10 mars 2018

LES HARKIS, CES MARTYRS

     Ils furent sacrifiés les harkis,

     Trahis par un vil renégat,

     Un adepte de la félonie,

     Les, exposant aux fellaghas.

 

     Ce fût par dizaine de milliers

     Que ces fidèles à nos couleurs,

     Qui furent de valeureux guerriers,

     Périrent dans la pire des horreurs.

 

     Ce génocide de grande ampleur,

     Qui était plutôt prévisible

     Est le fait d'un maudit bradeur,

     Intransigeant et insensible.

 

     Un homme sans cœur qu'un gaulliste

     A essayé d'apitoyer,

     Mais s'adresser à cet autiste,

     C'était parler à un empaillé.

 

     Alain Peyrefitte l'a bien écrit,

     Ce monstre était implacable.

     Celui qui nous avait compris

     Était un être impitoyable.

 

     À présent il est en enfer

     Où il côtoie d'autres ordures

     Qui, regroupées sous Lucifer,

     Expient, contrits, leurs forfaitures.

 Jean-Paul Ruiz le 17/03/2018

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15 mars 2018

DEBAT ENTRE ALGÉRIANISTE

            En réponse aux amis Algérianistes à propos de leur demande sur un débat sur les causes et  origines des massacres du 5 Juillet 1962 à Oran

            Au groupe de recherches sur le 5 Juillet 62 et amis Algérianistes, chers compatriotes ci joint quelques éléments du débat avec jean Monneret sur les origines des massacres d'Oran qui avait commencé début 2001 avant qu'il n'édite son livre en 2006 où il consacre plusieurs pages à la critique de ce qu'il interprète comme mes positions sur le sujet. Bien entendu n'ayant pas sa notoriété je n'ai pu avoir d’éditeur pensant même naïvement pouvoir participer à un travail collectif même contradictoire (ayant été présent sur le terrain jusqu'à fin 64 pour la Marine Nationale) à titre de témoin bénévole et même d'acteur (Services de Renseignements)

            Je pense que cela aurait été plus judicieux pour tenter de rechercher la vérité historique sur ce drame.

JEAN-FRANCOIS  PAYA   AC/ Algérie / 54-64 : Classe 1954 /Né en 1933/ Cercle Algérianiste du Poitou

letrre a J-Monnneret

letr a JM 2

            Débat lancé par J Monneret qui écrit « Il paraît important de revenir sur le sujet du 5 juillet 1962 à Oran. En effet, Jean-François Paya contestant une partie de ce que j’ai écrit, je dois m’efforcer de lui répondre. »Mais il me semble que reprenant la lecture de son livre de 2006 aujourd’hui dépassé par les ouvrages de J Jordi :G Zeller et G Pervillé c’est lui qui lança une polémique en attaquant les enquêtes bien antérieures (publiées au moins 10 ans avant son livre ) de Paya qui était sur le terrain en activité à Oran en 1962, plusieurs pages et un chapitre entier en annexe dans son livre (La Tragédie dissimulée)

            Depuis Monneret a revu ces chiffres puisqu’il ne s’était basé que sur « des enlèvements » signalés glanés dans les divers JMO d’unités et il ne prend chez l'historien J Jordi que ce qui l’intéresse et pas ses conclusions qui rejoignent les miennes sur la préméditation de l'émeute et des désordres qui conduiront aux massacres à Oran le 5 Juillet 62.

            Débat lancé par J Monneret qui écrit « Il paraît important de revenir sur le sujet du 5 juillet 1962 à Oran. En effet, Jean-François Paya contestant une partie de ce que j’ai écrit, je dois m’efforcer de lui répondre. »Mais il me semble que reprenant la lecture de son livre de 2006 aujourd’hui dépassé par les ouvrages de J Jordi :G Zeller et G Pervillé c’est lui qui lança une polémique en attaquant les enquêtes bien antérieures (publiées au moins 10 ans avant son livre ) de Paya qui était sur le terrain en activité à Oran en 1962, plusieurs pages et un chapitre entier en annexe dans son livre (La Tragédie dissimulée);depuis Monneret a revu ces chiffres puisqu’il ne s’était basé que sur « des enlèvements » signalés glanés dans les divers JMO d’unités et il ne prend chez l'historien J Jordi que ce qui l’intéresse et pas ses conclusions qui rejoignent les miennes sur la préméditation de l'émeute et des désordres qui conduiront aux massacres à Oran le 5 Juillet 62.

            Voici ma mise au point ; en effet je n’ai pas du tout démarré de polémique avec Jean Monneret c’est lui qui entrepris une critique très dure de mes recherches (et c’était son droit) dans son livre de 2006 au lieu de s’en tenir à des réserves nuancées comme il l’avait exprimé dans nos correspondances début 2001 où je lui avais fourni des éléments sur celles-ci avec une vidéo d’études sur le dossier !

            M’interpellant publiquement dans son livre j’étais en droit moi aussi de lui répondre pour un débat à mon avis fructueux même si le professeur Pervillé le trouva exagéré, il pourra le citer en écrivant « sa leçon d’Histoire »

            En effet mes conclusions au sujet de ce dossier du 5 Juillet 62 à Oran sans écho dans les médias ont commencé de paraître anonymement (précautions pour contacts sur le terrain) P33 dans « l Agonie d Oran » vol II en 1996, puis dans « l’Écho d’Oranie » en 98 sous la direction de Geneviève De Ternant et par un article "Provocateur" titré par la rédaction du Magazine PNHA en juillet 98 « De Gaulle responsable des Massacres d’Oran » cité par AG Slama dans la revue l’Histoire n° 231 puis par autre article dans l’Écho de l’Oranie et par une publication de 40 Pages dans «L’Agonie d’Oran » volume III en Janvier2001, alors que nul Historien ne semblait s’intéresser à cette histoire à l’époque.

            Enfin vint une « consécration » dans une revue non PN 5 Juillet 1962 Le Massacre d’Oran dans les « Dossiers Secrets de l’Histoire » N° 42 en Sept 2002 (Bénévolement bien entendu) et en Janvier 2007 miraculeusement comme »caution démocratique parmi 18 articles favorables au FLN un article repris de la revue PNHA de 1998 dans le Blog de la LDH Toulon qui sera affublé plus tard d’une « mise au point réductrice» en Janvier.

“le 5 juillet 1962 à Oran”, par Jean-François Paya - Histoire coloniale ...LDH

J’ai eu d’autre part l’honneur dans « l Annuaire des Français d’Afrique du Nord

Voilà pour toutes précisions.

Bien cordialement Jean-François Paya

            Critiques très dures, subjectives voir blessantes citations : Nous pourrions continuer de la sorte. Il nous semble préférable d’arrêter ici. Dans une lettre qu’il a adressée à Paya, le professeur Pervillé dont le sens de l’euphémisme est vif, voit dans les écrits de son correspondant «…une vision mémorielle rétrospective à 28 ans de distance.» (Pervillé parlait d'autre chose)

            C’est aussi mon avis. Je le regrette car les intentions de notre ami sont excellentes mais son parti-pris de négliger les archives (ce qui est faux) la légèreté de ses démonstrations, ses généralisations abusives minent sa recherche pourtant menée avec sincérité et passion.

            Il peut continuer dans la même voie et s’accrocher mordicus à ses écrits, au mépris de toute méthode historique. Il y a plus intelligent à faire :revoir l'ensemble en abandonnant l'a priori du complot Benbelliste (qualification jamais employée par moi)Qui sait si un jour des archives nouvelles privées ou officielles, algériennes  ou françaises ne contribueront pas à nous éclairer davantage.(c'est arrivé depuis) Mais actuellement, présenter de vagues indices comme des preuves, multiplier les démonstrations aventureuses, bref faire de la reconstruction mémorielle, c’est tourner le dos à l’Histoire. (J Monneret dans "Études Coloniales")

RÉPONSE

            Puisque J Monneret m’a fait l’honneur de prendre en considération mes travaux, toute critique au sens noble du terme (et elle l'est sauf la conclusion polémique et insidieuse) mérite une réponse, mais il devrait aussi s’adresser a d’autres qui sont arrivés aux mêmes conclusions que moi dont JJ Jordi.

            G Meynier et Bruno Etienne (pour ne citer que  des historiens  a priori défavorables et très hostiles à l’OAS ) les divers journalistes d'investigation à Oran dont le précurseur Etienne Mallarde, GM Benhamou, :Le père Delaparre témoins à Oran, Guy Pujante sur la "préméditation" de Geneviève de Ternant dans "l’agonie d'Oran") Le sociologue historien Bruno Etienne qui cite le groupe ALN venant du Maroc du village de Dar El Kebdani où était hébergé A. Bouteflika et surtout l'historien J jacques JORDI (Un silence d'État) qui a eu accès par dérogation à des Archives Capitales (encore protégées à 60 ans, sans parler des recherches du cinéaste oranais JP Lledo et des évocations prudentes d'autres historiens) sur lesquelles il a prélevé que ce qui l’intéressait sur le 5 Juillet 1962 a Oran ! entre autre la correction du chiffrage des victimes qu’il avait tablé dans son livre avec présumée certitude a 365 personnes dixit d'après une liste du 2em bureau non publiée a notre connaissance et qui n’a jamais fait de synthèse (source colonel Sala du 2em b)

            Donc répondre serait lourd et répétitif il faudrait se reporter a toutes mes publications et sur mon livre sur internet qui a l’avantage d’être gratuit évolutif et publié pour le monde entier au grand désespoir des éditeurs. J’ai l’avantage et l’inconvénient (comme historien) d’avoir été témoin et acteur (bénéfice de l’âge), les documents et photos prises par nos informateurs que j’ai publiés en font foi, évidemment je ne pouvais donner leurs identités mêmes si aujourd'hui certains ont disparus eu égard à leurs familles en Algérie et la Marine a qui j’ai eu l’honneur d'appartenir et qui avait rapatrié tous ces harkis sans les recenser.

            En tout cas Jean Monneret ne nous a pas donné sauf par allusions (PN provoqués) les causes de ces émeutes et de ce massacre et n’a jamais répondu a la lettre de notre ami Claude Garcia Webmaster du site "dialogue entre historiens" ci jointe et il nous demande avec suffisance d’avoir l’intelligence d’abandonner notre thèse (à84 ans la vie se chargera surement de le faire) mais mon  livre issu d’un travail collectif non lucratif appartient a d’autres qui se chargerons (cher JM) de poursuivre la tâche. Quelques précisions Si Bakhti à Oran n'est devenu le véritable chef du FLN qu’avec le renfort après le 5 juillet des troupes ALN du Maroc contrôlé sur le terrain (services de renseignements Marine Nationale) Notre thèse fut reproduite dans "le Quotidien d’Algérie" (opposition Algérienne) sans démenti.

Courrier Reçu dans "Études Coloniales"

            Monneret est super gonflé car au lieu de nous présenter clairement son antithèse à Paya (et Jordi sous-jacente) c’est à dire son point de vue sur les causes et les raisons des massacres d’Oran il demande à Paya d’abandonner le sien dont les intentions seraient excellentes (lesquelles ??), pour cela il prétend que ce dernier récuse totalement les archives militaires ce qui est éminemment faux Paya en fait état et en diffuse avec d’autres en les analysant y compris les omissions avec des témoignages divers et variés en les croisant dont ceux des 3 volumes de "Agonie d Oran" des articles de presse de terrain, les mémoires du Père De Laparre (au jour le jour) que Monneret ne cite jamais sans compter les témoignages Algériens que ce dernier n’a jamais obtenu n’étant pas à Oran ou il n’y a jamais mis les pieds.
            Il est remarquable que dans ce débat pour l’instant personne ne soit venu au secours de Monneret et que " L’Écho d’Oranie" principale publication Oranienne soit restée silencieuse sur son livre qui évoque un moment dramatique de la ville. (José GARCIA)

J Manuel site Historia de Guerra (SPAIN)

            Cher monsieur Paya vous êtes trop modeste, vos divers articles lus en général sur des revues PN les seules a les diffuser ne traitent pas que le dossier du 5 juillet 62, vous avez aussi abordé de façon pertinente l’affaire du 19 Mars (origine de la campagne du PCF "Paix en Algérie") puis en vrac les problèmes de la bi nationalité avec l’Algérie, la supercherie de la préparation de la constitution gaullienne sur mesure de 1958, l’origine de la volonté Gaullienne de larguer l’Algérie ! (déjà avec le débat avec G Pervillé). Certains aspects de la guerre en Oranie, la création de l’entité Algérie par la colonisation, une étude sur l’origine du terrorisme islamique qui aujourd’hui sévit même en Chine et j'en passe surement !

            Perso je souscrit entièrement a votre thèse sur la provocation du 5 juillet a Oran, et notamment sur le fait que si l’armée Française n avait pas été paralysée volontairement ce massacre n aurait pas eu lieu et donc toutes les déductions sont possibles. C’est ici que le bât blesse car avec la double responsabilité Franco/Algérienne d’où les difficultés de divulguer.

            Le reste est de la roupie de sansonnet pour s’en remettre finalement aux conclusions du général Katz qui tire sur l’ambulance des vaincus de "cette guerre de Sécession à l’envers"

J Manuel site Historia de Guerra (SPAIN).

Jean-François Paya au sujet de livre de Jean Monneret

            L’ordre du jour du 5 Juillet 62 de L’ALN d’Oujda prévoyant de manière prémonitoire sa vocation de maintenir l’ordre et sa condamnation du GPRA (texte intégral dans le volume 3 de "l’Agonie d’Oran")
http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/12/15/22986756.html

Document ALN du 5 juillet 1962

            NB : Je suis fier d’avoir appartenu au service de la Marine Nationale qui avait rapatrié beaucoup de harkis en dépit des ordres du ministre des armées et qui est intervenue à la mesure de ses moyens le 5 juillet à Oran dans le vieux quartier de la Marine

JEAN FRANÇOIS PAYA

TÉLÉCHARGER LE RECUEIL GÉNÉRAL EN PDF IMPRIMABLE    

            TOUS LES LIENS DU TEXTE CI DESSUS CONDUISENT A ARCHIVES PLANS ET PHOTOS

MASSACRE DU 5 JUILLET 1962 - ORAN -TOUS LES ARTICLES sur POPODORAN

           LE PROBLÈME EST QUE SI LE MASSACRE D'ORAN NE FUT QU'UNE RÉACTION SPONTANÉE NON PRÉMÉDITÉ D'UNE FOULE COMME L'AVANCE CERTAINS AUTEURS CE NE FUT NI UN CRIME DE GUERRE ET ENCORE MOINS UN CRIME CONTRE L'HUMANITÉ SANS RESPONSABILITÉ QU'ON NE POUVAIT ÉVITER (Consignation de l'Armée Française) VOIR LE DÉMENTI DE CETTE ÉNORMITÉ par plusieurs auteurs dont Jean François Paya qui sont partisans et démontrent que les désordres et le massacre d'Oran furent provoqués intentionnellement par la fraction dissidente (par rapport au GPRA) du FLN/ ALN venant du Maroc pour jouer les pompiers pyromanes et saboter la manifestation populaire commanditée par les partisans du GPRA pour ne citer que les suivants. L'historien du FLN Gilbert Meynier non démenti par son coauteur Mohammed Harbi ni les divers journalistes d'investigation à Oran dont le précurseur Etienne Mallarde, GM Benhamou, Le père Delaparre témoins à Oran, Guy Pujante sur la préméditation, Geneviève de Ternant dans "l’agonie d'Oran")Le sociologue historien Bruno Etienne qui cite le groupe ALN venant du Maroc du village de "Dar El Kebdani "où était hébergé A Bouteflika et surtout l'historien J jacques JORDI ("Un silence d'État") qui a eu accès par dérogation à des Archives Capitales (encore protégées après 60 ans !) sans parler des recherches du cinéaste oranais JP Lledo ainsi que les évocations prudentes d'autres historiens.

           Paya a le front de se présenter "comme un minus" mais il est le seul" écrivant " sur le sujet( Oran 1962) témoin voir acteur présent sur le terrain lorsque les autres étaient à l 'école (avec des progrès et des titres depuis bien sûr) de plus pour Paya certainement des contacts sur le vif, photos d'informateurs y compris dans la tribune du 1er meeting de Ben Bella à Oran. Des noms ne seront jamais donnés car même DCD il reste des familles alors que d'autres "révolutionnaires" ont depuis ralliés la France à la gamelle!

Cordialement R A Groupe recherches Oran 5 juillet 1962.

TOURNANT DANS LA GUERRE D'ALGÉRIE EN ORANIE

Points de vue sur l'indemnisation des victimes civiles rien n’est gagné rendez-vous le 20 MARS

           L’Algérie d’après accords d'Évian devait indemniser les Algériens (même tout le monde) elle l’a fait pour certains de ses ressortissants selon ses critères inconnus de nous, on peut préjuger pour des militants actifs, (le cas jugé non indemnisé à l'origine du recours constitutionnel une balle perdue terroriste, force de l'ordre,  enfant de 8 ans au cours d'un attentat FLN en 1958 à Mascara)

           La France les Français réclamants bénéficiaires depuis 1963 (sans en préjuger la justesse et la suffisance)  L'Algérie en a les moyens.

 Extrait :
           « Les atouts de l’armée algérienne reposent surtout sur son important effectif militaire, actif comme réserviste qu’elle doit à son service militaire obligatoire. Autre point fort de l’armée algérienne, les ressources en hydrocarbures du pays qui lui permettent un approvisionnement immédiat et constant. Le pétrole est lui-même devenu une arme, servant non seulement pour les machines militaires mais aussi d’outil de négociation. Enfin ce sont les ressources financières de l’Algérie qui lui rendent service, le site souligne que le pays a d’importantes réserves de change et souligne surtout le budget accordé à l’armée qui représente la grosse dépense publique en Algérie»

Momo

           Cette loi modifiée par le conseil constitutionnel permettant d’indemniser les Algériens présumés non acteurs et victimes de violences quel que soit l’origine pendant la guerre d’Algérie ne fut pas mal interprétée comme le dit M Gomez dans "riposte laïque" Heureusement qu’il y a des gens futés au ministère de lae défense pour détourner cette loi en espérant qu'ils seront suivis (pour une fois d'accord avec le service)
http://www.assemblee-nationale.fr/15/projets/pl0659.asp espérons que le conseil désavoué ne va pas faire annuler l’article 30 opportunément rajouté sur le projet de loi de programmation militaire pour l’instant aucun écho sauf source Algérienne (bizarre!) mais crainte que les chacals se réveillent chez nous !

Josué le 9 mars 2018 13 h 49 min

           Vous aviez très bien interprété la loi modifiée par le conseil constitutionnel et le risque encouru, la preuve avec l’astuce de l’article 30 introduit dans la prochaine loi de programmation militaire pour écarter la possibilité d’obtention d’une pension malgré la perte de nationalité française etc… Mais rien n’est gagné rendez-vous le 20 MARS.

Le 13 mars 2018 12 h 05 min

MR Aresky

           Nous avions très bien interprété la loi ainsi modifiée par le conseil constitutionnel contrairement à certains amis et le risque encouru, la preuve l’astuce de l’article 30 introduit rapidement dans la prochaine loi de programmation militaire citation voir l’article L. 164-1 du CPMIVG relatif à la suspension du droit à pension de victime civile doit être modifié conformément à la décision du Conseil d’État statuant en cassation à la suite de la décision QPC précitée (Conseil d’État, 2e et 7e chambres réunies le 22 juillet 2016, req. n° 387277) pour écarter la possibilité d’obtention d’une pension malgré la perte de nationalité française résultant de l’indépendance d’un territoire

accords d'Évian, très vite démantelés

Points de vue sur l’indemnisation des victimes civiles rien n’est gagné rendez-vous le 20 MARS après le vote à l’assemblée.
L’Algérie d’après les accords d’Évian devait indemniser les Algériens (même tout le monde) elle l’a fait pour certains de ses ressortissants selon ses critères inconnus de nous, on peut préjuger pour des militants FLN actifs (le cas jugé non indemnisé à l’origine du recours constitutionnel ce fut une balle perdue sur enfant à 8 ans au cours d’un attentat FLN en 1958 à Mascara )
les Français bénéficiaires depuis 1963 (plus de 50 ans)par une loi critiquée (annulable) pour pallier à la carence de l'Algérie (sans en préjuger la justesse et la suffisance de l’indemnisation) L’Algérie a largement les moyens pour indemniser si elle le veut les siens.

citation :
"Le pétrole est lui-même devenu une arme, servant non seulement pour les machines militaires, mais aussi d’outil de négociation. Enfin ce sont les ressources financières de l’Algérie qui lui rendent service, le site souligne que le pays a d’importantes réserves de change et souligne surtout le budget accordé à l’armée qui représente la grosse dépense publique en Algérie."

En tous cas la cause de la victimisation d’un enfant Algérien à l’origine du recours constitutionnel fut bien en 1958 à Mascara un attentat terroriste FLN, l’Algérie ne l’avait même pas indemnisé alors qu’elle devait le faire. Nos juges Fabusiens ne poussent pas à faire respecter les accords d’Évian il est vrai mainte fois bafoués ils n'ont même pas évoqué l'article 55 de la Constitution. Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont dès leur publication une autorité supérieure à celle des lois. Espérons que l’article 30 de la prochaine loi de programmation militaire va passer le 20 mars.

Posté par JF PAYA le 14/03/2018

5 JUILLET 1962 - CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHES.

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17 mars 2018

LES FIGUES DE BARBARIE OU CHUMBOS

     La figue de Barbarie a la peau pleine d'épines

     Et malgré les pépins, sa chair est appréciée.

     Par de nombreux friands qui se lèchent les babines.

     J'aime à croire que ce fruit, seuls de vrais initiés.

     

     Aiment à le déguster et ceux qui le mangent pas

     Ignorent combien il est suave et bien sucré.

     Nous Français d'Algérie, l'avions adopté là-bas

     Et depuis notre exode, pour nous il est sacré.

     

     Bien sûr, il nous rappelle notre pays perdu.

     Gravé dans ma mémoire, le marchand ambulant,

     Avec son bourricot, était le bienvenu.

     Cet Arabe pas bien jeune annonçait en hurlant :

     

     Chumbos, higos de pala! vendus à l'unité.

     On se précipitait pour acheter ces fruits

     Que le vendeur pelait avec dextérité.

     Le chumbo, je l'adore, c'est mon fruit favori.

     

     Ici dans l'Hexagone, j'en mange assez souvent

     Quand arrive la saison mais ce n'est pas pareil.

     Ce qu'il me manque surtout, c'est le milieu ambiant.

     Ma "madeleine de Proust", ce cadeau du soleil.

     

     Qui me fait traverser la Méditerranée,

     Me renvoie en pensée à ma tendre enfance.

     Celui que je mange ici n'est qu'un succédané,

     Mais immanquablement c'est à là-bas que je pense.

 Jean-Paul Ruiz 14/03/2018  

Retour Poèmes de Jean-Paul.

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19 mars 2018

LE GRAND CHARLOT ET LES PIEDS-NOIRS

À Colombey-Les-Deux-Eglises,

Le grand Charlot fit fonctionner

Pendant douze ans sa matière grise

Pour revenir nous couillonner.

 

Cette longue traversée du désert

Lui a permis de ressasser

Sa froide vengeance en solitaire.

Et son désir fut exaucé.

 

Ayant acquis les pleins pouvoirs

Après le putsch des généraux,

Il s'acharna sur les pieds-noirs

Et fut pour eux un vrai bourreau.

 

Et les harkis, "ce grand magma",

Livrés à l'ire des fellaghas,

Furent égorgés, ébouillantés ...

Ce génocide fut occulté.

 

Machiavélique et sanguinaire,

Ce revanchard n'a combattu 

Que des Français, ses congénères,

Et par traîtrise, les a battus.

 

Il est encore idolâtré

Par des personnes ignorantes

Qui ont besoin d'être éclairées

Sur l'homme au deux étoiles filantes.

 

Conclusion ironique d'un pied-noir :

Quand le führer levait un bras,

Tous les boches étaient à ses pieds.

Et puis Charlot levant deux bras,

Nous a fourrés dans un guêpier.

Jean-Paul Ruiz le 17/03/2018

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21 mars 2018

LA RÉVOLTE DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES

Par José Castano

1 REP

« La mémoire n'est pas seulement un devoir, c'est aussi une quête » (Commandant Hélie de Saint-Marc - " Les champs de braises ")

12 Novembre 1960

Une nouvelle consternante parvient dans les unités parachutistes. Dans les Aurès, les fells ont surpris un groupe de combat du 1er REP à sa descente d’hélicoptères, faisant 11 morts et 6 blessés graves.

15 Novembre 1960

Dans la chapelle de l’hôpital Maillot à Alger, eut lieu la cérémonie militaire et religieuse en l’honneur des légionnaires tombés le 12. Ils allaient maintenant reposer comme tant d’autres dans cette terre d’Algérie qu’ils avaient défendue jusqu’à l’ultime sacrifice et qui était la leur désormais.

Au cimetière de Zéralda –qui gardera à jamais, dans son « carré légionnaire » les dépouilles mortelles de ces soldats morts pour la France- l’aumônier de la 10ème Division Parachutiste, le Père Delarue, bien qu’habitué à conduire des légionnaires à leur dernière demeure, se sentait, devant tous ces cercueils, bouleversé. Ce qui le mettait en rage, lui, prêtre, c’était l’absurdité de cette mort si elle ne correspondait plus à un sacrifice exigé par la Nation. Onze cadavres inutiles et scandaleux… Onze cadavres de plus dans cette longue liste… Et sa détresse, sa lassitude étaient immenses, de cette guerre où des hommes valeureux payaient de ce qu’ils avaient de plus cher pour racheter l’incompétence, la veulerie, les fautes et les palinodies de leurs gouvernants.

Tous écoutaient, muets et bouleversés, les dernières prières douloureuses de l’aumônier. Des paroles simples lui venaient aux lèvres. Il disait :

« Vous étiez venus de tous les pays d’Europe où l’on aime encore la liberté pour donner la liberté à ce pays… La mort vous a frappés en pleine poitrine, en pleine face, comme des hommes, au moment où vous vous réjouissiez d’avoir enfin découvert un ennemi insaisissable jusque-là… »

Et, d’une voix forte, il ponctua en criant presque :

« Vous êtes tombés au moment où, s’il faut en croire les discours, nous ne savons plus, ici, pourquoi nous mourons ! »

Puis le clairon, gonflant ses joues et les veines de son cou, lança vers les airs cette courte sonnerie saccadée : la sonnerie aux morts.

« Notre Père, qui êtes aux Cieux… » commença le prêtre, de sa voix qui tremblait et qui n’avait pas son impassibilité habituelle. Et tandis que se continuait le Pater, chez ces grands enfants qui écoutaient, recueillis, se reflétait un immense chagrin au souvenir de leurs camarades de combat. Chez certains, les yeux devenaient troubles comme sous un voile et, à la gorge, quelque chose s’étranglait. Sur toutes ces têtes alignées, flottait pour la dernière fois, l’ombre de ceux qui étaient morts, parce que la France, une dernière fois, le leur avait demandé. Et quand le prêtre, après un arrêt, et la voix plus grave encore, prononça les derniers mots de l’Ave Maria, d’une simplicité sublime : « Sainte Marie mère de Dieu… priez pour nous, pauvres pécheurs… maintenant… et à l’heure de notre mort », tout à coup, sur les joues de ces hommes rudes que l’on qualifiait « d’inhumains », de brusques larmes coulèrent, qui jaillissaient rapides et pressées comme une pluie…

L’émotion avait atteint un degré douloureux. La foule pleurait en silence communiant dans la douleur avec « ses soldats », « ses légionnaires ». Puis le nouveau chef du 1er REP, le Colonel Dufour,  s’avança à son tour pour dire adieu à ses hommes. Il énuméra les noms de ceux qui ne feraient plus le chemin, tant rêvé, du retour dans leur foyer. Ces noms qui, bientôt ne vivraient plus que dans le cœur des mères, émurent le silence, cognèrent aux poitrines, bâillonnèrent les gorges et mouillèrent de nouveau les yeux. Puis il termina par ces mots :

« Il n’est pas possible que votre sacrifice demeure vain. Il n’est pas possible que nos compatriotes de la Métropole n’entendent pas nos cris d’angoisse ».

Il salua ; les clairons sonnèrent : « Au drapeau ». Les détachements présentèrent les armes et défilèrent, les yeux tournés vers les tombes. Les visages graves, bronzés et maigres, recelaient toutes les tristesses cachées, toutes les tares et tous les deuils qui les avaient amenés là.

« Nous ne savons plus ici pourquoi nous mourrons… » Ces paroles du père Delarue allaient avoir un écho immédiat : il allait, sur le champ, être banni d’Algérie et exclu des unités parachutistes.

« Si quelqu’un veut savoir pourquoi nous sommes morts, dites-leur : « Parce que nos pères ont menti ! » s’était écriéRudyard KIPLING, après que son fils fut tué à la bataille de LOOS en 1915.

Trois semaines plus tard, le Colonel Dufour fut relevé de son commandement pour avoir exprimé en public ses sentiments « Algérie française » et fut prié de quitter le sol algérien avant le 9 décembre 1960, date d’arrivée de de Gaulle à Oran. Ecarté de la Légion, affecté en Métropole, le Colonel Dufour choisira quelque temps plus tard la clandestinité et rejoindra, en Algérie, les rangs de l’OAS.

8 Janvier 1961

            Un événement tout à fait extraordinaire venait de se dérouler au 1er REP. Pour la première fois depuis le début des guerres d’Indochine et d’Algérie, des officiers de cette prestigieuse unité refusaient de partir en opération. Ils se mettaient en grève ! Unanimement hostiles à la politique algérienne du général de Gaulle, ils n’acceptaient plus de voir mourir leurs légionnaires alors que l’indépendance de l’Algérie semblait inéluctable. A quoi pouvaient désormais rimer ces opérations incessantes et meurtrières à l’heure où le chef de l’état clamait qu’il voulait en finir à n’importe quel prix avec le « boulet algérien ». L’absurdité dépassait les bornes. Ils avaient donc décidé de faire la « grève de la mort ».

            Un vent de panique souffla à tous les échelons de la hiérarchie. Quoi ! La « grève de la mort » ? Impensable pour des hommes qui étaient « soldats pour mourir » ! (1)

Une pluie de sanctions s’abattit sur les révoltés qui furent mis aux arrêts et mutés immédiatement en Métropole. L’un d’eux, le Lieutenant Roger Degueldre fut affecté au 4ème Régiment Etranger d’Infanterie mais il refusa de rejoindre son nouveau corps. Le 25 janvier 1961, il entra dans la clandestinité. Les dés de son destin étaient jetés. Une légende naissait…

            A Zéralda, fief du 1er REP, le cœur n’y était plus et les questions que posaient les cadres rescapés de la purge n’obtenaient aucune réponse de la hiérarchie : le drapeau du FLN va-t-il flotter sur Alger ? Après avoir été vaincu sur le terrain, le FLN y sortira-t-il vainqueur ? Que vont devenir les Européens ? Et les Musulmans ralliés au drapeau français, eux qui ont cru aux promesses de l’armée ? Après l’Indochine, l’Algérie… L’armée sera-t-elle donc éternellement vaincue, éternellement parjure ?

Et de mains en mains l’on se passait une lettre. C’était une missive vieille de 2000 ans. Le texte, rapporté par Suétone, était de Marcus Flavinius, centurion à la 2ème cohorte de la légion Augusta. Destiné à son cousin Tertullus, il avait été écrit en Numidie, ainsi que s’appelait l’Algérie à l’époque romaine : « Si nous devions laisser nos os blanchis en vain sur les pistes du désert, alors que l’on prenne garde à la colère des légions ! »

La colère des légions ! Elle se concrétisa le 22 avril 1961 avec le soulèvement des plus belles unités de légion et de parachutistes… et se termina par la dissolution du 1er REP.

José CASTANO E-mail : joseph.castano0508@orange.fr 

Prochain article : LA FIN DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES

(1) - En janvier 1885, lors des préparatifs de l’attaque de Bac Ninh, au Tonkin, le général de Négrier s’était adressé aux légionnaires des 1er et 2ème Bataillon en ces termes : « Vous, légionnaires, vous êtes soldats pour mourir et je vous envoie où l’on meurt ! »

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Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

Organisée par le Cercle Algérianiste de MARSEILLE, avec le soutien de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion Etrangère de Marseille, elle sera donnée  Jeudi 5 AVRIL, 18h, Maison du Bâtiment et des Travaux Publics – 344, Bd Michelet - 13009 MARSEILLE

Elle sera suivie d’un apéritif dînatoire copieux. Participation aux frais : Conférence et apéro : 15eur/pers.

Renseignements et inscription :

Serge DOMENECH  : 04.42.02.60.04 – e-mail : domenech_serge@orange.fr

-       Michèle PEPE  : 04.91.93.30.41 – e-mail : pepe.michele13@yahoo.fr

Cette conférence, organisée par l’association « L’ALMA - LE CORSO » sera également donnée, Dimanche 3 JUIN 2018, à 9h30, Maison Diocésaine Charles de Foucauld – 2, Faubourg Saint Jacques – 07220 VIVIERS

Pour tous renseignements : - Pierre-Joël CHAIGNON du RONCERAY (Président de l’ALMA) : pjcdr@orange.fr - 04 67 84 15 86

-       Emile ESPASA (Trésorier) : emile.espasa@wanadoo.fr– 05 56 05 10 25

Pour la bonne organisation, il serait souhaitable de s’inscrire. - Entrée gratuite

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1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES, HELIE DENOIX DE SAINT-MARC

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1er REP

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Pour revoir Mon blog    /   Mes ouvrages    /   Ma biographie

 

 

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25 mars 2018

9 mars 1962 : NOS SOLDATS SACRIFIÉS POUR ACCÉLÉRER LES « ACCORDS D’ÉVIAN »

Par Manuel Gomez

Le sacrifice programmé d’une unité de jeunes appelés métropolitains.

Cet épisode de la guerre d’Algérie a été soigneusement occulté par le gouvernement français et par tous les médias, (mais l’ont-ils su ?).

Dix jours avant la signature des « accords d’Évian » l’armée française allait commettre, sur ordre de De Gaulle et de son gouvernement, la plus odieuse forfaiture de son histoire.

Voici comment le chef de l’État français avait décidé de refaire un nouveau Diên Bien Phu, en laissant massacrer une unité d’infanterie, composée essentiellement de jeunes appelés du contingent, basée non loin de Souk-Ahras, dans l’Est algérien, face au village tunisien de Sakhiet-Sidi-Youssef.

(Rien à voir bien entendu avec le fameux bombardement de ce même village le 2 février 1958 qui mobilisa toute la presse internationale et attira l’opprobre de nombreux pays contre la France).

Depuis le lever du jour de ce 9 mars 1962, une pluie d’obus tirés par l’artillerie lourde de l’ALN, installée en Tunisie, pleut avec une intensité sans précédent sur cette unité composée de jeunes recrues, des appelés pour la plupart.

Le commandant de l’unité n’a pas les moyens matériels de riposter car ses hommes ne sont équipés que d’armes légères.

En effet, sur ordre du gouvernement on lui a retiré quelques jours plus tôt son artillerie lourde plus un régiment de la Légion étrangère et une demi-brigade de blindés.

Ordre bien singulier puisque les services secrets avaient signalé une concentration inhabituelle de forces adverses en territoire tunisien, juste en face de ce secteur.

Sans cesse le commandant demande par radio à sa hiérarchie basée à Constantine et à Bône, l’appui de l’aviation pour le dégager.

La situation devient désastreuse à l’aube du 10 mars. Les tirs redoublent de violence.

Puis c’est le silence.

– « Je vous en prie, réagissez ! Nous risquons une attaque massive des fellaghas ».

De son poste d’observation, le commandant constate, à l’aide de ses jumelles, qu’à moins d’un kilomètre plusieurs brèches ont été ouvertes dans le barrage électrifié qui délimite la frontière entre les deux pays.

Sur les collines environnantes des milliers de combattants de l’ALN progressent à découvert dans sa direction.

Ils sont à moins de deux kilomètres à vol d’oiseau. Il sait qu’il ne pourra pas résister à une attaque de cette envergure et que tous ses hommes vont se faire massacrer.

Il se demande pourquoi on ne lui envoie aucune aide.

Ce qu’il ignore c’est que l’état-major militaire a reçu l’ordre de ne pas intervenir.

Pour quelles raisons ?

Des négociations sont engagées avec les nationalistes algériens et Louis Joxe discute en ce moment même à Évian avec les représentants du GPRA.

Pour amadouer les dirigeants nationalistes, le gouvernement français a décidé quelques jours plus tôt un « cessez le feu unilatéral ».

Ainsi l’ALN (Armée de libération Nationale) peut agir en toute impunité et tenter une opération spectaculaire afin de négocier dans de meilleures conditions.

Et c’est pour cette raison que De Gaulle va sacrifier sans aucune pitié, sans aucune émotion, quelques centaines de jeunes soldats appelés du contingent dans le seul but de démontrer à la métropole la nécessité urgente de terminer cette guerre quel qu’en soit le prix.

Informé de tout cela, le lieutenant-colonel Lisbonis, commandant la base aérienne 213 de Bône, hésite à intervenir.

Un an plus tôt, au moment du putsch des généraux, il était resté fidèle à De Gaulle.

Mais sa conscience le tenaille et il ne peut concevoir de ne pas se porter au secours de ces soldats français sacrifiés au nom d’une odieuse politique d’abandon.

Dès le lever du jour, il donne l’ordre aux escadrilles de décoller.

En quelques heures la victoire change de camp. Les pilotes des T-6 arrosent de leurs mitrailleuses les fellaghas, surpris par une attaque aérienne qu’ils n’attendaient pas, et les A-26 franchissent la frontière, les poursuivant et lâchant leurs bombes sur les positions de l’artillerie adverse.

Les soldats du contingent et la population civile sont sauvés.

Quant au lieutenant-colonel Lisbonis, il s’envole pour Paris. Non pas pour être félicité mais par mesure disciplinaire.

Le gouvernement lui reproche d’avoir enfreint les ordres et d’avoir gravement compromis les pourparlers d’Évian, même au prix de la vie de quelques centaines de jeunes soldats français.

Le 14 mars 1962, le commandant de la base aérienne de Bône-les-Salines est mis aux arrêts pour avoir riposté aux attaques de l’ALN contre le barrage et sauvé quelques centaines de jeunes soldats et de civils français.

Manuel Gomez le 11/03/2018 11:58:53 Publié le 8 mars 2018 -

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AUX MARTYRS DE LA RUE D'ISLY

‌Le 26 mars 2018, à Périgueux, l'amicale des Pieds Noirs de la Dordogne commémore le massacre du 26 mars à Périgueux devant la stèle des rapatriés cimetière saint Augutre.
venu de mon cœur ou plutôt de mes tripes en toute modestie.
Amitiés Pieds Noirs.GR

 

26 mars 1962 rue d’Isly, le piège.

Qui étaient-ils ces manifestants ?

Certainement des sympathisants

Des malheureux algérois assiégés.

 

Ils arrivaient pacifiquement.

Pour apporter leur entier soutien.

A ces populations maltraitées

Par ces satanés Gaullistes.

 

Et là, les drapeaux Français en tête.

Ils marchaient en chantant les Africains.

Ils voulaient pactiser avec nos militaires,

Mais, les barrages étaient là, hermétiques.

 

Et soudain, des armes se mirent en action.

Mais, leurs balles étaient Françaises.

C’était nos tirailleurs qui, comme à la manœuvre,

Abattaient nos femmes enfants et vieillards.

 

Le fusil mitrailleur cracha pendant 12 minutes

Ainsi que toutes les autres armes.

Leur lieutenant dépassé par cette tuerie

N’arriva pas à faire « CESSEZ LE FEU ».

 

Des dizaines de morts et centaines de blessés,

Gisaient là, sur le sol de leur terre chérie.

Les blessés agonisaient et certains furent achevés.

Mais, notre sort était scellé, De Gaulle l’avait décidé.

 

Notre Algérie, l’Algérie Française

De Gaulle l’avait promis et nous l’avions cru.

Et là, rue d’Isly puis à Oran un certain 5 juillet

 

C’était fini et nous ne pouvions y croire.

Communiqués du 26 mars

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27 mars 2018

LA DISSOLUTION DU 1er RÉGIMENT ÉTRANGER DE PARACHUTISTES

Par José Castano

1 REP

« LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

«L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d’abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout  perdu. (…) Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié » (Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc (1er REP) -  « L’aventure et l’espérance »)

… 22 Avril 1961

            Une agitation anormale prenait naissance. On signalait des mouvements imprévus des véhicules de groupes de transport. Il était une heure du matin et les légionnaires du 1er REP, commandés par le Commandant, Elie Denoix de Saint-Marc, fonçaient sur Alger.

           Pouvait-on vivre chargés de honte? La France s’enfonçait dans les égouts, la France n’existait plus. A son secours volaient les légionnaires, prêts à verser leur sang si la légion le leur demandait, marchant de leurs pas d’éternité vers la vie, vers la mort, fidèles à eux-mêmes, aux pierres tombales qui jonchaient leur route, fidèles à l’honneur.

           Au même moment, d’autres « Seigneurs de la guerre » investissaient les grandes villes d’Algérie : le 1er Régiment Etranger de Cavalerie du Colonel de la Chapelle, le 5ème Régiment Etranger d’Infanterie du Commandant Camelin, le 2ème Régiment Etranger de Parachutistes entraîné par ses capitaines et le Commandant  Cabiro, dès lors que son chef, le Colonel Darmuzai s’était lâchement désisté, les 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs Parachutistes des Colonels Lecomte et Masselot, le groupement des commandos de parachutistes du Commandant Robin, les commandos de l’air du Lieutenant-Colonel Emery… Les fleurons de la 10ème et de la 25ème Division de Parachutistes.

           Et puis d’autres unités se rallient au mouvement : le 27ème Dragons du Colonel Puga, le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens du Colonel Rafa, le 1er Régiment d’Infanterie de Marine du Commandant Lousteau, le 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbin etle 8ème RPIMA du Colonel Lenoir, le 94ème RI du Colonel Parizot,  le 1er RCP du Colonel Plassard, le 9ème RCP du Colonel Bréchignac… A noter aussi le ralliement immédiat des harkis du Commandant Guizien, basés à Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès. Au lendemain du cessez-le-feu, ils paieront très cher leur fidélité : Un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables…

            Néanmoins quelque chose avait filtré du projet. Il n’est pas de secret que puissent garder tant d’hommes en marche vers leur mystérieux rendez-vous. De confuses alertes chuchotées de bouche à oreille avaient couru d’un bout à l’autre de l’Algérie, affolant par l’imminence d’un événement qu’ils pressentaient, de « courageux » officiers qui s’étaient ainsi rués dans l’une de ces échappatoires qui leur permettrait, plus tard, de pouvoir se disculper tant auprès des vaincus que des vainqueurs : Ils s’étaient fait mettre en permission pour éluder le choix et des quatre coins d’Algérie, des chefs étaient partis pour ne pas être présents quand se lèveraient les aurores difficiles… Pourtant, des années durant, sur les tombes des officiers tués au combat, ces mêmes chefs avaient limité leur oraison funèbre à un serment prêté sur les cercueils drapés de tricolore : « Nous n’abandonnerons jamais l’Algérie ! ». Qu’en était-il aujourd’hui ?

            Fallait-il dans ce cas employer la force? C’est dans de tels moments que bascule le destin des hommes… et c’est à ce moment-là que bascula celui de l’Algérie française…

           Parce que la fraction de l’armée qui s’était révoltée refusait de mener le même combat que celui du FLN, la bataille allait être perdue. Parce que les généraux (notamment le général Challe), avaient eu la naïveté de croire qu’une révolution se faisait sans effusion de sang et pouvait se gagner uniquement avec le cœur et de nobles sentiments, ils allaient entraîner avec eux dans leur perte les meilleurs soldats que la France ait jamais eus… et tout un peuple crédule et soumis.

           A l’évidence, ils négligèrent les recommandations d’un célèbre révolutionnaire : Fidel Castro, dont la doctrine était la suivante : « Pour faire une révolution, il vaut mieux un chef méchant que plusieurs chefs gentils ».

             25 Avril 1961

            Le général Challe prend la décision de mettre fin au soulèvement et de se livrer au bon vouloir de Paris. Ce faisant, il va consacrer la défaite des plus belles unités, livrer 20 ans de sacrifices et d’expérience. Ce qu’il remet à l’état gaulliste, c’est la force morale d’une armée qui retrouvait le goût de vaincre, c’est tout un capital jeune et révolutionnaire qu’elle avait amassé avec tant de souffrance pour la nation.

            … Et ce fut la fin… Les camions défilèrent un à un avec leur chargement de généraux, de colonels, de paras et de légionnaires. Les hommes chantaient une rengaine d’Edith Piaf : « Non, rien de rien… Non, je ne regrette rien »…

           Ainsi durant quatre jours et cinq nuits, des hommes valeureux avaient tenté de sauver l’Algérie. Son corps se vidait de son sang, tout sombrait. Leur dignité imposait de se  conduire en Seigneurs, même s’ils étaient chargés de tout le désespoir du monde. Ne rien regretter ? Si ! D’avoir perdu. Et des camions qui roulaient maintenant dans la nuit profonde, toujours ce chant qui s’élevait encore plus vibrant :

            « Non, rien de rien. Non, je ne regrette rien… »

Je ne regrette rien ! Ce cri allait désormais devenir l’hymne de ceux qui avaient osé et qui avaient tout sacrifié… sauf leur honneur.

            C’étaient des hommes vaincus –provisoirement-, courageux et généreux qui connaissaient l’adversité. Les légionnaires se souvenaient pour la plupart de leurs combats pour la liberté en Pologne ou en Hongrie, pour d’autres, ceux des rizières du Tonkin, pour d’autres encore, de ceux de That-Khé, Dong-Khé, Cao-Bang, Diên Biên Phu qui furent les tombeaux d’unités prestigieuses telles que les 2ème et 3ème Régiments Etrangers et du 1er BEP -Bataillon Etranger de Parachutistes-, celui-là même dont les légionnaires du 1er REP étaient les fiers héritiers…

           Les appelés des 14ème, 18ème RCP et des commandos, trop jeunes pour avoir connu tant de gloire, demeuraient traumatisés par ces visions apocalyptiques qui les hantaient et qui représentaient ces visages lacérés où les yeux manquaient, ces nez et ces lèvres tranchés, ces gorges béantes, ces corps mutilés, ces alignements de femmes et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé. Mais tous à ce moment ignoraient le désespoir et savaient que demain la lumière brillerait à nouveau. C’étaient des révoltés à la conscience pure, des soldats fidèles, des Hommes… des vrais !

           Quel contraste étonnant cependant entre ces Seigneurs de la guerre que l’on montrait aujourd’hui du doigt sous le vocable fallacieux de « mercenaires » et de « factieux », ces soldats-loups à la démarche souple de félins accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, soldats perdus dont l’uniforme collait comme une peau de bête, acceptant le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil, dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants… et ces hommes flasques qui entonnaient de plus belle leurs incantations à la quille !…

           Au lendemain de la reddition des généraux, de Gaulle s’empressa d’épurer l’armée française. L’occasion était trop belle d’en finir avec les contestataires trop fidèles à leur idéal et à leur parole. C’est ainsi, qu’outre les centaines d’arrestations opérées dans les milieux militaires, policiers et civils, les régiments qui avaient constitué le « fer de lance » du putsch : 1er REP, 14ème et 18ème RCP, Groupement des commandos Parachutistes et Commandos de l’air, allaient être dissous. Le 2ème RPIMA quant à lui, allait être expulsé de ses cantonnements. Dissoutes également, la 10ème et la 25ème Division de Parachutistes. Ne pouvant  éliminer toutes les unités compromises sous peine de réduire à néant la force opérationnelle, seul leur encadrement serait sanctionné…

            C’est ainsi qu’au cantonnement du 1er REP, l’ordre vint, sec et cruel. Le régiment était aux arrêts ! Tous les officiers de cette prestigieuse unité devaient sur le champ se constituer prisonniers. Beaucoup de légionnaires refusaient de s’incliner ; ils voulaient livrer un ultime baroud d’honneur. Leur « Camerone » à eux, ils le souhaitaient, ils le désiraient. Mais toute résistance devenait désormais inutile. Leur sacrifice aurait été vain, l’Etat était trop puissant, la France entière était contre eux, elle les avait reniés et l’Algérie était d’ores et déjà condamnée. Les blindés de la gendarmerie mobile cernaient le cantonnement, prêts à leur donner l’assaut. La flotte était là à quelques encablures, ses canons pointés vers eux. Allons ! Il faut céder. C’en est fini du 1er REP…

            La population européenne tout entière se dirigea vers le camp de Zéralda où les légionnaires étaient cantonnés. Elle voulait dire adieu à « son » régiment, le saluer une dernière fois, lui dire encore et toujours : Merci ! Merci à « leurs » légionnaires. Les commerçants baissaient leurs rideaux, les jeunes filles portaient des brassées de fleurs. A eux, les portes du camp s’ouvrirent. Les journalistes furent interdits. « Vous ne verrez pas pleurer les légionnaires ! » leur lança un officier. Même les cinéastes du service cinématographique des armées furent refoulés. Pas question de filmer la mort du REP!

            Le silence se fit. Une ultime et bouleversante cérémonie aux couleurs, réunit autour du grand mât blanc, la population et ces valeureux baroudeurs, jeunes d’Algérie et vétérans d’Indochine.

Soudain, de la foule en larmes, surgit  une petite fille. Tel un ange de blanc vêtu, elle s’avança vers les rangs des légionnaires, une feuille à la main. D’une voix douce et faible elle en fit la lecture. C’était l’ultime hommage du petit peuple de Zéralda à « ses » enfants en reconnaissance de leurs sacrifices, leur courage et leur fidélité. Puis elle éleva sa petite main jusqu’à sa bouche et dans un geste empreint d’une infinie tendresse, leur adressa un baiser. A ce moment, les applaudissements crépitèrent et une pluie de pétales de rose tournoya dans les airs.

           Gagnés par l’émotion et la rancœur, des légionnaires parachutistes, le visage tendu, les yeux rougis, sortirent des rangs, ôtèrent leurs décorations couvertes d’étoiles, de palmes et de gloire et les jetèrent devant eux. L’assistance  regardait avec une sorte d’effroi ces médailles qui jonchaient le sol. Des femmes les ramassaient et en les embrassant, les rendaient aux paras : « Si, si, reprenez-les ! » Des officiers pleuraient.

Puis ce fut l’embarquement dans les camions. Certains criaient : « De Gaulle au poteau ! », d’autres « Algérie française quand même ! ». Sur leurs joues, des larmes coulaient. D’autres s’efforçaient de sourire à la foule venue en masse pour les saluer et qui s’époumonait à hurler sur leur passage : « Vive la légion ! », tandis qu’à la vue des képis blancs, les gendarmes mobiles s’effaçaient.

            La colonne traversa la petite ville où les Européens qui n’avaient pu se rendre au camp couraient sur les trottoirs, leur lançant un ultime adieu. Des mains jetaient des fleurs sous les roues des camions.

           Un à un, les lourds véhicules passèrent au milieu des cris, des larmes, des baisers envoyés à la volée. Alors, de la colonne, couvrant le grondement des moteurs, 1200 légionnaires, partagés entre la colère et le chagrin, entonnèrent un refrain aux lentes cadences, pathétique, triste, entrecoupé de sanglots :

« Non, rien de rien,

Non, je ne regrette rien… »

            Le convoi du 1er REP roulait sur un tapis de roses, de lilas et de pensées. Voie triomphale et triste. Et sous les baisers, les acclamations, les larmes et les fleurs, il disparut dans un dernier nuage de poussière, convoi de mariniers halé par une complainte grave, emportant avec lui les plus folles espérances…

Pauvre régiment ! Si glorieux ! Que triste est ton sort aujourd’hui ! Et dans son sillage se traînait déjà, lamentablement, le fantôme déguenillé de l’Algérie française…

            Et tandis que les légionnaires roulaient vers leur destin, d’autres hommes, d’autres « Seigneurs de la guerre », braves et courageux, parachutistes et commandos des unités putschistes dissoutes assistaient, la rage au cœur, à l’amené du drapeau, de ce même drapeau qu’ils avaient eux aussi défendu au prix du sang dans les rizières d’Indochine et sur les pentes des djebels. La 10ème et la 25ème Division de Parachutistes avaient fini d’exister !…

            … Puis le « cessez- le- feu » fut proclamé. L’ennemi d’hier devint l’interlocuteur privilégié de l’état français… et ce fut la fin.

           Une nouvelle fois le drapeau tricolore fut amené. Une nouvelle fois l’armée française plia bagages poursuivie par les regards de douleur et de mépris et les cris de tous ceux qu’elle abandonnait. Le génocide des harkis commençait…

           Dans le bled –comme en Indochine- les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont, là, des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

Et c’est de cette façon que mourut l’Algérie française… dans la honte, les larmes et le sang… Oui, c’était bien la fin!… la fin d’un monde… la fin d’une génération de soldats… la fin d’une épopée… la fin d’un mythe… la fin d’une race d’hommes… de vrais… celle des Seigneurs de la guerre !

            Et si ces hommes avaient choisi de se battre jusqu’au bout, s’ils avaient vomi le renoncement, c’était encore pour une certaine idée qu’ils se faisaient de la France, c’était pour l’Algérie française leur seul idéal, c’était pour le sacrifice de leurs camarades qu’ils ne voulaient pas vain, c’était pour ces milliers de musulmans qui avaient uni leur destin au leur, c’était pour ces « petits Français de là-bas » qui étaient les seuls à les comprendre et à les aimer et c’était aussi parce qu’ils avaient choisi de se fondre dans un grand corps aux réflexes collectifs, noués dans la somme des renoncements individuels et que par ce chemin, ils atteignaient à une hautaine dimension de la liberté.

Mais le peuple d’Algérie, lui, n’exprimera jamais assez sa gratitude à ces « soldats perdus », à tous ceux qui, par sentiment profond, ont risqué leur vie, ont abandonné leurs uniformes, ont sacrifié leur carrière, ont été séparés de leurs familles –parfois durant de longues années- ont connu la prison, l’exil, le sarcasme de leurs vainqueurs et de ceux qui n’avaient pas osé, des lâches, des poltrons et des traîtres pour être restés fidèles à leurs serments et à leur idéal.

           Le temps passera, l’oubli viendra, les légendes fleuriront, mais jamais assez l’Histoire ne mesurera la grandeur de leur sacrifice.

José CASTANO E-mail : joseph.castano0508@orange.fr  

« J’ai choisi la discipline, mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la nation française, la honte d’un abandon, et pour ceux qui, n’ayant pas supporté cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre » (Général De Pouilly)

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Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er RégimentEtranger deParachutistes en Algérie.

Organisée par le Cercle Algérianiste de MARSEILLE, avec le soutien de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion Etrangère de Marseille, elle sera donnée  Jeudi 5 AVRIL, 18h, Maison du Bâtiment et des Travaux Publics – 344, Bd Michelet - 13009 MARSEILLE

Elle sera suivie d’un apéritif dînatoire copieux. Participation aux frais : Conférence et apéro : 15eur/pers.

Renseignements et inscription :

Serge DOMENECH  : 04.42.02.60.04 – e-mail : domenech_serge@orange.fr

-       Michèle PEPE  : 04.91.93.30.41 – e-mail : pepe.michele13@yahoo.fr

ATTENTION !! Information de dernière minute : Philippe BESINEAU, fils du Lieutenant DEGUELDRE, vit depuis 1963 en exil en Argentine. Il vient d’arriver à Marseille pour soigner une grave affection cardiaque. Il assistera à la conférence et pourra répondre à quelques questions. Inscrivez-vous par retour car le nombre de place est limité.

  • Cette conférence, organisée par l’association « L’ALMA - LE CORSO » sera également donnée, Dimanche 3 JUIN 2018, à 9h30, Maison Diocésaine Charles de Foucauld – 2, Faubourg Saint Jacques – 07220 VIVIERS

Pour tous renseignements : - Pierre-Joël CHAIGNON du RONCERAY (Président de l’ALMA) : pjcdr@orange.fr - 04 67 84 15 86

-       Emile ESPASA (Trésorier) : emile.espasa@wanadoo.fr– 05 56 05 10 25

Pour la bonne organisation, il serait souhaitable de s’inscrire. - Entrée gratuite

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14 avril 2018

LES "GRANDES DAMES" DE DIÊN BIÊN PHU

Document transmis par José Castano

Il y a celles dont on ne parlait jamais, dont on parlera si peu, les petites p*** des BMC (Bordel Militaire de Campagne)…

            La bataille de Diên Biên Phu, du 13 mars au 7 mai 1954, a fait, côté français, 16 000 morts, blessés et prisonniers, et marqué la fin de la guerre d’Indochine et le retrait de la puissance coloniale française.

           Dans la « cuvette », au côté des blessés et des agonisants, se trouvait Geneviève de Galard, infirmière-chef du camp retranché qui resta jusqu’au bout pour s’occuper des blessés et des agonisants, tandis que le colonel de Castries était retranché dans son QG souterrain et ne prit pas la peine de rendre visite aux blessés.

           Geneviève de Galard était-elle seule ? L’hommage rendu aux combattants depuis lors, a pudiquement passé sous silence celles qui l’aidèrent : les pensionnaires des BMC (bordels militaires de campagne) installés par une armée soucieuse du moral des troupes. Françaises, Maghrébines ou Annamites. Ces très grandes dames furent, aux dires des survivants, admirables de courage, bravant le feu et la mitraille pour venir au secours des soldats. Aucune n’a survécu. Prisonnières du Vietminh, les unes, d’origine vietnamienne, ont été exécutées. Les autres ont été victimes des mauvais traitements de leurs geôliers. Aujourd’hui encore, aux yeux de certains, elles ne sont pas présentables. La morale est sauve !

           Lors de la chute du camp retranché, la plupart ont été capturées. Les Algériennes ont été libérées, tout au moins celles qui ont survécu au siège puis à la longue marche et à la détention. Les Vietnamiennes ont disparu, toutes et pour toujours.

           Un journaliste, Alain Sanders (journal PRESENT), rencontrant des années plus tard le docteur Grauwin (médecin chef du camp), lui demande s'il a connu le sort des prostituées du BMC de la Légion, les Vietnamiennes donc, dont plus personne n'a plus entendu parler.

           - Docteur Grauwin : « Ces filles étaient des soldats. De vrais soldats Elles se sont conduites de façon remarquable. Tous mes blessés, tous mes amputés, mes opérés du ventre étaient à l'abri dans des trous souterrains. Et il fallait qu'ils pissent, qu'ils fassent leurs besoins, qu'ils fassent un peu de toilette. Ce sont ces femmes, ces prostituées transformées en « anges de la miséricorde » qui m'ont aidé à les aider, qui ont permit à nos blessés de supporter leurs misères. Elles les ont fait manger, boire, espérer contre toute espérance ».

           De la suite, de leur agonie, il n'y a plus de témoins directs, simplement le récit que Grauwin a recueilli plus tard, parce qu'un commissaire politique, dans un camp, a parlé de ces femmes à un prisonnier :

-       Pourquoi un commando de femmes contre nous ?

-       Il n'y avait pas de tel commando !

-       Si, elles nous ont tiré dessus !

           Ainsi donc, les filles des BMC, infirmières au plus fort de la tragédie, auraient- elles aussi pris les armes lorsqu'elles n'ont plus eu d'espérance à offrir !...

           Grauwin sait qu'elles ont été rossées, tabassées, affamées… Elles n'ont cessé de crier à leurs bourreaux qu'elles étaient françaises jusqu’à l’ instant où elles ont reçu, l'une après l'autre, une balle dans la nuque.

           Les femmes vietnamiennes présentes dans la vallée : Sur les centres de résistance « Béatrice » et « Gabrielle », avaient été installés des BMC3.

           - Celui de « Béatrice », tenu par un bataillon de la 13e DBLE (Demi Brigade de Légion Etrangère) était constitué d’une quinzaine de prostituées vietnamiennes.

           – Celui de « Gabrielle », tenu par un bataillon de tirailleurs algériens, par autant de jeunes femmes nord-africaines.

           Lorsque « Béatrice » a été attaquée, le chef de bataillon Pégot, qui commandait cette position, a aussitôt ordonné aux femmes de rejoindre le centre du camp, pour les soustraire aux combats. Lorsqu’elles parvinrent au réduit central, le colonel de Castries leur ordonna de prendre le prochain avion qui décollerait et de rentrer à Hanoï.  Elles refusèrent toutes et réclamèrent de demeurer au service des soldats français, comme aides-soignantes, lavandières, cuisinières ou porteuses de colis.

           Elles restèrent donc et, jusqu’à la fin de la bataille, déployèrent des trésors de dévouement, auprès notamment des blessés. Vers la fin, elles se transformèrent en infirmières de fortune.

           Avec dévouement, elles ont tenu des mains d'agonisants, elles ont rafraichit des fronts d'hommes gémissants, elles ont lavé des blesses qui chiaient sur eux, elles ont recueilli des confidences de types qui appelaient leurs mères, elles ont changé des pansements puants. Les Asiatiques, et même les autres, auraient pu déserter et se « refaire une vie » en face en expliquant que ces fumiers de Français les avaient arnaquées.

           Quel soldat de DBP aurait tiré sur une nana courant les mains en l'air vers les lignes Viets ? Aucun !... Mais elles ne l'ont pas fait ! A la chute du camp retranché, elles furent capturées par les soldats vietminh et envoyées en camp de détention où nul n’entendit plus jamais parler d’elles. Il en fut de même pour les prostituées nord-africaines. 

Philippe de Maleissye (Contrôleur général des armées).

Voir la suite : 7 Mai 1954 : La chute de DIEN BIEN PHU 

et aussi la vidéo HONNEUR A NOS MORT DE DIN BIEN PHU TOMBES POUR LA FRANCE

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            « Le devoir de mémoire incombe à chacun... rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »

            Cette page est dédiée à la mémoire de tous ceux qui ont servi dans cette souffrante et aimante Indochine et qui l’ont arrosée de leur sueur, de leurs larmes et de leur sang. Puisse le philtre de l’oubli n’avoir jamais d’emprise sur eux afin qu’ils ne soient pas assassinés une seconde fois et, pour reprendre le mot célèbre d’Henri Guillaumet, aviateur perdu dans la Cordillère des Andes, nous pouvons leur dire : « Ce que vous avez fait, aucune bête au monde ne l'aurait fait ! »

            Vous, anciens d’Indo ; vous, prisonniers des camps de la mort ; vous, martyrs de l’ignoble, recevez l’hommage de ma profonde compassion.

Semper fidelis - J.C

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"Pour ceux qu'une mort glorieuse a couché, sans linceul autre que l'oubli, dans la terre froide : c'eût été manquer à la piété
Pour d'autres qui ont survécu..c'eût été manquer à la reconnaissance."
(Georges KIMPFLIN)

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Conférences de José Castano

"LA KAHENA"

« La fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa à l’invasion arabe de l’Afrique du Nord »

            Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de la Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute.

            Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons.

L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche…

Organisée par le Cercle Algérianiste de FREJUS, cette conférence sera donnée par José CASTANO,Vendredi 27 Avril 2018, à 18h, salle Agricola, Maison des associations, 57 av de Verdun - 83600 FREJUS -

Pour tout renseignement : Jean-Marc CHERFILS : 06.16.13.56.90 ou 04.94.82.40.60

Courriel : jmcherfils@club-internet.fr

Pour la bonne organisation, il serait souhaitable de s’inscrire. - Entrée gratuite.

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« LES SEIGNEURS DE LA GUERRE  »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er RégimentEtranger de Parachutistes en Algérie.

Organisée par l’association « L’ALMA - LE CORSO » cette conférence sera donnée, Dimanche 3 JUIN 2018, à 9h30, Maison Diocésaine Charles de Foucauld – 2, Faubourg Saint Jacques – 07220 VIVIERS

Pour tous renseignements : - Pierre-Joël CHAIGNON du RONCERAY (Président de l’ALMA) : pjcdr@orange.fr - 04 67 84 15 86 / Emile ESPASA (Trésorier) : emile.espasa@wanadoo.fr05 56 05 10 25

Pour la bonne organisation, il serait souhaitable de s’inscrire. - Entrée gratuite.

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