Chers compatriotes il ne s’agit pas de focaliser toute la guerre d Algérie sur sa conclusion c'est "un créneau" qu'il faut bien étudier pour certains (peu nombreux) de plus motivés pour l'avoir vécu dans ses dessous et ses causes d'autant plus remarquable qu'il est occulté en Algérie (normal) mais aussi en France : exemple unique dans l'histoire où en présence de leur armée (nombreuse et invaincue) des citoyens désarmés pacifiques résignés non manifestants se font massacrer. D'autre part ce fut aussi sûrement ponctuellement le jour le plus sanglant de ce conflit (hors guerre) et l'origine du nouveau pouvoir Algérien. Tout ceci mérite attention et difficile d'en parler dans les médias (pas une seule émission télé)  même en Espagne pour les raisons diplomatiques que j'ai indiqué.

         Maintenant pour les conditions relire les écrits de Mo Harbi, G Meynier et d'autres spécialistes du FLN à priori  "les carottes n'étaient pas cuites" pour l'ALN extérieure et l'Oranie était plus prés qu'Alger ! Avec ses willayas 3 et 4 regonflées hostiles à Boumediene (3 mois et des combats pour entrer à Alger). Donc 1er étape prise du pouvoir à Oran avec prétexte rétablir l'ordre, pas prévu par Evian donc nécessité feu vert des autorités Françaises contrepartie possible l’accord pour les bases d’essais militaires  et pas d'enclave Européenne autour d'Oran (Mers El Kébir) cette éventualité inexistante à Alger (évoquée il est vrai par l'OAS d’Oranie) était crainte par l'état major ALN d'Oujda. Oran avec les environs était la région la plus "européenne d'Algérie" évidemment la question reste posée?

         Mais les effets furent bien cela ! Maintenant difficile de refaire l'histoire avec plus où moins d'OAS elle fut la résultante inéluctable de la trahison Gaulliste venue trop tardivement pour certains mais c'est un autre débat !

         Des provocations par massacres organisés eurent lieu en d'autres circonstances comme en Août 55 à El Halia sans OAS. Et rien ne les justifie surtout quand la guerre est terminée, que la situation est connue des autorités Françaises et qu'elles ont les moyens, le pouvoir et le droit  de maintenir l'ordre (des exemples pratiques à Oran l'on démontré) devant la carence de "la force locale" prévue par la déclaration d'Evian qui venait d'être plébiscitée le 1er Juillet en Algérie!

         Enfin pour conclure provisoirement la fraction FLN qui dirigeait à Alger avec le GPRA avait tout intérêt à démontrer devant les observateurs internationaux sa capacité de gouverner ce fut bien ce qu'il fallait ruiner pour la fraction extérieure à Oran en se souvenant que des Défilés "pacifiques"du 5 Juillet furent commandités à l'origine par Alger suite a la décision des wilayas de l'intérieur (sauf la V d’Oujda ) à Zémorra en Juin 62 et qu'ils furent transformés en émeute provoquée à Oran et chasse aux Européens .

         NB : Pas trop se faire d'illusions sur les Archives  dans ce dossier déjà celles du consulat d'Oran et de la gendarmerie locale il faudrait avoir les authentiques !  Celles de l'armée Française qui selon témoins aurait ramassé et enseveli des cadavres? A moins qu'il n'y ai pas de traces écrites ce qui est possible dans le contexte du moment, dans ce cas cela sort de l'Histoire? Comme pour les internés du stade municipal! C’est tout le débat sur la fiabilité des archives par omissions surtout lorsque l'on sait qu'il n'y a pas eu volontairement d'enquête! Sous le faux prétexte de Katz que l'ALN n'en voulait pas! lui qui avait dans le passé travaillé dans les services de renseignements et avec de nombreux informateurs musulmans en Oranie !

JF Paya   le 28 Janvier 2010

C’EST LA REPONSE à la QUESTION DE CORRESPONDANTS dont voici la teneur : 

   Jean François Paya puis je avouer que si le 5 juillet a été une journée horrible, il en faut pas  tout focaliser sur elle. Il est normal de demander que des archives jusque là réservées soient ouvertes aux historiens en priorité. Mais pourquoi ces massacres ont eu lieu à Oran et non à Alger ? J’ai non pas la mais une réponse. A Alger dés la mi juin l'OAS avait cessé  ses activités. On sait pourquoi. A Oran aussi mais trop tardivement. L'extérieur (Tlemcen) a pu alimenter le feu. Mais il était intérieur.

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

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