01 décembre 2017

MÉTHODE ET ARCHIVES MILITAIRES EN ALGERIE

Par Jean François PAYA

Qu'est-ce qu'un JMO? (journal de marche et d'opérations) En principe

            Dépourvus de tout commentaire ou appréciation personnelle, en conformité avec l’instruction du 5 décembre 1874 qui les a institués, les JMO devaient servir à la rédaction d’un historique d’ensemble, destiné à maintenir la valeur morale de l’armée. Ils n’en restent pas moins, malgré leur rigueur administrative et leur sécheresse parfois, une source irremplaçable sur la vie et la mort des soldats.

            La tenue des JMO, confiée à des officiers qui peuvent en déléguer la rédaction à des sous-officiers, est prescrite aux états-majors aussi bien qu’aux corps de troupes. Revêtu d’un caractère officiel, répondant à une démarche d’authentification des faits et notamment des actions d’éclat, le journal de marches constitue, en un sobre condensé des événements, un récit aussi objectif et précis que possible des combats.

Que trouve-t-on dans un JMO? Toujours en principe

           Chaque jour sont notifiés les faits, combats, manœuvres, travaux ou reconnaissances, accompagnés des objectifs visés et des résultats obtenus. Sont aussi indiqués de manière systématique la composition du corps (effectifs, encadrement et mutations), les itinéraires suivis, les emplacements des camps ou des cantonnements, ainsi que les décorations et citations individuelles. Le texte peut se réduire à une chronologie très succincte, en raison même du rythme des actions.

Note de renseignement 2ém bureau

MÉTHODE ET ARCHIVES

Pour ce qui nous concerne au sujet de la journée du 5 Juillet 62 à Oran nous avons un problème avec les Archives car il n’y a eu ni recherches ni enquête voir disparitions des amorces de recherches et documents; photos de victimes par la gendarmerie départementale vite incompétente et délocalisée du square Garbé (témoignages familles)
La prévôté Militaire (gardes mobiles) aux ordres du général Katz n’a fait aucune recherche et avait même donné des renseignements au FLN (témoignages musulmans)
Ce dernier(Katz) s’est contenté d’une interdiction de vérifications en quartiers musulmans proclamée par le chef de l’ALN si Bakhti (Némiche Djelloul) alors qu’il disposait d’un réseau d’informateurs issus de ces quartiers et le 2ème bureau à reçu ordre de ne pas faire d’enquête, mais est tombé grâce à une fuite le 22 juillet 62 sur l’Ordre du Jour de l’État-Major ALN d ‘Oujda diffusé au matin du 5 Juillet 62 (Note 2ème bureau du 23 Juillet) qui vilipendait le GPRA et se proposait (classé Secret/ Confidentiel) "de protéger la minorité Européenne" Alors qu'on ne savait encore pas trop ce qui se passait à Oran! Aucune conclusion ne s’ensuivit si non l’ordre "de ne pas s’immiscer dans un problème interne purement Algérien"

ICI LES HISTORIENS PEUVENT EN TIRER DES CONCLUSIONS!

            Nous n’avons pas eu non plus les archives originales (cahiers registres) où étaient consignés les plaintes de "disparus" déposées par des familles (vus par témoins dont moi JF P ) au consulat d’Oran qui venait d’ouvrir.
Sujet: méthodes et archives un Historien signale dans un texte  "la source la plus précieuse et essentielle" sont renseignements militaires pour le 5 Juillet Comment peut-on dire cela d'une troupe strictement consignée dans ses cantonnements? Aussi bien pour la non intervention que pour certaines interventions en marge des ordres (nombreuse révélations tardives) que l'on ne pouvait pas mentionner sur le coup Par ex intervention des commandos marine(patrouilles) en armes dissuasives à la Calère) le colonel Sala, alors capitaine au 2ème bureau a un rapport non signalé d'une unité: tirs tout l'après-midi sur éléments FLN (bd sidi Chami, lycée technique face à la BAO )
           L’intervention musclée d’une section du 8ème Rima: tirs au FM sur des assaillants qui attaquaient la Gare CFA vers 13h fut très édulcorée dans le JMO de l’unité (qui durera plusieurs heures selon plusieurs témoins) etc. etc. je ne citerai pas autres JMO enjolivés ext au 5 juillet soit avec du plus soit avec omission / ensuite sur 50 cartons d'archives nous n'avons pas grand-chose! A l’aide de plusieurs JMO on a pu relever des personnes enlevées (ponctuel) signalé à plusieurs unités mais sans synthèse et rarement  dates et heures. La majorité des "Disparus" n’ont pas été vu "enlevés"
           Enfin les gens seuls à Oran dont les familles étaient parties donc non signalés sont difficiles à estimer d'après les "sorties" au moins 6500 départs sans "chefs de famille"(comme on disait)
La seule Pièces Jointe dans livre (La Tragédie Dissimulée) en annexe datée du 17/5/62 est antérieure au 5 juillet (2ème B du 17/5/62) et je n'ai pas présenté "ma thèse" basée sur des extraits synthétiques
http://popodoran.canalblog.com/archives/2008/11/05/11250833.html
           Je persiste a dire qu'après le 5 JUILLET il n'y a pas eu d'enquête formelle par le 2e Bureau sauf renseignements de routine comme remontée de certains disparus signalés par unité incidemment dans des JMO sans rapport de synthèse qui aurait été cité aujourd'hui
JF PAYA

Situation en Algérie le 24 juillet 1962

ARCHIVES MILITAIRE DE "LA GUERRE D'ALGÉRIE"  En réalité  OPERATIONS DE SÉCURITÉ ET DE MAINTIEN DE L'ORDRE

Considérations générales :
           Pour dépasser le cas spécifique du 5 Juillet à Oran :(massacre des européens) tout d'abord rectification non pas des Archives de Guerre du moment puisque le conflit ne fut qualifié de guerre que le 18 Octobre 1999, la nuance n'est pas seulement sémantique, mais du maintien de l'Ordre avec des règles présumées différentes de temps de Paix! Je m'explique en actions de guerre l’objectif est de cibler l’adversaire et de l’éliminer si possible par surprise: par exemple éliminer préventivement l'adversaire (bombardements, aujourd’hui Drones), en maintien de l'ordre ce n'est pas possible et à priori inconnu dans les archives. Bien sûr on peut présumer des actions bilatérales par ailleurs et en dehors des règles de la guerre (convention de Genève) et du droit mais ce n’est pas le sujet ici.
           Donc fatalement beaucoup d'omissions dans les archives officielles en restant dans ce cadre du Maintien de l’Ordre beaucoup de casuistique dans les fameux JMO (journaux de marche et d Operations) des différentes unités, que dire du renseignement officiel par les 2em Bureaux : beaucoup de paperasse et de tris ,pour une utilisation opérationnelle "beaucoup de Blancs" et de relations orales forcement non archivées! Pour en revenir au 5 juillet, certaines actions contrevenant aux ordres n'ont pas été signalées ou édulcorées et que dire à méditer par les chercheurs de la disparition la veille, d'une unité entière du 6em RTA transformée en UFOL (force locale) avec leurs officiers rapatriés in extremis en catimini! Preuve d'une intervention préalable de l'ALN du Maroc déjà infiltrée à Oran aucune trace aussi dans les archives "forces locales" inexistantes .Il faudrait voir aussi les archives des autres armes et notamment marine (pour le renseignement) et de la gendarmerie dont certains éléments furent contraints de rester après l’indépendance pour formation de la gendarmerie Algérienne.

AUTRE POINT DE VUE

           Très juste la procédure officielle était du maintien de l’ordre, l’état de guerre aurait facilité grandement les choses pour l’Armée Française et notamment l’anéantissement des armées ALN aux frontières par l'aviation.
Pour prendre part a ce débat il est indéniable que provoquer des troubles et des désordres induisant un massacre facilité par la disparition de la Force Locale, seule habilitée pour maintenir l’ordre selon les accords d’Évian et la neutralisation voulue des FAF (forces françaises) en légitime défense pour ses ressortissants qu’elle n' a pas assumée.
           Il est certain que le grand bénéficiaire de cet état de fait fut L ALN extérieure venue expressément du Maroc et de l'EST surtout pour prendre le pouvoir et faire un coup d’état contre le GPRA d’Alger.
           Ceci fut déjà exprimé en clair dans les conclusions des 3 livres "Agonie d’Oran" il y a près de 40 ans incluses les recherches de JF Paya puis confirmé par les avis des historiens G Meynier et Bruno Etienne et enfin l’enquête récente d’un autre historien JJ Jordi : Comme l’ont démontré JP Lledo et Roger Vétillard tous les massacres sont sous la responsabilité d une fraction FLN /ALN et furent prémédités et organisés et dissimulés comme le dit J Monneret  pour Oran sans aller plus loin! Et ce à notre avis a cause de la responsabilité écrasante du pouvoir Français de l’époque et de ses liaisons avec nouveau pouvoir montant en Algérie avec une fausse neutralité, finalement, circonstances et prétextes, deviennent causes pour certains !

JF PAYA AC /Algérie Classe 54/2 jusqu’à fin 64 Base de Mers el Kébir.

grouperecherchehistoire@orange.fr

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03 décembre 2017

LA BATAILLE DE SIDI-BRAHIM

Par José Castano

« La seule défaite irréparable, c’est l’oubli » (Jean BRUNE)

            Après la destruction de sa smala (16 mai 1843) par le duc d’Aumale, l’émir Abd el-Kader se réfugia au Maroc d’où il lança un nouvel appel à la guerre sainte contre les troupes françaises installées en Algérie.

           Au mois de septembre 1845, il entreprit de franchir la frontière et effectua avec l’aide des populations fanatisées de sanglantes insurrections qui, sous l’influence des passions religieuses, se propagèrent sur tout le territoire algérien.

           La garnison française la plus proche de la frontière algéro-marocaine, celle de Djemmâa Ghazaouet (appelé, plus tard, Nemours), forte de 600 hommes, était commandée par le lieutenant-colonel de Montagnac, soldat fougueux, violent, aventureux, mais fort courageux.

           Le 19 septembre 1845, un chef de tente de la tribu des Souhalia (que l’on croyait fidèle), le caïd Trari, vint, insidieusement, avertir Montagnac de la présence d’Abd el-Kader dans sa tribu dans le but de provoquer un soulèvement et demander, par conséquent, l’aide et la protection de l’armée française.

           Sans prendre le temps d’apprécier si le danger couru par la tribu était réel ou, s’il s’agissait d’un piège tendu par l’émir, Montagnac contrairement aux instructions des généraux Lamoricière et Cavaignac qui lui enjoignaient de na pas s’aventurer en rase campagne avec un effectif aussi réduit que le sien- prit la décision de former une force expéditionnaire afin de s’opposer à la violation du territoire par l’émir.

Bataille de Sidi Brahim 26 septembre 1845Par Louis Théodore Devilly (dead 1886)

Bataille de Sidi Brahim 26 septembre 1845 par Louis Théodore Devilly (dcd 1886)

           Le 21 septembre, à 22 heures, à la tête de cinq compagnies du 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans, sous les ordres du chef de bataillon Froment-Coste, d’un escadron du 2ème Hussards, commandé par le capitaine Gentil de Saint-Alphonse et de quatre escouades de carabiniers commandées par le capitaine Burgard, soit 421 hommes, Montagnac se porta au devant d’Abd el-Kader.

           Le 22 septembre, arrivé aux abords de l’oued Sidi-Brahim, l’officier décida d’établir son campement. Aussitôt, et durant toute la nuit, des coups de feu furent échangés avec des cavaliers arabes.

           Le 23 septembre, à six heures du matin, Montagnac refusant l’enlisement, décida de charger et de réduire l’ennemi. Laissant le bivouac à la garde du commandant Froment-Coste avec deux compagnies, il partit, en tête des hussards, suivi de trois compagnies de chasseurs. Parvenus au pied du Kerkour, à trois kilomètres du bivouac, les hussards chargèrent une centaines de cavaliers qui, aussitôt, se retirèrent, entraînant de plus en plus loin la charge… et les chasseurs à pied exténués par leur course poursuite. Soudain, un millier de cavaliers arabes cachés jusque là derrière un pli de terrain, surgirent et, dans un déluge de feu, sous le regard d’Abd el-Kader en personne, se ruèrent sur l’avant-garde française complètement désorientée. Très vite la plupart des officiers furent mis hors de combat y compris le lieutenant-colonel de Montagnac atteint d’une balle au bas-ventre. Pendant ce temps, les trois compagnies de chasseurs, épuisées par l’effort fourni pour tenter de rattraper l’escadron, étaient assaillies par des milliers de fantassins et de cavaliers. La mêlée était indescriptible, sauvage, impitoyable, sans merci. On frappa, on perça : Les soldats français de leur baïonnette, les cavaliers arabes de leur lance et de leur sabre. On trancha, on brisa, on mutila, on acheva. Le sang giclait de partout, ruisselait abondamment, aveugle. Des blessés étaient piétinés par les chevaux, d’autres se redressaient péniblement, hagards et ensanglantés, ils étaient aussitôt décapités pour la plupart. Les chasseurs étaient pris au piège, sans le moindre espoir de salut. En quelques minutes, leur carré fut anéanti. La résistance à l’ennemi fut sublime, mais le carnage épouvantable.

           Averti par une estafette, le commandant Froment-Coste accourut avec une compagnie de chasseurs et une section de carabiniers, ayant laissé le camp à la garde du capitaine de Géreaux, à la tête de la seconde compagnie de carabiniers.

           Arrivé sur le théâtre des opérations, le détachement fut aussitôt assailli par un ennemi trente fois plus nombreux et enivré de sang. Ce fut un massacre. Le commandant Froment-Coste et le capitaine Burgard furent tués ; le capitaine Dutertre, grièvement blessé, fut fait prisonnier. Seuls, deux chasseurs réussiront, de nuit, à s’extirper d’un amoncellement de corps atrocement mutilés et rejoindre une colonne française.

           Survivants de ce carnage, les quatre-vingt-deux carabiniers du capitaine de Géreaux demeurés au bivouac, firent retraite sur le marabout de Sidi-Brahim d’où, abrités par des murs de pierres sèches et de pisé, ils allaient pouvoir organiser plus efficacement leur défense.

           De nouveau une horde hurlante –toujours sous le regard attentif de l’émir- se rua sur les défenseurs du fortin mais, cette fois, des coupes sombres éclaircirent les rangs des assaillants. Vainement, Abd el-Kader envoya des parlementaires pour obtenir la reddition des carabiniers. Alors, contre toutes les lois de la guerre, il présenta aux insurgés, le capitaine Dutertre, ensanglanté mais vivant. Celui-ci avait été prévenu que s’il ne parvenait pas à décider ses compatriotes à se rendre, il serait exécuté sur place. Le carabinier Tressy, l’un des rares rescapés de ce désastre racontera plus tard : « Entouré de six arabes, le capitaine est très pâle. A l’invite de ses gardiens, il refuse d’abord de parler puis, un pistolet braqué sur la tête, il crie d’une voix affaiblie : « Camarades, Abd el-Kader m’envoie vous demander de vous rendre… Mais moi, je vous engage à résister et à vous défendre jusqu’à la mort. Vive la France ! ».

           A peine eut-il parlé, qu’il fut abattu de deux coups de pistolet tirés à bout portant. Son corps entraîné un peu plus loin, fut décapité. Le bourreau prit aussitôt la tête par les cheveux et vint la montrer aux défenseurs du marabout. Il éleva le sanglant trophée en ricanant. Cet affreux spectacle fit frémir de rage les carabiniers : quatre coups de fusil partirent en même temps, et le fanatique tomba, foudroyé, lâchant la tête ensanglantée du capitaine qui roula sur le sol. Croyant alors les assiégés découragés et abattus, Abd el-Kader ordonna au clairon français prisonnier, Guillaume Rolland, de sonner la retraite, celui-ci n'en fit rien et sonna, au contraire, la charge.

           Durant quarante huit heures, les défenseurs du fortin résistèrent aux multiples assauts. Sans eau, sans nourriture et les munitions s’épuisant, la situation devenait tragique. Conscient de la fin inéluctable qui serait la leur s’ils demeuraient dans cette position, le 26 septembre, avant l’aube, le capitaine de Géreaux et le lieutenant Chappedelaine, son second, décidèrent de tenter une sortie dans le but de rejoindre Djemmâa-Ghazaouet. Bénéficiant de la surprise, avec leurs hommes ils se projetèrent hors de l’enceinte et culbutèrent les premières lignes d’assaillants pour la plupart endormis. Vers 9 heures du matin, après une marche épuisante et de multiples harcèlements qui furent fatal au lieutenant Chappedelaine, ils atteignirent l’oued El Mersa. Là, ils se heurtèrent à une meute hurlante accourue des douars voisins pour la curée. Assoiffés, affamés, épuisés, sans munition, les soldats français combattirent avec bravoure à l’arme blanche. La lutte, bien qu’inégale, se montra inhumaine, féroce. Les hommes s’aggloméraient, se liant entre eux, s’embrassant et se perçant, l’œil dans l’œil, avec des petits cris d’animaux ivres, en roulant peu à peu dans la poussière. Ceux qui devaient là mourir tombèrent. Ceux qui devaient trouver là de l’honneur s’y montrèrent soudain grandis. Les mains entrèrent à leur tour dans la chair vive. Il se donna dans cette lutte, des coups de dents et de griffes à épouvanter la jungle indienne.

           De piton en piton, de crête en crête, la voix de la montagne emportait l’horrible fracas des armes, des hurlements sauvages, des cris inhumains, des plaintes, et on imaginait aisément ce que pouvait être ce corps à corps où nul ne faisait de quartier. Ô combat héroïque qu’eût chanté Homère et qui restera obscur et ignoré, comme tant d’autres de ces combats qui auront marqué la conquête de l’Algérie !

           A un contre cent, ils vendirent cher leur vie, ces hommes jeunes ou  ces vieux guerriers, tous braves et vigoureux. Et alors que leur capitaine, atteint de plusieurs coups de yatagan (sabre turc à lame recourbée vers la pointe) avait succombé et qu’ils étaient sur le point de succomber sous le nombre, trois coups de canon partis du poste de Djemmâa, distant de 2700 mètres seulement, jetèrent le trouble chez les arabes qui s’enfuirent emmenant avec eux une quinzaine de prisonniers. Huit hommes seulement échappèrent au massacre et atteignirent l’entrée du poste.

           Sur la tragédie de Sidi-Brahim, Alexandre Dumas écrira en hommage à ceux qui firent le sacrifice de leur vie : « Un jour, on oubliera les détails de ce magnifique combat que nous pouvons opposer à tout ce que l’Antiquité nous a légué d’héroïque et de grand !... Jetons une page de plus à ce vent qui roulait les feuilles de la Sibylle de Cumes et qui emporte toute chose humaine vers l’obscurité, le néant et l’oubli ».

           Dans la nuit du 26 au 27 avril 1846, sept mois après leur capture, le cousin d’Abd el-Kader, Mustapha ben Thami, fit égorger les soldats français faits prisonniers lors de cette bataille.

           Dès lors, l’armée française conduite par le Maréchal Bugeaud, n’eut de cesse de traquer l’émir et de réduire le soulèvement des tribus fanatisées au djihad. Aculé à la fuite perpétuelle, abandonné par les tribus les plus fidèles, le 18 juillet 1846, Abd el-Kader se réfugia pour la seconde fois au Maroc d’où il ne put reconstruire une armée, se heurtant même à l’hostilité du Sultan.

           Le 23 décembre 1847, l’émir se décida à revenir en Algérie où il demanda l’aman (faire sa soumission) au colonel de Montauban représentant le général Lamoricière, à Sidi-Brahim, là, précisément, où il avait remporté une de ses plus grandes et plus cruelles victoires et fut exilé, à la demande de Louis-Philippe, à Pau puis au château d’Amboise.

           Le 5 janvier 1848, Victor Hugo écrivait : « Abd el-Kader a rendu son sabre au général Lamoricière dans le même marabout de Sidi-Brahim où se fit, en septembre 1845, la boucherie de Djemâa-Ghazouet. Lugubre victoire qu’il est venu expier au même lieu, deux ans après, comme si la Providence l’y ramenait par la main ».

           L’émir fut libéré en 1852 par Napoléon III qui le reçut à Saint-Cloud et le fit acclamer à Paris, à la veille de son départ pour Damas où il mourut en 1883, grand-croix de la Légion d’honneur. C’est une habitude de la France que d’honorer l’ennemi d’hier… même quand il a les mains tâchées de sang français.

José CASTANO  e-mail : joseph.castano0508@orange.fr 

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           Fait de bravoure extrême, la bataille de Sidi-Brahim, reste dans la mémoire des chasseurs à pied. Chaque 3ème samedi de septembre, le château de Vincennes accueille la commémoration des combats de Sidi-Brahim dénommée « journée Bleu-Jonquille » (fête nationale annuelle des Chasseurs). C’est en effet à Vincennes qu’en 1838, le 1er Bataillon de Chasseurs à pieds a été créé et les Chasseurs, comme leurs camarades légionnaires pour « Camerone » ou les Marsouins pour « Bazeilles » n’ont de cesse de perpétuer cette gloire. Le capitaine Dutertre, autant que le clairon Guillaume Rolland, sont aussi grands que Regulus, et les combattants de Sidi-Brahim égalent en bravoure les compagnons de Léonidas qui tombèrent aux Thermophiles sous les forces d’un peuple barbare.

           En 1945, les restes des soldats tués à Sidi-Brahim ont été réunis dans un mausolée à Djemmâa-Ghazaouet appelé « le tombeau des braves ». En 1962, ils ont été transportés à Paris au Musée des Chasseurs, puis, en 1965, au vieux fort de Vincennes.

           Aujourd’hui, le 8e bataillon de chasseurs a succédé à son glorieux aîné, le 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans. Les Chasseurs arborent sur leur épaule avec fierté le nom de Sidi-Brahim. De plus une célèbre marche militaire s'intitule

 La Sidi-Brahim   Amicale de Sidi-Brahim - Courriel : amicale418@free.fr

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           Cet épisode tragique de la bataille de Sidi-Brahim où l’héroïsme le dispute au sacrifice et bien d’autres encore  obscurs témoins de la conquête de l’Algérie- ont été relatés dans un ouvrage intitulé

« ET L’ALGERIE DEVINT FRANÇAISE… »

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« Un cœur pour Philippe »

           Suite à l’appel lancé en septembre dernier relatif à l’éventuelle transplantation cardiaque sur la personne de Philippe BESINEAU/DEGUELDRE, le Docteur Alain BOURDON, cardiologue, nous apporte les informations suivantes :

            La date d’hospitalisation de Philippe est fixée au lundi 12 mars 2018, dans le service du Professeur HABIB, au CHU de la Timone à Marseille. Elle dure 5 jours environ et a pour but de faire une évaluation précise de la situation cardiaque et rechercher les principales contre-indications.

           A l’issue de cette hospitalisation, il est décidé d’inscrire ou non le patient sur une liste d’attente de transplantation cardiaque. Si l’inscription est décidée, une deuxième hospitalisation, plus longue, est programmée 10 à 15 jours plus tard pour bilan complémentaire extrêmement pointu.

           Ensuite, le patient est transféré en maison de rééducation cardiaque pour quelques semaines.

           Il est ensuite renvoyé à son domicile, qui doit être situé à proximité de Marseille car lorsqu’un cœur est trouvé (et ce n’est pas toujours le cas : les attentes sont souvent longues, parfois 1 an, et nombre d’inscrits décèdent avant l’opération…), il faut opérer sans attendre.

           Administrativement, Philippe n’est pas couvert par la Sécurité Sociale française. Il le sera de droit mais il ne peut en faire la demande qu’à son arrivée à Marseille. Et même en bénéficiant d’une procédure accélérée, il ne sera pas pris en charge le 12 mars. Un devis va être établi pour l’hospitalisation et un chèque de banque de couverture doit être remis avant l’hospitalisation. Ce chèque sera remis par Secours de France… ce qui sera possible grâce à votre extraordinaire réponse dès le premier appel.

           Sur ce point, Philippe remercie vivement les généreux donateurs qui, par leur fraternelle solidarité, auront permis de financer voyage, hospitalisation et séjour dans la capitale phocéenne.

           Dieu fera le reste !...

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5 DECEMBRE 2017

L'une des manières les plus efficaces de nous opposer aux commémorations du 19 mars est de nous rendre en masse aux cérémonies du 5 décembre dans tout l'hexagone. LVD

5 décembre 2017

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A 16h00 dépôt de gerbe de l'AFRAN au Parc Général Brosset à Rillieux la Pape.

Retour commémorations

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« QUAND L’AMOUR RENAÎTRA »

Par José Castano

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            Deux destins parallèles constituent la trame de ce roman, véritable message d’espoir envers ceux qui ont connu le malheur et ne croient plus en l’avenir.

           Elle, jeune, jolie, cultivée, douce, romantique, passionnée…

           Lui, beau, intelligent, fourbe, calculateur, opportuniste, aventurier…

           Rien ne dispose ces deux êtres aussi différents à s’aimer. Pourtant, au fil des jours, ils vont, secrètement, développer un amour que les liens familiaux et la morale réprouvent. Ils vont s’aimer sans pouvoir se l’avouer jusqu’au jour où le drame éclate.

           De cette tragédie naîtront de cruels souvenirs propres à mener vers le naufrage… Seule la force de la vie permettra un retour vers le rivage car l’espoir est toujours vainqueur. Ce sera le miracle de l’amour.

           C’est comme il en a coutume dans un décor féerique agrémenté de descriptions somptueuses servant d’écrin à cette belle et tragique histoire d’amour, que l’auteur, avec la passion qu’on lui connaît, exprime cet hymne à la vie comme un défi perpétuel aux souffrances du monde..

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 15€, franco de port.

Règlement à la commande.

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FLEURUS

Les premiers colons sont arrivés à Fleurus le 16 novembre 1848 ( sixième convoi)

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Amicale des anciens, historique de Fleurus en Oranie

fleurus-en-oranie-1848-1962 sur Librairie PN

            Voici l'histoire d'un village de colonisation, créée en Algérie par la IIème République, depuis ses débuts jusqu'à la finbde la guerre d'indépendance. Fleurus, devenue depuis Hassiane Ettoual, à quinze kilomètres d'Oran, retrouve ici ses couleurs d'autrefois.

            L'auteur s'appuie sur des sources très diverses, parfois inusitées: archives officielles et familiales, presse et annuaires d'époque, mémoire orale, ses propres souvenirs et un manuscrit inédit d'un des premiers colons. Il analyse la structure changeante de la population, l'évolution de la vie familiale et civique, de la propriété, de l'agriculture, des petites industries, des divertissements, des religions et  du bâti. Il souligne les origines diverses du peuplement, français, espagnol, allemand et arabo-berbère et les parlers des différentes époques: quatre chapitres sur vingt sont des conversations-scénarios basées sur des faits documentés.

            Cette micro-histoire détaille un visage local de la colonisation et de la décolonisation, sans parti pris politique. Elle s'enrichit de plus de cents cartes, photos et tableaux, et de neuf annexes accessibles en ligne.

12 Pieds Noirs de Fleurus.

Retour villes et villages d'Oranie.

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06 décembre 2017

FRENDA

Frenda n’a pas été conquise puisqu’en 1841 l’Agha Ali Ould Kadi qui régnait sur ce territoire a accueilli volontairement les français. Aidé de sa famille, il aida les troupe françaises dans leur œuvre de colonisation et accueilli chaleureusement les familles européennes qui venaient s’installer à Frenda

Commune mixte créée en 1880, elle était composée de nombreux Douars : Ghronadis, Haouaret, Medrousssa.

Documentation complète sur encyclopedie-afn.org

Carte_Michelin_Frenda

Frenda 603

Frenda 12- Vieux Frenda

Frenda 15

Frenda 17

Frenda 605

Frenda 06

Frenda 07- Bd Foch

Frenda 10- Commune mixte

Frenda 601

Frenda 08

Frenda 02- Place Médecin Colonel Paul Lebon

 

Frenda 04

Frenda 05

Frenda 03- Sous-prefecture

Frenda 09

Frenda 13- La poste

Frenda 18

Frenda 22

Frenda 600

 

Frenda, fraicheur, charme et verdure.

Sur PN d'aujourd'hui.

Retour villes et villages d'Oranie.

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LA SAINTE PATRONNE DES ORANAIS AU SACRÉ-CŒUR DE MARSEILLE

ND de Santa-Cruz2

ND Santa Cruz

            C’est par quelques lignes qui nous parlent du miracle de la pluie de 1849 que la presse locale  invite ce vendredi 8 décembre 2017, les oranais de la région à la procession qui précèdera la messe célébrée par Mgr Ellul en ce jour de l'Immaculée Conception.

           Après l'exode des rapatriés en 1962… En 1964  la Vierge a été reçue à Nîmes.

           C'est là dans un nouveau sanctuaire et pour maintenir la tradition  que se déroulent depuis toutes les grandes rencontres.

           La Vierge de Santa-Cruz grâce à la présence des sections locales des Amis de Santa Cruz  comme ici à Marseille par exemple entretiennent la tradition du partage par des déplacements dans les régions où vivent les rapatriés d'Oranie et ils sont nombreux en Provence.

           Pour la rencontre de ce vendredi nous souhaiterions une présence nombreuse, venez  retrouver tous nos chants d'autrefois, certains que les paroles sont encore incrustées au fin fond de votre mémoire. pour les prières, promis/juré vous aurez même droit à la nouvelle version du Notre Père dont la presse et les radios nous en tant parlé !

           La musique de la Légion sera également présente. Il y aura des frissons dans l'air.

           Nous vous en avons parlé… La procession prévue en extérieur a été interdite par les autorités, tout se déroulera donc à l'intérieur de la Basilique donnant à cet évènement une autre dimension.

           Un chez nous, sans limite, des voutes qui ne cesseront de résonner lorsque nous chanterons à pleins poumons : chez nous soyez reine (vous connaissez !!!)

A vendredi  les amis.

Guy Montaner AOBR

Quelques images de l'évènement:

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VIDEO DE LA MANIFESTATION SUR YOUTUBE

NOTRE DAME DE SANTA CRUZ à MARSEILLE LE 8/12/2017 DE ANTOINE ORSERO (A noter a 7"25 du début "l'Avé Maria" interprétée par Géraldine Bueno)

On ne verra plus ND de Santa-Cruz à Marseille... 

Et oui, c'est un beau cadeau qu'elle nous a fait, veille de Noêl !!!

Je remercie ceux qui ont partagé ce moment avec nous , qui nous ont permis de nous sentir présent avec eux et avec ND de Santa-Cruz.

J'ai comme vous tous sans doute apprécié la merveilleuse voix de Géraldine, je pense que c'est aussi un beau cadeau qu'elle a fait à notre Communauté PN, sans doute aussi pour faire plaisir à son "papa"

Merci à elle et à vous TOUS qui avaient partagé.

José Bueno.

Retour à tous les pèlerinages.

 

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10 décembre 2017

MENSONGES ET TRAHISONS

Par Jacques Villard chef du gouvernement Pied-Noir

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Paris, le 13 novembre 2017

L'amitié est la plus sévère école de la vérité, elle n'admet ni le mensonge ni la trahison.

C’est en ces termes que s’exprimait Félicité de Genlis, exceptionnelle femme de lettres française, décédée en 1830, année de la conquête de l’Algérie.

Secrétaire National du Front National des Jeunes Rapatriés, Secrétaire National de la Fédération pour l’Unité des Rapatriés et des Réfugiés, Co-fondateur du Cercle Algérianiste, Président Fondateur de Patria Nostra et de tant d’autres associations en faveur de mon Peuple les Pieds Noirs, fils d’un père assassiné, enfant de Bab-el-Oued, quartier martyr d’Alger, je n’oublie pas et n’oublierai jamais mes parents et mes amis tombés sous les balles de la France, de l’ALN et, bien souvent aussi, sous les balles de leurs propres frères de combat. Ce fut le temps des trahisons.

De Vive l’Algérie Française à Je vous ai compris, je n’oublie pas, non plus, le temps des mensonges.

Des prisons à la torture, des enlèvements aux cercueils, des serments aux valises, des pleurs au sang, j’ai vu massacrer les miens.

Je les ai vus jetés sur Terre, sur Mer et dans les Airs. Je les ai vus prendre la fuite en laissant tous leurs biens. Je les ai vus subir des années de souffrances et de labeurs, de tendresses et de joies. Je les ai vus mourir de froid lors de ce terrible hiver 62-63 qui gela la France jusqu’aux os et jusqu’au cœur. Je les ai vus se suicider. Je les ai vus périr en mer. Je les ai vus tomber, les pieds en sang, d’avoir trop marché pour trouver un logement ou un travail. Je les ai vus affronter leurs cancers. Je les ai vus insultés et lapidés.

Mais j’ai entendu aussi les clameurs haineuses, les mises à mort. J’ai entendu les gémissements de corps martyrisés, de femmes et d’enfants battus, violés, brûlés, de vieillards pleurant sous les crachats. J’ai entendu la désespérance qui accompagnait le spectacle de leurs cadres, pleins de toute leur vie, trempés dans l’eau ou plongés dans la Loire.

Enfin, j’ai entendu les silences de toute la classe politique française et algérienne.

Ce fut la terreur, un carnage, un génocide puis l’exode, l’exil à travers le monde.

Cependant, nous sommes restés debout, dignes et silencieux. Nous avons étudié. Nous avons travaillé durement. Nous avons observé plus d’un demi-siècle de recueillement. Nous avons surmonté plus de passages d’obstacles que nul autre peuple contemporain. Nous avons fait face aux promesses non tenues et au mépris de la parole donnée.

C’est la main tendue, que nous avons, en vain, attendu la justice alors que des hordes entraient chez nous pour voler nos meubles et nos souvenirs.

Les gouvernants de ces deux rives n’ont rien construit de durable en 50 ans, d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée.

Tout s’est envolé, les milliards du pétrole et ceux des trente glorieuses.

La France et l’Algérie sont à genoux.

Le Peuple français est confronté à la paupérisation et au chômage et le Peuple algérien à la misère et à l’exode pour survivre.

Tant de sueur, de larmes et de sang pour rien : Heureux sont les martyrs qui n’ont rien vu !

Et, nous ?

Avons-nous pris les armes ? Avons-nous monté des milices pour nous défendre ? Avons-nous commis des massacres ? Avons-nous réclamé les terres perdues ? Avons-nous retraversé la mer pour obtenir justice et vengeance ?

Non, jamais !

La Guerre, qui a duré 8 ans, a opposé la France à l’ALN. L’OAS n’a pas été une affaire de Pieds-Noirs. Deux civils Pieds-Noirs seulement sont apparus dans l’ensemble de l’État-major de l’OAS qui était une organisation militaire française de révolte à la politique d’abandon !

Combien de criminels de guerre d’un côté comme de l’autre ont été amnistiés, à deux reprises, par la puissance publique française en dehors de toutes les lois internationales ?

Nous sommes des femmes et des hommes pacifiques, misant sur le développement de la Paix et sur le développement durable de la Méditerranée. Nous voulons faire refleurir l’amitié et la solidarité qui unissaient jadis tous les peuples de la Méditerranée.

L’avenir de nos enfants et petits-enfants des Deux Rives de la Méditerranée doit être bâti comme celui des Deux Rives du Rhin en oubliant les tourments du passé.

Li fet met ! Le passé est mort ! Laissons les morts enterrer les morts !

Nous venons de créer un Etat pour entrer en Paix au sein du concert des Nations.

Notre Peuple Pied-Noir, notre Nation Pied-Noir ne peuvent mourir.

Nous allons acheter notre territoire. Nous ne sommes pas des voleurs. Nous allons payer nos terres pour la deuxième fois.

Nous allons faire vivre nos enfants chez nous et enterrer nos morts chez nous.

Oui, nous supportons une nouvelle fois des mensonges et des trahisons y compris à l’intérieur même de nos structures, mais nous voyons aussi arriver à nos côtés des européens de toutes les Nations qui ne supportent plus le sort qui leur est infligé au nom du châtiment de Dieu.

Dieu, quel qu’il soit, est clément et miséricordieux. Il ne demande pas que coule le sang.

Si la France veut s’endormir à l’ombre des minarets, pendant que l’on brade ses Eglises, que l’on vend ses Temples, qu’on martyrise ses Synagogues et qu’on crache sur ses Tombes, c’est son droit et nous le respectons.

Nous partons, comme nous l’a conseillé un représentant de la République française nous disant « Allez vous faire voir ailleurs ».

Mais, fidèles au « Chant des Africains », nous reviendrons lorsque le sol de la Patrie sera en danger comme l’ont fait nos grands-pères en 14/18 et nos pères en 39/45.

Le Courage et l’Espérance sont notre Patrie.

Les français libres ne sont-ils pas partis en Angleterre pour revenir combattre et gagner la guerre ?

Nous partons pour ne pas subir, mais nous reviendrons comme La Fayette.

Jacques Villard, Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil,

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16 décembre 2017

LA PRISE DE LA SMALA d’Abd-el-Kader

Par José Castano

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »(Mark Twain)

Prise_de_la_smalah_d_Abd-El-Kader_a_Taguin_16_mai_1843_Horace_Vernet

Prise de la smalah d'Abd-El-Kader à Taguin le 16 mai 1843 par Horace Vernet.

            Après la prise d’Alger par les troupes françaises du général de Bourmont, le 5 juillet 1830, une longue et pénible campagne de pacification fut entreprise, marquée, entre autres anecdotes guerrières, par la fameuse bataille de la Smala d’Abd-el-Kader.

           On entend par smala, une réunion de tentes abritant un peuplement sous l’autorité exclusive d’un « chef de clan arabe ». Plus qu'un campement, la smala est une véritable capitale itinérante de quelque 30 000 personnes, composée d’hommes de toutes conditions, de femmes, d’enfants et de cinq mille combattants armés, fantassins et cavaliers.

           La smala avait passé la fin de l’hiver 1843 à deux journées de marche au sud de Takdempt. Instruite qu’on était à sa poursuite, elle erra pendant quelque temps et se trouva le 16 mai à la source de Taguin. Nommé gouverneur général de l’Algérie en décembre 1840, le général Bugeaud menait une politique de conquête totale et de colonisation de l’Algérie en n’ayant de cesse de poursuivre Abd-el-Kader, qui avait proclamé la « guerre  sainte » contre « l’occupant français ».

           Bugeaud avait été informé de la présence de la smala aux environs de Boghar. Il donna ordre au général Lamoricière ainsi qu’au général de brigade, Henri d’Orléans, prince d’Orléans, duc d’Aumale, de se mettre à sa poursuite.

           Ce quatrième fils du roi Louis-Philippe, né à Paris le 16 janvier 1822 était âgé de vingt et un ans. Il avait fait ses premières armes en 1840 comme chef de bataillon au 4e régiment d’infanterie légère, puis comme lieutenant-colonel au 24e de ligne. Quand il avait été mis sous les ordres du général Bugeaud pour la première fois, le duc d’Aumale lui avait écrit le 25 juin 1841 : « Je vous prierai, mon général, de ne m’épargner ni fatigue ni quoi que ce soit. Je suis jeune et robuste et, en vrai cadet de Gascogne, il faut que je gagne mes éperons. Je ne vous demande qu’une chose, c’est de ne pas oublier le régiment du duc d’Aumale quand il y aura des coups à recevoir ou à donner ».

           A cela Bugeaud avait répondu non sans grandeur : « Vous ne voulez pas être ménagé, mon prince, je n’en eus jamais la pensée. Je vous ferai votre juste part de fatigues et de dangers, vous saurez faire vous-même votre part de gloire ».

           Le 13 mai 1843, le duc d’Aumale qui désirait se rendre digne de son frère aîné (décédé peu de temps avant) et des commandements que sa naissance lui avait fait donner, partit de Boghar avec 1 300 fantassins et 600 cavaliers commandés par les deux plus beaux sabreurs de l’armée, le lieutenant-colonel Morris et le lieutenant-colonel Yousouf (nommé à ce grade par le roi aux Spahis d’Oran), devenu chef des spahis indigènes.

           Trois jours après, il apprit que la smala se trouvait à 80 kilomètres au sud de Goudjila. Pour l’atteindre, il fallait franchir vingt lieues d’une traite sans une goutte d’eau. Alors que les soldats étaient à la recherche de la source de Taguin pour se désaltérer, le prince fut informé de la présence inattendue de la smala à cette même source et décida de s’y rendre avec sa seule cavalerie.

           Abd-el-Kader était absent, ainsi que ses principaux lieutenants, mais leurs familles étaient là. Le 16 mai, les cavaliers français se présentèrent en vue de l’imposant campement. Qu’allait devoir faire le jeune duc ? Attendre l’arrivée des fantassins ou se risquer à engager, à six cents, le combat contre un ennemi redoutable et dix fois supérieur en nombre ? La tentation était cependant trop forte… Confiant en la qualité guerrière de ses hommes, il ne tergiversa point et s’écria : « En avant ! ». Et, le sabre au poing, il mit sa monture au galop, imité en cela par ses hommes.

           Toute la cavalerie s’élança alors, répartie en trois groupes : L’un à gauche, commandé par le lieutenant Delage, le second au centre, ayant pour chef le lieutenant-colonel Morris, le troisième à droite, sous les ordres du capitaine d’Epinay, le lieutenant-colonel Yousouf demeurant aux côtés du duc. Aussitôt le combat s’engagea avec les fantassins arabes. La cavalerie des Ilachems, tous parents de l’émir, se jeta à son tour dans cette mêlée confuse et meurtrière où l’on ne faisait pas de quartier. Enfin, le combat cessa dans une panique indescriptible et une fuite générale de la populace… Les arabes perdirent trois cents des leurs dans cette bataille épique et on dénombra neuf tués et douze blessés du côté français.

           La smala d’Abd el-Kader, capitale mobile de l’empire nomade de l’émir venait d’être conquise. Outre le dépôt militaire, cela représentait une agglomération considérable vivant sous la tente et gardée par cinq mille soldats réguliers. Il y avait là toutes les richesses de l’émir, sa famille, son harem, ses archives, son trésor de guerre, ses ateliers de tous corps de métiers, ses provisions, ses armes, ses troupeaux, des otages de tous ordres et un nombre considérable d’esclaves pour servir et faire vivre un aussi gigantesque campement. Le peintre Horace Vernet, qui représenta la scène dans l’immense tableau du musée de Versailles, fit figurer Yousouf en bonne place.

Un des innombrables prisonniers dira à l’issue de la bataille : «  Quand nous pûmes reconnaître la faiblesse numérique du vainqueur, le rouge de la honte couvrit nos visages car si chaque homme de la smala avait voulu combattre ne fût-ce qu’avec un bâton, les vainqueurs eussent été les vaincus mais les décrets de Dieu ont dû s’accomplir ».

           Un des bons soldats d’Afrique, Charras, écrira à propos de ce hardi coup de main : « Pour entrer avec 600 hommes au milieu d’une pareille population, il fallait avoir vingt et un ans, ne pas savoir ce que c’est que le danger ou bien avoir le diable au ventre. Les femmes n’avaient qu’à tendre les cordes des tentes sur le chemin des chevaux pour les faire culbuter et qu’à jeter leurs pantoufles à la tête des soldats pour les exterminer tous depuis le premier jusqu’au dernier ».

           Cette fois, la guerre semblait finie. Le 31 juillet 1843, Louis-Philippe éleva Bugeaud à la dignité de Maréchal de France et nomma le duc d’Aumale gouverneur de la province de Constantine… avant qu’il ne succédât à Bugeaud comme gouverneur de l’Algérie.

           La prise de la smala eut une influence considérable sur la suite des opérations militaires contre l’émir. Elle condamna celui-ci à l’errance perpétuelle sur les confins algéro-marocains pour tenter d’échapper aux colonnes françaises… jusqu’au 23 décembre 1847, date à laquelle l’émir se décida à revenir en Algérie où il demanda l’aman (faire sa soumission) au colonel de Montauban représentant le général Lamoricière, à Sidi-Brahim, là, précisément, où il avait remporté une de ses plus grandes et plus cruelles victoires. Il fut exilé, à la demande de Louis-Philippe, à Pau puis au château d’Amboise avant d’être libéré et de partir pour l’exil.

 José CASTANO  e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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           Mon précédent article intitulé : « La bataille de Sidi-Brahim » relatait l’épopée héroïque du 8ème bataillon de Chasseurs d’Orléans. Reconstitué sous l’appellation de 8e bataillon de chasseurs, il fut à son tour victime de la « purge militaro-administrative » et dissous le 7 mai 1999. Une amicale perpétue son souvenir :

Amicale des Anciens du 8° Bataillon de Chasseurs à Pied

Musée des Chasseurs - Château de Vincennes - Avenue de Paris –

94306 VINCENNES Cedex

Courriel : samc@bleujonquille.fr

Cliquez : https://www.amicaledesanciensdu8emebataillondechasseursapied.fr/

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           Cet épisode sur LA PRISE DE LA SMALA d’Abd-el-Kader et bien d’autres encore –obscurs témoins de la conquête de l’Algérie- ont été relatés dans un ouvrage intitulé« Et l’Algérie devint française… »

Pour en savoir plus, cliquez sur: « ET L’ALGERIE DEVINT FRANÇAISE… »

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17 décembre 2017

CE QUE L'ON OUBLIE SOUVENT SUR L'ORIGINE DE LA COLONISATION DE L'ALGÉRIE

            Article soumis à nos amis pour voir ce que qu’ils en pensent. Toutes les sources sont citées, l'idée principale et originale est que par rapport à toutes les autres entreprises coloniales celle de l'Algérie par la France fut à l'origine défensive contre plus de 3 siècles d'agressions Barbaresques continues (sous couverture Ottomane) en Méditerranée (de la fin de la Reconquista en 1492 jusqu’en 1830) de plus en réponse au livre de P. Péan qui avance que c'était pour piller le trésor de la casbah pillé lui-même aux chrétiens.

JF PAYA

           En marge de la visite du président Macron à Alger, dans l'historique de la saga colonialiste mondiale passée par rapport à la majorité sinon l'exclusivité des incursions et occupations étrangères (y compris Arabes) la colonisation de ce Maghreb central qui sera plus tard l'Algérie sera  spécifiquement provoquée par les antécédents d'agressions continues contre des éléments du futur occupant en particulier pour la circulation maritime des navires des nations et pas seulement Européennes.

           Voir l'intervention de la marine de guerre US et le bombardement d'Alger en 1816 par la marine Américaine loin de ses frontières.

           Il faut remarquer que le seul autochtone compromis dans cette piraterie fut le rais Hamidou tué en 1815 par justement un boulet tiré d'une frégate Américaine US.

Site de M'dame

Prise d'Alger

           L'agressivité de la régence d'Alger la conduit dans une guerre ouverte avec toutes les nations, notamment les nations européennes, celles-ci qui avaient connu un développement économique et avaient acquis un degré technique élevé pour leur marine, regardèrent Alger comme un refuge de corsaires et de brigands avec lesquels il fallait en finir par tous les moyens.

           (Sources  réf/ Documents Turcs inédits sur le bombardement d'Alger en 1816)

           En 1815, le congrès de Vienne avait déclaré qu'il serait mis un terme à l'esclavage des chrétiens enlevés par les corsaires d'Alger de Tunis et de Tripoli. Leur nombre s'élèvent à plus d'un million, Napoléon 1er avait envisagé la prise d'Alger et avait fermement décidé d'en finir une fois pour toutes avec les  barbaresques avec l'annexion de l'Afrique du Nord, le tout formant le sujet d'un article du traité secret qui avait été signé avec la Russie. En août 1814, Sir W. Sidney Smith Amiral Britannique fait appel à l'Europe pour organiser un blocus visant à mettre fin à la piraterie des États barbaresques. En définitive c'est la France qui accomplira ce mandat dans le cadre d'un intérêt de politique intérieure avec un prétexte fallacieux mais sans réprobation sérieuse de la communauté internationale de l'époque (sources citées).

           L'idée principale et originale est que par rapport à toutes les autres entreprises coloniales celle d'Algérie par la France fut à l'origine défensive contre plus de 3 siècles d'agressions barbaresques continues (sous couverture Ottomanes) en Méditerranée (de la fin de la Reconquista en 1492 jusqu’à 1830). En réponse au livre de P. Péan qui avance que c'était pour piller le trésor de la casbah pillé lui-même aux nations chrétiennes.

           Dans l'Historique des colonisations nous suggérons que celle de l'Algérie fut une des rares à être provoquée à l'origine par une position défensive en l'occurrence contre des agressions continues de la piraterie Ottomane sur la navigation en Méditerranée pour preuve avec certains précédents de tentatives de neutralisation depuis le début du XVI ème siècle Espagnoles en 1516-1518, Charles Quint en 1541 ; Philippe III (zones de gardes Espagnoles comme Ceuta et Melilla et aussi Oran depuis 1505 avant le séisme jusqu'en 1790) en 1601 puis en 1775, 1783 et 1784 par les Américains en 1815 et les Anglais avec 1816 bombardements de représailles maritimes (tout ceci est consigné dans les archives Turques de la Présidence du Conseil à Istanbul sources liens cités plus haut) avec des commentaires qui montrent bien que la régence d'Alger n'était pas autonome et donnent des éclaircissements sur l'administration turque exclusive du pays (sans autochtones).

           A origine cette occupation Française fut spécifique et non pas une vocation coloniale comme  ailleurs dans le monde! Cela tient plus du concours de circonstances que du projet pleinement mûri et planifié, le statut auquel sont soumises les populations autochtones du pays est resté longtemps incertain.

           Voir la source remarquable "Douloureux passé de la Méditerranée" (de Chantal Grand)

           Le 5 juillet 1830, Hussein Dey régent Ottoman d'Alger signe l'acte de capitulation. Par ce même traité, le général De Bourmont (voir sa déclaration) prend l'engagement au nom de la France de ne pas porter atteinte à la liberté des habitants de toutes classes ni à leur religion. La France garantit par cet acte aux populations algériennes le respect de leur culte et de leurs traditions religieuses. Population qui doit être ainsi préservés avec les statuts des autochtones découlant selon les cas des droits religieux juif ou musulman. Les musulmans continuent de relever du droit musulman et les Juifs du droit mosaïque en tout état de cause, les populations conquises restent toujours juridiquement liées à leur statut d'origine ce qui servit de justification où de prétexte (au choix) à l'existence de deux collèges en Algérie et au reniement de l'un pour passer dans l'autre dans certaines conditions et du Non au vote des femmes dans le collège musulman par ses élus.

           On ne peut nier non plus la récupération des trésors issus des pillages de la course maritime, des rançons et de la traite répartis de manière arbitraire (l'essentiel étant en couverture de l'expédition***) mais est la conséquence et non la cause de la prised'Alger comme l'on prétendu certains! (voir livre racoleur de Péan) et en tout cas aucune spoliation du futur peuple Algérien soumis à la "sublime porte".

           ***Depuis toujours une occupation militaire se traduit par certaines récupérations de biens vacants. Même à nos époques (Les alliés en 1945) mais dans le cas d'Alger prises à un autre occupant spoliateur avec opération "blanche" pour couvrir les frais de l'expédition.

Notre point de vue sur la création de l'Algérie par la France est largement exposé ci-après en activant ce lien chacun son créneau où vous pouvez faire des remarques.

JF PAYA

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