05 février 2014

LETTRE OUVERTE AUX PARTISANS DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE

7 HERISSON étoile
Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme "Tout individu (...même un petit mammifère) a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"

" Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D'ailleurs rien d'autre n'y est jamais parvenu. "
Margaret Mead

           Les interventions de quelques rares députés courageux à l’Assemblée, m’attirent quelques réflexions intimes, que je dédie à tous les Rapatriés, mes très chers compatriotes.

            Lorsque nous sommes rentrés D’Afrique Française du Nord, nous étions 1,5 million de miséreux, candidats forcés et malgré nous, à une immigration de masse sur un sol que l’on nous avait appris à considérer comme le notre et à aimer de toutes nos forces sur les bancs de l’école, puisqu’il s’agissait de la Mère Patrie.

           Mais, nous poussions l’incongruité d’arriver pour la plupart d’entre nous en pleine période estivale.

           Imaginez-vous ou vous rendez-vous compte de ce manque de savoir vivre, d’à propos de notre part et de ce sans gêne d’arriver ainsi intempestivement troubler les congés payés de la France des veaux (qualificatif gaulliste) !

           Les rares organisations humanitaires qui se  penchèrent  sur notre désarroi, méritent notre reconnaissance. Quant aux gouvernants et partis au pouvoir du moment, ils n’en avaient cure et rien à foutre de notre sort qui serait éventuellement évoqué sur les bancs de l’Assemblée à la rentrée.

           Leur seul souci consistait à éradiquer la maladie idéologiquement transmissible (une sorte de SIDA)  que nous pouvions  transmettre à leur électorat de base par notre seule présence embarrassante et intempestive.

           Cette attitude dure encore et quelques révisionnistes gauchisants voudraient pouvoir enfoncer d’avantage le clou en détournant notre si belle histoire de France, laquelle malgré leurs efforts mensongers se heurtera toujours à la réalité incontournable de la vérité.

           Certains d’entre nous ont disparu, minés par l’érosion du temps, mais nos jeunes pousses qui nous  succèdent sont là et bien là et disposent de moyens internautiques entre autres qu’à notre époque, nous ne soupçonnions même pas.

           Grâce à ces moyens de communication mondiale, ils sont notre relais devant l’Histoire, de notre combat pour nos légitimes revendications, pour notre réhabilitation comme si besoin était malgré les glapissements de hyènes de la gauche (qui ne mérite même pas de majuscule)  pour l’acquittement pour solde de tous comptes de nos indemnisations, de l’évaluation et du règlement de notre « pretium doloris » qui n’a pas de prix, pour la justice qui doit nous être enfin rendue pour qu’enfin tous ces politiques apprennent( car ou ils ne la connaissent pas ou plutôt ils ferment les yeux sur une réalité qui finira par les submerger) la vraie histoire de notre France telle qu’elle a été et  non pas telle qu’ils voudraient qu’elle fût, en la déformant malhonnêtement comme certains s’acharnent à le faire.

           De nos jours, beaucoup de nos contemporains bien-pensants, croient prôner la tolérance, (même au détriment de nos valeurs de base et même si  elle est contraire aux bonnes mœurs et aux religions) en  pratiquant sciemment ou inconsciemment une sorte de  racisme à rebours, (mais ils ne s’impliquent comme par hasard, que par médias interposées, là où ils peuvent parader en bombant le torse aux  cotés justement de nos anciens  ennemis qui osent proposer des traités d’amitié à leur seul profit, et ou hérisser leurs moustaches, dans les gay-prides par exemple  entre autres ).

           Mais, bon Dieu quel programme et quel avenir prônent ces soi-disant figures de proue de certains partis politiques bien connus mais  que nous n’oublierons pas au moment crucial de glisser notre bulletin de vote dans les urnes. Dans quel pays veulent-t-ils nous faire vivre ?

           Pleurer sélectivement sur les malheurs des autres et sur celui des minorités qui feraient rougir Jésus s’il était encore parmi nous, c’est bien, mais pour ces gens ils ne  signifient rien d’autre qu’un afflux de voies potentielles lors des prochaines élections.

           Ils ne se rendent pas compte qu’autour d’eux, au sein même de notre France, une minorité agissante et encore muette pour le moment, se  bat pour ses légitimes revendications et  uniquement par des moyens légaux  et  non pas à coups de manifestations  de masse, de heurts avec les forces de l’ordre, de voitures incendiées, de vitrines  brisées et de magasins saccagés et pillés ou  de malheureux tués par des balles perdues, éléments qui ne feront jamais partie de nos principes et de notre culture Pied-noir. CELA NOUS NE SAVONS PAS FAIRE.

           Mais si il y a cinquante ans, nous étions 1.500.000 de français venus de Tunisie, d’Algérie et du Maroc, combien notre communauté comporte-t-elle maintenant de Français avec une éducation et un patriotisme que pourraient bien nous envier certaines nations. Notre capacité électorale a au moins doublé. Alors maintenant, il est bon de savoir où sont nos vrais amis ou ceux qui souhaiteraient le devenir ?

           Établissons un canevas des questions non exhaustives à leur poser, parmi lesquelles pourraient figurer entre autres, celles-ci après :

1°) Merci de nous dire à nous « Pieds-noirs » si nous avons une chance d’avoir une place dans votre programme.

2°) Faites-nous part, SVP, de vos interventions passées ou à venir à propos du rétablissement de la vérité historique de l’action de la vraie France, en Algérie, au Maroc ou en Tunisie.

3°) Dites- nous comment vous y prendrez- vous pour tenir et  prendre en compte notre action et  notre combat en faveur de notre drapeau en 14-18 et 40-45 et notre maintien sur notre sol natal non pas seulement des colons, mais des autres 90% de la population Pied-noir , composée d’ouvriers, d’ artisans, de petits patrons, de pécheurs, de harkis lesquels, grâce à des chefs couillus ont pu sauver leur peau et réussir à survivre.

4°) De notre désir ardent et non négociable, de connaître le devenu des pieds-noirs et harkis livrés à la férocité des fellaghas le 5 juillet 1962 avec la complicité aveugle et  reconnue de la France Gaullienne et de sa valetaille.

5°) De votre éventuelle action pour une juste indemnisation de nos biens volés et piratés sous la contrainte et la terreur par l’état Algérien avalisé par les autorités Françaises de l’époque

6°) Parlez haut et fort de tout cela avec la même conviction que vous paraissez avoir dans vos professions de foi en présentant votre candidature.

           OUI ! Répondez à ces questions sans langue de bois et avec votre cœur et peut-être arriverez-vous à vous aliéner une partie non négligeable d’un électorat dont personne ne semble se soucier encore, mais qui pourrait bien faire pencher la balance du côté que l’on n’attend pas. Surtout quand ces élections se gagnent à quelques milliers de voix prés.

Ce sera notre conclusion. Mais il serait bon dés maintenant de mieux connaître nos amis et laissez nous le soin de  nous charger de nos ennemis. CELA NOUS SAVONS LE FAIRE.

LE HÉRISSON RÉVULSÉ PAR LA LÂCHETÉ

leherisson1962@bbox.fr

HERISSON_signature_BLOG

Retour chez le hérisson.

 

Posté par popodoran à 22:20 - Commentaires [22] - Permalien [#]


17 février 2014

INFOS - COMMUNIQUES CIMETIERES

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU 25 JANVIER 2014

logo CS Cimetièresd'Oranie-

GENDARMERIE MOBILE A NÎMES OUVERTURE DE LA SÉANCE A 10 H 00

Antoine CANDELA ouvre la séance et remercie les participants pour cette 10ème assemblée générale qui représente les 10 ans d’existence de la création du C.S.C.O. Après un voyage en Oranie en 2004 on ne pouvait  pas  rester    indifférent  à  l’état catastrophique  des  cimetières.  C’est  ce  qui  a  motivé  les participants pour créer à leur retour le collectif.

Après ces quelques mots d’Antoine CANDELA, un diaporama conçu par Nadège DIAZ et Nicole BOTELLA est projeté à l’assistance très émue par cette présentation. Ce montage est prévu pour être mis sur le site officiel de notre association à la disposition de nos adhérents. Il pourra également servir de présentation aux différentes associations, qui le souhaiteraient, pour inciter leurs adhérents à prendre conscience du travail effectué   par le CSCO depuis une dizaine d’années et de ce qui reste à faire. Antoine CANDELA  confirme que tous les cimetières d’Oranie, sans exception, sont visités. Il précise que le dernier «DEVOIR DE MÉMOIRE» présente les cimetières visités par la mission en Mai 2013.

Antoine CANDELA annonce sa démission en tant que président du CSCO, mais reste au sein du conseil d’administration, et passe le flambeau à la nouvelle équipe présidée par Jean-Jacques LION.

Huguette TROUPEL enchaîne sur une rétrospective détaillée de l’implication du CSCO pendant les 10 ans qui viennent de s’écouler. Elle nous parle des nombreux contacts pris avec les autorités françaises pour être associé aux décisions ministérielles particulièrement pour les regroupements. Le CSCO estimant que, compte tenu de sa connaissance du terrain, il a son mot à dire mais, malheureusement, à ce jour aucune satisfaction ne lui a été donnée sur ce point.

Elle poursuit par les différentes réhabilitations des carrés de TAMASHOUET, du cimetière d’AIN TEMOUCHENT, grâce au CSCO, au Consulat d’Oran, aux   subventions reçues de différentes municipalités, du conseil régional de la région PACA, précisant que les cimetières de MERS EL KÉBIR «militaire»  et «civil» ont, eux, été réhabilités par le Ministère Français de la Défense suite à une intervention du CSCO.

Durant ces 10 années, le CSCO s’est évertué à sensibiliser les nombreuses amicales d’Oranie, avec très peu de résultat, pour l’entretien des cimetières.

Dans cet exposé, elle n’oublie pas nos délégués algériens qui assurent le relais entre l‘Oranie et le CSCO. Elle rappelle également le travail énorme accompli par Nadège DIAZ et Nicole BOTELLA, qui lors d’un séjour privé à Oran, ont photographié tous les livres et fiches qui se trouvaient dans les locaux du cimetière de TAMASHOUET.  La possession de ces documents permet d’assister au mieux de nombreuses familles PN soucieuses du devenir de leurs tombes en Oranie.

Une action très importante durant l’année 2013 a été la mise en place d’une plaque mémorielle au cimetière de TAMASHOUET portant l’inscription «A NOS CHERS DISPARUS SANS SÉPULTURES». Cette démarche a permis la reconnaissance d’un fait historique. Nous n’étions pas certains qu’il soit accepté par les autorités algériennes compte tenu de sa signification. Cette plaque, précise-t-elle,  a même été réalisée gratuitement par les Pompes Funèbres d’Oran.

Antoine CANDELA enchaine par le devoir de chacun de solliciter les élus quelle que soit leur étiquette, le Collectif étant une association apolitique. Il rebondit sur les éléments présentés par Huguette TROUPEL en rappelant que l’entretien des tombes appartient aux familles.

Huguette TROUPEL rappelle que, lors du dernier congrès du Cercle Algérianiste à PERPIGNAN, un rapprochement avec cette association a été tenté sans grand succès à ce jour. Par contre, l’ÉCHO DE L’ORANIE est un support important pour le CSCO.

Prise de parole de Louis de SANTA BARBARA qui lors de ses nombreux séjours, à titre privé en Oranie, rencontre régulièrement les différentes APC mais constate, à son grand regret, qu’en définitive toutes les promesses faites ne sont pas tenues. Même constat pour la mission qui s’est rendue en Oranie en  mai  2013.  Il  faut  rappeler que les accords bilatéraux entre la France et  l’Algérie ne sont pas appliqués. Si nos cimetières, poursuit-il,  sont dans un état lamentable, il en est de même des cimetières musulmans.

Les regroupements, poursuit Antoine CANDELA, sont du fait de l’état français et il nous est difficile de connaître en temps voulu les cimetières qui seront regroupés. Cette connaissance nous permettrait d’éviter des réhabilitations coûteuses et inutiles. Il est donc nécessaire de réhabiliter en priorité ceux devant recevoir les petits cimetières qui tendent à disparaître. Un état sur les prochains regroupements nous a été transmis par les autorités françaises. Il est un fait, même si ça ne plait pas à tout le monde, que le regroupement dans des caveaux collectifs est la solution la plus décente pour le repos de nos défunts. 

L’APC des 3 MARABOUTS souligne notre adhérent, M. NOIRET, souhaiterait conserver ce patrimoine national.

Antoine CANDELA nous lit une lettre adressée par Monsieur HERNANDEZ au consulat de France à Oran le 9 novembre 2013, courrier resté sans réponse à ce jour. (Voir copie en annexe)

INTERVENTION DE CHRISTIAN SANTIAGO.

VOTE DU RAPPORT MORAL

LE RAPPORT MORAL EST ADOPTE A L’UNANIMITÉ.

COMPTE RENDU FINANCIER.

Jean Louis NAEGELE nous détaille les différents postes du rapport financier qu’il tient à la disposition des personnes voulant le consulter.

Les comptes ont été vérifiés par P. CASTEX et P. GIMENEZ.  Constat est fait qu’ils sont exacts et bien suivis.

Il est envisagé de se renseigner sur la défiscalisation des dons versés au CSCO.

VOTE DU RAPPORT FINANCIER 

LE RAPPORT FINANCIER EST ADOPTE A L’UNANIMITÉ 

Jocelyne QUESSADA aborde la pétition internationale  qui a été lancée pour le 5 juillet 1962. Il est un fait, indique-t-elle, qu’on appose des plaques, qu’on donne des noms de rue  pour les évènements des 17 octobre 1961, 19 Mars 1962, rien pour cette journée tragique du 5 juillet 1962 à Oran. Elle incite l’assistance, qui ne l’aurait pas encore signée, à le faire. Des imprimés sont prévus à cet effet.

Arrivée des élus de la mairie de la mairie de Nîmes, M. BURGOA, M. le Docteur TAULELLE et Mme JUANICO qui nous font l’amitié de nous rejoindre nous confortant dans l’intérêt qu’ils portent au CSCO.

REPRISE 14 H 30 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.

Cette année statutairement tous les membres du CA sont sortants et sollicitent leur réélection à l’exception  de  Marie-Pierre  NOURRY,  Dominique  SCOTTO  et  Jean-Louis  NAEGELE, démissionnaires. Tous les candidats sont élus ou réélus. (Liste des élus en annexe). Les membres du Conseil d’Administration élisent par un vote poste par poste et d’une manière unanime les membres du Bureau (Liste en Annexe).

Un vote unanime de l’Assemblée Générale autorise le transfert du Siège Social et de l’agence bancaire.

Jean-Jacques LION, qui a accepté la charge de Président, précise la façon dont il appréhende sa nouvelle fonction et avant de présenter chaque membre du nouveau Conseil d’Administration, demande une minute de silence à la mémoire de Roger QUESSADA.

Il reprend l’implication du CSCO depuis 10 ANS et rend un fervent hommage à Antoine CANDELA qui en restera avec Roger QUESSADA, président d’honneur.

Il projette sur écran sa philosophie de vie du CSCO et les modalités de la transition pendant les 6 mois à venir entre l’équipe de Nîmes et le nouveau bureau. Les axes de travail de la nouvelle équipe, en continuité avec la précédente, se résument en trois axes : « Résister, Améliorer, Attirer »… Cette devise est déclinée en actions précises dédiées à chacun des membres du Bureau, certes, mais qui est aussi et surtout l’affaire de chacun des adhérents du CSCO. (PPT de la présentation de Jean Jacques LION et de son Bureau en annexe).

Il sait qu’il est en parfaite continuité avec Antoine CANDELA avec ce qui a été créé depuis 10 ANS et souligne  «qu’il a allumé et maintenu une lumière qui est la mémoire de nos morts ».

Antoine CANDELA le remercie sur l’historique présenté. Il est conscient de ce qui reste à faire. Il souligne qu’on peut compter sur la collaboration de l’ancien bureau de NÎMES pour aider et assister la nouvelle équipe et son président.

Jean-Jacques LION nous indique sa prise de contact avec Monseigneur MOLINAS lui proposant de devenir le remplaçant du Père GARCIA en tant que référence morale. Il remercie le Père GARCIA pour son implication au sein du CSCO.

Après l’exposé de JJ LION, certaines questions lui sont posées : Pourquoi ne pas se rapprocher des députés européens, des médias ?

Les propos scandaleux d’Eva JOLY sont également évoqués. La plainte engagée à son encontre par la mairie de NICE et l’Écho de l’Oranie est soutenue par le CSCO.

PRÉSENTATION DU SITE OFFICIEL PAR JEAN PAUL GRAU

Le CSCO se dote d’un nouveau site INTERNET qui permettra de découvrir ce qu’est le COLLECTIF, d’informer sur les différents évènements passés et à venir.

Il fournira aux seuls adhérents les informations confidentielles provenant des fichiers photographiés par Nadège DIAZ et Nicole BOTELLA.

Jean Paul GRAU poursuit son exposé en nous précisant la façon de se connecter à ce site http://csco.e-monsite.com/

Il nous indique qu’il y mettra  pour le «faire vivre» tous les renseignements utiles qu’on voudra bien lui fournir.

FIN DE LA RÉUNION A 16 H.


Visite en Oranie du 12 au 17 mai 2013

Voici un article paru dans le Quotidien d'Oran de ce jour ! Cette nouvelle  visite du CSCO est donc une excellente occasion de faire le point à Oran et en Oranie. Dès la prochaine réunion de leur bureau nous vous rendrons compte de la réalité du terrain. Il est prévu un nouveau passage d'une délégation  du CSCO en Oranie du 20 au27 septembre dans le cadre d'un séjour commun avec l'Amicale des Oraniens de Marseille. Signalons que le stand du CSCO a été très visité lors de l'ascension à Nimes et que leurs responsables restent à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Nimes : CSCO.... 04.66.67.42.82  -  courriel    : csconational.nimes@orange .fr Marseille :Délégation PACA ... Jocelyne Quessada ...04.91.68.34.26. Bonne lecture à tous ! et rejoignez nous au sein de ce collectif. Nous avons aussi besoin de vous ! Guy Montaner csco-aobr

Cimetières chrétiens : Nouvelles opérations de regroupement et de réhabilitation

par Houari Barti

Des membres du Collectif de sauvegarde des cimetières d'Oranie (CSCO) étaient en visite du 10 au 17 mai en cours en Algérie, dans le cadre d'une mission visant l'élaboration d'un état des lieux des ossuaires chrétiens de l'Oranie, et ce en perspective du lancement de nouvelles opérations de regroupement et de réhabilitation des cimetières de la région Ouest. Des opérations qui s'inscrivent dans le cadre d'un nouveau plan d'action qui s'étalera de 2013 à 2015.

La visite était également une occasion pour la délégation du CSCO, menée par son président, M. Antoine Candella, de rencontrer les élus locaux et des responsables des collectivités locales pour accorder leurs violons en perspective de ces actions. La visite du collectif algéro-français a également été mise à profit pour visiter l'ensemble des nécropoles de la région pour prendre des photographies et des vidéos dans le but de sensibiliser les autorités françaises et algériennes sur la situation de dégradation avancée de certains cimetières chrétiens en Algérie. M. Candella a souligné dans une déclaration au Quotidien d'Oran, «la nécessité de maintenir un contact permanent avec les élus locaux algériens afin d'articuler ensemble la mise en place de structures efficaces pour la sauvegarde des cimetières français». M. Candella et les membres de sa délégation n'ont pas manqué de rappeler, dans ce même ordre d'idées, l'accord signé en 1966 entre l'Etat algérien et son homologue français, conformément auquel les collectivités locales algériennes sont tenues «d'assurer le gardiennage, la mise en place de clôtures et l'entretien des allées principales.» Cette association est confortée dans sa démarche par le nouveau projet du ministère français des Affaires étrangères, qui a annoncé, récemment, un vaste programme pour le regroupement des cimetières chrétiens afin de rentabiliser les efforts visant à protéger ces lieux de sépulture.

Pour les cimetières les plus dégradés et souvent isolés, le choix du regroupement, solution plus durable assurant le respect dû aux morts, a été retenu par le gouvernement français. De nombreux cimetières chrétiens en Algérie font souvent l'objet de dégradations.

Il est à noter que la commune d'Oran, qui gère les cimetières chrétiens à travers sa régie des pompes funèbres, a déjà pris en charge la réfection de la voirie et de l'éclairage public au niveau de ces lieux de sépulture. Dans un récent communiqué du ministère des Affaires étrangères français, il est noté que «à ce jour, 120 cimetières ont été regroupés dans les circonscriptions consulaires d'Alger, Annaba et Oran, en plein accord avec les autorités algériennes. Une seconde phase portant sur le regroupement de 137 cimetières impliquera la poursuite d'un effort budgétaire important qui nécessitera de mobiliser collectivités territoriales, associations et particuliers».

Ainsi, rappelle-t-on, la première phase du plan d'action a été achevée en 2011. Elle a permis, outre l'entretien et la réhabilitation, de procéder au regroupement de 84 cimetières dont l'état de dégradation extrême ne permettait pas d'envisager leur restauration. Les restes mortels ont été regroupés individuellement dans des ossuaires édifiés dans des cimetières plus importants, situés dans les grandes villes. La seconde phase du plan élaborée en étroite concertation avec les autorités algériennes a prévu, selon l'arrêté paru au JORF le 23 juin 2011, une liste de 137 cimetières situés en zones rurales dont les sépultures devaient être regroupées au sein de 26 cimetières, pour lesquels l'entretien et l'intégrité seront plus aisément assurés.


2 novembre 2011 

Compte-rendu d’état des cimetières de la wilaya de Mostaganem

Transmis par notre délégué sur les cimetières.

CSCO-PACA

Mostaganem le : 24/10/2011

Monsieur : le délégué du CCSO de la wilaya De Mostaganem

A Monsieur le président du CCSO NIMES France 

Objet : compte rendu sur l’état des cimetières 

Monsieur le président ; Suite à votre correspondance du 26/08/2011 laquelle vous sollicitiez un compte rendu sur l’état actuel des cimetières à travers la wilaya de Mostaganem, je vous adresse ce présent compte rendu.

- Cimetière de Mostaganem (ancienne appellation Mostaganem) Celui-ci se trouve en bon état, il a été aménagé par une équipe du service technique de la mairie qui à procédée à l’enlèvement de plusieurs arbres qui défigurait l’endroit, ils ont procédé aussi au désherbage et  à l’entretien de la voirie etc.…

- Cimetière de Mazagran (ancienne appellation Mazagran). Bien entretenu par la mairie

Hassi Mameche (ancienne appellation Rivoli) La clôture a été refaite avec l’installation d’un nouveau portail, et la présence d’un gardien permanent a été installé par la mairie, il est bien entretenu.

Stidia (ancienne appellation Georges Clémenceau) ce cimetière qui a été délaissé auparavent maintenant a été pris en charge par la mairie qui a procédée à l’installation d’une porte avec gardiennage. Bien entretenu à l’intérieur comme à l’extérieur.

Fornaka (ancienne appellation Fornaka) Malgré mes nombreuses interventions pour ce lieu rien n’a été pris en considération, il est abandonné totalement.  la Totalité des sépultures sont profanées et lors d’un entretien avec Mr le maire de la commune ce  dernier n’a pas manqué de dire que faute d’un budget réservé à l’opération, l’entretien de ce cimetière fait défaut. Et que nous n’avons pas les moyens de procéder à la réhabilitation de ce lieu.

Ain nouissy (ancienne appellation Noisy Les Bains) Il est bien entretenu et ce, grâce à mes nombreuses interventions auprès du maire car très délabré il a finalement procédé a son aménagement.

Mesra (ancienne appellation Aboukir) Ce lieu se trouve au centre de la commune il est bien entretenu par la mairie et respecté par la population.

Bouguirat (ancienne appellation Bouguirat) est bien entretenu.

- Sirat (ancienne appellation Sirat) est bien entretenu.

Blad Touahria (ancienne appellation Blad Touahria) est bien aménagé avec la réalisation d’une nouvelle voirie qui mène vers le cimetière il est bien surveillé par la mairie.

Ain Sidi Cherif (ancienne appellation Ain Sidi Cherif) est bien entretenu.

Kheir Eddine   (ancienne appellation Tounine) est bien entretenu seulement il lui manque un gardien permanent pour assurer sa surveillance, ce, malgré mes nombreuses interventions auprès de la mairie faute au manque d’un budget réservé au recrutement des gardiens.

Ain Tedeles (ancienne appellation Ain Tedeles) est bien entretenu.

Sour (ancienne appellation Bellevue) est bien entretenu.

Sidi belatar (ancienne appellation Pont du Chélif) Ce cimetière est un bijou. Vu son entretien et son aménagement par la mairie il ne manque de rien.

Abdelmalek Ramdan (ancienne appellation Ouillis) manque un portail et malgré mes nombreuses interventions auprès de la mairie rien n’a été fait faute de moyen, le maire préfère que celui-ci doit être  installé au frais du CCSO, il est bien entretenu.

Hadjadj (ancienne appellation Bosquet) est bien entretenu.

Sidi Lakhdar (ancienne appellation Lapasset) La mairie à procédé à la réhabilitation du mur de clôture qui a été auparavant un peu endommagé, il est bien entretenu.

Sidi Ali (ancienne appellation Cassaigne) C’est en grand cimetière il est bien entretenu par la mairie.

- Khadra (ancienne appellation Picard)  Bien aménagé et entretenu. Il était totalement abandonné et grâce à mes nombreuses interventions, celui-ci a été pris la considération par la mairie.

Ain Boudinar (ancienne appellation Belle-Cote) est bien entretenu et aménagé.

Sayada (ancienne appellation Pellissier) est bien entretenu.

Mes sincères amitiés

Le délégué Tayeb Bey A


28 octobre 2011

Rapatriement de corps

Madame, Messieurs, 

          Compte tenu de la parution de l'arrêté relatif au regroupement de sépultures civiles en Algérie, en période estivale, et des difficultés rencontrées par les familles à pouvoir justifier parfois auprès des autorités locales de la sépulture de parents, le Ministère des Affaires étrangères et européennes a décidé, en accord avec la Mission Interministérielle aux Rapatriés, de prolonger, jusqu'au 31 janvier 2012, le délai permettant aux familles de prévenir le consulat général de France territorialement compétent de leur souhait de transférer vers la France les restes mortels de leurs défunts.

          C'est donc à cet effet qu'un nouvel arrêté est paru au JO du 27 octobre, modifiant l'art. 2 de l'arrêté du 23 juin dernier. Je vous demanderais de bien vouloir en assurer la plus large diffusion auprès de vos adhérents. Je vous en remercie par avance et me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions éventuelles.

Cordialement.

Marie-Chantal Dumont Ministère des Affaires étrangères et européennes Sous-Direction de l'Administration des Français

Cliquer sur le lien suivant pour voir la copie de l'arrêté du 21 octobre dernier, paru au JO de ce jour, accordant aux familles, jusqu'au 31 janvier 2012, pour prévenir le consulat territorialement compétent de leur désir de transférer vers la France, les restes mortels de leurs défunts.

  Journal officiel du 27 octobre_2011

Lien service public : http://www.service-public.fr/actualites/002247.html?xtor=EPR-140


18 octobre 11

Collectif Sauvegarde des Cimetières d’Oranie

Information pour tous nos amis de la région de Perpignan avec le concours de Nadège Diaz et Nicole Botella

Jean-Pierre Vicente Correspondant régional du C.S.C.O Vous donne rendez-vous le Samedi 22 octobre  Salle des Libertés –rue Bartissol – Perpignan Entre 14 et 19 heures

Vous pourrez assister à la réunion d’information sur les cimetières d’Oranie ainsi qu’à la présentation des travaux entrepris par et pour le compte de notre Association..: photos, plans, documents, devis de réalisations, travaux réalisés, actions auprès des autorités locales….et connaître ainsi les premiers résultats. Nous serions honorés de votre visite et vous remercions par avance de l’intérêt que vous portez à nos actions. Merci de bien vouloir passer cette info à tous vos amis de cette région…Venez nombreux pour soutenir nos actions.

Information Mr Vicente : 04.66.88.52.65 CSCO –Nimes – Aix –Bordeaux – Grenoble – Marseille – Nice – Perpignan


27 septembre 2011

Nimes

Antoine CANDELA, Président du CSCO, nous transmet les informations suivantes en provenance des délégués de notre association en Oranie.

CIMETIERE TAMASHOUET

- Regroupement sur ce cimetière des cimetières de LA SENIA, ST CLOUD, RENAN, ASSI AMEUR, SIDI CHAMI

- Carrés 1, 5, 9, 13, 17, 21 réhabilités (CSCO, CONSEIL REGIONAL PACA, CONSULAT D’ORAN, VILLE DE NIMES) 

- Allée principale réaménagée avec éclairage, fontaine, bancs, poubelles : prise en charge Mairie d’Oran 

- Chapelles et fer forgé repeints 

- Mur de clôture rehaussé à 4 mètres 

- 4 gardiens recrutés et payés par le service des Pompes Funèbres d’Oran 

CIMETIERE DE RELIZANE

Regroupement terminé. Les carrés restants seront réhabilités. 

Le coordinateur oranais termine par ces mots :

Grâce à la bonne volonté de tous nous parviendrons à pallier à toutes les insuffisances « tant qu’il y aura des hommes ! » Si vous souhaitez aider le CSCO dans la mission qu’il poursuit depuis sa création en 2004 pour le respect de nos défunts restés en terre d’Oranie, apportez-lui votre soutien (20 €) :

CSCO - MAISON DIOCESAINE – 6 RUE SALOMON REINACH -- 30000 NIMES

 


20 octobre 2009

log_CS_Cimeti_resd_Oranie_

*

COMMUNIQUE  OFFICIEL DU BUREAU DIRECTEUR

                    Des informations alarmantes nous arrivent de  l'Oranie, ou la dégradation de nos cimetières continue et ce, malgré nos actions et nos mises en garde.  

En effet un groupe d'amis oranais   s'est rendu en Algérie, tout récemment et  a constaté, notamment sur les cimetières de Tamasouhet (partie hors ossuaires), sur le cimetière chrétien de Sidi Bel Abbés, et celui de Lourmel de nouvelles déprédations.  

Nous avons immédiatement demandé à nos collègues du CSCO présents à ce voyage, de prendre dans la mesure du possible, des films et des photos, afin d'étayer nos actions en France.  

                   Le bureau directeur du CSCO se doit d'alerter toute la communauté "pieds noirs " sur ces nouveaux "incidents" qui corroborent  le sentiment de notre association portant sur le risque permanent de voir contrarié le travail de mémoire que nous entreprenons sur les 176 cimetières de l'Oranie.  

C'est pourquoi nous lançons un appel aux personnalités politiques engagées à nos côtés, à nos compatriotes et à nos associations "pieds noirs" pour qu'ils  se MOBILISENT,  afin d'affirmer notre détermination à poursuivre notre œuvre de devoir de mémoire qui passe  -  ne l'oublions pas - avant tout par le respect de nos morts et de nos cimetières, preuves intangibles de notre présence dans l'histoire de l'Algérie.  

                   MOBILISONS-NOUSpour que nos politiciens nous aident, pour que le gouvernement Français  entende notre voix notamment en nous invitant à la table des discussions. N'excluons pas de tendre nos efforts  vers un geste lancé, le plus tôt possible, à la communauté internationale pour obtenir qu'enfin l'Algérie "s'ouvre à son histoire" et referme les plaies de cette guerre qui en fait partie.  

                   A TOUS ET A TOUTES, ECOUTEZ LES TEMOIGNAGES - et il en est encore temps – DE CETTE DERNIERE GENERATION actrice souvent d'une douloureuse histoire, et ENSEMBLE retrouvons toute notre sérénité pour rappeler à tous le respect dû au repos de nos aïeux laissés en Algérie. Seul un immense élan de solidarité et d'amour pour ce qui fut notre terre natale peut encore donner tout son sens à notre mission et nous aider à tendre vers notre but. LE RESPECT DU REPOS DE NOS MORTS DANS LEURS SEPULTURES !!! 

 

Fait à Nîmes le 02/10/2009

LE BUREAU NATIONAL DU CSCO

 

Retour à tous les cimetières.

 

Posté par popodoran à 06:30 - Commentaires [20] - Permalien [#]

28 février 2014

1 MARS 1962

Document transmis par José Castano

L’assassinat de la famille Ortéga

« Aucune cause ne justifie la mort de l’innocent. Si je peux comprendre le combattant d’une libération, je n’ai que dégoût devant le tueur d’enfants » (Albert CAMUS)

            Le printemps était revenu, avec ses éveils de sève, les gouttelettes vertes et les blanches éclosions des fleurs au bout des branches. C’était le retour des papillons, des oiseaux, de la vie. Tout reverdissait comme par enchantement ; les mimosas, fleuris à profusion, ressemblaient à d’énormes bouquets dans lesquels les colibris chantaient de leur toute petite voix douce, pareille à la voix des hirondelles qui jaseraient en sourdine. Et la nature s’était tant hâtée d’enfanter tout cela, qu’en huit jours elle avait tout donné…

Pourquoi tant de hâte ? Savait-elle alors que c’était là son dernier printemps ?… Voulait-elle offrir une ultime vision de Paradis à ceux pour qui le glas allait sonner ?

            Le 1er mars 1962, tombait un jeudi. Il faisait le temps même de la vie, le temps qu’on imagine pour le Paradis. Un air doux et léger, un ciel aux profondeurs bleues à qui le soleil réservait sa plus fastueuse débauche de lumière, une senteur subtile de jardin laissait supposer une journée radieuse…

            Il était 14h30, un groupe de Musulmans fit irruption dans la conciergerie du stade de La Marsa, à Mers El-Kébir, tout près de la base militaire. Dans une véritable crise de folie meurtrière collective, ces hommes s’emparèrent de la gardienne, une européenne de trente ans, Mme Josette Ortéga et, sans la moindre raison, à coups de hache, la massacrèrent. Couverte de plaies affreuses, dans un ultime effort, elle tenta de s’interposer entre les bourreaux déchaînés et son petit garçon, mais en vain. Les tortionnaires déments frappèrent encore sous les yeux horrifiés du petit André, quatre ans, puis quand il ne resta plus qu’une loque sanguinolente, ils se saisirent de l’enfant et lui broyèrent le crâne contre le mur.

            Alors que, leur forfait accompli, ils s’apprêtaient à partir, ils aperçurent la fillette, Sylvette, cinq ans, qui venait du jardin, les bras chargés de fleurs. Aussitôt l’un des hommes se jeta sur elle, la roua de coups puis, la saisissant par les pieds, lui fracassa la tête contre la muraille.

            Quand M. Jean Ortéga, employé à la direction des constructions navales, franchit la grille du stade, le silence qui régnait le fit frissonner. D’ordinaire, ses enfants accouraient, les bras tendus dans un geste d’amour. Une angoisse indéfinissable le submergea. Il approcha lentement, regarda autour de lui… puis, là, dans la cour, un petit corps désarticulé tenant encore dans ses mains crispées des géraniums, la tête réduite en bouillie, une large flaque de sang noirâtre tout autour.

            L’univers qui tourne comme une toupie : rouge, noir, blanc ; parler… crier… non… rien : l’effondrement enfin, salutaire, libérateur, mort et vie à la fois : le hurlement. Il se précipita, se figea devant le corps de son enfant, les yeux fixes, la bouche ouverte, semblant avoir été atteint par une soudaine paralysie. Puis son regard se porta à l’entrée de la maison… une mare de sang, un corps gisant, disloqué, mutilé par d’horribles blessures et près de lui, une petite forme qui n’avait plus de visage humain. Ce fut l’écroulement, la folie, la fin du monde…

            … Ce sont là des mots qui pleurent et des larmes qui parlent…

            Comme on pouvait s’y attendre, la funeste nouvelle se répandit comme un éclair. Le nom des victimes courut sur toutes les bouches ; les commentaires, les controverses violentes, les supplications lamentables, les récits décousus, les vociférations se fondèrent en une rumeur profonde d’ouragan prêt à se déchaîner.

            Les Kébiriens étaient anéantis. La famille Ortéga était connue et aimée de tous. Les supporters du club de football « La Marsa » la côtoyait chaque dimanche.  Après le choc, ce fut la révolte… Comment demeurer impassible après une telle monstruosité ? Comment prêcher la modération à un père qui découvre pareille horreur ? Quelles paroles de consolation pourrait-on lui apporter ? La lutte pour l’indépendance de son pays justifie-t-elle de semblables abominations ?

            Et la rumeur s’amplifia… et le tonnerre gronda…

-          Ils sont morts ? Comment sont-ils morts ? Qui a fait cela…

Il y avait dans ces questions un frémissement de colères, un foisonnement de fureurs, une tempête encore contenue de vengeances. L’amour patiemment cultivé depuis des générations s’était subitement transformé en une haine qui bouillonnait dans toutes les âmes.

            Les opinions s’échauffaient, s’exaspéraient, s’entrechoquaient et l’esprit de vengeance se réveilla en cette population assommée et exacerbée par tant d’années de terrorisme sordide. Sous les rougeurs tragiques du crépuscule, la cohue houleuse prit l’apparence d’une horde de sauvages mutinés. L’unique pensée qui talonnait tous ces gens, la pensée soudaine qui avait traversé tous les esprits comme un éclair, c’était d’empoigner le premier arabe venu pour frapper.

Sur la grande clarté fauve du soleil déclinant, une sorte de fatalité pesait sur toutes les consciences… et le tragique enchaînement de la violence se perpétua aux confins de la folie.

            Si l’on ne pouvait excuser tout à fait ce talion, on pouvait, tout au moins, essayer de le comprendre. Voilà sept années que l’on massacrait en Algérie, que l’on mutilait, que l’on violait et que l’on pillait. Aujourd’hui, les Européens répliquaient et versaient dans le désespoir. Voilà les causes des « ratonnades » et de la vengeance ! Voilà la raison de la création de l’OAS !

Si la France avait été vraiment à la hauteur de sa justice, elle n’aurait pas permis qu’un condamné à mort comme M. Chadli, avec cent-treize attentats sur la conscience, soit jugé le mardi et « évadé » le vendredi… Comment dans ce cas ne pas faire justice soit-même ?

            Comme de coutume, la presse métropolitaine –hormis le journal « L’Aurore »- se garda bien d’évoquer dans le détail l’assassinat de la famille Ortéga. A l’inverse, elle se déchaîna contre cette « nouvelle  ratonnade » en indiquant que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! »

            Ainsi ces vertueux journalistes au « coeur sur la main » oubliaient la terreur qu’imposait quotidiennement le FLN ; ils ne se souvenaient plus des charniers de Melouza et d’El-Halia, des soldats français torturés et dépecés encore vivants dans les gorges de Palestro, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche ; ils ne prêtaient aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les écoles, les cafés, les arrêts d’autobus et qui déchiquetaient les jeunes enfants ; ils feignaient d’ignorer les enlèvements, les égorgements et les viols qui se multipliaient, mais ils stigmatisaient le « drame des ratonnades » qu’un journaliste, Yves Lavoquer, avait, sans gêne aucune, comparé aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis ». « Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd la société, c’est de le tuer comme coupable » écrivait Chateaubriand.

            Ces atrocités ne révoltaient donc pas les consciences contre les criminels… mais contre les victimes. Ces milliers d’innocents versés dans la mort servaient à apitoyer le monde sur le sort des bourreaux. Le réflexe n’était pas l’indignation devant la sauvagerie du crime… mais la compassion envers les assassins à qui l’on trouvait toujours une excuse  à « leur acte désespéré ». Et si les survivants excédés ou terrorisés prenaient les armes pour sauver leur vie, dans un geste de défense aussi vieux que les âges, ils soulevaient contre eux l’unanimité des censeurs.

            Un poète persan a écrit : « Si la douleur, comme le feu, produisait de la fumée, le monde entier en serait obscurci ».

Il y avait tellement de fumée en Algérie, en ce terrible mois de mars 1962, qu’on ne voyait plus clair et qu’on étouffait…

José CASTANO

E-mail : joseph.castano0508@orange.fr 

Retour Joseph Castano. 

« Prends garde de ne point oublier ce que tes yeux ont vu et tu les enseigneras à tes enfants et petits enfants » (ancien testament, deutéronome 4,9)

Le poids des mots… le choc des photos (cliquez)

http://pagesperso-orange.fr/guerredalgerie/photos.htm 

 Pour obtenir des photos relatifs à chaque lien présenté, cliquez sur le lien puis sur l’onglet en haut à gauche : « page de garde », puis sur « photos » et retournez sur le lien choisi : Les photos apparaîtront. Les photos de la famille Ortéga se trouvent sur la ligne « barbarie ordinaire en 1962 »

 

Pour revoir: 

Tous les articles de José CASTANO, cliquer sur : - Mes Articles - 

Ses ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie – 

Sa biographie, cliquer sur :- Ma Biographie – 

-o-o-o-o-o-o-o- 

Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme : "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"

Posté par popodoran à 20:22 - Commentaires [8] - Permalien [#]

05 mars 2014

26 MARS 2014

 

IMG_0003

 

IMG_0002

 

26 mars 2014 Marseille Marignane Aix

 

Retour aux commémorations

Posté par popodoran à 22:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]

08 mars 2014

MICHEL DELENCLOS

Né en juin 1942 à Paris XIII  Chercheur en histoire, enseignant en Algérie, spécialisé dans les relations franco-algériennes.
Michel Delenclos quitte la France pour Oran en 1949, accompagnant son père militaire de carrière. Baccalauréat puis maître d'internat, il quitte Oran pour la région d'Orléanville comme enseignant, répondant ainsi à l'appel du plan Constantine.

Volontaire pour des postes "déshérités" en 1961/62, il est chargé de l'enseignement primaire (CP à CM2) avec des classes mixtes d'au moins cinquante élèves, à forte proportion de musulmans.

Il est très au contact des civils comme des militaires, des harkis et moghaznis de la S.A.S.. Il assiste à la tentative de "remise en état du corps" de M. Violette maire d'Hamman-Righa, tué par le FLN, pour être présenté à son épouse.
Son collègue et lui sont prévenus en février 1962 par le chef musulman du village que le FLN allait les égorger. Contraints, ils regagnent Oran avec beaucoup d'incompréhension et de regret.

Du djebel à la ville où les événements se succèdent, comme hors du temps, hors de tout entendement, il faudra vivre.

CLAUDE GUISS Maire de Zéralda qui vécut les revers d’une trahison

MICHEL DEON UN ACADEMICIEN "éclairé" sur la guerre d'Algérie.

KLECH ABDELKRIM - PARCOURS ORDINAIRE D'UN HARKI ORDINAIRE

LES MOTS DES UNS ET LES MAUX DES AUTRES

TAYEB ZITOUNI

GABRIEL ANGLADE A REJOINT LES SIENS

PHILIPPE CASTILLE

GENEVIEVE SALASC

EPHMGA

RAPHAËL DRAI

DEMAIN Gérard.

PIERRE DAUM

JOSEPH RIZZA - BIOGRAPHIE.

PIERRE LAGAILLARDE - BIOGRAPHIE.

MONTPELLIER - ABANDON DU MUSEE DE LA FRANCE EN ALGERIE.

« 19 MARS 1962 » INTERROGEONS L'HISTOIRE

"MENARD ROBERT : SES CHEVAUX DE TROIE AU PIED DE L'HISTOIRE"

NELSON MANDELA "MIEUX VAUT L'ICONE QUE LE VRAI!"

19 MARS 1962 ? WATERLOO !

 

Retour nos lectures Algérie Française

 

«Ménard Robert : ses chevaux de Troie au pied de l’Histoire»

Posté par popodoran à 23:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]


09 mars 2014

11 MARS 1963 - L'EXECUTION DU COLONEL JEAN-BASTIEN THIRY

Par José Castano

« Merci pour tout, mon colonel, d’avoir vécu en Français et d’être mort en Officier. Car le moment est venu où après un tel exemple, tu vas nous obliger à vaincre… » (Jean de Brem)

            Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, était ingénieur militaire français et l’inventeur de deux missiles antichars, les SS-10 et SS-11. Partisan de l'Algérie française, il percevait la séparation d'avec l'Algérie comme « plus grave encore que celle d'avec l'Alsace-Lorraine ». Pour lui, entre autres choses : « La politique algérienne du général de Gaulle est un crime contre l'humanité, elle n'est qu'ignominie et déshonneur ». Révolté par cet abandon et les massacres qui l’accompagnaient, il organisa, le 22 août 1962, l’attentat du Petit-Clamart.

            Arrêté le 17 septembre 1962 ]à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, il fut inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Cette Cour militaire de justice avait pourtant été déclarée illégale par l'arrêt du Conseil d'État du 19 octobre 1962, au motif qu'elle portait atteinte aux principes généraux du droit, notamment par l’absence de tout recours contre ses décisions.

            Le 2 février 1963, cinq jours après l'ouverture de son procès, il entreprit une longue allocution qui reste encore un des plus nobles textes de la langue française par lequel il ne chercha pas à se soustraire à la peine qu'il encourait. Son seul but était de faire comprendre à ses concitoyens les motifs de son action. Sans aucune complaisance, et avec une clairvoyance prophétique, il exposa les raisons pour lesquelles il jugeait « qu'il n'était pas bon, il n'était pas moral, il n'était pas légal », que le personnage auquel il s'était attaqué « restât longtemps à la tête de la France » et acheva par ces mots sa déclaration devant ses juges :

            « Il n’y a pas de sens de l’Histoire, il n’y a pas de vent de l’Histoire car ce qui fait l’Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c’est la volonté des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »

            « Nous n’avons pas à nous justifier, devant votre juridiction, d’avoir accompli l’un des devoirs les plus sacrés de l’homme, le devoir de défendre des victimes d’une politique barbare et insensée. »

            « Le pouvoir de fait a la possibilité de nous faire condamner; mais il n'en a pas le droit. Les millions d'hommes et de femmes qui ont souffert dans leur chair, dans leur cœur et dans leurs biens, de la politique abominable et souverainement injuste qui a été menée, sont avec nous dans ce prétoire pour dire que nous n'avons fait que notre devoir de Français. Devant l'Histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous n'avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes. »

            « C'est une vérité que l'homme contre lequel nous avons agi est, à tout moment, passible de la Haute Cour, et qu'il suffirait d'un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l'y traduire ; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d'hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons ».

A ce moment précis, l'accusé n'était plus Bastien-Thiry mais de Gaulle. Cela ne lui fut pas pardonné. Bastien-Thiry venait de signer, là, son arrêt de mort.

Dès lors, les efforts admirables de ses avocats avaient la beauté triste des chants du désespoir. « Que ce soit à Saint-Léon de Bayonne ou à Saint-Jacques de Lunéville, tous les matins, une messe est dite pour que la Divine Providence vous assiste, au moment de votre délibéré… Ne demeurez pas sourds, Messieurs, à l’invocation de l’Esprit qui, tous les matins, renaît à la prime aurore et retenez ces mots que je vous livre avec la plus intense de mon émotion : Et in terra pax hominibus bonæ voluntatis ».

            Ainsi, après trois heures et demie d’une éloquence qui cherchait, en vain mais malgré tout, le cœur des hommes qui peuplaient une cour de justice qui, quelques semaines plus tard, sera de nouveau déclarée illégale, Maître Jean-Louis Tixier-Vignancour livrait, là, un ultime combat. Celui qui avait constamment appelé de Gaulle « le Chef de l’état de fait » ne pouvait espérer aucune clémence. D’ailleurs la voulait-il ? Il était déjà ailleurs, devant le seul Juge qu’il reconnaissait, dans la vie qui ne connaît ni décrépitude, ni trahison, ni compromission. « De sa longue lignée d'ancêtres militaires et juristes, il a hérité le sens du devoir et du sacrifice » a dit de lui, sa fille Agnès. 

            Le 4 mars 1963,la Cour se retira pour délibérer à 19h45. Elle reprit son audience à 22h30 pour donner lecture de l’arrêt qui condamnait trois des accusés présents à la peine de mort : Le Colonel Bastien-Thiry, le Lieutenant Bougrenet de La Tocnaye et Prévost qui, en Mai 1954, avait fait partie du dernier contingent de volontaires à être parachuté au-dessus de la cuvette de Dien Bien Phu.

            A l’énoncé du verdict, Bastien-Thiry semblait ailleurs, comme absent… Dans son uniforme bleu de l’armée de l’air marqué du rouge de la Légion d’honneur, il ne paraissait pas ses trente-cinq ans. Son visage reflétait une grâce particulière, celle de la jeunesse. « Bastien-Thiry est rayé des cadres de la Légion d'honneur ! », ajouta le général Gardet. Un haussement d'épaules lui répondit. Du fond de la salle, soudain, un cri déchira l’atmosphère pesante, celui d'une femme : « Assassins ! Assassins ! Aucun soldat français n'acceptera de les fusiller ! Assassins ! » Cette femme, c'était Mme de La Tocnaye, l'épouse Alain. Une autre femme joignit t sa voix à la sienne : Lla mère du condamné. D'autres cris se firent entendre : « C'est une honte ! C'est un scandale ! Bourreaux ! » Puis peu à peu, la salle se vida. Les condamnés furent séparés sachant qu'ils ne se verront plus : Bastien Thiry, La Tocnaye, Prévost furent emmenés à Fresnes, les autres à la Santé.

            Dès le lendemain, les recours en grâce furent déposés. Le 8 mars dans l’après-midi, les défenseurs furent reçus en audience. À l’aube du 11 mars 1963, le procureur général Gerthoffer (celui qui avait réclamé et obtenu la mort du Lieutenant Roger Degueldre), le séide zélé de de Gaulle, silhouette falote, moulé dans un pardessus gris aux formes démodées accompagné du colonel Reboul substituant le général Gardet, vint annoncer à Bastien-Thiry que la demande de grâce déposée par ses avocats était rejetée par de Gaulle. Il ne manifesta qu’un souci, connaître le sort réservé à ses camarades coaccusés, condamnés à mort comme lui. Quand il apprit qu’ils avaient été graciés, il eut un soupir profond de soulagement. Il écrivit à sa femme et à ses trois filles et demanda à assister à la messe dite par son ami le R.P. Vernet. Il communia en brisant en deux l’hostie que lui tendait le prêtre, lui demandant d’en remettre la moitié à son épouse. Puis, après l’Ite Missa est, il dit « Allons »… et se dirigea vers le couloir de sortie. Pendant ce temps, de Gaulle devait reposer dans sa sinistre morgue…

            Alors qu’il se trouvait dans le couloir, on demanda à Bastien-Thiry de regagner sa cellule. Cette attente imprévue dura vingt minutes, vingt affreuses minutes durant lesquelles les avocats tentèrent une démarche désespérée en demandant au procureur général d’ordonner de surseoir à l’exécution en raison du fait nouveau qu’était l’arrestation récente du Colonel Antoine Argoud, l’un des chefs de la défunte OAS. Mais, rien n’y fit ; le procureur refusa tout sursis.

            Enfin, le départ pour le Fort d’Ivry où devait avoir lieu l’exécution, fut donné sous une pluie battante et une escorte digne d’un chef d’Etat. Oui, c’était bien celle d’un chef d’Etat, dans son triomphe… La gendarmerie, chargée de livrer le condamné au peloton d’exécution avait fait grandement les choses : Une escorte de trente motos, trois petits cars bourrés d’effectifs armés pour s’intercaler entre les divers véhicules du cortège et celui chargé de transporter le condamné avec une garde de huit gendarmes. Comme en Algérie lors de la lutte contre l’OAS, la gendarmerie demeurait toujours le pilier du régime gaulliste…

Oui, ce condamné qui, au procès, avait traité de Gaulle d’égal à égal et l’avait assigné au Tribunal de Dieu et de l’histoire, comme renégat à la parole donnée, aux serments les plus solennels et sacrés, ce condamné, là, était bien un chef d’Etat.

            Arrivé sur les lieux de son exécution, Bastien-Thiry marcha vers le poteau en égrenant son chapelet, le visage calme et serein, même joyeux. « Il semblait enveloppé d’une auréole  » diront les témoins oculaires. Puis, comme le Lieutenant Degueldre, il refusa qu’on lui bande les yeux, voulant regarder la mort « en face » avant de pouvoir contempler ensuite la Vie Eternelle.

            Avant la salve, il ne cria pas « Vive la France ! »  mais pria pour elle et pour ceux qui allaient le tuer. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir, et, tout haut, dans le ciel écrasant de cette solitude, sa voix qui s’élevait, s’élevait, répétait ces mots éternels de la mort : « Geneviève, Hélène, Odile, Agnès… au revoir… au revoir dans le ciel ! ». Les témoins le virent alors se transformer au point que son visage, où ne subsistait aucune trace des passions du monde, se modifia. Et lorsqu’il fut mort, après que la salve eut déchiré l’aube naissante, son visage était « celui d’un enfant, doux et généreux », rapporta, bouleversé, Maître Bernard Le Corroller, en ajoutant : « Bastien-Thiry a vécu pour Dieu, pour sa patrie : Il est mort au service de Dieu et de sa patrie. C’est désormais un martyr ».

            De Gaulle, une fois de plus, confirmait qu'il n'avait de l'homme que l'apparence, et qu'en fait tout ce qui était humain lui était indifférent.

            Ainsi mourut pour son idéal, le Rosaire au poignet, le Colonel de l’Armée de l’air, Jean Bastien-Thiry, trente cinq ans, polytechnicien, ingénieur de l’aviation militaire, père de trois petites filles. Il fut inhumé au cimetière de Thiais, « carré des suppliciés », à la sauvette (comme ces voleurs pendus jadis à Montfaucon que l'on entassait dans les fosses communes), dans un trou hâtivement creusé dans la glaise, entouré d’arbustes dénudés, frêles et désolés, comme le fut ce 11 mars 1962. A 6h42, la pluie cessa et un brouillard épais s’insinua jusque dans les tombes et le cœur de bon nombre d’exilés était triste, triste cette aube d’hiver, aube sans bruit, sans chant, sans lune et sans étoiles.

            Jean Bastien-Thiry repose aujourd’hui au cimetière de Bourg la Reine (92340).

José CASTANO E-mail : joseph.castano0508@orange.fr

 

 

Mon blog cliquer sur : - Mon blog – 

 

Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie – 

 

Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie – 

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

« Je suis persuadé que notre mort si elle avait lieu, secouerait la torpeur du peuple français » (Alain Bougrenet de la Tocnaye)

1

2

AGNES BASTIEN-THIRY CHEZ ARDISSON

3

Le carré des suppliciés du cimetière de Thiais

CIM 2013

Aujourd’hui, au cimetière de Bourg la Reine

" Nous ne souffrons pas en vain. Nous souffrons pour tous les lâches qui ne risquent rien. Que Dieu ait pitié de nous " (Georges Bernanos)

Pour tout savoir sur Jean Bastien-Thiry, cliquez sur : www.bastien-thiry.fr 

Cercle Jean BASTIEN-THIRY – B.P.70 – 78170 La Celle St Cloud

Courriel : basthiry@aol.com et contact@bastien-thiry.fr

-o-o-o-o-o-o-o-

Lajos Marton à propos de l'attentat du Petit-Clamart

Minute - Entretien avec Lajos Marton

Retour "C.N.R."

Posté par popodoran à 23:42 - Commentaires [9] - Permalien [#]

11 mars 2014

11 MARS 1963 : JEAN-BASTIEN THIRY… FUSILLE POUR LA FRANCE

Libre propos citoyen

Document transmis par

LE PHAREFOUILLEUR  le Mardi 11 mars 2014.

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen - Article XI - 1789

11 mars 1963 : Jean BASTIEN-THIRY….fusillé pour la France !

Madame, Monsieur, cher(e)s ami(e)s et compatriotes,

         Nous connaissons la mention « mort pour la France » avec toute la tragédie qu’elle évoque. Qu’il me soit permis d’en édicter une autre : « fusillé pour la France ». Le martyr cité a été fusillé car il était pour la France !

         Elle convient parfaitement à un homme de parole, militaire de renom, animé d’une foi catholique exemplaire, patriote convaincu et ardent défenseur de l’Algérie Française. Car à cette époque l’Algérie….c’était la France !

         Cet homme d’honneur était le colonel Jean BASTIEN-THIRY.

         Jean-Marie BASTIEN-THIRY, dit Jean BASTIEN-THIRY, est né le 19 octobre 1927 à Lunéville (54), dans une famille de tradition militaire.

         Aîné de sept enfants, d’une famille lorraine de tradition militaire, il fait ses études à Nancy. Â vingt ans, en 1947, il est reçu à l’Ecole polytechnique.

         Diplômé de SUPAERO, Ecole d’ingénieurs qui forme sur les systèmes aéronautiques, il entre dans le corps des ingénieurs militaires de l’Air et se spécialise dans les engins dits air-air.

         Il conçoit le missile sol-sol Nord-Aviation SS.10 (puis le SS.11), qui sera utilisé par l’armée française (1955-62), l’armée américaine et l’armée israélienne (crise de Suez en 1956).

         Marié à Geneviève LAMIRAND, ils eurent trois filles : Hélène en 1955, Odile en 1957 et Agnès en 1960.  

         Alors qu’il est gaulliste, c’est en 1959, à l’occasion du discours de Charles-le-Félon sur l’autodétermination, que Jean BASTIEN-THIRY devient un opposant à la politique algérienne de celui qu’il perçoit alors comme : « …un dictateur, prêt à livrer l’Algérie sous la pression du mouvement arabo-communiste international ». Et il a raison !

         Il ne craint pas de déclarer : « la politique algérienne du général de Gaulle est un crime contre l’humanité, elle n’est qu’ignominie et déshonneur ». Quel visionnaire !

         L’échec de l’insurrection de la célèbre « semaine des barricades » à Alger, du 24 janvier au 1février 1960, dont Pierre LAGAILLARDE (qui avait 28 ans), député d’Alger et ex-parachutiste, fut l’instigateur, laissa au colonel BASTIEN-THIRY « une profonde amertume fondée sur l’attitude finale de l’armée ».

         Il confia à Maître Jean-Louis TIXIER-VIGNANCOURT (NB : lire « Des Républiques, des justices et des hommes », paru en 1976 chez Albin Michel) : « L’Algérie étant perdue, un attentat contre de Gaulle serait un acte de justice (...) ».

         Les reniements et les lâchetés politiques de Charles-le-Félon s’accumulant, dans un contexte d’abandon prémédité de l’Algérie Française, Jean BASTIEN-THIRY organise deux attentats contre le dictateur allié aux arabo-communistes : d’abord celui du Pont-sur-Seine à Biarritz, le 8 septembre 1961, puis celui du Petit-Clamart, près de Paris, le 22 août 1962, tous deux déjoués….malheureusement !

         Maître TIXIER-VIGNANCOURT, qui sera son avocat, rappelle dans son ouvrage précitéque Jean BASTIEN-THIRY se plaçait dans l’optique de Saint Thomas d’Aquin qui justifie, sous certaines conditions, le tyrannicide :

« nul n’a la droit d’ôter la vie à quiconque sauf au tyran ».

         Cet échange eut lieu à la prison de la Santé.

         Comme beaucoup de patriotes, il n’accepta pas la trahison de Charles-le-Félon, qui ne cessa de mentir honteusement sur le devenir de l’Algérie Française : mensonges à l’ensemble de notre armée, mensonges à des millions de Français, ceux de métropole et ceux d’Algérie (ceux-là même qui l’avaient accueilli à Alger, le 30 mai 1943, lors de la création du CFLN (Comité Français de la libération Nationale), mensonges à la population des Français musulmans d’Algérie, mensonges puants et indignes d’un dirigeant d’une Nation comme la France !

         Jean BASTIEN-THIRY fut arrêté le 17 septembre 1962, à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, et inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger GARDET.

         Lors de son procès, Jean BASTIEN-THIRY déclara, notamment :

« c’est une vérité que l’homme contre lequel nous avons agi est, à tout moment, passible de la Haute Cour, et qu’il suffirait d’un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l’y traduire ; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d’hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons ». Tout est dit pour accuser Charles-le Félon !

         Avant d’être dirigé vers le poteau d’exécution, le Jean BASTIEN-THIRY, le chapelet à la main, récitait le rosaire. Maître TIXIER-VIGNANCOURT lui dit : « l’exemple donné par votre sacrifice sera fécond », Jean BASTIEN-THIRY répondit : « je le crois ».

         Puis il reprit sa lecture : « Ave Maria, gratia plena, dominus tecum… ». 

Jean BASTIEN-THIRY

a été fusillé au fort d’Ivry-sur-Seine le 11 mars 1963, très tôt.

         Il tomba sur le dos, écrit Maître TIXIER-VIGNANCOURT, son visage tourné vers le ciel, où l’aurore pointait.

         Et ce beau visage revêtit soudain un aspect d’adolescent.

HOMMAGE A L’UN DES MARTYRS DE L’ALGERIE FRANCAISE.

N’OUBLIONS JAMAIS !

Merci de votre aimable considération. Bien cordialement.

Michel Salanon...de l'Hôtel Saint Maurice d'Aïn-el-Turck 

Retour le phare fouilleur

Posté par popodoran à 22:21 - Commentaires [1] - Permalien [#]

OPERATION « 120 PARRAINS pour ZORAH et HAMID »

Non à la paix qui a tué

In memoriam lieutenant-Colonel Armand BENESIS de ROTROU

Collectif national « NON au 19 mars 1962 »

Siège social : 148, rue du Sénégal - 83000 - TOULON

Tél.  06 60 73 80 92 - Email : herve.cuesta@bbox.fr


OPERATION « 120 PARRAINS pour ZORAH et HAMID »

Le 27 février 2014

Madame, Monsieur, Cher(e)s Ami(e)s,

              Voilà un peu plus d’un an, Hamid GOURAI et Zorah BENGUERRAH, enfants de Harkis, alors âgés de 56 ans, habitaient un appartement loué par la Mairie, à Gorniès (34). Le Maire, M. Hans METTLER, les fit expulser sous prétexte de non paiement du loyer, ce qui fut jugé et condamné par la Justice !

              Sous la protection des gendarmes leurs meubles furent saisis. Ils se retrouvèrent dehors, avec quelques vêtements, couchèrent sur le trottoir, devant la Mairie, d’abord sous une tente puis dans un mobile-home et une caravane, fournis généreusement par l’association Entraide-Solidarité, présidée par François-Marie BOUDET et animée par l’infatigable Martial (merci à eux).

              Celle-ci organisa, grâce à des dons, la remise en état complète du Rez-de Chaussée de la maison de village en ruine qu’ils possédaient sans l’habiter !

              Après 6 mois de travaux Ils y vivent aujourd’hui, mais les 4 ouvertures dans les murs du 1er étage sont 4 trous béants qui laissent entrer le froid (….).

Pour financer l’achat des fermetures (2 fenêtres et 2 porte-fenêtres) 

c’est notre Collectif qui fait appel à votre générosité pour leur offrir !

20 € = 2 pizzas. 20 € x 120 parrains (240 pizzas) = devis payé (environ 2.400 €).

MERCI DE LES AIDER….NOUS COMPTONS SUR VOTRE PARTICIPATION !

Michel SALANON  Secrétaire Général

Retour "Harkis"


BULLETIN de PARTICIPATION

opération « 120 PARRAINS pour ZORAH et HAMID »

A imprimer, à remplir, à découper ou à recopier, à retourner à :

M. Hervé CUESTA - 148 rue du Sénégal - 83000 - TOULON

Nous attendons120 parrains-marraines pour une aide de 20 € chacun(e) !

Chèque à l’ordre de « Collectif national NON au 19 mars 1962 », avec ce talon.

Nom, prénom :

Adresse :

Tél :                                        / Email :

Posté par popodoran à 22:58 - Commentaires [2] - Permalien [#]

17 mars 2014

BULLETIN D'HUMEUR N°74

Libre propos citoyen

Document transmis par

LE PHAREFOUILLEUR  le Jeudi 13 mars 2014.

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen - Article XI - 1789

Pour Christiane TAUBIRA : un aller simple pour la Guyane !

Madame, Monsieur, cher(e)s ami(e)s et compatriotes,

         Née le 2 février 1952, à Cayenne, en Guyane française, il lui aura fallu 62 ans pour s’adresser aux Français, en les prenant pour des cons !

         Nommée le 16 mai 2012, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, par Jean-Marc AYRAULT, Premier Ministre, elle est bien connue pour ses diatribes inconvenantes sur la négritude, à l’Assemblée Nationale, son timbre de voix de mégère, ses regards furibonds, et ses analyses d’une partialité grotesque.

         Afin de se disculper, dans l’affaire des écoutes sur Nicolas SARKOZY, elle a tenu une conférence de presse mercredi 12 mars qui restera une démonstration inouïe de culot et d’arrogance !

         Elle a brandi deux documents et a menti sans vergogne :

- le premier, une lettre que l’avocat général près la Cour d’appel de Paris, lui a adressé le 26 février, prouve que la Garde des Sceaux a été informée des écoutes,

- le deuxième, une lettre que Mme Eliane HOULETTE, Procureur Financier, a adressé au Procureur Général, près la Cour d’appel de Paris, le 26 février, lettre par laquelle ce magistrat justifie sa décision d’ouvrir une information judiciaire, et évoque la date des écoutes.

         Ce faisant elle a menti trois fois : la première en disant qu’elle n’était pas au courant, la deuxième en disant qu’elle n’a pas menti, et la troisième en disant qu’elle n’était pas au courant des dates des écoutes, entre autres faits.

         Voilà 22 mois que les socialistes au pouvoir (à cause des agissements hots norme de Nicolas-le-Petit à la fin de son quinquennat), tous ou presque des repris de Justice, avec, pour plusieurs d’entre eux, des gosses en prison (quartier VIP ?), nous ont démontré leur arrivisme, leur amour des déclarations non maîtrisées, leur préférence pour les étrangers, leur culture du mensonge, leurs déclarations contradictoires, leur manque de compétence, bref …leur incapacité à gouverner notre France qui connaît une crise sans précédent !

         Alors, à la suite des outrages de CAHUZAC, de MOSCOVICI, de SAPIN, de TAUBIRA, et de HOLLANDE, je ne vois qu’une solution :

IL FAUT VIRER CES VAURIENS PAR LES URNES, A L’OCCASION DES PROCHAINES ELECTIONS !!!

Et pour Christiane TAUBIRA : un aller simple pour la Guyane, vite !

Merci de votre aimable considération. Bien cordialement.

Michel Salanon...de l'Hôtel Saint Maurice d'Aïn-el-Turck 

Retour le phare fouilleur

Posté par popodoran à 23:39 - Commentaires [7] - Permalien [#]

20 mars 2014

COMPTE-RENDU DE L'INTERVENTION DE N. FERRANDIS AU GROUPE D'ÉTUDE DU 20/11/2013

            Le 20 novembre dernier, le Groupe d'Etudes recevait  des associations de Rapatrié  qui  étaient représentées par Mmes Nicole Ferrandis (Ass Familles des Victimes du 26 mars 1962) et Suzy Simon-Nicaise (Cercle algérianiste), MM Alain Avelin (Véritas), Gilles Bonnier (CLAN), Bernard Coll (J.P.N. et Vérité et Justice), Ahmed Goudjil (A.A. Forces de Police Auxiliaire),  Yves Sainsot (ANFANOMA), Gilbert Sandmayer (Harkis de souche européenne), Jean-Félix Vallat (MAFA).

            M Frédéric Grasset, Président de la Fondation pour la Mémoire de la Guerre d’Algérie, avait été invité par le Président E. Aboud pour répondre aux questions éventuelles sur le rôle et l’activité de cet Etablissement.

COMPTE-RENDU INTERVENTION DE NICOLE FERRANDIS POUR L'ASSOCIATION DES FAMILLES DES VICTIMES

            J’ai pu  rappeler que le 30 janvier et le 24 octobre 2012, les parlementaires déposaient au sénat et à l'assemblée nationale une proposition de loi reconnaissant la répression d'une manifestation le 17 octobre 1961 à Paris et demander aux parlementaires de mener une démarche correspondante pour le 26 mars 1962 à Alger. : « Deux manifestations, deux répressions, mais avec une différence de taille ". Le 17 octobre 1961, les manifestants, répondant à l'appel du FLN alors en guerre contre la France, donc de l'Ennemi, bravaient le couvre-feu. A 21 heures, ils défilaient, dans les rues de notre capitale aux cris de " Algérie algérienne ", " Libérez Ben Bella ", " Vive le F.L.N "...

            Alors que le 26 mars 1962, quelques jours après le cessez-le-feu, des Français défilaient pacifiquement en plein jour dans les rues de la deuxième ville de France, le drapeau tricolore à la main, chantant la Marseillaise et clamant leur attachement à la France.  Sans sommation, à 14H50, un élément du 4ème régiment de tirailleurs algériens  ouvre  le feu, s'acharnant sur ceux qui s'étaient jetés à terre afin de se protéger.  La France n'avait pas respecté le cessez-le-feu.   Le bilan fut d'environ 80 morts et plus de 200 blessés. Toutes  les victimes furent du côté des civils. Pas un mort du côté militaire. Tout en remettant une fiche technique sur ce dossier j'ai soumis  la proposition suivante :

Article 1er

La France reconnait officiellement le massacre des Français  d'Algérie, en exécution  des consignes  données par la république française    de  réprimer par tous  moyens  la manifestation pacifique du 26 mars 1962 à Alger, département alors français.

Article 2

Un lieu national d'hommage et du souvenir à la mémoire des victimes de la manifestation pacifique du 26 mars 1962 est créé.

            Parce que notre association défend tous les nôtres,  j'ai formulé une demande pour les victimes à Oran le 5 juillet. En effet des parlementaires ont déposé en 2013, la proposition de loi suivante.

" La République française reconnaît le massacre de la population française du 5 juillet 1962 à Oran. "

            Bien sûr, on peut considérer cela comme une avancée.   Mais qui a massacré ? Qui a laissé des ressortissants français sans aucune protection ? Ce  texte est insuffisant. Aussi, j'ai souhaité que soit déposé un complément ainsi rédigé.

Art 1: La République française reconnaît le massacre de la population française du 5 juillet 1962 à Oran et les milliers d'enlèvements et de  disparitions qui ont précédé, accompagné et suivi cette date.

Art 2 :   Elle reconnait sa propre responsabilité dans l'absence de protection de ses ressortissants, comme ses défaillances dans la recherche des personnes enlevées.

Nos dossiers sont entre les mains des parlementaires. Quels sont les députés courageux qui oseront  déposer nos requêtes ?

Retour 26 mars 1962.

Posté par popodoran à 07:16 - Commentaires [1] - Permalien [#]