13 février 2015

BEZIERS - INAUGURATION DE LA RUE DU cdt HELIE DENOIX de SAINT MARC

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CERCLE ALGERIANISTE NATIONAL DU 9 MARS 2015.

            J'ai le grand plaisir de vous transmettre l'invitation de Robert Ménard, à participer à l'émouvante et historique cérémonie patriotique du 14 Mars prochain sur Béziers avec votre drapeau si possible.

            L'inauguration de la rue du cdt DENOIX de SAINT MARC aura lieu le samedi 14 mars 2015 à 14 h 30 à Béziers. Vous trouverez en pièce jointe le flyer de l'inauguration.
            Je vous confirme également que les associations d'anciens combattants sont invitées à venir avec leur drapeau. Le service des relations publiques reste à votre disposition pour tous renseignement complémentaire.

Aurélie BERTEL
Service Relations Publiques et Jumelages
Ville de Béziers
Tél : 04 67 36 71 73
Fax : 04 67 36 73 67
Attention : Le service relations publiques a déménagé. Les nouveaux bureaux se trouvent à la Maison des Arts, 3 rue Paul Riquet à Béziers.

Robert Ménard à Béziers et l'innauguration de la rue Hélie de Saint Marc

Tarct_19mars-1

Ménard Béziers le 14 mars 2015

Robert Ménard maire de Béziers le 14 mars 2015

Biographie du cdt HELIE DENOIX de SAINT MARC

Hélie Denoix de Saint Marc ou Hélie de Saint Marc, né le 11 février 1922 à Bordeaux et mort le 26 août 2013 à La Garde-Adhémar (Drôme), est un ancien résistant et un ancien officier d'active de l'armée française, ayant servi à la Légion étrangère, en particulier au sein de ses unités parachutistes. Commandant par intérim du 1er régiment étranger de parachutistes, il prend part à la tête de son régiment au putsch des généraux en avril 1961.

Résistance et déportation

Hélie de Saint Marc entre dans la Résistance (réseau Jade-Amicol) en février 1941, à l'âge de dix-neuf ans après avoir assisté à Bordeaux à l'arrivée de l'armée et des autorités françaises d'un pays alors en pleine débâcle. Arrêté le 14 juillet 1943 à la frontière espagnole à la suite d'une dénonciation, il est déporté au camp de concentration nazi de Buchenwald.

Envoyé au camp satellite de Langenstein-Zwieberge où la mortalité dépasse les 90 %, il bénéficie de la protection d'un mineur letton qui le sauve d'une mort certaine. Ce dernier partage avec lui la nourriture qu'il vole et assume l'essentiel du travail auquel ils sont soumis tous les deux. Lorsque le camp est libéré par les Américains, Hélie de Saint Marc gît inconscient dans la baraque des mourants. Il a perdu la mémoire et oublié jusqu’à son propre nom. Il est parmi les trente survivants d'un convoi qui comportait plus de 1 000 déportés.

À l'issue de la Seconde Guerre mondiale, âgé de vingt-trois ans, il effectue sa scolarité à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, au sein de la promotion Veille au Drapeau (1943) .

La guerre d'Indochine

Hélie de Saint Marc part en Indochine française en 1948 avec la Légion étrangère au sein du 3e REI. Il vit comme les partisans vietnamiens, apprend leur langue et parle de longues heures avec les prisonniers Viêt-minh pour comprendre leur motivation et leur manière de se battre.

Affecté au poste de Talung, à la frontière de la Chine, au milieu du peuple minoritaire Tho, il voit le poste qui lui fait face, à la frontière, pris par les communistes chinois. En Chine, les troupes de Mao viennent de vaincre les nationalistes et vont bientôt ravitailler et dominer leurs voisins vietnamiens. La guerre est à un tournant majeur. La situation militaire est précaire, l'armée française connaît de lourdes pertes. Après dix-huit mois, Hélie de Saint Marc et les militaires français sont évacués, comme presque tous les partisans, mais pas les villageois. « Il y a un ordre, on ne fait pas d'omelette sans casser les œufs », lui répond-on quand il interroge sur le sort des villageois.

Son groupe est obligé de donner des coups de crosse sur les doigts des villageois et partisans voulant monter dans les camions. « Nous les avons abandonnés ». Les survivants arrivant à les rejoindre leur racontent le massacre de ceux qui avaient aidé les Français. Il appelle ce souvenir des coups de crosse sur les doigts de leurs alliés sa blessure jaune et reste très marqué par l'abandon de ses partisans vietnamiens sur ordre du haut-commandement.

Il retourne une seconde fois en Indochine en 1951, au sein du 2e BEP (Bataillon étranger de parachutistes), peu de temps après le désastre de la RC4, en octobre 1950, qui voit l'anéantissement du 1er BEP. Il commande alors au sein de ce bataillon la 2e CIPLE (Compagnie indochinoise parachutiste de la Légion étrangère) constituée principalement de volontaires vietnamiens. Ce séjour en Indochine est l'occasion de rencontrer le chef de bataillon Raffalli, chef de corps du 2e BEP, l'adjudant Bonnin et le général de Lattre de Tassigny chef civil et militaire de l'Indochine, qui meurent à quelques mois d'intervalle.

Guerre d'Algérie et putsch des généraux

Recruté par le général Challe, Hélie de Saint Marc sert pendant la guerre d'Algérie, notamment aux côtés du général Massu. En avril 1961, il participe – avec le 1er Régiment étranger de parachutistes, qu'il commande par intérim – au putsch des généraux, dirigé par Challe à Alger. L'opération échoue après quelques jours et Hélie de Saint Marc décide de se constituer prisonnier.

Comme il l'explique devant le Haut Tribunal militaire, le 5 juin 1961, sa décision de basculer dans l'illégalité était essentiellement motivée par la volonté de ne pas abandonner les harkis, recrutés par l'armée française pour lutter contre le FLN, et ne pas revivre ainsi sa difficile expérience indochinoise. À l'issue de son procès, Hélie de Saint-Marc est condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il passe cinq ans dans la prison de Tulle avant d'être gracié, le 25 décembre 1966.

Années 1960 à aujourd'hui

En 2002, il publie avec August von Kageneck — un officier allemand de sa génération —, son quatrième livre, Notre Histoire, 1922-1945, un récit tiré de conversations avec Étienne de Montety, qui relate les souvenirs de cette époque sous la forme d'entretiens, portant sur leur enfance et leur vision de la Seconde Guerre mondiale.

Après sa libération, il s'installe à Lyon avec l'aide d'André Laroche, le président de la Fédération des déportés et commence une carrière civile dans l'industrie. Jusqu'en 1988, il fut directeur du personnel dans une entreprise de métallurgie.

En 1978, il est réhabilité dans ses droits civils et militaires.

En 1988, l'un de ses petits-neveux, Laurent Beccaria, écrit sa biographie, qui est un grand succès

Il décide alors d'écrire son autobiographie qu'il publie en 1995 sous le titre de Les champs de braises. Mémoires et qui est couronnée par le Prix Fémina catégorie « Essai » en 1996. Puis, pendant dix ans, Hélie de Saint-Marc parcourt les États-Unis, l'Allemagne et la France pour y faire de nombreuses conférences. En 1998 et 2000, paraissent les traductions allemandes des Champs de braises (Asche und Glut) et des Sentinelles du soir (Die Wächter des Abends) aux éditions Atlantis.

En 2001, le Livre blanc de l’armée française en Algérie s'ouvre sur une interview de Saint Marc. D'après Gilles Manceron, c'est à cause de son passé de résistant déporté et d'une allure différente de l'archétype du « baroudeur » qu'ont beaucoup d'autres, que Saint Marc a été mis en avant dans ce livre

A89 ans il est fait grand-croix de la Légion d'honneur, le 28 novembre 2011, par le président de la République, Nicolas Sarkozy.

Il meurt le 26 août 2013. Ses obsèques sont célébrées le 30 août par Mgr Philippe Barbarin, cardinal-archevêque de Lyon, en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Lyon, en présence du maire de Lyon Gérard Collomb. Les honneurs militaires lui sont rendus sur la place Saint-Jean durant lesquels le général Bruno Dary prononce son éloge funèbre. Il est inhumé au cimetière de la Garde-Adhémar (Drôme), le 30 août.

Décorations

  • Grand-croix de la Légion d'honneur, en date du 28 novembre 2011
  • Croix de guerre 1939-1945 avec 1 citation
  • Croix de guerre des TOE avec 8 citations
  • Croix de la valeur militaire avec 4 citations
  • Médaille des évadés
  • Médaille de la résistance
  • Croix du combattant volontaire de la Résistance
  • Croix du combattant
  • Médaille coloniale avec agrafe « Extrême-Orient »
  • Médaille commémorative de la guerre 1939-1945
  • Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance
  • Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
  • Médaille commémorative des opérations du Moyen-Orient (1956)
  • Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord (1958) avec agrafes « Algérie » et « Tunisie »
  • Insigne des blessés militaires (2)
  • Officier dans l'ordre du mérite civil Taï Sip Hoc Chau

IMAGES DE L'INAUGURATION DE LA RUE.


Discours de Robert Ménard, Maire de Béziers, prononcé lors de l'inauguration de la rue Commandant Denoix de Saint Marc :


"Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les présidents, Mesdames, Messieurs, Et surtout, chers, très chers amis, 
D'abord, merci ! Merci d'être là. Merci d'être venus au rendez-vous de la justice et de la fidélité. Honneur à vous qui, parfois, avez parcouru 500 kilomètres, 1000 kilomètres pour être ici. Votre présence, votre nombre, prouvent combien cette cérémonie répond à un impérieux besoin de réparation et de reconnaissance. Et puis, pourquoi ne pas le dire, votre présence me touche infiniment. Oui, merci d'être là. Pour nous, pour tous ceux qui nous ont quittés et, aussi, pour ceux qui viennent. Il y a des moments, il y a des gestes, il y a des paroles qui vous engagent totalement. Qui disent d’où vous venez. Qui disent ce qui est essentiel à vos yeux. Qui disent ce que vous êtes. Qui vous donnent l’occasion – rare, précieuse – de vous replacer dans une lignée, de rendre hommage aux vôtres, de saluer un père, une mère, une famille, de saluer votre famille.Il y a des moments où il faut se rassembler, se retrouver, se souvenir, se tenir chaud les uns les autres. Il y a des moments où il faut dire non aux mensonges, à l’histoire trafiquée, réécrite, bafouée. Il y a des moments où trop c’est trop, où nos plus âgés meurent sans que jamais l’on ait reconnu leur travail, leur mérite, en un mot, leur vie . Oser dire, oser laisser penser que la guerre, oui la guerre d’Algérie s’est terminée le 19 mars, le jour de la signature des accords d’Evian, n’est pas seulement un mensonge, c’est une ignominie, une insulte à la mémoire de tous ceux – pieds-noirs, harkis, jeunes du contingent – qui ont été torturés, qui ont été émasculés, qui ont été tués, qui ont disparu après cette date, après cette capitulation, après cet abandon, après ce renoncement à ce que fut la France, à ce que fut la grandeur de ce pays, de notre pays.

À cela, nous ne pouvons-nous résigner. À cela je ne peux me résigner. Parce que je pense à ma famille, à nos familles. Parce que je pense à mon père, à nos pères. Parce que je pense à ces cimetières abandonnés, saccagés, rayés de la carte, comme gommés de l’histoire officielle, expurgés des manuels scolaires qu’on impose à nos enfants, à nos petits- enfants. 
Voilà pourquoi je suis là aujourd’hui. Voilà pourquoi nous sommes là aujourd’hui. Pour rappeler à ceux qui nous ont trahis qu’ils ne pourront pas, éternellement, mentir, tromper, falsifier. L’Algérie de notre enfance, l’Algérie de nos aïeux, notre Algérie, ce n’est pas ce que certains veulent nous faire croire, ce n’est pas ce qu’un Benjamin Stora ne cesse d’écrire, ce n’est pas aux renégats, aux porteurs de valises d’en imposer l’image. De cela, nous ne voulons pas, nous ne voudrons jamais.

Je le dis à l'adresse de ceux qui s'agitent là-bas, plein d'une haine titubante, enveloppés dans de vieux mensonges qui s'effilochent : le communisme est mort et ses derniers militants sont des spectres errant dans le dédale de leur rancœur et de leur ignorance. Ils ont voulu hier l'Algérie algérienne, ils ne veulent pas aujourd'hui de la France française. La traîtrise est leur patrie. Nos victoires leur châtiment.« À lire une certaine presse, écrivait Albert Camus en 1955, il semblerait vraiment que l’Algérie soit peuplée d’un million de colons à cravache et à cigare, montés sur Cadillac... »60 ans plus tard, rien n’a vraiment changé. Alors, si nous sommes ici aujourd’hui, c’est pour dire« assez ! ». Assez de ces contre-vérités sur les pieds- noirs qui n’étaient pas tous des colons roulant en décapotables américaines. Assez des mensonges sur le bilan de la colonisation. Assez de cette perpétuelle repentance !

Oui, nous pataugeons dans une perpétuelle contrition. Honteux de ce que nous avons été. Honteux même, parfois, de ce que nous sommes. Quand la France intervient en 1830 en Algérie, elle mène une guerre de conquête longue et impitoyable, c’est vrai ! Mais, faut-il le rappeler, il s’agissait de mettre hors d’état de nuire les pirates qui sévissaient depuis la côte algéroise. Ces forbans n’étaient pas des pirates d’opérette : ils enlevaient, suppliciaient, réduisaient les chrétiens en esclavage. Le rappeler, est-ce se transformer en avocat inconditionnel de l’épopée coloniale ? Bien sûr que non !

Faut-il le redire aux révisionnistes de tout poil, la présence française en Algérie, ce sont des ports, des aéroports, des routes, des écoles, des hôpitaux. Ce sont des marais asséchés, des maladies éradiquées. Mais aussi du soleil sur la peau, des éclats de rire sur les plages, des filles à la peau suave, un ciel comme il n’en existe nulle part ailleurs. L’Algérie, disait ma mère, c’est notre paradis à nous, ce paradis qu’on nous a enlevé, ce paradis qui hante, toujours, plus de cinquante ans plus tard, nos cœurs et nos mémoires. Après nous avoir pris notre pays, certains voudraient maintenant nous priver de nos souvenirs. Et nous faire croire que les combats ont cessé le jour où des traîtres signaient un cessez-le-feu qui n’était rien d’autre qu’un lâche abandon, un vil renoncement. Demandez aux Algérois de la rue d’Isly ! Demandez aux Oranais du 5 juillet ! Demandez aux milliers, aux dizaines de milliers de harkis ! Demandez à nos martyrs ! Demandez-leur ce que furent les jours, les semaines, les mois qui ont suivi cette véritable capitulation ! On voudrait les faire disparaître une seconde fois ! On voudrait les oublier, les nier.

Les oublier ? C’est hors de question. Comment oublier ces Européens enlevés par le FLN afin de récupérer le sang dont il avait besoin pour soigner sescombattants ? Vidés, oui vidés de leur sang, au sens clinique du terme... Et dire que certains continuent de se vanter d’avoir été les « porteurs de valises » de ces terroristes qu’on applaudit dans la bonne presse. C’est raté. Nous sommes ici des milliers pour porter témoignage. Nous sommes ici pour dire haut et fort notre vérité, la vérité. Pour la jeter à la figure de tous ceux qui nous font la morale, qui nous parlent du sens de l’histoire, des accommodements auxquels nous devrions nous résigner. Nous sommes ici pour dire tout cela à ceux qui armaient le bras des assassins, des bourreaux des Français d’Algérie.

Des assassins, des bourreaux qui nourrissent encore aujourd’hui une haine à l’égard de la France, de ses valeurs, de son histoire, de ses combats, de sa civilisation. Une haine qui pousse certains à abattre des journalistes parce qu’ils sont journalistes, à abattre des policiers parce qu’ils sont policiers, à abattre des Juifs parce qu’ils sont juifs. Cette haine de la France est comme une insulte, comme une gifle pour d’autres musulmans, pour nos amis musulmans, pour nos frères harkis, eux qui ont choisi la France, qui sont morts pour la France. Eux qui ont été massacrés, certains écorchés vifs, ébouillantés. Eux qui ont été abandonnés sur ordre de l’État français, livrés à la vindicte du FLN.

Mais que s’est-il donc passé ? Que s’est-il passé pour qu’aujourd’hui, dans notre pays, on occulte à ce point la réalité de notre histoire ? Tout simplement que, alors qu’on obligeait un million de Français à quitter leur Algérie natale, on ouvrait la France - quasi simultanément - à des millions d’immigrés bien décidés pour certains à ne jamais se sentir, à ne jamais devenir des Français à part entière.

Colonisation de peuplement, disait-on de la présence française en Algérie. Il faut parler aujourd’hui, en France, d’immigration de peuplement, d’immigration de remplacement. Un chassé-croisé dont l’histoire a le tragique secret et dont je redoute que nous ne cessions de mesurer les funestes, les dramatiques conséquences. Je voudrais me tromper. Je crains d’avoir raison.

Face aux drames d’hier, il est des hommes qui ont su dire non. Des hommes qui n’ont pas hésité à tout risquer, à tout perdre pour des valeurs qui étaient, qui faisaient toute leur vie, au point d’être prêts à mourir pour elles. Hélie de Saint Marc était de ceux- là. On les appelle des héros. Un mot qui sonne comme un anachronisme à une époque, la nôtre, où l’on nous serine qu’on ne va quand même pas mourir pour des idées, où la vie, son confort, ses petites habitudes justifient tous les compromis, toutes les compromissions. Je ne vais pas avoir l’outrecuidance de rappeler les états de service, les engagements, le prix payé par Hélie de Saint Marc devant les membres de sa famille qui nous font l’immense honneur d’être aujourd’hui parmi nous.

« Se tenir à la pointe de soi-même. » Voilà une phrase du commandant de Saint Marc qui dit, avec la plus grande justesse, l'exigence de sa vie, de toute sa vie. De l'Occupation à la perte de l'Algérie, rien n'a pu anéantir ce cœur vif, ce cœur exemplaire. Né mille ans plus tôt, son histoire serait celle d'une chanson de geste. Hélie de Saint Marc est un preux, un orphelin d'un ordre spirituel et guerrier, tenant sa vie comme une lance.

Henry de Montherlant écrivait : « Il y a le réel et il y a l'irréel. Au-delà du réel et au-delà de l'irréel, il y a le profond ». La vie et les livres d'Hélie de Saint Marc sont un périple vers les profondeurs de l’être, dans le fond sans fond de son âme. Comme Ulysse, jamais les épreuves ne le détournèrent de sa destination, j’allais dire de sa destinée. Voyages des camps et des prisons, voyages des batailles et des carnages. Voyage vers ce qu'il appelait « le tremblement sacré des choses invisibles ».

Je citerai encore le commandant de Saint Marc, et il faut le citer souvent, car il ne fut pas seulement un chef mais aussi un remarquable éducateur. Non pas un donneur de leçons, ni un « coach de vie » comme l'on dit aujourd'hui, mais un homme qui a beaucoup vécu, beaucoup vu, immensément ressenti. 
Le commandant écrivait, et son petit-fils nous l’a rappelé à l’instant : « La vie est un combat, le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. » Et il ajoutait : « Vivre, ce n’est pas exister à n’importe quel prix. »

Dire comme lui que la vie est un combat n'est pas faire l’apologie de la guerre, n’est pas faire de la guerre sa profession de foi. C'est un simple constat : si une vie, c’est aimer, partager, éduquer, c’est aussi une somme d'épreuves, de contrariétés, d'oppositions, d'expériences et d'engendrements. C’est cette somme qui fait une vie. Et celui qui refuse ce combat ne vit pas. Dire que vie et combat sont de la même substance est une adresse d'espoir. Voilà ce que nous dit le rescapé de Buchenwald. Il faut espérer et faire de son espoir un bélier qui fracasse toutes les murailles. Il faut même espérer au-delà de toute raison. C'est Héraclite qui disait : « Qui n'espère pas l'inespérable ne le découvrira pas. »Ici, je le sais, nous espérons, nous n'avons jamais cessé d'espérer. Nos espoirs sont nos fidélités. Et nos fidélités comme nos espoirs trouvent en ce jour leur récompense, comme elles trouveront demain, en d'autres lieux et sur d'autres plans, des satisfactions encore plus décisives pour notre nation et notre peuple.

Le commandant de Saint Marc est l'homme d'une génération. Une génération qui, de septembre 1939 à juillet 62, ne connut jamais le répit et la paix. Une génération qui, entre la débâcle et l'abandon, connut cent victoires. Une génération qui nous a laissés seuls avec les souvenirs de sa gloire. C'est elle, aussi, qu'en ce jour nous célébrons. Gloire à eux ! Gloire aux compagnons du Commandant de Saint Marc, gloire à ceux d'Indochine, à ceux d'Algérie, gloire à ceux des prisons qui étaient alors les garnisons de l’honneur. Oui, comme vous, comme beaucoup d’entre vous, j’ai lu les livres de celui dont cette rue portera dorénavant le nom. Et je n’ai pas honte de vous le dire : j’en ai eu les larmes aux yeux, regrettant presque d’avoir été trop jeune pour être confronté à des choix qui forcent le destin et font de vous un homme.

Et puis, je me suis dit que j’avais tort. Que chacun, à son époque, est face à des engagements qui, sans avoir le caractère dramatique de ces années algériennes, n’en sont pas moins cruciaux, vitaux. Aujourd’hui, notre pays est face à une crise qui engage son avenir, sa vie, sa survie. Et face à ces dangers, Hélie de Saint Marc, son courage, son panache, sont d’une actualité brûlante, d’une force existentielle.

Allons-nous abandonner la France, laisser faire, nous réfugier dans des slogans aussi creux, aussi vides qu’une rengaine publicitaire, qu’un discours de politicien censés nous faire oublier les responsabilités des uns et des autres ?

Il y a 50 ans, je m’en souviens, vous vous en souvenez, nous tapions sur des casseroles en scandant « Al-gé-rie-fran-çaise ». Il faudrait aujourd’hui, avec la même ardeur, avec la même détermination, dire non à cette France métissée qu’on nous promet, qu’on nous annonce, qu’on nous vante. Dire non à cette France multiculturelle qu’on nous impose. Mais dire oui à une France fière d’elle-même, de son histoire, de ses racines judéo-chrétiennes. Cette France que pieds- noirs et harkis ont admirablement incarnée, cette France pour laquelle un Hélie de Saint Marc s’est battu pendant la résistance, en Indochine et en Algérie. Cette France que nous voulons transmettre, intacte, à nos enfants. Alors, pour Hélie de Saint Marc, pour tous ceux qui sont morts en Algérie, persuadés que nous étions en France, que nous nous battions pour la France, pour tous ceux qui l’ont quittée, définitivement orphelins d’une partie d’eux-mêmes, je voudrais avant que nous entonnions « Le chant des Africains », je voudrais, en votre nom à tous, je le sais, dire, redire, répéter ce qui est notre viatique, notre credo, notre passé et, je l’espère, notre avenir : « Vive la France », « Vive la France française ! » "

Retour rendez-vous.

 

Posté par popodoran à 23:03 - Commentaires [11] - Permalien [#]


23 février 2015

COMMEMORATIONS 2015 DU 26 MARS 1962 A PARIS ET EN PROVINCE

faire_part_26_mars_2015

* PARIS : 26 Mars à 14h30 ; Dépôt de gerbes Mémorial National de la guerre d’Algérie, Quai Branly ( face à l’avenue de la Bourdonnais)

26 mars à 18h30 : Messe Eglise Saint Nicolas du Chardonnet, rue des Bernardins Paris 5eme contact isly26mars@wanadoo.fr


* GRASSE : messe le 21 mars à 18 h chapelle saint-Claude. Dépot de gerbe le 26 mars 9h30 stèle de l'ANFANOMA cimetière Sainte-Brigitte.

* GRENOBLE : messe le 28 mars à 9h30 Eglise Saint-Pierre du Rondeau et dépot de gerbes à la stèle de l'ANFANOMA à 11h.

* PIERRELATTE : dépot de gerbe à la stèle de l'ANFANOMA le 26 mars à 18h.

* La GARDE : A.R.A.N.O.M Amicale des Rapatriés d’ Afrique du Nord et d’Outre mer (Gérard PASTOR) au cimetière à la stèle des Rapatriés  le jeudi 26 mars à 18h 15.

* CAEN : Stèle des Français Rapatriés, au cimetière St Gabriel le mercredi 25 mars 2015 à 11 heures. Nous avons anticipé cette date, nous rendant au Mémorial du Quai Brandly le 26 mars à 14.00 h..
N'oublions pas , Nos disparus ont besoin de nous!

* ARLES :26 mars à 18H : Messe célébrée par le Révérend Père Perez en l’Eglise des Saintes  Familles

* ANGERS : 27 mars à 18h : Messe célébrée par le Révérend père Le Pivain (chapelle Noël Pinot). Contact anfanoma49@orange.fr 

* AVIGNON: 26 Mars : 17h dépôt de gerbes, stèle ANFANOMA, cimetière Saint-Veran R.V à 16H45 devant l’entrée du cimetière   contact anfanoma.province@orange.fr

* BRIVE LA GAILLARDE : 26 mars 17 heures dépôt de gerbes stèle anfanoma, cimetières Estavel contact anfanoma.province@orange.fr

* CAEN: 25 MARS 11heures, dépôt de gerbes stèle anfanoma cimetière St Gabriel Contact anfanoma.nationale@wanadoo.fr

* CLERMONT-FERRAND : 26 mars 18h30 Messe en l’Eglise Saint-Pierre des Minimes (angle place de Jaude et rue Lamartine Contact alainfroment63@gmail.com 

* GRASSE: 21 MARS Messe à 18 Heures Chapelle St Claude et  26 MARS à 9H30 : Dépôt de gerbes, stèle de l’anfanoma, cimetière Ste Brigitte, à Grasse contact anfanoma.province@orange.fr

* GRENOBLE : 28 Mars à 9h3O Messe Eglise St Pierre du Rondeau 38000 Grenoble et à 11h00 Dépôt de gerbes Cimetière des Sablons stèle ANFANOMA

* PAU: 26 Mars à 9 heures messe à St Julien de Lons et  à 17H 30 ; dépôt de gerbes Monument aux Morts du Cimetière de Pau, contact   Marcel.ALONSO@wanadoo.fr

* PIERRELATTE: 26 mars à 18H dépôt de gerbes stèle ANFANOMA au cimetiere Contact : jean-michel.caponi@laposte.net

* TARBES :  24 Mars 18 heures Eglise St Pierre et Paul- quartier d’Urac   contact :  anfanoma.province@orange.fr  

* TOURS: 26 MARS :15H30 dépôt de gerbes, stèle ANFANOMA cimetière La Salle Contact pothierjules@gmail.com

* VICHY: 26 MARS 11 heures Messe chapelle des missionnaires , contact anfanoma.nationale@wanadoo.fr

* Paris : Rassemblement Champs Élysées - Arc De Triomphe Jeudi 26 mars 2015 à 18H (métro Étoile) dès 17h30

ARC DE TRIOMPHE.

Retour aux commémorations

 

Posté par popodoran à 22:18 - Commentaires [2] - Permalien [#]

17 mars 2015

POUR L’HONNEUR D’UN COMMANDANT

Article transmis par JC Castano

« L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d’abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout  perdu. (…) Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié » (Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc - « L’aventure et l’espérance »)

De la Côte d’Azur à Grenoble, des Landes à Perpignan, ils étaient venus, nombreux, ces Français d’Algérie, en dépit de l’âge et de la fatigue, orphelins de leur terre natale, exilés sans retour, pour honorer la mémoire d’un soldat de légende et exprimer leur gratitude et leur soutien à un Maire courageux.

A leurs côtés, unis dans une même ardeur patriotique, un foisonnement de bérets rouges et verts et des panoplies de décorations « outrageantes » qu’arboraient fièrement parachutistes et légionnaires, héros d’Indochine et d’Algérie.

Comme jadis, « là-bas », ils s’étaient retrouvés, côte à côte, avec quelques rides en plus et une pointe de nostalgie. Ces hommes aux bérets vert et rouge, les Pieds-Noirs ne les avaient pas oubliés. Ils n’avaient pas oublié cette magnifique armée d’Afrique qui avait rayonné aux quatre coins du globe et que l’on avait sacrifiée pour satisfaire aux exigences d’un homme miné par la rancune et l’ambition.

On brandissait les banderoles, on exhibait les pancartes dénonçant l’ignominie du « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 qui évoquait le malheur, la mort, les disparitions, le déracinement et la ruine. Ces Français lâchés dans la rue faisaient masse. C’étaient ces mêmes Français dont les aînés, en 1942, avaient rendu à la France sa fierté et son armée. Ils distillaient un patriotisme plein de faconde et de sincérité. Ils se sentaient plus Français que les Français vieillis de la Métropole. Les « Américains d’Afrique », si décriés durant la guerre d’Algérie, c’étaient eux !

A une centaine de mètres de là, encadrés de drapeaux communistes et algérien, toute honte bue, une centaine de braillards hurlaient leur désapprobation et leur haine de la France. En dépit des décibels de leur sono éructant un fiel nauséabond, à aucun moment ils ne furent en mesure de perturber le bon déroulement de la cérémonie que les filles du Commandant de Saint-Marc, par la dignité et la qualité de leurs témoignages, avaient  placé sur orbite. Pointant du doigt les agitateurs, Robert MENARD s’écria :

« Je le dis à l’adresse de ceux qui s’agitent là-bas, plein d’une haine titubante, enveloppés dans de vieux mensonges qui s’effilochent : Le communisme est mort et ses derniers militants sont des spectres errant dans le dédale de leur rancœur et de leur ignorance. Ils ont voulu hier l’Algérie algérienne, ils ne veulent pas aujourd’hui de la France française. La traîtrise est leur patrie. Nos victoires leur châtiment. »

A cet instant nous crûmes revivre cet épisode de la Révolution française quand dans un discours qui marqua l’Histoire, Alphonse de Lamartine s’était opposé, le 25 février 1848, à l’Hôte-de-Ville de Paris, à ceux qui ne voulaient pas du drapeau tricolore :

« Le drapeau rouge que vous nous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ! »

Dans un silence religieux que les cris d’orfraie n’arrivaient pas à perturber, Robert Menard poursuivit :

 « Faut-il le redire aux révisionnistes de tout poil, la présence française en Algérie, ce sont des ports, des aéroports, des routes, des écoles, des hôpitaux. Ce sont des marais asséchés, des maladies éradiquées. Mais aussi du soleil sur la peau, des éclats de rire sur les plages, des filles à la peau suave, un ciel comme il n’en existe nulle part ailleurs. L’Algérie, disait ma mère, c’est notre paradis à nous, ce paradis qu’on nous a enlevé, ce paradis qui hante, toujours, plus de cinquante ans plus tard, nos cœurs et nos mémoires. Après nous avoir pris notre pays, certains voudraient maintenant nous priver de nos souvenirs. Et nous faire croire que les combats ont cessé le jour où des traîtres signaient un cessez-le-feu qui n’était rien d’autre qu’un lâche abandon, un vil renoncement. Demandez aux Algérois de la rue d’Isly ! Demandez aux Oranais du 5 juillet ! Demandez aux milliers, aux dizaines de milliers de harkis ! Demandez à nos martyrs ! Demandez-leur ce que furent les jours, les semaines, les mois qui ont suivi cette véritable capitulation ! On voudrait les faire disparaître une seconde fois ! On voudrait les oublier, les nier. »

L’émotion, la colère et la foi précipitaient ses petites phrases qui arrachaient des larmes à l’assistance. Puis il lança son Credo :

« Il y a 50 ans, je m’en souviens, vous vous en souvenez, nous tapions sur des casseroles en scandant « Al-gé- rie fran-çaise ». Il faudrait aujourd’hui, avec la même ardeur, avec la même détermination, dire non à cette France métissée qu’on nous promet, qu’on nous annonce, qu’on nous vante. Dire non à cette France multiculturelle qu’on nous impose. Mais dire oui à une France fière d’elle-même, de son histoire, de ses racines judéo-chrétiennes. Cette France que pieds- noirs et harkis ont admirablement incarnée, cette France pour laquelle un Hélie de Saint Marc s’est battu pendant la résistance, en Indochine et en Algérie. Cette France que nous voulons transmettre, intacte, à nos enfants.  Alors, pour Hélie de Saint Marc, pour tous ceux qui sont morts en Algérie, persuadés que nous étions en France, que nous nous battions pour la France, pour tous ceux qui l’ont quittée, définitivement orphelins d’une partie d’eux-mêmes, je voudrais avant que nous entonnions « Le chant des Africains », je voudrais, en votre nom à tous, je le sais, dire, redire, répéter ce qui est notre viatique, notre credo, notre passé et, je l’espère, notre avenir : « Vive la France », « Vive la France française ! ».

      Un tonnerre d’applaudissements lui succéda et des cris de soutien et d’espérance fusèrent de la foule.

      Alors, les premières notes du « chant des Africains » s’égrenèrent et des milliers de voix la relayèrent. Des chœurs incohérents flottèrent au-dessus des têtes comme des oriflammes balancés par le vent et de la clameur émue et transcendée, s’élevait, poignant, superbe, l’hymne des Africains qui élève les héros jusqu’au cœur des dieux et les transmute en forces universelles gravées dans le pathétique comme une prière cadencée par un rythme solennel.

      Comme sur des ailes, portées par ces larges voix, il semblait que les âmes de tous ceux qui avaient payé de leur vie la rançon de cette guerre, quittaient leur tertre et s’élevaient jusqu’à Dieu, jusqu’à l’immortel esprit des choses.

      Un symbole, voilà ce qui demeurera… et des souvenirs plein les yeux. En quittant ces lieux, nous savions qu’ils resteraient à jamais vivants dans notre mémoire, que les vagues avec le temps murmureraient longtemps autour de ces souvenirs-là. Dans les tempêtes elles bondiraient comme pour venir lécher leurs pieds, ou les matins de printemps, quand les voiles blanches se déploieraient et que l’hirondelle arriverait d’au-delà des mers, longues et douces, elles leur apporteraient la volupté mélancolique des horizons et la caresse des larges brises. Et les jours ainsi s’écoulant, pendant que les flots de la grève natale iraient se balançant toujours entre leur berceau et leur tombeau, le cœur d’Elie Denoix de Saint-Marc, celui de ses fidèles soldats, de ces milliers de martyrs devenu froid, lentement, s’éparpillerait dans le néant, au rythme sans fin de cette musique éternelle.

 

José CASTANO

*Pour l’anecdote :

Une jeune femme d’une trentaine d’années, nullement au fait des signes distinctifs inhérents  aux unités régimentaires, demanda, curieuse à son voisin : « Que signifient les bérets rouges ? ». Celui-ci prit soin de combler cette lacune… Puis, elle réitéra : « Que signifient les bérets verts ? » De la même façon, son voisin s’exécuta. Et la jeune femme de formuler, alors, une nouvelle demande en promenant son regard dans toutes les directions : « Je cherche mon beau-père qui était dans l’OAS ; ils sont où ceux de l’OAS ? » Et son voisin, impassible, de répondre en pointant son doigt dans la direction des bérets vert et rouge : « Là ! »

Cette anecdote m’ayant été rapportée par la maman de cette jeune femme, je garantis sa véracité. JC

-o-o-o-o-o-o-o-o-

*Discours prononcé lors de l’inauguration de la rue Commandant Denoix de Saint Marc par Rober MENARD

Cliquez sur : Choisir Béziers

-o-o-o-o-o-o-o-o-

Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

Organisée par l’Association Culturelle des Français d’Algérie de MARSEILLE, elle sera donnée par José CASTANO, Samedi 21 Mars à 11h00,  au  Yachting Club de la Pointe Rouge - Port de la Pointe Rouge – 13000 MARSEILLE - Entrée gratuite – Parking -

Un repas (facultatif) –sur place- suivra la conférence

Renseignement et inscription : Andre MOLINES – Tel. 06 22 73 04 05 - 04 86 77 35 14

Courriel : daniellemolines@laposte.net

Compilation de Monsieur-Legionnaire : http://www.monsieur-legionnaire.org/

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie –

Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –

Mon blog, cliquer sur -Mon blog-

 

 

Posté par popodoran à 23:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 mars 2015

NOSTALGIE

Article transmis par Nobeline

Connaissez-vous des FSE nés en Algérie française, tristes, mélancoliques ou ayant le mal du pays (surtout, tel qu’il est devenu aujourd’hui) ? Non.

Connaissez-vous des FSE nés en Algérie Française en colère contre les gouvernants français ? Oui. Partout. Même ceux qui ont refusé la France comme terre d’exil et qui ne vivent pas le quotidien qui nous est imposé par ces gouvernements de gauche.

Nostalgie : définition dictionnaire français

(1) - tristesse due à l'éloignement de son pays natal, regret pour le passé  

(2) - regret, mélancolie, tristesse, spleen, mal de vivre, mal du pays  

Valls s’est, encore ce week-end, illustré par des paroles dangereuses – il n’en finit pas, on a eu l’apartheid, le ghetto et, maintenant, la nostalgie de l’Algérie française ! - À Valls, donc, nous répondrons que la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Il faudra en changer la définition ou alors reconnaître, une fois pour toutes, que les Français d’Algérie ne sont pas des nostalgiques. Mais qu’ils continuent, oui, d’être très en colère contre les dirigeants de ce pays depuis De gaulle et, surtout, contre ce dernier président et son premier ministre.

Parce qu’ils refusent de rétablir la vérité dans l’histoire de la guerre d’Algérie. Parce qu’ils veulent préserver, à tout prix, les immigrés musulmans et, en particulier, ceux venus d’Algérie.

Ainsi donc, nous, FSE de l’Algérie française, nous ne devons pas dire la vérité pour qu’ils puissent, eux, continuer de la transformer de la manière la plus mensongère.

Mais quelle mouche l’a piqué à Valls ?

C’est Robert Ménard, le maire de Béziers. FSE, né à Oran, Ménard n’a pas froid aux yeux et il a défié le Valls et toute sa clique de socialo-communistes en débaptisant une rue à la gloire des communistes et des algériens contre une autre dédiée à un valeureux soldat français. Et tout ça, devant une assemblée de deux mille personnes venues spécialement pour l’occasion.

Va y avoir une fatwa sur Robert Ménard, c’est sûr ! Mais ce ne seront pas les islamistes qui la lanceront, ils ont été devancés par nos gauchistes patentés, accrochés à leurs mensonges comme une arapède à son rocher.

En effet, les voies dans nos villes et nos villages peuvent se parer de la fausse information qui tend à imposer la fin de la guerre d’Algérie au 19 mars 1962 quand nous savons, pour l’avoir vécu et les militaires du contingent aussi, que, jusqu’en 1963, la France étant toujours là-bas, les assassinats et les enlèvements de Français par les algériens, ont redoublé pendant cette période.

Ce que ces gouvernants ne disent pas, par contre, c’est qu’ils ont refusé de protéger les vivants et ont refusé de rechercher les disparus – certainement vivants encore à ce moment-là et qu’ils refusent toujours de reconnaître qu’ils nous ont abandonnés aux terroristes algériens qui s’en sont donnés à cœur joie, massacrant tous ceux qui pouvaient avoir un quelconque rapport à la France, fut-ce seulement le teint de leur peau.

Donc, pour ces gens de gauche, que fleurissent, dans les villes et villages de France, des rues aux noms des terroristes FLN, ne les dérangent pas ; au contraire, ils encouragent les municipalités à le faire. Ce matin, encore, le ministre de Valls, Cazeneuve, ne vient-il pas de dire avec le plus grand sérieux : « Il faut rester dans la mémoire de ceux qui sont tombés sous le feu des terroristes ».

Mais pas nous ! Nous, on n’a pas le droit de rester dans la mémoire de ceux qui sont tombés en Algérie. Parce que nos morts n’ont pas de mémoire. Ils étaient vides, ils étaient creux. Ils sont morts, point final. Il est vrai que nos morts ne sont pas tous tombés sous le feu…, ils sont, plus souvent, tombés sous les couteaux des terroristes égorgeurs. Sous leurs bombes, aussi. Et ces terroristes-là, sont devenus des héros pour Valls et compagnie. Au point qu’on baptise même des rues de France à leur nom.

A l’inverse les combattants de l’armée française et les civils qui ont perdu la vie en Algérie française doivent tomber dans l’oubli. Ils dérangent ces messieurs, aujourd’hui, vous comprenez !

Et on ne devrait pas en ressentir de colère…  Pfff ! Nous ne sommes que d’odieux nostalgiques, dangereux fouteurs de merde, qu’ils disent.

De même, quand on entend le franco-espagnol, Valls, né en août 1962 dans sa Barcelone catalane, nous donner des leçons de patriotisme français, ça nous fait grincer des dents. Il a dit, lors de son déplacement très médiatique à Saint-Brieuc, que :

«La nostalgie de l'Algérie française n'apporte rien de bon». «Le FN n'aime pas la France, c'est rance, c'est triste ».

Parce que, selon lui, nous aurions eu besoin du Front National pour nous dicter ce que nous devons penser ou faire, depuis 53 ans ? À moins qu’il n’ait voulu dire que ce sont les FSE, Français d’Algérie de Souche Européenne, qui sont rances et tristes ?

Alors, on répond à ce catalan, qu’il était encore dans le ventre de sa mère quand nous étions en train de nous faire égorger et depuis huit ans, par les terroristes algériens du FLN et ses acolytes de gauche qui leur fournissaient armes, bombes et argent. On lui rappellera, aussi, que de l’Algérie et de la politique arabe de la France, il n’aura appris d’autre que ce que son mentor, Rocard, porteur de valises, lui aura enseigné. Et plus pro arabe que Rocard, tu meurs !

Quant à la nostalgie qu’il nous prête, on lui conseillera de se renseigner sur le nombre d’espagnols nostalgiques du régime du Caudillo, ils sont légion ; ou encore, la nostalgie de ses frères catalans entrés en rébellion et qui finiront par obtenir leur sortie de l’Espagne dont ils ne veulent plus.

Comment voulez-vous que les Français d’Algérie, fidèles à la France et patriotes au point de perdre la vie pour elle, puissent accepter les paroles de cet énergumène, devenu Français il y a, à peine, 30 ans, quand nous étions, depuis quatre à cinq générations, des Français vivant en Algérie ?

Au nom de quoi, cet immigré espagnol, devrait avoir le droit de dénigrer un valeureux soldat français, décoré de la plus haute distinction par un président de la République française ?

Parce que cette gauche arabisante et déjà soumise à l’islam, ne retiendrait, de Hélie Denoix de Saint Marc, qu’un partisan de l’OAS. OAS qui, d’ailleurs, combattit plus De gaulle et ses barbouzes que les arabes du FLN. Pour les lecteurs qui ne connaissent pas l’histoire de la guerre d’Algérie, l’OAS a vu le jour en avril 1961 quand les terroristes du FLN frappaient la France et les européens français, depuis 1954, c’est tout dire.

Hélie de Saint Marc, puisque c’est de lui dont il est question, fut un résistant de la première heure. C’était en 1941 dans la région bordelaise. Dénoncé à la frontière espagnole (tiens !) il est fait prisonnier et déporté au camp de Buchenwald où il fut retrouvé, mourant et amnésique, par les américains venus les délivrer.

Dans la Légion Étrangère, il s’est honoré sur tous les fronts où la France a livré bataille et principalement en Indochine et en Algérie. Il s’est couvert de gloire et, pour cette raison, a été fait Grand-Croix de la Légion d’honneur par Sarkozy à l’âge de 89 ans.

Mais, ces bienpensants de gauche tous unis, ne veulent voir en cet Homme courageux, que son ralliement au putsch des généraux, refusant les ordres de De Gaulle qui avait ordonné l’abandon des Harkis. Et c’est pour sauver ses hommes, tous musulmans, pour ne pas les laisser aux mains des tortionnaires égorgeurs du FLN à qui De Gaulle les livrait, qu’il a été condamné à la réclusion par le grand général, pour désobéissance.

Valls et consorts sont-ils, à ce point, antifrançais qu’ils renient ceux dont les faits d’armes les ont honorés au combat portant haut la bannière bleu blanc rouge contre l’ennemi ?

La gauche, communiste et socialiste, a toujours combattu la France. Ces gens ne cesseront que lorsqu’ils y auront mis les arabes au pouvoir.

Et nous les FSE, des arabes, nous avons eu notre content. Mais voilà, ce qui gêne considérablement ces politiques de gauche, c’est que nos compatriotes métropolitains en ont assez, eux aussi. Ce sont les sondages qui le disent. Croyez-le, ils nous ont largement dépassés dans le rejet de l’islamisme et de la dhimmitude de nos dirigeants.

Que voilà une belle campagne électorale ! Pour une fois, on n’appelle pas les rapatriés à la rescousse pour gonfler les urnes. Ils nous disent, sans détour : « on ne vous aime pas ! ». Bien reçu, 5/5.

À notre tour nous leur répondons : « vous n’aurez pas nos voix ».

Pour finir, nous dirons :

À Cazeneuve, que la mémoire de nos morts ne nous a jamais quittés. Et que nous continuerons de les honorer tant qu’il nous restera un souffle de vie ;

Au premier ministre, que sa politique ressemble plus à celle de Franco qu’à celle d’un bon citoyen français républicain ET démocrate. Au lieu de considérer tous les citoyens, comme des Français à part entière, il nous considère comme des Français entièrement à part.

Qu’il retourne donc en Espagne. Il pourra s’y illustrer en Catalogne. Ils ont sûrement besoin de gens comme lui puisqu’il a réussi l’exploit de diriger, un temps, estos cornudos de franceses comme nous appellent les Espagnols.

Nobeline.

Posté par popodoran à 23:00 - Commentaires [3] - Permalien [#]

21 mars 2015

NOTRE DAME DE SANTA CRUZ EN FRANCE

(Quelques photos de pèlerinages ici)

C'est en 1965 que la statue de la Vierge de Santa Cruz a été "rapatriée" à Nîmes, au Mas de Mingue. Pour ce cinquantenaire  j'ai écrit un texte qui fait l'historique de la Sainte Patronne des Oraniens.

Jean-Paul Ruiz

     En mil-huit cent quarante-neuf, fin de l'automne,
     À Oran, le choléra fait d'atroces ravages,
     Décime la population, chaque jour le glas sonne
     Pour des défunts victimes d'un malheur d'un autre âge.
     Les autorités impuissantes devant ce fléau,
     Pétrifiées, ne savent plus à quel saint se vouer.
     Le Général Pélissier pose ses yeux là-haut
     Vers le fort de Santa Cruz et lance de plein fouet
     À l'Abbé Suchet* : "Foutez-moi une vierge 
     Au sommet de cette montagne, faites une procession".
     Alors une bonne  partie de la population,
     Le clergé en tête, avec icones et cierges,
     Arpente en priant les sommets de la colline.
     Sainte-Marie, très sensible à cette grande dévotion,
     Demande aux Cieux de déverser une pluie divine
     Sur cette malheureuse ville en pleine désolation.
     Cette eau tant attendue va nettoyer la ville
     Et éradiquer les miasmes de ce mal mortel
     Qui aura été le plus dangereux des périls
     Pour ceux qui viennent de vivre une période si cruelle.
     Notre-Dame du Salut, notre chère Mère salvatrice
     Devient Vierge de Santa Cruz depuis ce miracle.
     Après l'exode, elle reste notre Mère protectrice,
     Celle qui nous aide à franchir bon nombre d'obstacles.
     Bertrand Lacaste, l'Évêque du diocèse d'Oranie,
     Fut des nôtres, nous les factieux, rebelles forcenés.
     Il nous savait victimes d'une infâme tyrannie.
     Le pouvoir nous avait trahis puis condamnés.
     Il devient l'Évêque du "diocèse de la dispersion"
     Pour ses fidèles qui ont été disséminés
     Un peu partout en France, sans commisération.
     Ils sont déboussolés, brisés, déracinés.
     Orphelins de leur Vierge, ils sont un peu amers.
     La faire venir en France, bâtir un sanctuaire ...
     De pieux Oraniens, opiniâtres et volontaires
     Ont été exaucés de leur vœu le plus cher.
     Grâce à leur dévouement, depuis près de cinquante ans,
     Les Oraniens possèdent un lieu de pèlerinage.
     C'est inutile de dire combien ils sont contents.
     Tout comme là-bas à Oran, ils peuvent rendre hommage
     À leur Sainte Patronne, au Mas de Mingue, à Nîmes.
     Ce lieu de retrouvailles et de recueillement,
     C'est grâce aux donateurs, bienfaiteurs anonymes,
     Aux nombreux bénévoles, à leur acharnement,
     Que la vitalité de ce lieu se perpétue.
     Bien sûr, le point d'orgue c'est la fête de l'Ascension
     Où tant de pieds-noirs, pour ce jour tant attendu,
     Marquent leur dévotion et suivent la procession.
     Ce pèlerinage est l'un des plus important
     Qui existe en France et l'un des plus exaltant.
     Venus de tous horizons, cette foule de pieds-noirs,
     Avec une grande ferveur, célèbre cette fête chrétienne.
     Jour de vénération et aussi de la mémoire
     Pour nos morts restés là-bas en terre algérienne.
     Journée de retrouvailles, combien ils sont heureux
     De rencontrer des amis ou des connaissances,
     Certains perdus de vue depuis l'exode douloureux.
     Journée de l'amitié et de réjouissance.
 
Jean-Paul Ruiz le 21/03/2015
 
*Abbé Suchet, Vicaire général et aumônier militaire.
 
Avec mes plus vifs remerciements à tous ceux qui se sont investis sans compter pour que le vœu pieux des Oraniens, faire venir notre Vierge en France, bâtir un sanctuaire, se concrétise et se pérennise. Impossible de tous les nommer, mais je me dois de citer, d'abord à titre posthume, Monseigneur Bertrand Lacaste et le Chanoine Vincent Caparros, ensuite Antoine Candéla et Antoine Roca les précurseurs
de la création de l'Association Nationale des Amis de Notre-Dame de Santa Cruz dont le président actuel est Michel Pérez.
Je n'oublie pas Monsieur Denis qui a cédé généreusement le terrain sur lequel a été bâti le sanctuaire (acte de vente pour 1 franc symbolique).
J.P.R.

Retour Poèmes.

Posté par popodoran à 22:44 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


DE TERRORISME… ET DE MENTEURS DE L’ALGÉRIE ET DE LA FRANCE

Article transmis par Nobeline

NE LAISSEZ PLUS LES POLITIQUES QUI NOUS DIRIGENT NOUS MENTIR.

Depuis les assassinats chez Charlie hebdo, en plein cœur de Paris, l’équipe socialiste au pouvoir et le reste de la classe politique de toutes les couleurs - sauf bleu marine - se battent pour être horrifiés à qui mieux-mieux par les actes odieux, lâches et on en passe.

Ça a commencé par la marche tragi-comique du président français faisant appel, le 11 janvier à l’internationale offuscation de pays dits « amis », atterrés par ces attentats.

Comme si, eux aussi, pour la première fois, vivaient pareille situation. Même, les commanditaires de ces « terrorismes » y allaient de leur larme à l’œil et, s’ils n’étaient pas présents, envoyaient leur plus sincères condoléances à la France.

Si l’heure n’était pas si grave, nous pourrions rire de leurs mensonges.

Sauf que… Aujourd’hui, le mot terrorisme n’a plus sa place dans le vocabulaire employé par ces chefs ou ex-chefs d’État et, encore bien moins, dans celui de nos gouvernants actuels français.

Cette guerre, d’abord larvée et, aujourd’hui, ouvertement déclarée par l’islam, ne date pas des dernières pluies. Elle est menée par les ennemis de l’Occident en général et de la France, en premier lieu. Puisque c’est France qui nous intéresse et les mensonges éhontés des UMPS et consorts.

En France, donc, nous avons affaire à des ennemis et non plus à des terroristes. A l’instar de la Syrie, l’Irak ou la Lybie, ces gens-là, qu’ils s’appellent  l’IE ou le Djihad ou El Qaïda,  nous livrent une guerre sans merci. Encore faut-il que la classe politique, dite républicaine, ose le dire.

A la veille d’un scrutin où les socialistes et les autres s’en prennent frénétiquement au Front National qui ne cesse de nous mettre en garde contre le danger islamique,  ils veulent nous faire croire qu’une loi donnant plus de pouvoir aux services secrets - avec l’accord préalable de Sarkozy, interrogé par un media TV- mettra la France hors de danger des ennemis musulmans antifrançais.

Nous comprenons que, selon eux, les services secrets français n’auraient pas, correctement, accompli leur travail.

Il n’y a pas plus grand mensonge. Plus grand enfumage. Plus grande escroquerie.

Ce sont les chefs d’état qui se sont succédé depuis De Gaulle et, pour la période qui nous intéresse, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, aujourd’hui, qui décidaient et décident, encore, de l’action à mener. Avec un peu plus d’hypocrisie de la part de Mitterrand qui « ne voulait pas savoir » pour n’être pas impliqué – surtout après le scandale du Raimbow Warrior mais qui était, toujours, parfaitement informé des actions de ces services.

Pourquoi les mensonges de ces présidents sur les prétendus « actes de terrorisme » nous intéressent-ils, aujourd’hui ? Nous y venons.

Souvenez-vous des années 80/90. La France connaissait ses tous premiers attentats islamiques sur son sol.

En 1982, ils étaient attribués à un certain Abou Nidal qui avait assassiné, rue des Rosiers, les clients Juifs d’un restaurant parisien.

Cet Abou Nidal, n’était autre qu’un dissident de l’OLP de Yasser Arafat, chef historique du Fatah révolutionnaire. Mais… un Arafat qui avançait, main dans la main, avec la France et ses services secrets. Et la France se disait l’amie d’Israël !

En lieu et place d’éliminer cet assassin, par tous les moyens,  la France a préféré faire un « deal » avec lui : « Tu ne touches plus à la France et on arrête la traque contre toi ». Et oui. La France se couchait déjà.

C’est ce qui s’est passé. Abou Nidal n’a plus commis d’attentats en France. Ce sont, bien entendu, les services secrets français qui ont été chargés des tractations avec le « terroriste » par l’intermédiaire de l’autre « terroriste », Arafat.

Oui, en France « on » a des préférences en matière de terroristes. Vous l’allez voir. À cette époque, elle est loin d’en avoir fini avec ses ennemis musulmans en général et les algériens en particulier.

Alors que l’Algérie est en plein chaos, le FLN ayant annulé les élections donnant gagnant le FIS (Front Islamique du Salut), apparait un GIA (Groupe Islamique Armé) sur la scène « terroriste » ! Ce GIA dirigé, entre autre, par Djamel Zitouni, de triste mémoire pour les Français, qui n’oublient pas, eux, les attentats dont ils ont été victimes, en France.

Le GIA déclare la guerre à la France qu’il accuse de soutenir le régime algérien.

Tout commence, le 24 décembre, par le détournement de l’Airbus d’Air France à Alger et de l’issue que l’on connait sur l’aéroport de Marseille au cours duquel le GIGN tue quatre « terroristes » du GIA.  Lors de ce détournement, déjà, les services secrets français, s’aperçoivent que le gouvernement algérien ment à nos officiels et en informent Chirac. Si le gouvernement algérien ment, c’est qu’il veut protéger « ses » terroristes. Et, donc, les Français en déduisent que le GIA, le FLN (l’Etat algérien) et le DRS (Services secrets algériens) ne sont qu’une même et unique organisation. Le GIA c’est le gouvernement algérien. Mais ils n’en ont pas la preuve formelle.

Deux jours plus tard, le 28 décembre, en riposte à l’action du GIGN à Marseille, ce même GIA assassine, à Tizi-Ouzou, quatre prêtres dont trois sont français.

Mais le GIA déplace son terrain d’action en France et la valse des attentats qu’il commet ne va plus s’arrêter entre juillet et octobre 1995 dont le plus meurtrier reste celui du RER Saint Michel.

En mars 1996, le GIA frappe à nouveau la France, à Thibhirine, en assassinant les moines trappistes dont on ne retrouvera que les têtes.

Nos services secrets et nos diplomates sont interdits  d’enquête en Algérie. Ils sont priés de rester hors du territoire et n’ont que très peu d’information de la part des algériens, tant du DRS que des dirigeants. Pire, ils sont conduits vers une fausse piste.

Cette affaire algérienne vient confirmer les doutes de nos services secrets (2) .

Ils acquièrent, alors, la certitude que le GIA est protégé par les algériens. Mais Chirac ne veut pas affronter Zeroual et risquer de nuire aux « relations » franco-algériennes.

Ce n’est plus un secret pour personne et surtout pas pour nos chefs d’État. L’Algérie est impliquée dans les attentats qui sont imputés à un GIA que le DRS et l’Etat ont eux-mêmes dirigé en sous-main.

D’anciens agents du DRS algérien viendront, d’ailleurs, en témoigner dans un reportage diffusé en 2002, sur la chaine Canal+ (1).

Quel que soit le résultat des urnes en ce dimanche 22 mars 2015, vous aurez élu des menteurs. Qu’ils soient de droite ou de gauche. Qu’ils se disent plus-républicains-que-le-Front national. Ils nous mentent.

Il faudra bien, un jour, qu’ils expliquent aux Français moyens que nous sommes, pourquoi nos dirigeants passés et présents témoignent tant d’amour à l’Algérie de Bouteflika et sa noria FLN, depuis 53 ans et couvrent, sans vergogne, leurs attentats.

Ils devront nous dire pour quelles raisons, sachant que cet état antifrançais a fomenté les pires assassinats post-Algérie Française sur notre sol, ils continuent à favoriser l’immigration algérienne jusqu’à en héberger plus de huit millions (8.000.000) à ce jour.

Et, surtout, qu’ils arrêtent de seriner, qu’ils mettent tout en œuvre pour faire  la guerre aux terroristes, ces ennemis de la France, quand ils continuent de traiter avec les mêmes dirigeants algériens qui ont tué en France en leur offrant toujours plus de visas.

La gauche et la droite françaises (dites républicaines !) de toutes les couleurs de l’arc en ciel, sauf bleu marine, nous prennent pour des veaux. Ils nous mentent. Et ils ont le toupet de demander qu’on vote pour eux !

(1)    Voir le documentaire de Canal +

(2)     Les tueurs de la République de Vincent Nouzille – Fayard - 2015

Nobeline

Posté par popodoran à 23:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 avril 2015

PIERRE DAUM

Journaliste engagé jusqu’à l’inconscience

Article transmis par Michel Delenclos biographe, chercheur en histoire.

DAUM Pierre  né le 22.11.1966 à Thionville (Moselle)  -D'origine juive. Il obtient un DEA puis, après une année d’enseignement au sein de l’Education nationale, en1994, il s’installe en Autriche. En 1996, il collabore au «Monde diplomatique». En 1999, il est correspondant à Vienne du quotidien «Libération». Journaliste à plusieurs journaux européens : «Le Monde», «L’Express», «La libre Belgique», «La Tribune de Genève», etc. De retour en France en 2003, il devient correspondant de «Libération». De 2004 à 2007, à Montpellier, il devient correspondant de «Libération» pour le Languedoc-Roussillon.

1

Pierre Daum

* En 05/2008, «Le Monde diplomatique» publie un article de P. Daum intitulé «Sans valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie», dans lequel il prétend que le slogan «La valise ou le cercueil» pour les Pieds-Noirs, était sans fondement. (http://www.monde-diplomatique.fr/2008/05/DAUM/15870 ).

* Le 26.05.2008, dans les locaux de la mairie à Paris, aux côtés de Mohamed Harbi, Benjamin Stora, de Gilles Manceron et de G. Morin, il participe au «débat» organisé par la «LDH» et le «Monde diplomatique» sur le thème «Algérie 1962 : de quoi les Pieds-Noirs ont-ils eu peur ?» et, présente son reportage «Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restés en Algérie», en présence de G. Morin, G. Manceron, M. Harbi, J-P. Lledo et B. Stora.

Dans «Libération» du 06.03.2010, il signe un article intitulé «Témoignages descendants de harkis face à l’oubli» : De toutes les victimes de la colonisation, et de la guerre d’Algérie en particulier, les harkis sont certainement parmi les plus durablement blessés. Car ils n’ont jamais été reconnus comme victimes. «Traîtres» pour nombre d’Algériens, «bougnoules» pour certains Français, interdits de séjour en Algérie, parqués pendant des années dans des camps du sud de la France, les harkis continuent, un demi-siècle après leurs drames, à souffrir de leurs déchirures. Et que dire de leurs enfants ? «Avoir des parents traumatisés conduit à porter soi-même, comme enfant, le poids de leurs blessures», rappelle Boris Cyrulik (*) dans la préface du nouveau livre de Fatima Besnaci-Lancou : «Des vies. 62 enfants de harkis racontent», ouvrage collectif publié le 25.02.2010 ; après avoir donné la parole aux femmes de harkis («Nos mères, paroles blessées»), puis dirigé, avec l’historien Gilles Manceron, le fondamental ouvrage sur «Les harkis dans la colonisation et ses suites», F. Besnaci-Lancou poursuit son minutieux travail de dévoilement de cette page honteuse de l’histoire coloniale française. Pendant 3 ans, elle a sillonné la France afin de rencontrer les enfants des personnages de ses livres précédents ; si les pères se sont tus, les enfants, eux, veulent transmettre cette mémoire. Et ils réclament, à l’instar d’Amar Zeroual qu’ «en France, on reconnaisse leur tragédie pour les apaiser.».

Le 31.03.2007, dans un discours de campagne, le candidat Nicolas Sarkozy s’était engagé, s’il était élu, «à reconnaître la responsabilité de l’Etat dans l’abandon et le massacre des harkis en 1962, afin que l’oubli ne les assassine pas une nouvelle fois». Trois ans plus tard, les harkis et leurs enfants attendent toujours.

Auteur, dans « Le Monde diplomatique » de 01/2012 d’un article intitulé « Chronique d’un massacre annoncé Oran 05.07.1962 ».

Le 07.01.2012, est publié le point de vue de Jean-Pierre Lledo sur le «reportage» de P.  Daum «un énigmatique et faux reportage». (http ://exode1962.fr/exode1962/depart/daum.html ). A la suite de la publication de son livre «Ni valise ni cercueil. Les Pieds-Noirs restés en Algérie après l’indépendance», le 14.01.2012, l’historien Guy Pervillé fait part de sa critique sur son site, le 11.06.2012. (http ://guy.perville.free.fr/spip/article.php3 ?id_article=280 ).

Le 11.10.2012, P. Daum participe au Centre culturel algérien à une rencontre débat avec Assiya Hamza, auteur de «Mémoire d’enracinés : mes rencontres avec des pieds-noirs qui ont choisi de rester en Algérie» ; Pour P. Daum : «Depuis 50 ans, on explique en France que «tous les Pieds-Noirs sont partis en 1962, qu’ils n’avaient pas le choix, que c’était «la valise ou le cercueil» -métaphore qui sous-entend qu’une fois indépendante, les Algériens n’auraient eu qu’une seule idée, assassiner les Français jusqu’au dernier. Or, ces affirmations sont fausses, puisque des dizaines de milliers de Français sont restés dans leur pays de longues années après l’indépendance. Leur présence est d’ailleurs connue de très nombreux Algériens, qui en gardent d’excellents souvenirs. En France, qui sait que le 05.07.1962, au moment où l’Algérie devient indépendante, 400.000 Pieds-noirs sont encore présents dans l’ancienne colonie ? Après 7 années et demie de guerre et de haine, la violence s’évanouit brusquement, et très vite les Pieds-noirs retrouvent un sentiment de parfaite sécurité. Au 01.01.1963, ils sont plus de 200.000 Européens et Juifs à tenter le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaissent ? Pendant 3 ans, P. Daum est parti à la recherche de ces hommes et de ces femmes restés dans leur pays après 1962. Ceux et celles qui, au lendemain de l’indépendance, n’ont choisi ni la valise ni le cercueil…».

Le 28.10.2012, dans le cadre du 1er Forum des écrivains organisé par les éditions l’Harmattan, à Paris-Vème, P. Daum participe à une table ronde : «La guerre d’Algérie : les pieds-noirs, les harkis», avec J-J. Jordi, F. Besnaci-Lancou, D. Saint-Hamont, E. Laurentin. Ce forum s’est déroulé du 27 au 29.10.2012.

2 

28.10.2012. J-J. Jordi et Pierre Daum.

3

De gauche à droite : D. Saint-Hamond, F. Besnaci-Lancou, E. Laurentin, J-J. Jordi, Pierre Daum.

Le 19.04.2014, à Salies-du-Salat (Haute-Garonne), le collège des Trois Vallées accueille P. Daum : les collégiens de deux classes de 3ème et leurs professeurs : Sylvain Nicolino et Eric Parra l’accueilleront ; dans un article de «La Dépêche du Midi» -non signé- on note que : Pour les jeunes élèves, la lecture de deux de ses ouvrages «Immigrés de force» et «Ni la valise, ni le cercueil» a permis de découvrir les interactions de l’histoire mondiale avec celle de notre pays. Tout un travail effectué sur ces périodes à partir de témoignages et ouvrages parus sur le sujet, a permis aux collégiens de poser des questions pertinentes et documentées au journaliste-écrivain. Que souhaiter à P. Daum, si ce n’est de suivre le parcours de Dany Laferrière, récemment nommé à l’Académie française ?»….

4

19.04.2014 : à droite, tenant un journal entre les mains, P. Daum.

Le 20.06.2014, au Théâtre régional Malek Bouguermouh de Bejaia (ex-Bougie) en Algérie, P. Daum participe à une conférence-débat sur «Les Pieds-Noirs en Algérie après l’indépendance». En août 2014, «Le Monde diplomatique» publie un article signé de P. Daum, intitulé «Sexe, jeunes et politique en Algérie». L’auteur invite les lecteurs à en prendre connaissance. (http ://www.monde-diplomatique.fr/2014/08/DAUM/50713 ).

Le 02.03.2015, Robert Martin, du Journal majoritaire «En vie de Béziers», s’entretient avec P. Daum :

Le 02.03.2015 : P. Daum répond aux questions de R. Martin.

-Question : «P. Daum, vous êtes journaliste, collaborateur du «Monde diplomatique» mais bien d’autres choses encore, vous pouvez nous en dire plus ?»

- Réponse : «J’écris aussi des livres, des enquêtes historiques sur le passé colonial de la France. J’ai écrit un premier livre sur le passé colonial au Vietnam, ce que l’on appelait l’Indochine, et une second livre sur l’Algérie. Le fait est que je connais très bien l’Algérie d’aujourd’hui puisque j’y effectue de nombreux reportages. Je vais très souvent dans ce pays et je connais aussi le passé colonial de la France en Algérie, avec sa phase finale, la guerre d’Algérie (que les Algériens appellent la guerre de Libération). J’ai écrit donc un premier livre sur les Pieds-Noirs qui sont restés en Algérie après l’indépendance et là, je vais bientôt sortir un nouveau livre sur les Harkis qui sont restés en Algérie après l’indépendance.»

-Question : «Oui, votre livre sur les Pieds-Noirs s’appelle «Ni valise ni cercueil» et parle forcément de l’année 1962, mais surtout des Pieds-Noirs qui sont restés en Algérie…».

Réponse : « Absolument ! Avec ce livre, j’ai en quelque sorte détruit un des mythes, un des discours bétonnés sur la guerre d’Algérie, à savoir que depuis 50 ans on nous explique que, au moment de l’indépendance, à l’été 1962, tous les Pieds-noirs, tous les Français d’Algérie, un million de personnes, de femmes, d’hommes et d’enfants avaient franchi la Méditerranée, et qu’ils avaient été obligés de quitter leurs pays. Or, c’est faux ! C’est faux puisque j’ai retrouvé dans différentes archives ce chiffre très important : au 01.01.1963, il y avait encore 200.000 Pieds-noirs en Algérie. 200.000 sur un million, ça fait 20%. Donc cela veut dire qu’il a bien eu 800.000 qui sont partis, c’est donc un exode très important, mais, il y en a tout de même 200.000 qui sont restés et qui n’ont pas du tout été zigouillés comme on nous le raconte. Donc, ce n’était pas la valise ou le cercueil pour tout le monde». Poursuivant ce dialogue,

R. Martin rappelle à P. Daum : «…Je me suis permis de vous envoyer l’article qui a paru dans le Journal de Béziers…et qui retrace justement ce fameux 19.03.1962. L’auteur, anonyme d’ailleurs, de cet article parle d’une date «infamante». Quelle est votre réaction ?».

Réponse : «Cet article est non seulement anonyme mais d’une très grande violence. Cette date du 19.03.1962 correspond au cessez-le-feu. Les négociateurs français et algériens s’étaient réunis depuis 10 jours dans la ville d’Evian pour essayer de trouver une solution de paix. Ils ont fini par la trouver le 18 mars. Ils ont signé ce texte de 93 pages qu’on appelle les accords d’Evian et qui prévoyait en préambule que le lendemain, à midi, , donc le 19 mars, débuterait le cessez-le-feu. Des deux côtés, les armes cesseraient de tirer. Le fait est que ce cessez-le-feu a été largement respecté par les deux parties. Le problème, c’est qu’il y a eu une 3ème partie qui est venue mettre la pagaille, à savoir les tueurs de l’OAS. Donc, ces centaines, ces quelques milliers d’hommes, pieds noirs et militaires français, ont refusé la paix, ils ont refusé que cesse cette guerre qui durait depuis 7 ans et demi…En fait depuis 50 ans, cette date du 19 mars est une espèce d’épîne qui est restée en travers de la gorge des nostalgiques de l’Algérie française et de leurs héritiers. Ce texte qui est paru dans le journal municipal de Béziers, est une caricature de ce discours qu’on entend depuis 50 ans qui est, sous couvert de rappeler les exactions qui ont eu lieu après le cessez-le-feu, une façon de contester (50 ans après !) l’indépendance de l’Algérie. En fait ce texte fait partie de ce discours qui continue, de façon complètement anachronique, à pleurer la perte de l’Algérie française et à regretter l’ancien temps, celui de l’empire colonial français.»…    .(http ://www.envieabeziers.info/micros-ondes/97-entretien-avec-pierre-daum ).

Le 27.03.2015, P. Daum accorde un entretien à Adlene Meddi du quotidien algérien «El Watan» intitulé «La majorité des harkis n’a pas quitté l‘Algérie», autour de son «enquête» effectuée en Algérie ; article repris par «Algeria-Watch». (http ://www.elwatan.com//une/la-majorite-des-harkis-n-a-pas-quitte-l-algerie-27-03-2015-290886_108.php ).

Le 29.03.2015, P. Daum est interviewé par le journaliste algérien, Khaled de «Echorouk news», à propos des Harkis. (https://www.youtube.com/watch?v=2uLvesjcn74%20).

BIBLIOGRAPHIE :

«Immigrés de force. Les travailleurs indochinois en France : 1939-1952»

Ed. Actes-Sud, 18.05.2009, préfacé par Gilles Manceron. Sous la direction de F. Besnaci-Lancou et la participation de J-J. Jordi, G. Manceron, Abderahmen Moumen, Yann Sciodo-Zurcher est publié ;

«Des vies. 62 enfants de harkis racontent»

Ed. de l’Atelier, 25.02.2010.

«Ni valise ni cercueil, les Pieds-Noirs restés en Algérie après l’indépendance»

préface de B. Stora (http ://ldh-toulon.net/ni-valise-ni-cercueil-de-Pierre.html ) Ed. Solin, Actes Sud, Arles, 14.01.2012.

 «Il n’y a pas une mémoire, mais des mémoires»

Ed. L’Harmattan, 23.09.2014 : cet ouvrage collectif reproduit en intégralité les actes des tables rondes organisées lors du 1er forum des écrivains, du 27 au 29.10.2012.

«Le dernier tabou» -Les «Harkis» restés en Algérie après l’indépendance-»

Ed. Actes Sud, 02.04.2015.-(*) Cyrulnik Boris né le 26.07.1937 à Bordeaux. D’origine juive. Psychiatre et psychanalyste.

Retour DELENCLOS Michel. Chercheur en histoire. Biographe.

«Les biographies sont des visages de l’Histoire».

Additif en date du 1 avril 2015 De Manuel Gomez

http://magoturf.over-blog.com/2015/04/harkis-pierre-daum-au-service-du-negationnisme-de-l-etat-algerien.html

Posté par popodoran à 23:53 - Commentaires [4] - Permalien [#]

12 avril 2015

COMMUNIQUE DE L'U.N.C.

Centenaire de l'UNC

UNION NATIONALE DES COMBATTANTS

Fondée en 1917 — Reconnue d’utilité publique par Décret du 20 mai 1920

 

VISITE INOPPORTUNE DE M. TODESCHINI

SECRETAIRE DETAT CHARGE DES ANCIENS COMBATTANTS EN ALGERIE

            L’Union Nationale des Combattants a appris avec stupeur l’annonce du prochain voyage du Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire en Algérie  du  19  au  21  avril  prochain  pour  participer  à  la  commémoration  du massacre de Sétif du 8 mai 1945.

            Elle tient à faire connaitre sa totale réprobation vis-à-vis de ce « voyage mémoriel (sic) » qui, en aucun cas ne contribue à apaiser la mémoire mais bien au contraire s’inscrit   dans  une  démarche   supplémentaire   de   repentance   de   notre   pays, démarche que l’UNC condamne totalement et qu’elle avait déjà dénoncée lors d’un communiqué du Secrétaire d’Etat en décembre dernier.

            La présence d’un membre du gouvernement de la France à une cérémonie où notre pays court le risque d’être une fois de plus vilipendé et invité à s’excuser  constitue de nouveau pour les anciens combattants, les harkis et les pieds noirs une provocation inacceptable.

            Elle estime que nos relations avec l’Algérie devraient s’inspirer davantage d’une mémoire partagée où chacun assumerait réciproquement ses zones d’ombres tout en traçant pour l’avenir une coopération solidaire pour faire face à la menace commune, à savoir le terrorisme.

Contacts : 06 44 93 11 27

18, rue Vézelay – 75008 PARIS (Métro : Villiers) Tél. 01 53 89 04 04 Fax 01 53 89 04 00

E-mail : uncdir@unc.fr – Site internet :  www.unc.fr

Retour liste des communiqués

Posté par popodoran à 22:06 - Commentaires [3] - Permalien [#]

20 avril 2015

8 MAI 1945, LE SOULÈVEMENT DE SÉTIF

Un évènement historique sous forme de Poême transmis par JP Ruiz

Le soulèvement des nationalistes musulmans

Est une insurrection préparée de longue date,

Pas du tout une émeute déclenchée à la hâte,

Ce qui explique l'importance des attroupements.

À Sétif, de nombreux musulmans manifestent.

C'est une foule très hostile, haineuse et furieuse,

Brandissant bannières et pancartes séditieuses,

Avec des intentions meurtrières manifestes.

Des commandos de tueurs très organisés

Et bien armés attendent le mot d'ordre des meneurs

Pour tuer les roumis et semer la terreur.

Ils sont bien endoctrinés et fanatisés.

Le Commissaire central somme les manifestants

De faire disparaître les pancartes subversives.

Les émeutiers lui répondent par des invectives.

Sur leur refus, la tension monte dès cet instant.

Des coups de feu éclatent, le signal est donné.

Le cortège se disperse, les forcenés se ruent

Sur les Européens qu'ils rencontrent dans les rues.

Les you-you stridents des mouquères font frissonner.

À coups de pistolet, de couteau, voire de hache,

Les insurgés trucident les roumis lâchement.

Hommes, femmes, enfants, vieillards, liquidés bestialement.

Ils n'ont aucune pitié ces sauvages de bravaches.

    
Preuve que l'insurrection est bien coordonnée,

Simultanément, d'autres émeutes se produisent

De Sétif vers le nord, pendant toute la journée.

Plusieurs villages sont attaqués par surprise.


Au total, on dénombre plus d'une centaine de morts

Et autant de blessés, innocentes victimes.

Avec une barbarie incroyable tous ces crimes

Sont commis en mutilant sauvagement les corps.


Dans chaque village, le massacre commence aux cris

De la guerre sainte "Djihad !" : ils vont se défouler.

Femmes éventrées, les seins affreusement meurtris,

Hommes le crâne fracassé, ensuite émasculés.


C'est la fin de la guerre, beaucoup d'hommes sont absents,

Sous les drapeaux en Allemagne, d'autres en France.

Les sauvages en profitent pour faire couler le sang,

Violer les femmes, piller, saccager à outrance.


De-Gaulle est Président du Gouvernement provisoire.

Il se veut principal artisan de la Victoire.

Avec ses ministres communistes, il va exercer

Une répression rapide, brutale, sans tergiverser.


Certes, la répression fait de nombreuses victimes,

Mais en vérité dix fois moins que l'énormité
   
Avancée par ceux qui contestent le légitime

Écrasement des auteurs des pires atrocités.


Les Algériens se servent de ces terribles évènements

Pour faire une propagande éhontée contre la France.

Afin d'amener celle-ci à une repentance,

Ils travestissent les faits et mentent outrageusement.


Ils gonflent démesurément le nombre de leurs morts

En avançant des chiffres que d'honnêtes historiens

Qualifient d'extravagants mais les Algériens

Bafouent le bon sens et n'admettent pas qu'ils ont tort.


Ce qui est abject, c'est que des politiciens,

Qu'ils soient de droite ou de gauche, déshonorent la France.

En accréditant leurs dires, ils font allégeance

Au FLN qui use du mensonge stalinien.


Aujourd'hui à Alger, un ministre de la France

Va commettre, toute honte bue, un acte de forfaiture

En se soumettant à la pire des imposture.

Cet acte ne mérite que mépris et répugnance.

Jean-Paul Ruiz le 20/04/2015

À savoir : 
Les villes et villages où les insurgés ont sévi : Sétif, Guelma, Kherrata, El Ouricia, Les Amouchas, Périgotville, Sillègue, La Fayette, Chevreul ....
Du 3/06/1944 au 27/10/1946, De Gaulle a été le Président du Gouvernement Provisoire de la République Française. Maurice Thorrez, leader du Parti communiste français, était Vice-président. Charles Tillon, communiste, était ministre de l'air. Les communistes, appuyés par le journal l'Humanité, ont exigé une répréssion très ferme et la condamnation à mort des émeutiers.

Chargé de rétablir l'ordre, le Général Duval n'avait que des effectifs restreints du fait que bon nombre d'hommes valides étaient encore mobilisés hors d'Algérie (en France ou en Allemagne). Pendant les émeutes, l'Armée française n'a pas tiré un seul coup de
feu. Il n'y a que la police qui a tiré pour se dégager des émeutiers.

Pour Antoine Benmebarek, Administrateur chargé de la région de Sétif, le nombre de morts lors de la répression s'élèverait à 2 500.

Plus de détails sur la réalité (article de mai 2010):

Retour Poèmes de Jean-Paul.

Posté par popodoran à 23:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 avril 2015

LE DERNIER GROGNARD

« On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années, on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme » (Général Mac Arthur)

Article transmis par José Castano

            Dans un précédent article consacré à Roger Holeindre, je pensais avoir tout dit sur ce personnage hors du commun qui, sa vie durant, n’eut de cesse de grogner, pestant contre la « connerie humaine », sublimant les souffrances endurées en Indochine, en Algérie et dans les prisons françaises en leçons de sagesse et d’espérance. C’est que Roger  ne fut ni un résistant, ni un soldat, ni un journaliste, ni un homme politique comme les autres… Tout au long de sa vie, il ne cessa d’être un « homme libre », un guerrier et un insatisfait permanent… l’apanage du champion. Son credo, il le martèle à l’envi : « Moi, rien ne me fait jamais changer d’idée ni de route. Le vent de l’histoire est une invention marxiste ».

            Son terrain d’action, ce n’est ni le micro, ni la télévision, ni les réunions mondaines. C’est celui où sont tombés nombre de ses camarades… dans les rizières d’Indochine et sur les pentes des djebels. C’est le combat mémoriel pour le rétablissement de la vérité historique, celui aussi des oubliés de l’Empire coloniale français sur lequel on crache depuis un demi-siècle.

          « Seule la vérité peut affronter l'injustice. La vérité ou bien l'amour » écrivait Albert Camus dans « les Justes ». Mais, dans ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire que nos « bien-pensants », champions des « droits de l’homme » n’ont eu de cesse de dénoncer.

            « La vie, le malheur, l’isolement, l’abandon, la pauvreté, sont des champs de bataille qui ont leurs héros ; héros obscurs plus grands parfois que les héros illustres » écrivait Victor Hugo dans « Les Misérables ». Roger Holeindre appartient à cette race de héros anonymes qui ont connu la révolte, le vide, le désespoir et le chagrin que les soldats transforment en haine pour pouvoir continuer à être des soldats. Il a connu la bouche sèche, l’exaltation purificatrice purifiée par la peur que donne le combat. Il s’est battu contre l’oppression, contre la tyrannie, pour la sauvegarde de l’Algérie française, pour sa liberté. Il a redécouvert durant ses longues semaines de privations dans le maquis Bonaparte (Constantinois, 1962), comment souffrir et mépriser la souffrance des longues périodes de nuits sans sommeil peuplées de cauchemars, de fatigue, de dépression, d’impatience et d’inconforts. C’est dans ces jours-là qu’il a éprouvé cette fierté profonde, saine et humble… de se sentir un Homme.

          Dans son nouvel ouvrage, « 1935/2015… 80 ans de mensonges et de calomnies… », Roger Holeindre se révèle un « géant » de la littérature patriotique, écrivain à la plume alerte et féconde, au talent reconnu et jamais démenti. Il passe en revue, avec pertinence et lucidité, tous les aspects malheureux de la vie politique française depuis quatre-vingts ans. Sa fine analyse, son vocabulaire nourri, son humour et sa verve ne peuvent qu'emporter, sinon un enthousiasme légitime, du moins la franche adhésion des lecteurs de ce livre de 591 pages paru aux éditions d’Héligoland, BP2 – 27290 PONT-AUTHOU (Prix : 25€).

José CASTANO Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

A lire aussi : Roger HOLEINDRE : UN HOMME D'HONNEUR

-o-o-o-o-o-o-o-

30 Avril 1863… Il y a 152 ans : CAMERONE  Pour lire l’article, cliquez ici.

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Cérémonie nationale au mémorial à l'Armée d'Afrique à Saint-Raphaël

5 juin en fin de matinée

Organisée par le Comité du Souvenir Français de Saint-Raphaël et la commune de Saint-Raphaël

Cette date anniversaire marque l'entrée victorieuse de l'Armée d'Afrique dans Rome en juin 1944

Contact : Charles MAGUIN - Tél : 06 63 91 13 20

Courriel : charlesmaguin@orange.fr

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie –

Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –

Posté par popodoran à 22:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]