vont, secrètement, développer un amour que les liens familiaux et la morale réprouvent. Ils vont s’aimer sans pouvoir se l’avouer jusqu’au jour où le drame éclate.

           De cette tragédie naîtront de cruels souvenirs propres à mener vers le naufrage… Seule la force de la vie permettra un retour vers le rivage car l’espoir est toujours vainqueur. Ce sera le miracle de l’amour.

           C’est comme il en a coutume dans un décor féerique agrémenté de descriptions somptueuses servant d’écrin à cette belle et tragique histoire d’amour, que l’auteur, avec la passion qu’on lui connaît, exprime cet hymne à la vie comme un défi perpétuel aux souffrances du monde..

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 15€, franco de port.

Règlement à la commande.

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FLEURUS

Les premiers colons sont arrivés à Fleurus le 16 novembre 1848 ( sixième convoi)

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Amicale des anciens, historique de Fleurus en Oranie

fleurus-en-oranie-1848-1962 sur Librairie PN

            Voici l'histoire d'un village de colonisation, créée en Algérie par la IIème République, depuis ses débuts jusqu'à la finbde la guerre d'indépendance. Fleurus, devenue depuis Hassiane Ettoual, à quinze kilomètres d'Oran, retrouve ici ses couleurs d'autrefois.

            L'auteur s'appuie sur des sources très diverses, parfois inusitées: archives officielles et familiales, presse et annuaires d'époque, mémoire orale, ses propres souvenirs et un manuscrit inédit d'un des premiers colons. Il analyse la structure changeante de la population, l'évolution de la vie familiale et civique, de la propriété, de l'agriculture, des petites industries, des divertissements, des religions et  du bâti. Il souligne les origines diverses du peuplement, français, espagnol, allemand et arabo-berbère et les parlers des différentes époques: quatre chapitres sur vingt sont des conversations-scénarios basées sur des faits documentés.

            Cette micro-histoire détaille un visage local de la colonisation et de la décolonisation, sans parti pris politique. Elle s'enrichit de plus de cents cartes, photos et tableaux, et de neuf annexes accessibles en ligne.

12 Pieds Noirs de Fleurus.

Retour villes et villages d'Oranie.

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06 décembre 2017

FRENDA

Frenda n’a pas été conquise puisqu’en 1841 l’Agha Ali Ould Kadi qui régnait sur ce territoire a accueilli volontairement les français. Aidé de sa famille, il aida les troupe françaises dans leur œuvre de colonisation et accueilli chaleureusement les familles européennes qui venaient s’installer à Frenda

Commune mixte créée en 1880, elle était composée de nombreux Douars : Ghronadis, Haouaret, Medrousssa.

Documentation complète sur encyclopedie-afn.org

Carte_Michelin_Frenda

Frenda 603

Frenda 12- Vieux Frenda

Frenda 15

Frenda 17

Frenda 605

Frenda 06

Frenda 07- Bd Foch

Frenda 10- Commune mixte

Frenda 601

Frenda 08

Frenda 02- Place Médecin Colonel Paul Lebon

 

Frenda 04

Frenda 05

Frenda 03- Sous-prefecture

Frenda 09

Frenda 13- La poste

Frenda 18

Frenda 22

Frenda 600

 

Frenda, fraicheur, charme et verdure.

Sur PN d'aujourd'hui.

Retour villes et villages d'Oranie.

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LA SAINTE PATRONNE DES ORANAIS AU SACRÉ-CŒUR DE MARSEILLE

ND de Santa-Cruz2

ND Santa Cruz

            C’est par quelques lignes qui nous parlent du miracle de la pluie de 1849 que la presse locale  invite ce vendredi 8 décembre 2017, les oranais de la région à la procession qui précèdera la messe célébrée par Mgr Ellul en ce jour de l'Immaculée Conception.

           Après l'exode des rapatriés en 1962… En 1964  la Vierge a été reçue à Nîmes.

           C'est là dans un nouveau sanctuaire et pour maintenir la tradition  que se déroulent depuis toutes les grandes rencontres.

           La Vierge de Santa-Cruz grâce à la présence des sections locales des Amis de Santa Cruz  comme ici à Marseille par exemple entretiennent la tradition du partage par des déplacements dans les régions où vivent les rapatriés d'Oranie et ils sont nombreux en Provence.

           Pour la rencontre de ce vendredi nous souhaiterions une présence nombreuse, venez  retrouver tous nos chants d'autrefois, certains que les paroles sont encore incrustées au fin fond de votre mémoire. pour les prières, promis/juré vous aurez même droit à la nouvelle version du Notre Père dont la presse et les radios nous en tant parlé !

           La musique de la Légion sera également présente. Il y aura des frissons dans l'air.

           Nous vous en avons parlé… La procession prévue en extérieur a été interdite par les autorités, tout se déroulera donc à l'intérieur de la Basilique donnant à cet évènement une autre dimension.

           Un chez nous, sans limite, des voutes qui ne cesseront de résonner lorsque nous chanterons à pleins poumons : chez nous soyez reine (vous connaissez !!!)

A vendredi  les amis.

Guy Montaner AOBR

Quelques images de l'évènement:

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VIDEO DE LA MANIFESTATION SUR YOUTUBE

NOTRE DAME DE SANTA CRUZ à MARSEILLE LE 8/12/2017 DE ANTOINE ORSERO (A noter a 7"25 du début "l'Avé Maria" interprétée par Géraldine Bueno)

On ne verra plus ND de Santa-Cruz à Marseille... 

Et oui, c'est un beau cadeau qu'elle nous a fait, veille de Noêl !!!

Je remercie ceux qui ont partagé ce moment avec nous , qui nous ont permis de nous sentir présent avec eux et avec ND de Santa-Cruz.

J'ai comme vous tous sans doute apprécié la merveilleuse voix de Géraldine, je pense que c'est aussi un beau cadeau qu'elle a fait à notre Communauté PN, sans doute aussi pour faire plaisir à son "papa"

Merci à elle et à vous TOUS qui avaient partagé.

José Bueno.

Retour à tous les pèlerinages.

 

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