INVITATION MRAF ADIMAD DU 13 MAI 2016

Comme tous les ans, le 1er mai 2016 aura lieu la cérémonie au mémorial de Théoule s/mer
Libre propos citoyen
Document transmis par
LE PHAREFOUILLEUR le Lundi 30 mai 2016.
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen - Article XI - 1789
Centenaire de la bataille de VERDUN : un jogging organisé sur les tombes des « poilus » !
Madame, Monsieur, cher(e)s ami(e)s et compatriotes,
Les islamo-gauchistes qui nous gouvernent, à cause d’une grossière erreur des votants à l’élection présidentielle de 2012, auront tout osé pour accentuer la destruction des valeurs de notre Nation sacrifiée sur l’autel de la mondialisation et la nouvelle philosophie du bien vivre ensemble.
Après des initiatives politiques grotesques ou des comportements totalement inadmissibles, à savoir :
- la théorie du genre officiellement imposée dans les programmes des petites classes de l’Ecole de la République,
- la loi autorisant le mariage pour tous, qui a fort réjoui les carpes et les lapins enfin unis,
- la « jurisprudence Cahuzac » qui a officialisé le mensonge sans vergogne à un micro de l’Assemblée Nationale,
- la suppression des peines plancher, instaurée par une indépendantiste guyanaise nommée à la tête du Ministère de l’Injustice,
- la tentative d’interdiction des crèches dans les mairies,
- la vague du jihadisme français sur le sol de France (rien que ça !),
- le refus de déchoir de sa nationalité française tout français jihadiste,
- le récent déferlement d’une immigration massive excessive qui met en danger l’identité française et européenne,
- l’invitation faite au rappeur « Black M » de venir à Verdun pour animer un concert à l’occasion de la commémoration du centenaire
(invitation heureusement annulée au dernier moment),
- voici venu….LE TEMPS DU JOGGING SUR LES TOMBES DES POILUS !
Photo : auteur non identifié.
Il n’aura échappé à personne l’indignité d’une telle initiative et l’offense faite à la mémoire de ces soldats français et allemands.
Oui mais voilà, il fallait donner un côté culturel moderne et de préférence déjanté, à l’image de l’époque matérialiste et sans âme que l’on nous impose chaque jour un peu plus. Alors le Nain-de-l’Elysée et la Chancelière-mal-fringuée, toujours prêts à se faire remarquer ont demandé au cinéaste allemand Volker Schlöndorff, de concevoir une scénographie quelque peu avant-gardiste. C’était hier.
Jugez vous-mêmes : évoquant les combattants de la guerre de 1914-1918, 3.400 jeunes originaires de France et d'Allemagne, vêtus de tee-shirts colorés, ont déferlé au milieu des tombes du cimetière de Douaumont, au rythme des « Tambours du Bronx ». Ils se sont ensuite effondrés au pied de l'ossuaire, fauchés par la figure de la mort, représentée par un homme juché sur des échasses.
Le Nain-de-l’Elysée et la Chancelière-mal-fringuée, peuvent être fiers : en acceptant d’assister à un tel "spectacle" ils ont offensé la mémoire de 130.000 soldats français et allemands, dont les ossements sont regroupés à Douaumont, nécropole nationale.
Merci de votre aimable considération. Bien cordialement.
Lorsque « Servir Dieu, l’Église et la Patrie » des scouts se conjugue avec le « Qui ose gagne » des paras et du bon sang corse, cela peut produire un mélange explosif : un engagement total, c’est-à-dire de toute une vie, droite, riche d’aventures audacieuses, une vie de combattant. Les douze poèmes de Roger, ici rassemblés, ont été écrits au Vietnam, en Algérie et en prison, dans les années cinquante et soixante. Ils racontent ces engagements et des cicatrices encore douloureuses pour ceux qui sont revenus de ces guerres. Roger les déclame lui-même, avec sa voix passionnée et chaleureuse qui a enflammé tant d’auditoires depuis plus d’un demi-siècle. Et ces textes de feu sont illustrés par des chants des bérets rouges, verts ou bleu marine des troupes de Marine ou des scouts, interprétés fort à propos par le Choeur Montjoie. Près d’une heure avec le sergent Antoine, tombé à Dien Bien Phu, avec Tong et Dinh, de Phủ Lý, avec le sergent-chef Brahim de la harka de Lanoix, assassiné par les rebelles du FLN. Près d’une heure avec Roger Holeindre et le Choeur Montjoie Saint Denis..
PAR MANUEL GOMEZ
Avant que toute la presse , de tous pays, bien intentionnée ne déverse sur nous ses mensonges habituels.....faisons connaître notre part de vérité sur ce 8 mai 1945. Un grand merci à Manu Gomez.
Le 71ème anniversaire du massacre de Sétif 8 mai 1945

Le 8 mai 1945, l’Algérie entière fêtait la fin des hostilités et la victoire des Alliés.
Les partis nationalistes algériens appellent à manifester ce même jour. Cette manifestation politique est autorisée par les autorités françaises à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien.
La manifestation se dirige vers le centre-ville de Sétif mais un meneur, le chef scout musulman Aïssa Cheraga, déploie le drapeau algérien en passant devant le « Café de France », avenue Clemenceau. Le commissaire Olivéri tente de le lui enlever. Un jeune scout, Bouzid Saâl, le récupère. Un coup de feu part et il est abattu par un policier.
Aussitôt c’est la ruée vers le centre-ville où les émeutiers, hurlant des slogans meurtriers, «Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants».
Les Arabes massacrent tous les «Blancs» qu’ils trouvent sur leur chemin. Le maire de Sétif, Maître Edouard Delucca, est tué alors qu'il tentait de calmer les émeutiers, Alfred Denier, secrétaire du Parti Communiste, est égorgé et ses deux mains tranchées à la hache. On dénombre, ce jour-là, 28 morts européens et 48 blessés et chez les musulmans 30 morts et 60 blessés.
Le soir même le calme est rétabli à Sétif, mais de nouvelles émeutes se développent dans différentes villes et villages de petite Kabylie : Guelma, Kherrata, etc. les fermes européennes sont attaquées, brûlées, des actes de barbarie se multiplient, des femmes sont violées. Le bilan : 102 morts européens et plus de 110 blessés.
Le général De Gaulle, chef du gouvernement provisoire de l’Etat français, ordonne à l’armée d’intervenir par la force. C’est donc 2000 soldats, composés par la Légion Etrangère, les Tabors Marocains et les Tirailleurs Sénégalais, sous le commandement du général Duval, qui sont chargés de réprimer ces émeutes car les effectifs stationnés sur place, en Algérie, sont alors insignifiants puisque 20 classes, soit 168.000 Français sont encore mobilisés en métropole, soit 15,6% sur une population de 1.076.000.
Presqu’un mois de folie meurtrière puisque la répression prend fin le 22 mai.
Les chiffres les plus fantaisistes ont été avancés par différentes sources. Le général De Gaulle confie au général Paul Tubert le soin de comptabiliser les victimes, côté musulman. Son estimation : 1020 à 1340 morts est sujette à caution.
Moins cependant que ce chiffre de 45.000 proposé par les Etats-Unis, qui avait tout un intérêt géopolitique à déstabiliser le gouvernement français. Chiffre repris par la suite par les dirigeants du FLN et par tous les gouvernements de l’Algérie qui se sont succèdés depuis l’indépendance. **M. Belaid Abdessalam, ancien Premier ministre, a affirmé dans un important hebdo algérien que ce chiffre de 45.000 avait été retenu par ces gouvernements algériens à des fins uniquement de propagande.
2500 morts fut le chiffre calculé d’après la consultation des listes du ravitaillement et des listes électorales de 1945 et 1946.
Le Centre de recherche historique et de documentation sur l’Algérie a établi un chiffre plus précis, en date du 9 avril 2005, grâce à ses chercheurs Rachid Messli et Abbas Aroua, de 8000 victimes environ.
Le 19 mai 1945, le quotidien communiste « L’Humanité » titrait : « Il faut châtier impitoyablement et rapidement les organisateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigés l’émeute »
Le Parti Communiste qui participait alors au gouvernement de la France dirigé par De Gaulle, avait lancé un appel à la répression, comme en témoigne un tract distribué le 12 mai en Algérie dans lequel il demandait de «passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l'émeute. Il ne s'agit pas de vengeance, ni de représailles. Il s'agit de mesures de justice. Il s'agit de mesures de sécurité pour le pays»
(Dix années plus tard, dès 1954, ce même Parti Communiste « Français » et ses réseaux parisiens, financeront et armeront le FLN dans sa lutte contre l’armée française et seront responsables de milliers de morts, nos enfants et vos enfants, Français de métropole.)
Il y aura, parmi les musulmans, 4500 arrestations et 99 condamnations à mort, dont 22 seront exécutées.
QUE LES ARCHIVES S’OUVRENT ENFIN SUR CES EVENEMENTS DU 8 MAI 1945 A SETIF (ALGERIE) !
Le 8 mai 2015, le Président de la République, François Hollande, a tenu à nous informer, lors de son allocution télévisée, qu’il demanderait l’ouverture prochaine des archives publiques. Promesse déja faite lors de son élection en 2012 et qu’il ne tiendra pas jusqu’en 2017, et même lors d’un futur quinquennat, si par malheur il était réélu.
Pourquoi ? Parce que l’ouverture de ces archives publiques révèleraient certaines vérités qu’il est préférable d’occulter actuellement car elles ne vont ni dans le sens de l’histoire ni dans le sens de certains historiens et encore moins de la propagande algérienne, bien au contraire.
Ainsi en ce qui concerne notamment les évènements qui se sont déroulés les jours précédents et suivants le 8 mai 1945, dont il vient d’être question, et pour lesquels les Algériens réclament une repentance de la France. Mais ils ne sont pas les seuls car le "collectif pour la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 en Algérie" demande outre la reconnaissance, l’ouverture de toutes les archives et l’inscription dans la mémoire nationale de ces évènements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat et la diffusion des documentaires relatifs à ces évènements dans l’Education Nationale comme dans les médias publics français.
Puisque c’est le souhait des Algériens, de ce collectif et du Président de la République, voici un bref résumé de ce que révèleront ces archives concernant notamment les évènements du 8 mai 1945 relaté par des historiens à la demande du CFHM (Commission Française d’Histoire Militaire). (Source : Le Figaro – mai 2015) Ont participé à cette recherche officielle les historiens reconnus suivants : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Roger Benmebarek, Charles-André Julien, Charles-Robert Ageron, Jean Monneret, Gilbert Meynier, Guy Pervillé, Jean-Pierre Peyroulou, Roger Vétillard, Bernard Lugan.
**Je me permets d’apporter de l’eau au moulin de nos historiens : des propos qui m’ont été relatés en personne par Ferhat Abbas et qui confirment la véracité de ce qu’ils affirment.
*Le 14 mars 44, Ferhat Abbas a constitué les « Amis du Manifeste de la Liberté » (A.M.L.) qui comptait jusqu’à cinq cent mille adhérents. Il s’agissait pour lui d’internationaliser le problème algérien. 150.000 musulmans, sur une population estimée à environ 7 millions, avaient été mobilisés dans l’armée française. Ferhat Abbas demande que ces musulmans obtiennent les mêmes droits et les mêmes libertés essentielles dont jouissent les autres habitants de l’Algérie.
Le 7 mars 1944, le Comité Français de Libération Nationale « accorde la nationalité française, sans modification de statut religieux, à tous les musulmans qui ont obtenu une décoration militaire et sont diplômés du certificat d’études au minimum. »
*62.000 combattants bénéficieront de cette nationalité.
Le 28 avril 45, Abbas réclame l’autonomie de l’Algérie, sous une forme fédérative, et prépare activement le soulèvement de Sétif.
Alors que je faisais partie de la rédaction du quotidien « Alger Républicain », j’ai eu souvent l’occasion dans les années qui ont suivi, de m’entretenir avec lui car il faisait tirer son journal «Egalité» sur les presses de ce même quotidien et il m’a relaté sa rencontre, quelques jours avant ce 8 mai 1945, avec Chekib Arslan.
Qui était Chekib Arslan ? Un accord avait été passé en Syrie entre les services secrets anglais et un agitateur professionnel islamiste, Chekib Arslan, qui réclamait la guerre sainte contre la France.
Les Britanniques exigeaient le soutien des Arabes dans la lutte qui les opposait aux Israéliens et, en échange, ils soutiendraient tous les efforts des islamistes partout où ils combattraient les Français (1). Fort de cette assurance formelle, Chekib Arslan se rend dans le Constantinois où Il rencontre Ferhat Abbas et les responsables des partis nationalistes algériens qui appellaient à manifester ce 8 mai, et qui seront manipulés à leur insu par cet agent payé pour développer un mouvement insurrectionnel en Algérie.
Arslan s’y emploie activement et prépare ce soulèvement sanglant. Cette manifestation politique fut autorisée par les autorités françaises à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien. Pourquoi cette dernière condition ? Quelques jours avant, le 1er mai, ce drapeau algérien avait été brandi pour la première fois par des membres du PPA et les autorités françaises souhaitaient que cela ne se reproduise pas.
Les revendications politiques sont de deux ordres totalement opposés :
1/ Pour le clandestin Parti Populaire Algérien de Messali Hadj, éloigné dans un premier temps vers El Goléa puis Brazzaville puis incarcéré, il s’agissait de retrouver sa position de leader du nationalisme algérien, qui lui était contestée par Ferhat Abbas, et de promouvoir l’indépendance de l’Algérie.
2/ Pour Ferhat Abbas et son parti « Les Amis du manifeste de la liberté » il s’agissait de la reconnaissance égalitaire de tous les habitants de l’Algérie et l’accession à la citoyenneté française.
(On a pu constater dans les années qui ont suivi 1945, et surtout entre 1954 et 1962, la guerre sanglante que se sont livrés aussi bien en Algérie qu’en métropole les partisans du PPA et du FLN dont le bilan fut de plusieurs milliers de morts.)
Donc parmi les manifestants (environ cinq mille) nous retrouvons ces deux courants contraires et souvent opposés.
Le complot est ainsi élaboré en secret dans les jours qui ont précédé la «manifestation pacifique». Le clash sera provoqué par quelques terroristes infiltrés parmi les manifestants.
Le sous-préfet Achiary, selon les ordres reçus directement du général De Gaulle, chef du gouvernement provisoire de l’État français, fait intervenir les forces de police et le cortège se disloque, laissant sur les pavés un mort et six blessés. Il fait arrêter 2500 manifestants qui seront jugés sommairement par des tribunaux d’exceptions similaires à ceux qui fonctionnent en France métropolitaine. Plusieurs dizaines seront condamnées à mort.
Il ne fallait pas que cela se reproduise à Sétif.
Contrairement à ce qui est généralement affirmé, l'émeute de Sétif n'a pas été la conséquence directe de la colère des manifestants provoquée par la mort du jeune scout, Saâl Bouzid, qui avait brandi un drapeau de l’Algérie indépendante.
Cet "accident" n'aura été que le déclencheur de l'émeute car, deux heures avant même que ne débute cette manifestation, le régisseur du marché, Gaston Gourlier, avait été assassiné.
Cette manifestation, autorisée par les autorités préfectorales, fut en réalité le début d’une insurrection armée. Son véritable objectif était bien au contraire de lancer un projet d'insurrection nationaliste dans le but d'installer dans une «zone libérée» un gouvernement provisoire algérien présidé par Messali Hadj principal dirigeant du Parti du Peuple Algérien. Ce gouvernement devait siéger à la ferme Maïza près de Sétif mais l'évasion ratée de Messali, qui était en résidence surveillée à Reibell, et son transfert à Brazzaville ont déjoué ces plans.
La preuve en est apportée car, au même moment et dans plusieurs endroits sans aucun lien évident avec la manifestation de Sétif, d'autres soulèvements se déroulèrent dans une vingtaine de localités de la région (Périgotville, Chevreul, Kerrata, Lafayette, Sillègue, El Ourici, etc.) et plus de 60 Européens sont tués.
A Guelma, la manifestation est interdite mais elle débute vers 18 heures et se heurte immédiatement aux forces de police. Plusieurs manifestants, 2 policiers et 1 gendarme sont blessés. Le lendemain, dans une dizaine de villages de la région, les Européens sont agressés. Il y aura 12 morts et 2 blessés.
Les effectifs de la police nationale à Sétif n’étaient que de 40 hommes. Dans les villages les gendarmeries n’étaient représentées que par 3 ou 4 hommes. C’était le cas à Kheratta, Chevreul et Lafayette. Le sous-préfet met en place des milices civiles, car l'armée peut difficilement participer au maintien de l'ordre.
Ce sont les agissements de cette milice dans les jours qui suivent qui sont présentés depuis 71 ans par la propagande du FLN comme les principaux responsables de la répression des journées qui ont suivi le 8 mai 1945. Or ces milices n'ont été organisées que dans 5 localités. Guelma, Constantine, Bône, Djidjelli et El Milia et elles ne sont pratiquement jamais intervenues sur le terrain.
Des renforts arrivent du Maroc, de Tunisie et d'Alger : 10.000 hommes sont déployés dans le Constantinois mais seulement 3700 dans la subdivision de Sétif, la plus vaste (sa surface est l'équivalent de 2 départements métropolitains), le plus montagneuse et la plus touchée.
La répression conduite par l’armée et qui n’a débuté que le 9 mai, n’a concerné que les communes où des Européens avaient été tués et blessés.
Ce qui s'est passé en Algérie en mai 1945 est donc bien connu des historiens et très éloigné de l'histoire officielle algérienne complaisamment relayée par la classe politico-médiatique qui pourtant déclare qu'il faut laisser les historiens travailler sur les épisodes de la présence française en Algérie mais qui ne se soucie guère de connaître les résultats de leurs travaux.
La population indigène a été victime d’un guet-apens ce 8 mai 1945.
Les dirigeants espèraient un soulèvement populaire qui ferait tache d’huile mais finalement ce fut une insurrection ratée aux conséquences dramatiques que l’on connaît.
Dans son « testament politique », écrit en 1945 mais resté inédit jusqu’en 1994, Ferhat Abbas, l’initiateur de cette manifestation, n’hésite pas à condamner : « Les organisateurs d’émeutes, ceux qui ont poussé à la violence des paysans désarmés et ceux qui, tels des chiens sauvages, se sont jetés sur Alfred Denier, auquel un salaud a sectionné les mains à coups de hache. »
***Une relation détaillée des événements algériens du 8 mai 1945 a été adressée par le professeur Guy Pervillé à des personnalités de l'Elysée et du ministère de la Défense.
(1)Les services secrets de sa très gracieuse majesté britannique poursuivirent leur soutien logistique aux Arabes, dès avant 1954, dans leurs locaux du consulat d'Angleterre à Alger. Ils fournirent renseignements militaires, faux papiers et "couvertures" diverses. Après 1958 ils pourront opérer en "presque" toute impunité puisque la D.S.T. française reçut l'ordre de ne pas "bouger". Tel était le désir du général De Gaulle, puisque cela concordait avec sa volonté de lâcher l'Algérie.
8 MAI 1945 : LE SOULÈVEMENT DE SÉTIF
Le soulèvement des nationalistes musulmans
Est une insurrection préparée de longue date,
Pas du tout une émeute déclenchée à la hâte,
Ce qui explique l'importance des attroupements.
À Sétif, de nombreux musulmans manifestent.
C'est une foule hostile, haineuse et furieuse,
Brandissant bannières et pancartes séditieuses,
Avec des intentions meurtrières manifestes.
Des commandos de tueurs très organisés
Et bien armés attendent le mot d'ordre des meneurs
Pour tuer les roumis et semer la terreur.
Ils sont bien endoctrinés et fanatisés.
Le commissaire central somme les manifestants
De faire disâraître les pancartes subversives.
Les émeutiers lui répondent par des invectives.
Sue leur refus, la tension monte dès cet instant.
Des coups de feu éclatent, le signal est donné.
Le cortège se disperse,les forcenés se ruent
Sur les Européens qu'ils rencontrent dans les rues.
Les you you des mouquères font frissonner.
À coup de pistolet, de couteau, voire de hâche,
Les insurgés trucident les roumis lâchement.
Hommes, femmes, enfants, viellards liquidés bestialement.
Ils n'ont aucune pitié ces sauvages de bravaches.
Preuve que l'insurrection est bien coordonnée,
Simultanément, d'autres émeutes se produisent
De Sétif vers le nord, pendant la journée.
Plusieurs villages sont attaqués par surprise.
Au total, on dénombre plus d'une centaine de morts
Et autant de blessés, innocentes victimes.
Avec une barbarie incroyable, tous ces crimes
Sont commis en mutilant sauvagement les corps.
Dans chaque village, le massacre commence aux cris
De la guerre sainte "Djihad!" : ils vont se défouler.
Femmes éventrées, les seins affreusement meurtris,
Hommes le crâne fracassé, ensuite émasculés.
C'est la fin de la guerre, beaucoup d'hommes sont absents,
Sous les drapeaux en Allemagne, d'autres en France.
Les sauvages en profitent pour faire couler le sang,
Violer les femmes, piller, saccager à outrance.
De Gaulle est président du Gouvernement provispoire.
Il se veut le principal artisan de la victoire.
Avec ses ministres communistes, il va exercer
Une répression rapide, brutale, sans tergiverser.
Certes la répression fait de nombreuses victimes,
Mais en vérité dix fois moins que l'énormité
Avancée par ceux qui contestent le légitime
Écrasement des auteurs des pires pires atrocités.
Les Algériens se servent de ces terribles événements
Pour faire une propagande éhontée contre la France.
Afin d'amener celle-ci à une repentance,
Ils travestissent les faits et mentent outrageusement.
Ils gonflent démesurément le nombre de morts
En avançant des chiffres que d'honnêtes historiens
Qualifient d'extravagants mais les Algériens
Bafouent le bons sens et n'admettent pas qu'ils ont tort.
Ce qui est abject, c'est que les politiciens,
Qu'ils soient de droite ou de gauche, déshonorent la France.
En accréditant leurs dires, ils font allégeance
Au FLN qui use du mensonge stalinien.
Jean-Paul Ruiz le 8/05/2016
54ème anniversaire
C’est en 1849 à Oran que tout a commencé. Une terrible épidémie de choléra frappe la cité et rien ne parait pouvoir enrayer le fléau dont le nombre de victimes dépasse rapidement le millier. C’est alors que les Oranais demandent à la Vierge Marie au cours d’une procession solennelle d’intercéder auprès de son Fils pour arrêter la terrible épidémie. La réponse survient le lendemain sous la forme d’une pluie bienfaisante qui en rafraîchissant l’atmosphère, enlève à la bactérie les conditions propices à sa multiplication. Peu après, en remerciement la population érige sur la colline de Santa Cruz dominant la ville, un sanctuaire dédié à Notre Dame du Salut.
Environ un siècle plus tard, les Oranais attachés à leur Protectrice, vont se battre pour la ramener avec eux à Nîmes et trois ans plus tard la statue traversera la Méditerranée pour rejoindre provisoirement l’église de Courbessac en attendant l’édification d’un nouveau sanctuaire.

Télécharger l'article de José Bueno sur La Provence en PDF
Ce jeudi 5 mai, d'anciens Oranais se sont réunis au sanctuaire du Mas de Mingue. La ferveur fut à nouveau d'actualité au sanctuaire de Notre-Dame-de-Santa-Cruz, ce jeudi avec 140 000 pieds-noirs chrétiens, d'anciens habitants de la région d'Oran (Algérie), ont afflués au Mas de Mingue, quartier qui les a accueillis nombreux au début des années soixante, à Courbessac, pour participer au pèlerinage.
De nombreuses messes ont été célébrées ce jeudi de l'Ascension, à 9 heures par le prêtre nîmois Espin, à 10 heures par un prêtre lyonnais, à 11 heures par l'évêque de Nîmes Mgr Wattebled. Puis, la statue de Notre Dame de Santa-Cruz, décorée par Sylviane Carillio, fut portée lors d'une procession partie à 14 h 30 du Mas de Mingue pour s'achever au sanctuaire de Courbessac, là où une messe fut donnée par l'évêque d'Oran, Mgr Vesco. Ce dernier profita de sa venue pour évoquer la restauration du sanctuaire de Notre-Dame-de-Santa-Cruz à Oran prévue pour 2017.
Enfin, le public put se rendre au centre Jean-Paulhan du Mas de Mingue qui rassemblait une quarantaine d'exposants.
Quelques photos de MTC



AVIGNON (84) : LES HARKIS MANIFESTENT DEVANT LA PRÉFECTURE
28 Boulevard Limbert, 84000 Avignon
Les rapatriés harkis manifesteront le samedi 28 MAI à 14H devant la préfecture d'Avignon, « La responsabilité de la France dans le drame des harkis est actée ».
C’est « pour l’honneur de nos parents, pour notre reconnaissance et pour une loi de réparation sans cesse promise et jamais votée » Kamel Ben Moussa, Said Hamkache,Hocine Louanchi, militants de la cause harkie, appellent à la manifestation.
Le Collectif National Harkis Rapatriés Français d’Algérie et leurs Amis demande à François Hollande, le Président de la République, de tenir sa promesse électorale :
« Si le Peuple Français m’accorde sa confiance, je m’engage à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des Harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil des familles transférées de nuit dans des Camps en France » (François Hollande le 5 avril 2012).
« Devant le mutisme du chef de l’état qui refuse de tenir son engagement », les responsables des associations, les harkis et leurs amis organiseront donc ce nouveau rassemblement pacifique, en Mai prochain à Avignon
Hocine Louanchi porte parole du Collectif National Harkis
JEANNE… REVIENS !...
Par José Castano
« Grand-pitié ! Jamais personne ne secourut la France si à propos et si heureusement que cette Pucelle, et jamais mémoire de femme ne fut si déchirée. » (Etienne Pasquier)
Il y a cinq siècles, la France était dans le même piteux état qu’aujourd’hui. Une jeune femme de 18 ans, choisie par la destinée, se porta à son secours. Quand elle intervint en 1429, la situation était des plus critiques… La guerre civile ravageait le pays et les Français étaient divisés en deux camps : Les Bourguignons et les Armagnacs. Son nom : Jeanne d’Arc. Sa devise : « Dieu premier servi ».
Née le 6 janvier 1412 à Domrémy, en Lorraine, très pieuse, elle grandit en pleine tourmente de la guerre de Cent Ans. A treize ans, elle déclare avoir entendu des voix célestes qui lui auraient donné l’ordre de ramener le Dauphin sur le trône et de libérer la France de la présence anglaise. Elle résiste pendant quatre ans avant de répondre à cet appel. Obéissant à ces voix, elle part à Vaucouleurs pour rencontrer le capitaine Robert de Baudricourt et le convaincre de l’aider à obtenir une audience auprès du Dauphin.
A Chinon, Jeanne rencontre le futur Charles VII et lui fait part des voix qu’elle a entendues. Méfiant, Charles lui fait subir des interrogatoires menés par les autorités religieuses à Poitiers, qui vérifient entre autres sa virginité. Elle leur fait quatre prédictions : Les Anglais lèveront le siège d'Orléans, le roi sera sacré à Reims, Paris rentrera dans le domaine royal de Charles et le duc d'Orléans reviendra de sa captivité en Angleterre.
Ebranlé par tant de convictions, Charles accepte alors de lui confier une armée pour libérer Orléans des mains des Anglais.
Jeanne que l’on surnomme désormais « la Pucelle » part pour Orléans vêtue d’une armure et d’une épée. Elle envoie une missive aux Anglais pour les prévenir de sa venue et leur demander de quitter la ville. Les Anglais refusent. Ils la déclarent sorcière.
Le 7 mai 1429, avant l’attaque de la bastide des Tournelles, elle harangue son armée en ces termes : « Entrez hardiment parmi les Anglais ! ». Transcendés par tant de courage, les soldats français bousculent les lignes ennemies infligeant aux Anglais leur première défaite. Orléans libérée, Jeanne remonte vers Reims, délivrant chacune des villes sur son passage.
Le 17 juillet 1429, Charles est couronné roi de France dans la cathédrale de Reims et prend le nom de Charles VII. Jeanne d’Arc a rempli sa mission : Donner à la France un roi légitime et inverser le cours de la guerre de Cent ans.
Missionnée par le nouveau roi afin de libérer Paris, Jeanne est faite prisonnière à Compiègne le 23 mai 1430 par les Bourguignons. Le 21 novembre, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres et emmenée à Rouen, siège du gouvernement anglais de la France, pour être jugée par un tribunal religieux français.
Ouvert le 9 janvier 1431, son procès en hérésie conduit par le servile Pierre Cauchon, évêque de Beauvais au service du roi d’Angleterre, révèlera des juges félons vendus à l’étranger qui campe sur le sol de France : « L’évangile selon Pilate » selon l’expression de Péguy…
Ce procès durera deux mois et sera entaché de nombreuses irrégularités… deux mois durant lesquels Jeanne sera entravée la nuit par une barre de bois, chaînes aux pieds, gardée à vue jour et nuit par des soldats ennemis. Cauchon, acharné à perdre Jeanne, aura à cœur de falsifier les textes et multiplier les malversations. A l’une de ses questions : « Pourquoi votre étendard fut-il plus porté en l'église de Reims, au sacre, que les étendards des autres capitaines? », Jeanne répondra sans ambages : « Il avait été à la peine, c'était bien raison qu'il fût à l'honneur ! »… Et quand ses juges lui demanderont si Dieu haïssait les Anglais, elle prophétisera de la sorte : « De l'amour ou de la haine que Dieu a pour les Anglais, je n'en sais rien, mais je sais bien qu'ils seront tous boutés hors de France, excepté ceux qui y périront »…
Ainsi, le bon sens, l'ironie et la grandeur d'âme d'une illettrée de dix-neuf ans laisseront pantois ses savants accusateurs à qui elle répliquera courageusement : « Le dicton des petits enfants est : On pend quelquefois des gens pour avoir dit la vérité ! ». Sommée de renoncer à ses « erreurs », elle aura cette simple réponse : « Je suis bonne chrétienne, bien baptisée, et je mourrai bonne chrétienne ».
Quand elle comprend qu’elle n’échappera pas au bûcher, Jeanne aura des accents bouleversants : « Hélas ! Me traite-t-on ainsi horriblement et cruellement, qu’il faille que mon corps net et entier, qui ne fut jamais corrompu, soit aujourd’hui consumé et brûlé en cendres ! »
Abandonnée de tous, Jeanne sera brûlée vive le 30 mai 1431 à Rouen, sur la place du Vieux-Marché.… sans que Charles VII n’intervienne pour la sauver. Ses dernières paroles iront à l’évêque Cauchon : « Évêque, je meurs par vous ! » et, sur le bûcher de feu, elle libéra son ultime cri d’amour : « Jésus ! »
Dans « Les tapisseries », Charles Péguy écrira : « Elle n’avait passé ses humbles dix-neuf ans que de quatre ou cinq mois et sa cendre charnelle fut dispersée aux vents »…
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Jeanne d’Arc ne connaissait d’adversaire que les ennemis de la France et n’avait de cesse de s’inquiéter de « la grande pitié du Royaume de France ». Ce qui lui importait, c’était que l’étendard national flottât haut et fièrement dans un ciel libre, que le pouvoir suprême fût entre des mains dignes, celles d’un homme sans autre parti que celui de la patrie et jugeant de toutes choses en raison du seul intérêt du pays.
Dans ce monde où Isabeau de Bavière avait signé à Troyes la mort de la France, dans ce monde où le dauphin doutait d'être dauphin, la France d'être la France, l'armée d'être une armée, elle refit l'armée, le roi, la France...
« En tenant compte des circonstances de ses origines, de sa jeunesse, de son sexe, de l'analphabétisme et de la pauvreté de son environnement, des conditions hostiles dans lesquelles elle dut exercer ses fabuleux talents et remporter ses victoires, tant sur le champ de bataille que dans le prétoire face à ces juges iniques qui l'ont condamnée à mort, Jeanne d'Arc demeure, aisément, de très loin, la personnalité la plus extraordinaire jamais produite par la race humaine » a écrit Mark Twain, écrivain américain.
Aujourd’hui, on sait bien ce qui se passerait si, par extraordinaire miracle -que nous ne méritons pas- Jeanne était de retour, les laquais de télévision et les scribouillards la taxeraient de « racisme », du moment qu’elle voudrait libérer la France. On tendrait à sa sincérité tous les pièges possibles. Au lieu de l’aider et admirer, on ne s’occuperait qu’à la faire trébucher, à la déconsidérer, à l’écœurer. Hélas ! On y parviendrait sans doute, car quel cœur propre peut survivre aux ignominies de la « politicaille » ?
Dans ce royaume de France désormais méconnaissable soumis à la « pensée unique » cette machine du mensonge, livré au terrorisme, à l’intégrisme religieux, décérébré, sans mémoire, gangrené par les syndicats, les associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme, miné par l’insécurité, les émeutes, les grèves et le chômage, résigné à la stagnation, au recul, à la déchéance et à la fin, quand en entendrons-nous un qui nous propose, comme Jeanne d’Arc, l’ardeur, l’action, l’honneur, l’élan, le sacrifice, la gloire, la patrie ? Mais non, il n’est question que de combinaisons, de petites alliances qui permettent de prendre les petites places et, par-dessus tout, de réchauffer sans cesse, pour en tirer son profit et y gagner sa croûte, l’opposition et presque la haine, entre Français.
Et pendant ce temps, la France crédule et soumise est en danger… La France inexorablement se meurt. Et ce quatrain prémonitoire extrait de « La demoiselle d’Orléans », merveilleusement interprétée par Mireille Mathieu à la mémoire de Jeanne d’Arc est là pour nous le rappeler :
« Avant la fin du millénaire
Si ne s’élève aucune voix
C’est dans une langue étrangère
Que seront rédigées vos lois »
José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr
« Quand je pense que j’ai donné à la France, mon sang, ma liberté et qu’elle m’a oubliée »
(« La demoiselle d’Orléans », chanson interprétée par Mireille Mathieu à la mémoire de Jeanne d’Arc)
Rassemblement Jeanne d'Arc - 1er mai 2016 à PARIS
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Projections du film "La valise ou le cercueil", samedi 14 mai, à la salle de cinéma située à l'Espace Baudelaire, 83 av de l'Europe
- 69140 RILLIEUX-LA-PAPE - Entrée gratuite -
Toutefois, la capcité de la salle n'étant que de 147 places, deux séances seront proposées. Il est recommandé de réserver en annonçant le créneau horaire souhaité.
Contact : Nathalie : 06.64.64.84.17 ou 06.60.40.41.20 ou 04.78.88.77.65 ta.cha@orange.fr ou lafran@orange.fr
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Film "LA VALISE OU LE CERCUEIL" - Commandez votre coffret DVD à :
Charly et Marie CASSAN - 2 rue Molle - 34250 PALAVAS LES FLOTS Tél :06 13 56 00 36
Prix : 20 euros, frais de port compris
OMERTA SUR LE FILM "LA VALISE OU LE CERCUEIL"
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Organisée par le Cercle algérianiste de MARSEILLE, Jeudi 9 juin, 18h, à la « Maison du Bâtiment », 344 Bd Michelet - 13009 MARSEILLE, Conférence de Roger HOLEINDRE, président du Cercle National des Combattants sur le thème : « Saigon, Alger, Paris… La trahison continue »
Entrée : 8€, apéritif (copieux) compris. Repas (facultatif) : 35€ (entrée et apéritif compris). Inscription obligatoire pour le repas. Contacts :
- Jean-Louis HUEBER, tel. 06.73.52.80.34 j-l.hueber@orange.fr
- Serge DOMENECH, tel. 04.42.02.60.04 domenech_serge@orange.fr
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Qui est Roger HOLEINDRE ?
Un homme d’honneur : Roger HOLEINDRE
Cercle National des Combattants : http://www.cncombattants.org/ cerclenationalcombattants@orange.fr - Tel. 01.40.59.07.66
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Mon blog cliquer sur : - Mon blog –
Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –
Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie –
ET INVITATION MRAF ADIMAD DU 13 MAI 2016 AU MEMORIAL DE NOTRE DAME D'AFRIQUE A THEOULE-SUR -MER -
INVITATION MRAF ADIMAD DU 13 MAI 2016

Comme tous les ans, le 1er mai 2016 aura lieu la cérémonie au mémorial de Théoule s/mer
Du héros français de la Libération (ce que pour ma part je réfute) au monstrueux dictateur espagnol, l'Histoire n'est pas toujours aussi simple, et encore moins aussi manichéenne... Encore faut-il accepter de se défaire de schémas figés... et confortables.
Les salauds d'un côté et les preux chevaliers de l'autre... c'est facile... pourtant la frontière qui sépare les deux est bien perméable...
À préciser aussi avant la lecture de ce témoignage (dont tous les faits sont vérifiables) que nombre de Républicains espagnols rejoignirent Oran en 1939. Ceci afin d'éviter encore une fois les schémas faciles, notamment en lisant la fin et l'enthousiasme des personnes sauvées. Tout n'est jamais tout noir, et tout n'est jamais tout blanc… (LVD)
Une page de notre Histoire…
Oran, le 30 juin 1962
Les péripéties de ce départ sont peu connues et pourtant on frôla l'incident international. Le consulat général d'Espagne à Oran avait prévu un rapatriement direct sur la péninsule, et la communauté de ce pays avait été prévenue de ce possible départ. Aussi, la dernière semaine de juin 1962, les Espagnols résidant dans les villages de la province d'Oran firent route sur la capitale en convois protégés, avec leurs voitures chargées au maximum, camionnettes et camions bourrés de ballots, de caisses, de meubles, de petites machines agricoles, etc., bref, tout ce qui pouvait être emporté sans pourtant avoir la certitude de parvenir à l'embarquer. D'autres, partis individuellement, n'arriveront jamais, car ils auront été arrêtés sur les routes, détroussés, voire égorgés par des bandes " incontrôlées " qui faisaient déjà régner leur loi à l'intérieur des terres.
Aux arrivants s'ajoutent leurs compatriotes de la ville, et bientôt près de 3.000 personnes s'agglutinent près de l'usine thermique du port d'Oran, sur des terrains vagues vite transformés en véritable camp de refugies où l'on dort dans les voitures où à même le sol, des couvertures servant de parasol, vue la chaleur du mois de juin.
La, il n'y a pas d'eau, pas de buvette, et il faut se déplacer vers les zones d'embarquement, déjà surpeuplées, afin de s'approvisionner au minimum, ou bien aller jusqu'au vieux quartier de la Marine pour obtenir certains aliments, surtout pour les plus petits. Une véritable entraide s'établit immédiatement entre tous, mais un profond sentiment d'inquiétude s'amorce aussi, pour ne pas dire de la peur, sur ce que l'avenir peut réserver. Tous ont préparé une valise par personne au cas où les autorités les empêcheraient d'emporter tous leurs autres biens, les obligeant alors à abandonner tout le reste sur les quais du port où les véhicules se comptent déjà par centaines. Et cela sera perdu à tout jamais.
juillet 1962, le port d'Oran et ses voitures abandonnées (source Popodoran)
Dans un climat aussi tendu, on craint la non-venue des bateaux espagnols et de se retrouver ainsi a la date fatidique du premier juillet sur le port, livrés sans aucune protection a la merci des bandes de vandales qui déferleront surement sur la ville. C'est angoissant et on craint le pire à la veille de cette indépendance qui fait trembler.
Mardi 26 juin
La nouvelle a couru comme une traînée de poudre : les navires arrivent, en effet, en fin de journée. Du boulevard Front de Mer on peut les apercevoir, immobiles au large, en eaux internationales où ils doivent attendre l'autorisation d'entrer au port. Dès lors, l'ambiance a viré de bord : la peur se transforme en espoir. Mais ce sera, hélas, pour bien peu de temps.
Mercredi 27 juin
Les deux bateaux, le " Victoria " et le " Virgen de Africa ", en provenance des Baléares et frétés par l'Etat espagnol, demeurent toujours ancrés au large.
Mais que se passe-t-ii donc ? Eh bien les autorités françaises, sur ordre de Paris, refusent l'accès aux deux navires ! La France avait déjà rejeté les aides américaine, italienne, grecque et espagnole pour faciliter l'évacuation, mais là, l'Exécutif français est intransigeant : "pas de panique ", la France estime pouvoir assurer toute seule ces départs de vacanciers " (sic), et ii ne faut surtout pas donner l'impression d'une fuite généralisée, d'un sauve-qui-peut face à la peur à cause d'une politique qui, en vérité, ne garantit plus rien.
C'est l'échec total des fameux Accords d'Evian, c'est l'échec absolu des prévisions de l'Homme " providentiel " qui a fini par agir en démolisseur de l'Empire Français.
Pendant ce temps, toutes les démarches du consulat, ainsi que du ministre espagnol des Affaires Etrangères, sont vaines. Il leur est répondu qu'aucun navire étranger ne pénètrera dans un port d'Algérie pour embarquer des " réfugiés ".
Jeudi 28 juin
Les bateaux espagnols, toujours à l'horizon depuis trois jours, demandent la permission d'envoyer un canot afin de ramener du ravitaillement pour des équipages venus simplement pour un aller-retour immédiat, vue la pénurie de vivres survenue a bord. Celle-ci est accordée, et le canot reviendra du port avec l'aide essentielle du consulat pour ce maintien en eaux internationales.
Entretemps, le moral des réfugiés sur les quais est au plus bas, l'espoir faisant place au découragement. Toutes ces familles n'arrivent pas a comprendre ce refus aussi incohérent qu'inhumain, puisque ce départ pour l'Espagne ne peut en rien gêner la politique de la France.
Vendredi 29 juin
La France vient de refuser à nouveau l'entrée des bateaux au ministre espagnol des Affaires Étrangères qui, à son tour, transmet à son gouvernement la position de Paris, tout en soulignant le danger que peuvent encourir ces milliers de personnes dépourvues de toute garantie de sécurité. Face à cet état de fait, Madrid décide l'envoi immédiat d'une protection pour ses ressortissants, sachant que dès le 30 juin à minuit, la France n'assumera plus l'ordre et renoncera à son autorité sur tout l'ensemble du territoire algérien.
C'est ainsi que deux navires de guerre partent ce même jour du port militaire de Carthagène, cap sur Oran (1), tandis qu'en même temps le branle-bas de combat est déclenché dans les bases aériennes de San-Javier (Murcie) et d'Albacete. Des appareils sont armés et prêts à décoller pour appuyer la Marine si nécessaire.
Samedi 30 juin
A Paris, le gouvernement est déjà informé de l'arrivée des navires de guerre espagnols en eaux internationales, en face d'Oran, ainsi que l'alerte donnée aux forces aériennes espagnoles. Il y a risque de créer un grave incident le 1er juillet, compte tenu de la détermination du chef de l'État espagnol d'alors, le général Franco, d'aller si nécessaire à une intervention militaire afin d'évacuer ses ressortissants.
À 10 h du matin, le permis d'accoster est enfin accordé (peut-être après avoir consulté les autorités algériennes ?). Les deux bateaux de passagers s'approchent, et c'est la joie, presque la liesse, qui éclate dans le " campement de réfugiés ".
À 13 h, les deux navires sont enfin à quai. Ce sont des " kangourous " qui font habituellement le trajet Barcelone - Palma de Majorque. Ainsi, le " Virgen de Africa " et le " Victoria " pourront embarquer les voitures, et sans limite de bagages. Après cette semaine de mauvaises nouvelles, un autre monde s'ouvre devant nous. L'embarquement commence donc, mais il faut encore subir les fouilles des bagages par les bons soins d'une compagnie de CRS, et si ces bateaux doivent se diriger sur l'Espagne, personne ne comprend ce qu'ils peuvent bien chercher avec autant de zèle.
A 15 h 30. Tout le monde est déjà monté à bord, c'est-à-dire 2.200 passagers, 85 automobiles et un camion. Ainsi, avec une importante surcharge par navire, les quais sont désormais restés vides. Cependant, tout ne semble pas terminé. En effet, un officier des CRS et deux unités tentent de monter à bord du " Victoria ", mais le capitaine Sanchez Blasco, en haut de la passerelle, s'y oppose résolument : Ce navire tient lieu de territoire espagnol - affirme-t-il - et vous n'y avez aucune autorité - ajoute-t-il. La situation est tendue, et l'officier français demande alors des instructions par radio. Finalement les CRS se retirent. Selon eux, il "paraitrait" que des membres de l'OAS seraient montés à bord.
A 16 h. Au moment où les deux bateaux larguent enfin les amarres, un vif échange de propos s'engage entre les passagers et les forces de l'ordre restées à quai dont, par bienséance, je ne reproduirai pas les termes ici, mais que l'on peut aisément imaginer.
Tandis que les navires atteignent leur vitesse de croisière, les scènes à bord sont sans doute semblables à celles des départs de ces derniers jours : des sanglots et des larmes, et cette dernière image de la ville au pied de Santa-Cruz s'incrustant à jamais dans nos rétines.
Dans un coin, appuyée sur la rambarde, une dame à moitié voutée, et toute de noir vêtue à la façon des femmes de l'époque dans les villages, pleure esseulée. Je m'approche d'elle pour l'aider à passer ce mauvais moment.
" Vous êtes seule, sans famille ? " Elle hoche négativement la tête. " Vous êtes veuve ? " " Pas encore ! "
Sa réponse m'intrigue. J'insiste. " Mon mari est resté à Dublineau. Les propriétaires sont partis. La ferme est abandonnée, mais lui n'a pas voulu partir. Il y a quarante ans, c'est lui qui a planté tous les orangers, les citronniers, et depuis nous vivions dans cette ferme. Pour lui, c'est comme ses enfants, il n'a pas voulu les abandonner. Ils vont le tuer, mais lui soutient qu'il est ami de tous".
J'ai rejoint le capitaine du " Victoria ", j'ai des biberons à faire chauffer et avec gentillesse un membre de l'équipage s'en charge. Pendant ce temps, je lui montre les deux bateaux de guerre qui, depuis notre départ, nous escortent. L'autorisation est arrivée juste à temps ! - lui dis-je. "Oui, cela m'a ôté une grande responsabilité, car nous avions ordre d'entrer au port dès le lever du jour du premier juillet, et embarquer tout ce monde sous leur protection, on ne sait jamais, cela risquait de tourner très mal".
Il était clair que Madrid avait prévu la protection de ses ressortissants, par la force si nécessaire (comme il se doit !). Je n'ose imaginer ce qu'aurait été le 5 juillet avec tout ce monde désarmé et sans aucune sécurité sur le port.
A plusieurs reprises, l'aviation espagnole nous survole. Une fois la nuit tombée, et déjà tout près d'Alicante, les lumières des escorteurs s'éloignèrent.
1er juillet
À 2 h, les bateaux pénètrent dans le port d'Alicante. Tous les quais sont éclairés afin de faciliter l’accostage de nuit. La ville est prise encore dans le tourbillon de ses fêtes de la Saint-Jean. Dès notre arrivée, les membres de la Croix-Rouge montent à bord avec des boissons, des sandwiches, etc., et nous portent les bagages, tandis que les infirmiers s'occupent des enfants. Tout a été prévu : contrôles d'identité sans tracas et aide pécuniaires immédiate si nécessaire. Nous constatons ainsi que la ville a tout fait pour nous recevoir au mieux. De plus, croyant bien faire en guise de bienvenue, la mairie prend soudain l'initiative d’allumer un long chapelet de pétards, une "traca" qui fait sursauter tout le monde, tant cela rappelait les impitoyables mitrailleuses "12.7" et les détonations des "plastics".
Désormais, une vie nouvelle allait commencer. Après avoir séché ses larmes, il fallait retrousser ses manches et se préparer à souffrir car, pour beaucoup, l'avenir semblait bien noir. Plus de cinquante ans sont passés depuis, et il me semble que c'était hier quand la bonne ville d'Alicante nous accueillait.
Note : (1) l'embarquement de l'infanterie de Marine à bord de ces navires n'a pu être confirmé.
De Jo Torroja paru dans L'ÉCHO DE L'ORANIE 358. Mai-Juin 2015
Par José Castano
Une page méconnue de notre Histoire ...
Les 29 et 30 juin 1962 , l'Espagne du général Franco vint au secours des Oranais malmenés par les sbires du général Katz, en affrétant 2 ferrys, « le Victoria » et « le Virgen de Africa ».
Pour accoster le long des quais d'Oran, il fallut longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes et même donner à la France un ultimatum, risquant un grave incident diplomatique…
Le 30 juin, à 10 h du matin, malgré l'opposition de de Gaulle, le général Franco donna l'ordre à ses capitaines d'embarquer cette « misère humaine » qui attendait depuis des jours sous un soleil torride, sans la moindre assistance, un hypothétique embarquement vers la France.
Franco prévint de Gaulle qu'il était prêt à l'affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense abandonnés sur les quais d'Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les barbares du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.
Finalement, face à la détermination du général Franco et craignant un conflit armé, de Gaulle céda et le samedi 30 juin, à 13 h, deux ferrys espagnols accostèrent et embarquèrent 2 200 passagers hagards, 85 voitures et un camion.
Lors de l'embarquement, les courageux capitaines espagnols durent, cependant, s'opposer à la montée d'une compagnie de CRS sur leur bateau (propriété de l’Espagne) dans le but de lister tous les passagers et interpeller les membres de l’OAS fichés.
Ces capitaines expliqueront n'avoir jamais compris l'attitude arrogante et inhumaine des autorités françaises dans une situation aussi dramatique qui relevait essentiellement d’« assistance à personne en danger de mort »…
Contre vents et marées, finalement à 15 h 30, les quais d'Oran, noirs de monde se vidèrent et les bateaux espagnols prirent enfin la mer malgré une importante surcharge, à destination du port d’Alicante.
Durant toute la traversée, se mêlèrent les larmes de détresse, de chagrin… et de joie de ces pauvres gens en route vers leur nouvel exil, conscients d’avoir échappé au pire… Quand, enfin, la côte espagnole fut en vue, une liesse générale s’empara de ces « réfugiés » qui s’époumonèrent à crier avec des sanglots dans la voie « Viva España ! » … « Viva Franco ! ». Ils avaient, pour bon nombre d’entre eux, échappé à une mort programmée par les autorités françaises. Jamais ils ne l’oublieront !
En mémoire de Jean LOPEZ, coiffeur à Aïn-El-Turck (Oran) qui devait assurer mon embarquement et mon accompagnement jusqu’en Métropole (j’avais 15 ans). Jean fut enlevé précisément au port d’Oran par des ATO (auxiliaires de police du FLN). On ne le revit jamais…
A sa veuve et à ses deux filles, avec toute mon affection.
José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Mon blog cliquer sur : - Mon blog –
Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie –
Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –
Libre propos citoyen
Document transmis par
LE PHAREFOUILLEUR le Lundi 18 avril 2016.
« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen - Article XI - 1789
Les députés européens Ripoux-blicains trahissent les Français !
Madame, Monsieur, cher(e)s ami(e)s et compatriotes,
Une fois de plus… la Presse écrite française, dans son ensemble et sous perfusion financière du pouvoir socialiste pro-islamiste (comment appeler ça autrement ?) actuellement en place, ne nous dit pas tout !
Les dernières nouvelles en provenance du parlement européen sont carrément affligeantes, à savoir :
les députés européens Ripoux-blicains, toujours aussi soumis au mondialisme pro-islamiste ont presque tous voté favorablement pour la poursuite des négociations sur l’entrée de la Turquie dans l’UE et pour le maintien de l’immigration massive.
Puisqu’ils n’ont pas honte, moi non plus :
leur conduite irresponsable est dégueulasse !
Il n’a échappé à personne que la France est littéralement saignée par des facteurs sociaux, économiques et politiques, dont tout le monde admet qu’ils sont très préoccupants, à savoir :
- la dette abyssale de l’Etat,
- la gestion déficitaire alarmante des finances publiques,
- la participation excessive au financement de l’U.E. qui lui coûte plus de milliards d’euros qu’elle n’en reçoit,
- le fameux « espace Schengen » qui s’avère être une fumisterie de politicien(ne)s mondialistes en mal d’idée novatrice,
- l’abandon des agriculteurs français à leur mort lente organisée par les lobbies anti-France, qui gravitent autour du Parlement européen,
- un niveau de chômage jamais atteint, malgré les promesses mensongères de Moi-Président, avec à la clé un appauvrissement grandissant des Français,
- les PME étouffées par les papiers, coûts d’exploitation et taxes,
- un envahissement jamais vu de produits étrangers fabriqués dans des pays où les normes techniques et sociales sont bafouées,
- une invasion migratoire dévastatrice, provoquée par un abus de pouvoir des dirigeants allemands et français en mal de communication, qui coûte terriblement cher aux pays européens.
Il est bon de rappeler quelques tartufferies des Ripoux-blicains, qui osent encore se prétendre « de droite » :
cette fois ils ont compris, c’est juré ils savent, croyons-les ils ont changé, ils ont entendu le message de toutes les élections dites intermédiaires, ils ont promis de ne pas refaire les mêmes erreurs (…).
Et pour nous le prouver :
A STRASBOURG, ILS VOTENT FAVORABLEMENT POUR CONTINUER A NEGOCIER L’ENTREE DE LA TURQUIE DANS l’U.E.,
ET POUR CONTINUER A ACCEPTER L’INVASION MIGRATOIRE !
Quelques un(e)s d’entre vous ont pu penser qu’ils avaient compris et qu’ils allaient changer, eh bien…
NON SEULEMENT ILS N’ONT PAS CHANGE MAIS ILS MENTENT ET NOUS PRENNENT POUR DES CONS !
Ils ont même « oublié » que certains membres de leur parti sont en délicatesse (terme faible) avec la Justice française.
Dans une démocratie républicaine qui se respecte la liberté d’opinion et d’expression doit régner. Je peux donc penser et écrire que ces députés trahissent la volonté de la majorité des Français.
Et puisque la Presse-aux-ordres ne fait pas son travail, qu’elle désinforme et intoxique, le FN nous informe clairement par un communiqué de presse du 16 avril, du comportement lamentable des Ripoux-blicains, qui veulent laver plus blanc en 2017 !
Voici ce communiqué du FN, du 16 avril, mot pour mot, extrêmement révélateur… sauf pour les sourds et les aveugles en politique, fort nombreux à notre époque :
Au parlement européen, les Républicains prennent position pour l’entrée de la Turquie et pour l’immigration de masse
Communiqués / 16 avril 2016 / Étiquettes : Immigration, Turquie
Communiqué de presse du Front National
Lors de la session parlementaire de cette semaine à Strasbourg, les députés européens des Républicains se sont prononcés pour l’immigration de masse vers l’Europe et pour la poursuite des négociations devant mener à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.
Les députés des Républicains, à quelques exceptions près, ont voté en faveur du rapport Metsola-Kyenge sur « la situation en Méditerranée et nécessité d’une approche globale de la question des migrations de la part de l’Union européenne », rapport immigrationniste à l’extrême.
Les élus LR ont notamment voté contre l’amendement 1 du groupe Europe des Nations et des Libertés (ENL) qui souligne l’efficacité de la politique australienne en matière d’immigration illégale.
Ils ont voté contre l’amendement 2 du groupe ENL qui dénonce les frontières ouvertes de l’Union européenne.
Ils ont voté pour le paragraphe 23 du texte, en faveur de la participation obligatoire des États membres à la réinstallation de réfugiés. Idem pour le paragraphe 46, qui souligne le « droit » des bénéficiaires d’une protection internationale de s’installer dans l’État membre de leur choix.
Ils ont voté contre l’amendement 6 ENL qui souligne la souveraineté des États membres en matière de mesures contre l’immigration illégale (sauf Arnaud Muselier qui a voté pour, et Nadine Morano qui s’est abstenue).
L’amendement 7 ENL vise à arrêter les négociations en vue de l’adhésion de la Turquie à l’UE. Les Républicains ont voté contre.
Les élus LR ont également voté contre l’amendement 8 ENL qui souligne que l’immigration de masse n’est pas une solution aux problèmes démographiques.
Quant au rapport annuel sur la Turquie, les députés LR (à l’exception d’Alain Cadec) ont voté contre l’amendement 1 du groupe ENL qui rejette la reprise des négociations en vue de l’adhésion de la Turquie.
Ils ont voté contre l’amendement 10 ENL exigeant la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie (encore à l’exception de Cadec), alors que certains élus de gauche et d’extrême gauche ont soutenu cet amendement, comme Jean-Luc Mélenchon, José Bové et Eva Joly.
Ils ont voté contre l’amendement 15 ENL qui s’oppose à la libéralisation des visas pour les 80 millions de citoyens turcs. Ils ont voté contre l’amendement 17 ENL qui s’oppose à ce que le turc devienne une des langues officielles de l’Union européenne.
Sur des thèmes fondamentaux comme l’immigration et l’adhésion de la Turquie, les députés européens LR votent avec la gauche de façon quasi-systématique. Ils trompent les Français en leur faisant croire qu’ils offrent une alternative au gouvernement socialiste.
Le Front National est la seule force d’opposition réelle au service des Français, à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen.
Mes lecteurs/trices ne pourront pas dire « je ne savais pas ».
A ne pas oublier en 2017, car il faudra nettoyer les écuries politiques : dehors les menteurs et les incapables.
MARINE VITE, TRES VITE !
Merci de votre aimable considération. Bien cordialement.
MÉMORIAL NATIONAL DE LA GUERRE D’ALGÉRIE - QUAI BRANLY
Par Nicole Ferrandis
Samedi 26 mars 2016, 14H35,
Les Porte-drapeaux se pressaient de part et d’autre du Mémorial.. Ils étaient douze, représentant l’Union national des Parachutiste, l’Union national des Combattants,
le Cercle National des Combattants,, les E.M.S.I., les Médaillés militaires du Calvados et les deux Porte-étendard du Commando Georges.
Les membres de l’UNP accompagnés de M. Mercier, Président de l’U.N.P. Paris, arborant fièrement leur béret rouge, formaient une haie d’honneur.
Face au Mémorial, les familles de victimes Cazayous, Ferrandis, Mesquida, Puigcerqver, Torres et Van den Broeck étaient enrouées de nombreux adhérents de l’association des familles des victimes, de la directrice de l’Office National des anciens combattants et victimes de guerre, des représentants du monde associatif.
Pour
- l’UNC : M Gérard Colliot, Vice-Président national, et M Bugeja, Porte-drapeau départemental,
- le C.N.C : Roger Holeindre.
- le SECOURS DE France, Roger Saboureau,
- le Carrefour des acteurs sociaux. M J. Broquet
Pour les associations de Harkis
- Mme Z. Bourroughat,
- M. Guerfi (U.N.H. et A.A.F.P.A.),
- L. Bellifa (ANFONAA),
- J.C. Kaddour (Harkis 54-Soldats de France),
Pour les associations « pieds-noirs
- G. Bonnier (CLAN),
- J.F. Vallat et M. Chavrondier (MAFA),
- M Larmande (Cercle Algérianiste de Neuilly),
- M. Lévy (GNPI),
- Roig et Ducrocq (Amicale des Anciens de Ben Aknoun)
- R. Soriano, Président de l’ANFANOMA à Caen.
- Y Sainsot, président national de l’ANFANOMA.
A 14h40 Mme Nicole Ferrandis prononçait un bref mot d’accueil et de remerciement, expliquant les difficultés rencontrées dans la sonorisation de la cérémonie, du fait de l’importance de la circulation, et conseillait aux Participants de lire le document qui venait de leur être remis « Comment les Victimes civiles sont arrivées au Mémorial et Pourquoi elles doivent y rester ». Elle rappelait également qu’était associé à cette cérémonie les victimes du 5 juillet, les disparus, les harkis, les civils et miliaires tombés au lendemain du 19 mars.
Puis à 14h45, les associations ANFANOMA, U.N.H., A.A.F.P.A., U.N.P., U.N.C., et celle des Familles des Victimes déposaient des gerbes devant la colonne centrale.
Puis la lecture de la liste des Morts était lue par Yves Sainsot..
A 14H50, heure précise de la fusillade, la sonnerie aux Morts retentissait, suivie de la minute de silence
Puis éclatait la Marseillaise, suivie du Chant des Africains, entonné par la foule.
Pour terminer cette émouvante cérémonie, chaque participant déposait une fleur bleue, blanche ou rouge devant la colonne centrale du monument.
Des touristes, se dirigeant vers la tour Eiffel située à deux pas, venaient se renseigner sur le pourquoi de cette cérémonie.
Reportage photographique de la cérémonie au mémorial quai Branly
Aux Morts du 26 mars
Chant "c'est nous les Africains"
Chant "c'est nous les Africains"
Chant "c'est nous les Africains"
Dépôt de fleurs par les participants
Drapeaux
Familles Cazayous, Mesquida, Ferrandis, Torres
Familles de victimes
Fleurs familles victimes
Gerbe par "association de harkis"
Lecture de la liste des victimes par président "A.N.FA.N.O.M.A."
Les paras
Les participants
Les remerciements
Les remerciements aux deux Porte-étendard du Commando Georges
Les remerciements aux deux Porte-étendard du Commando Georges
Les remerciements
Les remerciements aux Paras par Nicole Ferradis
"Sonnerie aux Morts"
"Sonnerie aux Morts"
"Sonnerie aux Morts"
"Sonnerie aux Morts"
"Sonnerie"

SORIANO ANFANOMA CAEN
U.N.C.
U.N.P.
Y arriver ne fut pas facile
On ne nous a pas fait de cadeau, comme certains voudraient le croire : une sucette que l’on tend à un enfant pour le récompenser de sa docilité ou « un os que l’on jette au chien pour le faire taire » comme d’autres l’ont écrit… C’est bien mal nous connaître !
Un brin d’histoire. Pour nous, Familles de Victimes, la quête d’un lieu de recueillement et de mémoire spécifique à Paris a été l’un de nos tout premiers objectifs. Nous avions déposé plusieurs projets pour un monument dans un lieu majeur de la capitale, mais d’année en année, il était repoussé faute de trouver un emplacement pour l’accueillir.
En attendant notre lieu de Mémoire, pendant des années, nous avons dû lancer nos gerbes dans la Seine. En 2003 par exemple, avec le « Bateau de la Mémoire », en 2005 avec le « Cimetière des Innocents ».
En 2002, l’inauguration du Mémorial national de la Guerre d’Algérie, dédié à la mémoire des Morts pour la France en Algérie, Tunisie, Maroc (1952-1962) satisfaisait à la demande des Anciens Combattants d’Algérie. Dans la foulée, se posait la question du choix d’une date de commémoration spécifique. Les associations d’Anciens combattants réunies au sein de la commission Favier (2003) écartaient la proposition du 19 mars défendue par la FNACA et retenaient à la quasi-unanimité la date du 5 décembre, celle de l’inauguration par le président Chirac, jugée plus neutre et moins polémique, l’U.N.C. retirant dans un esprit de conciliation sa propre proposition du 16 octobre.
L’implantation de ce Mémorial en un tel lieu prestigieux, à deux pas de la Tour Eiffel, en face du Trocadéro guidait notre choix et orientait dès lors notre demande de monument spécifique dédié aux Victimes civiles, à proximité immédiate de ce Mémorial militaire. Notre projet, présenté auprès du président de la Mission Interministérielle fut accueilli avec compréhension mais estimé prématuré et « la propriété intellectuelle interdit d’installer sur le site, un autre monument. » nous disait-on.
La maquette présentée depuis des années réintégra ses cartons et la suite, brièvement résumée, allait être la suivante. Nous proposions qu’une plaque soit apposée auprès du Mémorial; d’échanges en échanges, de discussions en discussions, la question fut soumise à l’avis de Haut Conseil des Rapatriés qui retint, non sans mal mais tout de même à l’unanimité, le texte qui serait proposé pour la gravure de cette plaque à la mémoire des Victimes civiles. Il rappelait notamment les dates du 26 mars et du 5 juillet 1962. Ce projet, soumis au Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, allait être dénaturé au profit du rappel du texte de la loi votée entre temps, en 2005, associant les Rapatriés et les victimes civiles à l’hommage rendu le 5 décembre aux Morts pour la France… Les dates du 26 mars et du 5 juillet 1962, jugées gênantes, avaient disparu…
Nous ne nous sommes pas démobilisés pour autant, bien au contraire. La cruelle déception causée par l’exclusion du drame du 26 mars 1962 nous conduisit à revenir avec une conviction décuplée au projet de monument, avec cette fois un argument fort, celui de la Loi de 2005 associant les Victimes civiles à l’hommage rendu chaque 5 décembre aux Morts pour la France. Car comment la loi pouvait-elle être respectée dès lors que les noms des victimes civiles n’étaient pas inscrits sur le mémorial national ? Forts de cette argumentation, nous déposions un nouveau dossier, suivi de plusieurs réunions à l’office national des anciens combattants. Notre demande portait sur l’inscription sur la colonne centrale « Aux victimes de la fusillade, rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962 » suivie de la liste nominative. Au fil des mois, la perspective d’aboutir se profila.
En novembre 2009, l’Association était reçue et informée de la décision prise. Au cours d’une réunion qui suivit avec les principaux responsables rapatriés, le Ministre des Anciens Combattants annonçait que les noms des Victimes civiles seraient accueillis sur la colonne centrale du Mémorial national et que, pour le 26 mars 2010, l’inscription « Aux victimes de la rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962 », suivie de la liste nominative serait inscrite en priorité. Enfin, nos efforts portaient leurs fruits : victoire partielle certes, modeste peut-être aux yeux de ceux qui ne se sentent pas concernés, mais seule victoire récente remportée au nom de notre Communauté. Depuis cette date, nous nous recueillons enfin devant ce Mémorial national chaque 26 mars, à l’heure précise de la fusillade. Nos victimes ont été rejointes en 2012 par les Disparus, après validation de la liste par l’historien J.J. Jordi. Les victimes d’attentats y sont inscrites après instruction, trop lente à notre gré, sur demande des Familles que nous nous efforçons d’aider dans leur démarche.
Dès ce moment, la FNACA s’est insurgée contre la présence de civils sur ce qu’elle persiste à revendiquer comme « son » (!) monument, oubliant que des civils y figurent déjà en qualité de Morts pour la France et que la guerre d’Algérie a surtout été une guerre civile, où la population a été la cible privilégiée du F.L.N.. Elle invoque le prétexte que la manifestation du 26 mars 1962 aurait été une manifestation de l’O.A.S. L’anathème était lancé, l’amalgame fonctionnait à plein… Ces Algérois, ces factieux, ces putschistes, ces fascistes, après tout l’avaient bien cherché, ils n’avaient eu que ce qu’ils méritaient… Chaque congrès, chaque rencontre avec le Ministre chargé des Anciens Combattants est pour les dirigeants de cette association l’occasion d’un rappel de l’exigence du retrait de ces noms, voués aux gémonies ; chaque commémoration locale est prétexte à revenir sur cette demande pressante… Technique bien huilée… Relayée à l’assemblée nationale par des députés complices lors des questions écrites au gouvernement, par la presse algérienne, la ligue des droits de l’Homme etc…
Pourquoi tant de haine ? La vérité est toute simple : une semaine à peine sépare le 26 mars du 19 mars… La seule présence des Victimes de la rue d’Isly dément la fiction d’un cessez le feu, rompu de surcroît par les tirs d’une troupe française sur une foule pacifique encore confiante. Cela ne nous surprend pas et nous veillons à réagir chaque fois que possible face à ces adversaires clairement affichés.
Après le choix de l’actuel président de la République de privilégier par sa présence même la journée du 19 mars, sous le coup de l’émotion, quelques voix se sont élevées au sein même de notre communauté pour proposer le retrait des noms des civils… A Dieu ne plaise ! Nos Victimes sont là et bien là… En ce lieu central, au cœur de la Capitale, les noms de nos Victimes sortent de terre pour se perdre dans le ciel, le symbole est fort. L’Artiste entendait, écrivait-il « interpeller un public où se mêlent les promeneurs, les passants réguliers, les touristes ». Il s’agissait pour lui, « par ce projet, d’être là pour les personnes concernées, mais aussi de happer tout passant, engoncé dans ses pensées quotidiennes, et de provoquer une émotion lui rappelant le sacrifice de ces jeunes vies à des fins patriotiques ». C’est bien ainsi que nous, Familles de Victimes, l’avons ressenti et le ressentons toujours.
Reculer ? Jamais ! Abandonner la place serait déserter et trahir les nôtres.
Très peu pour nous ! A Paris, Quai Branly, le 26 mars 2016
Les familles des victimes Berton-Hugues, Cazayous, Ferrandis, Gerby, Loretti, Mesquida, Puigcerver, Santacreu, Torres, Van den Broeck
« L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d’abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout perdu. (…) Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié »(Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc - « L’aventure et l’espérance »)
22 Avril 1961
Une agitation anormale prenait naissance. On signalait des mouvements imprévus des véhicules de groupes de transport. Il était une heure du matin et les légionnaires du 1er REP, commandés par le Commandant, Elie Denoix de Saint-Marc, fonçaient sur Alger.
Pouvait-on vivre chargés de honte? La France s’enfonçait dans les égouts, la France n’existait plus. A son secours volaient les légionnaires, prêts à verser leur sang si la légion le leur demandait, marchant de leurs pas d’éternité vers la vie, vers la mort, fidèles à eux-mêmes, aux pierres tombales qui jonchaient leur route, fidèles à l’honneur.
Au même moment, d’autres « Seigneurs de la guerre » investissaient les grandes villes d’Algérie : le 1er Régiment Étranger de Cavalerie du Colonel de la Chapelle, le 5ème Régiment Étranger d’Infanterie du Commandant Camelin, le 2ème Régiment Étranger de Parachutistes entraîné par ses capitaines et le Commandant Cabiro, dès lors que son chef, le Colonel Darmuzai s’était lâchement désisté, les 14ème et 18ème Régiments de Chasseurs Parachutistes des Colonels Lecomte et Masselot, le groupement des commandos de parachutistes du Commandant Robin, les commandos de l’air du Lieutenant-Colonel Emery… Les fleurons de la 10ème et de la 25ème Division de Parachutistes.
Et puis d’autres unités se rallient au mouvement : le 27ème Dragons du Colonel Puga, le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens, le 1er Régiment d’Infanterie de Marine du Commandant Lousteau, le 6ème RPIMA du Lieutenant-Colonel Balbin etle 8ème RPIMA du Colonel Lenoir, le 94ème RI du Colonel Parizot, le 1er RCP du Colonel Plassard, le 9ème RCP du Colonel Bréchignac… À noter aussi le ralliement immédiat des harkis du Commandant Guizien, basés à Edgar-Quinet, village situé au pied de l’Aurès. Au lendemain du cessez-le-feu, ils paieront très cher leur fidélité : Un millier de ces supplétifs, avec femmes et enfants, seront massacrés dans des conditions effroyables…
Néanmoins quelque chose avait filtré du projet. Il n’est pas de secret que puissent garder tant d’hommes en marche vers leur mystérieux rendez-vous. De confuses alertes chuchotées de bouche à oreille avaient couru d’un bout à l’autre de l’Algérie, affolant par l’imminence d’un événement qu’ils pressentaient, de « courageux » officiers qui s’étaient ainsi rués dans l’une de ces échappatoires qui leur permettrait, plus tard, de pouvoir se disculper tant auprès des vaincus que des vainqueurs : Ils s’étaient fait mettre en permission pour éluder le choix et des quatre coins d’Algérie, des chefs étaient partis pour ne pas être présents quand se lèveraient les aurores difficiles… Pourtant, des années durant, sur les tombes des officiers tués au combat, ces mêmes chefs avaient limité leur oraison funèbre à un serment prêté sur les cercueils drapés de tricolore : « Nous n’abandonnerons jamais l’Algérie ! ». Qu’en était-il aujourd’hui ?
Fallait-il dans ce cas employer la force? C’est dans de tels moments que bascule le destin des hommes… et c’est à ce moment-là que bascula celui de l’Algérie française…
Parce que la fraction de l’armée qui s’était révoltée refusait de mener le même combat que celui du FLN, la bataille allait être perdue. Parce que les généraux (notamment le général Challe), avaient eu la naïveté de croire qu’une révolution se faisait sans effusion de sang et pouvait se gagner uniquement avec le cœur et de nobles sentiments, ils allaient entraîner avec eux dans leur perte les meilleurs soldats que la France ait jamais eus… et tout un peuple crédule et soumis.
A l’évidence, ils négligèrent les recommandations d’un célèbre révolutionnaire : Fidel Castro, dont la doctrine était la suivante : « Pour faire une révolution, il vaut mieux un chef méchant que plusieurs chefs gentils ».
25 Avril 1961
Le général Challe prend la décision de mettre fin au soulèvement et de se livrer au bon vouloir de Paris. Ce faisant, il va consacrer la défaite des plus belles unités, livrer 20 ans de sacrifices et d’expérience. Ce qu’il remet à l’état gaulliste, c’est la force morale d’une armée qui retrouvait le goût de vaincre, c’est tout un capital jeune et révolutionnaire qu’elle avait amassé avec tant de souffrance pour la nation.
… Et ce fut la fin… Les camions défilèrent un à un avec leur chargement de généraux, de colonels, de paras et de légionnaires. Les hommes chantaient une rengaine d’Edith Piaf : « Non, rien de rien… Non, je ne regrette rien »…
Ainsi durant quatre jours et cinq nuits, des hommes valeureux avaient tenté de sauver l’Algérie. Son corps se vidait de son sang, tout sombrait. Leur dignité imposait de se conduire en Seigneurs, même s’ils étaient chargés de tout le désespoir du monde. Ne rien regretter ? Si ! D’avoir perdu. Et des camions qui roulaient maintenant dans la nuit profonde, toujours ce chant qui s’élevait encore plus vibrant : « Non, rien de rien Non, je ne regrette rien… »
Je ne regrette rien ! Ce cri allait désormais devenir l’hymne de ceux qui avaient osé et qui avaient tout sacrifié… sauf leur honneur.
C’étaient des hommes vaincus –provisoirement-, courageux et généreux qui connaissaient l’adversité. Les légionnaires se souvenaient pour la plupart de leurs combats pour la liberté en Pologne ou en Hongrie, pour d’autres, ceux des rizières du Tonkin, pour d’autres encore, de ceux de That-Khé, Dong-Khé, Cao-Bang, Diên Biên Phu qui furent les tombeaux d’unités prestigieuses telles que les 2ème et 3ème Régiments Étrangers et du 1er BEP -Bataillon Étranger de Parachutistes-, celui-là même dont les légionnaires du 1er REP étaient les fiers héritiers…
Les appelés des 14ème, 18ème RCP et des commandos, trop jeunes pour avoir connu tant de gloire, demeuraient traumatisés par ces visions apocalyptiques qui les hantaient et qui représentaient ces visages lacérés où les yeux manquaient, ces nez et ces lèvres tranchés, ces gorges béantes, ces corps mutilés, ces alignements de femmes et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé. Mais tous à ce moment ignoraient le désespoir et savaient que demain la lumière brillerait à nouveau. C’étaient des révoltés à la conscience pure, des soldats fidèles, des Hommes… des vrais !
Quel contraste étonnant cependant entre ces Seigneurs de la guerre que l’on montrait aujourd’hui du doigt sous le vocable fallacieux de « mercenaires » et de « factieux », ces soldats-loups à la démarche souple de félins accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, soldats perdus dont l’uniforme collait comme une peau de bête, acceptant le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil, dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants… et ces hommes flasques qui entonnaient de plus belle leurs incantations à la quille !…
Au lendemain de la reddition des généraux, le général de Gaulle s’empressa d’épurer l’armée française. L’occasion était trop belle d’en finir avec les contestataires trop fidèles à leur idéal et à leur parole. C’est ainsi, qu’outre les centaines d’arrestations opérées dans les milieux militaires, policiers et civils, les régiments qui avaient constitué le « fer de lance » du putsch : 1er REP, 14ème et 18ème RCP, Groupement des commandos Parachutistes et Commandos de l’air, allaient être dissous. Le 2ème RPIMA quant à lui, allait être expulsé de ses cantonnements. Dissoutes également, la 10ème et la 25ème Division de Parachutistes. Ne pouvant éliminer toutes les unités compromises sous peine de réduire à néant la force opérationnelle, seul leur encadrement serait sanctionné…
C’est ainsi qu’au cantonnement du 1er REP, l’ordre vint, sec et cruel. Le régiment était aux arrêts ! Tous les officiers de cette prestigieuse unité devaient sur le champ se constituer prisonniers. Beaucoup de légionnaires refusaient de s’incliner ; ils voulaient livrer un ultime baroud d’honneur. Leur « Camerone » à eux, ils le souhaitaient, ils le désiraient. Mais toute résistance devenait désormais inutile. Leur sacrifice aurait été vain, l’État était trop puissant, la France entière était contre eux, elle les avait reniés et l’Algérie était d’ores et déjà condamnée. Les blindés de la gendarmerie mobile cernaient le cantonnement, prêts à leur donner l’assaut. La flotte était là à quelques encablures, ses canons pointés vers eux. Allons ! Il faut céder. C’en est fini du 1er REP…
La population européenne tout entière se dirigea vers le camp de Zéralda où les légionnaires étaient cantonnés. Elle voulait dire adieu à « son » régiment, le saluer une dernière fois, lui dire encore et toujours : Merci ! Merci à « leurs » légionnaires. Les commerçants baissaient leurs rideaux, les jeunes filles portaient des brassées de fleurs. A eux, les portes du camp s’ouvrirent. Les journalistes furent interdits. « Vous ne verrez pas pleurer les légionnaires ! » leur lança un officier. Même les cinéastes du service cinématographique des armées furent refoulés. Pas question de filmer la mort du REP!
Le silence se fit. Une ultime et bouleversante cérémonie aux couleurs, réunit autour du grand mât blanc, la population et ces valeureux baroudeurs, jeunes d’Algérie et vétérans d’Indochine.
Soudain, de la foule en larmes, surgit une petite fille. Tel un ange de blanc vêtu, elle s’avança vers les rangs des légionnaires, une feuille à la main. D’une voix douce et faible elle en fit la lecture. C’était l’ultime hommage du petit peuple de Zéralda à « ses » enfants en reconnaissance de leurs sacrifices, leur courage et leur fidélité. Puis elle éleva sa petite main jusqu’à sa bouche et dans un geste empreint d’une infinie tendresse, leur adressa un baiser. A ce moment, les applaudissements crépitèrent et une pluie de pétales de rose tournoya dans les airs.
Gagnés par l’émotion et la rancœur, des légionnaires parachutistes, le visage tendu, les yeux rougis, sortirent des rangs, ôtèrent leurs décorations couvertes d’étoiles, de palmes et de gloire et les jetèrent devant eux. L’assistance regardait avec une sorte d’effroi ces médailles qui jonchaient le sol. Des femmes les ramassaient et en les embrassant, les rendaient aux paras : « Si, si, reprenez-les ! » Des officiers pleuraient.
Puis ce fut l’embarquement dans les camions. Certains criaient : « De Gaulle au poteau ! », d’autres « Algérie française quand même ! ». Sur leurs joues, des larmes coulaient. D’autres s’efforçaient de sourire à la foule venue en masse pour les saluer et qui s’époumonait à hurler sur leur passage : « Vive la légion ! », tandis qu’à la vue des képis blancs, les gendarmes mobiles s’effaçaient.
La colonne traversa la petite ville où les Européens qui n’avaient pu se rendre au camp couraient sur les trottoirs, leur lançant un ultime adieu. Des mains jetaient des fleurs sous les roues des camions.
Un à un, les lourds véhicules passèrent au milieu des cris, des larmes, des baisers envoyés à la volée. Alors, de la colonne, couvrant le grondement des moteurs, 1200 légionnaires, partagés entre la colère et le chagrin, entonnèrent un refrain aux lentes cadences, pathétique, triste, entrecoupé de sanglots : « Non, rien de rien, Non, je ne regrette rien… »
Le convoi du 1er REP roulait sur un tapis de roses, de lilas et de pensées. Voie triomphale et triste. Et sous les baisers, les acclamations, les larmes et les fleurs, il disparut dans un dernier nuage de poussière, convoi de mariniers halé par une complainte grave, emportant avec lui les plus folles espérances…
Pauvre régiment ! Si glorieux ! Que triste est ton sort aujourd’hui ! Et dans son sillage se traînait déjà, lamentablement, le fantôme déguenillé de l’Algérie française…
Et tandis que les légionnaires roulaient vers leur destin, d’autres hommes, d’autres « Seigneurs de la guerre », braves et courageux, parachutistes et commandos des unités putschistes dissoutes assistaient, la rage au cœur, à l’amené du drapeau, de ce même drapeau qu’ils avaient eux aussi défendu au prix du sang dans les rizières d’Indochine et sur les pentes des djebels. La 10ème et la 25ème Division de Parachutistes avaient fini d’exister !…
19 Mars 1962
… Puis le « cessez- le- feu » fut proclamé. L’ennemi d’hier devint l’interlocuteur privilégié de l’état français… et ce fut la fin. Une nouvelle fois le drapeau tricolore fut amené. Une nouvelle fois l’armée française plia bagages poursuivie par les regards de douleur et de mépris et les cris de tous ceux qu’elle abandonnait. Le génocide des harkis commençait…
Dans le bled –comme en Indochine- les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont, là, des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de sitôt oublier…
Et c’est de cette façon que mourut l’Algérie française… dans la honte, les larmes et le sang… Oui, c’était bien la fin!… la fin d’un monde… la fin d’une génération de soldats… la fin d’une épopée… la fin d’un mythe… la fin d’une race d’hommes… de vrais… celle des Seigneurs de la guerre !
Et si ces hommes avaient choisi de se battre jusqu’au bout, s’ils avaient vomi le renoncement, c’était encore pour une certaine idée qu’ils se faisaient de la France, c’était pour l’Algérie française leur seul idéal, c’était pour le sacrifice de leurs camarades qu’ils ne voulaient pas vain, c’était pour ces milliers de musulmans qui avaient uni leur destin au leur, c’était pour ces « petits Français de là-bas » qui étaient les seuls à les comprendre et à les aimer et c’était aussi parce qu’ils avaient choisi de se fondre dans un grand corps aux réflexes collectifs, noués dans la somme des renoncements individuels et que par ce chemin, ils atteignaient à une hautaine dimension de la liberté.
Mais le peuple d’Algérie, lui, n’exprimera jamais assez sa gratitude à ces « soldats perdus », à tous ceux qui, par sentiment profond, ont risqué leur vie, ont abandonné leurs uniformes, ont sacrifié leur carrière, ont été séparés de leurs familles –parfois durant de longues années- ont connu la prison, l’exil, le sarcasme de leurs vainqueurs et de ceux qui n’avaient pas osé, des lâches, des poltrons et des traîtres pour être restés fidèles à leurs serments et à leur idéal.
Le temps passera, l’oubli viendra, les légendes fleuriront, mais jamais assez l’Histoire ne mesurera la grandeur de leur sacrifice.
José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr
« J’ai choisi la discipline, mais choisissant la discipline, j’ai également choisi avec mes concitoyens et la nation française, la honte d’un abandon, et pour ceux qui, n’ayant pas supporté cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira peut-être que leur crime est moins grand que le nôtre » (Général De Pouilly)
-o-o-o-o-o-o-o-
Concernant l’histoire du 22 avril 1961, il appartiendra aux historiens de l’écrire, un jour, avec honnêteté et clairvoyance. Avant toute chose, ils devront établir une liste des colonels et des généraux permissionnaires. Ils découvriront alors que ce « putsch » ne fut rien d’autre, en réalité, que l’épreuve de force entre une élite qui s’engagea, qui jeta tout dans l’aventure jusqu’aux soldes, jusqu’au prestige hérité du passé, jusqu’à la vie… et un troupeau qui éluda l’engagement et l’abandonna aux sergents, parce qu’il avait depuis longtemps choisi entre l’auge et le sacrifice à une idée.
La politique et l’histoire offrent à chaque instant le spectacle de retournements qui, quelques mois, quelques jours, quelques heures auparavant avaient encore paru incroyables. Il semble que le cœur des hommes et leurs intérêts rivalisent d’inconséquence et nourrissent le même goût pour l’imprévu et pour l’imprévisible. La logique et la raison ne s’emparent de leur imagination que pour mettre un semblant d’apparence d’ordre et de nécessité dans le foisonnement de leurs scrupules, de leur indécision, de leurs regrets et de leur versatilité. J.C
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat
- L’Odyssée et la fin tragique du 1er Régiment Etranger de Parachutistes en Algérie.
« De l’Indochine à l’Algérie, le conférencier évoque le vécu, l’héroïsme et les sacrifices de ces légionnaires, Fils de France non par le sang reçu mais par le sang versé. Ces soldats-loups à la démarche souple de félins, accoutumés à la chasse et au guet, infatigables dans le chaos minéral de l’Aurès, acceptaient le défi de la guerre dans les défilés étroits comme des pièges, sur les pitons enneigés ou brûlés par le soleil et dans l’enfer du désert où le monde mort a chassé celui des vivants. Ces hommes, « soldats pour mourir », constituaient le plus beau régiment du mode ; jalousés, admirés et vénérés parce qu’ils étaient capables de mourir avec panache en criant : « Vive la Légion ! »
… Puis il y eut le 22 avril 1961 et le soulèvement des meilleures unités combattantes dont le 1er REP était le « fer de lance »… sa dissolution et celle des plus belles unités parachutistes… l’émouvant adieu de la population de Zéralda à « leurs » légionnaires… le « cessez-le-feu » et la fin tragique de l’Algérie française… Le génocide des harkis commençait. »
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie –
Mon blog cliquer sur : - Mon blog –
Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie –
NON AU 19 MARS , COMMÉMORATION DE LA HONTE
Communiqué conjoint de L’ASSOCIATION DÉPARTEMENTALE HARKIS DORDOGNE, VEUVES ET ORPHELINS ET LEURS AMIS ET L’AMICALE DES PIEDS-NOIRS DE LA DORDOGNE.
Les Français d'Algérie, Harkis, Pieds-Noirs et sympathisants, continuent à condamner les commémorations du 19 mars qui font suite aux accords d'Évian. Les massacres, atrocités commises après cette date justifient sa condamnation.
Nos communautés, en fait, NOTRE communauté, car nous sommes unis fraternellement et à jamais par notre passé au sein de l’Algérie Française. Par le présent aussi, dans la lutte pour la reconnaissance du lâche abandon sur notre terre natale et de notre accueil indigne en métropole. Notre destin est commun à jamais.
Nous sommes outrés de voir pour la première fois un Président de la République participer à cette cérémonie. Après ses promesses non tenues ce nouvel acte nous révolte et nous afflige profondément.
Sans vouloir polémiquer sur le calcul stratégique, avec en vue les futures élections présidentielles. Notre Président, Président de tous les Français… sait pertinemment que notre électorat, Harkis et Pieds Noirs confondus, n’a pas un vote homogène. Ce qui en soi ne représente pas un capital à courtiser. Nous ne sommes pas dupes.
Ceci expliquant cela, la participation à cette cérémonie honteuse et la non-tenue de ses engagements de pré campagne du 12 avril 2012 qui stipulaient qu’il reconnaîtrait l’abandon, le massacre et l’accueil honteux dans les camps en France des Harkis et de leurs familles.
À vous d’en déduire qui est à attirer ? Pourquoi sommes-nous corps et âme contre les cérémonies tenues à cette date ? À la date du cessez le feu, la guerre d’Algérie était gagnée militairement. Ce n’est que par une politique délibérée d’abandon au mépris des garanties données aux populations fidèles à la France que nos gouvernants de l’époque, avec à sa tête le général de Gaulle, ont bradé l’indépendance de ce qui fut notre pays.
Que déclarait « l’homme de Londres « sur les harkis et Pieds Noirs… »
Le 3 mars 1962 : « Il faut se débarrasser sans délai de ce magma d’auxiliaires qui n’ont jamais servi à rien »
Le 4 mai 1962 : « L’intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des Pieds Noirs »
Les uns et les autres font partie du « boulet » dont il avait avoué à Alain Peyrefitte* le 20 octobre 1959 qu’il faudrait s’en « délester »
*Alain Peyrefitte a été secrétaire d'État à l’information, en avril 1962 puis ministre des rapatriés jusqu’en décembre 1962 (du gouvernement Gaulliste).
Le cessez le feu, quel cessez le feu.
Il faut savoir ceci ; les chiffres parlent d’eux-mêmes, pertes civiles puis militaires après le 19 mars 1962, nos dirigeants et les dirigeants de la F.N.A.C.A font mine de les ignorer... Mais ils savent eux, contrairement à bon nombre de nos compatriotes qui ont été et sont encore tenus dans l’ignorance.
Les Politiques soit, mais pourquoi, une fédération d’anciens combattants feint elle d’ignorer ces chiffres … Politique quand tu nous tiens. Pour les fidèles à notre pays « La France » il y a eu plus de morts, civils et militaires confondus, après le cessez le feu du 19 mars 1962 que pendant toute la guerre d’Algérie…
Pertes militaires du 19 mars au 30 juin 1962. 122 tués (+ 208 décès par accident et maladie). 349 blessés et 36 disparus.
Pertes militaires au 2e semestre 1962 : 30 tués, 73 blessés, 126 disparus.
Pour information de 1954 au 19 mars 1962.
Européens de 1954 au 19 mars 1962 : 2.788 tués. 375 disparus. 7541 blessés.
Musulmans de 1954 au 19 mars 1962 : 16 378 tués. 13 296 disparus.
Victimes civiles après le 19 mars 1962 :
Européens après le 19 mars et avant le premier juillet: 3018 enlèvements dont 1 282 retrouvés (déclaration de Broglie du 24 nov. 1964, confirmée par lettre Santini du 9 novembre 1994).
En 2005, la commission d'historien chargée de faire toute la lumière sur ce douloureux problème a retrouvé à Nantes 600 autres disparitions ; d'autres découvertes sont possibles.
Après le premier juillet 1962, les statistiques sont censées être tenues par le F.L.N. Dans le livre "Disparus en Algérie" M.L. Leclair chiffrent à 6500 les enlèvements.
On aboutit ainsi à un total d'au moins 6 000 morts ou disparus européens sur une population d'un million. Si un même cataclysme s'abattait sur la métropole, 60 millions, on aurait 360.000 morts, plus que pendant la seconde guerre mondiale.
Massacre du 5 juillet 1962 à Oran Un T.O du Commandant en chef. du 14 juillet 1962 indique un minimum de 218 disparus le 5 juillet 1962 à Oran (Shat 1 R 274). La croix rouge enregistre 450 dossiers. Jean-Marie Huile, conseiller militaire de De-Broglie, puis de Joxe, ayant accès à tous les dossiers, chiffre à 671 les "victimes françaises".
Les oranais chiffrent à 3 000 les morts et disparus ce seul jour-là.
Nota : Disparus, un enlevé n'est pas disparu s'il est rendu, vivant ou mort, ou si son corps est retrouvé. Les disparus sont chiffrés par JJ. Jordi à 1753, il en donne la liste dans son livre.
HARKIS :
Le chiffre de 150 000 morts assassinés après le 19 mars 1962 sont contestés par l'historien Xavier Yacono, qui en se fondant sur les données démographiques, évalue entre 256 000 et 290 000 le nombre total des Algériens disparus. Par différence avec les pertes connues, on obtient une fourchette de 50.000 à 70.000 supplétifs massacrés.
Une note du service historique des armées qui confirme le chiffre de150.000 morts. Une autre analyse, conduit à considérer que 150.000 morts est un chiffre minimum.
En effet, ces chiffres parlent d’eux-mêmes et vous comprendrez aisément pourquoi cet article a été écrit. Nous, Harkis, Pieds Noirs et sympathisants disons NON, NON et NON AU19 MARS, COMMÉMORATION DE LA HONTE.
Arrêtez de bafouer notre honneur et notre dignité au détriment de calculs bassement électoraux ou autres. Harkamicalement et Piedsnoirement votre.
Sources : Ministère des Armées, archives des armées, ambassade de France en Algérie, Croix rouge Française et livres d’auteurs.
Guy REGAZZACCI, secrétaire de l'Association Harkis Dordogne.
Les principaux responsables de ce crime d'État : En premier lieu : Charles De Gaulle, président de la République. Ses complices à Paris : Michel Debré, premier ministre, Roger Frey, ministre de l'intérieur, Pierre Messmer, ministre de la défense.
Ses complices à Alger : Christian Fouchet, haut-commissaire de la République, Vitalis Cros, préfet de police de la place d'Alger, les généraux Ailleret et De Menditte.
Jean-Paul RUIZ le 24/03/2015.
Quartier attaqué par des avions en piqué,
Appartements dévastés par des tirs de grenade
Et d'armes lourdes, de pauvres gens paniqués,
C'est bien pire que s'ils avaient subi une tornade.
Depuis trois jours, le quartier de Bâb-el-Oued
Fait l'objet d'un blocus car il est assiégé
Par les forces de l'ordre et n'obtient aucune aide.
En manque crucial de vivres, les familles sont piégées.
Par solidarité, de nombreux Algérois
Veulent se rendre dans ce quartier pour y apporter
Leur cordial soutien à ce peuple en désarroi
Qui doit être secouru et bien réconforté.
Une manifestation est donc organisée.
Mais les Algérois ignorent qu'un horrible traquenard
A été ourdi par le monstre de l'Élysée
Qui veut anéantir ces "pieds-noirs braillards".
Une foule pacifique, brandissant des drapeaux,
Portant des paniers de vivres et médicaments,
Est bloquée rue d'Isly et tombe dans le panneau.
Elle va être victime du pire des châtiments.
Posté devant Havas, sans aucune sommation,
Un tirailleur ouvre le feu sans qu'au préalable
Il y ait eu menaces ou vociférations.
C'est le point de départ d'une tuerie effroyable.
Pendant près d'un quart d'heure, les fusils mitrailleurs
Des tirailleurs musulmans, sans discontinuer,
Vont assassiner, avec avec un sadisme rageur,
Des civils innocents, touchés de plein fouet.
Hommes, femmes, enfants, vieillards, s'écroulent sur le pavé.
Vidant chargeur sur chargeur, ces soldats sanguinaires
Sont de vrais barbares : des blessés sont achevés.
Ils tirent à bout à bout portant, ces monstrueux sicaires.
Cette tuerie préméditée, c'est de l'abattage.
Plus de deux cents blessés et des dizaines de morts.
Le premier responsable de cet infâme carnage
Est l'immonde De Gaulle qui n'éprouve aucun remords.
À la hâte, par camions, les cadavres sont enlevés.
Les familles ne peuvent pas récupérer les corps.
On veut cacher que des blessés ont été achevés.
Les cercueils sont enterrés en un temps record.
Jusqu'à aujourd'hui, cet authentique crime d'État
N'a pas été reconnu par les gouvernements
Successifs depuis qu'on est parti de là-bas.
C'est une chape de plomb qui empêche tout jugement.
Elle n'est pas intervenue, la justice humaine.
Je suis certain que Là-Haut, le Justice divine
A sévèrement jugé tous ceux qui, avec haine,
Ont fait triompher leurs convictions assassines.