18 septembre 2017

COMMUNIQUE DU CERCLE ALGERIANISTE SEPTEMBRE 2017

1

Association culturelle des Français d'Afrique du Nord
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19 septembre 2017

"LARGAGE" DE L’ALGÉRIE DÈS 1958

Par Jean François PAYA

SUR LA CONSTITUTION DE 1958

            Partie d'une présumée logique gaulliste dans l’affaire algérienne,(Recherche HC GIRAUD) où volonté d'organiser le "largage" de l'Algérie dés 1958? (supercherie et enfumage") Guerre d'Algérie Magazine No 8 Juin 2007 Par Jean-François Paya
" De Gaulle et l'Algérie " Je trouve l'analyse du professeur Pervillé très pertinente sur le fait que : Le Général ait été très tôt convaincu qu'il faudrait se séparer de l'Algérie sous une forme où sous une autre et que cela remonte avant son retour au pouvoir .
D'autres auteurs ont même avancé "que toute l'activité préalable du Général et de son cabinet privé avait été de prouver discrètement aux divers protagonistes de la rébellion et de certains milieux financiers qu'il était seul capable d'imposer à l'ensemble des Français "le délestage de l'Algérie Française".

            Et ce, dès 1956 par des contacts d'émissaires via la Suisse et l'ambassade de Tunisie. Tout ceci mérite bien sur développements / Mais une chose est certaine que le professeur Pervillé aurait pu avancer c'est que l'étude des archives de la commission qui a préparé le texte constitutionnel de 58 /consultables après 30 ans (car contrairement à la tradition Française ce ne fut pas une Assemblée Constituante qui l' a élaboré au grand jour) révèle (pour être bref) qu'on avait prévu de pouvoir changer le statut de l'Algérie par de simples lois alors que la constitution précédente ne le permettait pas (d'où certains blocages de la IV em République) sans que cela soit très explicite ! Lois législatives où référendaires avec les nouveaux pouvoirs donnés au Président .
Ainsi au" nez et à la barbe " des partisans de l'Algérie Française" qui votèrent en masse cette constitution ;sauf des " ultras" avisés d'Alger dixit le Docteur JC Pérez '(qui a parlé "du référendum mortel du 28 Septembre 1958 dans un de ses ouvrages).

            Ainsi une option "séparatiste"aurait été introduite subrepticement dans le texte sans citer le mot Algérie! avec possibilité de "sessions de territoires"! En remarquant que De Gaulle lorsqu'il parle "de Français à part entière" à propos des Musulmans après le 13 Mai 58 leur laisse le statut civil coranique contradictoire avec la laïcité Française ! (pour preuve les "rapatriés" Musulmans en 62 devront y renoncer )
En tout cas c'est ce mécanisme qui sera utilisé pour "larguer" l'Algérie et la bataille est toujours vive entre ceux qui affirment que De Gaulle à violé sa constitution et ceux qui disent le contraire /.
Curieusement au sujet de la thèse de la prémonition Gaulliste la plus part des nationalistes Algériens consultés l'ont rejetée et préfèrent croire que la lutte de l'ALN/FLN lui à" forcé la main" c'est aussi l'avis de leurs amis en France.

Jean-François Paya (voir mon article "la Constitution de 1958" dans la revue PNHA no 94 Octobre 98

                         L’ALGERIE et la Constitution de 1958
           Dans le volume qui collationne les archives du groupe de travail préparatoire au texte constitutionnel (consultable 30 ans après) il est dit à propos de l’article 72 qui n’existait pas dans le texte de 1946 (constitution précédente) « la différence importante a trait à l’adjonction de la formule : toute autre collectivité est créé par la loi »

            On passe ainsi d’une énumération « fermée » des collectivités territoriales (dont faisait partie l’Algérie) à une énumération « ouverte », le législateur se voyant ainsi doté de la possibilité de créer d’autres types de collectivités territoriales que les communes, départements et territoires d’outre-mer et donc éventuellement de rassembler autour d’une collectivité territoriale d’un type nouveau les départements algériens déjà dotés d’un statut particulier.

            De plus si l’on en croit une déclaration consignée de Monsieur TEITGEN (partisan de larguer l’Algérie) devant le Comité Constitutionnel alors que ce dernier craignait que l’Algérie soit « condamnée » à demeurer vitam -æternam départements de la République : on lui a répondu (consigné) qu’il avait été inséré dans le texte la formule déjà citée ci-dessus « qui permettra de créer une collectivité territoriale adaptée au problème algérien ».

            Dans le même sens devant la commission constitutionnelle du Conseil d’État selon les mêmes archives, le commissaire du gouvernement Mr JANOT précise que « le problème algérien évoqué pouvait trouver sa solution dans la même formule citée ». Il apparaît donc clairement que dès cette période on ait introduit dans la future constitution des éléments nouveaux en vue d’amorcer la séparation de l’Algérie et de la France, ce qui rendait très pertinente la question posée par les deux députés cités à propos de la rédaction de l’article 72.

            De plus contrairement aux allégations de Mr DEBRE un article 53 donne la possibilité de « cession, échange ou adjonction éventuelle de territoires en fonction d’une loi ratifiée par une consultation des populations intéressées ». Ainsi par la suite, sous couvert de « l’organisation des pouvoirs publics en Algérie » De Gaulle fera ratifier par le référendum du 8 janvier 1961 sa politique algérienne et promulguera une loi référendaire qui changera le statut de l’Algérie avec l’adoption du principe de l’auto détermination.

            Ce statut ayant été désormais modifié, il fera ratifier les accords d’Évian par la seule métropole lors du référendum du 8 avril 1962 ; l’Algérie étant appelée à les ratifier à son tour par la question posée lors de la consultation du 1er juillet 1962 relative au choix de l’Indépendance dans le cadre des accords d’Évian ». Il faut se souvenir que la déclaration générale d’Evian stipulait « si la solution d’indépendance et de coopération est adoptée, le contenu des dits accords s’imposera à l’État algérien ». On sait ce qui advint de cette déclaration utopiste et les drames qui s’en suivirent.

            Voilà pour l’utilisation du texte de cette constitution primitivement niée par Michel DEBRÉ. Maintenant n’étant pas juriste, il peut y avoir des avis différents mais je suis d’accord sur ce point avec le Docteur Jean- Claude PEREZ lorsqu’il qualifie « mortel » le référendum du 28 septembre 1958 auquel nous fumes peu nombreux, à part les communistes, à répondre NON.


Jean François PAYA Références et sources :
Ouvrage « Écriture de la Constitution de 58 » par l’association française des Sciences Politiques et des Constitutionnalistes (Edition Économica 1992)

Ouvrage Chapsal et Sancelo Directeurs de l’Institut d’Études Politiques et de Sciences Po « Edition PUF 1975) à propos « des pouvoirs publiés en Algérie »
Archives de la Commission préparatoire au texte constitutionnel consultables après 30 ans.
Ouvrage de Jean-Claude PEREZ « L’Islamisme dans la guerre d’Algérie »
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12 octobre 2017

UN CŒUR POUR PHILIPPE !

Par José Castano

Souvenez-vous !... C’était, il y a 55 ans…

C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 d’Oran qui fit plusieurs milliers de victimes parmi la population civile européenne, que De Gaulle prit la décision de faire fusiller le Lieutenant Roger Degueldre, officier du prestigieux 1er Régiment Etranger de Parachutistes et chef des Commandos OAS Delta d’Alger.

Le 6 juillet 1962, à l’aube, au Fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la Légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

degueldre-jeune

En quittant sa cellule, il s’écria à l’adresse de son défenseur : « Dites que je suis mort pour la France ! » puis, en guise d'adieu, il lança son Credo : « Je suis fier de mourir pour tenir le serment qu'a fait tout officier ayant servi en Algérie. Dites aux Algériens que, si je ne suis pas de leur race, n'étant pas né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours. »

Au poteau, il refusa qu’on lui bande les yeux et cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise.

12 minutes… 12 atroces minutes de souffrance plus tard, son calvaire prit fin…

Ce bébé que Roger n’avait jamais vu et qu’il conservait précieusement contre son cœur, allait connaître une vie des plus mouvementées…

Né le 16 juin 1962 –moins d’un mois avant l’assassinat de son père- il fut aussitôt confié à un couple admirable : Durand-Ruel.

Philippe Durand-Ruel, était capitaine au 1er REP et ami de Roger Degueldre. Son épouse, Denyse, s’occupa de ce bébé et le chérit comme s’il s’agissait de son propre enfant.

  La mère du bébé, Nicole Besineau-Gardy, épouse du capitaine du 1er REP, Michel Besineau et fille du général Paul Gardy, ancien inspecteur de la Légion étrangère et l’un des chefs de l’OAS, séjourna dans la clandestinité à Paris d’où elle tenta d’organiser l’évasion de Roger Degueldre. Celle-ci ayant avorté, elle demeura à Paris jusqu’au jour fatal dans le but d’apporter par l’entremise de son avocat, Maitre Macaigne un réconfort moral à Roger…

Ivre de chagrin, Nicole gagna alors Madrid où elle récupéra avec l’aide d’un légionnaire son fils, puis destination l’Argentine, où elle rejoignit son époux, son père et ses trois sœurs.

… 55 ans après ces évènements, j’eus la surprise de recevoir, émanant d’Argentine où il vit, un appel téléphonique d’un certain Philippe Besineau qui disait être le fils de Roger Degueldre.

Perplexe, dubitatif, indiscret, voire, inquisiteur, je m’enquis de toutes les garanties inhérentes à sa filiation. Philippe me fit parvenir une série de photos de famille, puis évoqua sa condition familiale, sa recherche d’identité, l'existence très difficile depuis 1962 de lui-même et des siens, exilés… et ses problèmes de santé.

Atteint d’une très sévère cardiomyopathie qui a déjà nécessité la pose d’un défibrillateur, son pronostic vital est compromis à court terme et ses chances de survie ne reposent plus que sur une transplantation cardiaque, possible en France seulement.

Philippe BESINEAU-DEGUELDRE est français, bénéficie d'une couverture par la Sécurité Sociale française mais sa situation matérielle très difficile lui interdit d'envisager une venue en France. 

Avec l’aide de Georges Belmonte, vice-président du Cercle algérianiste du Gers, nous avons décidé de venir en aide à Philipe pour lui permettre de se faire soigner en France.

Nous avons aussitôt obtenu un renfort inestimable du Secours de France qui a pris l’heureuse initiative de piloter cette opération « Un cœur pour Philippe ». Informé de cette démarche, le Docteur Alain Bourdon, cardiologue, s’entretint immédiatement  avec Philippe Besineau et obtint communication de son dossier médical.

Après analyse, le Docteur Bourdon transmit ce dossier au Professeur Gilbert Habib, responsable du service de Cardiologie à l’hôpital La Timone de Marseille, où se pratiquent des transplantations. Celui-ci accepta de recevoir le patient pour bilan afin de l'inscrire sur la liste d'attente dans le but de pratiquer cette transplantation cardiaque dès qu’un greffon compatible serait disponible…

Désormais, il ne reste plus qu'à organiser matériellement et financièrement la venue de Philippe Besineau.

Bien que Secours de France soit prêt à s’investir financièrement, il faudra beaucoup d’argent pour mener à bien cette opération de la dernière chance… d’où cet appel que nous lançons à toutes les bonnes volontés pour nous aider dans cette quête du salut de Philippe… et à travers lui, en mémoire de son père qui immortalisa sa légende par ces mots : « Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM ».

C’est sous des balles françaises que le Lieutenant Roger Degueldre, Chevalier de la Légion d’Honneur, est tombé le 6 juillet 1962 à 04h08, après un calvaire de 12 minutes.

José CASTANO  e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

Cliquez sur ce lien :Lieutenant Roger DEGUELDRE, martyr de l’Algérie française

SECOURS DE FRANCE-Un couer pour Philippe

Secours de France - Vérité, charité, justice.

Courriels : contact@secoursdefrance.com ; secoursdefrance@cegetel.net

Important :

Rédigez votre chèque à l’ordre de : SECOURS DE FRANCE

Au dos, portez la mention « Un cœur pour Philippe » et adressez le à : Georges BELMONTE 

10, av Montesquieu – 33240 ST ANDRE DE CUBZAC – Tel. 06.84.51.39.42

Courriel : belmonte-georges@wanadoo.fr

-  Vous recevrez un reçu fiscal permettant une réduction d’impôts de 66% des sommes versées.

-  Veuillez mentionner lors de votre envoi, votre n° de téléphone et votre adresse internet.

Nous remercions chaleureusement le Comité VERITAS qui, lors de son congrès du 23 septembre à Béziers, nous a permis de récolter les premiers dons. Courriel : comiteveritas@free.fr

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Conférence : « ISLAM… D’hier à aujourd’hui »

Cette conférence, organisée par le Cercle algérianiste de TOULOUSE, sera donnée par José CASTANO, Samedi 21 Octobre 2017, à 15h30, au CEFANOM, 1, rue des Pénitents blancs – 31000 TOULOUSE - Entrée gratuite –

Un repas (facultatif) est prévu à 12h au restaurant La Gourmandine, 17, Place Victor Hugo – Toulouse (inscription obligatoire).

Pour tout renseignement : Hervé CORTES Tel. 05.61.15.45.98 ou 06.40.38.69.06 - Courriel : cortes.famille@wanadoo.fr

«TERREUR ISLAMISTE» 

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Autre conférence :: « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

« De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil et dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants. Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »

… Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « leurs » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait. »

Cette conférence, organisée par la « Délégation Vauclusienne de l’Association de Soutien à l’Armée Française », sera donnée par José CASTANO, Samedi 4 Novembre 2017, à 15h, salle Bouscarle, 95, Avenue Charles Vidau, 84300 CAVAILLON- Entrée gratuite –

Pour tout renseignement : Gilles ROUSSSET - Tel. 06 75 54 12 91

Courriel : gilles.rousset@dartybox.com

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ORAN 5 JUILLET 1962 - DERNIER TEMOIGNAGE

Par Jean François PAYA

           Selon le témoignages récents d'un ex secrétaires de Katibas l'état-major ALN du Maroc obnubilé par les enclaves Espagnoles de Ceuta et Melilla pu s'assurer que les Forces Françaises (FAF) n'interviendraient pas en cas de désordres à Oran (prémonitoires)où il était facile de créer des incidents avec prétextes "Tirs sur le défilé petits scouts musulmans" et " résidus OAS ! (pas de noms ensuite de ces "chouadas" (ni une plaque sur les murs d'Oran) voir nos enquêtes sur le site suivant Oran, juillet 1962

            Pour l'OAS d'Oran signaler que le départ de certains de ses "Commandos" fut négocié "en rapports de Force" Incendie du port par tirs au bazooka (Témoignages reçus) par la base maritime d'Arzew avec le commandement des FAF Français et Maritimes sous conditions d'aucune représailles et défense de la population civile Française (les FAF en accord avec autorités FLN trop contentes de voir partir ces perturbateurs. Parjure de tous ces interlocuteurs maudits.
Le vendredi 20 SEPT 2017 - JF PAYA à la base de Mers-El-Kébir fin 1964.

            L’ordre du jour du 5 Juillet 62 de L’ALN d’Oujda prévoyant de manière prémonitoire sa vocation de maintenir l’ordre et sa condamnation du GPRA (texte intégral volume 3 Agonie d Oran) comme le signale JF Paya le départ des éléments OAS organisés fut négocié avant l'appel du colonel Dufour pour l'arrêt des combats avec décision de ne pas se livrer à un "baroud d'honneur" pour justement éviter des représailles sur la population.

            Condition de l'autorité militaire Française qui avançait la directive 99 du 20 juin 62 du Général Katz à ces unités qui prévoyait l’intervention en cas d’agressions de nos ressortissants après l’indépendance dans la période de transition vers un pouvoir Algérien élu prévu par les accords d’Évian, document reproduit dans le livre de J Katz « l’honneur d’un général » puis document du groupe FLN de l’exécutif provisoire en date du 27 juin 62 qui indique que faute de directives « le protocole de maintien de l’ordre » ne fut pas signé, d'où risques d’interventions de l’Armée française après le 2 Juillet en cas de débordements (archives du FLN de M Harbi).

            Rétrospectivement il semble que le GPRA ne souhaitait pas livrer ce maintien de l'ordre à l’ALN surtout extérieure dont il venait de limoger l'État-major.

            On sait comment ces directives furent bafouées avec les engagements de défendre nos ressortissants par des directives supérieures la veille du 5 juillet 62 (Paris n’est pas au courant) ce qui reste à démontrer mais a notre avis un individu comme Katz n’aurait pas sollicité des directives (surprenant) et sans celles-ci justement avait un prétexte en or pour prendre des initiatives courageuses mais il ne le put car visiblement il avait des directives du plus haut niveau même selon nous pour accepter de servir de bouc émissaire et ça à réussit.

            LE PROBLÈME EST QUE SI LE MASSACRE D'ORAN NE FUT QU'UNE RÉACTION SPONTANÉE NON PRÉMÉDITÉ D'UNE FOULE (COMME L'AVANCE CERTAINS AUTEURS CE NE FUT NI UN CRIME DE GUERRE ET ENCORE MOINS UN CRIME CONTRE L'HUMANITÉ SANS RESPONSABILITÉ) VOIR LE DÉMENTI DE CETTE ÉNORMITÉ CI-DESSOUS.

Par le Groupe de recherches Oran 5 Juillet 1962 direction JF PAYA /AC Algérie classe 54/2 en archives au CDHA (centre documentation historique sur l'Algérie).

            « L’armée restera pour vous protéger » les semaines précédentes. Le pouvoir central Français est directement impliqué, Katz ne faisant que se parjurer en exécutant des "directives supérieures de non intervention" en contradiction avec celles sur la légitime défense du commandant FAF d'Alger (cité par le général Faivre) qui cependant ne le blâma pas! pour il est vrai des "incidents" très minimisés (rapport officiel de Katz)tandis que le GPRA subjugué dans un communiqué du 6 stigmatise des prétendus résidus de l'OAS (dénié par le FLN/ALN à Oran le 6 juillet).
            Mais à postériori il est plus facile d'écrire l'histoire sur le moment dans la confusion car personne ne savait ce qui pouvait se passer. Pour De Gaulle en priorité la conservation des bases d’essais du sud et de Mers El Kébir devait être assurée. En même temps cette dernière ne devait pas générer une zone de replis ni une enclave Française donc la nécessité de faire partir un maximum d'habitants Européens de la région (pour l’ALN) sans pour autant provoquer l'intervention de l'Armée Française (donc assurance de son gel) remplacée par celle de l’ALN du Maroc après en avoir créé les conditions comme la carence de la Force Locale et l’utilisation et l’exacerbation des sentiments de vengeance pour créer l'émeute RENDUE SURTOUT POSSIBLE PAR LA PARALYSIE VOULUE DES 18000 hommes de L 'ARMÉE FRANÇAISE J'AI ÉCRIT CECI IL Y A 20 ANS avec la confusion de juillet 1962.

            Ce n’est pas gagné pour Ben BELLA / BOUMÉDIÈNE. L'ALN d'Oujda est prête a tout pour jouer les "pompiers pyromanes" comme à Oran en provoquant le désordre pour prouver l'incapacité du GPRA à diriger le pays !

Jean François PAYA

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