21 mars 2009

GUERRE DU SOUVENIR SUR DES SOUVENIRS DE GUERRE

Mur_1

                   Là, à Perpignan dans la cour d'un ancien couvent, le mur des disparus donne le nom de 2700 "PN"- pied noirs, comme les Français blancs, anciens colonialistes d'Algérie étaient appelés PN (Un terme dont les origines sont obscures, mais qui a peut être quelque chose a voir avec des bottes noires) étaient originaires d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, de l'île de Malte et d'autres pays Européens, c'étaient souvent des ouvriers et des fermiers. Ils sont devenus des citoyens français pendant les a peu près 130 ans durant lesquels l'Algérie était sous la coupe de la France.

Mur_20Perpignan_20Mme_20Aguerra_202511072

   

Puis durant les semaines et mois chaotiques après que la France sous Charles De Gaulle ai termine sa guerre coloniale contre les nationalistes Algériens en Mars 1962, plus d'un million de PN ont fuit dans des villes comme celle ci. D'autres qui restèrent furent massacres dans des endroits comme Oran et d'autres, encore, ont disparus.

                   Jean Scotto, un enseignant a la retraite et PN (Il préfère être appelle Français d'Algérie) avait 23 ans a ce moment la. L'autre jour, sous un ciel bleu et brillant, il a ouvert la grille de la cour du couvent. Dans le voisinage, du linge étendu, de couleurs brillantes, flotte sur des cordes. D'une tour de vieux appartements ornes de balcons, parvient de la musique arabe. 

                   Monsieur Scotto est le vice président de l'association du club Algérianiste, une organisation qui aide a superviser le centre pour la présence française en Algérie, un musée dédié à célébrer la vie de chaque jour chez les PN. Il doit s'ouvrir soit cette année soit en 2010 dans cet ancien couvent.

                   De Marseille a Montpellier des musées sur le colonialisme et les PN, encourages par la nostalgie et des militants PN comme monsieur Scotto, doivent  s'ouvrir bientôt, a la consternation de beaucoup de français qui pensent que l'histoire des PN racontes par certains des partisans de la droite, est provocatrice (elle a dit Incendiaire) et que personne n'a besoin de l'entendre à présent. Le musée de Marseille a, il n'y a pas longtemps de cela, a fait que les Algériens ont menace de couper leurs relations économiques avec la France si le musée ouvrait. 

                   Même 46 ans après, pour les Français, l'héritage Algérien est similaire a ce qu'est pour les espagnols la guerre civile. Tout ce qui a voir avec le règne de la France colonialiste reste une blessure, surtout a cause de la longue et brutale guerre qui a cause qu'il termine. Néanmoins l'héritage des PN en temps qu'occupants ou victime dépend du point de vue de celui qui s'y intéresse. La France confronte sans vraiment le vouloir cette partie de son histoire qu'elle a essaye d'oublier de même qu'elle a essaye d'oublier l'époque de Vichy. 

                   Ce n'est pas seulement la récente ouverture de ces musées du souvenir (Le mur de Perpignan a été érigé en 2007) Quelques années plus tôt, Paul Aussaresses un général a la retraite a publie ses souvenirs de guerre, décrivant la mise a mort d'Algériens, par ordre venant de plus haut que lui. " La meilleure façon de faire parler un terroriste quand il refusait de dire ce qu'il savait était de le torturer" écrit le général dans son livre " La bataille de la Casbah" 

                   Les courts de justice françaises ont condamne le général pas pour ses actions mais plutôt d'avoir essayer de "justifier cette guerre" un curieux point légal français.  En janvier dernier, la cour Européenne a déclaré nulle cette accusation en raison du droit a la liberté de parole.

         " Le fait qu'il y a eu des tortures et le fait qu'Aussaresses n'a pas exprime de remords mais a dit qu'il devait le faire, car il était en mission" dit Xavier de Bartillat, éditeur général reflétant l'opinion unanime de la court "est simplement une part d'une histoire, de notre histoire, de notre mémoire collective." 

                   Mais pourquoi, tout cela, maintenant? La réponse est a cause de générations qui passent et a cause de changements culturels Michel Tubiana, le président de la ligue des droits de l'homme , qui avait déposé plainte contre le général et qui est contre le centre des PN de Perpignan, dit en parlant des émeutes dans la banlieue de Paris en 2005 parmi les ethnies arabes et noires africaines que " Les troubles dans les banlieues a ouvert le problème du colonialisme français" Il ajoute:' Il y a aussi maintenant une concurrence du souvenir sur qui ont été les plus grandes victimes. Quand un pays a des doutes sur son futur, son identité, les groupes regardent dans leur passe afin de se justifier. 

                   Benjamin Stora, un historien sur la France Algérienne, lui même un descendant de juifs algériens, présente ainsi les choses:" Il y a une crise de l'histoire de la nation française, dans le fait que la France, historiquement, s'est vue comme un endroit d'assimilation et d'intégration, mais maintenant, des minorités veulent questionner cette histoire. Cela a été partiellement la raison des émeutes, Et dans ce climat social, les PN qui regardent en arrière, avec nostalgie, sur les jours du colonialisme, avant la guerre - Une époque, Monsieur Stora, a précisé, quand les Algériens musulmans n'avaient pas les mêmes droits -- veulent être les gardiens, les conservateurs du passe nationaliste français et du jacobisme. "Mais bien sur il y a un paradoxe" Continue monsieur Stora parce qu'ils font aussi partie de la multiculturalisation de la France, étant eux même une minorité. Et le grand problème qu'ils ont maintenant avec leur vision a l'eau de rose c'est que la majorité des jeunes français sont anticolonialistes"  Le renouveau du mouvement négritude  parmi les jeunes noirs est juste un exemple de ce mouvement d'identité culturel parmi les minorités qui, comme les PN, pousse a un retour aux racines de même qu'il pousse a se considérer français.

                   Les musées comme le mur des disparus est clairement un champs de bataille dans la guerre du souvenir.

                   Les PN ont été les premières victimes du FLN dit Jean Marc Pujol député maire de Perpignan, en parlant des nationalistes Algériens. Lui même un PN, est un politicien qui a pousse a la construction du centre et a réussi a collecter 2.5 millions de dollars de fonds publics, de l'état français et de sa propre municipalité pour payer pour le centre. 

                   Nous sommes un pays qui a mis 50 ans pour dire que nous portons la responsabilité pour ce qui est arrive aux juifs durant la 2em guerre mondiale  dit monsieur Pujol en faisant allusion aux excuses formelles du président Chirac en 1995. Une première, venant d'un président français, sur le rôle de la France dans la déportation des juifs.  Un jour, dit il je pense que nous devrons assumer la responsabilité de ce qui est arrive aux PN"

                   Cette opinion, qui ignore que les Algériens furent en vérité les victimes des PN, va avec l'image à l'eau de rose de la vie de chaque jour en Algérie qui était soit disant paisible et bien intégrée. Elle ne correspond pas avec la réalité de la loi française qui disait qu'un vote par 1 seul européen comptait pour 10 votes de musulman ou que seulement 14 pour cent des enfants musulmans allaient à l'école ou que leurs revenus avait un déficit de 5 a 1.

                   Mais monsieur Pujol promet d'avoir" un centre pour organiser des recherches et avoir des débats"  Il dit que "Les critiques gauchistes veulent seulement entendre dire que la présence française en Algérie n'était que cause de guerre." " Nous voulons montrer toute une période. Personne n'a parle de l'holocauste jusqu'en 60 ou 70 parce qu'au début, les victimes ne parlaient pas. Je  ne compare pas." ajoute t'il très vite" Mais il y a une nouvelle génération qui veut une explication."

                   Une nouvelle génération -ou peut être une qui vieillit, monsieur Pujol veut prendre position avant que la France ne change davantage. Suzy Simon -Nicaise est la présidente du cercle Algérianiste de la branche de Perpignan et vice présidente de l'organisation nationale qui compte quelque 10 000 membres. Elle avait 8 ans lorsque sa famille a quitte l'Algérie. Son père était un homme d'affaire dans une compagnie pétrolière.

                   "Nous avons une culture et une identité" dit elle en parlant pour les PN" et nous avons le droit de parler de nos souvenirs" Dans un bâtiment de bureaux, très quelconque. le cercle Algérianiste garde des objets et des papiers qui éventuellement occuperont les étagères du musée dans le vieux couvent. Des vieux albums de photos couverts de poussière, des médailles enrubannées, des costumes militaires très usés qui sont accrochés à des mannequins de magasins branlants et dont les perruques tombent sur le coté. Des drapeaux, des cartes routières, des portraits des bustes et autres objets souvenirs accompagnes de panneaux écrits a la main sont dans des vieux placards vitrés. Ils remplissent plusieurs pièces fermées à clef, une sorte de musée d'un colonialisme romantique, une allée du souvenir pour les PN.

                   Monsieur Stora, l'historien, compare les PN comme monsieur Pujol et monsieur Scotto aux anti-castristes cubains qui rêvent de leur pays perdu. " Mais il y a une grande différence" ajoute t'il" parce que les anti-castristes ont l'espoir d'y retourner alors que le rêve des PN? Retourner en Algérie? Non." " L'Algérie française, l'Algérie des blancs c'est finit" dit monsieur Stora" et c'est pourquoi ils trouvent refuge dans un musée"

Article source du NY Times paru le 4 mars 2009 de Michael Kimmelman  

Retour "Tous les articles"

Posté par popodoran à 09:46 - - Commentaires [2] - Permalien [#]