25 décembre 2008

POLEMIQUE AUTOUR DU MASSACRE D'ORAN

JE VIENS DE RETROUVER UNE INTERVENTION QUI VAUT SON PESANT DE CACAHUETES.

Document transmis par J. F. Paya

          La question écrite posée le 10 octobre 2006 par Jean-Pierre Le Ridant, à propos du massacre d'Oran, le 5 juillet 1962, a suscité la réaction de Jean-François Gavoury, président de l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (ANPROMEVO). Pour lui, cette question « témoigne d'une méconnaissance des « événements d'Oran survenus le 5 juillet 1962. » Il s'en explique en reprenant certains points du texte (ici en italique) rédigé par le député UMP de Loire-Atlantique :
(lire cette
question écrite)

          «Cette journée fut marquée par des atrocités perpétrées par des foules extrémistes, avides de sang, de revanche et voulant en découdre avec des populations sans défense ».

          Nos compatriotes n'ont pas été victimes de foules plus avides de sang que celles qui chantent depuis 1795 "qu'un sang impur abreuve nos sillons !". En réalité, ces malheureux Pieds-noirs d'Oran ont payé de leur vie innocente les conséquences prévisibles des exactions multiples et graves commises par les extrémistes de l'OAS contre des populations algériennes, elles aussi innocentes et sans défense.
          Le général Artus, commandant la Gendarmerie d'Oran, a fourni le 12 avril 1962 dans le cadre de sa déposition au procès du général putschiste Jouhaud, ces précisions sur les attentats de l'OAS : 1190 explosions de plastic et 109 attaques à main armée qui ont provoqué 137 morts et 385 blessés pendant les seuls quatre mois et demi de sa prise de fonction [Georges Fleury, L'OAS, éd. Grasset, Janvier 2003, p. 689]. Et s'il y avait des degrés dans l'ignoble, l'un des sommets fut atteint le 11 mai où 15 femmes de ménage furent abattues au révolver ou au poignard par les "combattants de l'Algérie française".
          Après les accords d'Evian, le général Katz n'osait plus transmettre les chiffres des victimes de peur de provoquer la rupture du cessez-le-feu. Et ce n'est pas lui, mais le préfet de police qui communiqua plus tard le bilan total ? Du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l'OAS : 66 Européens civils tués et 36 blessés ; 410 Algériens tués et 487 blessés [Charles-Robert Ageron, in préface: Joseph Katz, L'honneur d'un général, Oran 1962, éd. L'Harmattan, 1993].

"Dans cette terrible tragédie plus de 3000 personnes ont été assassinées"

          C'est le chiffre colporté par les associations qui instrumentalisent la douleur des rapatriés. Dans un rapport qui devait être remis au Premier ministre, le général Maurice Faivre et Jean Monneret, proches des cercles colonialistes, ont établi à 365 le nombre d'Oranais disparus [Boris Thiolay, L'Express, le 13 septembre 2006.]. C'est trop, bien évidemment, mais on est loin du "génocide" abusivement clamé.

« Ce jour-là le général Katz, au nom de la raison d'Etat, a donné l'ordre de ne pas bouger aux 18 000 soldats français? »

          D'une part, tous les historiens attendent la découverte d'archives qui confirmeraient qu'un ordre pareil a bien été donné. D'autre part, du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l'OAS : 32 = membres des forces de l'ordre tués et 143 blessés [Charles-Robert Ageron. Op. cité.].
          A ce jour et à notre connaissance, aucune organisation de rapatriés n'a condamné ces crimes contre l'armée de la France.
Se souviennent-ils, ceux qui veulent commémorer les victimes du 5 juillet 1962, que vingt jours avant cette date qu'ils n'ont pas oubliée, l'OAS a assassiné, le 14 juin 1962, le général Philippe Ginestet, commandant le corps d'armée d'Oran, en même temps que le médecin-colonel Mabille, venus s'incliner à la morgue devant la dépouille mortelle du lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 5ème R.I. assassiné la veille par les "combattants" de l'Algérie française ?
          Notre association, qui regroupe des veuves et des descendants de victimes civiles et militaires de l'OAS, n'oublie pas les crimes commis par cette organisation contre nos soldats à Oran et en particulier : le lieutenant-colonel Pierre Rançon, puis son successeur le commandant Maurin ; le chef de bataillon Bardy qui commandait les groupes mobiles de sécurité, enlevé et dont le cadavre fut retrouvé le 27 mars 1962 dans un terrain vague [Georges Fleury. op. cité, p. 710] ; le commandant de Gendarmerie André Boulle, le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier.
          Plus de 140 hommes et officiers ont payé de leur vie leur sens du devoir. Plus de 90 officiers dans ces 140 ont également été exécutés. Dans ces 90 : 6 Commissaires de Police [Déposition de René Jannin, préfet de Police puis directeur de la Sûreté nationale en Algérie, au procès du général putschiste Salan].

«Monsieur Le Ridant souhaiterait savoir pour quelles raisons la cérémonie, qui était prévue à l'Arc de triomphe en mémoire des Oranais disparus le 5 juillet 1962, a été suspendue ».

          Cette manifestation avait été conçue comme un camouflage permettant à Jean-François Collin, président d'une association - l'ADIMAD (site Internet : www.adimad-oas.com) - qui oeuvre pour la réhabilitation de l'OAS, d'être associé à cette cérémonie. N'est-il d'ailleurs pas pour le moins étonnant de constater que ceux qui défendent aujourd'hui le souvenir de l'OAS, continuent de reprocher à l'armée française de n'avoir pas su protéger les "Français d'Algérie", alors que les commandos de l'OAS l'ont, sans relâche des mois et des mois durant, harcelée et attaquée, assassinant et blessant des militaires français ?
          Il eut été indécent que des gens qui revendiquent aujourd'hui encore la grandeur de ces forfaits commis contre les nôtres qui ont défendu la République au prix de leur vie, soient autorisés à ranimer la Flamme du souvenir de soldats inconnus, morts pour la Patrie.

Pour info sans commentaire cordialement JF Paya 23/02/2007

RETOUR Jean François PAYA ORAN JUILLET 1962

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26 décembre 2008

QUESTIONS AU DOCTEUR JEAN CLAUDE PEREZ

« Attaques et contre-attaques »

*

QUESTION N° 1 : Docteur PEREZ…., l’Algérie française …., la guerre d’Algérie…., l’OAS….c’est bien vieux tout ça ! Pourquoi en parler encore ?

REPONSE : les Talibans, Alquaïda, l’araboislamisme fondamentaliste, le 11 septembre 2001 à New York, le 11 mars 2004 à Madrid, Londres, l’attentat du RER à Paris, le Liban….ainsi que d’autres malheurs en d’autres lieux.

Tous ces drames furent conçus et sécrétés dans l’abandon de l’Algérie française.

Il a fallu offrir à la Révolution mondiale actuelle, islamiste et fondamentaliste, un précédent lumineux, un précédent riche de message, ou plutôt riche de potentiels messianiques : la défaite d’une grande nation d’occident. La France. La France que de Gaulle a mis en situation de nation HISTORIQUEMENT VAINCUE…. DEVANT CE MEME ARABO-ISLAMISME FONDAMENTALISME.

QUESTION N° 2 : Sur quoi vous basez-vous pour oser utiliser le terme de « défaite de la France ? »

REPONSE : Sur une loi. La loi du 18 octobre 1999. Une loi votée par une assemblée nationale française à majorité socialiste. Une loi qui stipule que les évènements d’Algérie s’identifient à une guerre.

Or, il n’existe que deux manières de terminer une guerre : par une victoire ou une défaite.

Qui ose prétendre, aujourd’hui, que nous avons gagné la GUERRE d’Algérie ? Même si nous avons effectivement gagné toutes les BATAILLES ? Nous avons historiquement perdu cette guerre parce que de Gaulle avait décidé qu’il en fût ainsi.

QUESTION N° 3 : Votre anti-gaullisme n’est-il pas obsessionnel ? N’est-il pas l’illustration d’une rancune de bas étage ?

REPONSE : Certainement pas.

De Gaulle a pris le pouvoir pour se débarrasser de l’Algérie française. Il a rallié une fraction satanique du capitalisme financier qui estimait que l’on pourrait jouir financièrement du gaz et du pétrole sahariens tout en refusant d’assumer l’avenir du peuple multiconfessionnel d’Algérie.

De Gaulle s’est planté. Les capitalistes financiers se sont plantés. Nous avons tout perdu : le pétrole, le gaz, nous avons perdu la terre c’est-à-dire un pays magnifique et en même temps une merveilleuse fenêtre pour l’Europe, ouverte sur le monde africain. Nous avons perdu la considération du monde musulman qui nous méprise aujourd’hui. Nous sommes en danger d’une mutation invasive de notre pays. « Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque », avait déclaré LARBI BEN M’HIDI en 1957.

QUESTION N° 4 : Vous évoquez la finalité anti-chrétienne ultime du combat déclenché contre la France en Algérie française. Sur quoi vous basez-vous ?

REPONSE : sur la déclaration du Président de l’association des OULEMAS, El BACHIR El IBRAHIMI, ou IBRAHIM BACHIR, qui, en 1954, le jour de la Toussaint Rouge, a déclaré depuis le Caire : « Le combat est engagé pour le triomphe de l’Arabisme et de l’Islam ».

C’est la croix que l’on a voulu vaincre en Algérie où aujourd’hui, il est interdit aux chrétiens de prier hors des églises.

QUESTION N° 5 : Où se trouvait la solution ?

REPONSE : Dans le respect absolu de la laïcité.

En Algérie, l’application, c’est-à-dire le vécu quotidien de la laïcité, fût très sélective. Cette sélectivité très orientée a prétendu protéger l’Islam. Elle lui a conféré un dynamisme politique, un dynamisme messianique, qui l’a transformé en islamisme fondamentaliste.

On a refusé, avec obstination, à faire bénéficier l’Islam algérien des rénovations séculaires prévues par le Prophète lui-même dans l’adage prophétique, c’est-à-dire dans le « hadit », et dans son « prêche d’adieu ».

QUESTION N° 6 : Votre livre, contient-il tous les développements nécessaires à la consolidation de vos réponses ?

REPONSE : Certes. Il suffit de le lire, page par page.

Livre du docteur Jean claude Perez, ancien condamné à mort de l'Algérie Française

Publié aux édition DUALPHA

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DES HUEES DE LA MARSEILLAISE AU SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM

Docteur Jean-Claude PEREZ Auteur du Livre « Attaques et contre-Attaques » Publié à DUALPHA EDITIONS

BP 58-77522 COLOMMIERS CEDEX

Nous communique le message suivant :

DES HUEES ET DES SIFFLETS DE LA MARSEILLAISE AU STADE DE FRANCE

            Lors d’un match de football récent opposant, au Stade de France, l’équipe nationale de Tunisie à l’équipe nationale de France, nous ne fûmes pas surpris par les huées et les sifflets qui ont couvert l’hymne national français, la Marseillaise.

           « Marseillaise » remarquablement et courageusement interprétée par la chanteuse LA’AM, française d’origine tunisienne. Nous n’avons pas été surpris, parce qu’en réalité, tout le monde s’y attendait. Tout le monde s’y attendait, oui, y compris les organisateurs de cette rencontre amicale. Cette prévision fut à l’origine d’une initiative empreinte d’une pusillanimité évidente.

            Une décision prise par ces mêmes organisateurs lorsqu’ils ont cru « politique » de présenter les effectifs des deux équipes en les intégrant les uns aux autres. C’est-à-dire en les faisant défiler et pénétrer sur le terrain, l’un derrière l’autre, en alternant les nationalités. Un Français derrière un Tunisien ou vice et versa, et ainsi de suite… Cette présentation des équipes nationales était, certes, louable dans ses intentions.

Elle était louable… oui, mais pourquoi ?

            Parce qu’elle était nourrie avant tout d’un souci de prévention. Elle prétendait en effet, tuer dans l’œuf, par un geste qui se prétendait cordial et noble avant tout, toute manifestation à l’encontre des symboles traditionnels de la France. C’était un mauvais calcul. C’était aussi présomptueux. C’était exhiber un manque de psychologie. C’était la traduction évidente d’une peur et surtout, d’une incompréhension totale à l’égard de l’hostilité qui ne demandait qu’à s’exprimer, au sein d’une foule psychologiquement « uniformisée », « une foule militante ». Une foule arborant des drapeaux nationaux… en réalité de véritables emblèmes religieux.

            L’initiative des organisateurs de mélanger les équipiers tunisiens et français, soulignons le, une fois de plus, fut inspirée par la peur et c’est comme telle qu’elle fût ressentie par les provocateurs. L’hostilité était latente… momentanément contenue… mais déjà perceptible, presque palpable, au sein de cette foule qui était présente, avant tout, pour insulter publiquement la France. Une foule dont on ne doit surtout pas dire qu’elle était tunisienne. Elle était multinationale et en même temps mono-confessionnale. Elle était inspirée et animée dans son comportement, par des chefs d’orchestre maghrébins, arabo-islamistes, promoteurs occultes mais toujours actifs de l’actuelle Révolution Mondiale.

            Une foule qui n’hésita pas à manifester son « anti-France » avec autorité, avec agressivité, avec constance et avec une discipline militante, alors que la Communauté qu’elle représente, est ENCORE très largement minoritaire en France. Une foule qui a pris soin de nous avertir, par son mépris et par ses huées, de ce que serait notre STATUT si un jour, par le jeu d’une émigration mal contrôlée, d’une natalité sélectivement intensifiée, par le jeu de conversions quotidiennes démagogiquement encouragées, cette collectivité devenait numériquement dominante en France. Dans cette perspective, dans cette redoutable évolution de la société française, on enseignerait dans nos écoles, aux Français du futur, que la France fut militairement vaincue, conquise et secondairement occupée par la glorieuse Armée de Libération Nationale Algérienne.

            Victoire acquise par celle-ci grâce à la volonté du Général de Gaulle, le 19 mars 1962 à Evian. Voilà la leçon qu’il nous faut tirer de cet événement du Stade de France. Il n’est pas nécessaire de « mélanger » des équipes lors d’une confrontation sportive. Les équipes entrent sur un terrain pour disputer un match de football et non pour se combattre. Nous reconnaissons aux footballeurs tunisiens, leurs qualités sportives ainsi que leur habituelle correction sur le terrain. L’estime, l’amitié, la camaraderie du sport ne doivent pas être altérées et finalement gangrenées par le comportement d’une foule qui ne laisse pas passer, en ces circonstances, l’occasion d’insulter la France « urbi et orbi », en toute impunité.

            Cette attaque de nos symboles c’est à la République Française de la combattre et surtout, de la VAINCRE.

            C’est le devoir de notre Gouvernement. Lorsque j’ai écouté, avec un profond respect, la Marseillaise chantée par Mademoiselle LA’AM, qui ne s’est pas laissée décontenancer par les sifflets de haine d’une foule hostile, j’ai admiré avant tout le courage de cette interprète. Par la suite j’ai été flatté, pour mon pays, par ses commentaires évoquant le passé d’ancien combattant français de son grand-père. A mon niveau, et en toute humilité, je lui dis : « Merci pour la France ».

            Mais ma mémoire est toujours à rebonds. Cette vilénie du Stade de France a réveillé chez moi un autre souvenir…, déjà lointain. C’est celui du drame, du sacrifice, des Porte-drapeaux de Mostaganem, que je tiens à vous rappeler comme je l’avais fait en 1993 dans mon premier livre « LE SANG D’ALGERIE ».Je m’appuyais sur un document signé du Général VANUXEM, et je demandai alors, à mes lecteurs, qu’il ne tombât jamais dans l’oubli.

Voici ce texte.

Retour Jean Claude Perez

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OUVRAGES DU DOCTEUR JEAN CLAUDE PEREZ

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JEAN CLAUDE PEREZ

Ses ouvrages:

* L'islamisme dans la guerre d'Algérie

* Vérités tentaculaire ssur l'OAS et la guerre d'Algérie

* Debout dans ma mémoire

* Le sang d'Algérie

DETAILS DE LA LISTE DES OUVRAGES DE JEAN CLAUDE PEREZ

NOUVEAU: « Attaques et contre-Attaques »

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Publié dans la collection Vérité pour l'histoire chez DUALPHA EDITIONS BP 58 77522 COLOMMIERS CEDEX 526 pages, 39€.

BON DE COMMANDE ICI.

Retour nos lectures.

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SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM

AUX CHAMPS POUR UN DRAPEAU

MAM mostaganem

Voici la mirifique et incroyable histoire du drapeau des Anciens Combattants de MOSTAGANEM.

C’était un nommé TCHAM KOUIDER qui, à MOSTAGANEM, portait le drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait pas de nom ni de loi.

TCHAM KOUIDER ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse.

Lorsque le FLN le menaça de mort, il en rendit compte à son Président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense, lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi.

Cela se passait vers la fin de l’année 1956.

TCHAM KOUIDER fut abattu le 14 février 1957. Sa dépouille fut portée par ses camarades. On fit un discours.

CAID METCHA qui le remplaça fut, à son tour, l’objet de menaces de mort.

Il en rendit compte à son Président, et tout comme TCHAM KOUIDER, il refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fût….

Il fut abattu le 21 juin 1957.

BENSEKRANE YAHIA conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et, à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur.

Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui non plus ne put accepter de se renier.

Il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet… il fut abattu le 8 août 1957.

HENNOUNI BESSEGHIR devint le quatrième porte-drapeau de cette année. Il fut abattu le 5 octobre 1957.

Les évènements prenaient alors une meilleure tournure et HADJGACHE, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la Paix et où soufflait un vent vivifiant d’espérance.

BEY BAGDAD lui succéda. Il fut abattu le 14 juillet 1959.

ADDAD fit comme ceux qui l’avaient précédé et, avec son humeur tranquille quant il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste de confiance dont il était investi. Il fut abattu le 11 septembre 1959.

Son camarade, RHAMOUNI LAKDAR releva la charge et, après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.

Il se trouva des volontaires dans la section de MOSTAGANEN pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint à BELARBI LARBI.

Il advint que BELARBI LARBI n’en mourût pas.

Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France… Il emporta son drapeau…

Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le Drapeau. Je salue son drapeau, enroulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourd du poids de tant d’âmes, de tant de foi et de tant d’amour de la France.

Général VANUXEM

 


Ce texte mérite la plus large diffusion. Qu’on le fasse connaître aujourd’hui encore. Qu’il ne tombe jamais dans l’oubli et ne soit jamais occulté par les sifflets et les huées qui ont tenté, en vain, de couvrir notre Marseillaise, lors de cette rencontre de football du Stade de France.

JEAN-CLAUDE PEREZ

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28 décembre 2008

LISTE DES OUVRAGES DE JEAN CLAUDE PEREZ

Ouvrages_de_J_C_Perez

Retour Jean Claude Perez

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ECHEC AU GENOCIDE DES FRANCAIS D'ALGERIE

“Attaques et contre-attaques”

Du Docteur Jean-Claude Pérez

Echec au génocide des Français d’Algérie

*

         L’Algérie française, c’était un gros morceau de France. Un gros morceau d’Occident. Sa conquête préalable était indispensable aux révolutionnaires islamistes, dans leur entreprise de main mise idéologique sur la France d’abord. L’Europe ensuite, l’Occident tout entier enfin. Les bouleversements climatiques attendus, le réchauffement de la planète, constituent des conditions idéales à la mise en route de la nouvelle révolution mondiale. Celle-ci se déploie sous nos yeux, depuis longtemps déjà.

         L’auteur a vécu cette révolution en Algérie. Il a identifié la guerre d’Algérie à la phase initiale de cette révolution mondiale. La fatalité lui a commandé de l’affronter. Dès le mois d’octobre 1955. Il retrace, dans un cheminement très intimiste, son évolution personnelle, qui le conduisit à assumer des responsabilités ultimes, dans le combat clandestin pour l’Algérie française.

         De la prison de Barberousse à la prison de la Santé, de Santiago du Chili à la prison provinciale de Carabanchel à Madrid, du contre-terrorisme à l’Organisation du Renseignement et des Opérations de l’OAS, à l’échelon le plus élevé, il a réuni un énorme capital de sensations et de réflexions. Il tient à vous les faire partager dans ce cinquième livre.

         Plus que toute autre chose, l’Algérie française, c’était un astre. Définitivement disparu. A jamais éteint. Nous en prenons acte pour l’éternité, précise Jean-Claude PEREZ. Mais, durant son cycle de vie, l’astre Algérie française a généré une lumière. L’astre est à jamais éteint, mais sa lumière n’est pas encore épuisée. Elle nous inonde encore, précise l’auteur. Elle nous permet de comprendre hier, aujourd’hui et demain.

         Cependant, regarder c’est insuffisant. Il faut être capable de voir. Et que voit-on à travers la volonté obsessionnelle de tuer la France en Algérie ? On y voit qu’en Algérie s’est effectivement déroulée une guerre d’indépendance. D’indépendance pour qui ?

         D’indépendance pour la France.

En attaquant la France en Algérie, c’est à la conquête de notre pays que se lancèrent en effet, le FLN d’abord, l’islamisme fondamentaliste ensuite. Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque, telle fut la prédiction d’un chef FLN, avant sa mort.

         Mais autre chose est à souligner : il s’est agi d’une véritable guerre, officialisée comme telle, le l8 octobre 1999, par une loi de notre assemblée nationale, à majorité socialiste. Au nom de cette loi il sera possible un jour, de réclamer justice. Contre ceux qui se sont rendus coupables d’intelligence avec l’ennemi en temps de guerre.

         Ces renégats, en trahissant leur pays ont assumé un autre risque. Celui de provoquer un génocide. Nous voulons dire le massacre d’un million de Français d’Algérie, de toutes confessions. Une poignée de combattants parvint à interdire ce génocide, les armes à la main. Les combattants de l’OAS.

Dr Jean-Claude Pérez

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30 décembre 2008

LA PROMENADE DE LETANG

QUI ETAIT LE GENERAL BARON DE LETANG

AQUARELLE 2009 DE MARIPO

Promenade_de_letang_de_MP_TAG

SANTA-CRUZ DEPUIS LA PROMENADE

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LA PROMENADE DE LETANG - 2008

         Ce site, qui constituait autrefois un havre de paix pour les habitants d'Oran à la recherche de la quiétude, est actuellement déserté, voire fréquenté seulement par des "marginaux" (voleurs, déficients mentaux, toxicomanes), privant les familles de s'y rendre, de peur d'être molestées, voire agressées. De nombreux Oranais habitant les quartiers lointains ou périphériques ne connaissent pas ce site qui se distingue par un paysage féerique et luxuriant, selon un citoyen habitué à faire promener son chien dans ce parc.

         En dépit du renforcement sécuritaire, cet espace vert qui compte trois entrées, demeure encore peu recommandé pour la promenade. Le parc qui jouissait auparavant d'un système d'irrigation, favorisant un climat propice à la poussée des plantes et des rosiers, dont une grande partie a disparu, est doté aujourd'hui de simples citernes pour l'irrigation. Des ordures sont entassées dans plusieurs endroits, les bassins pour canards sont pollués par les eaux usées, les cages d'oiseaux vidées et les étables de chevaux désertées. En outre, la grande porte du parc, classée parmi quatre autres au niveau national en 1956, a été détruite suite aux inondations survenues en 2001.

Le 06/11/2008.

Consulter le texte intégralhttp://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_archive&id=14169%20&dj=2008-11-06 (C'est étonnant mais cette page n'existe plus?)

RETOUR PHOTOS A.F.N.

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LA PORTE DU CARAVANSERAIL

Sacrée porte que celle du Caravansérail !

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BJ_g__05__Rue_du_cirque__ancien_h_pital

Façade principale du caravansérail d'Oran devenu l'hopital St Lazare (1849-1893)

*

nouvelle découverte de Georges une carte inédite du fondouck en 1858 en pleine campagne alors que la rue du Cirque n’existait pas encore.

ORAN_Fr

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Hélas , il n'en restait qu'une, d'aprés les " on dit " les Américains en auraient enlevé une , lors de leur passage en 42 !

N'oublions pas que ce bâtiment , un fondouck pour utiliser le vrai nom, devait servir à recevoir et abriter les voyageurs et leurs marchandises, voire leur bêtes, pour une nuit ou plus, surtout les jours de grand marché. C'est bien la première construction des armées françaises, alors que pendant ce temps là, elles restauraient le premier hôpital,l'église Saint-Louis et bien des bâtiments détruits lors du tremblement de terre.

                    En 2006 Henri Palles a fait une très belle représentation de cette rue du Cirque au moment de sa transformation en hôpital Saint Lazare.

Rue_du_Cirque_de_H_Palles

Plus de 50 ans étaient passés, mais Turcs et Arabes n'avaient rien fait, sauf la Mosquée du Pacha, rue Philippe. (1796) Ce fondouck a été transformé en hôpital au moment du choléra dés 1848 ou les premières épidémies locales sévissaient. Nous conservons en mémoire 1849: date de la création de Santa Cruz. Sur ces portes figuraient les inscriptions en arabe: Ceci est la porte d'entrée - Ceci est le porte de sortie -

Celle qui avait été ramenée comme décor à la promenade de Létang n'existe plus, aux dernières nouvelles.

Un orage plus puissant que les autres l'a détruite et elle est toujours au sol !

La_porte_du_caravanserail_de_Henrique_Palles

         Henri, ton dessin est superbe... j’admire ta façon de peindre les arbres.... et cette porte du caravansérail... c’est un bijou de détails... Elle m’a fait longtemps rêvée cette porte pour son histoire, et ce qu’elle fut au début de son existence.... et les fleurs....quant à ton poème, il est émouvant, il est triste...c’est Henrique tout cela...C’est un merveilleux cadeau que tu nous fais là. 

Françoise 

Cela se passait il y a déjà fort longtemps 

Un vieil homme se promenait lentement 

Dans les allées de la promenade de l’Etang 

Un rituel qu’il répétait toutes les après-midi 

Ou il retournait parfois a la tombée de la nuit 

S’isolant ainsi des rues peuplées et de ses bruits 

Au passage a la porte du Caravansérail il s’arrêtait 

Maintenant sa canne, fermement il s’appuyait 

Se découvrant la tête, lentement il la soulevait 

Contemplant un instant l’imposante beauté 

Comme pour lui en témoigner du respect 

Il nous donnait parfois l’air de la saluer. 

Déjà cinquante ans on passe depuis 

Ou le vent et le temps ont tout détruit 

Ce que personne n’a pu mettre a l’abri 

Mais a présent une fois dans la nuit 

La silhouette blanche d’un être passant 

S’arrête encore devant cet emplacement 

Et se découvre comme en recueillement 

Devant les ruines de la porte au sol gisant 

Et puis relevant ses épaules un instant 

D’un signe solennel de sa tête la saluant 

Il l’imagine encore de son air resplendissant 

Toujours debout a la promenade de l’Etang. 

Henri Palles 

         J’admets que ma petite histoire n’est pas bien gaie et je m’excuse pour les larmes de certains mais je la voulais ainsi du fait que cette porte n’est plus et comme a vous tous cela me fait de la peine. Elle avait vécue rue du cirque les pires moments du début de notre ville pour ensuite se consacrer à caresser du regard les amoureux et les passants de la promenade. Elle avait pour cela vocation d’être éternellement protégée. 

HENRIQUE DES BAS-QUARTIERS 

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Démontage de la porte

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La porte reconstruite promenade de Létang-1955-

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La porte dans toute sa splendeur

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La porte actuellement.

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La porte en 2006

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Une anecdote d’un ami Oranais, me disant cette porte me rappelle un souvenir. En effet, lorsque l'on "carottait" les cours du Lycée Lamoricière, on se retrouvait immanquablement  promenade de Létang à faire les idiots, une fois même, un copain de mers el Kébir venant d'Ardaillon, avait apporté son accordéon et on avait fait la fête. Les zouaves de Chateauneuf se penchaient par dessus les fortifications et nous demandaient de jouer certains morceaux.... 

Par contre, un de mes copains de classe s'y trouvait un jour alors qu'un couple de touristes métropolitains photographiaient la porte. 

- c'est quoi cette porte lui demande  l'homme ? 

- La porte de Tlemcen, monsieur, etc. etc.,  et il lui raconte son histoire. 

- Et qu'est-ce qu'il y a d'écrit, vous le savez ? 

- Oui, bien sûr, je fais de l'arabe au Lycée et je sais bien le lire. Voilà ce que ça dit : "Gouli Goulou la gargoulette makkach goulout !" 

- Et ça veut dire quoi ? 

- Ah, ça je ne sais pas le traduire, je ne connais pas assez l'arabe !! 

- C'est vraiment formidable de pouvoir lire et apprendre cette langue, bravo jeune homme !!!!! Et il s'en tira avec les compliments des braves touristes ce qui nous fit bien rire !!!!!

Aussi on ne traversaient la promenade de Létang que lorsque l'on carottait les cours mais aussi pour aller à la piscine, car ça nous évitait un sacré détours et l'on en profitait pour taquiner les amoureux

Souvenirs, souvenirs...

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Posté par popodoran à 22:43 - Commentaires [3] - Permalien [#]