20 janvier 2010

L'AMITIE

Document transmis par Pierre Salas 20/01/10

Il n’y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d’en faire un nouveau. Ruydard KIPLING

         Depuis notre départ de chez nous, il y a 47 ans, beaucoup d’entre nous sommes à la recherche d’amis perdus de vue ou, hélas, disparus. Je suis persuadé que nous en souffrons .Ils étaient et font partie intégrantes de nos racines, de notre art de vivre et d’être ce que nous sommes, tout simplement.

Qu’
est l’amitié ?

         C’
est un sentiment partagé entre deux ou plusieurs personnes qui n’ont aucun lien de parenté entre eux, si ce n’est celui du cœur.

         Les meilleurs amis sont des personnes qui tissent entre elles, des liens privilégiés qui passent au dessus de beaucoup de certitudes ou d’
idées reçues.

         Chez nous, Pieds-noirs, l’
amitié est née de l’adversité. Et, voyez-vous cette amitié là dépasse l’entendement des personnes qui ne sont pas issues de notre moule.

         Ce moule, ce sont nos traditions, notre joie de nous retrouver et d’
être ensemble et surtout de savoir qu’à tous moments ceux d’entre nous qui souffrons des fausses promesses et des fausses espérances que l’on nous a fait miroiter, savons que nous avons autour de nous des épaules sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.

         Il nous faut réaliser que tant que notre communauté formera un bloc de granit, comme celui que nos ancêtres ... « Les Gaulois »
…, utilisaient pour construire des menhirs et des dolmens, tant que ce sentiment nous animera et que nous garderons la foi, il ne pourra jamais ne rien nous arriver.

         On peut parfois dériver et déraper, cela m’
arrive parfois comme au commun des mortels, mais nous avons une chance inouïe de posséder à la tête de nos sites des personnes qui savent séparer le bon grain de l’ivraie.

         Je vais vous citer mon modeste exemple sur une rencontre d’
amitié qui s’est déroulée il y a quelques mois :

         Entre les 6 et 10 Mai 2009, j’
exposai mon livre au palais des Congrès d’Antibes- Juan Les Pins, au 31° salon des auteurs et artistes Pieds-noirs: « Il était une fois notre là-bas…. »

         J
’étais derrière ma table aux côtés de mon épouse, avec mes livres étalés devant moi, et je parlais en espagnol avec un pied-noir d'Oran, qui se tenait face à moi et auquel je venais de dédicacer un exemplaire de mon bouquin.

         Deux gars se présentent alors et l'un d'eux me dit en espagnol: Es asi que ne notan los Oraneses, no pueden empedirse de hablar Espagnol entre ellos. Traduction : c’
est à cela que l’on reconnaît les Oranais. Ils ne peuvent s'empêcher de parler Espagnol entre eux.

         Je lui demande alors d'où il était et il me répond qu'il était d'Oran. Je m'adresse à son copain et lui pose la même question et lui, me réponds qu'il était d'Alger mais qu'il comprenait et parlait couramment l'espagnol.

         Alors pour être sympa avec lui, je lui dis avoir fait mon service militaire à Alger et plus particulièrement à Ben Aknoun et Aumale. Aussitôt il me dit qu'il connaissait Ben Aknoun et Aumale où à sa connaissance il n'y avait que l'école de transmissions (EMAT/AFN) où il avait enseigné. Alors je lui réponds que c'était bien de cela dont je voulais parler et que j'avais fait moi aussi partie de l'EMAT/ AFN. (Ecole militaire annexe des transmissions).

         Je lui demande son nom et il me répond: je m'appelle MARTINELLI.

         Je sursaute et lui demande: Sergent-chef Martinelli ? Il sursaute à son tour et me réponds OUI ! Je contourne alors mon étalage, sors dans l’
allée des visiteurs, le prends dans mes bras et l'embrasse sur les deux joues en l'étreignant contre moi. Il s'agissait bien de notre Chef Martinelli de Ben- Aknoun et d'Aumale. Alors là je ne vous dis pas. Ont défilé les Chef Gongora (le fourrier) les sergents Gatt, Barbu, Zantar, les Capitaines Auriol, Bourhis, les adjudants chefs Pelletier, Lupo, Reversat, le chef Kabyle Mouzarine et le chef Gallet, les Di Giovanni le caporal-chef de l'ordinaire,...etc...Etc. Nous étions comme des fous tous les deux et nous sautions comme deux gosses heureux de se retrouver. Voilà, je voulais vous parler d’un évènement qui vient de se passer entre un ami de régiment qui était mon instructeur, il y a de cela 55 ans et vous dire que le monde est petit et seules les montagnes ne se rencontrent pas.

         Il s’agissait du Sergent Chef MARTINELLI Claude d'ANTIBES, dont nous tous avons gardé un souvenir formidable pour ses qualités humaines et sa grande compétence. Il était pour nous un conseiller et un instructeur de très haut niveau. Vous lirez en fin de message quelle a été son ascension dans l'aristocratie de l'administration Française.


         Il vient de m’envoyer, une liste de gradés ou copains qui étaient avec nous.

         Voilà, je voulais vous décrire ce qu'est l'amitié 55 ans après et vous affirmer quelque chose dont vous conviendrez aisément: c'est que l'amitié peut sommeiller en nous, mais il ne faut pas grand chose pour la réveiller.

         En plus il se souvenait de moi, de mes nombreux jours de prison et de mon caractère (je le cite: ombrageux et ... Non, C'est personnel!) et il se souvenait parfaitement de tous mes copains et de nos facéties d'alors.

         Claude Martinelli a 79 ans et se porte comme un charme. Il fait tout juste 65 ans. J'ai ses coordonnées et nous avons entamé une correspondance et j'ai fait part de ma rencontre à ceux de mes amis qui l'ont connu et apprécié.

         Voilà je me devais de vous faire partager un rare moment d
’émotion, laquelle m'a fait faire un plongeon vers nos 20 ans et remonter le temps. Ca valait le coup, que je vous la relate, non?

         Plus que jamais, soyez persuadés qu’
une solide amitié au delà des années qui passent, ressemble à un volcan qui sommeille et se réveille au moment où l’on s’attend le moins.

         Claude Martinelli après plusieurs années dans l’
armée qu’il quitta avec le grade d’Adjudant- Chef, entreprit une carrière diplomatique qui le conduisit à la fonction d’Attaché d’Ambassade à l’Ambassade de France à Madrid ce qui explique sa parfaite connaissance et maîtrise de la langue de Cervantès.

         J'ai ses coordonnées et nous avons repris une relation vieille de 55 ans. Grâce à cette rencontre inopinée, nous avons
remonté le temps et plongé dans de merveilleux souvenirs.

         Voilà je voulais vous faire partager mon émotion et ma joie. Cela le valait bien, vous en conviendrez.

         Notre amitié est comme la bruine : elle tombe fine, mais elle peut faire déborder les rivières. (Proverbe malgache)

         L’amitié est un joyau si rare ici bas que seul le cœur peut lui servir d’écrin (Auteur inconnu)


PIERRE SALAS

salas-pierre@bbox.com

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26 janvier 2010

LE HERISSON - PINCEZ MOI, JE REVE

HERISSON Le_h_risson

BREF RAPPEL DE L’HISTOIRE DE L’ALGERIE.

                   Un nommé LAHOUARI ADDI, sociologue de son état, après des études….. approfondies ….en France que pourtant, il exècre, pose la question ahurissante ci-après : Faut-il demander que la France s'excuse des crimes commis en Algérie durant la guerre de libération ?

                   Vous ne doutez de rien, Monsieur ! Vous êtes aveuglé par la haine d’un pays qui vous fait bouffer à votre faim, vous a accueilli et fait de vous ce que vous êtes, à savoir une centrale à irradier la haine et du mépris pour tous ceux qui heureusement et Dieu merci, ne vous ressemblent pas.

                   Pendant que vous considérez vos semblables de la hauteur de votre « superbe » et de votre « connerie », ici en France, chez nous,  de pauvres hères de toutes races et de toutes religions, font la queue aux restos de cœur, à la croix rouge, et, ou meurent de faim dans certains pays où vous devriez aller exercer vos talents pour peu que vous en ayez et pour essayer d’émouvoir l’opinion publique, là par exemple où de lui plonger le nez dans ses excréments, lui ferait le plus grand bien.

                   Vous étiez probablement pendu aux testicules de votre géniteur, pendant la guerre d’Algérie et vous osez au nom de votre haine  et de soi-disant érudit, vous instaurer en donneurs de leçons ? Allez, ouste ! Dégagez de notre horizon où vous n’avez rien à foutre. Vous nous cachez la vue sur notre drapeau tricolore.

                   Dans un de ses discours, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a réitéré sa demande d'excuses de la France pour les crimes commis lors de la guerre de libération. L'Algérie attend des excuses officielles de la France, a-t-il dit, pour le mal qu'elle a fait subir à notre peuple durant la période coloniale. La France refusera probablement et heureusement d'accéder à cette demande parce que la France n'a pas été injuste dans les colonies, là où elle a apporté le progrès.

                   D'un côté, en France, il s'agit de laver par la loi un passé qui n’intéresse plus personne, sauf les gesticuleurs marionnettes, profiteurs de votre espèce. De l'autre, en Algérie, on valse autour de ce passé pour des raisons de politique politicienne. Le conflit a officiellement pris fin le 19 Mars 1962, mais des deux côtés de la Méditerranée, il y a des groupes qui réactivent une guerre mémorielle pour obtenir des avantages surtout matériels en espèces sonnantes et trébuchantes. Mais, désolé et ravi en même temps de vous l’apprendre, l’un de ces deux groupes a été volé. L’autre a été voleur (le votre).

                   Et alors ? Comment pouvez-vous penser un seul instant que l’Eldorado dont vous vous êtes emparé et que vous nous avez volé avec la complicité de la France Gaullienne, vous aurait plongé dans le chaos et la misère, alors que vous rengorgez en affirmant le 06/09/2009 à 00:17 par le biais de HOGRA (un quotidien de chez vous)  que vous disposez de 2741 MILLIARDS DE DINARS DANS vos CAISSES ? Comment osez-vous parler de misère avec cet article publié également par le dit HOGRA, lequel affirme : 46 milles milliardaires en Algérie Par : Nouara Bachouche/ H. Benyahia.

                   Les dernières données obtenues par le quotidien « Echourouk » ont indiqué que le nombre de milliardaires est en hausse dépassant le chiffre de 46 milles. 6 milles d’entre eux sont du gros calibre, 20 milles tournent dans une zone fictive alors que 500 milles petits riches se préparent à rentrer dans le monde des milliardaires 

·                     L’ex ministre du commerce, Noureddine Boukerouh,  a déclaré en 2004 que leur nombre dépassait le nombre de 40.000 milliardaires, ce qui en dit long sur ce qui a accompagné les deux dernières décennies sur les transformations de l’ouverture et de ce qu’elles ont connue du phénomène de nouveaux riches. 

·                     Des experts financiers, en rapport avec le dossier, affirment que la vague de 46 milles milliardaires est repartie en deux équipes. Entre 20.000 et 30.000 vrais milliardaires appartiennent à des familles riches, ce qui explique leur statut de riche puisqu’elles s’activent depuis l’ère coloniale dans l’exportation d’oranges, d’olives, de dattes et de raisins etc… qui avaient les pieds-noirs pour promoteurs 

·                     A coté de cette frange, les observateurs persistent à dire que le circuit des milliardaires est en expansion touchant ainsi plus de 20.000 milliardaires fictifs. A leurs tête, des cas de corruption et dénis de fonds publics que connaissent aujourd’hui les tribunaux. Quelques rapports indiquent que la valeur de leur richesse globale est estimée à 2 milliards de dinars au minimum, alors qu’elle  atteint entre 50 et 60 milliards de dinars en réalité. 

·                     En Algérie Algérienne, les 10 dernières années ont accouché d’un circuit « Mafieux », à l’image des quelques émirs qui sont devenu du jour  au lendemain des milliardaires, venant se pavaner dans de grosses voitures et limousines capitalistes. Les autres, continuent à déambuler en « chouaris », en « khamars » et à dos d’âne ou de mulets  pour les non arabophones. 

                   Dans le même sillage, de nombreux experts financiers ont indiqué qu’il est difficile de fixer le montant financier établi de l’autre coté de la mer, et ce par absence de mécanismes statistiques exacts visant à contrôler les fonds, surtout avec l’existence de 40 % des fonds en dehors de l’autorité monétaire, ce qui a été reconnu par le premier ministre Ahmed Ouyahia lui-même ainsi que son ministre des finances quant à la circulation de fonds en dehors du circuit officiel et les banques, à l’image du marché parallèle.

                   Les pieds-noirs, dont certains deviennent plus nostalgiques avec l'âge, ne cessent d'exiger de leur Etat des compensations réellement dues. Certains d’entre eux savent que le temps efface beaucoup de choses, sauf la mémoire historique. Et même si nous, les anciens, un jour nous ne sommes plus là, soyez certains que nous aurons passé le relais à nos enfants et même à nos petits enfants et nous veillerons avec l’aide de Dieu, à ce que justice soit rendue à nos descendants.

En Algérie, la guerre mémorielle qu'entretient «la famille révolutionnaire» - qui n'a plus le monopole du nationalisme depuis un certain match Algérie - Egypte - a des enjeux aussi intéressés.

                   En exigeant que l'ancienne puissance coloniale présente ses excuses, Belkhadem veut apparaître comme l'homme qui aura mis la France à genoux. Je ne crois pas que Sarkozy lui fera ce cadeau et il se trompe lourdement. La France a été défaite une fois diplomatiquement par le FLN historique; elle ne voudra pas être défaite une seconde fois, même symboliquement, par un FLN d’opérette. Mais qu'est-ce qui fait courir Belkhadem ? Il y a bien sûr les plans cachés de cette revendication qui ne peuvent être étalés publiquement, mais Belkhadem doit se dire : parlez, mentez, médisez, il en restera toujours quelque chose.

                   Occupez-vous plutôt des chômeurs, des harragas et autres habitants de quartiers précaires dits «Bni oua Skout». Et tentez de les retenir, car ils fuient la peste que vous représentez.  La guerre s’est terminée en Mars 1962 et ce sont les Français d’Evian qui vous ont donné votre pays sur un tapis volant. Si au lieu de nous brimer et de nous marginaliser, on nous avait laissé faire nous pieds-noirs et quelques militaires à couilles, beaucoup des vôtres seraient morts de fatigue, à force de courir devant nous dans les sables de votre Sahara pétrolier, pour nous échapper. Mais comme la vérité vient toujours ou souvent d’ailleurs, voici la liste des victimes selon …les Allemands : Nombre total de victimes : entre 200 000 et 300 000 morts ou disparus:
         * Nombre de victimes chez les Français : 24 000 morts (dont 4 500 musulmans).
         * Nombre de victimes du côté du FLN : 141 000 (normal ce sont eux qui ont commencé).
         * Nombre de victimes civiles du terrorisme du FLN : 19 000 morts (dont 6 000 musulmans), 21 000 blessés et 14 000 disparus.
         * Nombre de victimes du terrorisme de l'OAS : 2 700 morts (Merci pour l’information fournie par des estrangers)

A l’échelle de la vie, il n’y a pas photo, non ?


                   Depuis l’indépendance, l’Algérie s’est mutée en un État socialiste. Le FLN contrôle alors tous les secteurs de l’économie, l’agriculture, les industries du gaz et du pétrole.

À la fin des années 1980, des émeutes violentes contre les restrictions imposées par le gouvernement débouchent sur la mise en place de réformes économiques et sociales. Ces dernières engendrent cependant une opposition entre le gouvernement et le Front islamique du Salut (FIS). En 1992, le Front tente de saisir le pouvoir et une guerre civile éclate. Depuis, les combats et les attentats terroristes ont fait des milliers de morts. Liste non exhaustive établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch, le  11 janvier 2002, actualisé en avril 2003

1100 exécutions Sommaires. Qui dit mieux dans les pays civilisés ? 

                   La nouvelle guerre d'Algérie, au lendemain du coup d'Etat du 11 janvier 1992, connaît encore une fois ses comités d'autodéfense comme au temps de la colonisation. (Les bonnes leçons ne s’oublient jamais). Cette milice levée théoriquement pour défendre les villages, douars et mechtas isolés sortira rapidement de ses limites initialement imparties, à l'instigation de certains tyranneaux et autres seigneurs de la guerre pour dériver vers des pratiques criminelles et maffieuses. Le 28 février 2002, l’avocat Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNPPDH), a reconnu, lors du forum du quotidien El Moudjahid, le recours systématique à la torture en Algérie.

                   Selon lui, (je cite) les prévenus sont maltraités dans les commissariats de police, les brigades de gendarmerie et les autres centres de détention. " Il est acquis que l'Algérie est un pays où l'on torture. Où il n'y a pas de droit ", a-t-il déclaré. Les services de sécurité continuent, d'après lui, de cultiver " la religion de l'aveu " dans leur recherche de preuves d'inculpation. " Cela ne sert à rien de vouloir arracher l'aveu puisque celui-ci est laissé à l'appréciation du juge ", a-t-il appuyé. Lors des débats, un intervenant a relevé que souvent des prévenus arrivent aux prétoires avec des bras cassés ou des blessures. " Les représentants du parquet ou les juges font comme s'ils n'ont rien vu ", a-t-il remarqué. Lorsqu'un prévenu se plaint, en séance, d'avoir subi la torture, le juge de siège est tenu d'ordonner l'ouverture d'une enquête. Une obligation que les magistrats algériens ne respectent jamais. Ou rarement. Cela a des répercussions sur la valeur de leurs verdicts du fait du déroulement anormal de l'instruction.

                   Allez, mettez fin à votre cinéma. Cela va se retourner contre vous plus vite que vous ne le pensez maléfique ment et soyez – en certains, dans pas longtemps. Avec patience et beaucoup de salive l’éléphant est arrivé à baiser la fourmi 

LE HERISSON  de Janvier 2010

Retour coups de cœur. 

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27 janvier 2010

LE HERISSON - BURQA ET MINARETS

HERISSON Le_h_risson

Lorsqu’un chien arabe dans un douar ou une  khaima mord un roumi, personne n’en parle. Quand un roumi mord un chien arabe, çà c’est de l’information. D’après John C.Bogart modifié

PREAMBULE

Dans la foulée des vœux « hérissonniens » de la semaine dernière et au nom de la liberté d’expression, je vais pour cet article, revêtir la houppelande d’un critique (oh ! bien modeste) d’élucubrations ou commentaires journalistiques relevés de ci, de là , parfois puisés dans l’authentique, parfois puisés dans la fiction et l’irréel avec quelquefois mais rarement  des parfums d’encens auxquels succèdent souvent  des miasmes nauséabonds au gré des divergences ou convergences de leurs idées, ou de leurs opinions, que nous ne partageons pas toujours.

Entre ces articles plus ou moins à sensations tels que « articles de presse,  rubriques,  analyses, éditoriaux, chiens écrasés, avis spécialisés qui n’engagent que leurs auteurs mais qu’ils aimeraient bien faire partager et…autres conneries de même type, il y a  une corrélation  faite pour titiller  le mental  des lecteurs libre de penser , de juger et  dont  je m’honore de faire partie, vous savez, ces   « mass média » (terme crée non sans  une certaine condescendance  vers les années 20 en vue de toucher une large audience).

Ces journalistes  puisent leur inspiration très souvent dans celle de gens plus compétents qu’eux ou plus habiles à s’exprimer ou faire passer un message  et ainsi mieux faire avaler leurs couleuvres, mais reposant souvent sur du fictif, rarement sur du vécu . En conséquence,  je ne vais pas me gêner pour lutter contre ces derniers en utilisant leurs propres armes et employer les mêmes moyens que certains de nos cadors de  la presse écrite,  magnifique profession tout de même,  qu’il m’eût plu d’avoir pour mienne. Mais quel talent, il m’eût fallu !

Pour cela , et bien je  moissonne des infos sur Google, Wikipédia, Copernic  ou tous autres moteurs de recherche ou sur des infos glanées çà et là, desquelles, en séparant le bon grain de l’ivraie, on arrive parfois à faire jaillir une étincelle pour embraser nos fétus de paille des infos recueillies  et se confondre mieux en ce  monde nouveau pour nous, Pieds-noirs, qui ne comprenons pas toujours cette réalité qui nous entoure malgré nos modestes connaissances personnelles apportées par notre expérience, notre âge, notre vécu dans un pays d’où l’on nous a extirpé, non pas par notre volonté, mais par la …force des baïonnettes et par la volonté référendée et téléguidée de la race moutonnière de certains nationaux de ce qui fut un grand pays indépendant :…..la France !!!.

Je vais donc, disais-je,  essayer de vous décrire mon interprétation et tenter de faire un rapport synthétisé de l’ analyse de l’actualité de cette fin d’année, que j’en extirpe et qui n’engage que moi. D’avance, merci de votre indulgence.

La France, terre d’asile par excellence (pour ses détracteurs au détriment de ses nationaux), se passionne en cette période de fêtes de fin d’année pour des principes  et des idées dont on n’en a rien à foutre si ce n’est s’entredéchirer sur des idéologies donnant naissance à des idées de  nouvelles guerres de religion en perspective.

Mais force est de constater que nous l’avons déjà cette guerre de religion. Et elle dure depuis bientôt plus de 50 ans, depuis le 19 Mars 1961 pour être précis avec la signature des accords d’Evian, avec de brèves accalmies mais maintenant nous y sommes plongés jusqu’au cou.

Un commissaire de police avait même déclaré à l’un de mes AMIS (dont la bonne foi et l’attitude n’a jamais été prise en défaut), arrêté pour  opinions et manifestations Franco-françaises de chez nous : » Quel dommage, que l’on ne vous ait pas laissé faire, nous n’en serions sûrement pas là.

Ensuite, Souvenez-vous du 11 septembre 2001 et de la destruction des deux tours du World Trade Center à Manhattan (New York),  avec pour conséquences l’assassinat de prés de 3.000 êtres humains, par un chien enragé que le monde entier connaît sous le nom de Ibn Laden, fondateur de la mouvance Al-Qaïda.

Ce 26 Décembre 2009, lendemain de Noël, un Nigérian « fou de Dieu » se disant appartenir à Al-Qaïda, lui aussi et encore, a  tenté de faire exploser en plein vol le vol Northwest Airlines 253 assurant la liaison entre Amsterdam et Detroit  avec 280 passagers à bord. Dieu merci, sa tentative a échoué et il a été vite maîtrisé par l’équipage et des passagers courageux qui avaient vu ses tentatives d’amorçages de ses mises à feu ratées de ses explosifs.

Je ne puis m’empêcher de faire un rapprochement entre l’intégrisme et le nazisme. Ils ont tellement de valeurs communes. Comme les Nazis, les intégristes islamistes réussissent dans leur pays à s’imposer comme des patriotes révoltés par les agissements de républiques indignes, ce qui leur a valu la sympathie de tous les nationalistes.

Hitler plaçait les Aryens en tête de la hiérarchie humaine, peut-être parce que lui-même n’en était pas, loin de là, un exemple parfait de beauté.

Il en est de même pour les intégristes islamistes, convaincus  qu’il n’y a de salut que pour les seuls croyants les plus purs et les plus durs, en tête desquels ils placent les musulmans intégristes.

La similitude entre les nazis et les intégristes islamistes ne s’arrête pas là, puisque les Nazis considéraient les autres races comme une menace dangereuse car elles risquaient d’affaiblir la «valeur raciale». Les intégristes islamistes eux considèrent les non intégristes, comme une menace dangereuse car ils risquent d’affaiblir la « pureté de leurs croyances ».

LES MINARETS

L’Europe et le monde arabe découvrent avec stupéfaction que l’opinion Suisse à 58 % rejette la loi sur la construction de minarets chez elle, et l’ampleur de ce score surprend l’opinion des milieux politiques. POURQUOI ?

Parce qu’il s’agit de défendre la démocratie ? Parce qu’il embarrasse le gouvernement helvétique ? Parce que leurs gros banquiers derrière leurs verres fumés  et fumeurs eux-mêmes d’énormes havanes, en provenance de Cuba, craignent que la manne des petro- dollars du moyen Orient, partent sous d’autres cieux ou d’autres paradis fiscaux ?

C’est n’importe quoi ! Essayons de construire des églises catholiques en Iran par exemple où la communauté catholique existe bel et bien ou dans n’importe quel autre pays arabe, vous verrez les réactions

Quant aux Suisses, ils ne veulent pour l’heure que jouir pleinement de leur victoire. Ils se retranchent derrière les milliers de télégrammes de félicitations envoyés par les autrichiens, les belges et les italiens, sauf par la France.

Bizarre, vous avez dit Bizarre ?

Les Suisses disent leur fierté de voir leur pays afficher son indépendance et donner une bonne leçon à ces musulmans qui doivent rentrer dans le rang s’ils veulent vivre en Suisse. Ils cherchent cependant à rassurer les musulmans qui y habitent. Diable et la main d’œuvre facile qu’en faites-vous et qui la fournira s’ils étaient pris au mot?

Le monde arabe s’insurge bien entendu contre ce qu’ils appellent une provocation. Toutes leurs sommités religieuses appellent au calme, mais sur la toile, le tollé est violent et de nombreux combattants ….par le biais d’internet (c’est moins dangereux) appellent au djihad et au boycottage des produits suisses. Il n’y a que les banquiers qui fassent la gueule car les Suisses de la rue, n’en ont rien à foutre de ce boycottage, leur clientèle mondiale leur suffit.

Le roi Fahd d’Arabie Saoudite, de son vivant (décédé en 2005), a construit plus de 1300 mosquées à l’étranger pour 153 milliards d’euros.

Il a aussi crée des bourses et des chaires universitaires dans des grandes universités étrangères et soutenu un grand nombre d’instituts de recherche islamique aux universités américaines du Colorado, de Washington, en Caroline du Nord, à l’université d’Howard, dans plusieurs universités réputés des U.S.A , sans oublier  Paris  bien entendu.

Avant l’indépendance de l’Algérie vis-à-vis de la France, elle comptait  plus d’un million de chrétiens. Il n’en reste plus que 10 ou 11.000 maintenant.

Dans la majorité des pays musulmans, les communautés religieuses autres que la leur, ne peuvent revendiquer la construction d’églises, de temples et d’autres lieux de célébration de culte, sans risquer des exactions, lesquelles si elles étaient également pratiquées en lieux « civilisés », soulèveraient des protestations indignées de certains de nos politiques auquel je leur oppose fort civilement mais avec  grande conviction le mot du Général Cambronne à la bataille de Fontenoy en réponse à l’invite des Anglais, d’avoir à tirer les premiers.

LA BURQA

Avec la burqa, le député communiste de Vénissieux (Rhône), André Gerin, avait réclamé une enquête sur le voile intégral.

Son initiative avait reçu l’appui d’une équipe de députés toutes tendances politiques confondues et un certain nombre du gouvernement actuel, s’était déclaré pour l’interdiction de cette mascarade.


Nicolas Sarkozy avait même déclaré que cette dernière, n’était pas la bienvenue en France.

On aurait d’ailleurs refusé à une marocaine, la nationalité Française parce qu’elle se refusait à ôter sa burqa.

Il est indiscutable et indéniable que l’Islam s’élève contre le fait que l'on couvre une femme de la tête aux pieds. La burqa ne devrait pas exister, car l’Islam, la vraie, estime que c’est une insulte à la valeur de la femme et une discrimination inacceptable entre les hommes et les femmes adeptes de cette religion.

Et peu de femmes souhaitent être tenues de se vêtir de ces oripeaux qui flattent la vanité et l’orgueil masculin de leurs seigneurs et maîtres.

Mais pour certaines gens intégrisées, tout est bon pour agir au nom du soi-disant Islam. Mais ces derniers oublient que la burqa n’est pas l’Islam. Ce n’est qu’une pratique vestimentaire pour arriérés mentaux jaloux de laisser voir les fesses ou les seins de leurs femmes pourvu qu’ils puissent se régaler, eux, à la vue de celles des autres, notamment sur nos plages en été. Et ils ne s’en privent pas. C’est visible à l’œil nu.

En Algérie, pieds-noirs, juifs, arabes et autres communautés, se sont foutu royalement de ces nuances. Chacun respectait la religion de son voisin et toutes les communautés confondues participaient en toute sympathie aux agapes de ces fêtes quelles qu’elles fussent :

Catholiques, musulmanes ou Juives

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots Martin Luther KING

En Piednoirdie, il y a en temps, longtemps, ces jours-là, l’œcuménisme régnait en maître chez les adeptes des différentes religions. Qu’elles fussent Le jour de l’an, Pâques, l’Aïd El Kébir, l’Aïd El seghir ou l’Aïd El Fitr, le Yom Kippour ou grand pardon, Ascension, la Toussaint, Noël, ou Fête de la Joie de la Torah.

L’Aïd el Kébir est la fête du mouton où le prophète est censé manger d’abord le foie du mouton. Cette fête    doit démontrer la fraternité en s’embrassant et en échangeant des cadeaux pour qu’Allah agréé les actions. Le prophète dit à cet effet : « Échangez des cadeaux afin de cultiver l’amour entre vous » et il ajoute qu’il faut se souvenir des pauvres et les nécessiteux et d’être aussi charitables que possible. L’Aïd el Seghir ou l’Aïd el Fitr, suivant le pays musulman : la fin du Ramadan et c’est la fête aussi…….. Des moutons? Cela étant, il est toujours difficile d'évoquer cette question de la burqa sans donner l'impression de s'en prendre à l'islam ou de rejoindre les islamophobes. Il y a toutefois une bonne manière de résoudre ce problème. Il faut tout simplement dire et répéter que la burqa n'est pas l'islam. De plus, c'est une pratique vestimentaire que la majorité des populations musulmanes de France ne peuvent revendiquer comme un héritage culturel. La burqa ne vient ni du Maghreb, ni de l'Afrique sub-saharienne ni même du Machrek. Mais là n'est pas le sujet,  l'essentiel étant d'admettre que cette question de la burqa ne peut se résumer à une simple manifestation cutanée française. Pour bien le comprendre, il faut se mettre à la place d'un peuple qui, en moins de quinze ans, voit se multiplier ces costumes qui n'ont rien à voir avec ses traditions et ses usages.

Cela ne veut pas dire pour autant que nous soyons racistes, mais tout simplement que cet affichage vestimentaire effraie et déplaît : la burqa, dans les rues de nos villes, en France, c’est le viol caractérisé dans notre univers et notre art de vivre. Et cet art là, voyez-vous ou on l’aime et on l’apprécie et on le protège, ou on quitte ce pays qui va à l’encontre de notre contre sens religieux et de notre tradition de laïcité. Ou on se confond dans la masse ou on se tire au diable vauvert où se trouve la place de ces enfoirés d’intégristes, nom de Dieu.

La liberté de la presse présente des inconvénients, mais moins que l’absence de liberté. François MITTERAND

LE HERISSON  de Janvier 2010

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28 janvier 2010

ORAN... ET L'ORANAIS

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            En 902, des marins andalous sont amenés à s'établir en face et tout près de leur contrée d'origine pour y nouer des relations commerciales faciles et continues, les 2 pays étant alors musulmans. Tlemcen et Oran entretiennent alors des relations prospères avec l'Espagne. L'armée française occupe Mers El Kébir le 14 décembre 1830 et pénètre Oran le 4 janvier 1831

En 1832, un recensement donne pour Oran le chiffre de 3800 habitants: dont 750 européens d'origine espagnols, 250 musulmans et 2800 juifs.

En 1881, le chiffre de 50 000 habitants est dépassé
En 1906, plus de 100 000
En 1926, plus de 150 000
En 1936, on compte 195 000 habitants et 206 000 en y ajoutant la banlieue (Arcole, Mers El Kébir, La Sénia et Valmy) - en 1931, on estimait la population originaire d'Espagne à 65 % du total des européens, 41 % étant déjà naturalisé.

            Cette influence espagnole est illustrée par le sens de l'hospitalité, par les arènes, par le riz à l'espagnol et les desserts comme la Mouna, par les chaises qui occupent les trottoirs des rues à la tombée de la nuit.
            Les noyaux de cultures maraîchères qui s'égrènent en bordure du littoral en relation avec des petits ports comme Ténès, Mostaganem ou Arzew. On trouve là des terres de haute densité. Par camions ou par bateaux les primeurs sont exportés dans l'intérieur ou vers la France.

            L’autre influence est la vigne. Elle est si développée que l'Algérie devient alors le 4èm vignoble mondial qui prospère surtout autour de Mascara, Tlemcen, Sidi-Bel-Abbès et aux environs de Mostaganem et Oran. A cela s'ajoute les 3 millions de quintaux d’agrumes et dans les hautes plaines, le blé.

            Après Oran, la ville maritime la plus importante est Mostaganem. Lorsque le général Desmichels s'empare de Mostaganem en 1833, la ville ne compte que 3000 habitants, et ce, jusqu'en 1847, y compris les militaires. Les progrès datent réellement du début du 20èm siècle.

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1906 : 19 600 habitants
1931 : 25 800
1950 : 53 464 - dans l'Oranais, la conquête s'est accompagnée de refonte complète du système urbain.

            Les postes militaires se sont transformés en ville.

            Orléansville fondée en 1843 par Bugeaud et qui compte 32 506 habitants à la veille du tremblement de terre de 1954.

            Sidi-Bel-Abbès construite par le général Bedeau en 1843 qui deviendra lieu de garnison de la légion étrangère. Avec 61 355 habitants en 1950, Sidi-Bel-Abbès est le centre d'une des régions agricoles les plus prospères avec le blé, orge, vigne et l’élevage et occupe le 5è rang parmi les agglomérations urbaines de l'Algérie française.

            Burdeau, Affreville, Changarnier, sont des créations qui datent de la conquête française.

            Aïn Temouchent, Saint Denis du Sig, Relizane, Perrégaux, sont des marchés importants de vins, de céréales, de primeurs, de coton… - Mascara, en 1950, comptait 35 078 habitants.

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ALGER ET L'ALGEROIS

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                  Alger ville à flanc de coteaux entourée de verdure : la Bouzaréa et la basilique Notre Dame d'Afrique, fort de l'empereur, le bois de Boulogne et Kouba jalonnent la ligne des hauteurs qui s'abaissent graduellement vers le sud est.

            Au 6èm Siècle: Alger s'appelle Icosium mais disparaît ensuite dans la tourmente des invasions. Sur ces ruines viennent s'établir les tribus de Beni-Mezrana, dont l'un des chefs fonde au 10è siècle une ville nouvelle : El-Djezaïr. Puis on n’entend plus parler d’Alger entre les 10èm et 15èm siècle.

            Au début du 16èm siècle : les espagnols réussissent à prendre la citadelle. En 1509, Pedro Navarro fait élever le Penon, forteresse qui tient la ville à la distance de 300 mètres sous la menace des canons.
            Pour se délivrer de cette menace, les algérois appellent les frères Barberousse, corsaire de la méditerranée orientale. Le témoignage le plus important et le plus vivant de la vieille Alger turque, c'est la Casbah : située 118 mètres au dessus du niveau de la mer, surpeuplée, avec ces lacis de ruelles, d'escaliers et d'impasses où les voitures n'ont pas accès, parcouru par un mouvement incessant de mulets chargés de couffins.

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            Les turcs commencèrent sa construction en 1516, la terminèrent en 1590. A partir de 1830 l'Alger française s'est faite au jour le jour.
En 1950 la ville s'étend tout en longueur : constructions presque ininterrompues sur + de 16 km du nord au sud… de la Pointe Pescade à Hussein Dey et même à Maison Carrée. Le centre de gravité de la ville, qui fut d'abord la Place du gouvernement alors dite "place du cheval" en raison de la statue équestre du Duc d'Orléans, qui tournait le dos à la mer se déplaça peu à peu et se fixa ensuite au boulevard Laferrière.

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            Dans le port transitent les marchandises en provenance ou à destination de l'intérieur du pays. La ville est alors le centre de commandement de l'Algérie commerciale et des sièges des sociétés industrielles et financières les plus importantes.
            En 1954: Alger prends la 1ère place pour le commerce des vins, des céréales, du tabac, des primeurs, des cuirs et peaux, des tissus, et des bois.

            Son industrie compte plus de 20 000 ouvriers.

            Elle est aussi la capitale pour sa population qui augmente sans cesse en comptant Mustapha, faubourg jusqu'en 1871, commune distincte de 1871 à 1924, rattachée à la ville mère on y comptait :

En 1876 : 61 552 habitants
En 1886 : 77 506 habitants
En 1891 : 105 227 habitants
En 1911 : 162 655 habitants
En 1926 : 264 232 habitants
En 1950 : 315 210 habitants
            Sans compter les communes adjacentes faisant corps avec Alger : Birmandreis, Bouzaréa, El-Biar, Hussein Dey, Kouba, Maison Carrée, Saint Eugène. Après la seconde guerre mondiale, cette banlieue regroupe 100 000 habitants.

En 1950, les français d'Algérie représentent 60 % de la population de la ville.

Alger se caractérise aussi par une distribution des groupes ethniques en quartiers distincts :
            * Les Italiens à la Marine.
            * Les Espagnols à Bab-el-Oued.
            * Les Juifs de la rue de Lyre.
            * Les Musulmans de la Casbah et du Hammah.
            * Les français sont plutôt concentrés sur le parcours et au voisinage de l'artère principale, la rue d'Isly prolongée par la rue Michelet.

            En quittant Alger vers Cherchell, le petit massif du Sahel se présente aussi dans un cadre de collines, dans les villages avec leurs maisons étroitement rassemblées comme toujours autour de l'église, des petits cultivateurs se consacre à la culture du blé , de la vigne et surtout des arbres fruitiers, des fleurs et des légumes.

            Blida est une banlieue paisible pour les algérois, encadrée par des jardins d'oliviers, de mimosas, d'orangers, et de rose. La ville est surnommée "Ourida" : la petite rose. Elle a été fondée en 1553 par Ahmed-El-Kebir avec le concours d'émigrants andalous qui importèrent dans la région la culture de l'oranger et l'industrie de la broderie sur cuir. Reconstruite après un tremblement de terre en 1825, Blida fut occupée définitivement par l'armée française en 1839.
            * En 1950, la population était de 61 600 habitants.

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29 janvier 2010

CONSTANTINE ET LE CONSTANTINOIS

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            * Ville bâtie sur un immense piton, entourée de gouffres, réputée imprenable, avec ses ponts et ses passerelles hissées à même le vide, Elle se présente comme le site extraordinaire d'une "presqu'île", entourée des gorges du Rummel (2 km de long, 100 m de profondeur) cette position unique, étrange impressionnante est chargée d'histoire.

            * Constantine s'appelait Cirta… capitale des rois de Numidie qui résistèrent longtemps avant de succomber à la puissance romaine.
Elle est alors l'une des villes les plus riches d'Afrique, située à carrefour stratégique des routes et silo à blé très convoités. Cirta fut détruite par Maxence en 311, est reconstruite par l'empereur Constantin, et elle prend alors le nom de Constantine.

Au Moyen-âge, Constantine appartient tour à tour aux diverses dynasties musulmanes qui se succèdent.
            * Une première expédition française partie de Bône avec 7000 hommes échoue en novembre 1836. Une nouvelle armée sous la conduite du Général Damrémont mit le siège le 6 octobre 1837 devant la ville mais c'est le général Valée qui le 13 octobre réussira à créer une brèche dans le dispositif de défense.

·       Constantine est la plus grande ville de l'intérieur du pays car elle en est le plus grand marché de grains, centre d'artisanat et 1er centre de la minoterie algérienne ce qui explique la rapide croissance urbaine de la ville.

·       Dans le Constantinois, les cultures maraîchères, la vigne, les agrumes se développent dans les petites plaines côtières de Philippeville et surtout de Bône où le coton et le tabac tiennent la première place. On trouve également la culture du blé, puis, dans la région de Guelma se développe l'élevage intensif du gros bétail.

-         Bône (102 800 habitants en 1950) est le 3è grand port d'Algérie. La ville exerce une attraction urbaine dur les villes environnantes. L'immigration italienne et surtout maltaise constitue le gros de la population européenne.
- Philippeville (57 100 habitants en 1956) est la 4è ville maritime de l'Algérie française par le nombre. Elle fut fondée en 1838 par le Maréchal Vallée pour donner un débouché sur la mer à Constantine. Comme Bône, elle compte de nombreux italiens et maltais (3000 en 1936)
- Bougie est une ville bâtie en amphithéâtre sur le flanc du Djebel Gouraya. En 1936 elle compte 30 500 habitants, dont 6000 européens. Le port est devenu un important débouché agricole de la région.
- Parmi les villes de l'est, Sétif se place de par sa population après Constantine, Bône et Philippeville. La ville est une création militaire sur les ruines de la cité romaine de Sitifis.
Le commerce des grains est à la base de son développement. En 1950, elle compte 51 674 habitants...

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LA MATANZA DE ORAN - 5 DE JULIO DE 1962

Par J. F. Paya 

Pour Tenter de briser la conspiration du Silence en  2010  Version pour nos correspondants Hispaniques

         Artículo publicado en la revista “les dossiers Secrets de l’Histoire” (Francia) n° 42 de septiembre 2002, con la benévola autorización del autor :  Jean-François  PAYA

          Cinco de julio de 1962. Esta fecha es la de la independencia para los argelinos, sin embargo, para los franceses de Orán, única ciudad de la Argelia de entonces, donde eran más numerosos que los moros, esta fecha evoca una jornada espeluznante cuando cerca de un millar de ellos fueron matados en presencia de un ejército francés de dieciocho mil hombres, estrictamente consignado en sus cuarteles.

         Sin embargo, estas fuerzas francesas desempeñaban un papel teórico de protección a sus conciudadanos ......según las declaraciones públicas y las promesas escritas, divulgadas en Argelia como en Francia. Los acuerdos de Evián contemplaban la entrega de los poderes a un “ejecutivo provisorio”, ya instalado desde el 19 de marzo de 1962. Este debía mantener el orden apoyado por una “fuerza local”, prácticamente desaparecida en Orán, asistida por el ejército francés. Y eso, en principio hasta la entrega de sus poderes a una asamblea nacional elegida al sufragio universal. Este proceso no fue efectivo sino hasta el 27 de septiembre de 1962. Pero los acuerdos de Evián no aludían de ninguna manera  al G.P.R.A. (Gobierno Provisorio de la República Argelina) ni al A.L.N. (Ejército de Liberación Nacional) en este procedimiento...

         Los acuerdos de Evian fueron masivamente ratificados  por la población argelina el 1ro de julio de 1962, así, de echo, ellos se establecían como Ley, inclusive en el ámbito internacional, pués figuran con el rango de tratado internacional en la ONU y contenían una cláusula de amnistía general recíproca, que violó expresamente el FLN (Frente de Liberación Nacional) en el caso de los “harkis” (soldados musulmanes del ejército francés).

         En realidad la independencia de Argelia fue proclamada oficialmente el 3 de julio de 1962 con la llegada del GPRA y de su presidente Ben Khedda a Argel. Pero éste decretó como fecha histórica la del 5 de julio (toma de Argel por los franceses en 1830) que había sido escogida por el Comité de las Willayas (divisiones administrativas en Argelia) del interior (en ausencia de la V, de la región de Orán) opuestas al Estado Mayor del ALN exterior, ubicado en Oujda, Marruecos, y a su jefe, el coronel Boumediène. El 30 de junio, éstos fueron destituidos por el GPRA , pero encontraron un aliado en la persona de Ben Bella.

La O.A.S. (Organización Ejército Secreto) abandona la región de Orán y zarpa rumbo a España.

         Entonces, la lucha por el poder empezaba. Según el historiador y ex responsable del FLN: Mohamed Harbi :” con Francia, Tunes y Marruecos hay que maniobrar con fineza porque si estos estados apoyan al GPRA y bloquean el ALN fuera de Argelia, será el fin de la coalición entorno a Ben Bella”.

         En la región de Orán, la willaya V, subyugada a la ALN de Oujda, estaba esencialmente compuesta de alistados de última hora y de desertores de la Fuerza Local, esta última formada principalmente de militares musulmanes. Es preciso subrayar que dentro de la región de Orán las “katibas”(compañías del FLN) del interior habían sido prácticamente aniquiladas por el ejército francés. El jefe de esta willaya, el coronel Othmane, sometido a Boumediène, organizó manifestaciones con desfiles controlados por militares sobre todo para el 3 de julio incluso en Orán donde cuatro a cinco compañías de la ALN del interior desfilaron al limite de los barrios musulmanes. Y así fue en toda la provincia de Orán, sin ningún incidente notable.

         En la ciudad de Orán, un “comité de reconciliación” había sido creado con personalidades europeas (no musulmanas) y, los últimos “comandos OAS” navegaban rumbo a la costa española con el acuerdo tácito de las autoridades, mientras que los Europeos, resignados, participaban en mayoría positivamente, a la votación del día primero de julio.

El Ejército de las fronteras en contra del G.P.R.A.

         Pero, por la radio de Argel, nuevas manifestaciones fueron exigidas por el GPRA para el 5 de julio, manifestaciones destinadas a darle importancia; esta concentración en Argel debía ser presidida  por Ben Khedda y Krim Belkacem, dirigentes del GPRA y enemigos declarados  de Boumediène y de Ben Bella.

         Para los conjurados de Oujda que luego se instalarán en Tlemcen (ciudad fronteriza con Marruecos), ésto no podía suceder de esta manera: les era necesario demostrar que los simpatizantes del GPRA no eran capaces de asegurar el orden, y para también conjurar el riesgo de la creación de una enclave  europea en la zona de Orán – Mers-el-Kebir.

Pero sobre todo, necesitaban un pretexto para que este Ejército de las Fronteras interviniera sin que esto pareciera a un golpe de estado.

         Evidentemente la población no entendía nada de lo que sucedía y nosotros la hemos visto, después del 5 de julio, a orillas de la carretera de Tlemcen – Orán, acoger y aclamar estas tropas, con cascos, armamento y indumentaria nuevos, que tenían supuestamente como misión : “ir a combatir el OAS en Orán”. Pero, una vez llegadas en la ciudad, sirvieron esencialmente para someter los oponentes y los elementos musulmanes revoltosos que la provocación había desenfrenado.

“No al culto de la personalidad”

         Hay que subrayar que en el interior de la región de Orán, bien controlado por los simpatizantes de Ben Bella, ninguna “festividad” estaba prevista el día 5 de julio, pero para las masas era difícil no acatar el llamado de Radio – Argel, sobre todo en Orán donde los oponentes al Estado – Mayor eran influyentes entre ciertos dirigentes, intelectuales del FLN, sindicalistas de la UGTA (Unión General de los Trabajadores Argelinos) y boyscouts musulmanes, y con un viejo sabor de boca a las ideas de Messali Hadj, el precursor del movimiento independentista. Y además, una pregunta lancinante atravesaba las mentes :”?Dónde estaba este ejército fantoche cuando los años abrasadores?”.

Entonces estos responsables hicieron hincapié en acatar las consignas de Argel, cuando el capitán Bakhti, representante de la Willaya V y comisionado en Orán después del “alto al fuego” había pretendido que “nada estaba previsto en Orán” donde reanudaban las actividades.

         Unos carteles significativos fueron diseñados como:” ¡ No al culto de la personalidad!”, “Un solo héroe : el Pueblo!”, entre los eslóganes comunes a los “martirios de la Revolución”.

Una provocación que encaminará hacia la matanza de Europeos.

         (La ciudad de Orán contaba con una mayoría de franceses originarios de España)

Hoy en día está admitido, y nuestras encuestas lo demuestran, que los agentes de Boumediène y ciertos simpatizantes de Ben Bella tuvieron como misión el sabotaje de esta manifestación usando disparos de armas de fuego desde terrazas en dirección de la concentración popular cuando llegaba en el centro de la ciudad. Un scout musulmán fallece, otros están heridos entre ellos un agente auxiliar. Unos provocadores se mezclan a la muchedumbre gritando:

“ ¡ Es el OAS !”, “ ¡ Es el OAS !”.

         Y la matanza de europeos comienza, anárquica o estructurada, después de secuestrar a la gente y llevarla hacia los barrios moros periféricos.

No es posible, en este artículo, desarmar completamente el rompecabezas  de esta tragedia. Sin embargo, lo hicimos, con otros autores, en una obra colectiva llamada: “ la agonía de Orán” (l’Agonie d’Oran), obra ignorada por la prensa escrita como audiovisual desde más de veinte años y cuyo tercer volumen contiene el recuerdo de los hechos, nuevos testimonios y los resultados de la encuesta que se desarrolló en los lugares de los hechos y se persigue todavía hoy en día.

         Hemos podido eliminar la causa puramente fortuita de la provocación apoyándonos en el análisis de los testimonios, incluyendo los de militantes argelinos, en los escasos archivos militares, en el desarrollo de los hechos y en algunas escenas filmadas al principio de la provocación. De fuente privada, tuvimos también acceso a textos inéditos, clasificados “secreto confidencial” por el ejército francés y procedentes del Estado Mayor del ALN, con fecha del 5 de julio de 1962, día del drama. Textos que demuestran la saña con la cual se oponía  al GPRA y como preparaba a sus tropas para intervenir en el restablecimiento del orden, cuando nadie sabía lo que pasaba en la ciudad de Orán!!

Los bomberos incendiarios del ALN :

         Obviamente, nunca encontraremos una orden de marcha escrita y firmada por Boumédiène. Pero Mohamed Harbi (historiador y ex responsable del FLN) escribió : “El Estado Mayor tiene una visión cínica de las cosas; desea arruinar la autoridad del GPRA; con Ben Bella, no escatimará los medios y sus esfuerzos para apropiarse el poder”.

¡Y conservarlo......Lo que siguió, lo comprobó!

         Si se necesitara otras pruebas para comprobar lo que avanzamos, la crisis habiendo sido denunciada en pleno día, hemos encontrado en la prensa (después de la publicación de nuestro libro), comunicados menos confidenciales que el nuestro : “mientras que el grupo de Tlemcen llamaba al Estado Mayor “para restablecer el orden y la seguridad en Argel”, un comunicado de las Willayas III y IV acusaba un grupo organizado encabezado por Yacef Saadi de disparar sobre los “djounouds” (soldados del FLN), con el propósito de aprovecharse de la confusión  para apoderarse de la Capital y preparar la llegada de los batallones del ex Estado Mayor” (citación del periódico Le Monde). No pudieron entrar en Argel sino hasta el 9 de septiembre.

         Otra prueba: un mensaje “muy apenado” del ejército francés señala: ¡ Unos tiros de provocación en los barrios del Agha y de las Universidades, en Argel; unos gritos acusando a la OAS hubieran sido escuchados también ¡ Pero aquí, no funcionó la artimaña que había tenido éxito en Orán. En esta ciudad, la avanzada del ALN de Marruecos ( que tuvo, sin embargo que requisar camiones y autobuses privados) venida para restablecer el orden  como “bomberos incendiarios”había sido avalada  por un GPRA engañado, el cual, en un comunicado del 6 de julio, anunció “un ataque de la OAS”, anunciado en un primer tiempo, por los simpatizantes de Ben Bella de Orán, aserción rápidamente abandonada y luego cambiada por la tesis de “unos grupos anárquicos” incontrolables.

         ¡Las víctimas del 5 de julio expulsados de la Historia!

Este tercer volumen de “La agonía de Orán”  ( “l’Agonie d’Oran”, editorial Gandini; Niza, Francia) quiere ser más técnico que los anteriores, enumera los elementos y las unidades de las fuerzas militares presentes en Orán, ubicando sus cuarteles repartidos dentro de la ciudad, bastante cerca de los sitios donde se perpetraron las primeras matanzas: 18 000 hombres estrictamente acuartelados, como lo recuerdan en varias ocasiones los diarios de marcha de ciertas unidades que relatan con parcimonia lo que pudieron ver y oír desde “sus balcones”. Algunas hasta intervinieron a veces para abrir sus puertas a fugitivos o en caso de legítima defensa comprobada, como en la estación de Orán.

         No obstante, hay que subrayar una iniciativa notable : la del teniente Kheliff, de origen cabila, que intervino con sus hombres lejos de su cuartel. El general Katz, jefe del sector autónomo de Orán se aferrará más tarde a estas escasas pero loables intervenciones de iniciativas “humanitarias” protegiéndose tras unos “órdenes superiores”, procedentes de la cumbre del Estado. Sin embargo, la Señora de Ternant, coordinadora de la obra, tiene toda la razón cuando escribe : “Es el único ejemplo en la historia, de una matanza ejecutada en contra de una población  sin defensa, en presencia de un ejército que deja asesinar y secuestrar a sus compatriotas sin intervenir”. Y podría añadir : “ ¡de un ejército invicto! ”.

Según la votación unánime de la Asamblea Nacional de la República Francesa, la guerra de Argelia terminó oficialmente el 2 de julio de 1962.

No hay razones que valgan para expulsar fuera de la Historia a los masacrados del 5 de julio de 1962, en Orán.

         Jean-François  PAYA  historien Secrétariat    malletdaniele@wanadoo.fr  Traduction del Profesor P Miquel-Escande de Mexico. 

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

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30 janvier 2010

NEIGE EN ORANIE

Oran sous la neige en 1935

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        A noter le panneau sens interdit pas commun financé à l’époque certainement par Citroën. A l’époque, constructeurs, garagiste et municipalités "sponsorisent" les premiers signaux, en n’oubliant pas d’y mentionner leur nom.

         Celui que devaient produire les rares automobiles de la fin du 19e siècle, qui n'avaient que six panneaux à connaître. Cette pratique est inaugurée en 1910 par Michelin (avec ses fameuses plaques émaillées), suivi par Renault, Citroën, Peugeot Depuis 1946, l’Etat se charge lui-même du financement et de la réalisation des panneaux.

20 ans plus tard le 1er février 1954 avec les coupures de journaux relatant les difficultés de circulation en Oranie.

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1954 Oran rue phillipe.

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01 février 2010

DB

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