21 décembre 2015

DUPERRÉ

Une fois n'est pas coutume car située à 140km au sud-ouest d'Alger la commune est créée en 1857 entériné par le décret impérial du 5 septembre 1859. C’est un chef-lieu de canton du département d'Alger. Puis suite à la réorganisation territoriale fit partie, après 1958, du nouveau département d’Orléansville.

Le village reçoit le nom de Duperré en hommage à Victor Duperré (1775/1846) Amiral, commandant la flotte de la conquête.

La ville de La Rochelle lui a élevé une statue, inaugurée le 17 octobre 1869.

Amiral Victor-Guy Duperré 1775-1846

Amiral Victor-Guy Duperré 1775-1846

Amiral Duperré 1869 - port de La Rochelle

Statue de l'Amiral Duperré de 1869 sur le port de La Rochelle

Situation Michelin

Duperré 02

Duperré 03

Duperre 603

Duperre 600

Duperre 601

 

Duperre 604

Duperré

 

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Duperré 01

 

Duperré 04

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24 décembre 2015

PHILIPPE CASTILLE

Par Michel DELENCLOS chercheur en histoire – Biographe

«Nous voulions simplement que l’Algérie reste française…Je ne suis pas passéiste »

CASTILLE Philippe né à Mailly-Champagne (Marne), décédé à Perpignan  (23.03.1926-15.12.2015)    Une bénédiction religieuse est célébrée le 18.12.2015 en l’église Saint-Jacques, à Canet-en-Roussillon village suivie de l’inhumation, au cimetière de Formiguères 

            Fils d’Amédée Henri et d’Henriette, Alexandrine, Zélia Hemy. Mari de Raymonde Doumergue d’origine Pied-Noire : décédée en 2006. Résistant. Parachutiste au 11è Choc détaché auprès du «SDECE». (1) Capitaine de réserve. Membre de l'Organisation de résistance de l’Algérie française «ORAF» (2) dont il est le cofondateur avec René Knecht.

            Il arrive de métropole en mars 1950 et s'installe à Aïn-Taya (Algérie française). Inspecteur commercial à la Sté. Algérienne Renault à Alger, grâce au cousin de René Knecht, Paul Virvaire, qui en est le concessionnaire. Père d’Olivier, Isabelle, Guillaume, Xavier et Aude. Le 10.08.1956,  Michel Fechoz, représentant chez Renault, dépose une charge de plastic rue de Thèbes au nom du "Comité des 40" dirigé par André Achiary.

            En décembre 1956, Castille participe à une réunion préparatoire à l'attentat au bazooka contre le général Raoul Salan, avec notamment le médecin René Kovac. Puis le 16.12.1956, il rencontre avec Kovacs, le général René Cogny avec Pascal Arrighi, Alain Griotteray. Castille participe à l'attentat à la roquette contre Raoul Salan, le 16.01.1957. Lors de cet attentat, le commandant Rodier qui se trouvait à la place de R. Salan, est tué. Salan se trouvait alors au Gouvernement général d’Alger, avec le ministre résidant, Robert Lacoste.

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Le lance-roquette, tel que les enquêteurs l’ont trouvé.

            Est arrêté le 26.01.1957. Puis, il est  transféré et incarcéré à la prison de Fresnes le 01.04.1958, avec Michel Fechoz, Christian Tronchi, horloger, Gabriel Della Monica, sapeur-pompier,  et Ange Gaffory, ajusteur mécanicien. En vertu de l'ordre d'informer no 285 du 18.02.1957, Castille est inculpé d'association de malfaiteurs, homicide volontaire, tentative d'homicide, destruction d'immeuble par engin explosif. Le 06.12.1957, dans «L’Écho d’Alger» dont le directeur est Alain de Sérigny, on relève un article intitulé «Alerte aux Algériens ou le chemin de la trahison» : «Tant que l’Algérie est terre française, tant que la loi en Algérie est la loi française, le combat pour l’Algérie française est le combat légal, l’insurrection pour l’Algérie française est l’insurrection légitime. Si l’on pouvait réussir par quelque procédé à retourner l’égalité, à renverser la légitimité, les ennemis de la France, les traîtres à la France auraient partie gagnée.». Ce coup de semonce est signé du sénateur de l’Indre-et-Loire, Michel Debré, qui avait insisté pour que ce message soit diffusé dans «L’Écho d’Alger» comme l’a prouvé A. de Sérigny, qui avait conservé l’original de la lettre de M. Debré, dans «Le Monde» du 17.09.1980.

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Le 18.08.1958 : lors du procès du Bazooka contre le général Raoul Salan. De gauche à droite : Michel Fechoz, Gabriel Dellamonica, Christian Tronchi, Ange Gaffory, P. Castille.

            Lors du procès, P. Castille déclare notamment : «…Je ne savais pas qu’un commandant avait été tué. Je n’ai aucune autre déclaration à faire sinon de vous préciser que notre but n’était pas de tuer, mais de provoquer une explosion spectaculaire au sein même du haut commandement dans l’espoir de voir réagir et l’opinion publique et les éléments sains de l’armée.». Philippe Castille est alors condamné le 15.10.1958 par le Tribunal permanent des forces armées «TPFA» à 10 ans de travaux forcés lors du procès à huis clos. Est libéré de l'hôpital Mustapha où il est soigné le 26.01.1960 par un groupe du «FNF» dirigé par Jo Rizza sur ordre de Pierre Lagaillarde, puis, il choisit la clandestinité. Il est alors hébergé par Claude Piegts sous le pseudo de Jacques Berthier.

            Quitte l'Algérie en avril 1960 à bord d'un cargo et regagne Madrid où il démarche pour le compte d'un institut de commerce. Il y retrouve, accompagné de M.  Fechoz, le général R. Salan le 14.02.1961 à Madrid. Lors de la révolte militaire, avec M. Fechoz, il quitte l'Espagne pour rallier l'Algérie à bord d'un bateau, mais, pris dans une tempête, ils rebroussent chemin. Castille transmet une lettre datée du 13.07.1961 rédigée par Pierre Lagaillarde et destinée à Jean-Jacques Susini. Incorporé au sein de l'OAS-Métro, il entre en France, venant de Madrid, le 16.12.1961 et s'intègre dans cette nouvelle structure clandestine, au sein du réseau "Mission III" du "Monocle", alias André Canal. Organisateur, avec Jean-Marie Vincent, de commandos de plastiqueurs dans Paris. Est arrêté le 30.01.1962, au bar le "Pam- Pam" à Paris, avec R. Barbera-Vilar, grâce à l'indicateur Raymond Monnier, par les hommes du commissaire Honoré Gevaudan. Lors de son arrestation, il est détenteur de deux fausses identités: Jacques de Kermadec et Jacques Berthier.

            Ce 30.01.1962, J-M. Vincent, qui était entré dans le bar pour l'informer de la présence de policiers, échappe à l'arrestation. Les policiers découvrent qu'il projetait un attentat contre le colonel de gendarmerie Georges Debrosse et s'apprêtait à plastiquer des permanences du «PCF». Est condamné le 05.09.1962 à 20 ans de réclusion criminelle.

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André Canal dit «Le Monocle» (arrêté à Paris le 04.05.1962) et P. Castille au pénitencier de l’Ile-de-Ré.

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Philippe Castille et Michel Conord

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P. Castille, au dernier rang au centre, une pipe à la main droite.

            P. Castille effectuera une tentative d'évasion du pénitencier de l’Ile de Ré, le 07.07.1963, avec une fausse mitraillette en bois, en compagnie d’Arnault Iannarelli, Jean-Marie Vincent, Angel Joachim Torregrossa, Jean-Claude Le Gal et Enea Cella. A la suite de cette tentative, et, considéré comme le promoteur, Castille purgera une peine d'isolement de 18 mois à la prison de Caen. Libéré le 22.03.1968 de St. Martin-de-Ré, en même temps que A. Canal et le lieutenant Daniel Godot. Directeur commercial d'une entreprise de meubles. Artisan peintre sur verre.

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Le 01.01.1988 : publication de «Bazooka. La confession de Philippe Castille», par Bob Maloubier, préfacé par Jean Lartéguy, Ed. Filipacchi.

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Mme. Argoud, le colonel Antoine Argoud, P. Castille à Darney.

            Membre actif de l'ADIMAD-Sud. Membre du Comité pour la réalisation de la stèle à la "Mémoire des 4 fusillés pour l'Algérie française", officialisée le 26.12.2001 par le maire de Perpignan Jean-Paul Alduy. Le 05.07.2003, au cimetière de Perpignan, Castille est présent à l'inauguration de la stèle aux «Martyrs tombés pour l'Algérie française», aux côtés de Jean-François Collin, Pierre Sidos, Jacques Zajec, etc. Le 24.10.2004, il est présent au colloque de Perpignan qui a pour thème "Les disparus en Algérie" et au cours duquel il tient un stand proposant ses vitraux qu’il réalise lui-même.

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Philippe Castille

            Le 20.11.2008, dans «Le Point» n° 1888, il témoigne: "Nous voulions simplement que l'Algérie française reste française". Nous avons échoué. Mais je ne suis pas passéiste. Je ne vis pas le cou tordu en arrière...On ne sort pas du 11è Choc (service d'action du «SDECE»). En Algérie, en 1956, la police nous donnait des informations sur les réunions du «FLN» qu'il fallait plastiquer. C'est comme ça que j'ai fait sauter l'imprimerie de F. Abbas.»; niant avoir participé à l'attentat du bain maure de la rue de Thèbes, il précise: «J'ai bien préparé la charge, mais je ne l'ai pas posée.»; à propos de l'attentat au bazooka contre le général Salan, il déclare: «Salan, on n'était vraiment pas chauds. Mais nos chefs pensaient qu'il serait le fossoyeur de l'Algérie et qu'il fallait l'éliminer. J'ai été arrêté et j'ai fait 15 mois de prison.».

(1)  «SDECE» : Service de documentation extérieure et de contre-espionnage. Créé par décret du   04.01.1946

(2) «ORAF» : Organisation de résistance de l’Algérie française. Dès le 16.11.1956, des actions contre-terroristes, avec l’appui du «SDECE» et la bienveillance de l’armée sont menées. Dissoute le 17.12.1956. Les membres poursuivront, malgré tout, leurs activités.

DELENCLOS Michel   Chercheur en histoire Biographe. Prix d’Histoire « 19 mars 1962 ? Waterloo »

Bibliographie :

- De F. Laroche "Le courage est leur patrie", Ed. St. Just, 1965.

- De P. Vidal-Naquet "La torture dans la république", Ed. Minuit, 1972.

- De J. Delarue "L'Oas contre De Gaulle", Ed. Fayard, 1981 et 1994.

- De P. Gauchon et P. Buisson "Oas", Ed. Jpn, 1984.

- De R. Kauffer "Oas", Ed. Fayard, 1986.

- De Bob Maloubier "L'Affaire du Bazooka, la confession de P. Castille", Ed. Filipachi, 1988, préfacé par Jean Larteguy.

- De Duranton-Crabol "Le temps de l'Oas", Ed. Complexe, 1995.

- De A. Deroulede "Oas", Ed. Curutchet, 1997.

- De C. Nick "Résurrection", Ed. Fayard, 1998.

- De A. Figueras "L'Affaire du bazooka", Ed. Deterna, 1999. De G. Fleury "Oas", Ed. Grasset, 2002.

- De O. Dard "Au cœur de l'Oas", Ed. Perrin, 2005.

DELENCLOS Michel : chercheur en histoire – Biographe.

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08 janvier 2016

GABRIEL ANGLADE

GABRIEL ANGLADE

C'EST AVEC UNE GRANDE TRISTESSE QUE NOUS VOUS INFORMONS DU DECES DE NOTRE PRESIDENT GABRIEL ANGLADE SURVENU LE 07 JANVIER A 17H00.

Gabriel Anglade, président de la Maison du Pied-Noir de Cagnes-sur-Mer et fondateur du Parti Pied-Noir.

C’est une grande perte pour la communauté des Français d’Algérie. Gaby fut un grand résistant et un homme de cœur… Il laissera un grand vide parmi nous.

Bien amicalement José CASTANO

Fleur de lys

« Les Deltas n’étaient pas des tueurs, mais des citoyens ordinaires prêts à mourir pour une cause : le maintien de l’Algérie française » (Gabriel ANGLADE, chef du commando Delta 6 de l’OAS Algéroise)

MARDI 12 JANVIER 2016           

Le corps du défunt sera visible à partir de 14 h 30.

Athanée de Cagnes-sur-Mer (04.93.22.63.39), route de Vence, cimetière de la Buffe, 06800 Cagnes-sur-Mer.

LUNDI 18 JANVIER 2016

10 h : Levée du corps à l'athanée de Cagnes-sur-Mer, cimetière de la Buffe.

10 h 30 - 11 h 30 : office religieux en l'église de la Sainte-Famille, 1 boulevard Maréchal-Juin 06800 Cagnes-sur-Mer.

Crématorium Nice-Colomars (04.93.29.03.50), RD 6202, vallon du Roguez, 06670 Colomars.

12 h 30 : Recueillement

13 h 00 : Crémation

16 h 30 : Inhumation au cimetière de la Buffe, route de Vence, 06800 Cagnes-sur-Mer.


Son parcours GABRIEL ANGLADE A REJOINT LES SIENS 

de DELENCLOS Michel : auteur de «19 mars 1962 ? Waterloo !», Ed. L’Harmattan. Prix d’histoire. Référencé à l’Académie des Sciences d’Outre-mer.  Chercheur en histoire. Biographie.

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11 janvier 2016

GABRIEL ANGLADE A REJOINT LES SIENS

Par Michel Delenclos

ANGLADE Gabriel dit "l'Argenté" né à Bab-el-Oued (Algérie française), décédé à Cagnes-sur-Mer  (23.12.1934-07.01.2016)  Le 18.01.2016, après l’office religieux et la crémation, il est inhumé au cimetière de la Buffe, à Cagnes-sur-Mer.

             -Membre de l'OAS-Alger, comme responsable du Delta 6. Pour lui: «Les Deltas n'étaient pas des tueurs, mais des citoyens ordinaires prêts à mourir pour une cause, le maintien de l'Algérie française.».

Le 12.12.1961, avec Joseph Rizza, il blesse André Goulay et Lucien Bitterlin –tous deux membres des «barbouzes»- à Alger.

Le 31.12.1961, il participe à l'attaque du PC des barbouzes, rue Faidherbe, avec Roger Degueldre, Joseph Rizza, Jean-Lou Blanchy et Marcel Ligier. Volontaire, sous les ordres de Louis Bertolini, pour aller libérer R. Degueldre à Paris. Avec Ligier, il participe au piégeage de la caisse d'imprimerie destinée au PC des barbouzes situé rue Favre à Alger ; attentat qui fera 19 morts le 29.01.1962 (selon l’écrivain Georges Fleury le 28.01.1962 avec Rizza, il truffe l'une d'elles de grenades et d'explosif...). Le 15.01.1998, il confirme à l’écrivain Vincent Guibert le piégeage par lui-même du matériel d'imprimerie destiné aux barbouzes. Le 15.03.1962, il fait partie des membres du commando qui tuent six fonctionnaires des «CSE» dont Max Marchand et Mouloud Feraoun. En mai 1962, il réoriente l'évasion de Roger Degueldre, et fait partie du commando de Blanchy, sous la responsabilité de Louis Bertolini, qui devait exécuter De Gaulle. Membre actif de l'ADEP

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1973 : de gauche à droite : Jo Rizza, Hilaire Géronimo, Pierre Démaret, Bachagha Saïd Boualem, Gaby Anglade.

A la suite du "casse du siècle" à Nice en 07/1976, effectué par Albert Spaggiari, soupçonné, Anglade est arrêté avec Joseph Rizza. Alain Krivine, dans son journal "Rouge" du 05.11.1976, intitulé "Delta Connection", pose quelques questions sur l’activité d’Anglade..

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1979 : à Nice. De gauche à droite : Antoine Padovani, G. Anglade, Clément Carrasco, X.

            En 1998, il est membre du comité directeur et vice-président de l'ADEP. (1). Le 15.05.1998 à Antibes, il s'entretient avec Vincent Guibert à propos des commandos Deltas. Adjoint au maire Louis Negre et chargé des Rapatriés de Cagnes-sur-Mer à partir de 2001. Participe au Rassemblement des Pieds-Noirs du 31.05.2002 à Cagnes. Le 29.04.2004, il est élu président national adjoint de l'ADEP dirigée par Athanase Georgopoulos. Le 24.04.2005 au Cannet, il est présent à l'AG de l'Adep. Le 20.05.2006, à Cagnes-sur-Mer, il organise les journées de rencontres des Français d'AFN, en présence de Christian Estrosi, des députés Jérôme Rivière et Monnet Luca, des conseillers généraux José Calza et Jean-Auguste Kart, du conseiller régional Jean-Claude Frappa, des curés Carruana et Scotto, de l'adjointe au maire de Nice, J. Chichmanian-Delpy, de Jacques Peyrat, de Fred Artz et du capitaine Pierre Montagnon qui donnera une conférence. Le 13.03.2008, il est le doyen et premier adjoint au maire «UMP» de Cagnes-sur-Mer, Louis Nègre.

            Dans «Le Point» n° 1888 du 20.11.2008, il témoigne: «En 1955, je fais mon service dans les commandos parachutistes quand, le 20 août, le «Fln» massacre les Européens de Philippeville. A la mine d'El-Halia, nous trouvons des femmes, des enfants tués dans des conditions épouvantables.»; il explique ensuite son engagement dans l'Oas: «Il n'était pas question de prendre le pouvoir, mais de garder notre place. Les «Opérations ponctuelles consistaient à abattre des gens qui avaient clairement pris position pour l'indépendance et, donc contre nous. Ils savaient ce qu'ils risquaient.»; puis il commente le combat contre les barbouzes: «35 kilos de plastic et trois grenades dont les goupilles étaient reliées à un fil....Quand les gardes mobiles, les «rouges», ont commencé à torturer certains des nôtres, l'affrontement est devenu impitoyable»; après l'arrestation de R. Degueldre, il va à Paris afin de monter une opération pour le libérer: «C'était impossible. Alors on a décidé d'assassiner De Gaulle, en le tirant au fusil à lunette depuis l'atelier d'un peintre russe qui se trouvait en face de l'Elysée. Mais nous avons été arrêtés. Cela dit, je ne vois pas ce qu'on nous reproche. Nous avions raison. De Gaulle aurait pu résoudre le problème de l'Algérie sans l'abandonner. Qu'on reconnaisse au moins qu'il a fait cette erreur-là.». Le 22.04.2009, à Aix-en-Provence, il est signataire de la «Charte nationale des Français d'Algérie et leurs amis», aux côtés de Etienne Muvien, M. Villard, Alain Algudo, Fred Artz, Pierre Descaves, Joseph Hattab Pacha, Jean-François Collin, Serge Jourdes, Anne Cazal, Pierre Barisain, Jean-Pierre Rondeau.

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Le 07.10.2010 : à «La Maison du Pied-Noir». Au centre, portant chemise rouge, G. Anglade. (Photo Nice-Matin).

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Le 12.04.2014 : à «La Maison du Pied-Noir» du Cannet. De gauche à droite : J-P. Guey, G. Anglade, Claude Simo, Athanase Georgopoulos, J-Y. Casalonga.

Le 22.06.2014, à La Colle-sur-Loup, dans les Alpes martimes, il organise une paëlla géante. Président de l’Association «La Maison des Pieds-Noirs et de ses amis».

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Le 04.06.2015: lors des obsèques de Michel Ximenes, G. Anglade est encadré par Alliot du «FN» et Michèle Soler du Cercle algérianiste de Nice.

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Le 03.10.2015 : lors de l’inauguration d’une nouvelle stèle au cimetière de la Buffe, à Cagnes-sur-Mer, G. Anglade prononce un discours

(1).«ADEP» : Association nationale des anciens Détenus et Exilés Politiques de l’Algérie française). Créée le 04.06.1969, elle a pour président, Paul Nocetti, président adjoint Joseph Rizza et secrétaire général, Athanase Georgopoulos. Ce dernier, dans une lettre adressée au président Jacques Chirac, réfute le qualificatif de «rapatriés», lui préférant celui de «Déplacés» ou de «Français réfugiés d’Algérie»

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L’auteur de ce parcours, Delenclos Michel, est  ici, le 13.11.2015, invité du 2ème Forum des écrivains de l’EPHMGA, à Paris Vème, le nid de la «FNACA».  Là, c’est la séquence dédicace. La veille le 12 novembre, en présence de 37 personnes, l’auteur a particulièrement dérangé l’ambiance consensuelle. A mes questions relatives au fait que l’on ne cessait de parler ou d’écrire de «France coloniale», de commémorations du 17 octobre 1961, des massacres du 8 mai 1945, etc, du «viol des femmes algériennes par l’armée française», du «napalm», etc, la réaction épidermique de l’historien Benjamin Stora, a été immédiate : «J’avais mal compris…». J’en dirai davantage ultérieurement.

DELENCLOS Michel : auteur de «19 mars 1962 ? Waterloo !», Ed. L’Harmattan. Prix d’histoire. Référencé à l’Académie des Sciences d’Outre-mer.  Chercheur en histoire. Biographie.

Bibliographie :

- De P. Chairoff "B...comme Barbouzes", Ed. A. Moreau, 1975.

- Rémi Kauffer "Oas", Ed. Fayard, 1986.

- Duranton-Crabol "Le temps de l'Oas", Ed. Complexe, 15.01.1999.

- Jean Monneret "La phase finale de la guerre d'Algérie", Ed. L'Harmattan, 10.11.2000, réédité le 06.01.2010.

- Vincent Guibert "Les commandos Delta", Ed. Curutchet, 10.11.2000.

- Georges Fleury «Histoire secrète de l’Oas", Ed. Grasset, 19.10.2002.

- Vincent Quivy "Les soldats perdus", Ed. Seuil, 15.04.2003.

- Olivier Dard "Au coeur de l'Oas", Ed. Perrin, 03.10.2005.

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15 janvier 2016

COMMUNIQUE DE CNC 15/01/2016

Le Mardi 9 février, le Prix Renaissance 2016 sera attribué à Roger Holeindre, Président du Cercle National des Combattants :

http://www.cncombattants.org/ Courriel : cerclenationalcombattants@orange.fr

Holeindre Cercle Renaissance

Télécharger au format PDF le formulaire de réservation à retourner avant le 2 février 2016

En vous priant d’assister nombreux à cette remise de prix et au dîner de gala qui suivra et aussi : Paras, bérets bleus, verts et rouges, tous unis.

http://paras.forumsactifs.net/t15366-jose-castano-une-vie-au-service-de-la-france#129990

http://paras.forumsactifs.net/portal  Courriel : beajp08@sfr.fr


Magistrale conférence de Roger Holeindre à écouter religieusement… L’abbé Guy Pagès du diocèse de Paris présente Roger Holeindre lors de sa conférence au Cercle de l’aréopage…

Témoignage inédit sur la Résistance, l’Indochine et l’Algérie…

Agenda du CNC

LE PARJURE, LA TRAHISON ET LA HONTE par José Castano


Parti de la France

NOMINATIONS À LA DIRECTION DU PARTI DE LA FRANCE

Parti de la France2

Le bureau politique du Parti de la France réuni le samedi 9 janvier a procédé à l'élection d'une vice-présidente et d'un président d'honneur.

Martine Lehideux, conseillère régionale honoraire, ancienne député au Parlement européen et présidente du Cercle National des Femmes d'Europe a été élue vice-présidente du Parti de la France.

Roger Holeindre, ancien député, président du Cercle National des Combattants (CNC), journaliste et écrivain a été élu président d'honneur du Parti de la France.

Carl Lang et les membres du bureau politique sont heureux et fiers de pouvoir ainsi honorer ces deux personnalités de la droite nationale française qui ont consacré leur vie au combat national.  Ils pourront ainsi servir d'exemple et faire partager leur expérience politique et militaire aux jeunes adhérents du PdF et de la droite nationale.

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22 janvier 2016

SÉRAPHIN RAYA

Séraphin Raya-CAGNES-2015

JULES ESTEVE nous informe que SÉRAPHIN RAYA, nous a quitté. Enterré le jeudi 21 janvier 2016, ce fut un soldat courageux toujours Volontaire pour servir son Pays, comme la majorité des PN, de l’Armée d’Afrique qui ont participé à toutes les campagnes pour la libération de la France.

Biographie lue par le Colonel Michel Gagnaire lors de sa nomination de "Chevalier dans l'ordre de la Légion d’Honneur".

            Le jeune Séraphin Raya a vu le jour le 7 septembre 1920 à Trézel en Algérie.
En 1941 comme beaucoup de jeunes français de l’époque, il est incorporé le 8 avril, au chantier de jeunesse de Blida, en Algérie d’où il sera libéré le 31 octobre de la même année.
            Refusant la capitulation, Séraphin, à l’instar de nombreux pieds noirs, s’engage le 7 décembre 1941, pour 4 ans, au Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc pour combattre et libérer la Mère Patrie.

            Il va découvrir des pays, des paysages, que lui, jeune pied noir n’aurait jamais imaginé et surtout il va découvrir la guerre :

La Corse, il débarque à Ajaccio le 7 mai 1944,
L’Île d’Elbe, le 26 mai 1944,
Le débarquement sur le sol de Métropole, Toulon le 28 août 1944,
Puis c’est la remontée vers l’Allemagne.
La bataille du Doubs du 16 septembre au 14 novembre 1944,
Celle de la Haute Alsace du 18 novembre au 19 novembre 1944,
La Bataille de Mulhouse du 21 janvier au 9 février 1945,
La remontée de la vallée du Rhin du 10 février au 1er avril 1945,
Et enfin la campagne d’Allemagne du 2 avril au 7 mai 1945.

            Mais, ayant pris le goût de l’aventure et voulant servir son pays, la France, le Marsouin, nom donné au soldat des Troupes de Marine, Séraphin Raya embarque le 19 septembre 1945 pour l’Indochine.

            Pour cette guerre qui se passe loin du sol de France et intéresse très peu nos compatriotes, guerre qui va durer 9 ans, guérilla au début puis guerre cruelle, contre un ennemi difficilement identifiable. C’est la première guerre révolutionnaire à laquelle la France est confrontée et dont les volontaires pour la faire étaient peu nombreux, pour laquelle  aussi la population française ne se mobilisa pas et l’appela «  la sale guerre », guerre qui coûta 50.000 morts à la France.

            Séraphin débarque au Cap St-Jacques en Cochinchine le 19 septembre 1945. Il restera en Indochine jusqu’au 16 avril 1947 et sera libéré de ses obligations militaires le 12 septembre 1947.

Pour tous ces faits d’armes, le Soldat de Première Classe Séraphin RAYA sera décoré :
– Médaille Commémorative 1939-1945 avec barrette «  Libération- Allemagne » ;
– Médaille des Engagés Volontaires ;
– Croix de Guerre 1939-1945 avec citation à l’Ordre du Régiment ; puis une citation collective à l’Ordre de la Division.

Pour l’Indochine :
– Médaille du Corps Expéditionnaire en Extrême Orient,
– Médaille Coloniale avec agrafe « Extrême Orient » ;
– Croix du Combattant Volontaire avec barrette «  Indochine ».
– Croix de Guerre des Théâtres et Opérations Extérieures.

            Le 8 novembre 1944, Monsieur le Président de la République lui a conféré la Médaille Militaire. Et par Décret du 23 avril 2015, le Président de la République l’a nommé Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

            Marié à Henriette  le 4 février 1950  à Mostaganem en Algérie, Père de 3 enfants : un fils et deux filles, grand Père de 3 petits enfants, il est également l’arrière Grand Père de 3 arrières petits-enfants. Son épouse nous a quittés en 2011.

            Monsieur Séraphin RAYA a laissé sa terre natale à la fin des événements d’Algérie et il est venu s’installer à Cagnes-sur-Mer pour y exercer son métier de peintre en bâtiment.

            Soldat courageux dont il est noté sur une de ses citations : «  s’est fait remarquer par son calme et son courage sous le feu de l’ennemi », Monsieur Séraphin RAYA a bien mérité de la Patrie et c’est la raison pour laquelle je suis heureux et extrêmement fier aujourd’hui , jour de la libération de Cagnes sur Mer, lui qui a participé à la libération de son pays la France,  heureux et fier de le faire Chevalier de la Légion d’Honneur.

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23 janvier 2016

LES ENFANTS DU "CENTRE GEORGES GUYNEMER" de 1941 à 1945

Piere Anglade-Dépêche du Midi 05 01 2017

Cet ouvrage est vendu au profit de l'entretien des basiliques catholiques en Algérie :Notre Dame d'Afrique à Alger, Santa Cruz à Oran, Saint Augustin à Bône.

Trois mille enfants réfugiés en Algérie de 1941 à 1945

SOS outre-mer Villard

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Voir aussi  ALGÉRIE- DES FAMILLES ACCUEILLENT DES ENFANTS DE LA GUERRE DE 39/45

Retour TEMOIGNAGES 1939/1945 ou bien:

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25 janvier 2016

LA FRANCE DE MON ENFANCE

            « Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? »(Général Marcel Bigeard)

            Mon enfance durant, je fus fier de ma France… Il était, par delà la Méditerranée, ce pays chatoyant qui me faisait rêver entre deux pages de géographie… Elle était ma Mère Patrie et, à l’instar de mes camarades de jeux, des Mohamed et des Levy, je ne voyais, je ne sentais que ce qui était beau dans son passé et son présent… Je voyais en rêvant une histoire chargée de gloires, de saints, de rois, de héros, de batailles gagnées et de défaites toujours glorieuses, d’un Empire qui rayonnait par-delà les mers.

            « Là-bas », avec mes camarades du cours moyen, nous vibrions pendant les leçons d’histoire. Nous encouragions de la voix, des mains et des pieds Vercingétorix et Jeanne d’Arc à bouter l’envahisseur hors de France. Subjugués par l’héroïsme de Bayard –le « Chevalier sans peur et sans reproche »- et les victoires de Napoléon, nous suffoquions de plaisir au récit de la bataille d’Austerlitz mais nous refusions de lire celles de Waterloo et de la retraite de Russie. En somme, j’étais fier de ma France avec ce que cela comporte d’aveuglement et je l’aimais du plus profond de mon être.

            Chrétiens, Juifs et Arabes, tous unis dans une même communion de pensées, nous étions prêts à nous battre pour elle, à nous faire tuer, à tout quitter pour elle. Nous ne savions pas ce qu’elle était exactement ; qu’importait ! Elle était tout ce qu’elle était et nous en assumions les laideurs comme les beautés ; c’était une réalité, une réalité matérielle, charnelle, spirituelle, indissociablement. Certes, je discernais bien déjà ce qu’il y avait de laid dans son histoire : L’inquisition et ses tortures… Les guerres de religion… La folie sanguinaire des révolutionnaires de 1789 et ceux de la Commune de Paris de 1792, l’institution de la Terreur et de la déchristianisation… mais cela ne comptait pas pour moi. Un enfant ne s’amuse pas à faire l’inventaire des imperfections de sa mère, morales et physiques. Elle est sa mère et, comme telle, sans défauts. Les connaissant, il les ignore. C’est le mystère de l’amour.

            Mais le temps a passé depuis et mes souvenirs –comme ceux de mes camarades d’hier- sont ceux d’une splendeur à jamais révolue… Nous ne sommes plus ainsi, nous avons changé. Notre France ? Nous n’en sommes plus fiers et, bien souvent, nous en avons même honte…

            Il est difficile de ne vivre que d’espoir aussi bien que de souvenirs et de se réfugier dans les négations rectificatrices.

            Tout a débuté avec le désastre de 1940 et l’insignifiance médiatique de l’aide fournie par l’Armée d’Afrique pour la victoire finale. Puis il y eut la perte de l’Indochine, les désastres et les sacrifices d’une armée héroïque, l’abandon de nos Partisans, la trahison des communistes et leurs sabotages meurtriers. Il y eut aussi la mort de l’Algérie française, de celle de milliers de jeunes soldats, de milliers de Musulmans fidèles, de milliers de victimes innocentes offertes en holocauste pour satisfaire aux exigences d’une arithmétique de la terreur, des milliers d’arrestations arbitraires de patriotes français refusant d’abdiquer… et, au bout, l’exode et l’exil de tout un peuple.

            Nous sommes saouls de défaites, de reculs, d’abandons, de reniements, de capitulations : Nous sommes gorgés d’humiliations. Nous lâchons tout, nous abandonnons tout ce qui nous appartient… La France qui trahit, qui renie, qui abdique, qui brade, qui s’autoflagelle… La France qui renie son passé et ses valeurs chrétiennes.

Alors, pour ne plus avoir honte, pour ne plus pleurer lorsqu’un Diên-Biên-Phu tombe sous les orgues de Staline, pour ne plus pleurer nos soldats décharnés de retour des camps de la mort lente d’un Vietminh transposé en djihadistes, pour ne plus pleurer les gorges tranchées, les corps mutilés au couteau et ceux déchiquetés par les bombes d’un FLN réincarné en EI, pour ne plus pleurer l’attente inhumaine d’un « disparu », pour ne plus pleurer sur la route d’un exil, pour ne plus pleurer des détenus politiques fidèles à l’honneur, pour ne plus pleurer des soldats trahis, victimes de politiciens véreux, nous avons décidé de fermer notre cœur à l’amour. Nous avons assez souffert, nous avons assez eu peur, nous avons assez baissé les yeux devant nos « vainqueurs » d’hier pour ne pas avoir à nous incliner devant ceux de demain et revivre les affres de la trahison, du terrorisme et de la guerre civile.

Nous voyons que les idées généreuses favorisent la corruption, que la confiance que nous plaçons envers nos élus est bafouée, que la loi du plus fort est toujours la meilleure… Voici revenu le temps des imposteurs : Mensonges, tromperies incessantes, déclarations électorales jamais suivies d’effets, reniements, promesses non tenues… Dans les plis de leur écharpe tricolore, l’ambition, la vanité, l’orgueil, le profit, la bêtise. Scandales de tous les côtés, fripouilleries partout et à tous les niveaux de la hiérarchie… ce qui fit dire, déjà, à Montesquieu : « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ».

Nous parle-t-on de Patrie ? Enseigne-t-on à nos écoliers ce qu’est la Patrie ? Ce qu’est la France ? Connaissent-ils seulement, ces écoliers, le premier couplet de La Marseillaise ?  Qu’est-ce que la Patrie ? Dites-le-nous donc, Messieurs ! Une histoire ? Vous en rejetez la plus grande partie et les livres de nos étudiants ne sont qu’un ramassis de contre-vérités. On connaît à ce sujet le terrible et célèbre mot de Joseph de Maistre : « L’Histoire, depuis trois cents ans, n’est qu’une conspiration contre la vérité ». Quel idéal êtes-vous donc capables de proposer à notre jeunesse ? Albert Einstein avait raison de dire que « ce n’est pas avec ceux qui ont créé les problèmes qu’il faut espérer les résoudre »

            Et vous, Giscard d'Estaing, (Mitterrand), Chirac, Sarkozy, Hollande, préoccupés comme vous l’êtes par votre maintien ou votre retour au pouvoir, qu’avez-vous fait de cette France que nous vous avons confiée ? Vous vous êtes comportés plus en « businessman » adeptes de « show-biz », qu’en chefs d’Etat ; vous avez institué le laxisme judiciaire, ouvert toutes grandes les vannes de l’immigration-invasion en prétendant que ce serait « une chance pour la France », la livrant ainsi aux hordes étrangères, aux voyous, aux islamistes, aux terroristes. Vous avez fait de nos banlieues où, jadis, il faisait bon vivre, des zones de non-droit où la terreur règne en maître, où la racaille manifeste ouvertement sa solidarité avec les terroristes islamistes.

            Vous nous avez tout enlevé, volonté, fierté, espoir, civisme, courage, patience, obéissance… Tout nous paraît vide. Nous n’avons plus en nous qu’une énorme lassitude et un extrême découragement. Dès lors, nous n’avons pas le droit d’aimer la chair de notre pays et nous ne voulons plus aimer son âme. Nous n’avons pas envie de mourir pour des idées suicidaires puisées dans les Ministères… donc nous n’avons plus envie de mourir pour la France sachant combien notre sacrifice sera vain.

Au fil des générations, flanqués des médias qui vous soutiennent, vous n’avez eu de cesse de cultiver le mythe de la culpabilité nationale : Colonisation… Repentance… Soumission… ignorant, comme le disait Charles Péguy, « qu’il y a des contritions plus sales que les péchés ». Vous avez fait en sorte, lors de vos gouvernances, que notre France s’accuse elle-même et se déclare honteuse de son passé guerrier, impérialiste et colonialiste… et, aujourd’hui,  elle n’est plus qu’une petite étoile dont le foyer s’est éteint progressivement. Ce qui subsiste encore à la place où elle éclairait n’est plus qu’un reflet dont nous pouvons désormais calculer la survivance…

Et nous souffrons de la voir ainsi… Méconnaissable, libanisée, colonisée, livrée à l’intégrisme religieux, décérébrée, sans mémoire, convulsée et congestionnée, gangrenée par les syndicats, les associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme, minée par l’insécurité, les émeutes, les grèves et le chômage, résignée à la stagnation, au recul, à la déchéance et à la fin. Oui, ma France, qui te sauvera ?

       José CASTANO 

Courriel : joseph.castano0508@orange.fr

Voir aussi : "Kathlyn SCHREITER" LETTRE A MA FRANCE.

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Conférence sur : « LES SEIGNEURS DE LA GUERRE »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.

« De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans  les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil, dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants. Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »

… Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « leurs » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait. »

Cette conférence, organisée par le Cercle algérianiste de TOULOUSE, sera donnée par José CASTANO, Samedi 9 Avril 2016, à 15h30, au CEFANOM, 1, rue des Pénitents blancs – 31000 TOULOUSE - Entrée gratuite

Un repas (facultatif) aura lieu à midi.

Pour tout renseignement : 05.61.15.45.98 ou 06.40.38.69.06

Courriel : cortes.famille@wanadoo.fr

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27 janvier 2016

ORAN LE 5 JUILLET 62 - CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHES

Maj du mercredi 27 janvier 2016

Document transmis par J. F. Paya

RÉSUMÉ DES CONCLUSIONS

G Pervillé explique l'événement par ce qui s’est passé avant (combats de l’OAS mais aussi du FLN et pourquoi pas de l'armée Française !) mais c’est toujours ainsi en Histoire, mais après il y a la volonté des hommes d'utiliser les circonstances et de les manipuler et les massacres du 5 juillet n'étaient pas inéluctables sans une certaine provocation préméditée et la paralysie connue de l'armée française et une fausse "neutralité" qui en réalité favorisait un camp le plus militairement fort et, celui qui ne devait pas être au pouvoir ALN D’OUJDA.

Mais nous trouvons G Pervillé assez naïf en lisant les citations ci-dessous

"Enfin, certains veulent croire que le général de Gaulle aurait décidé, dès cette date, de favoriser Ben Bella en laissant ses troupes rétablir l’ordre à Oran, mais cette affirmation est démentie par de très nombreux documents officiels qui prouvent qu’à cette date précise, la politique française était fondée sur une stricte neutralité entre les diverses factions algériennes pour éviter le risque de recommencer la guerre."

Nous pensons qu'il aurait été irresponsable et impensable pour tout pouvoir politique" ex colonial" de ne pas essayer (même sous peine d'erreurs) d'influencer la prise de pouvoir dans "l'ex colonie" à fortiori lorsque le sort de la force de dissuasion va s'y jouer et nous demeurons convaincus que le pouvoir Gaulliste habile en double jeu n'a pas pu rester indifférent et "non acteur" dans la prise de pouvoir en 1962 en Algérie.

Il n’y aurait donc pas eu de responsabilité directe du gouvernement français dans ce qui s’est passé le 5 juillet 1962 à Oran.

VOUS AVEZ BIEN LU, AUCUNE RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS CAR CE SONT LES CIRCONSTANCES QUI EN SONT LES CAUSES !

Guy Pervillé dit encore:

"La question que je me pose est celle-ci : ai-je eu raison de terminer mon introduction. Cette stratégie du pire, poursuivie jusqu’au 28 juin alors même que l’OAS d’Alger avait déposé les armes (et justifiée par l’idée folle de pouvoir conserver au moins un « réduit oranais ») aboutit, une semaine plus tard, à la catastrophe du 5 juillet ». Mais je maintiens que la guerre de l’OAS menée contre le FLN dans les quartiers musulmans tenus par celui-ci ne pouvait manquer de susciter des désirs de vengeance, non seulement chez les combattants et terroristes du FLN-ALN, mais aussi chez les civils qui partageaient les mêmes risques. Leur formulation est sans doute un peu trop abrupte, mais leur fond est-il ou non valable ?"(Suite .......)

"C’est là un point capital sur lequel insistent également tous les auteurs algériens, Karim Rouina, Fouad Soufi, ainsi que Saddek Benkada et les autres témoins interrogés par Pierre Daum.(évidemment) Il paraît largement négligé ou sous-estimé par la plupart des auteurs français, mais Jean Monneret reconnaît très justement les effets négatifs des attentats de l’OAS visant les quartiers musulmans. Ainsi, le harcèlement des quartiers musulmans d’Oran par l’OAS durant la période allant de la mi-février au 28 juin 1962 paraît bien être, sinon la cause directe, au moins la cause profonde du massacre du 5 juillet."(Fin de citation).

A notre avis non valable comme raisonnement trop simpliste, l'apparence n'étant pas la réalité (la terre est plate et le soleil tourne autour) et pour le moins un point de vue subjectif qui aurait pu s'appliquer dans d’autres régions de l’Algérie.

Bien sur les circonstances ont été habilement utilisées par les comploteurs, mais si les forces Françaises connaissant ces circonstances avaient signifié haut et fort qu'elles protégeraient leurs ressortissants comme c’était leur devoir le massacre n’aurait certainement pas eu lieu, et Pervillé à tort de dédouaner trop facilement les autorités Françaises et de sous-estimer l'élément déclencheur organisé et mis en route par les partisans FLN / ALN d'Oujda.
Posté par R Aresky/groupe de travail Oran 5 juillet 62.

MAIS D'AUTRE PART IL FAUT AUSSI FAIRE PART D'AUTRES DÉCLARATIONS CONTRADICTOIRES DE L'HISTORIEN

Sur un compte rendu de livres paru dans la revue Outre-mer, revue d’histoire, n° 380-381, 2ème trimestre 2013, Par l'Historien Guy Pervillé :

" Mais depuis quelques années, l’hypothèse d’une provocation menée par l’ALN du colonel Boumédiène pour discréditer le GPRA et aider à porter Ben Bella au pouvoir, soutenue depuis longtemps par l’un des principaux contributeurs de L’agonie d’Oran, Jean-François Paya,(PRÉCURSEUR THÈSE ET ENQUÊTE DEPUIS PLUS DE 40ANS ) contre le scepticisme de Jean Monneret, a reçu le soutien des historiens Gilbert Meynier (auteur d’une importante histoire du FLN) et Jean-Jacques Jordi.(ON PEUT AJOUTER LE TÉMOIGNAGE JP LLEDO Cinéaste ). Le livre de Guillaume Zeller permet au lecteur une bonne initiation à ces questions très complexes, mais il a aussi contribué à m’inspirer le projet de chercher à y voir encore plus clair.

Pervillé et la Préméditation ? Contradictions ?  Hésitations ?

Guy Pervillé dit après avoir mis en doute la provocation à l'émeute et aux massacres commandités par les services de l'ALN d'Oujda (Ben-Bella étant un comparse) dit et écrit plusieurs fois (Et on est d'accord!) " Les témoignages donnent l’impression très nette que le massacre des Européens avait été PRÉMÉDITÉ par au moins une partie des chefs du FLN d’Oran, que la plus grande partie de leurs troupes a participé à la chasse aux Européens".

Puis message suivant : réponse à Viviane Ezagouri (familles de disparus)

"D'après ce que j'ai lu, il me paraît logique de supposer une volonté de vengeance venant d'une partie des chefs FLN de la zone autonome d'Oran qui auraient ORGANISES LA PROVOCATION initiale en l'attribuant faussement à l'OAS, mais aussi une participation de la majorité des Algériens armés .." BON ET ALORS!! on est aussi dans la théorie du "complot" (CONSTANTE DANS TOUTE L'HISTOIRE DU FLN/ALN) abhorrée par J Monneret en sachant que la partie du FLN d'Oran "légaliste" c’est a dire suivant les consignes du GPRA d'Alger était avec les scouts Musulmans et le syndicat UGTA (témoignages fournis)) organisateurs du défilé qui se voulait pacifique et sensé démontrer la maitrise et "faire valoir ce gouvernement de l'Algérie nouvelle. L'autre tendance partisane de l'État-Major d'Oujda (et donc provocatrice) y avait envoyé un émissaire dès le 1er Juillet  sachant qu'à l'origine cet État-Major dans son communiqué ne parle que de la "date historique" 1er Juillet et qu'il a fait célébrer l'Indépendance en Oranie qu'il contrôle le 3 Juillet et donc prêt à saboter la manifestation du GPRA à Oran le 5 Juillet en vue de démontrer sa prééminence.

Une provocation semblant finalement être entrevue par Guy Pervillé qui reste dubitatif sur un "DEAL" ALN extérieur / Pouvoir Gaulliste mais nous avions précisé "de Facto" en hypothèse seulement difficile de prouver le deal mais tout se passe comme si ! Les effets justifiant la cause comme souvent en Histoire : il n'y aura jamais d'archives.

(L'ordre de consigner les troupes arrive la veille alors que Katz avait prévu dans la directive 99 du 20 Juin l'intervention possible des troupes "en cas de légitime défense de nos ressortissants" après l'indépendance (document cité) Besoin de l 'accord des putschistes d'Oujda opposés à certaines clauses d’Évian, mais présumés "plus à l'ouest" moins influencés par les soviétiques pour garder les bases militaires et d'essais. Jean Monneret et d'autres ne donnent aucune raisons spécifiques pour Oran, si non des généralités valables pour toute l 'Algérie pour un massacre "spontané" (alors que le film de JP Lledo et les études du docteur Vétillard nous apprennent qu'aucun ne le fut.)

Sur des questions ponctuelles ou il ne répond pas, aucun texte n'est valable dans ses annexes et ne sont pas clair, il suggère la responsabilité des Oranais provoqués par des musulmans qui posent leurs drapeaux et qui à leur tour les provoqueraient. Le serpent se mord la queue et on est hors sujet du moment

Posté par Garcia M /groupe de travail Oran 5 Juillet 62

Dans l'extrait de son livre "Une Ténébreuse Affaire " J-Monneret est plus enclin à admettre "la théorie du complot" que pour le 5 juillet  il nous dit : Le 26 mars 1962 à Alger, une foule de Français d’Algérie manifesta contre l’action des forces de l’ordre dans le quartier périphérique de Bâb-El-Oued. Plusieurs sections du 4ème RT leur faisaient face et leurs tirs firent plusieurs dizaines de morts dans leurs rangs.

Cet événement dramatique sans aucun équivalent dans l’histoire récente de la France a précipité l’exode des Européens d’Algérie vers la France métropolitaine non souhaité par le pouvoir (à priori). Peu d’ouvrages ont tenté de faire la lumière sur cet incident gravissime (à voir).

Un silence quasi complet continue tout au contraire de régner tandis que la presse bien-pensante se tait sans vergogne. (Affaire Fr/Fr plus connue que le massacre d’Oran).

Dans ce livre nous avons tenté d’éclairer les épisodes qui sont à la source du drame tout en analysant la tortueuse machination qui est à l’origine de ce massacre délibérément ignoré par la France officielle."  (J M)

SUITE DE NOS CONCLUSIONS INTERNES :

Pour la période transitoire dans l'attente d'un gouvernement Algérien il est facile de dire à postériori que l’ALN du Maroc n'avait pas besoin d'un prétexte pour prendre le pouvoir à Oran sans connaitre les réactions de la France. D'autre part il fallait éviter une trop grande concentration d'Européens à Oran qui leur faire peur pour s'affirmer comme force d'intervention devant l'armée Française (mais cela nous l'avons dit mille fois!) Quant à la division du FLN à Oran une délégation s’était même rendue à Alger pour contacter le GPRA (colloque de Jussieu par F Soufi et d'autres).

Extrait "les règles énoncées par la déclaration d’Évian générale et les déclarations jointes entreront en même temps en vigueur. L'Exécutif provisoire organisera, dans un délai de trois semaines, des élections pour la désignation de l'Assemblée nationale algérienne à laquelle il remettra ses pouvoirs " mais ce délai dura plus de deux mois à la vue des luttes Algériennes internes qui théoriquement rallongeait les pouvoirs de l'exécutif et le statut prévu en matière de maintien de l'ordre (possibilité pour les autorités Françaises "non utilisée" de défendre leurs ressortissants et supplétifs)

LES GARANTIES ÉTAIENT LA ET IL FALLAIT LES PRENDRE SANS OUBLIER LE ROBINET FINANCIER.

Du 18 août 2016 SUITE DES CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHES A LA FIN JUILLET 2016

Du 20 septembre 2016 POINT DE VUE SUR L'OUVRAGE DE PERVILLE "ORAN 5 JUILLET 62"

Retour listes de tous les dossiers 5 juillet 1962

LETTRE A MA FRANCE

Document poême réflexion transmis par José Castano

Ce soir, je t’écris à toi ma petite France,

la douce, la tendre, celle de mon enfance,

où régnaient la candeur et un soupçon d’insouciance :

Où es-tu donc passée ?

 

Je pleure, j’ai mal, mon pays

s’en est donc allé...

pour laisser place à une nouvelle contrée qui

m’est totalement inconnue.

 

Je suis chez moi mais je me sens

comme une étrangère !

Qui es-tu devenue, ma France ?

 

C’est donc ça que tu m’offres aujourd’hui :

La peur et la méfiance dans laquelle

nos vies n’ont pas de valeur ?

 

C’est donc ça ma nouvelle vie à tes côtés,

se balader par une douce après-midi ensoleillée

et revenir volée, pillée de tous ses biens?

 

Se réveiller un matin

en découvrant l’immondice de la terreur

qui a envahi toutes nos rues,

nos salles de concert, nos bars...

 

Je pleure, non pas tant pour les vols, les meurtres

et la terreur venue d’ailleurs ;

je pleure car je ne te reconnais plus.

 

Comment peut-on à ce point

bafouer nos vies, nos biens, nos valeurs?

Quel est donc ce monde

où l’argent devient Roi,

la terreur devient Reine

et la peur notre utopique alliée ?

 

Je dis simplement NON, NON et NON !

« Va te faire voir nouvelle France ! »

Je te refuse !

 

Chez moi, dans ma France,

il y a de l’humanité

et la vie n’est pas rythmée

par des diktats venus d’ailleurs.

 

La vie a un sens,

la vie le vaut bien

car nous l’avons choisie ensemble.

JE T’EMBRASSE MA FRANCE !

Kathlyn SCHREITER

CHANSON sur le 13 novembre à Paris – Emotion assurée…

Retour COUPS DE COEUR.

Ce « Cri » lancé par cette jeune fille, interne en médecine, est aussi le ressenti d’une jeunesse déboussolée qui, inquiète, s’interroge sur son avenir...

Il a fallu le vandalisme de son véhicule et le vol de ses biens les plus précieux pour que Kathlyn exprime, avec émoi, son désarroi, sa tristesse, sa colère et son inquiétude.

José CASTANO

 

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