De Jean-Jacques Jordi
26 novembre 2011

JEAN-JACQUES JORDI

ACTU du 9 mars 2015

 

Jordi (Large)

 


 

 

Un silence d'état couverture

ENTRETIEN - CONFERENCE JEAN-JACQUES JORDI

Le diable porte pierre

             Nos anciens, pas bêtes, employaient cette expression pour dire que l’oeuvre de Dieu passe parfois par l’entremise du malin. C’est ce que je me disais en lisant le livre de Jean-Jacques Jordi : « Un silence d’état ». Je ne sais si en défendant la mémoire des tués et disparus de l’Algérie Française, depuis quelques trente années, j’ai fait avec bien d’autres, œuvre plus ou moins divine, en tous cas œuvre pour la vérité sinon œuvre de vérité.

            Je connais le travail appliqué, sourcilleux de Jean-Jacques Jordi et, je l’avoue, sa façon d’envisager la colonisation et la décolonisation ne fut pas toujours ma tasse de thé. Non que je croie que l’une fut tout miel et l’autre tout fiel, mais enfin toute une gamme de nuances me semblent de mise en cette matière. Sans doute le poète que je suis pratique l’octave du cœur plus que l’aride solfège et la rude chromatique. On ne se refait pas.

            Or, Jean-Jacques Jordi navigue en professionnel dans les cartons d’archives, en extrait la substantifique moelle, et, j’en suis sûre, à sa profonde surprise, il y découvre les preuves formelles de ce que nous disons, écrivons et crions à longueur d’années depuis cinquante ans. Evidemment le reproche qu’on nous fait toujours est l’inflation des chiffres. Etait-ce évitable ? Non, naturellement. La rumeur enfle les chiffres de tout temps et en toutes circonstances, et le secret imposé favorise le gonflement de la bulle. Fut-ce nocif ? Eh ! Bien, je ne le crois pas. Evidemment les chiffres assénés sans preuve ont fait se récrier : Vous exagérez ! Bon, d’accord, alors dites-nous la vérité, ouvrez les archives, croisez les témoignages. Ce ne sera peut-être pas autant, mais au moins ce sera vrai.

            Mais justement, on ne voulait pas que ce fût vrai, incontestable. Un flou artistique permettait de nier, de qualifier de fantasmes les récits. C’était un voile opaque, une burqua posée sur l’Histoire.

            Lorsque j’écrivais qu’au lendemain du massacre du 5 juillet 1962  à Oran, le Père De la Parre racontait qu’on parlait de 3000 morts et disparus, on me disait : ce n’est pas possible ! Et je répondais : « alors, dites moi combien ! » Mais nul ne prenait le risque de donner un chiffre précis. C’est fait, enfin. Du moins peut-on estimer correcte l’évaluation de Jordi : 50 ans après, c’est tout de même temps, non ?

            Il a fallu que cette approche scientifique soit faite non par une réac dans mon genre (Je n’en eu pas les moyens, d’ailleurs, ni la capacité) ni par un membre connu de l’OAS qu’on suspecterait aussitôt, ni même par une personne directement concernée par ce drame, mais par un homme dont les idées de gauche sont connues, qui n’en fit jamais mystère et que cette sensibilité lui ait permis d’accéder à la marmite du diable, les archives fermées, c’est signe, n’est-ce pas, que lorsque la vérité veut bien sortir toute nue de son puits, elle se sert de l’instrument adéquat.

            La Comtesse de Ségur parlait d’un bon petit diable, notre compatriote est un grand gentil diable ! Merci à lui.

« Les disparus civils européens de la guerre d’Algérie », sujet tabou depuis 50 ans !

            L’auteur, docteur en histoire et spécialiste de l’histoire des migrations en Méditerranée au XIX° et XX° siècles, de l’Algérie, des colonisations et décolonisations et de Marseille, s’est saisi à bras le corps de cette histoire mise sous le boisseau.

            On s’aperçoit, en lisant cette étude remarquable, que bien du monde a su, savait et sait, à l’exception des familles concernées, soigneusement tenues dans l’ignorance, à l’exception aussi des nombreuses personnes de bonne volonté sans moyen, sans argent, sans influence, qui n’ont eu pour seul mérite que d’essayer d’apporter une petite lueur dans cette obscurité voulue.

            Ce fut le cas du Capitaine Leclerc, du Commandant Bautista et de moi-même. Le résultat, brouillon, c’est vrai, fut tout de même que le sort de ces pauvres gens et le chagrin des familles remontaient à la surface du marécage, empêchaient qu’on les oubliât...

            D’autres personnes, avec un dévouement qui ne se laissait pas rebuter par les interdictions, les clapets des archives qui s’ouvraient et se refermaient, les rebuffades parfois, s’attelèrent à ce travail : Colette Ducos-Ader, Jean Monneret et Le Général Maurice Faivre en particulier.

            Jean-Jacques JORDI, en scientifique, repris tout ce qui avait été dit, écrit, publié et surtout obtint l’ouverture exceptionnelle d’archives secrètes. Il y découvrit un échantillonnage sordide de lâchetés des officiels, des démissions morales des militaires et des politiques et je pense qu’il eut souvent un haut le cœur à extraire de cette tourbe la vérité des faits que nous, simples témoins et néanmoins acteurs forcés du drame nous égosillions à clamer. Les preuves écrites étaient là.

            Il fallait encore, toujours scientifiquement, les exhumer, les trier, les ranger en ordre de marche et les publier de façon claire. C’est fait et bien fait.

            Il faut lire et faire lire cet ouvrage courageux. Il faut que nos enfants découvrent l’étendue des crimes commis sur des civils innocents et la duplicité autant que l’aveuglement criminel du gouvernement français.

Lisez, réfléchissez et jugez !

Geneviève de Ternant

27 novembre 2011

          Après la parution du livre de Jean-Jacques Jordi, Un silence d'Etat, il nous est difficile d'attendre encore dans notre coin que se réveillent les media ou les "gens" politiques de France pour que soit dévoilée la Vérité occultée depuis un demi-siècle.
          Plus personne ne pourra jamais dire qu'il ne savait pas ! Et certainement moins que quiconque, Nicolas Sarkozy.
          Un de nos compatriotes, Marcel Lizon, nous proposait de lancer une pétition à l'appui de l'article publié dans les petits échos.. Cette pétition est en ligne, vous pourrez la signer en cliquant sur ce lien :

http://www.petitionenligne.fr/petition/reconnaissance-de-letat-francais/1897 

          J'ai déjà reçu des e mails où l'on me dit que cela ne servira à rien. Soit. Mais à ma conscience et à la vôtre (pour ceux qui signeront), certainement, oui, cela servira.
          Parce qu'il ne sera pas dit que nous n'avons rien fait et, même, tout ce qui était en notre pouvoir pour réclamer inlassablement cette Vérité de malheur. Le nôtre.
          Que Sarkozy ne réponde pas ? Cela ne nous étonnera pas. Il est un grand menteur devant l'Eternel. Un "diplomate". Ne s'est-il pas, déjà, renié en 2007 ? 
          Que des centaines - voire des milliers - de Français d'Algérie ne signent pas cette revendication ? Là, aussi, cela ne nous étonnera pas. Nous savons qu'il y a un grand fossé qui sépare les pro à gauche, les pro à droite, les pro"comme nous" et ceux qui se foutent de notre passé comme de leur première chemise.
          Mais j'aime à penser que nos jeunes amis de France, ceux qui ne connaissent rien de notre histoire ou qui n'en connaissent que ce que les falsificateurs ont bien voulu leur enseigner, tous ces jeunes Français doivent connaître la vérité.
          Et cette "pétition" en ligne , je l'espère, les amènera à se poser la question : Mais, alors, De Gaulle les a vraiment escroqués en 58 ? Il les a abandonnés aux mains des tueurs rebelles du FLN ? Et en plus, il les a combattus jusqu'au dernier parce qu'il voulaient que l'Algérie reste à la France ?
          Cette lettre à Sarkozy, les interpellera, j'en suis certaine parce que j'ai une grande confiance en eux. Et si n'obtenons encore rien, comme nous n'avons, d'ailleurs, rien obtenu depuis un demi siècle, l'idée de la trahison de 2gol germera dans leurs jeunes esprits.
          Bien sûr, nous devrions leur donner l'exemple par le nombre de signatures que celle-ci recueillera. Mais personne ne se fait d'illusions, nous les avons perdues depuis de nombreuses années.
          C'est pour cette raison que je vous demande de faire circuler les liens pour que cette revendication soit diffusée à un maximum de Français et que nous ayons atteint, au moins, le but de faire réfléchir nos amis et nos détracteurs sur la grandeur du grand homme et peut-être, même, sur leur avenir, en choisissant les politiques qui tiendront la promesse de conserver la France à la France.
Merci à vous tous.

Pétition en ligne à diffuser largement pour signature de notre revendication

http://www.petitsechodoran.com/cap-sur-2012/petition-en-ligne,a2938540.html


26 novembre 2011

Jean-Jacques Jordi que nous connaissons depuis longtemps essaie, tant bien que mal, d'être honnête et surtout d'écrire en se basant sur des archives irréfutables en prenant soin de ménager (parfois trop, j'en conviens) tout le monde.

Son dernier livre semble être une véritable bombe. C'est un énorme pavé dans la mare. C'est aller contre le politiquement correct avec cependant, dans son cas, un "plus" énorme: son accès à des documents inédits souvent classés "secret défense".

D'autre part, ce pavé, qui arrive comme par hasard à quelques mois du cinquantenaire, va complètement à l'encontre des thèses des "politiquement corrects" que l'on voit arriver sur les plateaux TV avec leurs étiquettes "d'experts" entre guillemets.

Pour l'instant seul "Valeurs actuelles" et ‘‘la Provence’’ en parle.

Documents "Valeurs actuelles"

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Posté par popodoran à 22:46 - - Commentaires [16] - Permalien [#]