08 novembre 2008

ORIGINE DES COUPS DE FEU ET DE LA PROVOCATION INITIALE

Document transmis par J. F. Paya

2) le 20-12-09

           Nous venons de retrouver un article du professeur émérite membre de l”institut Bruno ETIENNE plutôt favorable à l’indépendance de l’Algérie / référence “culture et révolution ” édition du seuil 1977 / qui indique :” Le groupe opérationnel de Cheir-Belkacem commandant du camp A de Dar Kaddani (Maroc) est entré à Oran les premiers jours de Juillet 62. C’est lui qui parait responsable des massacres et des disparitions du 5 juillet à Oran ”

          Si l’info est exacte ce groupe incognito sur le terrain, peut être en civil, entré avec les premiers “réfugiés” du Maroc avant l”indépendance ne peut que renforcer la thèse du coup monté par Oujda et la provocation facile à exécuter à Oran mais ratée sur Alger le 25 Juillet avec le même prétexte OAS un peu réchauffé à cette date il faudrait que Bruno Etienne nous donne ses sources qui ne peuvent être que musulmanes vu ses affinités et ces relations bien connues (malheureusement Bruno Etienne vient de décéder, mais un homme comme lui suivant ses convictions n’écrivait pas sans sources)

          D’autre part nous avons eu communication de plusieurs interventions qui n’ont pas été classifiées dans les “archives” militaires comme celle des commandos marine qui en dépit des ordres ont patrouillé en armes dans le quartier de la Marine où quelques “émeutiers” ont rebroussé chemin en les voyant !(ce qui prouve une certaine efficacité si non consignation des troupes!) Le fait aussi que dans l’avenue de sidi Chami face à la “BAO” une section postée dans un collège a dû riposter tout l’après midi à des tirs venant de véhicules qui passaient non loin de la gare où une attaque avait eu lieu (tout cela très édulcoré ou inexistant dans les “JMO”archivés!) Par ailleurs je viens de réaliser une présentation du journal tenu au jour le jour du Père de Laparre à Oran 61/62 avec des éléments capitaux sur le 5 Juillet à Oran, document qui a été snobé et négligé par les historiens (sauf dans l’Agonie d’Oran) comme un des éléments de ce dossier, où vu l’absence d’enquête et la consignation des troupes ;elles n’ont pas vu grand chose ou n’ont pas signalé ou minimisé des interventions interdites (comme celle du Lieutenant Kheliff) Ce qui a appauvrit les archives officielles !

1)
          Certains historiens disent "origine des coups de feu inconnue" laissant planer un doute sans donner tous les éléments pour juger. Coups de feu initiaux vers 11 h 15 place karghenta et boulevard Joffre sur le défilé FLN structuré qui venait de "la ville nouvelle" on en est pratiquement sûr par divers témoignages tant algériens que PN et militaires ( Cdt du service social des armées et sa secrétaire placés sur la terrasse de leur villa Boulevard Joffre "venant d"un grand immeuble situe plus haut film Pathé )  Capitaine Gaston cité par le Général Katz a vu des tirs venant de la maison de l’agriculture place Karghenta témoignages d’ATO touchés et scouts musulmans ainsi Katz conclut donc sans preuves à des "desperados OAS".
         C’est ce que les meneurs de l’émeute crient en bas "C’est l’OAS"  Mais il faut dire que pas un seul tireur européen na été trouvé autour de ces immeubles cernés par les miliciens FLN en armes qui ont envahi les étages et fouillent partout et quoi de plus ressemblant dans la confusion totale à un musulman armé qu’un autre musulman armé qui fait semblant de chercher aussi ! Personne ne pouvait supputer le tir des uns sur les autres ! Et pas beaucoup n’étaient au courant
des divergences Oujda GPRA même nos services ont mis le temps à le comprendre voir dans mes archives le document classifié du 2èm bureau d’Oran qui vient de découvrir 15 jours après l’OD Jour du 5 juillet de l’EMG d Oujda, qui prévoyait prémonitoirement qu"il faudra protéger la minorité européenne et que le GPRA n’était pas capable de maintenir l’ordre ni de gouverner l’Algérie! 
          A mon avis les historiens en ne donnant pas tous ces éléments se réfugient dans une fausse neutralité qui nuit à la recherche de la vérité. Maintenant il ne s’agit là que de logique. Pour ma part j’ai eu coté informateurs algériens d’autres certitudes quant à la provocation montée par l’EMG du Maroc et même des auteurs qui sont loin d être favorables aux PN en ont convenus.

Voir mes textes   NOTE SUR LE CHIFFRAGE DES VICTIMES.



PAR JEAN FRANCOIS PAYA le 20-12-09  cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962   

Retour vers nos lectures.

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10 novembre 2008

PLATEAU SAINT MICHEL - DELMONTE

Photo exceptionnelle, pour ceux ayant vécu au Plateau St Michel et à Delmonte.

 

 

Henri_Huc

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            On aperçoit à gauche une partie du cimetière, le stade du rail, et le train abandonné où nous allions jouer, au centre le boulevard Hippolyte Giraud avec les immeubles Pédotti et le pont Henri-Huc, à droite la brasserie algérienne.

            J'attends vos commentaires pour plus de précisions. Georges

 

Retour photos A.F.N.

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11 novembre 2008

MISE AU POINT SUR LE MASSACRE DU 5 JUILLET (SUITE)


         Pour en revenir a ma critique sur l"indication "coups de feu origine inconnue" vrai dans l"absolu mais déséquilibrant de plus que le Général Katz dans son rapport officiel stigmatise sans preuves de supposés "desperados OAS " et d’autres des européens "provoqués" par la vue de drapeaux Algériens !  On rejoint ici le vieux débat sur l’apparence et la réalité (la terre est fixe le soleil tourne autour).
         Qui peut tirer sur des musulmans le jour de l"indépendance? Sinon des gens de l’autre communauté. Depuis on sait que des Algériens tirent facilement sur d"autres Algériens par provocation/ Maman tu avait raison écrivait Jules Roy dans un dernier ouvrage "ils se tuent entre eux ! "
         Ensuite au sujet du chiffrage des victimes (cadavres enlevés/+ disparus/ + décès)  les mots ont leur importance. Un historien a parle d"enlèvements"signalés à diverses unités JMO transmis au 2 èm bureau (routine), il s’agit d"actions ponctuelles visibles minoritaires (J Monneret repris par M Faivre) 435 ramenés à 365 après moins libérations et décès donc on en a déduit abusivement "victimes" en oubliant les décès! (A la grande satisfaction d’une certaine presse algérienne qui stigmatise la presse "ultra") en se souvenant que le bilan officiel donné par le Général Katz sur le rapport du directeur algérien de l’hôpital qui est de 101 décès dont 76 musulmans et 25 européens ! Un massacre de musulmans en sorte, repris par l’amiral De Gaulle !
         Certes un enlevé est un disparu mais la grande majorité de ces derniers n’ont pas étés vus et ne sont simplement pas revenus a la maison ?  C’est très différent: 800 a écrit JP Chevènement lieutenant détaché au consulat d’Oran qui avait pour tache de rechercher sans mettre en doute les capacités du futur ministre des armées. Avec quels moyens?
Ce chiffre à 100 près (700) aurait été repris par des historiens Algériens au colloque de Lyon en 2007. D’autre part près de 400 plaintes selon le consul Herly ont été déposées au consulat d’Oran. Là aussi les mots ont leur importance. J’ai la preuve par témoignage perso qu’une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes (perso 2 amis) d’une même famille alors multiplier par X.  Pour les friands d’archives ou sont passés les cahiers de ces relevés vus au consulat? De plus on m’a dit de ne pas surestimer "les non déclarés" parce qu’ils étaient seuls à Oran, les familles étant parties.
         Où sont les relevés des jugements d"absence disséminés à travers la France ? A Oran ville sur environ 220000 FSE  d’après les autorisations de sorties le 5 juillet 65000 seraient partis la plus part des femmes des enfants et personnes âgées / l’OAS ayant interdit en principe le départ des hommes mobilisables, même en poussant la famille élargie à 10 personnes cela donne 6500 hommes isolés minimum  ce qui n’est guère négligeable en sachant que beaucoup mangent le midi dans les petits restaurants qui abondent dans les ruelles du centre d"Oran où on démarrés les incidents, sans parler des gens de l intérieur venus chercher des places d’avion ou de bateau à Oran (confiant aux déclarations rassurantes de "l’Echo d Oran" la bible des ORANIENS )

Pour exemple dans mon village d’Ain-Témouchent ou la transition s’est bien faite le 3 Juillet la moitié des hommes sont seuls et certains vont "disparaître" ce jour la !
VOILA DES ELEMENTS A DEBATTRE BIEN SUR POUR AUTANT QU"IL Y AI DES DEBATTEURS!

CORDIALEMENT a tous
JEAN FRANCOIS PAYA

RETOUR ORAN JUILLET 1962

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ARTICLE DU QUOTIDIEN D'ORAN SEPTEMBRE 2006

Oran de nouveau dans l’engrenage de la peste de l’OAS

On reparle des « massacres contre les Européens » à Oran entre les 5 et 7 juillet 1962. Ici, en attendant que les Oranais témoignent, une mise en perspective des événements dans une ville prise dans l’engrenage de la peste de l’OAS.

          Les premiers jours troublés de l’indépendance qui ont fait de nombreuses victimes européennes à Oran ont toujours servi aux ultras du colonialisme de « preuve » destinée à « confondre » le pouvoir gaulliste et surtout à se dédouaner des crimes coloniaux. Ainsi, le général Joseph Katz qui commandait le secteur militaire d’Oran passe dans la littérature des ultras de l’OAS pour le « boucher d’Oran » et le chiffre des victimes européennes se chiffre dans cette même littérature à 3.000 disparus morts pour les journées du 5 au 7 juillet 1962.

          Dans cette ville où l’état-major de l’OAS, avec à sa tête le général Edmond Jouhaud, s’est établi et a planifié ses tueries et la politique de la terre brûlée, ces premières journées d’indépendance à Oran servent en effet d’alibi pour une sorte d’auto absolution. Les ultras de l’OAS aurait ainsi leur « massacre » qui justifierait tout et relativiserait le reste. Le général Joseph Katz continue d’ailleurs, même après sa mort en mars 2001, à faire l’objet d’une haine particulière et le fait qu’il ait arrêté en mars 1962 le général Edmond Jouhaud, y est pour beaucoup.

          Que s’est-il passé donc en ces premières journées d’indépendance dans cette ville où la densité du soutien à l’OAS au sein de la population européenne d’Algérie a été la plus importante ? Des Algériens qui descendent dans la rue après l’annonce du résultat du référendum d’autodétermination, des coups de feu sont tirés sur eux dans le quartier européen, c’est la panique, l’émeute puis la vendetta. C’est en gros, ce que retiennent les historiens qui n’arrivent pas à déterminer les origines des coups de feu. Une provocation de l’OAS, dans cette ville si totalement acquise aux ultras, est la plus probable. Le général Katz dans son livre « L’honneur d’un général » l’impute à des éléments de l’armée française.

          Le fait est que ces tirs contre des manifestants fêtant l’indépendance ont été le facteur qui a déclenché les événements. Les gens de l’OAS continuent aujourd’hui de parler, sur leurs nombreux sites, d’une sorte de complot entre le FLN et le général Katz pour expliquer ces événements et donnent le chiffre de plus de 3.000 morts.

Selon le journal L’Express, un rapport commandé par le ministère français des Affaires étrangères et qui doit être remis au chef du gouvernement français, Dominique de Villepin, donne le chiffre de 365 victimes dans l’Oranais. L’étude, explique le journal, s’appuie sur les dossiers des pieds-noirs disparus et a été menée par deux historiens, Maurice Faivre et Jean Monneret. Ce dernier en a fait un livre intitulé « La tragédie dissimulée, Oran 5 juillet 1962 ». « On est loin du «génocide» dénoncé par les associations jusqu’au-boutistes », note le journal.

          Certes, mais cette tragédie qui ne fut pas vraiment dissimulée puisque beaucoup d’historiens l’ont abordée, va sans doute, à la lumière de cette « mise à jour » chiffrée, servir un discours ambiant cherchant à relativiser les atroces méfaits du colonialisme. Les ultras de l’Algérie française mettent d’ailleurs à profit le contexte électoraliste pour multiplier les gestes symboliques visant à la réhabilitation des hommes de l’OAS et de la colonisation. Le débat est pratiquement épuisé sur ce thème entre les deux rives à la faveur du choc provoqué par la loi française du 23 février 2005 et qui, malgré l’abrogation de son article le plus scandaleux, a laissé des traces. Il n’est pas nécessaire pourtant de relancer les polémiques, inutiles, sur les bienfaits présumés de l’occupation coloniale, mais pour avoir une image complète, il ne faut pas occulter que les tumultueuses premières journées d’indépendance viennent après des mois de tueries et des pressions psychologiques intenses menées par les ultras de l’OAS.

          Oran avait été particulièrement meurtrie et le travail destructeur de l’OAS a créé une séparation nette et pratiquement irrémédiable entre la communauté européenne et ce qu’ils appelaient la « ville arabe ». Si à Alger l’Etat français et les gaullistes maintiennent une certaine présence, Oran l’européenne a totalement basculé dans les mains des hommes de l’OAS qui ont infiltré l’administration, l’armée et qui agissent en toute impunité pour tuer, prendre des armes auprès de l’armée et organiser des hold-up. Et plus, le mouvement se faisait, inéluctable, vers l’indépendance, plus la violence de l’OAS prenait le chemin de l’escalade et du paroxysme. Les attentats meurtriers se multipliaient dans les quartiers algériens. L’arrestation du général Jouhaud le 25 mars 1962 pousse l’OAS vers un paroxysme meurtrier. Les dépôts de mazout au niveau du port sont attaqués et Oran vivra deux longues journées sous une épaisse fumée noire.

          Le grand historien Charles-Robert Ageron, dans sa préface au livre du général Katz, donne une idée claire du climat particulier dans la région oranaise. « Les rapports quotidiens des forces de l’ordre en font foi: ainsi le 22 février 1962, 29 victimes de l’OAS (11 morts et 18 blessés), le 23 février: 11 morts et 13 blessés, le 28 février: 37 morts et 47 blessés. Encore, le général Katz convient-il qu’après les accords d’Evian, il n’osait plus transmettre les chiffres de victimes de peur de provoquer la rupture du cessez-le-feu. Et ce n’est pas lui, mais le préfet de police qui communiqua plus tard le bilan total. Du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l’OAS: 32 membres des forces de l’ordre tués et 143 blessés; 66 Européens civils tués et 36 blessés; 410 Algériens tués et 487 blessés. On comprend dès lors pourquoi le jour de l’indépendance fut ressenti par la population européenne avec terreur. Abandonnée par les commandos de l’OAS, elle redouta à tort un massacre général ».

Dans cette même préface, Charles-Robert Ageron souligne la particularité d’une OAS oranaise, dirigée par des « populos » au racisme dégoulinant et à l’intelligence très limitée. "Les véritables chefs ne furent ni Jouhaud, ni Gardy, ni Dufour, comme on le croyait, mais des hommes du petit peuple oranais: Micheletti, Georgeopoulos Athanase Tassous, le «Gitan» Pancho Gonzalez, ou le responsable des commandos «israélites», Benichou Yaya. Ainsi s’expliquent peut-être la folle popularité de ces hommes parmi les petites gens et l’insouciance de ces chefs frustes quant aux conséquences de leurs actes pour l’avenir de leur communauté"

         C’est à l’historien que revient la conclusion qui éclaire très justement les choses: « Alors même qu’à Alger l’OAS avait conclu le 17 juin avec le FLN des accords verbaux de cessez-le-feu, l’OAS d’Oran continua à détruire, à incendier, au nom d’une stratégie de la terre brûlée. Avec le recul, l’aveuglement de ces chefs irresponsables confond, mais on le sait: Quos vult perdere, Jupiter prius dementat (ceux que Jupiter veut perdre il commence d’abord par les rendre fous »

M. Saâdoune

Le Quotidien d'Oran, 20 septembre 2006

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REPONSE DE JEAN FRANCOIS PAYA 

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LA NATIONALITE EN ALGERIE FRANCAISE

Document transmis par J. F. Paya

Cher Ami félicitations pour votre contribution très fouillée sur la loi de 1889 (Revue l"Algérianiste n 123)  qui établit "le droit du sol" pour la nationalité en France (voir PS °) en remarquant qu"elle ne fut pas spécifique a  l"Algérie comme la loi Crémieux antérieure de 1870 au sujet de laquelle nous avons trouvé le texte ci dessous dans le site "ZLABIA .COM " de nos compatriotes juifs d"Algérie

         NOUS L’AVONS SIGNALE PAR AILLEURS LES JUIFS ALGERIENS DE SOUCHE N’ONT PAS EU A "OPTER" POUR LE DECRET CREMIEUX LES FAISAIT FRANCAIS A "STATUT CIVIL DE DROIT COMMUN " D OFFICE SANS QU ILS N AIENT RIEN A DEMANDER ET MEME CONTRE L’AVIS DE CERTAINS TRADITIONALISTES QUI VOULAIENT GARDER LEUR STATUT MOSAIQUE C EST A DIRE LE CODE PRIVE DE LA LOI JUIVE COMME LES MUSULMANS LE CODE CORANIQUE QUE LA FRANCE S ETAIT ENGAGEE DE RESPECTER LORS DU TRAITE DE REDDITION DE LA VILLE D ALGER EN 1830 ; ce qui n’en faisait pas des citoyens FRANCAIS A PART ENTIERE.

Le grand consistoire de France était intervenu auprès de Crémieux Juif lui même pour qu il en soit ainsi ! Au contraire les chefs religieux musulmans lors du senatus consult de Napoléon III et de la loi Jonnart de 1919 pour certaines catégories élargies de musulmans dont les anciens combattants refuseront l automaticité arguant du traité de 1830 très peu optèrent pour la citoyenneté française et restèrent sujets Français On ne peut comprendre pourquoi les musulmans en voulurent aux juifs qui n'eurent pas le choix d opter pour un statut qui les faisaient entrer dans la citoyenneté française

         NB: remarquez que les musulmans de statut coranique "rapatriés" avec les juifs et les PN durent faire une déclaration d"abandon de ce statut au tribunal en entrant en France y compris les anciens combattants harkis inclus !""  (Fin de citation) (Ndlr Ce dernier point fut incompris : pour rester Français par beaucoup)

         Ainsi comme le signale fort justement ce texte il conviendrait de pondérer vos remarques ( justifiées) qui semblent n'imputer la responsabilité du blocage de l'accès a la pleine citoyenneté Française des musulmans qu'a un groupe d"élus des "délégations financières" ( aux pouvoirs très limités que la métropole pouvait mettre au pas) La "loi Jonnart " de 1919  spécifique elle à l" Algérie stipule ""que les sujets Français de confession Musulmane peuvent accéder à la citoyenneté pleine et entière au moment de leur choix (toujours en vigueur jusqu"a l'indépendance ) ) à la condition qu"ils acceptent de se soumettre comme la totalité des citoyens Français à la seule et unique juridiction civile Française .Ce qui implique le renoncement à leur statut personnel codifié par le droit Coranique ""(JC Perez "l"Islamisme dans la guerre d" Algérie" )    La III em République fait tout pour ne pas appliquer cette loi qu"elle a votée ! (ibid) Mieux alors que la République "laïcarde"pourchasse les congrégations catholiques (y compris en Algérie) elle donne l'autorisation officielle de fonder "l"Association des Oulémas " le 5 Mai 1931 dont le premier président sera le Cheir Ben Baddis en personne avec comme adjoint Si Tewfik el Madani  avec comme devise / Ma Religion"est l’Islam / Ma langue c’est l"Arabe /Ma patrie c’est l’Algérie /Tout le reste "des ersatz; des succédanés ;du vent!"  (ibid) dont la "loi Blum Violette 1919/1936  avortée qui prévoit d"autoriser la citoyenneté Française avec le statut civil coranique ! (Pourquoi pas pour les convertis!) Pour terminer nous ferons remarquer qu’après le 13 Mai 58 rares sont ceux qui se sont rendu compte que De Gaulle faisait des musulmans Algériens "des Français à part entière"  en leur laissant leur statut coranique ! Ce qui aurait du nous alerter sur ses véritables intentions Mais c"est une autre histoire !

 

Jean-François Paya  (Enquête Oran 5 Juillet 62)

 

PS  / Cette loi de 1889 permis a nos aïeux PN d'origine étrangère de devenir Français sauf à renoncer à leur majorité ce que peu d'entre eux firent.

 

Ce texte n'est pas spécifique à l’Algérie mais à tout territoire français /  "né en France de père né en France (même étranger) ce fut le cas de mon grand père maternel né espagnol et devenu français par cette loi à 16 ans ! Sauf possibilité de répudier à la majorité (dons pas obligation en théorie) ensuite étendu à" né en France (département F)  y résidant à la majorité" bien sur c"est en Algérie qu"elle s"applique massivement !

Donc pas "iconoclaste" il y eu bien selon mon pépé "des petits malins qui répudièrent en 14/18 " mais rares et mal vu  (cabrones !)

 

        NB 1/la France n"interdisant pas la double nationalité certains auraient pu garder l"originale mais pas pour l"Espagne qui ne l'admettait  (il a fallu un décret Franquiste en 62 pour que certains la récupère) je ne sais pas pour les autres pays ?

 

        NB 2/ Bien sur ce texte ne s"appliquait pas "aux français musulmans" devenus citoyens avec statut civil spécifique et selon la loi coranique musulmans par le père que ça leur plaise où pas ! (Mère musulmane ça comptait pas) ils leur reste les recours que j"ai signalé pour être français mais toujours répudier le statut coranique (sauf l’arnaque gaulliste de 58 !) d'ou l'échec du projet "blum-violette" refoulé par les laïcs et d"autres !   Du sénat La constitution de 1848 art 109 précise "que le territoire de l’Algérie est déclaré territoire Français et sera régit par des lois particulières jusqu"a ce que une loi spéciale le place sous le régime de la présente constitution" ! ! ! Et le tour est joué   (voir mon avis sur la constitutions de 1958 "iconoclaste lui " pour certains compatriotes qui disent que De gaulle l’a violée mais issue de ce passe-passe original  à mon avis pour l"Algérie (en tout cas utilisé comme tel).

 

        NB 3/ Peut connu / L’abolition de l'esclavage en Avril 1848 s"appliqua aussi à L"Algérie ! Et oui les musulmans de part leur statut avaient des esclaves noirs (épisode d"Abdel Kader qui en fit décapiter une centaine qui s’étaient réfugiés chez les français et que ceux-ci lui remirent lâchement (déjà) à la faveur d'une trêve) alors que les esclaves "blancs " des barbaresques avaient été libérés et le statut de "dhimis" obsolète pour les juifs dés 1830. La mesure appliquée avec réticence par les tribus qui espéraient une compensation mais application progressive dans le sud / traite des noirs encore  importante dans le Sersou en 1906  il fallut un décret très coercitif du 15 juillet 1906 pour l’interdire.

(Sources histoire de l’Algérie  Xavier Yacono)

Notre enquête sur le 5 Juillet n'est pas close nous essayons d'avoir des témoignages via l'Algérie par des voies diverses et honorables avec peut être plus de succès que pour les militaires de la garnison d'Oran ! (12000h) consignés il est vrai mais qui n'ont pas pu ne pas avoir des échos ! (Pour l'instant les doigts d'une main) Notamment nous cherchons des témoignages sur les centaines d'internés au stade municipal et sur les exécutions qui se seraient poursuivies jusqu’au 10 Juillet selon nos témoins musulmans (mais pas "d"archives " et pas de rescapés) Ce qui fait que pour certains "historiens" la chose est inconnue ! (Difficile de trouver un chat noir dans une pièce noire surtout lorsqu'il n'y a pas de chat " proverbe chinois).

 

RETOUR ORAN JUILLET 1962

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14 novembre 2008

CORRESPONDANCE- 5 JUILLET 1962

Courrier échangé intéressant à plus d’un titre

pour la recherche de la vérité sur le

5 juillet 1962 à Oran.

Message d'origine du jeudi 13 novembre 2008-D’une compatriote Oranaise à une journaliste du quotidien d’Oran

Bonjour Madame,

Suite à votre courrier que j'ai reçu, je vous signale que je suis une fille de disparu, témoin de ce massacre - je suis à votre disposition pour vous donner des amples renseignements sur cette journée qui est restée gravée dans ma mémoire - je vous signale que c'est  l'armée qui a ramassé une grande partie des corps qui se trouvaient dans les rues pour ne laisser aucune trace de ce délit -les a enterrés dans des charniers au lieu de les restituer aux familles, il s'agit de plusieurs camions pleins de cadavres - ce jour là la France a abandonné ses nationaux aux mains des assassins barbares .

Excusez moi, je voulais mentionner que l'armée a ramassé une grande partie des corps, aussi, j'ai omis de vous signaler que la gendarmerie détient des photos des cadavres.

Ci-dessous, la lettre que j'avais adressé à Monsieur Kharroubi,

Cordialement

Viviane initiatrice des marches silencieuses à Marseille

Message d'origine du 24/06/2007 -D’une compatriote Oranaise à Monsieur Kharroubi Habib journaliste   au quotidien d’Oran

A l’Attention de Monsieur Kharroubi Habib

Monsieur,

L'analyse est intéressante à plus d'un titre notamment sur la torture que je ne conteste pas et le passage sur la justice Française qui se grandirait en appliquant une jurisprudence internationale pour laquelle aucune affaires criminelle ne peut être éteinte tant que le corps reste disparu. Votre honnêteté intellectuelle qui transparaît à travers cette analyse m'amène à vous poser une question.

Le 5 juillet 1962 à ORAN, 3000 Français ont été enlevés et massacrés sur place pour la plupart. Les corps n’ayant pas été remis aux familles, vous serez d' accord avec moi que la jurisprudence dont vous parlez plus haut s’applique également à ces disparus, je n' ai pas eu l' honneur de lire une seule ligne dans les journaux Algériens sur ces disparitions. Alors, j’en conclus qu’un pays qui lutte pour sa libération est exonéré des règles de justice que vous réclamez pour vous même.

Je suis une fille de disparu, mon père a été enlevé et n’est jamais réapparu et j’ai moi même vécu l’enfer de cette journée et suis vivante par miracle.

Cordialement

Viviane qui recherche la vérité sur ce drame

ezagouri viviane

RETOUR ORAN 5 JUILLET 1962

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19 novembre 2008

RESPONSABILITE DES HISTORIENS FACE A L'HISTOIRE COLONIALE

REPONSE AU "MONDE" DU 25 SEPTEMBRE 2005

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Document transmis par J. F. Paya

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        Un groupe d’historiens engagés, s’insurgent encore une fois contre la fameuse loi du 23 février qui encourage à reconnaître les aspects positifs de la colonisation en général (ce qui n’empêche pas d’en étudier les aspects négatifs)..¨Mais pourquoi se braquer exclusivement sur l’Algérie ? Certainement parce qu’elle comportait une relative population de peuplement avec une certaine influence importante sur la population locale non démentie de nos jours, comme le fût la présence romaine en Gaule dont on a oublié aujourd’hui les exactions parfois cruelles pour ne retenir que les bienfaits d’une « civilisation gallo-romaine »,n’en déplaise à tous les aigris « anti-colonialistes »  .C’est ce que l’histoire retiendra à plus ou moins long terme une fois les générations du conflit disparues pour l’Algérie (processus en marche qui fait rager ses dirigeants) .

        On peut entrevoir cette approche esquissée dans la 2éme partie de ce texte « bicéphale » qui a dû être âprement négocié vu la qualité de ses auteurs.Mais pourquoi ne pas évoquer, chers historiens, tous héritiers éminents des « hussards de la République » : que des générations d’illustres français, presque toujours de sensibilité de gauche ont célébré « l’œuvre civilisatrice coloniale » ? oui pendant plus de 80 ans, l’immense majorité des autorités politiques,morales,philosophiques et religieuses de la France ont soutenu activement cette politique coloniale y compris « la ligue des droits de l’homme » !.La Franc-maçonnerie de son côté dans le convent du G.O. du 20 septembre 1923 proclamait « Nous affirmons que l’œuvre coloniale de la III éme république est une œuvre de civilisation ».Des personnalités aussi diverses que l’humaniste Ernest Renan, le socialiste Louis Blanc, le poète Victor Hugo et plus tard l’homme politique Jean Jaurès célébrèrent les vertus humanitaires de l’œuvre coloniale de la France !

        Au parlement un « groupe colonial » fût formé comprenant 200 députés dont 5 futurs présidents de la République !Ce groupe atteignit 250 membres dans la chambre dite du Front Populaire élue en 1936 ! Sans compter les ardents colonialistes tels Jules Ferry et Léon Gambetta .

        Mais cela relève après tout principalement d’une histoire Franco-française, ce qui ressort surtout de la première partie de ce texte , c’est la haine à peine dissimulée d’un supposé « lobby des français d’Algérie » qui a bien peu de droit d’expression dans nos médias du « Figaro « au « Monde » sans parler de la télévision, sans aucun droit de réponse.

        Ces pelés, ces galeux soumis à toutes les vindictes, biens  souvent issus des carences ou des règlements de compte politiques (le plus souvent contre-révolutionnaires) de la métropole ne furent pas responsables de leur présence en Algérie, pas plus que les descendants des tribus arabes hilaliennes dont les pratiques ont submergé et ruiné ce pays berbéro judéo chrétien.

        L’incompréhension avec le "lobby anti-colonialiste" (dont certains ex suppôts de Pol-Pôt) vient de là, qui cherche à masquer les échecs évidents de son soutien aux révolutions tiers-mondistes et aux "lendemains qui chantent" qui devaient en découler ..

        Prenons garde de ne pas avoir à comptabiliser les victimes, après les moments d’euphorie des Indépendances Ce sujet est toujours d’actualité et, devrait avant tout mobiliser les historiens face à leurs « responsabilités » évoquées en titre de l’article « Horizon débat »(mais avec qui ?) du Monde.

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Jean-François  Paya

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

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21 novembre 2008

CANTONNEMENTS CONNUS DE L'ARMEE FRANCAISE

LE 5 JUILLET 1962

Document transmis par J. F. Paya

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

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COLLOQUE GUERRE D'ALGERIE UNIVERSITE DE JUSSIEU NOVEMBRE 2002

Document transmis par J. F. Paya

A propos de la communication de l’historien algérien FOUAD SOUFI, enregistré par nous et publication écrite sur le site de la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) Toulon en février 2007.

à Fouad Soufi (FS) s’embrouille un peu comme beaucoup dans cette affaire car il évacue le triptyque permanent dans le conflit algérien, présent aussi à Oran le 5 Juillet 1962 :

Contradictions :

Algéro-Française, dans ce cas, Français d’Oran/Musulmans

Franco-Française : pouvoir gaulliste/Français d’Oran

Algéro-Algérienne : dans ce cas : GPRA, intérieur / ALN, extérieur

On voit que les Français d’Oran sont soumis aux deux premières composantes et instrumentalisés par la troisième.

à F.S n’évoque à aucun moment le défilé structuré, organisé par les militants locaux proches du GPRA, même s’il reconnaît leur opposition à l’Etat Major d’Oujda et s’il avance que certains auraient été ensuite « évacués » par l’Armée Française ! Ce qui n’est confirmé par aucune source ni témoignage, dont le mien puisque présent à la base de Mers El Kébir. On peut plutôt penser que certains aient été « liquidés » par l’ALN extérieure après son arrivée à Oran.

à F.S évoque ensuite l’existence après le 19 Mars (cessez le feu) de « groupes autonomes » et des exactions en marge du FLN ! Mais ces groupes de quartiers étaient le seul « bras armé » du FLN à Oran pendant plusieurs mois avec une direction (OPA) intellectuelle tributaire d’eux pour l’action contre l’OAS et une ALN intérieure en voie de reconstitution (récupération des déserteurs de la Force Locale) avec un capitaine BAKHTI « parachuté » par l’ALN d’Oujda. En tout cas, il n’y a pas eu de désaveu public de ces actions, comme l’avait fait l’OAS avec les débordements (communiqués et tracts) de certains sympathisants.

à Par contre, il a raison lorsqu’il avance « pourquoi Oran ? » alors que des situations identiques, qu’il cite, existaient ailleurs. Il ne fait que tenter d’expliquer pourquoi les conditions de la réussite d’une provocation étaient réunies, prenant l’effet pour la cause. Quant à la théorie du complot de l’Etat Major de l’ALN, elle a éclaté  au grand jour, pour prendre le pouvoir, à Constantine comme à Alger, mais à Oran il y avait une majorité d’Européens et la base de Mers El Kébir concédée à la France, avec crainte de la création d’une enclave Française. Mais cela F.S l’évacue totalement.

à Néanmoins Soufi est le premier historien Algérien a avoir reconnu publiquement l’existence d’au moins deux fosses communes au cimetière Tamazouet et dans la zone du « petit lac » (enregistré par nous) à la sortie Est d’Oran que nous connaissions depuis toujours par des témoignages, rapports classifiés secrets et photos dans les archives de l’armée à Vincennes. F.S a aussi le mérite d’évoquer l’importance des « disparus » sans se risquer à faire une évaluation, ce que les autorités Algériennes n’ont jamais reconnue, avec il faut le dire, la complicité des autorités Françaises qui n’ont jamais demandé une commémoration comme pour la manifestation  FLN du 17 Octobre 1961 à Paris en faisant remarquer que les Européens d’Oran ne manifestaient pas contre le nouveau pouvoir et que beaucoup au contraire voulaient tenter de rester et se rendaient à leur travail.

à Enfin, notre auteur refuse de « soumettre l’histoire à la mémoire » mais faute d’archives en Algérie, il ne peut se servir que de cette dernière pour ses recherches et encore bien érodée 40 ans après ! Aussi bien qualitativement que  quantitativement bien sûr ! Heureusement que nous l’avons fait sur le terrain et puis en France dès l’origine de ce drame et aussi avec des témoins musulmans parfois membres du FLN.

à F.S met en doute la volonté de « chasser les Européens » par les « putchistes » ALN d’Oujda (avec un double langage permanent), mais il suffit de se reporter à certaines clauses à l’époque secrètes du Congrès FLN de Tripoli et aux déclarations ultérieures de Ben Bella et d’autres dirigeants.

à Enfin F.S n’évoque à aucun moment l’inertie calculée des Forces Françaises, ni leur importance à Oran, ni la disparition de la « Force Locale » seule habilitée avec l’aide des  précédents à maintenir l’ordre d’après les accords d’Evian.

à La seule intervention importante d’un élément des ces Forces Françaises en légitime défense à la gare d’Oran reste inconnue pour F.S. Ce fut cependant l’origine principale des victimes musulmanes ramenées en « ville nouvelle » au début de l’après-midi, mais il  faut souligner que l’armée Française a aussi édulcoré cet « incident ».

à En définitive, le conflit étant terminé au profit du FLN, on ne peut évacuer après celle des autorités Françaises sa responsabilité fondamentale car comme pour toute idéologie, les intentions à supposer qu’elles soient bonnes, comptent moins que les effets provoqués ! Qu’il faut assumer et que l’Algérie paye encore aujourd’hui avec la menace endémique du terrorisme islamique.

Intervention enregistrée par nous en Novembre 2002. Publication écrite sur le site de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH- Toulon) en Février 2007

Jean-François PAYA Historien

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23 novembre 2008

REMARQUES SUR LE DERNIER LIVRE DE J-MONNERET

Document transmis par J. F. Paya

Chers Amis  ci joint courrier à un compatriote qui se pose des questions j'avoue que je continue de m’en poser aussi après la sortie du dernier livre de Jean Monneret  et il me semble plus à l'aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu’il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés" signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n’ont pas été signalés à des unités militaires ! Mais au consulat (dont on n’a pas eu les vraies archives du moment) où pas signalés du tout comme je l’ai indiqué au Général Faivre qui les sous estimait (sans donner de raisons pas plus que pour le chiffre de Chevènement (écrit) et que pour "les plaintes" (a multiplier par X) du consul Herly. Courrier confidentiel pour l'instant au sujet du dernier livre (que je suis désolé de devoir critiquer) de Jean Monneret Mais je suis prêt a recevoir des avis contradictoires et nul n"est infaillible ( sauf le pape pour les catholiques !)

Bien cordialement  JF Paya

NB  Viviane m’a répondu et donné des précisions mais j'ai donné la preuve dans mes dossiers qu'il y a eu des archives détruites !


COURRIER copie

        Cher monsieur merci pour vos remarques mais il n'y a aucun "procès d"intention" simplement un débat qui aurait pu rester  entres spécialistes et l’amitié n’a rien a voir ici si je ne suis pas aussi diplômé que nos amis  (juste 2 petites licences) mais j’ai eu l’avantage d’avoir été sur le terrain et resté 2 ans après ce massacre à la base de M El Kébir J Monneret m'a interpellé dans son livre 8 pages) le général Faivre me répond sur les chiffres et ce n’est pas la première fois je suis le plus souvent d’accord avec eux et je vous rappelle ce que j'ai écrit ci dessous mais c"est surtout au sujet des causes de ce drame qu'il y a problème "voir origine des coups de feu "et mes archives car il y en a notamment l’ordre du jour du 5 juillet au matin de l’état major d'Oujda (alors qu'on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran ! et sur les témoignages y compris d"Algériens aujourd’hui.

        Enfin voilà un certain nombre de considérations dont a mon avis l'historien devrait rendre compte certes avec une grande prudence mais sans avoir l'air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s'emparer (on l'a vu avec la presse Algérienne) à des fins plus idéologiques qu'historiques ! Dans son dernier livre J M renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN !et il semble justifier "les représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d’archives (qui à mon avis n'existent pas) Réf "la guerre d"Algérie en 35 questions"

Je regrette mais le chiffre de Jean  Monneret a paru être donné comme définitif   "ceux qui disent autre chose sont des démagogues ou des idéologues " dixit son interview à l"Algérianiste  et pour ma part je n'ai jamais parlé de 3000 victimes mais j'en reste autours du millier avec les non signalés au consulat d'Oran chiffre aujourd"hui admis par certains chercheurs algériens) d"ailleurs dans les "enlèvements" trouvés dans les JMO par J Monneret  il y a sûrement des gens qui n'ont rien a voir avec le 5 juillet  si ce sont des unités du Bled ) mais pas de note de synthèse ni d"enquête du 2 e bureau comme dito  et RIEN  dans les annexes de son livre. Pour conclure je vous joint un courrier d'un témoin de terrain reçu ce jour et ma réponse qui suivra.

Bien cordialement JF Paya

Courrier   Viviane  EZAGOURI

Suite à votre courrier que j'ai reçu, je vous signale que je suis une fille de disparu, témoin de ce massacre - je suis à votre disposition pour vous donner des amples renseignements sur cette journée qui est restée gravée dans ma mémoire - je vous signale que c'est  l'armée une grande partie des corps qui se trouvaient dans les rues pour ne laisser aucune trace de ce délit -les a enterrés dans des charniers au lieu de les restituer aux familles, il s'agit de plusieurs camions pleins de cadavres - ce jour là la France a abandonné ses nationaux aux mains des assassins barbares .

Excusez moi, je voulais mentionner que l'armée a ramassé une grande partie des corps , aussi, j'ai omis de vous signaler que la gendarmerie détient des photos des cadavres 

NB /   IMPOSSIBLE DE TROUVER CELA DANS LES ARCHIVES ALORS CA N'EXISTE PAS COMME POUR LES EXECUTIONS DU STADE MUNICIPAL pour lesquelles j"ai pu récupérer un seul témoin rescapé grâce à un ami musulman ; MAIS AVEC CETTE THEORIE DES ARCHIVES POUR FAIRE L HISTOIRE (et encore faut'il qu'elles soient fiables) il y aurait des pans entiers de cette dernière qui serait inconnue Voir avec Viviane pour avoir plus de précisions et son avis. Merci à elle d’avance.

JF Paya

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