02 janvier 2009

DE GAULLE ET L'ALGERIE

Document transmis par J. F. Paya

"Guerre d'Algérie Magazine" No 8  Juin 2007

        Je trouve  l'analyse du professeur Pervillé très pertinente sur le fait que le Général ait été très tôt convaincu qu'il faudrait se séparer de l'Algérie sous une forme où sous une autre et que cela remonte avant son retour au pouvoir.

        D'autres auteurs ont même avancé "que toute l'activité préalable du Général et de son cabinet privé avait été de prouver discrètement aux divers protagonistes de la rébellion et de certains milieux financiers qu'il était seul capable d'imposer à l'ensemble des Français "le délestage de l'Algérie Française" et ce dés 1956 par des contacts d'émissaires via la Suisse et l'ambassade de Tunisie tout ceci mérite bien sur développements.

        Mais une chose est certaine que le professeur Pervillé aurait pu avancer c'est que l'étude des archives de la commission qui a préparé le texte constitutionnel de 58 consultables après 30 ans (car contrairement à la tradition Française ce ne fut pas une Assemblée Constituante qui l' a élaboré au grand jour) révèle (pour être bref) qu'on avait prévu de pouvoir changer le statut de l'Algérie par de simples lois alors que la constitution précédente ne le permettait pas (d'où certains blocages de la 4ème République) sans que cela soit très explicite.

        Lois législatives où référendaires avec les nouveaux pouvoirs donnés au Président, ainsi au nez et à la barbe " des partisans de l'Algérie Française" qui votèrent en masse cette constitution sauf des " ultras" avisés d'Alger dixit le Docteur JC Perez '(qui a parlé "du référendum mortel du 28 Septembre 1958 dans un de ses ouvrages) Ainsi  une option "séparatiste" aurait été introduite subrepticement dans le texte sans citer le mot Algérie! Avec possibilité de "cessions de territoires"! En remarquant que De Gaulle lorsqu'il parle "de Français à part entière" à propos des Musulmans après le 13 Mai 58 leur laisse le statut civil coranique contradictoire avec la laïcité Française ! (Pour preuve les "rapatriés" Musulmans en 62 devront y renoncer)

        En tout cas c'est ce mécanisme qui sera utilisé pour "larguer" l'Algérie et la bataille est toujours vive entre ceux qui affirment que De Gaulle à violé sa constitution et ceux qui disent le contraire.  Curieusement  au sujet de la thèse de la prémonition Gaulliste la plus part des nationalistes Algériens consultés l'on rejetée et préfèrent croire que la lutte de l'ALN/FLN  lui à" forcé la main" c'est aussi l'avis de leurs amis en France

(Voir mon article "la Constitution de 1958" dans la revue PNHA no 94)

Jean-François Paya

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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03 janvier 2009

ORAN LES DEBOIRES SE CONJUGUENT AU QUOTIDIEN

          Notre pays, et en particulier notre ville d'ORAN, nous la gardons dans nos souvenirs, telle que nous l'avions laissée en 1962, un pays neuf et une ville dans un écrin. Nous nous doutions à notre départ, de ce futur délabrement, car comme beaucoup, je suis partie adulte (75 ans bientôt).
         Tristesse, non pas de ce que ce pays est devenu, mais du travail et des sacrifices de nos parents qui même s'ils étaient  pauvres ont aimés cette terre et construit ces villes. Il y a de quoi être aigri........
ODILE 2009

ORAN

Les effondrements se succèdent. La santé est malade. La prostitution bat son plein. La criminalité prend le relais.

          L’année 2008 s’est achevée sur un goût inachevé. Peu de bonnes choses ont été réalisées, mais beaucoup d’événements malheureux ont marqué la wilaya. En l’espace d’une nuit, l’on tend à effacer les déboires des 365 jours passés. Au décompte final, les mêmes résultats seront annoncés.
          La wilaya d’Oran se réveille à l’aube de l’année 2009 sur une annonce aussi fastidieuse que calamiteuse, la montée en flèche du nombre de malades du sida. La maladie qui n’épargne aucune tranche d’âge a atteint son summum.
Les chiffres le prouvent. Près de 260 cas ont été enregistrés durant le premier semestre de l’année écoulée.
          La santé est malade à Oran. Des dizaines de cas de tuberculose, de maladies respiratoires chroniques. Il y a péril en la demeure. Les responsables en charge du secteur continuent de succomber aux «offrandes» des oeuvres sociales tout en se livrant au jeu du «lynchage entre collègues» qui pour un démodulateur, qui pour un mouton de l’Aïd. Jadis, jardin de paix, la wilaya d’Oran est l’épicentre des fléaux sociaux qui se conjuguent au quotidien.
          El Bahia croule sous les effets du plus vieux métier du monde et l’abandon de nouveau-nés. Plus d’une centaine de bébés ont été retrouvés, soit dans des poubelles, soit devant des immeubles. Même les campus universitaires ne sont pas épargnés.
          Un nouveau-né a été découvert enveloppé d’un un sac poubelle, à la cité universitaire d’El Badr. La mendicité a atteint des proportions alarmantes. Près d’un millier de femmes, hommes, enfants et handicapés sillonnent la ville en quête d’«argent».
          L’immigration clandestine n’est pas en reste. Un millier de «sans projet fixe», venus d’Afrique, séjournent à Oran. En mal de tourisme, des hôtels anodins de M’dina Jedida offrent un meilleur cadre pour l’hébergement de ces «errants du nouveau monde». La place de Tahtaha ne désemplit pas. De jour comme de nuit, ces «sans destination fixe» attendent et espèrent, vainement, la traversée. La harga bat son plein. Un sujet qui n’est plus à présenter. Des jeunes sans perspective défient les dents de la mer. Des dizaines de familles d’Arzew, d’Oran-ville et d’autres localités de la wilaya pleurent toujours le naufrage de leurs enfants.

          La consommation et le trafic de drogue sont devenus monnaie courante.
Des jeunes à la fleur de l’âge ont été reconnus coupables et condamnés pour plusieurs chefs d’inculpations liés à la consommation et au trafic de drogue. La ville d’Oran est devenue une plaque tournante de la commercialisation et du transit des stupéfiants. «La chitta ou la plaque marocaine» est en vogue à Oran. La criminalité prend le relais. Triste liste de maux pour une ville surnommée El Bahia.
          Le tribunal criminel d’Oran traite quotidiennement, en moyenne, deux affaires liées à la criminalité. Association de malfaiteurs, agressions, vols qualifiés, meurtres, tentatives de meurtre, détournements et viols de mineurs, sont autant de chefs d’inculpation qui reviennent comme un leitmotiv sur des arrêts de renvoi lus par le greffier à l’ouverture des procès.
          Derrière le Front de mer se cache un front de misère. Les effondrements font des ravages alors que les responsables locaux continuent à vanter les bienfaits des aides étrangères et des plans de réhabilitation et de sauvegarde espagnols et européens.
          La ville d’Oran s’écroule comme un château de cartes. Une moyenne de deux effondrements est enregistrée chaque jour. La liste des sinistrés et des victimes s’allonge. Tous les quartiers sont menacés de ruine. N’en déplaise aux plus optimistes, la ville du saint Sidi El Houari meurt à petit feu. Respirer l’air d’El Bahia peut aisément provoquer des maladies respiratoires. Boire son eau peut allonger le séjour d’un malade à l’hôpital. Consommer un produit acheté au marché de Mdina Jedida, El Hamri, la Bastille, c’est accroître le risque d’une intoxication.
          La pollution est partout. Elle gagne de plus en plus de terrain. Le cadre environnemental est loin d’être sain. Les règles d’hygiène sont bannies. La ville est sale. La propreté est une notion inconnue. Les responsables locaux persistent et signent en déclarant que leur mission est de nettoyer la ville alors que des cadres municipaux sont impliqués dans plusieurs affaires louches. N’ont-ils pas falsifié des factures d’achat de camions de collecte d’ordures, effectués au profit du service de nettoiement?. «Wahrane rouhti khssara, Ô Oran tu es perdue!» prédisait, il y a de cela très longtemps, le défunt Ahmed Wahbi.

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Aït Ouakli OUAHIB

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Lu le 03 Janvier 2009 sur le quotidien L'EXPRESSION DZ.COM Page : 8 (SOURCE)

RETOUR LA PAROLE EST AUX ALGERIENS

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CAP CARBON

CAP CARBON PRES D'ARZEW

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15 Août 1960

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14 janvier 2009

J-C - BIOGRAPHIE

J-Castano

            José CASTANO a vu le jour en octobre 1946 dans un village d’Oranie : Ain-el-Turck. En juin 1962, c’est la déchirure. Son père, après avoir été appréhendé pour « activités subversives », est emprisonné, torturé par les gendarmes mobiles du général Katz –« le boucher d’Oran »- puis soigné à l’hôpital d’Oran (pavillon des détenus) d’où il s’évade lors de l’intervention d’un commando de l’OAS. Recherché, traqué par la police française et le FLN, il rejoindra clandestinement la France à bord d’un chalutier.

            Demeuré au pays avec le reste de sa famille, José, âgé de 16 ans, est à son tour contraint à la clandestinité afin d’échapper aux recherches du FLN qui, faute de ne pouvoir capturer le père, se vengerait bien sur le fils… En juillet, il tente une première fois de s’embarquer en compagnie d’un ami du village, Jean Lopez, marié et père d’une petite famille. Au port d’Oran, celui-ci sera interpellé par des A.T.O (fellaghas reconvertis en policiers)… On ne le reverra plus… jusqu’au 15 août 1962, quand, dans une citerne abandonnée à 15 kms d’Oran, une patrouille de soldats français découvrira parmi d’autres cadavres d’européens affreusement mutilés, celui de Jean Lopez. Son corps sera identifié grâce à son alliance sur laquelle était gravée la date de son mariage.

            Quelques jours plus tard, José s’embarquera, seul, à bord du Kairouan, via Port-Vendres, où, perdu dans un univers hostile et étranger, ne sachant où aller, il sera pris en charge durant quelques semaines par une admirable famille de pêcheurs oranais. A cette époque, la solidarité était réelle !…

            Fin juillet, la famille est enfin réunie. C’est alors qu’un nouveau drame éclate. Son père est identifié lors d’un contrôle de police à la frontière espagnole, arrêté, transféré immédiatement à Paris, jugé et condamné à quatre ans et demi de prison qu’il purgera en partie à Fresnes. C’est dans ces moments difficiles que prendra corps une promesse faite en souvenir de cet ami disparu et, à travers lui, à ces milliers d’autres infortunés : Défendre la mémoire de l’Algérie française, de ses combattants et des disparus de 1962 !

            Après des études secondaires classiques, poussé par la passion du sport, il épousera cette voie et la compétition de haut niveau. Engagé volontaire, il connaîtra les honneurs du Bataillon de Joinville, deviendra international militaire d’athlétisme et, rendu quelques années plus tard, à la vie civile, enseignera l’Education Physique en milieu scolaire et universitaire.

            Fidèle à sa promesse, dès 1980 il entame par ses écrits et ses conférences son « œuvre de mémoire ». Auteur de sept ouvrages et conférencier infatigable, ce travail foncier et persévérant lui ouvre les portes de la Société des Gens de Lettres de France et de l’Académie des Sciences d’Outre-mer, section littérature. Par ailleurs, son « investissement » dans la cause des disparus lui a valu d’obtenir la Médaille d’Or du Mérite et du Dévouement français ainsi que la Médaille d’Honneur de la Ville de Montpellier.

            Auteur d’un ouvrage de référence : « Le péril islamique », il s’investira, parallèlement, dans un combat identitaire pour la sauvegarde des valeurs chrétiennes, contre le fondamentalisme islamique et l’islamisation programmée de la France.

            Poursuivant inlassablement son œuvre de mémoire, il multiplie ses conférences notamment sur « la tragédie de l’Algérie française », « l’Armée d’Afrique » et « les Seigneurs de la guerre » en hommage aux soldats de la Légion étrangère ainsi que sur le péril que représente la montée de l’intégrisme islamique « l’Islam… Religion conquérante ».

            Par ses interventions diverses et variées, José CASTANO poursuit inlassablement depuis 1980, à l’écart des partis politiques, le seul combat qui, à ses yeux justifie son action : Rendre à la mémoire des Français d’Algérie et à son armée bafouée, la justice qui leur a été refusée tout au long de leur calvaire.

Publiée aussi sur "Le Gaulois FPI " (francepresseinfos.com) le 22-12-2015 

Tout José Castano.

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J-C LES DISPARUS D'ALGERIE

Par José Castano.

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Notre mémoire…

LES DISPARUS D’ALGERIE

        Il y a 46 ans, tel Ponce Pilate, le gouvernement français se lavait les mains et tournait la page. Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire. C’est par la France qu’elle devint, le 1er juillet 1962, indépendante. Et c’est ici que commença le drame pour près de deux millions de personnes, Européens et soldats musulmans confondus.

Le point de départ de la gigantesque entreprise de destruction qui devait s’abattre sur les Français d’Algérie –entreprise de destruction voulue et organisée par le régime gaullien- fut la honteuse signature des accords d’Evian du 18 mars 1962 avec comme symbole de forfaiture, le massacre du 26 mars à Alger… Son aboutissement, le 5 juillet 1962 à Oran. Entre ces tragédies, plus de 5000 européens (on ne connaîtra jamais le nombre exact) disparaîtront, enlevés parfois même sous les yeux des militaires français qui n’interviendront pas.

        « Ils n’avaient pas d’ordre », disaient-ils ! En réalité, ils avaient des ordres de « non intervention». Ainsi, dans toute l’Algérie des camps s’ouvrirent, parfois à proximité même des villes et des cantonnements militaires sous le regard bienveillant des autorités françaises.

        La plus élémentaire des missions eût été d’ordonner à notre armée, encore puissante, d’effectuer des opérations de sauvetage en direction de ces camps… sa première motivation étant de sauver ses propres soldats dont près de 400 furent pris vivants au combat. Nul ne recouvrit jamais la liberté, et cela en dépit des accords d’Evian et des conventions de Genève. L’autre motivation était de sauver, d’une part, ces milliers de civils européens menacés de jour en jour d’extermination, d’autre part, ces milliers de Musulmans fidèles à la France à qui l’on avait fait une promesse formelle de protection, à qui l’on avait juré que le drapeau français ne serait jamais amené et que l’on a livré avec une révoltante bonne conscience, pieds et mains liés à la vindicte des bourreaux.

        Alors, quand les familles éplorées suppliaient les militaires d’intervenir après l’enlèvement de l’un des leurs ; quand elles en appelaient à nos gouvernants, nos médias, nos associations humanitaires, à la Croix Rouge… quand ce n’était pas au Clergé, on leur rétorquait sans ménagement « qu’ils étaient tous morts » ! Et ainsi, parce qu’ils « étaient tous morts», on a laissé, des années durant, pourrir dans les geôles, les mines de sel, les camps de la mort lente et les bordels, nos proches, nos familiers, nos frères…

        Car on ne supprima pas plus de 5000 personnes du jour au lendemain... Certaines vécurent des années durant dans leur univers concentrationnaire ; déclarations d'hommes politiques et témoignages l'attestent. C'est ainsi que :

        - Le 26 janvier 1971 (9 ans après l’indépendance), le Président algérien Boumedienne déclarait : "A Paris, on semble ignorer que nous détenons un grand nombre d'otages français. Quand il le faudra, nous en communiquerons la liste à la presse, d'où une émotion considérable en France. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix."

        - Le couple des enseignants Allard, de Bruyère-le-Châtel (Essonne), d'abord pro-FLN puis expulsés d'Algérie au cours du second trimestre de 1971, révéleront qu'environ sept cent cinquante disparus européens ont été vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972, quelques-uns de ces hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la rocade sud, avec la main droite coupée.

        - Le 23 avril 1982, l’hebdomadaire « SPECIAL DERNIERE » publiait les révélations de Mr Poniatowski qui affirmait qu'en 1975 (il était alors Ministre de l'Intérieur), il y avait encore des centaines de captifs en Algérie.

        Ce jour-là, nous fîmes connaissance avec l'incroyable, l'impossible, l'inimaginable. En première page, on pouvait lire :

"EXCLUSIF : Les photos des Français détenus sans raison PRISONNIERS EN ALGERIE depuis VINGT ANS. Un vrai camp de concentration installé du côté de Tizi-Ouzou".

        Au total 15 photos sous lesquelles figuraient les noms et prénoms des "disparus". Or l'une d'elles nous apprenait ainsi que le gardien de la paix, Pelliser Jean Claude, enlevé le 16 mai 1962 à Maison Blanche, Alger, dans l'exercice de ses fonctions, était toujours en vie... alors qu'il avait été déclaré "décédé" le 13 novembre 1970 par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

        20 ans après ces tragédies, il y avait encore des survivants dans les camps de concentration algériens. Nous en avions là la preuve. Que firent alors les autorités françaises ?

        Le 12 novembre 1964, Le Figarolançait le chiffre de 6000 à 6500 Européens enlevés entre le 19 mars 1962 et le 31 décembre 1962… preuve qu’après l’indépendance les enlèvements s’étaient poursuivis.

        L'accusation était portée et elle était irréfutable. Alors, pourquoi l'armée française –qui était toujours présente ne Algérie- n'intervenait-elle pas pour sauver ces malheureux? Et pourtant ils étaient enfermés dans des camps parfaitement localisés et connus des autorités, attendant dans la souffrance et la déchéance une vaine délivrance. Certains furent libérés, mais sur des initiatives individuelles d'officiers outrepassant les ordres reçus et... immédiatement sanctionnés. Parfois même, ces morts-vivants étaient plongés dans leur univers concentrationnaire à proximité des camps militaires français, tels, la cité du Petit Lac à Oran.

        Que de cris déchirants, que d’appels au secours ces militaires français ont-ils dû entendre chaque nuit, eux qui étaient terrés dans leur caserne, l'arme au pied, attendant la quille prochaine...

        Que d’horribles, que d’épouvantables hurlements ont dû retentir, des années durant, dans ce pays livré aux écorcheurs ! Mais nul ne pouvait les entendre. Une chape de silence s’était abattue sur ces malheureux ajoutant ainsi à leur calvaire et, engoncé dans son égoïsme, son confort et son indifférence, le peuple français ne répondit pas aux plaintes et aux râles qui s’échappaient de toutes les contrées de l’Algérie et qui venaient s’écraser contre ce mur qu’il avait érigé sur ses côtes. Ces sacrifiés là, dont le nombre s’amenuisait au fil du temps, n’étaient plus que des animaux survivants d’un triste bétail pensant, abandonnés à leur délire, à leurs rêves et à leurs rancoeurs. Durant des années, ils ont croupi derrière des barreaux ou dans des camps, à épier leurs geôliers, à écouter les râles des mourants et les cris de ceux que l’on torturait, en suivant de leurs yeux, leurs inoubliables yeux, empreints de crépuscule mental, la marche rêveuse des nuages dans l’immensité du ciel étoilé.

        Pauvres êtres torturés! Leurs cris déchirants seront restés vains durant toutes ces années, mais ces plaintes ne sont pas perdues. Quelque part dans les cieux elles ont été enregistrées indélébilement et le jour du jugement dernier, elles se feront de nouveau entendre... et les paroles prophétiques du Maréchal Juin remontent à ma mémoire : « La France est en état de péché mortel et elle connaîtra, un jour, le châtiment».

        Pour autant en dépit des renseignements qui lui parvenaient régulièrement, la grandeur gaullienne ne s'abaissa pas à donner les ordres nécessaires pour sauver ces sacrifiés et les cadres de l'armée, les consuls et ambassadeur de France à Alger respectèrent ces ordres de ne pas intervenir, abandonnant ceux qui n'étaient plus que des morts en sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin de la seconde guerre mondiale, les officiers allemands qui ne s'étaient pas opposés aux ordres d’Hitler.

        Ils sauvèrent ainsi leur carrière, certes! Plus tard, colonels, généraux, députés, ambassadeurs, couverts de titres et de médailles usurpés, ils se prélasseront et se féliciteront de leur "bon choix". Mais, où est leur honneur? Que devient une armée sans honneur ?

"La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient", disait Diderot.

        Ainsi, la France et l’armée française d’alors sont aujourd’hui éclaboussées d’une honte que le temps ne suffira pas à effacer. Il n'y a pas d'exemple qu'un Etat ait livré de la sorte ses enfants au bourreau. Et cette tache indélébile ternira à jamais l'honneur de la cinquième République.

José CASTANO  E-Mail : joseph.castano0508@orange.fr

(Extrait de l’article consacré aux disparus composant l’ouvrage « VERITĖ» que l’on peut se procurer chez l’auteur, voir sa bibliographie)

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16 janvier 2009

J-C LA QUESTION

Document transmis par Joseph Castano

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Pitoyable cécité ou criminelle lâcheté ?

        Nous y revoilà ! 47 ans après la guerre d’Algérie, la « torture » réapparaît sur le devant de la scène par le truchement d’une émission de télévision présentée le 3 décembre sur FR3 : « droits d’inventaire ».

Nous devrions pourtant être habitués, voire blasés d’être soumis à intervalles réguliers à ce genre de propagande mensongère et diffamatoire où les « pauvres petits fellaghas » n’en finissent plus d’être les cibles et les souffre-douleur des cruels soldats français, notamment ceux de métier, assoiffés de revanche après leur défaite en Indochine (sic).

Et toujours pour « témoigner », quelques appelés « repentis » accentuant pour le besoin des caméras leur « trouble » et leur « crise de conscience » face à l’inconduite de leurs chefs. Par ailleurs quelle incongruité, quelle ineptie, quelle malveillance d’entendre un ex-ministre (J.P Chevènement) prétendre avoir été menacé de mort par l’OAS, le 5 juillet 1962 à Oran. Qu’a-t-il fait, précisément ce jour là, lui l’officier français, pour venir en aide à une population européenne terrorisée face à la vindicte des « vainqueurs » ?   

Faut-il attribuer ce mal à l’acharnement que nous mettons entre Français, non seulement à nous entre-déchirer, mais même à donner un effet rétroactif à nos divisions du moment ? Ces causes se rendent-elles compte du mal qu’elles distillent autour d’elles ? Ne semble-t-il pas plutôt qu’elles ont été enrôlées au service d’une entreprise voulue, calculée ? Les Français, c’est une habitude, ont un goût prononcé pour l’auto-flagellation (quand ce n’est pas de l’autodestruction) et ne cessent de culpabiliser pour des pratiques -courantes en tant de guerre- et que l’ennemi a utilisé, pour sa part, sans réserve…

Comment imaginer l’Algérie, 47 ans après, faire son « mea culpa » des exactions et sévices en tous genre que ses « valeureux soldats de la libération » ont perpétré sur des civils innocents ? A-t-elle, à ce jour, éprouvé le moindre remords ? Les anciens tortionnaires du FLN ont-ils demandé pardon aux familles de leurs victimes ? S’est-il trouvé un seul journal algérien pour stigmatiser les excès de ces «combattants» ? Et pourtant il ne s’est pas agit durant près de huit ans de simple « question » mais d’exterminations massives dans des conditions effroyables : visages lacérés où les yeux manquaient, nez et lèvres tranchés, gorges béantes, corps mutilés, alignement de femmes et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé…      

Le sort incomparablement plus cruel que les tueurs du FLN, complices de Yacef Saadi , de Zohra Drif et de Louisette Ighilahriz, entre autres, ont réservé à des milliers d’innocents n’ont ému personne parmi les détracteurs de l’armée française. L’extrême sauvagerie avec laquelle ils ont accompli leurs attentats ne surpasse-t-elle pas dans l’horreur et dans la douleur les tortures pratiquées par l’armée française dans sa quête du renseignement ? Et comment dans ce cas ne pas crier à la supercherie ? Ces journalistes qui n’ont de cesse, plus par calcul politique (ou commercial) que par souci d’humanité, de dénigrer systématiquement l’action de l’armée française en Algérie, se sont-ils demandés, une seconde, combien d’êtres innocents ont, durant des années en Algérie, souffert du terrorisme ?

Et quand ces appelés, témoins et rapporteurs de tant de cruautés françaises culpabilisent aujourd’hui de la sorte, se sont-ils demandés combien de jeunes enfants ont été déchiquetés par les bombes des tueurs du FLN ? Combien d’autres ont connu d’effroyables violences avant que leurs bourreaux ne fracassent leurs têtes contre les murs, leur forfait accompli ? Se sont-ils indignés quand ils ont eu connaissance de ce petit garçon de 8 ans que son assassin a ramené dans ses bras, encore vivant à sa mère, le ventre vidé de ses viscères et empli de pierres, les yeux crevés ? Et de cette petite fille de 10 ans qui subit les pires outrages avant d’être égorgée et fut tellement écartelée par ses tueurs qu’on la retrouva entièrement disloquée ? Et de ces familles entières exterminées après qu’on eut violé les femmes de tous âges sous le regard d’épouvante des hommes attachés et assistant à la scène?

Se sont-ils insurgés à ce moment contre les auteurs de ces crimes ? Au nom de quelle loi sacro-sainte a-t-on eu le droit de faire souffrir dans leur chair ces victimes de la barbarie du FLN? Au nom de quelle éthique a-t-on dû les sacrifier ?

    

         Les âmes chagrines  disent que la conscience se révolte au spectacle de certains crimes. Nous sommes ici en présence du plus monstrueux florilège du crime qui puisse se concevoir. Les images qui représentent les milliers d’êtres humains égorgés, les visages mutilés au couteau, les corps écorchés vivants à coups de canif, les enfants déchiquetés par les bombes, les femmes éventrées, les hommes suspendus encore vivants aux crochets d’abattoir, reculent les limites assignées à l’horreur. Cependant, ces atrocités ne révoltent pas les consciences contre  les criminels, mais contre les victimes. Ces milliers d’innocents versés dans la mort servent à apitoyer le monde sur le sort des bourreaux. Le réflexe n’est pas l’indignation devant la sauvagerie du crime, mais la compassion envers les assassins. Et si les survivants excédés ou terrorisés prennent les armes pour sauver leur vie, dans un geste de défense aussi vieux que les âges –c’est ce qui s’est passé en 1961 et 1962 avec l’avènement de l’OAS-, ils soulèvent contre eux l’unanimité des censeurs.

         Les révolutionnaires ont dit que les bombes étaient un moyen d’expression et des gens « très bien », les intellectuels, plus ou moins de gauche, ont donné de bonnes raisons pour justifier les bombes, les assassinats, les prises d’otage et la haine. C’est à force de coupable indulgence et de tolérance stupide que l’on a encouragé les actes criminels du FLN dont furent victimes chaque jour de jeunes enfants en Algérie. Ceux qui se sont tus alors, ou qui ont dénoncé de façon unilatérale la torture, ont été coupables et complices de leur malheur et sont devenus à leur tour des assassins en puissance.

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José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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Retour Joseph Castano.

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17 janvier 2009

HLM DE GAMBETTA AVANT 1962

"LIEU DE VIE" DE NOTRE FAMILLE !!

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Consulter les pages des anciens des HLM de Gambetta à Oran "La Cité des Jardins" Merci à Dédé de la famille SCHWEITZER du B3 qui a créé ce site en juin 2003

Retour photos A.F.N.

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21 janvier 2009

J-C L'ASSASSINAT DU LIEUTENANT ROGER DEGUELDRE

Maj le 10 juillet 2012

 

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Article de l'aurore du 8 juillet 1962 (doc ED)

Document transmis par Joseph Castano.

 

« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM »

          C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne,  que de Gaulle prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »

        Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

 

          « Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent  tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres.  Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.

         L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes... Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.

         Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin.

         L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.

         Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant... et il souffrait.

         A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels ; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.

         Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.

         Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.

         Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».

Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.

C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut,  assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! »

         Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton.

Décidément, le crime était profondément enraciné !…

José CASTANO (e-mail : joseph.castano0508@orange.fr)

(Extrait de l'article consacré à l'assassinat du lieutenant Roger Degueldre composant l'ouvrage "VERITE" que l'on peut se procurer chez l'auteur)
« VERITĒ » - La tragédie de l’Algérie française  –

- Le siège de Bab-el-Oued – Alger : 26 Mars 1962… La tragédie – Le martyr des harkis – Oran : 5 Juillet 1962… Le génocide – L’assassinat du lieutenant Roger Degueldre

– Les disparus de 1962 – Katz… Criminel de guerre.

_ Le poids des mots… Le choc des photos.

 

Indispensable pour faire connaître la VéritéCet ouvrage est disponible chez l’auteur. 

 

Retour Joseph Castano.

 

 

- L’assassinat du Lieutenant Degueldre sur la voix de Jean-Pax Meffret

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23 janvier 2009

PEINTURES DE MARYSE

Soyez gentils en respectant les oeuvres de MARIPO qui avec Danièle et quelques uns d'entre nous était une cabanonière au Cap Carbon près d'Arzew du temps de la France. Je la remercie de sa confiance.

LES AQUARELLES DE MARIPO

DE L'AUTRE COTE DE LA MER

22_MONUMENT_AUX_MORTS_D_ORAN

01 "Monument aux morts d'Oran"

Promenade_de_letang_de_MP_TAG

02 Santa Cruz vue de la "Promenade de Létang"

AQUARELLE_DE_NOEL_T

03 "Noël à Santa-Cruz"

25_ZARAGOZANO

04 "ZARAGOZANO-Santa-Cruz"

10_JEANNE_D_ARC

05 "Jeanne d'Arc"

15_LA_MER_QU_ON_VOIT_DANSER

06 "La mer qu'on voit danser"

16_LA_RUELLE_D_YVETTE

07 "La ruelle d'Yvette"

21_L_HOMME_A_LA_FENETRE

08 "L'homme à la fenêtre"

23_LA_MURETTE

09 "La murette"

 

 

11_KIOSQUE_FONTANEL

10 "Kiosque Fontanel"

12_KIOSQUE_PLACE_DE_LA_REPUBLIQUE

11 "Kiosque Place de la République"

13_KIOSQUE_SAINT_EUGENE

12 "Kiosque Saint Eugène"

AUDE ENTRE MER, ETANG ET MONTAGNE

 

 

AUDE_SAUVAGE_T

13 "Aude sauvage"

04_BARQUE_ECHOUEE

14 "Barque échouée"

05_BATEAUX

15 "Au gré des flots"

06_CABANON_DE_VIGNE

16 "Cabanon de vigne"

07_CHAPELLE_SAINT_VICTOR

17 "Chapelle Saint Victor"

08_CHEMIN_DES_GENETS

18 "Chemin des genêts"

09_ECHAUGETTE_ISOLEE

19 "Echauguette isolée"

14_LA_CHARETTE_BLEUE

20 "La charette bleue"

17_LE_BORD_D_ETANG

21 "Le bord d'étang"

18_LE_PIGEONNIER_EN_RUINE

22 "Le pigeonnier en ruine"

19_LE_VIEUX_PORTAIL

23 "Le vieux portail"

20_LES_BATEAUX_PARESSEUX

24 "Les bateaux paresseux"

24_VENT_DANS_LES_PINS

25 "Vent dans les pins"

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31 janvier 2009

LE BOUYOUYOU

      Clin d'oeil

         Le BOUYOUYOU, tramway à vapeur, véritable tortillard à voie étroite, rendit pendant de longues années d’inestimables services à toute la région pour les voyageurs et les marchandises, en reliant Oran à la station thermale d’Hammam-Bou-Hadjar par la "plaine".

   

BOUYOUYOU DVix envoyé par guysimon

      

               A Oran la gare de départ se situait à la fin du Boulevard Joffre à l'angle du Boulevard Mascara, séparé par la "Rue D'Arrue" pratiquement en pleine ville. Le dimanche à grand renfort de coups de sifflet le Bouyouyou venait cueillir les provinciaux en goguette à la sortie du cinéma Rex.

         Ce qu'ils adoraient entre tout, c'était lorsque vers dix heures, il entendait le train passer. Eh oui ! Un train avec une locomotive... Oh, pas très grosse mais une vraie locomotive quand même, tirant trois voitures et un wagon de marchandises. Ce petit train desservait des localités comme Aïn El Arbe, Saint-Maur, Valmy et Sénia. Le plus distrayant était de voir les petits Algériens prendre le train en marche et se lancer à terre quelques mètres plus loin car, à cet endroit, l'engin, avec ses tchouf tchouf, avait des difficultés à grimper la légère pente existante.

         Le poussif Bouyouyou avec son sifflet éraillé, fut l’une des composantes typiques de l’arrière pays Oranais et constitua même une véritable attraction. La ligne fut définitivement fermée en 1949.

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Trajet du Bouyouyou de Oran à Hammam-Bou-Hadjar.

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Arrivée du Bouyouyou à Oran.

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La gare de l'Arba à Oran.

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La gare de l'Arba point de départ la ligne du Bouyouyou à Oran.

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La gare d'arrivée de Hammam-Bou-Hadjar.

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Hamman_Bou_Hadjar_Arrivee_du_train_Oran_aux_cents_visages

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SON DERNIER VOYAGE

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LA SENIA - Tout le monde descend.

Notre petit train départemental d’Hammam-Bou-Hadjar a vécu. Après avoir terminé la veille son voyage aller, il s’en est revenu à vide, et a gagné son dépôt de boulanger d’où il ne sortira plus.

         Conduit par une touchante coïncidence par le mécanicien Ballester vétéran de la ligne, il devait faire une entrée sensationnelle à la Sénia, sa dernière station. Donnant toute sa vapeur, tant par la cheminée, par ses pistons que par son sifflet qui déchirait la brume, il alerta tout le village qui lui fit fête.

         La vieille "loco" s’était faite belle pour l’occasion: Palmes vertes, bouquets et drapeaux la paraient avec élégance, et des âmes sensibles avaient inscrit sur son avant et sur ces flancs: "tu seras regretté", "Bouyouyou était petit mais le souvenir est grand…"

         Oui sympathique petit train tu seras toujours pour les Oranais le symbole d’une époque heureuse, le rappel aussi des beaux dimanches sur le champs de courses et ta mémoire restera aussi vivace quand le goudron des routes ou l’herbe des champs auront effacé la trace de ta voie!...

          Le livre d'or de l'Oranie

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