26 décembre 2008

SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM

AUX CHAMPS POUR UN DRAPEAU

MAM mostaganem

Voici la mirifique et incroyable histoire du drapeau des Anciens Combattants de MOSTAGANEM.

C’était un nommé TCHAM KOUIDER qui, à MOSTAGANEM, portait le drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait pas de nom ni de loi.

TCHAM KOUIDER ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse.

Lorsque le FLN le menaça de mort, il en rendit compte à son Président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense, lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi.

Cela se passait vers la fin de l’année 1956.

TCHAM KOUIDER fut abattu le 14 février 1957. Sa dépouille fut portée par ses camarades. On fit un discours.

CAID METCHA qui le remplaça fut, à son tour, l’objet de menaces de mort.

Il en rendit compte à son Président, et tout comme TCHAM KOUIDER, il refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fût….

Il fut abattu le 21 juin 1957.

BENSEKRANE YAHIA conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et, à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur.

Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui non plus ne put accepter de se renier.

Il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet… il fut abattu le 8 août 1957.

HENNOUNI BESSEGHIR devint le quatrième porte-drapeau de cette année. Il fut abattu le 5 octobre 1957.

Les évènements prenaient alors une meilleure tournure et HADJGACHE, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la Paix et où soufflait un vent vivifiant d’espérance.

BEY BAGDAD lui succéda. Il fut abattu le 14 juillet 1959.

ADDAD fit comme ceux qui l’avaient précédé et, avec son humeur tranquille quant il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste de confiance dont il était investi. Il fut abattu le 11 septembre 1959.

Son camarade, RHAMOUNI LAKDAR releva la charge et, après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.

Il se trouva des volontaires dans la section de MOSTAGANEN pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint à BELARBI LARBI.

Il advint que BELARBI LARBI n’en mourût pas.

Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France… Il emporta son drapeau…

Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le Drapeau. Je salue son drapeau, enroulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourd du poids de tant d’âmes, de tant de foi et de tant d’amour de la France.

Général VANUXEM

 


Ce texte mérite la plus large diffusion. Qu’on le fasse connaître aujourd’hui encore. Qu’il ne tombe jamais dans l’oubli et ne soit jamais occulté par les sifflets et les huées qui ont tenté, en vain, de couvrir notre Marseillaise, lors de cette rencontre de football du Stade de France.

JEAN-CLAUDE PEREZ

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28 décembre 2008

LISTE DES OUVRAGES DE JEAN CLAUDE PEREZ

Ouvrages_de_J_C_Perez

Retour Jean Claude Perez

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ECHEC AU GENOCIDE DES FRANCAIS D'ALGERIE

“Attaques et contre-attaques”

Du Docteur Jean-Claude Pérez

Echec au génocide des Français d’Algérie

*

         L’Algérie française, c’était un gros morceau de France. Un gros morceau d’Occident. Sa conquête préalable était indispensable aux révolutionnaires islamistes, dans leur entreprise de main mise idéologique sur la France d’abord. L’Europe ensuite, l’Occident tout entier enfin. Les bouleversements climatiques attendus, le réchauffement de la planète, constituent des conditions idéales à la mise en route de la nouvelle révolution mondiale. Celle-ci se déploie sous nos yeux, depuis longtemps déjà.

         L’auteur a vécu cette révolution en Algérie. Il a identifié la guerre d’Algérie à la phase initiale de cette révolution mondiale. La fatalité lui a commandé de l’affronter. Dès le mois d’octobre 1955. Il retrace, dans un cheminement très intimiste, son évolution personnelle, qui le conduisit à assumer des responsabilités ultimes, dans le combat clandestin pour l’Algérie française.

         De la prison de Barberousse à la prison de la Santé, de Santiago du Chili à la prison provinciale de Carabanchel à Madrid, du contre-terrorisme à l’Organisation du Renseignement et des Opérations de l’OAS, à l’échelon le plus élevé, il a réuni un énorme capital de sensations et de réflexions. Il tient à vous les faire partager dans ce cinquième livre.

         Plus que toute autre chose, l’Algérie française, c’était un astre. Définitivement disparu. A jamais éteint. Nous en prenons acte pour l’éternité, précise Jean-Claude PEREZ. Mais, durant son cycle de vie, l’astre Algérie française a généré une lumière. L’astre est à jamais éteint, mais sa lumière n’est pas encore épuisée. Elle nous inonde encore, précise l’auteur. Elle nous permet de comprendre hier, aujourd’hui et demain.

         Cependant, regarder c’est insuffisant. Il faut être capable de voir. Et que voit-on à travers la volonté obsessionnelle de tuer la France en Algérie ? On y voit qu’en Algérie s’est effectivement déroulée une guerre d’indépendance. D’indépendance pour qui ?

         D’indépendance pour la France.

En attaquant la France en Algérie, c’est à la conquête de notre pays que se lancèrent en effet, le FLN d’abord, l’islamisme fondamentaliste ensuite. Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque, telle fut la prédiction d’un chef FLN, avant sa mort.

         Mais autre chose est à souligner : il s’est agi d’une véritable guerre, officialisée comme telle, le l8 octobre 1999, par une loi de notre assemblée nationale, à majorité socialiste. Au nom de cette loi il sera possible un jour, de réclamer justice. Contre ceux qui se sont rendus coupables d’intelligence avec l’ennemi en temps de guerre.

         Ces renégats, en trahissant leur pays ont assumé un autre risque. Celui de provoquer un génocide. Nous voulons dire le massacre d’un million de Français d’Algérie, de toutes confessions. Une poignée de combattants parvint à interdire ce génocide, les armes à la main. Les combattants de l’OAS.

Dr Jean-Claude Pérez

Retour documents du docteur Jean Claude Perez

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30 décembre 2008

LA PROMENADE DE LETANG

QUI ETAIT LE GENERAL BARON DE LETANG

AQUARELLE 2009 DE MARIPO

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SANTA-CRUZ DEPUIS LA PROMENADE

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LA PROMENADE DE LETANG - 2008

         Ce site, qui constituait autrefois un havre de paix pour les habitants d'Oran à la recherche de la quiétude, est actuellement déserté, voire fréquenté seulement par des "marginaux" (voleurs, déficients mentaux, toxicomanes), privant les familles de s'y rendre, de peur d'être molestées, voire agressées. De nombreux Oranais habitant les quartiers lointains ou périphériques ne connaissent pas ce site qui se distingue par un paysage féerique et luxuriant, selon un citoyen habitué à faire promener son chien dans ce parc.

         En dépit du renforcement sécuritaire, cet espace vert qui compte trois entrées, demeure encore peu recommandé pour la promenade. Le parc qui jouissait auparavant d'un système d'irrigation, favorisant un climat propice à la poussée des plantes et des rosiers, dont une grande partie a disparu, est doté aujourd'hui de simples citernes pour l'irrigation. Des ordures sont entassées dans plusieurs endroits, les bassins pour canards sont pollués par les eaux usées, les cages d'oiseaux vidées et les étables de chevaux désertées. En outre, la grande porte du parc, classée parmi quatre autres au niveau national en 1956, a été détruite suite aux inondations survenues en 2001.

Le 06/11/2008.

Consulter le texte intégralhttp://www.lemaghrebdz.com/?page=detail_archive&id=14169%20&dj=2008-11-06 (C'est étonnant mais cette page n'existe plus?)

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LA PORTE DU CARAVANSERAIL

Sacrée porte que celle du Caravansérail !

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Façade principale du caravansérail d'Oran devenu l'hopital St Lazare (1849-1893)

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nouvelle découverte de Georges une carte inédite du fondouck en 1858 en pleine campagne alors que la rue du Cirque n’existait pas encore.

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Hélas , il n'en restait qu'une, d'aprés les " on dit " les Américains en auraient enlevé une , lors de leur passage en 42 !

N'oublions pas que ce bâtiment , un fondouck pour utiliser le vrai nom, devait servir à recevoir et abriter les voyageurs et leurs marchandises, voire leur bêtes, pour une nuit ou plus, surtout les jours de grand marché. C'est bien la première construction des armées françaises, alors que pendant ce temps là, elles restauraient le premier hôpital,l'église Saint-Louis et bien des bâtiments détruits lors du tremblement de terre.

                    En 2006 Henri Palles a fait une très belle représentation de cette rue du Cirque au moment de sa transformation en hôpital Saint Lazare.

Rue_du_Cirque_de_H_Palles

Plus de 50 ans étaient passés, mais Turcs et Arabes n'avaient rien fait, sauf la Mosquée du Pacha, rue Philippe. (1796) Ce fondouck a été transformé en hôpital au moment du choléra dés 1848 ou les premières épidémies locales sévissaient. Nous conservons en mémoire 1849: date de la création de Santa Cruz. Sur ces portes figuraient les inscriptions en arabe: Ceci est la porte d'entrée - Ceci est le porte de sortie -

Celle qui avait été ramenée comme décor à la promenade de Létang n'existe plus, aux dernières nouvelles.

Un orage plus puissant que les autres l'a détruite et elle est toujours au sol !

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         Henri, ton dessin est superbe... j’admire ta façon de peindre les arbres.... et cette porte du caravansérail... c’est un bijou de détails... Elle m’a fait longtemps rêvée cette porte pour son histoire, et ce qu’elle fut au début de son existence.... et les fleurs....quant à ton poème, il est émouvant, il est triste...c’est Henrique tout cela...C’est un merveilleux cadeau que tu nous fais là. 

Françoise 

Cela se passait il y a déjà fort longtemps 

Un vieil homme se promenait lentement 

Dans les allées de la promenade de l’Etang 

Un rituel qu’il répétait toutes les après-midi 

Ou il retournait parfois a la tombée de la nuit 

S’isolant ainsi des rues peuplées et de ses bruits 

Au passage a la porte du Caravansérail il s’arrêtait 

Maintenant sa canne, fermement il s’appuyait 

Se découvrant la tête, lentement il la soulevait 

Contemplant un instant l’imposante beauté 

Comme pour lui en témoigner du respect 

Il nous donnait parfois l’air de la saluer. 

Déjà cinquante ans on passe depuis 

Ou le vent et le temps ont tout détruit 

Ce que personne n’a pu mettre a l’abri 

Mais a présent une fois dans la nuit 

La silhouette blanche d’un être passant 

S’arrête encore devant cet emplacement 

Et se découvre comme en recueillement 

Devant les ruines de la porte au sol gisant 

Et puis relevant ses épaules un instant 

D’un signe solennel de sa tête la saluant 

Il l’imagine encore de son air resplendissant 

Toujours debout a la promenade de l’Etang. 

Henri Palles 

         J’admets que ma petite histoire n’est pas bien gaie et je m’excuse pour les larmes de certains mais je la voulais ainsi du fait que cette porte n’est plus et comme a vous tous cela me fait de la peine. Elle avait vécue rue du cirque les pires moments du début de notre ville pour ensuite se consacrer à caresser du regard les amoureux et les passants de la promenade. Elle avait pour cela vocation d’être éternellement protégée. 

HENRIQUE DES BAS-QUARTIERS 

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Démontage de la porte

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La porte reconstruite promenade de Létang-1955-

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La porte dans toute sa splendeur

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La porte actuellement.

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La porte en 2006

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Une anecdote d’un ami Oranais, me disant cette porte me rappelle un souvenir. En effet, lorsque l'on "carottait" les cours du Lycée Lamoricière, on se retrouvait immanquablement  promenade de Létang à faire les idiots, une fois même, un copain de mers el Kébir venant d'Ardaillon, avait apporté son accordéon et on avait fait la fête. Les zouaves de Chateauneuf se penchaient par dessus les fortifications et nous demandaient de jouer certains morceaux.... 

Par contre, un de mes copains de classe s'y trouvait un jour alors qu'un couple de touristes métropolitains photographiaient la porte. 

- c'est quoi cette porte lui demande  l'homme ? 

- La porte de Tlemcen, monsieur, etc. etc.,  et il lui raconte son histoire. 

- Et qu'est-ce qu'il y a d'écrit, vous le savez ? 

- Oui, bien sûr, je fais de l'arabe au Lycée et je sais bien le lire. Voilà ce que ça dit : "Gouli Goulou la gargoulette makkach goulout !" 

- Et ça veut dire quoi ? 

- Ah, ça je ne sais pas le traduire, je ne connais pas assez l'arabe !! 

- C'est vraiment formidable de pouvoir lire et apprendre cette langue, bravo jeune homme !!!!! Et il s'en tira avec les compliments des braves touristes ce qui nous fit bien rire !!!!!

Aussi on ne traversaient la promenade de Létang que lorsque l'on carottait les cours mais aussi pour aller à la piscine, car ça nous évitait un sacré détours et l'on en profitait pour taquiner les amoureux

Souvenirs, souvenirs...

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02 janvier 2009

DE GAULLE ET L'ALGERIE

Document transmis par J. F. Paya

"Guerre d'Algérie Magazine" No 8  Juin 2007

        Je trouve  l'analyse du professeur Pervillé très pertinente sur le fait que le Général ait été très tôt convaincu qu'il faudrait se séparer de l'Algérie sous une forme où sous une autre et que cela remonte avant son retour au pouvoir.

        D'autres auteurs ont même avancé "que toute l'activité préalable du Général et de son cabinet privé avait été de prouver discrètement aux divers protagonistes de la rébellion et de certains milieux financiers qu'il était seul capable d'imposer à l'ensemble des Français "le délestage de l'Algérie Française" et ce dés 1956 par des contacts d'émissaires via la Suisse et l'ambassade de Tunisie tout ceci mérite bien sur développements.

        Mais une chose est certaine que le professeur Pervillé aurait pu avancer c'est que l'étude des archives de la commission qui a préparé le texte constitutionnel de 58 consultables après 30 ans (car contrairement à la tradition Française ce ne fut pas une Assemblée Constituante qui l' a élaboré au grand jour) révèle (pour être bref) qu'on avait prévu de pouvoir changer le statut de l'Algérie par de simples lois alors que la constitution précédente ne le permettait pas (d'où certains blocages de la 4ème République) sans que cela soit très explicite.

        Lois législatives où référendaires avec les nouveaux pouvoirs donnés au Président, ainsi au nez et à la barbe " des partisans de l'Algérie Française" qui votèrent en masse cette constitution sauf des " ultras" avisés d'Alger dixit le Docteur JC Perez '(qui a parlé "du référendum mortel du 28 Septembre 1958 dans un de ses ouvrages) Ainsi  une option "séparatiste" aurait été introduite subrepticement dans le texte sans citer le mot Algérie! Avec possibilité de "cessions de territoires"! En remarquant que De Gaulle lorsqu'il parle "de Français à part entière" à propos des Musulmans après le 13 Mai 58 leur laisse le statut civil coranique contradictoire avec la laïcité Française ! (Pour preuve les "rapatriés" Musulmans en 62 devront y renoncer)

        En tout cas c'est ce mécanisme qui sera utilisé pour "larguer" l'Algérie et la bataille est toujours vive entre ceux qui affirment que De Gaulle à violé sa constitution et ceux qui disent le contraire.  Curieusement  au sujet de la thèse de la prémonition Gaulliste la plus part des nationalistes Algériens consultés l'on rejetée et préfèrent croire que la lutte de l'ALN/FLN  lui à" forcé la main" c'est aussi l'avis de leurs amis en France

(Voir mon article "la Constitution de 1958" dans la revue PNHA no 94)

Jean-François Paya

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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03 janvier 2009

ORAN LES DEBOIRES SE CONJUGUENT AU QUOTIDIEN

          Notre pays, et en particulier notre ville d'ORAN, nous la gardons dans nos souvenirs, telle que nous l'avions laissée en 1962, un pays neuf et une ville dans un écrin. Nous nous doutions à notre départ, de ce futur délabrement, car comme beaucoup, je suis partie adulte (75 ans bientôt).
         Tristesse, non pas de ce que ce pays est devenu, mais du travail et des sacrifices de nos parents qui même s'ils étaient  pauvres ont aimés cette terre et construit ces villes. Il y a de quoi être aigri........
ODILE 2009

ORAN

Les effondrements se succèdent. La santé est malade. La prostitution bat son plein. La criminalité prend le relais.

          L’année 2008 s’est achevée sur un goût inachevé. Peu de bonnes choses ont été réalisées, mais beaucoup d’événements malheureux ont marqué la wilaya. En l’espace d’une nuit, l’on tend à effacer les déboires des 365 jours passés. Au décompte final, les mêmes résultats seront annoncés.
          La wilaya d’Oran se réveille à l’aube de l’année 2009 sur une annonce aussi fastidieuse que calamiteuse, la montée en flèche du nombre de malades du sida. La maladie qui n’épargne aucune tranche d’âge a atteint son summum.
Les chiffres le prouvent. Près de 260 cas ont été enregistrés durant le premier semestre de l’année écoulée.
          La santé est malade à Oran. Des dizaines de cas de tuberculose, de maladies respiratoires chroniques. Il y a péril en la demeure. Les responsables en charge du secteur continuent de succomber aux «offrandes» des oeuvres sociales tout en se livrant au jeu du «lynchage entre collègues» qui pour un démodulateur, qui pour un mouton de l’Aïd. Jadis, jardin de paix, la wilaya d’Oran est l’épicentre des fléaux sociaux qui se conjuguent au quotidien.
          El Bahia croule sous les effets du plus vieux métier du monde et l’abandon de nouveau-nés. Plus d’une centaine de bébés ont été retrouvés, soit dans des poubelles, soit devant des immeubles. Même les campus universitaires ne sont pas épargnés.
          Un nouveau-né a été découvert enveloppé d’un un sac poubelle, à la cité universitaire d’El Badr. La mendicité a atteint des proportions alarmantes. Près d’un millier de femmes, hommes, enfants et handicapés sillonnent la ville en quête d’«argent».
          L’immigration clandestine n’est pas en reste. Un millier de «sans projet fixe», venus d’Afrique, séjournent à Oran. En mal de tourisme, des hôtels anodins de M’dina Jedida offrent un meilleur cadre pour l’hébergement de ces «errants du nouveau monde». La place de Tahtaha ne désemplit pas. De jour comme de nuit, ces «sans destination fixe» attendent et espèrent, vainement, la traversée. La harga bat son plein. Un sujet qui n’est plus à présenter. Des jeunes sans perspective défient les dents de la mer. Des dizaines de familles d’Arzew, d’Oran-ville et d’autres localités de la wilaya pleurent toujours le naufrage de leurs enfants.

          La consommation et le trafic de drogue sont devenus monnaie courante.
Des jeunes à la fleur de l’âge ont été reconnus coupables et condamnés pour plusieurs chefs d’inculpations liés à la consommation et au trafic de drogue. La ville d’Oran est devenue une plaque tournante de la commercialisation et du transit des stupéfiants. «La chitta ou la plaque marocaine» est en vogue à Oran. La criminalité prend le relais. Triste liste de maux pour une ville surnommée El Bahia.
          Le tribunal criminel d’Oran traite quotidiennement, en moyenne, deux affaires liées à la criminalité. Association de malfaiteurs, agressions, vols qualifiés, meurtres, tentatives de meurtre, détournements et viols de mineurs, sont autant de chefs d’inculpation qui reviennent comme un leitmotiv sur des arrêts de renvoi lus par le greffier à l’ouverture des procès.
          Derrière le Front de mer se cache un front de misère. Les effondrements font des ravages alors que les responsables locaux continuent à vanter les bienfaits des aides étrangères et des plans de réhabilitation et de sauvegarde espagnols et européens.
          La ville d’Oran s’écroule comme un château de cartes. Une moyenne de deux effondrements est enregistrée chaque jour. La liste des sinistrés et des victimes s’allonge. Tous les quartiers sont menacés de ruine. N’en déplaise aux plus optimistes, la ville du saint Sidi El Houari meurt à petit feu. Respirer l’air d’El Bahia peut aisément provoquer des maladies respiratoires. Boire son eau peut allonger le séjour d’un malade à l’hôpital. Consommer un produit acheté au marché de Mdina Jedida, El Hamri, la Bastille, c’est accroître le risque d’une intoxication.
          La pollution est partout. Elle gagne de plus en plus de terrain. Le cadre environnemental est loin d’être sain. Les règles d’hygiène sont bannies. La ville est sale. La propreté est une notion inconnue. Les responsables locaux persistent et signent en déclarant que leur mission est de nettoyer la ville alors que des cadres municipaux sont impliqués dans plusieurs affaires louches. N’ont-ils pas falsifié des factures d’achat de camions de collecte d’ordures, effectués au profit du service de nettoiement?. «Wahrane rouhti khssara, Ô Oran tu es perdue!» prédisait, il y a de cela très longtemps, le défunt Ahmed Wahbi.

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Aït Ouakli OUAHIB

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Lu le 03 Janvier 2009 sur le quotidien L'EXPRESSION DZ.COM Page : 8 (SOURCE)

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CAP CARBON

CAP CARBON PRES D'ARZEW

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15 Août 1960

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14 janvier 2009

J-C - BIOGRAPHIE

J-Castano

            José CASTANO a vu le jour en octobre 1946 dans un village d’Oranie : Ain-el-Turck. En juin 1962, c’est la déchirure. Son père, après avoir été appréhendé pour « activités subversives », est emprisonné, torturé par les gendarmes mobiles du général Katz –« le boucher d’Oran »- puis soigné à l’hôpital d’Oran (pavillon des détenus) d’où il s’évade lors de l’intervention d’un commando de l’OAS. Recherché, traqué par la police française et le FLN, il rejoindra clandestinement la France à bord d’un chalutier.

            Demeuré au pays avec le reste de sa famille, José, âgé de 16 ans, est à son tour contraint à la clandestinité afin d’échapper aux recherches du FLN qui, faute de ne pouvoir capturer le père, se vengerait bien sur le fils… En juillet, il tente une première fois de s’embarquer en compagnie d’un ami du village, Jean Lopez, marié et père d’une petite famille. Au port d’Oran, celui-ci sera interpellé par des A.T.O (fellaghas reconvertis en policiers)… On ne le reverra plus… jusqu’au 15 août 1962, quand, dans une citerne abandonnée à 15 kms d’Oran, une patrouille de soldats français découvrira parmi d’autres cadavres d’européens affreusement mutilés, celui de Jean Lopez. Son corps sera identifié grâce à son alliance sur laquelle était gravée la date de son mariage.

            Quelques jours plus tard, José s’embarquera, seul, à bord du Kairouan, via Port-Vendres, où, perdu dans un univers hostile et étranger, ne sachant où aller, il sera pris en charge durant quelques semaines par une admirable famille de pêcheurs oranais. A cette époque, la solidarité était réelle !…

            Fin juillet, la famille est enfin réunie. C’est alors qu’un nouveau drame éclate. Son père est identifié lors d’un contrôle de police à la frontière espagnole, arrêté, transféré immédiatement à Paris, jugé et condamné à quatre ans et demi de prison qu’il purgera en partie à Fresnes. C’est dans ces moments difficiles que prendra corps une promesse faite en souvenir de cet ami disparu et, à travers lui, à ces milliers d’autres infortunés : Défendre la mémoire de l’Algérie française, de ses combattants et des disparus de 1962 !

            Après des études secondaires classiques, poussé par la passion du sport, il épousera cette voie et la compétition de haut niveau. Engagé volontaire, il connaîtra les honneurs du Bataillon de Joinville, deviendra international militaire d’athlétisme et, rendu quelques années plus tard, à la vie civile, enseignera l’Education Physique en milieu scolaire et universitaire.

            Fidèle à sa promesse, dès 1980 il entame par ses écrits et ses conférences son « œuvre de mémoire ». Auteur de sept ouvrages et conférencier infatigable, ce travail foncier et persévérant lui ouvre les portes de la Société des Gens de Lettres de France et de l’Académie des Sciences d’Outre-mer, section littérature. Par ailleurs, son « investissement » dans la cause des disparus lui a valu d’obtenir la Médaille d’Or du Mérite et du Dévouement français ainsi que la Médaille d’Honneur de la Ville de Montpellier.

            Auteur d’un ouvrage de référence : « Le péril islamique », il s’investira, parallèlement, dans un combat identitaire pour la sauvegarde des valeurs chrétiennes, contre le fondamentalisme islamique et l’islamisation programmée de la France.

            Poursuivant inlassablement son œuvre de mémoire, il multiplie ses conférences notamment sur « la tragédie de l’Algérie française », « l’Armée d’Afrique » et « les Seigneurs de la guerre » en hommage aux soldats de la Légion étrangère ainsi que sur le péril que représente la montée de l’intégrisme islamique « l’Islam… Religion conquérante ».

            Par ses interventions diverses et variées, José CASTANO poursuit inlassablement depuis 1980, à l’écart des partis politiques, le seul combat qui, à ses yeux justifie son action : Rendre à la mémoire des Français d’Algérie et à son armée bafouée, la justice qui leur a été refusée tout au long de leur calvaire.

Publiée aussi sur "Le Gaulois FPI " (francepresseinfos.com) le 22-12-2015 

Tout José Castano.

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