20 août 2012

CINQUANTENAIRE DE L'EXODE A ALICANTE

Algérie - Alicante 1962-2012

Mémoire d'un exode

 

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Document transmis par Guy Huertas

Bonjour,
            Nous organisons les 5 et 6 octobre à Alicante une manifestation sur notre triste exode mais aussi pour remercier l'Espagne d'avoir accueilli magnifiquement français et espagnols.
            Vous n'ignorez pas notre tragique exode d'Algérie, il y a déja 50 ans ! Alicante et sa région a été un lieu d'accueil extraordinaire et compatissant, pour des pieds noirs qui choisirent dans une indescriptible pagaille, la valise plutôt que le cercueil. Alors qu'en France cet accueil fut pour le moins désastreux, l'Espagne sut apporter le réconfort à cette population exsangue,

            Les français d'Algérie veulent commémorer ce cinquantenaire en organisant une manifestation les prochains 5 et 6 octobre pour se souvenir et remercier ce pays qui alla jusqu'à aider par des bateaux envoyés au large d'Oran, au transfert de rapatriés. Compte tenu du contexte économique actuel en Espagne, il est impossible d'espérer une aide financière de ce pays. Nous ne pouvons compter que sur votre soutien financier. La pièce jointe vous apportera tous les renseignements sur ces journées des 5 et 6 octobre 2012.

            La faible souscription que nous vous demandons est primordiale si nous voulons mener à bien ce projet. Certes ce ne sera pas une manifestation grandiose, mais l'occasion de réunir non seulement ceux qui souffrirent mais également ceux qui permirent à cette population de se reconstruire.

            Mais notre demande ne s’arrête pas là : Il vous faut faire part autour de vous, à vos amis, associations et autres connaissances, de ce projet, en parler et encore en parler. Ce n'est que par le nombre de participants à cette souscription que nous pourrons mener à bien cette opération.

            Je compte sur vous et sur votre soutien. Merci par avance
Guy HUERTAS


PROGRAMME

Lieu de la manifestation  : Centro Cultural Las Cigarreras. 78 Calle San Carlos.  Alicante

VENDREDI 5 OCTOBRE

A partir de 9h : Accueil de tous les participants. Remise du guide et dossier d'information. Remise des badges. Installation dans     la salle.

9h45 : Début de la manifestation. Horaire impératif.

Discours de bienvenue de Madame le Maire d’Alicante, et de Monsieur le Consul Honoraire de France.

10h00 : Intervention de Thierry ROLANDO Président du Cercle Algérianiste. Présentation des 2 journées,

Accueil des historiens Mme Marie Muyl, et MM. Jean-Jacques Jordi, Juan David Sempere Souvannavong

et Juan Ramón Roca-Franqueira. Leurs œuvres.

10h30 : Juan Ramon ROCA : Rétrospective de l’histoire espagnole en Algérie du XVIème  au XVIIIème siècle.

11h00 : J-J JORDI : Implantation des espagnols en Algérie. Les raisons, les difficultés rencontrées, l’intégration à la France.

12h00 : Musique avec la Banda Sinfónica de Alicante.

13h 00 : Libre. Repas en ville à votre convenance.

15 h30 : Marie MUYL : Les Français d’Algérie : socio-histoire d’une identité (Thèse soutenue à la Sorbonne en 2007).

16h30 : Présentation et projection du film « Paroles de pieds noirs », avec le réalisateur Jean-Paul CARLON.

Vers 19h00 : Séquences filmées à Alicante en 1967 (ina).

Vers 20h00 : Fin de la première journée. Soirée libre.

SAMEDI 6 OCTOBRE

A partir de 9h : Réception des participants

9h45 : Début de la manifestation. (horaire impératif ).

Présentation et projection du film « La valise ou le cercueil ». Son impact en France.  Projection. Questions au réalisateur Charly CASSAN. Débats.

12h30 : Apéritif  avec la participation de « Super Anis - Galiana » l’Anisette d’Oran.

13h00 : Libre. Repas en ville à votre convenance.

15h30 : Débat avec tous les historiens : Les raisons du départ précipité (J-J Jordi). Les conditions du départ d’Oran et l’aide espagnole ( Jo Torroja). L´arrivée, l’accueil et l’implantation à Alicante (Juan David Sempere Souvannavong).

16h30 Pause.

17h00 :  Les conséquences socio économique à Alicante ( Juan David Sempere). Création du lycée français à Alicante.

Que sont-t-ils  devenus ? Réponses de pieds noirs 50 ans après( Marie Muyl). Témoignages.

Vers 18h30 : Fin du Congrès.

19h00 : Célébration d’une messe du souvenir. Musique avec la participation d’une fanfare locale. Minute de silence dédiée aux morts restés en Algérie (Iglesia de la Misericordia à 300m).

Vers 21h00 : Repas - Paella d'adieu (pour les réservations enregistrées).

Nota : Ce programme est susceptible de modifications en fonction d’impératifs de dernière minute mais les grandes lignes seront respectées.

 


- Pour tout contact ou demande de renseignements guy.huertas@gmail.com  ou charlesgaliana@yahoo.es

 Nous comptons vraiment sur vous et vous remercions par avance.

            Alicante et sa région furent le lieu du départ d’immigrés espagnols vers la terre française d’Algérie. Cette ville fut également celle qui accueillit en 1962 des milliers de leurs descendants lors du départ précipité de ce qui était devenu leur pays.

            L’Espagne, et notamment toute la région d’Alicante, a été, pour ceux qui s’y installèrent en 1962, un lieu où la plupart d’entre eux purent reconstruire une nouvelle vie, un nouvel avenir. Dans l’esprit « pionniers » qu’ils héritèrent de leurs ancêtres, ils ont su s’adapter et impulser à la région d’Alicante un dynamisme qui permit d’entrevoir pour eux, mais aussi pour leur nouvelle terre, un avenir prometteur. Alicante a accueilli cette population avec l’enthousiasme de ceux qui retrouvent leur famille de retour à la maison. Nous ne pouvons que la remercier de tout coeur. Rappelons-nous : des bateaux espagnols aidèrent à notre exil.

            Nous souhaiterions que 2012 soit l’année où Alicantins, sa région, et français restés ou non espagnols, se retrouvent unis pour commémorer ce triste anniversaire. Pour cela, nous nous avons espéré jusqu’à présent que la ville d’Alicante et les instances officielles locales ou non, nous aident financièrement à organiser ces deux jours de rencontres au cours desquels pourront s’exprimer les sensibilités de chacun, avec des projections de films, des débats informels, et la venue de France d’historiens connus. Nous voulons surtout montrer que notre communauté d’Algérie a su s’implanter avec bonheur sur cette terre amie et, pour ceux qui réussirent une vie professionnelle bien remplie, leur demander de bien vouloir relater par leurs témoignages, leur parcours, fut-il difficile ou laborieux.

            Afin de mettre en place cette manifestation, fixée aux dates des 5 et 6 octobre 2012, des organisations d’Alicante et de sa région, nous soutiennent dans l’idée de ce projet. Nous sommes effectivement les seuls en Espagne à commémorer les 50 ans de notre tragique histoire.

On peut citer entre autres :

Le Consulat de France à Alicante

La Maison de France à Alicante

Les Anciens d’Afrique du Nord

Les Membres de la Légion d’Honneur de France

Le lycée IES Luis Garcia Berlanga

L´Assemblée des Français de l’Etranger

L´Union des français de l’étranger.

La Mairie d’Alicante

            Pour ce faire, nous avons sollicité auprès des instances officielles locales, une aide financière à la hauteur des possibilités que pourrait dégager la ville d’Alicante. Nous avons également demandé une subvention en France et à ce jour nous n’avons aucune réponse positive. Les échéances électorales proches, les problèmes économiques tant en France qu’en Espagne, ne laissent à ce jour que peu d’espoir pour envisager une aide.

            Notre seul espoir pour réaliser ce projet qui nous tient particulièrement à coeur, réside donc en une aide financière de nos compatriotes, familles et amis qui voudront s’y associer. Comme vous le savez, la situation actuelle de nos amis espagnols nous laisse peu d’espoir d´obtenir une réponse positive aux demandes officielles que nous avons adressées.

            Nous lançons donc un appel à tous nos amis pour qu’ils nous aident par leur soutien financier à réaliser ce projet. Il serait dommage que nous, pieds noirs et amis dans cette région, ne puissions montrer 50 ans après, que notre sensibilité concernant notre drame est toujours aussi vivace. Notre mémoire commune et nos souvenirs personnels sont malgré le temps, toujours intacts sur ce passé douloureux. Pourtant, il fleurit en France des commémorations ou festivités sur le cinquantenaire d’une indépendance qui se solda par un exil dramatique !

            Nous avons estimé à 28 euros le montant de la souscription pour aider à notre projet vous donnant également accès à la manifestation, si vous nous faites l’honneur de votre visite

ALICANTE… 50 ANS APRÊS - 1962 – 2012 MEMOIRES D’UN EXODE

SOUSCRIPTION et RESERVATION

Aux journées des 5 et 6 octobre à Alicante

Réponse avant le 30 juin 2012. Attention, places limitées, réservez dès à présent !

Nom………………………………………..Prénom……………………….

Adresse……………………………………………………………………Ville……………………………

Pays………………..

Téléphone : …………………………………..courriel : …………….........................

Je souscris à ces journées du souvenir et verse 28 € (p/p) pour son organisation 

Je serai présent (e) à Alicante les 5 et 6 octobre oui non

Je serai présent (e) pour le repas( paella ) et verse 15€ (p/p) oui non

TOTAL…………………€ par Chèque Virement Espèces

- Les règlements seront effectués suivant les modalités décrites ICI 

- Remplir une feuille de réservation par personne- Dans le cas de réservation simple ou groupée, prière de communiquer, après paiement, les coordonnées de chaque personne. A expédier à guy.huertas@gmail.com

Un grand merci pour votre soutien. Guy HUERTAS et Carlos GALIANA RAMOS d’Oran

Contact : guy.huertas@gmail.com

CINQUANTE ANS AVEC LES PIEDS-NOIRS

 Article paru dans le journal local d’Alicante « Informacion » du jeudi 26 juillet 2012

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            Une particularité que possèdent, hier comme aujourd’hui, la ville et la province d’Alicante est leur relation avec l’Algérie. Ce mois-ci qui célèbre le cinquantième anniversaire de l’indépendance de ce pays, à Alicante, aussi, on commémore un demi-siècle de l’arrivée des Pieds-Noirs, les Français d’origine européenne qui vécurent en Algérie pendant 132 ans de domination française (1830-1962).

Histoire contemporaine

            Par sa proximité, son histoire et sa démographie, L’Algérie fut durant la période coloniale, un territoire très spécial, aussi bien pour la France que pour le sud-est de la péninsule ibérique. A la conquête initiale du littoral, administré par les Ottomans, on passa à l’occupation d’un territoire qui s’étendit peu à peu à près de 2,4 millions de kilomètres carrés. Pour le monde musulman c’était une partie des terres de l’Islam qui tombait aux mains des chrétiens depuis les Croisades. Pour les habitants du Maghreb ce fut l’apogée de plusieurs siècles de décadence face à l’Europe et, pour les autochtones, cela représenta la confiscation et la perte de leurs terres et de leurs valeurs ancestrales. Pour la France du XIXème siècle, en pleine essor industriel, cela représentait un territoire vierge et proche, facile à occuper pour y mettre en œuvre les mêmes règles, du point de vue européen et capitaliste, bien que cela ne put se réaliser qu’au prix d’énormes difficultés et de diverses guerres locales.

            Malgré les encouragements de leur gouvernement et des grands propriétaires terriens, les Français n’émigrèrent pas vers cette colonie comme on l’espérait. En revanche, rapidement affluèrent les espagnols des contrées du Levant péninsulaire : Valenciens, Alicantins, Maillorquins, Mahonnais, Murciens, Almériens… Tous ces arrivants formèrent avec les Français, les Maltais et les Italiens la société européenne d’Algérie : personnes d’origine très humble qui affrontèrent les tâches les plus dures de cette colonisation et qui après plusieurs générations finirent par s’incorporer à leur nouvelle terre.

            Au milieu du XXème siècle, l’Algérie comptait trois départements entièrement français dans lesquels vivaient 1,2 millions d’hommes et de femmes, d’origine européenne, de toutes classes sociales, catégories professionnelles et orientation politique. Parmi eux, l’immense majorité des neuf millions de Musulmans, presque tous en milieu rural et peu intégré à la société européenne, souffrait d’impécuniosité.

            Après la première guerre mondiale, s’unifièrent imperceptiblement des forces internes et externes donnant naissance à une évolution qui déboucha sur la guerre d’indépendance (1954-1962).

            La dégradation de l’étape finale de la guerre, et principalement les mois qui suivirent la signature des Accords d’Évian, en mars 1962, força précipitamment dans l’exil la majorité des Français d’Algérie. Beaucoup d’entre eux fuirent avec peu de biens ou juste avec ce qu’ils avaient sur eux, mais tous, du moins tous ceux qui étaient en âge de se souvenir, sont demeurés marqués indélébilement par cette rupture dans leur vie et par cette Algérie aujourd’hui mythifiée.

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Le défilé de l’Indépendance juillet 1962.

            La grande majorité se réfugia en métropole, mais hormis la France, il y eut d’autres pays d’exil comme le Canada, Israël, l’Argentine et surtout la province d’Alicante en Espagne.

 

Similitude géographique.

            Pour quelle raison un si grand nombre d’Européens vint se réfugier à Alicante ? Pour la tranquillité et la proximité de leur terre natale ; par les similitudes de la lumière, du climat et de l’ambiance de la ville et des villages côtiers de l’époque ; parce que nombreux de ces exilés avaient des origines levantines ; par les relations historiques et familières entre les deux rives de la Méditerranée ; et par le fait que certains d’entre eux avaient l’habitude de venir passer leurs vacances d’été dans la Province. Nombreuses sont les raisons qui expliquent l’installation (ou le passage) des Français d’Algérie en  Alicante. Curieusement quelques unes de ces raisons expliquent également la présence et le transit actuel des Algériens dans notre région.

            Tous les exilés reconnaissent d’un commun accord le bon accueil qu’on leur manifesta lors de leur arrivée en Espagne où on leur offrit la protection et la reconnaissance qui leur permirent de refaire leur vie.

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Le « Ville d’Oran » en port d’Alicante juin 1962.

            La société alicantine accepta les nouveaux arrivants et les autorités locales s’impliquèrent totalement dans leur accueil. De leur côté les autorités gouvernementales n’hésitèrent pas à envoyer, malgré le veto français, de nombreux bateaux et autres embarcations pour rapatrier des milliers de personnes bloquées dans le port d’Oran, fin juin 1962. Un peu plus tard, ils accueillirent de même les membres de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS), organisation qui pendant les quinze derniers mois de la guerre lutta contre l’Indépendance de l’Algérie.

            C’est une réalité que d’aucuns comparent au tiède accueil que les autorités françaises d’Algérie avaient manifesté à l’encontre des républicains espagnols 23 ans auparavant, et au rejet, la froidure, voire la persécution dans le cas des activistes, avec laquelle l’on accueillit les rapatriés d’Algérie dans une France saturée par des décades de guerre coloniales et dépassée par la subite arrivée d’un million de compatriotes. Gardant les proportions l’on pourrait dire que les exilés d’Algérie trouvèrent en Espagne le même refuge que la France avait offert aux républicains espagnols.

Absence de recensements.

            Il est difficile d’évaluer le nombre de personnes qui passèrent ou s’installèrent dans la ville et sa province à cause de l’absence de recensement spécifique et de la diversité interne du collectif : Espagnols qui retournèrent simplement dans leurs quartiers ou villages d’origine ; Français qui refusèrent ou oublièrent de passer se faire inscrire au consulat ouvert à cette époque ; personnes qui n’avaient plus de contacts avec les lieux d’origine de leur ascendants…On énonça des chiffres qui semblent osciller entre vingt mille et quarante mille personnes et particulièrement des 30 000 Pieds-Noirs mentionnés dans la revue que ces derniers éditèrent : Le Courrier du Soleil repris par Antoni Seva Llinares dans son livre en 1968. Mais en l’absence de sources d’informations et dans l’impossibilité de spécifier s’il s’agit de la cité ou de la province, il est impossible de confirmer ces chiffres. Les recensements fiables font apparaître un nombre bien en-dessous de ceux énoncés précédemment. En 1970, le consul français d’Alicante faisait connaître le nombre de six mille français inscrits sur ses registres, la plupart originaires d’Algérie, bien qu’il estimât entre dix et quinze mille les Français qui étaient installés dans la province.

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« Les Pieds-Noirs aussi disent Oui »

Référendum du 14 décembre 1966 approuvant en Espagne la Loi Organique de l’État.

 L’arrivée des Français d’Algérie à Alicante en 1962, provoqua une petite révolution socioéconomique. Ces derniers furent spécialement actifs dans les branches du commerce

            D’autre part sur le registre de 1965 de la municipalité d’Alicante, n’étaient enregistrées que 2 778 personnes originaires d’Algérie ou y étant nés. La mairie pouvait confirmer que ses services avaient établi une répartition par âge et par sexe équilibrée, que les recensés étaient majoritairement des commerçants, des employés ou des ouvriers et qu’initialement ils étaient répartis dans toute la cité et spécialement dans les quartiers du Centre-ville, de Carolina et du Pla.

            Ce qui apparaît clairement c’est que dans cette région du levant, transitèrent des dizaines de milliers de personnes et que le va-et-vient entre la France et l’Espagne augmenta à partir de cette époque. Des allers-retours qui se sont maintenus tout au long des décades, surtout lorsqu’arrivaient les vacances ou les départs à la retraite. A la fin des années 90, juste avant le grand envol de l’immigration du travail extracommunautaire, les Français étaient toujours et de loin, la communauté étrangère la plus importante incorporée dans la commune.

Cosmopolitisme méditerranéen.

            La ville d’Alicante qui, depuis la fin de la Guerre Civile avait maintenu ce cosmopolitisme méditerranéen qui la caractérisait, était, au début des années soixante, une petite capitale de province. L’arrivée des Français d’Algérie, provoqua une petite révolution socioéconomique. L’Albufereta a été durant des décades le symbole de la première expansion urbaine de la cité dans laquelle les Français d’ Algérie s’investirent activement.

A la fin des années 90, les Français étaient toujours, et de loin, la communauté étrangère la plus importante établie à Alicante.

            Mais l’immobilier ne fut pas le seul secteur dans lequel ils participèrent. Outre le Collège Français qu’ils fondèrent en 1962, ils furent principalement actifs dans le commerce.

            Les Alicantins de cette époque se rappellent les restaurants et les hôtels, les bars et les discothèques, les pâtisseries et les boulangeries, les pressings et les magasins de vêtements qu’édifièrent et créèrent ces personnes venues d’Algérie. La qualité, le service et le design révolutionnèrent le commerce de la cité et de la région véhiculant et instaurant un modernisme alors inconnu.

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Affiche OAS

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Gal Salan chef de l’organisation

            Durant plusieurs années, subsista une polémique au sujet de l’OAS à Alicante. Désormais que le temps a passé et qu’il est plus facile de rompre le silence, l’on peut confirmer que les trois premières années de l’arrivée des Pieds-Noirs, quelques dizaines d’activistes de l’OAS se restructurèrent à Alicante, et que des commandos furent préparés dans le but d’attenter à la vie de De Gaulle, considérant que ce dernier avaient trahis les Français d’Algérie en acceptant l’indépendance algérienne. Toutefois, ces commandos, et particulièrement ceux qui s’étaient réorganisés sur le propre territoire français, furent rapidement démantelés faute d’appui et de préparation spécifique à cette nouvelle mission. S’il est vrai qu’une majorité des Français d’Algérie installés à Alicante, avait été sympathisants de cette organisation, il apparaît que seules quelques dizaines d’entre eux, furent activistes les premières années de leur installation en Espagne.

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Couverture du livre de Antoni Seva « Alacant, 30 000 Pieds-Noirs » Publié en 1968

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 L’arrivée à Alicante en 1962

Un demi-siècle après leur arrivée, grand nombre de ces Pieds-Noirs, aujourd’hui à la retraite, continuent à vivre à Alicante.

Cette commémoration est une excellente opportunité pour rappeler leur contribution à la modernisation de la ville et l’accueil chaleureux que cette population reçut à son arrivée en terre espagnole.

Juan David Sempere Souvannavong Département de Géographie Humaine de l’Université d’Alicante

Traduction: Jean-Claude Martinez

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