17 décembre 2018

LETTRE OUVERTE A M. MACRON - PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Je doute fort que cette lettre reçoive une réponse mais elle est à l'image de l'état d'esprit de beaucoup d’électeurs actuels:

La Grande Motte, le 19 novembre 2018

Monsieur le Président,

            Née en février 1947, citoyenne Française, d’une mère originaire des Cévennes et d’un père immigré d’Espagne à 4 ans, fière de mes origines, respectant les Lois de mon pays, je me permets de vous adresser ce courrier pour vous faire part de mon mécontentement croissant face au devenir de notre belle France.

           Après l’obtention du B E P C en juin 1963, j’ai aussitôt travaillé sans pouvoir poursuivre mes études, car il fallait que j’aide financièrement mes parents ouvriers qui avaient eu la charge de 5 enfants.

           Mon premier emploi a été celui de dactylo ((car pendant mes années de scolarité de quatrième et troisième (15 et 16 ans), j’ai suivi des cours du soir et obtenu un CAP d’aide comptable, et un CAP de sténo dactylo)). Je ne traînais pas dans la rue pour brûler poubelles et voitures.

           Mon parcours professionnel s’est poursuivi de 1963 jusqu’en janvier 2005. J’ai validé mes acquis professionnels en 2005 et obtenu ainsi un BTS de secrétaire de direction. Pas pour retrouver un emploi mais pour mes filles et petits enfants.

           Pendant ses 42 années de labeur, j’ai eu trois arrêts de travail : deux pour maternité, un pour poignet cassé. (Lors de ce dernier arrêt, j’ai eu « le privilège » que l’on m’apporte du travail à domicile pour ne pas perdre de temps). 

           J’ai travaillé 39 heures, samedi matin compris et je n’ai jamais rechigné à la tâche. J’ai obtenu quatre médailles du travail : Bronze, Argent, Or, Grand or.

           Aujourd’hui je suis bénévole : secrétaire depuis 2008 d’un club sportif à la Grande Motte, et également Présidente depuis 2015 du Conseil Syndical de la résidence où j’habite. Je ne reçois ni salaire ni prime pour ce bénévolat.

           Ma retraite est correcte et je ne me plains pas quoique depuis quelques temps elle se réduise comme peau de chagrin. Mais il faut aider la France à se reconstruire !

ET C’EST LA OU LE BAT BLESSE.

           A la lecture des lignes précédentes, vous comprendrez que j’ai toute légitimité pour vous écrire. Sachez que le mouvement citoyen réussi « non politique » du 17 novembre n’est que les prémices de ce que vous allez avoir à supporter de vos concitoyens qui respectent leur pays et qui en ont assez d’être les vaches à lait du monde politique.

           Vous voulez trouver de l’argent ? Quelques suggestions :

           Pourquoi le monde politique garde t’il ses privilèges après la fin de sa fonction ? Président, Premier Ministre, Ministre, Député, Sénateur etc. Vous avez fini votre mission ? Vous redevenez simple citoyen. Pourquoi voiture de fonction, pourquoi secrétaire, pourquoi bureau, pourquoi chauffeur, pourquoi obsèques payées par les contribuables, pourquoi garde du corps (leur vie est en danger plus que la nôtre ?)

           Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse politique qui n’œuvre plus pour le pays. (Pour nous, employés du privé ou du public en fin de carrière : plus de prime, plus d’allocations vacances, plus de treizième mois, plus de tickets restaurants, plus de chèques vacances, nous ne gardons aucun privilège, alors pourquoi eux ?)

           Pourquoi les prisonniers qui ont commis des méfaits sont-ils mieux lotis que nos résidents de maison de retraite ? Douche journalière, salle de sport, bibliothèque et j’en passe. Et maintenant peut être la téléphonie et Internet. Pourquoi ne demande-t-on pas à leur famille de payer un loyer journalier ?

           Pourquoi le terroriste du 13 novembre a t’il quatre pièces à sa disposition alors que des familles entières n’en ont qu’une seule ? Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse de fainéants qui bafouent notre pays. Pourquoi donner et redonner sans cesse aux pays sous-développés ? Ne savez-vous pas que ce sont les dirigeants qui empochent « notre » argent, et que le peuple ne bénéficie que de miettes ?

           Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens ces dons, alors que tant de Français dorment à la rue et ne mangent pas à leur faim. Pourquoi accueillir tant de migrants qui rentrent chez nous illégalement ? Pourquoi ne pas les ramener à leurs frontières (sans prime!) et demander à leurs gouvernements respectifs de les prendre en charge. Nous avons besoin de cette immigration, c’est exact, mais qu’elle soit légale. Cette possibilité doit exister : faites là appliquer. Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse qui vient profiter des acquis sociaux durement gagnés pendant des décennies par les français de souche et qui sont redistribués à des inconnus qui ne viennent que pour récolter le fruit de notre labeur.

           Pourquoi faire bénéficier les migrants des soins de santé gratuits ? De versement mensuel alors qu’ils n’ont jamais travaillé et cotisé ? Pourquoi verser des retraites supérieures à celles de nos agriculteurs à des personnes étrangères qui sont arrivées en France illégalement puis nationalisées ? Pourquoi accepter qu’un homme puisse avoir plusieurs femmes qui se déclarent « personne isolée » et qui profitent de toutes les aides ; si une femme « pond » un enfant par an, elle ne peut pas le faire seule non ? (Certains diront que François MITTERRAND a fait pire, mais chut ! personnage politique donc tous les droits …) Pourquoi ne pas compenser toutes aides sociales par un travail d’utilité publique ? Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse de profiteurs.

           Pourquoi emprunter encore et encore alors que notre PIB dépasse l’entendement. Mon budget est simple : j’ai X euros, je dépense X euros à valeur égale. Je peux vous donner l’adresse de mon banquier qui vous confirmera que je ne dépasse pas le montant de ma retraite et que j’évite ainsi les frais d’agios. Tant pis pour le restaurant, tant pis pour les vacances, tant pis pour les vêtements, tant pis pour les petits plaisirs …

           Alors pourquoi une piscine pour la résidence secondaire qui appartient à l’état, donc à nous, mais donc vous seul profitez ? Pourquoi une nouvelle vaisselle à l’Élysée ? Pourquoi chaque homme politique « veut–il marquer son passage » que ce soit vous, les ministres, les maires etc. La France doit arrêter de jouer à la « RICHE » alors qu’elle est pauvre !!!! Mettez les politiques au SMIC et dites-leur de faire fonctionner leur cervelle avant de dépenser sans compter. Ils doivent quand même savoir qu’un budget c’est d’un côté les RENTRÉES, de l’autre côté les SORTIES, et que les deux doivent s’équilibrer.

           Dites-leur que la fonction politique n’est pas un tremplin pour s’enrichir personnellement mais pour aider les citoyens de leur pays à vivre dignement à défaut de s’enrichir. Plus de pot de vin. Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûtent à vos concitoyens ces emprunts qui ne leur servent absolument pas à vivre correctement au jour le jour, mais juste à enrichir l’élite.

           La liste pourrait être doublée, triplée, quadruplée. Mais inutile. Ayez conscience que nous ne sommes plus sous un régime de monarchie et que l’une de vos principales tâches doit être de réduire les charges de l’État. Les politiques sont des hommes comme les autres et ils sont payés pour une mission ponctuelle. Ensuite basta. Vous demandez bien à votre peuple de France de réduire son train de vie à la retraite. Faites de même au plus haut niveau de l’état, et vous serez reconnu apte à nous diriger. Limogez les mille feuilles, allégez les services publics. Vous voulez réformer ? Réformez intelligemment par une meilleure gestion. Montrez l’exemple à toute votre équipe de politiques.

           Montrez-nous que vous, notre Président élu, vous aimez votre pays et son peuple avant de vouloir « aimer » les autres peuples (et peut être tout simplement vous-même). Prenez la direction du chemin de l’économie que vous nous demandez, respectez nous, et nous vous respecterons.

REDONNEZ NOUS LA FIERTÉ D’ÊTRE « FRANÇAIS ».

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout.

Recevez, Monsieur le Président, mes sincères salutations.

Madame ADAN Jacqueline

Retour COUPS DE COEUR.

 

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24 janvier 2019

L’ISLAMISATION DE L’ÉGLISE

Par José Castano

Première partie :Le rôle de l’Église dans la guerre d’Algérie

            « Les Algériens savent la part prise par les vrais chrétiens dans notre lutte libératrice. Certains nous ont aidés concrètement, n’hésitant pas à se trouver à nos côtés… » (Ahmed Ben Bella)

            Comme il se trouve aujourd’hui des représentants de l’Église pour encourager l’immigration et soutenir au nom de « l’amour de son prochain » toute une faune de dévoyés antifrançais, il s’est toujours trouvé, en Algérie et en France, de 1954 à 1962, des hommes d’Église pour couvrir les excès des égorgeurs du FLN, les héberger, les protéger et les soigner.

            L’identité idéologique de ce conflit algérien était avant tout antichrétienne. C’est d’une lutte entre la Croix et le Croissant qu’il s’agissait et aux yeux des responsables du FLN, c’est la Croix qui était l’objectif premier à abattre dans ce réduit chrétien sud méditerranéen. Comme Jeanne d'Arc l'avait fait pour la France, l'Eglise de France et celle d'Algérie auraient dû brandir à leur tour l'Etendard de la Délivrance contre ceux qui voulaient les soumettre au Croissant. De façon incompréhensible et difficilement explicable (à moins qu’il ne se fût agi que de « tendre l’autre joue »), elles allaient leur apporter leur soutien…

            Nos évêques « tiers-mondistes », aujourd’hui comme hier, si prompts à défendre les « droits de l’Homme » au détriment de la parole de l’Evangile, sont restés muets devant les crimes, les massacres, les viols et les égorgements du FLN. L’extermination de 150.000 harkis avec leur famille dans d’horribles tortures ne les a pas plus émus. Il est vrai que, probablement blasés par tant de crimes, ils ne pouvaient que demeurer insensibles à ces assassinats en séries que furent les massacres d’El-Halia et de Melouza, la tuerie du 26 mars 1962 à Alger et celle du 5 juillet 1962 à Oran. Dès lors, comment auraient-ils pu réagir à l’énoncé de cet ignominieux appel au meurtre du 14 février 1962 à 20h40 lancé par « La Voix des Arabes » en ces termes : « Frères combattants, combattez-les, luttez contre eux, ils sont tous nos ennemis. Transformez leur vie en enfer, ne les laissez pas échapper au châtiment mérité et contraignez-les à se mettre à genoux devant la volonté du peuple »… appel qui conduisit au pogrom anti-Français du 5 juillet 1962, à Oran, faisant  plusieurs milliers de victimes parmi la population civile européenne.

            Se sont-ils indignés davantage, ces honorables évêques –toujours prêts cependant à trouver une excuse aux « actes désespérés » des écorcheurs- quand ils ont pris connaissance de ces conseils donnés par « Aspect véritable de la rébellion algérienne » aux « frères » de l’Aurès, extraits du journal « El Zitouna » du 26 aout 1956, organe des étudiants de la Grande Mosquée du même nom de Tunis, une des plus réputées du monde islamique : « Mes frères, ne tuez pas seulement mais mutilez vos adversaires sur la voie publique… Crevez-leur les yeux… Coupez-leur les bras et pendez-les… Soyez certains, mes frères, que les soldats qui verront leurs camarades pendus à un arbre, avec un bras et une jambe en moins et un œil crevé, soyez certains, que ces soldats laisseront à l’avenir passer les caravanes d’armes et de provisions et se sauveront comme des rats ».

            Mais l’aide de l’Église ne s’arrêta pas à sa seule clémence envers les assassins. Sa participation active, en bien des cas, fut de notoriété publique…

            Si, a priori, l’Église n’a de pouvoir que celui de la parole du Christ, il en est autrement dans les faits. En effet, son influence demeure et nous ne pouvons oublier combien elle a marqué la scène politique de la guerre d’Algérie…

            Dès le début des événements, les nationalistes algériens disposaient de sérieuses connivences dans le milieu des intellectuels et ecclésiastiques français, qui s’étaient déjà fourvoyés durant le conflit indochinois en apportant leur aide au vietminh. Parmi ces « pères de l’Eglise », il était de notoriété publique que l’abbé Scotto (de Bab el Oued), l’abbé Desrousseau (d’El Biar), l’abbé Bérenguer (de Frenda),  favorisaient le travail d’un couple de professeurs, les Jeanson (de sinistre mémoire), qui aboutira à la parution en 1955, de « l’Algérie hors la loi », pamphlet qui entendait prouver la légitimité du FLN… puis à la mise sur pied des réseaux de « porteurs de valises » du même nom : les « réseaux Jeanson ».

            Dès 1956, les aides aux tueurs du FLN se multiplieront sous les formes les plus variées : protection, caches, approvisionnement en argent et en armes… Chez les progressistes chrétiens, journalistes et prêtres fourniront un contingent très important… Des femmes verseront également dans la collaboration en hébergeant des chefs rebelles, les transportant et distribuant les ordres. Les poseuses de bombes, musulmanes et européennes, feront tranquillement retraite chez les Sœurs blanches à Birmandreis ou chez les Clarisses à Notre Dame d'Afrique qui, pourtant, les savaient recherchées par la police. Chez les Pères Blancs, le Père Collet n'ignorait pas les activités de ses hôtes de passage… La police identifiera plusieurs prêtres de la « Mission de France » dont certains prêtres ouvriers, Jean Urvoas et Robert Davezies ainsi que l’abbé Boudouresque qui se feront particulièrement remarquer… Quant à l'abbé Bertal, de cette même mission, il donnera asile à Daniel Timsit et à Salah, alias Oussédik Souali, qui lui avoueront, pourtant, fabriquer des bombes. Ce réseau d’artificiers comprenait, en outre, Chafika Meslem, agent de liaison entre le FLN, le Parti Communiste Algérien et les libéraux, Denise Walbert et les époux Gautron, militants communistes. L’abbé Barthez sera l’hôte et le protecteur attitré de ce réseau, hébergeant de surcroît, en quasi-permanence, la fameuse Raymonde Peschard (la pasionaria communiste) qui avait placé une bombe dans un car de ramassage scolaire à Diar es-Saada.

            En 1957, le passage de terroristes clandestins à la frontière espagnole s’était amplifié. Il s’agissait de « spécialistes » de l’organisation spéciale du FLN, formés aux « actions ponctuelles » et à la manipulation des explosifs dans les camps du Maroc. L’abbé Davezies, Etienne Bolo, Jacques Vignes participeront activement au transport, à l’hébergement, à la mise en place des tueurs envoyés par le GPRA pour intervenir en France. En Algérie, une dizaine de prêtres dont les abbés Scotto, Bérenguer, Desrousseau, Barthez et Cortes, ainsi que des religieux de Notre Dame d’Afrique, seront impliqués dans les réseaux de soutien allant jusqu’à mettre leur presbytère à la disposition des égorgeurs. Assurés de trouver dans la maison du Seigneur l'abri et l'aide leur permettant de continuer leur œuvre criminelle, ces protégés pourront ainsi préparer attentats et exactions sans être inquiétés.

            Le 4 Avril 1957, 28 inculpations et 18 mandats de dépôt (préventive) interviendront à Alger dans l'affaire du soutien au FLN apporté par les « libéraux » (on ne dit plus « communistes »). Parmi eux, la poseuse de bombe, Raymonde Peschard… qui s’évadera et rejoindra le maquis. Elle sera tuée les armes à la main dans le Constantinois (ce qui n'empêche pas de la présenter, encore de nos jours, comme torturée et assassinée par les paras). L’abbé Barthez, deux conseillers municipaux et deux médecins feront partie de ces arrestations. Seule la protection papale et gouvernementale dont il est l’objet évitera à Monseigneur Duval, archevêque d’Alger, chef de file des soutiens du FLN, d’être lui-même inculpé…

            Pour ces « hommes d’église », les Français d’Algérie n’avaient pas le droit de se défendre contre les actes criminels des terroristes. Selon leur conception de la « charité chrétienne »,  le devoir de ces Français-là était, soit de fuir, soit de se laisser tuer, soit de ramper, soit de faciliter l’émergence de la nouvelle république algérienne. Leur argumentation était la suivante : « l’Église s'est toujours compromise avec les forces de la réaction ; il est temps qu'elle s'inscrive dans le camp de la révolution prolétarienne ». En réalité, ces traîtres à leur Patrie  s'identifiaient parfaitement à « l'anti-croisé » dont l’une des figures, l'abbé Scotto, n’avait de cesse de rassurer ceux qui pouvaient réprouver les attentats aveugles du FLN. Pour ce curieux directeur de conscience, la cause des terroristes demeurait juste quels que fussent les moyens utilisés...

            Concernant Monseigneur Duval, tout le monde, à Alger, police comprise, savait que les immeubles de l’Evêché abritaient les chefs du FLN en transit dans la capitale, et même certains terroristes recherchés par la police et l’armée. Arabophile déclaré, il refusera, officiellement, de célébrer un office à la mémoire de soldats français, prisonniers du FLN, assassinés par leurs geôliers « pour ne par heurter les Arabes », osera-t-il préciser de la manière la plus abjecte. Dans son livre « Au nom de la vérité », il s’enorgueillira d’avoir obtenu par les chefs du FLN un satisfecit lors du congrès de la Soummam qui soulignait « l’attitude réconfortante de l’archevêque se dressant courageusement et publiquement contre le courant et condamnant l’injustice coloniale ». A la proclamation de l’indépendance, il fut l’un des premiers chrétiens à prendre la nationalité algérienne (tout comme l’abbé Scotto et l’abbé Bérenguer), ce qui lui valut d’abord le surnom de Mohamed et ensuite la pourpre cardinalice…

            Parmi les progressistes chrétiens, les protestants ne furent pas en reste… En mars 1958, par exemple, le pasteur Mathiot fut inculpé avec une équipe de fidèles : responsables de boîtes aux lettres, dépôts d’armes, collectes de fonds, hébergement et de complicités diverses avec les terroristes du FLN. Cependant, à l’opposé, bon nombre de prêtres soutenaient l’action de l’Algérie française, mais quand ils n’étaient pas mis au ban de l’Eglise par leur hiérarchie, il arrivait qu’ils fussent purement et simplement éliminés… à l’instar de l’abbé Therrer, curé des Sources, à Birmandreis. Pourquoi donc n’avoir pas dit, dans son éloge funèbre, qu’il avait été assassiné par le FLN, protestèrent ses paroissiens ? Pourquoi donc n’avoir pas rappelé que les derniers mois de sa vie furent un véritable calvaire ? Il vit son église, à peine édifiée, profanée et pillée à deux reprises ; il vit aussi son presbytère entièrement dévalisé, sa voiture lapidée à plusieurs reprises… mais l’Evêché demeura de marbre… Enfin, le soir de son assassinat, son église fut incendiée et l’Eglise ne réagit point. Au cours des mois suivants, plus de quatre cents églises, sur les cinq cent soixante-sept que comptait la Chrétienté d’Algérie, furent désaffectées, profanées, parfois transformées en mosquées ou détruites, ce qui n’émut pas outre mesure ni Clergé, ni Episcopat…

            Dès la proclamation du « cessez-le-feu », les enlèvements d’Européens se multiplièrent. Des familles entières originaires du Bled voulant rejoindre les ports et les aérodromes disparurent. Les enfants en bas âge –voire les bébés-, quand ils ne furent pas éliminés avec leurs parents, furent élevés dans les écoles islamiques et arabisés par un nouvel état civil. Les femmes et les jeunes filles furent condamnées à vivre dans les maisons closes d’Algérie, ou d’autres pays musulmans ou encore en Amérique Latine. Plus de 5000 Européens disparurent ainsi en quelques mois sans que l’Église, qui était au courant de cette tragédie, n’élevât la moindre protestation.

            C’est au lendemain de cette guerre que l’on apprit par la bouche même des fellaghas la monstrueuse collusion de certains prêtres français avec les tueurs du FLN. A cet effet, un chef rebelle, Amar Ouzegane écrivit : « Partout des prêtres nous ont secourus, hébergés, soignés. L’Eglise catholique a rompu avec le passé colonialiste ». Et on pouvait lire encore dans « Révolution Africaine » : « Des prêtres catholiques ont prêté assistance aux militants du FLN poursuivis par la police colonialiste ».

            En 1950, dans son allocution en la cathédrale Saint Philippe (aujourd’hui devenue mosquée) à l’occasion du centenaire de la consécration de l’Algérie au Sacré-Cœur, Mgr Leynaux évoquait la grande et belle ville, « l’antique cité barbaresque, autrefois riche des dépouilles de la chrétienté… » et il disait au Nonce apostolique, Monseigneur Roncalli (futur Jean XXIII) : « Vous découvrirez avec joie les souvenirs émouvants de l’ancienne Église d’Afrique… Cette glorieuse Eglise, vous la retrouverez vraiment ressuscitée. Et si vous pleurez avec nous sur la dévastation séculaire de ses monuments sacrés, vous verrez partout, dans nos villes et dans nos villages, des chapelles et des églises qui attestent sa volonté de ne pas mourir et de continuer de rendre gloire à Dieu en travaillant au bien suprême, au salut de tous ses enfants, toujours indissolublement attachés et unis comme nos ancêtres, les premiers chrétiens, à la Chaire de Pierre ».

            Si Mgr Roncalli a pu voir l’ancienne Église d’Afrique ressuscitée, le délégué apostolique d’aujourd’hui, en Afrique du Nord, pourra pleurer sur sa ruine…

            Dans ces quelques lignes bien incomplètes, je voudrais éclairer les consciences sur le vrai drame de l’Église, d’une part en Algérie : effondrement d’une chrétienté dans les larmes et le sang, étouffement par l’erreur, le mensonge et les plus honteuses compromissions, et d’autre part en France, actuellement, où nous retrouvons les mêmes causes dans cette alarmante désertion face aux valeurs chrétiennes. C’est de cette façon que mourut, déjà, le christianisme en Algérie…

            Et maintenant, sur la terre de Saint-Augustin redevenue un moment chrétienne, les clochers s’écroulent à nouveau et les sables qu’apporte le Vent de l’Histoire recouvrent lentement jusqu’au nom même du Christ.

José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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« En politique, trahison, lâcheté et hypocrisie sont des religions. C’est pour cela que nous avons de si mauvais gouvernants » (Laurent DENANCY)

Prochainement, seconde partie : La démission de l’Église face à l’islam

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02 février 2019

LE RETOUR DES DJIHADISTES FRANÇAIS

Par José Castano

« Qui aime trop l’humanité en général est en grande partie incapable d’aimer l’homme en particulier. Qui plaint trop le malfaiteur est fort souvent incapable de plaindre la victime ».(Dostoïevski - « La légende du Grand Inquisiteur »)

 

Depuis que les groupes armés de l’Etat Islamique ont été mis à mal en Irak et en Syrie, il est régulièrement question du retour des ressortissants « français » internés dans ces pays… jusqu’à ce que cette annonce soit officialisée avec le rapatriement prochain de quelque 200 hommes, femmes et enfants. Cependant, un critère essentiel semble ne pas retenir l’attention, tant de nos médias que des partisans de ce retour : l’extrême sauvagerie de leurs méfaits.

Profondément apatrides, ils n’ont eu de cesse de s’enorgueillir en diffusant dans une orgie de clips d’égorgements, décapitations et mutilations multiples, leurs mœurs barbares. Sur ce point, la chaîne d’information BFMTV nous avait livré un aperçu de leur bestialité en diffusant les images de ces « jeunes Français désœuvrés » traînant derrière un pick-up aux cris d’« Allah Akbar ! » des cadavres de soldats de l’armée régulière syrienne. Images glaçantes et terrifiantes.

Il y a aussi les femmes françaises converties à l’islam, parties se faire sauter –non à l’explosif !- mais par une multitude de djihadistes (il fallait bien les divertir et leur permettre de se reproduire…) Du fruit de « leurs passions », des enfants sont nés… la plupart de pères différents. Alors, dans un épanchement de tendresse infinie, les voici suppliantes, pour que l’on rapatrie au plus vite ces enfants en France. « C’est dur de les voir souffrir ! » s’exclame, l’une d’elles, à Franceinfo en novembre 2017.

Aujourd’hui, sachant ce qu’ils encourent s’ils étaient jugés sur les lieux de leurs forfaits, tous se souviennent subitement d’« être français » et comptant sur la mansuétude de nos juges, réclament d’être traduits devant une juridiction française.

Et puis, il y a les autres… tous les autres ! Les islamistes radicaux qui, basés dans notre pays, attendent de fondre sur leurs proies avec, au bout du voyage la mort qu’ils recherchent car il est écrit que « quiconque meurt au cours du djihad entrera au Paradis et deviendra un martyr » et que « les délices du Paradis consistent principalement dans les voluptés sensuelles »… Paradis où « 70 vierges attendent chaque martyr »….

Pas étonnant que bon nombre de Musulmans veuillent mourir en « martyr » !... Seulement, comme disait Chateaubriand, « on n’apprend pas à mourir en tuant les autres ».

Alors, que faire ?... Que faire de ces nouveaux « arrivants » shootés à l’islamisme et à la barbarie ?... Quelles sanctions infliger à ces irréductibles ennemis de tout humanisme ?... De toute civilisation ?...

Les juger ?... Les condamner, sachant qu’ils auront tôt fait de « contaminer » en prison leurs coreligionnaires ? Et après ? Libérés, qu’adviendra-t-il d’eux ?...

A la lumière des actions criminelles qui ont ensanglanté les principales villes  européennes, faute de solution appropriée, on est désormais en droit de se poser la question sur leur sort.

Que faire face à tant de cruauté… de barbarie… d’inhumanité ?... Et les  partisans de la peine capitale, de se faire plus pressants après chaque attentat : « Il faut terroriser les criminels ! Il faut qu’ils sachent qu’en tuant, ils seront tués. C’est la seule solution ! »

Lors d'une interview, il fut demandé au Général Schwartzkopf, commandant en chef  de la coalition de l'opération « Desert Storm » (Tempête du désert) en Irak : « Le pardon est-il envisageable pour ceux qui ont aidé les terroristes ayant perpétré l'attaque contre les États-Unis le 11 septembre 2001 ? »

 Sa réponse :

 « Je crois que c'est le rôle de Dieu de leur pardonner… Notre boulot, c'est d'organiser la rencontre ! ». On ne peut être plus clair !...

Oui, mais voilà !... En France, c’est le genre de déclaration que refuseraient la  « bien-pensance », le « politiquement correct », les « moralistes à la conscience pure », les « humanistes », qui, choqués par cette « inhumanité » que représente la peine de mort, s’élèveraient avec force contre l’organisation d’une telle « rencontre », réconfortés qu’ils sont par cette prise de position du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, pour qui « ce sont des Français avant d’être des djihadistes ».

Dès lors, la question revient avec plus d’acuité sur le devenir de ces « Français » : quel sort doit-on leur réserver ?…

Bon nombre de députés s’élèvent contre leur retour réclamant qu’ils soient jugés en Syrie et en Irak… le député LR Pierre-Henri Dumont appelant même à des « assassinats ciblés » : « Ce sont des éliminations ciblées pratiquées déjà par différents services (de renseignement) en Syrie, en Irak (...) c'est-à-dire tuer des personnes qui ont pris des armes contre la France, la France ne doit jamais les réaccueillir », a-t-il déclaré.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, suggère d’instaurer un « bagne démocratique » aux îles Kerguelen pour les djihadistes condamnés, tandis qu’au RN, on indique : « Ce sont des djihadistes, ils ne devraient donc plus être français »…

Mais, face à ce tollé qui n’en est qu’à ses prémices, le drame qui caractérise la Justice française réside en ce que nos sociétés vieillottes s’interdisent tout moyen coercitif. Elles ont lentement accumulé pendant une longue procession de siècles, les règles, les précautions et les interdits destinés à protéger l’idée qu’elles se faisaient de la civilisation. Elles ont imaginé couler la sagesse dans des lois… codifier l’indulgence et la mesure, pour défendre l’homme contre lui-même. Préoccupées d’exorciser la violence qui bouillonne toujours confusément dans des instincts mal maîtrisés, elles ont naturellement été conduites à s’interdire la seule forme de violence sur laquelle elles pouvaient peser : la cruelle mais indispensable gamme des châtiments qui prétendent moins punir le crime, que décourager le criminel.

Négligeant cette suprême mise en garde d’Aristote « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante », elles ont inventé un arsenal de répression humain conçu à l’exacte mesure de coupables considérés comme des « égarés » ou des « déséquilibrés ». Or, on ne combat pas des terroristes avec de tels jugements… On doit adopter une riposte appropriée afin de les stopper dans leur  folie meurtrière ; agir sans oublier la foi formulée par Engels : « Ne jamais jouer avec l’insurrection armée et, quand on la commence, la mener jusqu’au bout ».

Dès lors, la France -confrontée à l’un des plus graves périls de son histoire- ne doit pas s’embarrasser de préjugés pour prendre les mesures appropriées afin d’assurer sa propre survie. « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais » soutenait Léon Trotski.

Mais, empêtrée dans ses règles, ses décrets et ses scrupules, voilà notre civilisation chrétienne paralysée par les dogmes qui la fondent et les lois qui la défendent qu’elle ne peut transgresser sans se renier. Et voici les barbares, forts de cette assurance (en tuant, ils savent qu’ils ne seront pas tués !) qui frappent dans nos villes… les peuples loups qui grondent aux frontières. Pressés de courir à leur tour la grande aventure de la civilisation et exaltés par la présomptueuse conviction qu’ils détiennent des recettes miraculeuses, ils négligent les trésors de l’héritage… Ils veulent tout détruire, tout raser pour tout recommencer sur les décombres d’un passé qu’ils haïssent parce qu’ils ne le comprennent pas. Et ils tentent d’imposer leur loi par l’assassinat et la terreur à des sociétés qui ont su dissiper ces cauchemars depuis si longtemps qu’elles n’en imaginent plus l’éventuel retour. Voici qu’enchaînées par les règles qu’elles ont accumulées pour se prémunir contres les excès de leur propre colère, les sociétés stupéfaites s’abandonnent aux coups que leur portent des colères inconnues…

Et voici que s’écroule la civilisation parce que les barbares puisent dans son raffinement, ses complications et son indulgence, la seule force qui rend leurs débordements irrésistibles. Ils retrouvent brutalement le plaisir d’égorger sachant combien timide sera la répression. Jamais les passions déchaînées et la haine n’ont fait autant de ravages… semé autant de morts… Jamais on n’a assassiné autant d’hommes au nom du bonheur de l’humanité… Jamais le mot de Malaparte n’a été plus juste : « Jamais on n’a couché autant de Christs dans les charniers du monde ».

José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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Le retour d'Émilie König, djihadiste « française » – par Eugénie S.

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Blog de l’abbé Guy PAGES, véritable soldat de la Foi !

 

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05 février 2019

COMMÉMORATION 2019 DU 26 MARS 1962 A PARIS ET EN PROVINCE

Cérémonies et Messes en Mémoire des Victimes de la fusillade du 26 mars 1962 à Alger auxquelles sont associés les  disparus, les harkis, les   victimes civiles et militaires tombées ou disparues notamment le 5 juillet à ORAN

 


LE MARDI 26 MARS A 11 heures

En Mémoire des Victimes de la fusillade du 26 mars 1962 à Alger,

Une messe  sera célébrée  en l'Eglise Saint-Nicolas du Chardonnet,

23 rue des Bernardins  Paris 5ème (Métro Maubert-Mutualité)

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Depuis le 26 mars 1999, dans cette paroisse la statue de Notre-Dame d’Afrique veille définitivement sur la plaque dédiée à nos morts

et à 14h30

cérémonie de recueillement

au Mémorial National de la guerre d'Algérie

Quai Branly, à Paris (7ème).  ( face à l’avenue de la Bourdonnais)

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association des familles des victimes du 26 mars 1962

et à 17h45

avec l’association Souvenir du 26 mars

Ravivage de la flamme,  Arc de Triomphe

Rassemblement angle rue de Tilsit – Champs- Elysées (Place de L'Etoile -Paris).

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COMMÉMORATIONS EN PROVINCE

ANGERS : 19h : Messe à la chapelle Noël Pinot 27 rue St Joseph contact  

AVIGNON : 16H45  Cimetière St Véran,  dépôt de gerbes devant la stèle.  

BOURGES : 11 heures : Dépôt de gerbes stèle anfanoma au cimetière Saint Lazare Supérieur

CAEN :      10h45, dépôt de gerbes stèle  anfanoma au cimetière St Gabriel

CLERMONT FERRAND :  11h 30  dépôt de gerbes à la stèle  au cimetière St Jacques  

 et à 18h30 messe en l’Eglise Saint-Pierre des Minimes (place de Jaude)

GRASSE :  10h messe en  la Cathédrale Notre Dame des Fleurs  suivie d’une cérémonie avec  dépôt de gerbes,  à la stèle anfanoma au cimetière Ste Brigitte.

MARSEILLE : 16h messe au Sacré Cœur, Ave du Prado

MONTELIMAR :  11h Dépôt de gerbes, sonnerie aux Morts au cimetière des Trappistines devant la stèle  anfanoma

PAU :   17h00,  dépôt de gerbes à la  stèle  au Cimetière de Pau,

              18h, Messe en l’Eglise Saint- Louis –de- Gonzague

PIERRELATTE :  11H dépôt de gerbes à la  stèle  anfanoma située au cimetière de la Roseraie

TOURS : 10H30, dépôt de gerbes à la  stèle anfanoma située au  cimetière La Salle de Tour

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COMMUNiQUÉ DU CERCLE ALGÉRIANISTE NATIONAL

Sauvegarder, défendre, transmettre l'histoire et la mémoire des Français d'Algérie

Logo

Le Cercle algérianiste dénonce l'inacceptable hommage rendu par le Maire de Bordeaux, Alain JUPPE, à Frantz FANON, qui appela au meurtre des Français d'Algérie. 

Le Maire de Bordeaux, Alain JUPPÉ, est connu pour prôner une société apaisée.

Pourtant, c’est sous son autorité, que le Conseil municipal de Bordeaux, dans sa séance du 17 décembre 2018, à la quasi- unanimité, a décidé de baptiser une rue de la commune, du nom de Frantz FANON, psychiatre français passé au FLN en 1956, alors que dans le même temps, en pleine guerre d’Algérie, des milliers de soldats français se battaient et mouraient.

Cette décision provoque une émotion justifiée mais aussi une colère légitime des Français d’Algérie, comme du monde combattant.

Comment oublier que Frantz FANON fut l’auteur des Damnés de la Terre, paru en 1961, où il en appelait, avec Jean-Paul SARTRE, au meurtre des Européens d’Algérie ?

Comment ne pas se souvenir des mots terribles et nauséabonds de Jean-Paul SARTRE, préfacier de cet ouvrage ? « Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ».

Comment accepter que l’auteur de cette abominable invitation à la suppression physique des Français d’Algérie, et de cette justification du terrorisme, mérite aujourd’hui un hommage de la ville de Bordeaux, alors que le drame de milliers d’Européens, enlevés, assassinés par le FLN, et disparus, n’a toujours pas fait l’objet d’une reconnaissance nationale ?

Le Cercle algérianiste appelle tous ceux épris de justice et d’équité, à réagir contre cette insoutenable provocation, et à interpeler le maire de Bordeaux pour lui demander de revenir sur cette décision qui blesse une partie de la communauté nationale.

Il appelle les associations du monde rapatrié, Harkis et Pieds-Noirs confondus, mais également les associations des anciens combattants, à s’unir face à cette provocation, première étape d’une mobilisation plus large.

Nous attendons du Maire de Bordeaux qu’il prenne en considération toutes les mémoires blessées et notamment celle des milliers de Français d’Algérie qui en 1962, à la suite de l’exode, ont fait de Bordeaux, leur seconde patrie.

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

 

Réagissez ! Marquez votre indignation !

Alain JUPPÉ  : a.juppe@mairie-bordeaux.fr

Ludovic MARTINEZ (Directeur de Cabinet)  : l.martinez@mairie-bordeaux.fr / 05 56 10 21 06

Mairie de BORDEAUX : Place Pey-Berland - 33045 - Bordeaux Cedex.

Retour à tous les communiqués

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  La mobilisation a payé

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UNE BELLE RÉACTION

Toulon, le 4 février 2019

Monsieur le Maire de Bordeaux a.juppe@mairie-bordeaux.fr 

A L’ATTENTION DE MONSIEUR ALAIN JUPPÉ ET DES MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL DE BORDEAUX

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs,

J’apprends avec révulsion votre décision d’honorer un franz fanon, terroriste FLN, assassin de Français, en donnant son nom à l’une quelconque de vos artères bordelaises.

Quel déshonneur, Monsieur Juppé !

Comme les gaullistes - dont vous représentez les plus anciens - sont devenus abjects !  Eux qui vénèrent, au nom de leur attachement à un général de France, héros de la seconde guerre mondiale, les ennemis de la France.

En ce sens, je comprends mieux votre complicité affichée avec le président de la République le plus antifrançais que notre pays a connu. J’ai nommé Emmanuel Macron.

Nous ne lui pardonnerons jamais de s’être permis de salir la mémoire de nos valeureux guerriers et même nos Rois de France, en se livrant à la plus odieuse conspiration avec l’ennemi algérien. Dans le seul souci de s’assurer les voix des électeurs musulmans, il n’a pas hésité à jeter l’opprobre sur notre pays, l’accusant, de manière éhontée, d’avoir occasionné le crime de génocide.

Et vous avez fait pareillement, Monsieur Juppé.

A la dernière élection présidentielle vous vous êtes affiché, très lié, avec un de nos ennemis les plus notoires, le marocain Tareq Oubrou,  imam de la grande Mosquée de Bordeaux et partisan inconditionnel des Frères Musulmans.

Ce copinage vous a coûté votre élection.

Seriez-vous en train de recommencer la même erreur, Monsieur Juppé ?

Des élections approchant et pour vous assurer les votes des musulmans de votre ville ainsi que, bien entendu, ceux de tous les communistes de cette partie du Sud-Ouest très à gauche, vous oseriez, pour quelques voix, honorer dans votre ville, un terroriste du FLN algérien ?

Un terroriste qui, comme son mentor, l’odieux Sartre, a crié très haut et très fort qu’il fallait tuer des Européens pour laisser la place à des Arabes ?

A  l’heure où tous ceux de votre parti et du parti du président actuel acceptent que la France libère des centaines de terroristes islamiques emprisonnés ici et acceptent de recevoir ceux qui sont allés tuer au Moyen-Orient, avez-vous pensé à la protection des millions de Français que vous exposez à la mort ?

Êtes-vous prêt à abandonner les Français de métropole comme jadis le général De Gaulle a abandonné les Français d’Algérie aux couteaux et aux bombes des terroristes musulmans ?

Auriez-vous perdu la raison, Monsieur Juppé ?

Il n’est pas trop tard. Il serait judicieux que vous vous repreniez et que vous réfléchissiez à commettre une trahison envers vos compatriotes en entérinant ce projet.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur Juppé, à mes sentiments de profond désespoir quant à l’avenir français de notre jeunesse.

Danièle Lopez petitsechodoran@gmail.com 

Née à Oran en 1944 Exilée depuis 1962 en France métropolitaine pour mon plus grand malheur

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INFO / Le 08-02-2019

Je vous informe de la décision du maire de Bordeaux - POUR L'INSTANT - Les propos de cette ordure de Fanon :

"Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre  en décomposition du colon"

sud ouest

 

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10 février 2019

LA VALISE OU LE CERCUEIL

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19 février 2019

GRÂCE À DIEU

Par José Castano

« La Parole Libérée »

« Grâce à Dieu, tous ces faits sont prescrits ! » (Cardinal Philippe BARBARIN)

            En juillet 2017, l’affaire Peyrard éclatait dans la Loire, à l’initiative d’anciens scouts victimes d’agressions pédophiles commises par ce prêtre dans les années 80,à la paroisse Saint-Luc, près de Lyon, alors qu’ils étaient préadolescents.

           L’une des victimes expliquait avoir été agressé sexuellement au sein de l’aumônerie de la Talaudière, une paroisse où le prêtre Régis Peyrard est resté une dizaine d’années dans les années 1980. Une autre indiquait avoir subi les assauts du prêtre quelques années plus tard, alors que ce dernier venait d’être muté à la paroisse de Saint-Just Saint-Rambert…

           Lorsqu’à l’été 2017, les agissements présumés de ce prêtre refont surface, l’évêque de Saint-Etienne, Sylvain Bataille, indique que l’homme d’Eglise, en poste depuis les années 60 dans le diocèse, reconnaît les faits, mais présente de « vraies difficultés de mémoire par rapport à ces faits-là ». « C’est un prêtre âgé, mais très profondément conscient de la gravité de ses actes », ajoute l’évêque, lors d’une conférence de presse…

           Le diocèse précise qu’à trois reprises, des victimes se sont manifestées auprès de l’Eglise.

           En 2000, en 2001 puis en 2004. A chaque fois, les faits ont été signalés à la justice, précise l’évêque. Le prêtre se voit alors retirer son ministère, pour ne plus être au contact d’enfants, et est affecté dans une maison de retraite. Mais aucune procédure judiciaire n’est engagée à son encontre, aucune enquête n’est ouverte. L’homme est protégé par la prescription. Jusqu’en février 2018. Juste avant son départ du parquet, le procureur de la République de Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld, décide d’ouvrir une enquête préliminaire.

           Dès février, une trentaine de victimes potentielles du prêtre incriminé sont alors entendues par les gendarmes et vingt-six ans après avoir été abusées, elles portent plainte contre Régis Peyrard.

           Dans le cadre de l’enquête préliminaire, le prêtre a été placé en garde à vue le 27 avril 2018 et a été confronté à l’une de ses victimes présumée. Devant elle, le prêtre explique ne pas se souvenir de l’avoir agressée mais « que si la victime le disait c’était sans doute vrai, mais qu’il ne se rappelait pas »…

           Le procès du père Régis Peyrard s'est ouvert le 20 novembre 2018 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne et s’est achevé par la condamnation du prêtre  à  six mois de prison ferme et douze mois avec sursis pour agression sexuelle sur mineurs. L’une des victimes, Jean François Roche, s’est dit « effondré », affirmant que la justice  avec cette décision (clémente) avait crée : « un permis d'abuser. Moi j'ai fait 42 ans ferme et 18 ans aux urgences psychiatriques »…

Mais l’affaire n’en resta pas là…

           Le 21 août 2018, le père, Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence (26) et juge à l'officialité de Lyon (tribunal ecclésiastique), a lancé en ligne une pétition réclamant la démission du cardinal et archevêque de Lyon Philippe Barbarin, poursuivi pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs. Il a invité ses « confrères » à la signer « ainsi que tous les membres de l'Eglise conscients de l'importance du mal fait aux victimes d'abus ». Philippe Barbarin est également  poursuivi par ces anciens scouts pourne pas avoir dénoncé à la justice ces  agressions pédophiles du père Régis Peyrard dans son diocèse.

           Cependant, la démission de l’archevêque de Lyon réclamée par le père Vignon ayant été considérée par la hiérarchie ecclésiastique comme un crime de lèse-majesté sur la personne du « souverain », douze évêques de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont démis de ses fonctions de juge à l'officialité (dont le cardinal Barbarin est justement le modérateur, c’est à dire une sorte de directeur),le 1er novembre 2018, le père Vignon qui a commenté ce jugement arbitraire par ces mots : « Je regrette cette décision, mais je l’accepte. Ça n’enlève rien à ce que j’ai dit en conscience et je ne regrette rien. »

           Néanmoins, à la demande des victimes, le cardinal Barbarin a comparu avec cinq autres prévenus -d’anciens collaborateurs dont deux sont devenus depuis évêques- devant le tribunal correctionnel de Lyon en citation directe, le 7 janvier 2019.

           Pour toute défense, sans éprouver la moindre compassion pour les victimes, il s’est limité à se retrancher derrière des directives qu’il a reçues du Vatican. « J’ai l’impression d’avoir fait exactement ce qu’on m’a indiqué », assène-t-il à ses juges.

           Ainsi, si Barbarin n’a relevé Preynat de ses fonctions qu’en septembre 2015, c’est parce que Rome lui aurait demandé de gérer « sans scandale » l’affaire… « Je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’erreurs mais je ne vois pas de quoi je suis coupable », conclut-il quand la présidente lui demande s’il va réclamer sa relaxe…

           Christian Burdet, l’une des neuf victimes présentes à l’audience, abusé enfant par le prêtre pédocriminel, a les larmes aux yeux. « C’est difficile d’être considérés comme les coupables », murmure-t-il. Coupables d’être venus, adultes, demander des comptes à la hiérarchie catholique…

           A l’issue du procès, le parquet n'a pas requis de condamnation à l’encontre du cardinal Barbarin, arguant de la prescription des faits… une décision dans la lignée de celle prononcée, déjà, il y a deux ans et demi par le parquet.

En définitive, le tribunal correctionnel de Lyon rendra sa décision le 7 mars 2019.

José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr 

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NB : La justice a autorisé, lundi 18 février, la sortie en salles du film Grâce à Dieu, sur l'affaire Preynat. Le prêtre accusé de pédophilie avait saisi la justice afin d'obtenir le report de la sortie de ce film mais n'a pas obtenu gain de cause. Le nouveau film de François Ozon a été autorisé à sortir en salles dès mercredi 20 février 2019.

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22 février 2019

DANS LES RUELLES DE MA JEUNESSE

            J'ai joué au pitchac que nous confectionnions avec des anciennes pièces trouées ou de vieilles chambres à air. Je me souviens de ces parties endiablées où les copains rivalisaient de talents avec les jongles et les javalettes.

            J'ai joué au tour de France avec les platicos. Sur la chaussée, à la craie, nous tracions un circuit avec plusieurs étapes et il fallait faire preuve de doigté pour faire avancer ces platicos vers l'arrivée de chaque étape. Chaque joueur empruntait le nom d'un des champions cyclistes de l'époque, les Bobet, Geminiani, Bartali, Coppi, Kubler, Koblet, etc.

            J'ai joué à capitoulé. C'était une course poursuite à perdre haleine mais nous avions du souffle.

            J'ai joué à burro-flaco. Moi qui était plutôt fluet, quand il fallait grimper sur la montagne d'échines, j'avais de la souplesse pour me projeter le plus loin possible et laisser de la place à ceux qui allaient sauter après moi. Mais quand il fallait supporter des poids lourds, je n'avais pas la résistance voulue et je m'effondrais lamentablement.

            J'ai joué aux pignols à la canal, au carré, au montonico ... Ce jeu se pratiquait pendant la période des abricots.

            J'ai joué aux cartettes, c'est comme cela que l'on disait dans mon quartier ; dans d'autres quartiers on disait cartelettes. La cartette c'était la partie illustré d'une boîte d'allumettes que nous découpions. Droitiers ou socatos, la paume de nos mains était rouge et enflée à force de frapper les cartettes pour les faire retourner.

            J'ai joué à tchinchinrimbola, queso de bola. Que venga, que venga la carotta (on ne disait pas zanahoria) la banana (on ne disait pas platano) etc. Et vinga les coups de lartigo ( un mouchoir torsadé qui tenait lieu de fouet) contre celui ou celle qui avait été désigné comme victime.

            J'ai enfourché un carrico dans des rues en pente en voulant imiter Fangio. Bien souvent, j'ai fait des bortoletas qui ma valaient des chichotés que j'essayais de résorber en y appliquant une pièce de cinq francs (anciens) que je maintenais fortement avec la main pendant quelques minutes.

            Assis sur le trottoir, nous jouions aux cartes à la briska, au gatico, à la ronda, à la belote aux enchères (au 81) où les tricheurs faisaient souvent renouncio.

            Nous jouions aussi au foot avec une balle de tennis. A cette époque, les automobiles étaient rares dans nos rues, ce qui nous permettait de jouer sans être interrompus par leur  rare passage.

            Les filles jouaient aux osselets, à la marelle ou à la corde à sauter. Pour ce dernier jeu, les garçons étaient souvent sollicités mais étaient moins adroits et souples que les filles.

            Ah que ... il y aurait tellement à dire en évoquant tous ces souvenirs de notre enfance là-bas.

Jean-Paul Ruiz le 22/02/2019

 

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24 février 2019

ROSA ET KARIMA ! PIRE QU’HOURIA !

Par JEAN MICHEL WEISSGERBER

Colmar, le 20 février 2019

Je ne pense pas éprouver une faiblesse (disons coupable !) à l’égard d’Houria BOUTELDJA. Cela dit, quelque part, j’éprouve envers elle si ce n’est une véritable estime, du moins quelque considération pour ce que j’appellerais son indéniable sincérité.

Quand Houria BOUTELDJA s’exprime, si détestables que soient ses idées et si délirant que soit son projet politique, fût-ce en vociférant « je suis Mohamed MERAH », elle a le mérite d’être « carrée » et l’on sait tout de suite ce qu’elle veut.

Il y a deux autres « louloutes », probablement franco-algériennes comme elle, qui n’ont pas sa franchise et qui, tout compte fait, me paraissent à la fois au moins aussi haïssables et potentiellement plus dangereuses.

A ma gauche, Rosa MOUSSAOUI et à ma droite Karima LAZALI.

 

Rosa MOUSSAOUI,

est pour l’instant journaliste communiste à L’Humanité (un quotidien on le sait qui fait l’objet d’un acharnement thérapeutique pour sa survie !). Rosa MOUSSAOUI éprouve une nette prédilection pour l’écriture d’articles relatifs à l’outre-mer français d’une part, et d’autre part pour celle de textes où sont ciblés la « violence coloniale » et le « racisme français » (particulièrement destructeurs comme tout le monde devrait le savoir !). Mayotte-la-Française la fait sortir de ses gonds tout particulièrement, et elle n’a pas de mots assez durs envers notre pays pour fustiger une prétendue occupation illégale de l’île « comorienne » de Mayotte alors que l’écrasante majorité des Mahorais et des Mahoraises ont opté démocratiquement pour la France. Elle éprouve de surcroît une sympathie sans borne pour certains « binationaux » franco-comoriens (Français surtout pour les avantages inhérents à la possession de la nationalité française, mais en réalité Comoriens, je ne dirais pas même de cœur, mais très exactement de rage !).

Venons-en à son traitement très particulier de l’Histoire avec un grand H : dans l’édition de L’Humanité du 4 octobre 2018 sous le titre « La colonisation comme emprise sur le corps », Rosa ose évoquer (je cite !) des viols de masse (c’est moi qui souligne) par des soldats français.

Je l’ai appelée le 15 février 2019 à son bureau de L’Huma. Notre conversation n’a pas excédé trois minutes et une seconde. Elle tenait à savoir qui j’étais (ce que je peux concevoir !) mais dès qu’elle l’a su, j’ai compris que notre conversation ne se prolongerait guère !

Mézigues : « vous affirmez que les soldats français ont violé en masse des Algériennes. Sur quelle base ? « 

Elle : «  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais les historiens ».

Point final.

Osez un parallèle entre l’action des terroristes du FLN et DAECH, vous verrez !

Dans l’édition de L’Humanité du 11 février 2019 au sujet de l’affaire de l’éventuelle inauguration d’une rue Franz FANON à Bordeaux, elle fustige les « malappris ». « Depuis le marigot du site Internet de Riposte laïque, c’est l’élu RN François JAY qui a donné le signal de la curée ».

Il faudra bien un jour que la mal (ou mâle ?) prénommée Rosa m’explique comment l’action de Zohra RIF s’est révélée moins meurtrière et moins invalidante, donc forcément plus glorieuse, que celle d’un Mohamed MERAH !

 

Karima LAZALI,

est une psychanalyste, psychologue clinicienne, qui exerce à Paris depuis 2002 et à Alger depuis 2006.

Mais que font-elles donc chez nous toutes ces « nénettes » qui abhorrent notre pays ?

Peu après la parution de son « ouvrage » grandiosement titré « Le trauma colonial » [1] , je l’ai appelée à son domicile de la région parisienne.

Inutile de préciser que la lecture discursive du « Trauma colonial » m’a fait sortir de mes gonds et que j’ai dû me faire violence pour ne pas me départir de ma très légendaire galanterie !

Question préalable : « Puis-je vous demander, chère Madame LAZALI, quelle est votre nationalité ? »

Elle m’a tout de suite rétorquée assez abruptement : « Je n’ai pas à vous le dire ! ».

C’est donc la même attitude d’imperméabilité et d’impénétrabilité [2] que j’ai cru devoir déceler chez Karima autant que chez Rosa.

Pour Karima tout est limpide et, l’on s’en doute, découle de « l’extrême violence de la colonisation » (évoquée en page 4 de la couverture du bouquin).

On a un texte de 270 pages dont, en fin de compte, l’on ne retiendra rien.

Le traumatisme (ce pavé s’intitule « Le trauma colonial » avec en couverture pour bien planter le décor, la photographie d‘un soldat français humiliant deux pauvres fellahs). Au fait comment s’est-il exercé ? Quelles en furent concrètement les conséquences ?

Peut-être que je ne suis pas réceptif aux infinies souffrances des Algériennes et des Algériens qui sont telles (voir page 13) que « les séquelles de la colonisation » (n’) apparaissent le plus souvent dans les discours actuels que par une plainte vindicative et douloureuse, qui sans cesse accuse l’Autre du colonial sans pouvoir dire en son nom quelque chose des impacts de l’Histoire sur l’histoire individuelle ».

Autrement dit, ma souffrance est si grande et prégnante que je suis incapable de dire ni quelle est ma douleur, ni comment elle se manifeste !

Je souffre trop, mais de quoi exactement ? Si, voyons, du « trauma colonial » dixit Karima LAZALI dans toute sa pleine (dé) « colonialité pédante » !

Du verbe, Karima, et au bout du compte des formules plus absconses qu’autre chose.

page 47 : «  l’enfant voyou des Lumières : la colonie [3] »

page 51 : « la destruction coloniale des fondements du vivre ensemble [4] »

Tout pose problème dans ce qu’avance Karima. Ainsi, elle croit devoir énoncer (page 58) « le code départageant Français citoyens et Français musulmans qui a octroyé aux autochtones un statut d’exception juridique : ils ont été traités hors du droit et des valeurs républicaines ». Elle oublie sciemment que c’est bien le statut civil islamique auquel tant d‘indigènes étaient attachés malgré son archaïsme qui est la cause essentielle sinon la seule d’un régime d’exception.

Ce qu’elle ne dit pas, c’est que beaucoup d’autochtones ont acquis la pleine nationalité française par décret ou jugement. Il leur suffisait pour cela de renoncer au statut civil de droit local [5] à savoir entre autres, à la polygamie et aux règles successorales qui infériorisent la femme [6] .

Karima ne dit pas la vérité comme bien d’autres Algériens (français ou pas) dont semble-t-il Nabile FARES, fils d’Abderahmane qui fut pourtant originellement un assimilationniste convaincu. Nabile le chouchou de Karima !

Cent cinquante mille « autochtones » pleinement français en 1958 qui n’ont pas perdu cette nationalité nonobstant les prétendus accords d’Evian, ce qui fait qu’il y a en Algérie, avec leurs descendants, entre un quart et un tiers de Français. Bon nombre le savent et cherchent à faire valoir leur droit de se faire reconnaître Français. Une bombe à retardement parmi d’autres !

Il est tellement plus facile de jouer la corde de l’imprécation et du ressentiment, n’est-ce pas Rosa ? n’est-ce
pas Karima ? et de brasser beaucoup de vent, ce qui n’impressionnerait pas grand monde si ce n’est que l’air du temps est à la repentance et à l’antiracisme à sens unique !

Jean-Michel Weissgerber

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[1] Colonial, colonialité, colonialisme à toutes les sauces, à croire que le phénomène a pris corps en 1830 en Algérie.

[2] Il y a peu de risques au vu des photographies de nos deux gazelles que je me plaigne d’une évidente incommunicabilité avec votre serviteur. (Quoique ? Karima qui sait ?)

[3] Comme si au XIXe siècle de ce côté de la Méditerranée les Lumières étaient si répandues que cela ! Anachronisme quand tu nous tiens !

[4] Le vivre ensemble appliqué à l’anachronisme, n’est-ce pas d‘une crasse bêtise ?

[5] On demandait, il est vrai, également aux requérants de savoir lire et écrire en français !

[6] Femme, chère Karima, toujours éternelle mineure dans l’Algérie d’aujourd’hui, populaire et démocratique, révolutionnaire mais non égalitaire : vous n’en parlez guère !

Article transmis par Maurice Calmein

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01 mars 2019

QUE JUSTICE SOIT RENDUE

Par José Castano

« Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais » (Léon Trotski – « Leur morale et la nôtre »)

            Il n’est pas un jour où médias et politiques ne cessent de s’interroger sur la conduite à tenir au regard des criminels français de l’Etat islamique détenus en Syrie. Les uns voudraient qu’ils soient jugés sur place  tandis que les autres prêchent pour un retour en France dans le but de les juger, les emprisonner… puis de les relâcher un jour ou l’autre…

           Il y a aussi les femmes, sortes de Belphégor remisé au goût islamiste, empêtrées dans leur marmaille bâtarde qui, sans le moindre remords pour leur sinistre participation à ce génocide, tentent d’émouvoir –leur bébé dans les bras- les « bons samaritains », éternels idiots utiles des « droits de l’homme »…

           Dans un « manifeste des intellectuels français pour la résistance à l’abandon de l’Algérie française » (soutenu par le Maréchal Alphonse Juin) on pouvait lire dans le Figaro du 7 octobre 1960 : « C'est une des formes les plus lâches de la trahison que d'empoisonner, jour après jour, la conscience de la France ». Rien n’a changé depuis…

           Comment gérer cette épineuse question ? Près de 2000 Français radicalisés ont combattu en Syrie et en Irak sous le drapeau de Daech depuis 2014. 450 seraient morts et 300 seraient déjà revenus en France. Et les autres ? Que fait-on d’eux ?... Les emprisonner ? Où les mettrions-nous dès lors que nos prisons sont surpeuplées ?... Les juger sur le lieu de leurs forfaits ? Il faudrait pour cela que Syriens et Irakiens en acceptent  l’augure… sachant que s’ils les condamnaient à mort, la France s’opposerait à leur exécution. Sur ce point, le 27 février 2019, sur BFMTV, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet, a rappelé la position française : « Il y a une limite. Notre pays n’accepte pas la peine de mort. Si tel est le cas, nous interviendrions pour demander que cette peine ne soit pas exécutée. C’est une condition sine qua non ». Le problème reste donc entier dans la mesure où, ni la Syrie, ni l’Irak, ni les Kurdes ne sont en mesure de gérer indéfiniment ces prisonniers qui, par la force des choses, recouvreront très vite leur liberté…

            Alors, si la décision de trancher entre ces options s’avère difficile pour nos gouvernants, il existe une troisième voie qui résoudrait leur problématique : l’exécution, sur place, de ces djihadistes !

            Durant quatre années, nos forces spéciales se sont –dans le cadre de la coalition et au péril de leur vie- évertuées à traquer les criminels, les localiser et les éliminer. Ce n’est un secret pour personne. Dès lors, s’il était permis de les tuer durant ce conflit, pourquoi leur accorder la vie aujourd’hui et leur permettre de reprendre, bientôt, leur terrifiant djihad ?

           Il y a maintes façons d’exécuter un prisonnier… la plupart du temps dans la discrétion la plus absolue. Les militaires de toute nationalité connaissent parfaitement cette notion. Donnons à nos soldats la possibilité d’éradiquer définitivement ces prédateurs, ennemis de toute civilisation !... Seulement, voilà ! Comme l’a souligné notre ministre : « Notre pays n’accepte pas la peine de mort »… Alors, que faire ?

           Lors de son entretien sur BFMTV, Nicole Belloubet a indiqué son intention d’assurer aux djihadistes français « un minimum de droit à un procès équitable. Nous veillons à ce que les droits de la défense soient assurés »… et de rappeler que « les Français concernés bénéficient de la protection consulaire ». Dans ce cas, comment venir à bout de ces monstres qui se renouvellent perpétuellement en puisant leur force dans notre faiblesse ? Comment peut-on appeler autrement cette pourriture humaine qui exhibe la tête de sa victime en guise de trophée ? Que viendrait-il faire dans une prison française 5 étoiles si ce n’est attendre patiemment de recouvrer la liberté pour donner libre cours à ses pulsions barbares ? A-t-il accordé, lui, « un minimum de droit » à ses victimes ?

 José CASTANO

1 Ce monstre mérite-t-il de vivre ? Quels furent « les droits » de ses victimes ?

2 Chrétiens Coptes Décapités 15-02-15

« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier » (Martin Luther King)

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