Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

popodoran

Publicité
popodoran
Newsletter
Catégories principales
Archives
26 décembre 2010

2012 ECHEANCE SYMBOLIQUE NE LA RATONS PAS!!

50 ans sont passés et où en est-on ?

         Je n’ai pas eu le plaisir ou le déplaisir de vivre la période coloniale ou l’Algérie était française, française de par ces gens qui sont venus faire de ce pays, le plus beau du monde !!!! 

Il aurait pu l’être sans les calculs de politiques pourris qui ont obéit à un phénomène de mode : la décolonisation !

         Il est vrai que les soldats français n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère mais les arabes voulaient défendre cette terre …mais au fait, ces arabes, qu’ont-ils fait contre les Turcs ? ahhh c’étaient des musulmans, ils avaient le droit de nous entuber !!!! Quelle hypocrisie !!!

         Il est vrai qu’il y avait deux communautés dans ce pays, pardon trois (j’ai oublié les juifs qui étaient là bien avant tout le monde) et qui vivaient en parfaite harmonie. 

Rien ne distinguait le juif de l’arabe si ce n’est la prière.

         Depuis tout gosse on m’a bassiné l’esprit avec les idéologies indépendantistes, nos héros étaient les plus beaux, les plus forts etc … mais …. Mais … mais … J’aurai voulu connaitre la version des PN, pas des français ou des algériens mais celle des PN !!!!!

         Eux aussi ont perdu leur identité, ils n’étaient pas français, ils étaient aussi algériens que moi, ils ont vécu ici, ils sont morts ici, ils ont bossé ici, ils ont fait ce pays et quoi qu’en disent nos dirigeants actuels, ce sont eux qui ont fait l’Algérie !!!!

         Indépendance !!!!! Oui je suis fier d’être indépendant mais ces PN, quelqu’un leur a-t-il demandé leur avis ? Qui sont les chiens qui les ont mis dehors ? Qui les ont assassinés pour leur voler leurs biens et qui aujourd’hui se vantent d’habiter tel ou tel quartier, telle ou telle maison volée, oui du vol !!!l

         Le PN a sué pour bâtir sa maison et qu’on arrête de nous faire croire que tous les PN étaient de riches colons et que tous les arabes étaient à leur service !!!!! 

Mes parents étaient fonctionnaires d’un état et n’ont jamais été au service de quiconque !!!! A l’indépendance, des gueux ont envahi les villes, ils se terraient comme des rats et attendaient de tomber sur de pauvres PN sans défense pour les assassiner et les voler !!!  Ah que c’est courageux !!!!

         Abattre un couple d’enseignants qui venait inculquer des rudiments de scolarité à des petits arabes dans je ne sais quel coin perdu du bled : un acte révolutionnaire !!!!!!!! De la lâcheté plutôt !!!!!

         Certes, des arabes sont tombés au champ d’honneur, les armes à la main mais à ce jour ils doivent de retourner dans leurs tombes, ils ont donné leur vie pour que ce pays tombe entre d’autres mains mais ceci est une autre histoire !

         Je voudrai que les gars de ma génération ne voient plus les PN comme des envahisseurs mais comme des gens qui ne demandaient qu’à travailler pour bien vivre ! 

Je parle de ces PN chassés par Bonaparte et qui ont été débarqués en Algérie sans rien en poche, ils ont bossé pour manger, il y avait de tout, des artisans, des fermiers, des gens normaux et on leur a dit : c’est votre pays !!!!!

         Certes l’armée française et ses paras et ses héros avait un sale boulot à faire et elle l’a fait, et entre elle et le FLN c’était un cercle vicieux…mais combien de PN étaient dans l’armée française, et finalement, elle défendait son pays !!!!! Tout comme nous dans les années 90, on a combattu les barbus islamistes qui pourtant étaient chez eux !!!! 

         L’Algérie ne s’est jamais relevée d’avoir injustement chassé les PN, à ce jour on dit encore : "ya hasrah ki kanet frança !!!!!!!!" Alors arrêtons et regrettons, pas moi mais mes ascendants, d’avoir chassé hors de chez eux des PN, non pas des français mais des algériens peut être plus algériens que je ne le suis !

         Une indépendance négociée politiquement aurait pu exister mais c’était sans compter avec les Egypchiens (oui je sais il n’y a pas de H) et les syriens et leur désir de nation arabe.

Qu’ont fait les arabes à ce jour ?

         Plusieurs politiciens ont proposé cette solution mais on les a taxés de traîtres !!!! On aurait pu faire comme en Afrique du sud, oppresseur et oppressé, main dans la main pour construire et bâtir une puissance mais non, on a préféré se démerder tout seul et voilà le résultat !

         Une pensée pour les harkis : J’ai tellement entendu de choses, j’ai tellement vu de films……sur les harkis que je ne pense pas qu’ils méritent ce que les algériens leur ont fait en 62 mais pire, ce que l’état français leur a fait ! Ils ont choisi leur camp avant 62 mais c’était quoi leur camp ?

         Ils étaient français non ? Jusqu’en 62 nous étions tous français (je suis né avant 62), ils combattaient ceux qu’on appelait à l’époque «des rebelles», ils défendaient ce qu’ils croyaient être  «leur patrie», il est vrai que beaucoup d’entre eux faisaient leur travail avec beaucoup de zèle mais bon, nos «combattants» étaient logés à la même enseigne.

         On leur reproche d’avoir travaillé avec la France !!!!!! Alors pourquoi ce désir ardent d’avoir la nationalité française de nos jours ? Pourquoi ces queues de supplications auprès de l’ambassade de France ? Pourquoi profiter d’un visa touristique pour prendre racine dans ce pays que vous détestez soit disant ? Aaaaaaaaaaah vous aimez la France ? Comme eux. Vous voulez être français ? Comme eux. Bref vous voulez être harkis !!!!!!!!!!

         Notre cher président les a traités de collabos !!!!!! Quel grand et gros mot venant de sa bouche, lui qui n’a jamais tiré une balle contre un militaire français !! Perso, ils ne m’ont rien fait ces harkis…le seul membre de ma famille décédé durant les événements a été tué par le grand FLN, c’est vous dire. Beaucoup de harkis se sont engagés parce qu’ils crevaient de faim …. Tout simplement !

         La France les a eu, elle les a abandonnés sans armes à la horde sauvage, cette horde composée de musulmans … En islam on dit : el moussamah karim ce qui veut dire : celui qui pardonne est préféré auprès de Dieu ; Les pieds noirs et les harkis sont les pauvres victimes de politicards dépassés. Au lieu de chasser ces pauvres gens (oui je dis bien "pauvres"), mes ascendants auraient mieux fait de pardonner et tourner la page et se tourner vers un avenir qui s’annonçait radieux …. Mais non, on préfère leur refuser le visa pour venir chez eux et pendant ce temps là, on continue d’envahir la France avec des visas touristiques.

         Respectez ces gens qui n’ont fait que servir leur patrie comme vous l’avez fait face aux islamistes qui étaient aussi algériens que vous ! Décidément les idées avancent chez quelques uns  … Même si ce n'est qu'un signe marginal ça méritait d'être souligné et c'est réconfortant !

BYLOU

C'est vrai tout cela ; on nous l'a dit encore en Juin lorsque nous sommes retournés en Algérie: " Pourquoi les Pieds-Noirs nous ont abandonnés comme ça en 1962 ? " ce à quoi j'ai répondu :" on ne peut refaire l'histoire et on nous a dit de choisir entre la valise ou le cercueil !! Qu'auriez-vous fait à notre place ?

Retour "Paroles d'Algériens"

POUR LES 50 ANS

Publicité
20 décembre 2010

LA LIBERTE QUI CAPITULE

« La liberté qui capitule, ou le pouvoir qui se dégrade, n’obtient point merci de ses ennemis » (Chateaubriand – « Mémoires d’outre-tombe »)

            Rien ne saurait mieux actualiser la situation à laquelle nous sommes désormais confrontés, que ces mots de Chateaubriand. Il a fallu que Marine LE PEN soit crédité  de 27% d’opinions favorables, que 17% des électeurs  déclarent vouloir voter pour elle au premier tour de la présidentielle de 2012, et une émission télévisée « A vous de juger » dont elle est sortie grandie en dépit de journalistes déstabilisants… pour qu’un consensus virtuel de diabolisation de l’intéressée s’établisse aussitôt au sein de la nomenklatura  politico-médiatique française. Il a fallu, trois jours plus tard, vendredi 10 décembre, une phrase sortie d’un discours d’une heure trente, pour que du virtuel l’on passe au concret et que, de Martine Aubry à JF Copé, en passant par le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, le Collectif Contre l’Islamophobie en France (qui ont porté plainte pour « incitation à la haine raciale », rien que ça !) et les associations prétendues humanitaires,  s’instaure une polémique parfaitement réfléchie consistant à condamner et fustiger sans la moindre retenue le « vrai visage » de Marine Le Pen. Quelle était cette phrase : «Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (...) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires. Je sui désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit d’en parler, on pourrait en parler… Certes, y a pas de blindés, y a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même… « Si nous ne pouvons plus rien pour les morts d'hier, nous pouvons encore empêcher les souffrances demain, et c'est notre rôle ». Et c’est ce mot « occupation » qui a déclenché un raz de marée politico-médiatique… ce seul mot qui a permit à nos « élites » de crier « haro sur l’extrême droite ! » et de se lancer à l’assaut du processus de « dédiabolisation » entrepris par le FN, que le politologue, Dominique Reynié, analyse de la sorte : « Les Français ne perçoivent plus seulement le FN comme un parti d’extrême droite mais comme un parti populiste et populaire transcendant la droite et la gauche ».

Dès lors, récriminations, amalgames, délation, médisance et démagogie ont pris le pas sur toute autre considération. L’occasion était trop belle de porter un coup « fatal » à « l’extrême droite » et de réfréner l’ardeur des électeurs tentés par le vote FN… Et, en quelques heures, une levée de boucliers que l’on croyait révolue envahit les ondes, les journaux et enrichit les commentaires… Pensez-donc ! « La « bête immonde » est revenue ! »… « C’est bien la fille de son père ! »… et voilà que les « moralistes » s’en donnent à cœur joie…
            Pour le Parti socialiste, Marine Le Pen montre le « vrai visage de l'extrême droite française ». Ses déclarations « relèvent de la haine et de l'ignorance ». Il s'agit d'une « provocation de plus destinée à attiser la haine », s'est indigné le secrétaire national Patrick Mennucci. Harlem Désir, député PS européen, issu du trotskisme et Pierre Moscovici, député du Doubs, ont estimé que les propos de Marine Le Pen pourraient relever des tribunaux. « On ne peut pas transiger sur les valeurs avec le Front national », a déclaré ce dernier en marge de la convention du PS sur « l'égalité réelle », dans le XIIIe arrondissement de Paris. « Marine Le Pen, parfois certains la présentent comme le visage humain du Front national ou une simple droite républicaine un peu plus radicale : ce dérapage rappelle que le Front national fonctionne à la provocation et que c'est un parti dont le patrimoine génétique n'est pas inscrit dans les valeurs républicaines », a expliqué Moscovici.
            Pour l'ancien ministre des Affaires européennes, Marine Le Pen, par ses propos sur les musulmans, « a rappelé qu'elle était porteuse d'une logique profondément discriminatoire et donc pour moi anti-républicaine ». Martine Aubry s'est dite « choquée » par ces déclarations. Interrogée par l'AFP en marge de la convention sur « l'égalité réelle », la patronne du PS a déclaré : « Marine Le Pen reprend les accents de son père dans des buts purement clientélistes et en renvoyant aux marges de notre République des hommes et des femmes qui ont toute leur place et qui ont le droit de croire comme on a le droit de ne pas croire ou d'avoir une autre religion ».
            Dans un communiqué commun, Kader Arif, Stéphane Le Foll, Bruno Le Roux, membres du Bureau national, et Faouzi Lamdaoui, membre du Conseil national du Parti socialiste, estiment que la vice-présidente du FN a « dépassé le racisme primaire et l'islamophobie populiste »… « Marine Le Pen sort l'oriflamme fasciste, elle déborde son père sur le terrain de l'extrémisme. Le lepenisme jette le masque et montre, au grand jour, le visage hideux qu'il veut donner à notre pays », ajoutent-ils. Que de haine dans ces propos !
            Arnaud Montebourg a évoqué samedi 11 décembre 2010 la mémoire de son grand-père, un « Arabe d'Algérie qui aimait et servait la France ». Le député socialiste répondait à « l'injure » de Marine Le Pen en ces termes : « Je veux répondre à Mme Le Pen en évoquant la mémoire de mon grand-père, un Arabe d'Algérie qui a combattu l'armée d'occupation nazie parce qu'il servait et aimait la France »… « Cette déclaration est une injure à ceux qui, arabes, africains, musulmans ou non, sont morts pour la France, ceux-là même qui ont libéré le territoire national pendant que votre père, madame le Pen, trouvait des circonstances atténuantes à l'occupation nazie ». Pour votre gouverne, Monsieur Montebourg, sachez que le père du signataire de ce texte, après avoir été démobilisé en 40 suite à la victoire éclair allemande, s’est engagé en 42 au sein de l’Armée d’Afrique dans les Tabors marocains, ces mêmes hommes qui ont conquis de haute lutte Monte-Cassino.  De novembre 1942 à mai 1945, la France métropolitaine a fourni 580 000 hommes (1,7% de la population) aux armées de la libération, contre 134 000 Algériens (1,2% de la population indigène) et 120 000 Pieds-noirs (12% de la population française d’Algérie). Le taux de mobilisation des Français d’Algérie fut donc dix fois supérieur à celui des indigènes. Quant aux pertes par rapport aux effectifs, elles furent de 8% chez les Pieds-noirs et de 5% chez les Algériens. Ce sont les Français d’Algérie (que vous méprisez par ailleurs) qui ont payé de très loin le plus lourd impôt du sang pour la libération de la France. N’oubliez jamais cela et revoyez votre copie Monsieur le candidat aux Primaires socialistes !

Quant au Parti Communiste, le secrétaire national Pierre Laurent déclare : « Le PCF demande la condamnation des propos injurieux et racistes » de Marine Le Pen…  « Le Front national est une formation politique xénophobe dont le discours fascisant, raciste et négationniste a été de nombreuses fois condamné par la justice », ajoute-t-il. Il considère également que « le service public audiovisuel ne doit pas se déshonorer en faisant la promotion d'un discours raciste et xénophobe qui fait honte à notre pays »… « En comparant les prières de rue des musulmans à l'Occupation pendant la seconde guerre mondiale, continue le responsable communiste, Marine Le Pen déplace les frontières de l'ignoble. Ses déclarations soulèvent le cœur »… « Le Pen père et fille sont prêts à toutes les provocations, surtout les plus répugnantes pour assouvir leur soif de pouvoir », estime-il. « Ils ont pour seul mot d'ordre la haine de l'autre, ce qui n'est jamais que la haine de l'Homme ». Belle leçon de morale d’un parti que l’on surnomme « le parti aux 100 millions de morts » !

            Ce même jour, Marine Le Pen a précisé à Reuters, qu’elle n'avait pas fait référence spécifiquement à l'occupation allemande pendant la Seconde guerre mondiale mais à toute forme d'occupation. « Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage mais bien une analyse tout à fait réfléchie basée sur une banale constatation d’une réalité physique et juridique »…« J'aurais pu aussi parler de l'occupation par les Anglais à l'époque de Jeanne d'Arc », a-t-elle déclaré. « Ce que j'ai dit, c'est que ceux qui pratiquent les prières sur la voie publique se comportent comme des occupant », a-t-elle encore précisé. Accordant un entretien à l'AFP dans lequel elle enfonce un clou déjà bien planté. « S’agissant du terme « Occupation », je persiste et je signe mais ceux qui ont cru pouvoir déformer cette hyperbole, en indiquant que j’aurais comparé les musulmans aux nazis sont des menteurs et des manipulateurs »… « Oui, il y a occupation et il y a occupation illégale », estime-t-elle. « Je réitère qu'un certain nombre de territoires, de plus en plus nombreux, sont soumis à des lois religieuses qui se substituent aux lois de la République ». « J'ai bien dit qu'il ne s'agissait pas d'une occupation militaire (…) « Il n’y a dans la constatation d’une occupation ni atteinte à la liberté de culte », « ni islamophobie », « ni discrimination (...) J'ai voulu glorifier l'esprit de résistance qui fait qu'on doit s'opposer à l'occupation du territoire. Cela a été le cas dans toute notre histoire », ajoute-t-elle avant de se placer en gardienne de la tolérance : « J'entends de plus en plus de témoignages sur le fait que dans certains quartiers, il ne fait pas bon être femme, ni homosexuel, ni juif, ni même français ou blanc ».

Et la raison de cette profusion de déclarations haineuses, c’est le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé qui, le 11 décembre lors du conseil national de son parti, nous la donne en déclarant : « Nous sommes en danger du point de vue électoral. Le FN connait incontestablement une montée régulière depuis ces derniers mois. »… Voilà l’aveu flagrant qui a déclenché cette tempête médiatique ! Ne soyons, dès lors, guère surpris de l’attitude de ce dirigeant qui, redoutant qu’un 21 avril 2002 à l’envers se reproduise, a clairement défini la nouvelle stratégie inspirée par la nature du danger immédiat que représente le FN… stratégie également mise en œuvre par les partis de gauche dans l’attente d’une nouvelle « union sacrée »… ce qui rend vivante la déclaration de ce grand Français que fut le Bachaga Boualam : « En France on punit ceux qui sonnent le tocsin et on laisse en liberté ceux qui allument l’incendie ». Cependant, les uns et les autres devraient s’inspirer de la conduite et des déclarations du ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, qui vient de relancer l'interdiction de pratiquer la prière, celle du vendredi notamment, en des endroits publics, situés, pour être plus précis, à proximité des mosquées. Il arrive, en effet, que pendant la prière hebdomadaire du vendredi, plusieurs dizaines de fidèles s'agglutinent à l'extérieur des mosquées pour accomplir leur devoir religieux à même les trottoirs. Ce genre de constat est visible notamment dans les mégapoles du pays, à l'instar d'Alger où les mosquées ne désemplissent pas chaque vendredi. « Seulement, ce n'est pas là une raison, insiste le ministre des Affaires religieuses, pour tolérer les rassemblements des fidèles au niveau des endroits environnants aux lieux de culte. » Il a indiqué : « Seul l'intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n'ont qu'à prier chez eux et non pas dehors ». Faut-il juste rappeler que le fait de prier en des lieux publics a toujours été une pratique interdite, en Algérie, par la loi en vigueur. Néanmoins, les autorités ont jusque-là fait preuve de souplesse vis-à-vis de l'application de cette loi. Ghlamallah semble désormais décidé à en finir avec cette souplesse, en faisant valoir l'application de la loi dans toute sa rigueur. C'est du moins ce qu'il a soutenu, le 19 juillet 2010, lors d'un point de presse qu'il a animé à Dar El Imam de Mohammadia (El Harrach) où il a présidé la cérémonie de clôture de deux journées d'étude organisées à l'intention des nouveaux imams et morchidate. (Source : quotidien francophone « Le Temps »).

Et pendant que les islamo-collabos continuent de déverser leur trop plein de haine et de lyncher Marine Le Pen, les rues de certaines villes françaises sont condamnées à l'heure de la prière, sans autorisation préfectorale ; la circulation est effectuée par des individus qui subtilisent les fonctions des agents de la circulation, en mettant en travers de la chaussée leur propre véhicule. Il est interdit à ce moment à toute personne, non musulmane, de passer à pied dans cette zone sous peine d'insultes et d'agressions. Et pendant ce temps… les islamistes montent au créneau et montrent leur vrai visage : celui du fascisme politico-religieux, sans que les « bonnes consciences » que nous venons d’entendre, ne réagissent ou s’émeuvent le moins du monde… Sur leur site, ils laissent passer les commentaires les plus extrémistes, comme celui-ci, qui prend toute sa saveur, après le premier attentat suicide commis sur un pays européen, en Suède « Si ils cautionnent le clash, on va la jouer comme du temps du prophète (saws) ! Envoyons leur des hommes qui aiment la mort plus que eux n’aiment la vie. »

En conclusion, si le FN ne cesse de grimper dans les sondages, ne doit-on pas voir là le désaveu du peuple français envers la politique de Nicolas Sarkozy ? N’est-ce pas le signe d’un échec contre sa politique aggravant le chômage, l’immigration et l’insécurité ? En réalité, les électeurs ne sont-ils pas lassés de ces hommes politiques qui se partagent régulièrement le pouvoir et qui, inexorablement, enfoncent la France dans un abîme de calamités ? Et ces matamores devraient s’inspirer de cette mise en garde de Chateaubriand où l’on pourrait bien attribuer le rôle de l’innocent à Marine Le Pen : « Ce n’est pas de tuer l’innocent comme innocent qui perd la société, c’est de le tuer comme coupable ». A méditer…

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

Retour JOSEPH CASTANO.

                                                                                                                                                   

"Ce n'est pas parce que nous avons peur que nous n'osons pas ; c'est parce que nous n'osons pas que nous avons peur"... "...le péril s'évanouit quand on ose le regarder." (Chateaubriand)

-                     Voici l’objet de la controverse : Prière musulmane illégale : Rue Myrha - Paris 18ème ...  Filmé le 10 décembre 2010 ... sans commentaires !

Cliquez sur cette image :

*

5

*

6

*

7

*

Les prières continuent et les haut-parleurs sont désormais à plein volume, rue Myrha

                                                                                                                        

… et aussi sur : http://www.google.fr/url?sa=t&source=video&cd=1&ved=0CDwQtwIwAA&url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3DWt14QNUF0Lc&rct=j&q=priere%20musulmans%20dans%20les%20rues&ei=MPIDTeSBEIf34ga849nwCQ&usg=AFQjCNHN6NcOnsRnXm-nu9fDf_WQYlqDWw&sig2=R-D_Q1KgvS_wg0ecjpWvpQ&cad=rja

Peut-on assimiler la diffusion de ces vidéos à de « l’incitation à la haine » ?

-o-o-o-o-o-o-o-

- Conférence de presse de Marine Le Pen du 13 décembre : http://www.dailymotion.com/video/xg3wdw_conference-de-presse-de-marine-le-pen_news

-o-o-o-o-o-o-o-

- Pourquoi ceux qui prétendent qu’il n’y a pas assez de mosquées n’inversent-ils pas la question : pas assez de mosquées ou trop de musulmans ?

- Les mosquées en France : http://www.youtube.com/watch?v=fA2YsjKlmAA&feature=player_embedded

- http://echodupays.kazeo.com/L-OEIL-DE-CAIN/52-IMAMS-DEBARQUENT-EN-FRANCE,a1898490.html

- Haute trahison : Pendant que nos Soldats combattent et meurent en Afghanistan... Pendant que de plus en plus de Français sont lynchés dans la rue... Pendant qu'une guerre civile ethnique est à nos portes...  Pour lire la suite cliquez ici

-o-o-o-o-o-o-o-

- Insécurité : incompétence à droite, défausse à gauche (cliquez sur ce lien)

o-o-o-o-o-o-o-o-

- Quand les "antiracistes" officiels affichent ouvertement leur racisme. Pour lire la suite cliquez ici

- Et aussi : http://echodupays.kazeo.com/LA-PROVOCATION-EST-UNE-INFRACTION,a1865981.html

-o-o-o-o-o-o-o-

- Le 30 Avril, dans un discours prononcé à Istres, Michel Vauzelle, président de la région PACA, a déclaré : "Je suis fier d'être le président d'une grande région musulmane".

http://fr.altermedia.info/general/vauzelle-est-fier-detre-le-president-dune-grande-region-musulmane_29954.html

-o-o-o-o-o-o-o-

- Islamisation de la France : « Combien de temps allons-nous tenir ? » - Cliquez : 

8

-o-o-o-o-o-o-o-

- Alors que les médias rappellent quotidiennement l’enlèvement de deux journalistes en Afghanistan et qu’un comité de soutien a été créé pour leur libération, nous rappelons également que depuis le 19 mars 1962, cela fera, au 31 décembre 2010, 17714 jours que des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas.

-o-o-o-o-o-o-o-

Pour revoir

Tous les articles de José CASTANO, cliquer sur : - Mes Articles -

Ses ouvrages, cliquez sur : -Ma Bibliographie –

Ses conférences, cliquez sur : - Mes Conférences –

Sa biographie, cliquer sur : - Ma Biographie -

En application des articles 27 et 34 de la loi dite "Informatique et libertés" No 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit de modification ou de suppression des données qui vous concernent. Vous ne recevrez jamais des courriels commerciaux ou pièces jointes de publicité de notre part.

Vous pouvez vous rayer de cette diffusion à tout moment en faisant :  Tapez « NON » 

-o-o-o-o-o-o-o-

Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"

8 décembre 2010

AUX COTES DE ZOHRA ET HAMID

Dans la nuit du 18 au 19 décembre

Le camp harki de la place Edouard-Herriot

                       Dans Présent du 8 décembre dernier, nous annoncions une nouvelle étape dans le combat de Zohra et Hamid pour obtenir du président Sarkozy qu’il tienne les promesses du candidat Sarkozy : la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat gaulliste dans le génocide des harkis.

                           A savoir, dans la nuit du 18 au 19 décembre, place Edouard-Herriot (derrière l’Assemblée nationale) où Zohra et Hamid galèrent depuis dix-neuf mois, la reconstitution d’un camp d’accueil (sic) des harkis en 1962. Une grande tente. Des barbelés tout autour. Des braseros, car il fera froid. Des sacs de couchage.

                       Et un appel, lancé en priorité aux femmes de France, femmes, filles, petites-filles de pieds-noirs, femmes, filles, petites-filles de harkis. Et, plus largement bien sûr, à tous ceux – hommes et femmes de toutes origines – qui nous donneront cette nuit pour dire à Zohra et Hamid que nous les aimons et que nous les soutenons.

Il y a quelques jours, Zohra m’appelle :

— Tu sais qui est la première personne qui a répondu à ton article ? Une dame âgée de 95 ans. Pour me dire qu’elle serait à nos côtés dans la nuit du 18 au 19 décembre…

— Et ?

— J’ai essayé de l’en dissuader, bien sûr. Elle n’a rien voulu savoir ! J’ai eu beau évoquer son âge, le froid, la fatigue, elle n’a rien voulu entendre : « Si les jeunes ne se mobilisent pas, c’est à nous de donner l’exemple. Alors, je serai là. Chaudement vêtue, ne vous inquiétez pas. »

                            Parmi les premières personnes à avoir répondu « présent », Nicole Ferrandis, présidente de l’Association des victimes du 26 mars 1962, qui fait fonctionner son carnet d’adresse. Combien serons-nous ? Trente, cinquante, cent ? Plus de cent, cela serait un magnifique cadeau de Noël et un formidable signe de mobilisation. Et le rappel aux politiques et aux médias de ces harkis parqués dans des camps de la honte, effectivement entourés de barbelés…

                                  Voilà. Vous savez tout. Pour plus de détails, vous pouvez m’appeler ou appeler Zohra et Hamid. D’autant que nous avons besoin de « bras » pour nous aider à tout mettre en place.

                         On peut, en principe, avoir toutes les excuses du monde, voire les plus dérisoires, pour ne pas donner une nuit à nos frères de combat. Mais ceux qui répondront à notre appel et viendront partager ces quelques heures de fraternité, pourront se regarder dans leur miroir.

                               Pour ma part, je l’ai indiqué, je serai sur place vers 22 heures, 22 h 30. Dans cette nuit de l’Avent où, au chevet de la grande bâtisse nationale, lambris dorés et chauffage au max, on laisse mourir deux fils de France.

• Téléphone de Zohra et Hamid : 06 09 31 60 17.

ALAIN SANDERS 

Article extrait du n° 7243
du Jeudi 16 décembre

Dans la nuit du 18 au 19 décembre 

Aux côtés de Zohra et Hamid

Est-il besoin de vous dire ce que vivent – si on peut dire… – Zohra et Hamid en ces temps où le froid a pris de l’avance sur l’hiver ? « Comment les aider ? », me demandez-vous régulièrement (1). Eh bien, autant que faire se peut, en se tenant à leurs côtés, en prenant de leurs nouvelles (2), en leur rendant visite sur la petite place Edouard Herriot, dernière oasis de l’honneur français.

Aller plus loin ? C’est possible. En passant la nuit du 18 au 19 décembre à leurs côtés. Et, comme elles ont parfois l’âme plus solidement chevillée au corps que certains hommes, nous faisons d’abord appel aux femmes. Aux femmes pieds-noires, aux femmes, filles, petites-filles de harkis, aux femmes de France.

Le 18 décembre dans la journée – et là, nous avons besoin de bras ! – nous reconstituerons place Edouard Herriot, au chevet de l’Assemblée nationale, un camp harki de 1962. Une grande tente. Des barbelés tout autour. Des braseros. Si Dieu veut, de quoi manger et se tenir chaud. Des sacs de couchage, des petits matelas de mousse. Et là, dans cette nuit qui précédera de quelques jours la nuit de Noël, nous témoignerons tous ensemble. Pour rappeler ce que fut le calvaire des harkis, ceux qui avaient pu échapper aux horreurs FLN, parqués dans des camps, effectivement entourés de barbelés alors qu’ils auraient dû être reçus à bras ouverts. Comme des frères. Parce que sont nos frères.

Et pour passer un long moment avec Zohra et Hamid, qui résistent et témoignent depuis plus de dix-huit mois – près d’un demi-siècle après l’exode – dans des conditions de misère difficilement descriptibles. C’est un véritable défi ? Oui. Il est à la mesure d’un combat qui, pour nous, est prioritaire. Si cinquante, soixante, cent hommes et femmes se portaient volontaires pour cette nuit pour la France, la justice et la vérité, ce serait une véritable victoire. Pour ma part, je serai sur place vers 22 heures, 22 h 30.

Un défi. Parce que, j’ai eu l’occasion de le dire, la honte et la rabia au bord des yeux, le rassemblement du 16 novembre n’a pas été un succès. Oh, je sais qu’on peut avoir toutes les excuses du monde. Un rendez-vous incontournable. Un sanglier sur le feu. L’éloignement. Mais je veux croire que quelques dizaines de jeunes femmes, et autant de jeunes hommes, et tous ceux qui n’ont pas la mémoire courte, auront à cœur de se mobiliser. Une nuit. Pas un mois, pas une semaine, pas deux jours. Une nuit.

Cet événement sera une bonne mise en jambe avant le grand rassemblement prévu début 2011 (j’en reparlerai) dans le Sud de la France avec les communautés pieds-noires et harkies et les anciens combattants.

Le temps presse. Et nous avons une occasion de faire entendre nos voix. On ne pourra pas nous refaire le coup du candidat Sarkozy et de ses promesses (la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le génocide des harkis) vite passées à la trappe par le président Sarkozy. Une nuit. Pour bousculer enfin les lignes.

(1) J’attends toujours – et eux d’abord – des nouvelles de Secours de France.

(2) Leur téléphone : 06 09 31 60 17.

ALAIN SANDERS 

Article extrait du n° 7237
du Mercredi 8 décembre 2010

Retour FAITS DIVERS.  

7 décembre 2010

LE ROLE DE L'EGLISE DURANT LA GUERRE D'ALGERIE

« Non content qu’un curé ait souhaité publiquement la mort du Chef de l’Etat sans que sa hiérarchie ne le désavoue, c’est maintenant un évêque qui croit utile de comparer le retour volontaire des Roms en situation illégale, en avion et avec une allocation dont bien des Français aimeraient disposer, avec la tragédie de la déportation des juifs dans les camps de la mort pendant la 2ème guerre mondiale.

Cette outrance et cette technique de l’amalgame étaient jusqu’alors l’apanage d’idéologies totalitaires et on est stupéfait que ce soit des religieux qui les utilisent avec intolérance pour créer la confusion dans les esprits.

Qui peut croire sérieusement à cette assimilation intolérable qui compare l’incomparable ?

On aurait aimé que les mêmes consciences morales qui s’expriment aujourd’hui avec violence soient moins discrètes sur les pratiques pédophiles au sein de l’Eglise Catholique.

Quant à la gauche laïque qui s’offusque souvent de l’ingérence des chefs religieux dans le débat public, elle est étrangement silencieuse et montre bien les limites de ses convictions » (Lionnel Luca, député de la Nation)

- Et aussi (cliquez sur) :  Lettre ouverte à Mgr Le GALL Archevêque de Toulouse-

            Cette prise de position d’élus de la République vis-à-vis du Clergé révèle une analogie entre l’attitude d’une certaine église durant le conflit algérien et celle d’aujourd’hui dans la migration des Roms en France.

            Comme il se trouve, en 2010, des représentants de l’église pour dénoncer  avec véhémence l’attitude du Gouvernement de renvoyer dans leur pays d’origine –en les indemnisant- ces familles de Roms que la France ne peut accueillir –sans proposer pour autant de les héberger dans leurs presbytères, leurs monastères, leurs couvents (pratiquement vides) et autres infrastructures épiscopales-, de 1954 à 1962, il s’est toujours trouvé, en Algérie et en France, des hommes d’église pour couvrir les excès des écorcheurs, les protéger et les soigner.

            L’identité idéologique de ce conflit algérien était avant tout anti-chrétienne. C’est d’une lutte entre la Croix et le Croissant qu’il s’agissait et aux yeux des responsables du FLN, c’est la Croix qui était l’objectif premier à abattre dans ce réduit chrétien sud méditerranéen. Comme Jeanne d'Arc l'avait fait pour la France, l'Eglise de France et celle d'Algérie auraient du brandir à leur tour l'Etendard de la Délivrance contre ceux qui voulaient les soumettre au Croissant. De façon incompréhensible et difficilement explicable, elles allaient leur apporter leur soutien…

            Nos évêques, aujourd’hui comme hier, si prompts à défendre les droits de l’Homme tiers-mondistes au détriment de la parole de l’Evangile, sont restés muets devant les crimes, les massacres, les viols et les égorgements du FLN. L’extermination de 150.000 harkis avec leur famille dans d’horribles tortures ne les a pas plus émus. Il est vrai que, probablement blasés par tant de crimes, ils ne pouvaient que demeurer insensibles à ces assassinats en séries que furent les massacres d’El-Halia et de Melouza, la tuerie du 26 mars 1962 à Alger et celle du 5 juillet 1962 à Oran. Dès lors, comment auraient-ils pu réagir à l’énoncé de cet ignominieux appel au meurtre du 14 février 1962 à 20h40 lancé par « La Voix des Arabes » en ces termes : « Frères combattants, combattez-les, luttez contre eux, ils sont tous nos ennemis. Transformez leur vie en enfer, ne les laissez pas échapper au châtiment mérité et contraignez-les à se mettre à genoux devant la volonté du peuple ». Se sont-ils indignés davantage ces honorables évêques –toujours prêts cependant à trouver une excuse aux « actes désespérés » des écorcheurs- quand ils ont pris connaissance de ces conseils donnés par « Aspect véritable de la rébellion algérienne » à ses frères de l’Aurès, extraits du journal « El Zitouna » du 26 aout 1956, organe des étudiants de la Grande Mosquée du même nom de Tunis, une des plus réputées du monde islamique : « Mes frères, ne tuez pas seulement mais mutilez vos adversaires sur la voie publique… Crevez-leur les yeux… Coupez-leur les bras et pendez-les… Soyez certains, mes frères, que les soldats qui verront leurs camarades pendus à un arbre, avec un bras et une jambe en moins et un œil crevé, soyez certains, disais-je, que ces soldats laisseront à l’avenir passer les caravanes d’armes et de provisions et se sauveront comme des rats ».

            Mais l’aide de l’Eglise ne s’arrêta pas à sa seule clémence envers les assassins. Sa participation active, en bien des cas, fut de notoriété publique…

            Si, à priori, l’Eglise n’a de pouvoir que celui de la parole du Christ, il en est autrement dans les faits. En effet, son influence demeure et nous ne pouvons oublier combien elle a marqué la scène politique de la guerre d’Algérie…

            Dès le début des événements, les nationalistes algériens disposaient de sérieuses connivences dans le milieu des intellectuels et ecclésiastiques français qui s’étaient déjà fourvoyés durant le conflit indochinois en apportant leur aide au vietminh. En France, certains journalistes anticolonialistes comme Claude Bourdet, Gilles Martinet, Roger Stéphane de « France Observateur », Hervé Bourges (qui prendra la nationalité algérienne à l’indépendance), Olivier Todd et Georges Suffert de « Témoignage Chrétien », poursuivaient leurs œuvres de destruction contre l’armée française, soutenus en cela admirablement par l’avocate Gisèle Halimi et son confrère Jacques Vergès. En Algérie, le professeur de Lettres Mandouze, cofondateur de « Témoignage Chrétien », le couple Vandervelde, le docteur Chaulet et son épouse Claudine (qui livrera aux rebelles, dans la région de Palestro en Grande Kabylie, une partie de l’armement volé par l’aspirant Maillot, membre du Parti Communiste, lequel armement sera utilisé dans l’embuscade du 17 mai 1956 qui coûtera la vie dans d’atroces conditions à 18 soldats français), Annie Steiner (communiste et membre du réseau bombes de Yacef Saadi), l’abbé Scotto (de Bab el Oued), l’abbé Desrousseau (d’El Biar), l’abbé Bérenguer (de Frenda) et d’autres religieux, avaient favorisé le travail d’un couple de professeurs, les Jeanson, qui aboutira à la parution en 1955, de « l’Algérie hors la loi », pamphlet qui entendait prouver la légitimité du FLN… puis à la mise sur pied des réseaux de « porteurs de valises ».

Cette agitation médiatico-ecclésiastico-intellectuelle allait susciter la création de ce qu’on appellera « la nouvelle gauche », où l’on trouvera chrétiens et marxistes, trotskistes et francs maçons, syndicalistes et communistes. On y rencontrera Robert Barrat, journaliste à « Témoignage Chrétien », ancien secrétaire général du « Centre catholique des intellectuels français », Jacques Berthelet, ancien séminariste, Roger Colas de « l’Action Catholique », le professeur Henri Marrou. Les communistes mettront sur pied, en novembre 1955, un « Comité d’action des intellectuels contre la poursuite de la guerre en Algérie » auquel participeront Mauriac et Sartre qui apporteront un soutien inconditionnel au FLN.

 

Dès 1956, les aides aux tueurs du FLN se multiplieront sous les formes les plus variées : protection, caches, approvisionnement en argent et en armes… Chez les progressistes chrétiens, journalistes et prêtres fourniront un contingent très important… mais pas seulement. Un exemple parmi tant d’autres : M. Gallice, conseiller municipal de la ville d’Alger, directeur d'une papeterie, rue Horace Vernet, fournira le papier pour des tracts appelant à la révolte des Musulmans… cela, avec l’aval du maître des lieux, le Député Maire Jacques Chevalier, fervent partisan du FLN, qui avait mis sur pied une véritable cellule révolutionnaire algérienne au sein de son conseil municipal et de son personnel administratif.

Des femmes verseront également dans la collaboration en hébergeant des chefs rebelles, les transportant et distribuant les ordres. Les poseuses de bombes, musulmanes et européennes, feront tranquillement retraites chez les Sœurs blanches à Birmandreis ou chez les Clarisses à Notre Dame d'Afrique qui, pourtant, les savaient recherchées par la police. Chez les Pères Blancs, le Père Collet n'ignorait pas les activités de ses hôtes de passage… La police identifiera plusieurs prêtres de la « Mission de France » dont certains prêtres ouvriers, Jean Urvoas et Robert Davezies ainsi que l’abbé Boudouresque qui se feront particulièrement remarquer… Quant à l'abbé Bertal, de cette même mission, il donnera asile à Daniel Timsit et à Salah, alias Oussédik Souali, qui lui avoueront, pourtant, fabriquer des bombes. Ce réseau d’artificiers comprenait, en outre,  Chafika Meslem, agent de liaison entre le FLN, le Parti Communiste Algérien et les libéraux, Denise Walbert et les époux Gautron, militants communistes. L’abbé Barthez sera l’hôte et le protecteur attitré de ce réseau, hébergeant de surcroît, en quasi permanence, la fameuse Raymonde Peschard (la passionaria communiste), (Raymonde Peschard avait placé une bombe dans un car de ramassage scolaire à Diar es-Saada).

En 1957, le passage de terroristes clandestins à la frontière espagnole s’était amplifié. Il s’agissait de « spécialistes » de l’organisation spéciale du FLN, formés aux « actions ponctuelles » et à la manipulation des explosifs dans les camps du Maroc. L’abbé Davezies, Etienne Bolo, Jacques Vignes participeront activement au transport, à l’hébergement, à la mise en place des tueurs envoyés par le GPRA pour intervenir en France. En Algérie, une dizaine de prêtres dont les abbés Scotto, Bérenguer, Desrousseau, Barthez et Cortes, ainsi que des religieux de Notre Dame d’Afrique, seront impliqués dans les réseaux de soutien allant jusqu’à mettre leur presbytère à la disposition des égorgeurs. Assurés de trouver dans la maison du Seigneur l'abri et l'aide leur permettant de continuer leur œuvre criminelle, ces protégés pourront ainsi préparer attentats et exactions sans être inquiétés.

Le 4 Avril 1957, 28 inculpations et 18 mandats de dépôt (préventive) interviendront à Alger dans l'affaire du soutien au FLN apporté par les « libéraux » (on ne dit plus « communistes »). Parmi eux, la poseuse de bombe, Raymonde Peschard… qui s’évadera et rejoindra le maquis. Elle sera tuée les armes à la main dans le Constantinois (ce qui n'empêche pas de la présenter, encore de nos jours, comme torturée et assassinée par les paras). L’abbé Barthez, deux conseillers municipaux et deux médecins feront partie de ces arrestations. Seule la protection papale et gouvernementale dont il est l’objet évitera à Monseigneur Duval, archevêque d’Alger, chef de file des souteneurs du FLN, d’être lui-même inculpé… Pour ces « hommes d’église », les Français d’Algérie n’avaient pas le droit de se défendre contre les actes criminels des terroristes. Selon leur conception de la « charité chrétienne »,  le devoir de ces Français là était, soit de fuir, soit de se laisser tuer, soit de ramper, soit de faciliter l’émergence de la nouvelle république algérienne. Leur argumentation était la suivante : « l’Eglise s'est toujours compromise avec les forces de la réaction ; il est temps qu'elle s'inscrive dans le camp de la révolution prolétarienne ». En réalité, ces traîtres à leur Patrie, s'identifiaient parfaitement à « l'anti-croisé » dont l’une des figures, l'abbé Scotto, n’avait de cesse de rassurer ceux qui pouvaient réprouver les attentats aveugles du FLN. Pour ce curieux directeur de conscience, la cause des terroristes demeurait juste quels que fussent les moyens utilisés...

En octobre 1958, l’affaire du « séminaire du Prado » fit la une des journaux. La police découvrit que des prêtres de la région Lyonnaise couvraient une véritable trésorerie au profit du FLN tout en hébergeant tueurs et clandestins. Plusieurs ecclésiastiques, l’abbé Davezies, l’abbé Carteron, le RP Chaize, le curé Magnin furent inculpés… mais, comme à l’accoutumée, l’affaire fut vite enterrée…

Concernant Monseigneur Duval, tout le monde, à Alger, police comprise, savait que les immeubles de l’Evêché abritaient les chefs du FLN en transit dans la capitale, et même certains terroristes recherchés par la police et l’armée. Arabophile déclaré, il refusera, officiellement, de célébrer un office à la mémoire de soldats français, prisonniers du FLN, assassinés par leurs geôliers «pour ne par heurter les Arabes », osera-t-il préciser de la manière la plus abjecte. Dans son livre « Au nom de la vérité », il s’enorgueillira d’avoir obtenu par les chefs du FLN un satisfecit lors du congrès de la Soummam qui soulignait « l’attitude réconfortante de l’archevêque se dressant courageusement et publiquement contre le courant et condamnant l’injustice coloniale ». A l’indépendance, il fut l’un des premiers chrétiens à prendre la nationalité algérienne (tout comme l’abbé Scotto et l’abbé Bérenguer), ce qui lui valut d’abord le surnom de Mohamed et ensuite la pourpre cardinalice…

Dans sa nouvelle cathédrale, il existait un registre où chacun inscrivait ses intentions de prières. Sur une page il était écrit par l’un des rares Français à demeurer encore sur place : « Pour un disparu que l’on sait vivant et souffrant dans un camp. » Plus loin : « Pour l’amnistie des prisonniers politiques (OAS), dont le seul tort fut de croire à la parole de ceux qui les ont trahis… » Le jour suivant, la page où figuraient ces intentions avait disparu…

A Oran, par contre, l’évêque des lieux, Monseigneur Lacaste, natif d’Accous dans les Pyrénées Atlantiques, en poste à Oran depuis 1945, ne cessait de se prononcer en faveur de l’Algérie française… ce qui avait pour conséquence d’irriter passablement le Haut commandement. Excédé par les prises de position du Prélat, le 11 juin 1962, le général Cantarel, commandant le corps d'armée d’oran, s’en ouvrit au haut-commissaire Christian Fouchet en rapportant que cet évêque, « différent de celui d’Alger », « n’hésitait pas à pactiser avec tous ceux qui s'opposaient à la politique gouvernementale ». Fouchet décida alors de rencontrer le prélat. Invitant l'évêque à s'asseoir, il lui dit : « Que l'Esprit saint nous inspire dans notre conversation ! Puis il lui fit grief de n'avoir jamais eu un mot pour condamner les « excès » de l'O.A.S. « Monsieur le Haut-commissaire, lui répond Mgr Lacaste, la population européenne d'Oran est aujourd'hui menacée dans son indépendance et peut-être dans sa vie même. Je comprends ceux qui luttent pour leur indépendance et laissez-moi vous dire que je n'ai jamais condamné, naguère, le F.L.N. » Fouchet lui répondit qu'il eut tort de ne pas avoir désavoué les crimes du FLN, mais cela n'aurait guère eu de poids, étant donné qu'ils étaient musulmans. En revanche, les Européens étaient des chrétiens. Sur eux, pouvait s'exercer son autorité spirituelle. « Monsieur le Haut Commissaire, lui répondit Mgr Lacaste, je ne saurai accepter de leçon de vous quant à ma façon d'agir dans le cadre de ma mission pastorale. Seul, le Saint-Père peut disposer de l'évêque que je suis ».
Ce que n'a pas ajouté, dans ses Mémoires, Christian Fouchet, c'est qu'après cette digne et cinglante réponse, Mgr Lacaste ajouta : « Toutefois, monsieur le Haut-commissaire, si des paroles incitant la population à la non-violence vous paraissent indispensables, je veux bien les prononcer. A une condition toutefois, que je sois autorisé, au préalable, à déclarer combien le sort de l'Algérie a été indiffèrent de tout temps à la France ».

Parmi les progressistes chrétiens, les protestants ne furent pas en reste… En mars 1958, par exemple, le pasteur Mathiot fut inculpé avec une équipe de fidèles : responsables de boîtes aux lettres, dépôts d’armes, collectes de fonds, hébergement et de complicités diverses avec les terroristes du FLN. Cependant, à l’opposé, bon nombre de prêtres soutenaient l’action de l’Algérie française, mais quand ils n’étaient pas mis au ban de l’Eglise par leur hiérarchie, il arrivait qu’ils fussent purement et simplement éliminés… à l’instar de l’abbé Therrer, curé des Sources, à Birmandreis. Pourquoi donc n’avoir pas dit, dans son éloge funèbre, qu’il avait été assassiné par le FLN, protestèrent ses paroissiens ? Pourquoi donc n’avoir pas rappelé que les derniers mois de sa vie furent un véritable calvaire ? Il vit son église, à peine édifiée, profanée et pillée à deux reprises ; il vit aussi son presbytère entièrement dévalisé, sa voiture lapidée à plusieurs reprises… mais l’Evêché demeura de marbre… Enfin, le soir de son assassinat, son église fut incendiée et l’Eglise ne réagit point. Au cours des mois suivants, plus de quatre cents églises, sur les cinq cent soixante-sept que comptait la Chrétienté d’Algérie, furent désaffectées, profanées, parfois transformées en mosquées ou détruites, ce qui n’émut pas outre mesure ni Clergé, ni Episcopat…

Dès la proclamation du « cessez-le-feu », les enlèvements d’Européens se multiplièrent ; des familles entières originaires du Bled voulant rejoindre les ports et les aérodromes disparurent ; les enfants en bas âge –voire les bébés-, quand ils ne furent pas éliminés avec leurs parents furent élevés dans les écoles islamiques et arabisés par un nouvel état civil ; les femmes et les jeunes filles furent condamnées à vivre dans les maisons closes d’Algérie, ou d’autres pays musulmans ou encore en Amérique Latine. Plus de 6000 Européens disparurent ainsi en quelques mois sans que l’Eglise, qui était au courant de cette tragédie, n’élevât la moindre protestation.

            C’est au lendemain de cette guerre que l’on apprit par la bouche même des fellaghas la monstrueuse collusion de certains prêtres français avec les tueurs du FLN. A cet effet, un chef rebelle, Amar Ouzegane écrivit : « Partout des prêtres nous ont secourus, hébergés, soignés. L’Eglise catholique a rompu avec le passé colonialiste ». Et on pouvait lire encore dans « Révolution Africaine » : « Des prêtres catholiques ont prêté assistance aux militants du FLN poursuivis par la police colonialiste ». Et dans ce même message de gratitude, Ahmed Ben Bella, le premier président de la république algérienne, d’ajouter à « Témoignage Chrétien », l’un des journaux les plus anti-français qui fut durant cette période tragique : « Les Algériens savent la part prise par les vrais chrétiens dans notre lutte libératrice. Certains nous ont aidés concrètement, n’hésitant pas à se trouver à nos côtés… »

En septembre 2000, la revue « Monde Diplomatique », p.29, rapportait cette déclaration de ce même Ben Bella : « Je me rappelle des porteurs de valise, des avocats, avec émotion. C'étaient les meilleurs des Français, les meilleurs des Algériens. »
« Avec le temps tout fini par se savoir, même si on ne le presse pas »
  (Euripide)

 

            En 1964, un Français eut l’idée d’adresser à 202 pasteurs et 529 prêtres, un texte appelant au pardon en faveur d’autres Français emprisonnés pour s’être opposés, les armes à la main, à l’abandon de l’Algérie française. Il s’agissait là de soldats de tous grades ayant participé au putsch d’avril 1961 et de membres de l’OAS. Ce texte était, mot pour mot, très exactement le même que ces 202 pasteurs et 529 prêtres avaient signé en faveur des Français emprisonnés (les porteurs de valises) pour avoir aidé le FLN quand celui-ci répandait sa terreur à coups de bombes, de fusillades et d’égorgements. 23 pasteurs et 43 prêtres seulement acceptèrent de signer, certains d’ailleurs avec des réserves ; 15 prétendirent n’avoir pas été atteints ; 15 pasteurs et 18 prêtres refusèrent ; 617 ne daignèrent pas répondre. Telle fut la charité chrétienne dont firent preuve ces « pères de l’Eglise » à l’égard de leurs compatriotes français et surtout à tout ce qui se rapportait de près ou de loin à l’Algérie française. Et cette intolérance (condamnée d’autre part par cette même Eglise quand elle s’adresse à des païens) assortie le plus souvent de mesures discriminatoires envers les Français d’Algérie, s’était généralisée dans toute la France. C’est ainsi que l’abbé Emmanuel Grima, de Constantine, fut, en rentrant d’Algérie, aumônier puis chapelain du Pensionnat de l’Assomption à Montpellier, de septembre 1963 à novembre 1973, époque où il dut subir une grave opération qui l’obligea à abandonner son ministère. Or, l’accès de la chapelle et de la salle de réunion de ce Pensionnat lui fut interdit ainsi qu’aux Rapatriés par la Supérieure (peut-être sur ordre, en tout cas avec l’assentiment de Mgr Cyprien Tourel, évêque de Montpellier) parce qu’il avait osé célébrer une messe pour le repos de l’âme du Colonel Godard, l’ardent défenseur de l’Algérie française.

En 1992, le journaliste Français (et marxiste) Georges Hourdin établit un dossier qu’il transmit au Comité d'attribution du Prix Nobel de la Paix en faveur de la candidature de l'Abbé Scotto, ancien curé de Bab-el-Oued, compte tenu des ses « bons et loyaux services » vis-à-vis des terroristes du FLN. Celle-ci ne fut pas acceptée… La charité chrétienne à tout de même ses limites !

            En 1950, dans son allocution en la cathédrale Saint Philippe (aujourd’hui devenue mosquée) à l’occasion du centenaire de la consécration de l’Algérie au Sacré-Cœur, Mgr Leynaux évoquait la grande et belle ville, « l’antique cité barbaresque, autrefois riche des dépouilles de la chrétienté … » et il disait au Nonce apostolique, Monseigneur Roncalli (futur Jean XXIII) : « Vous découvrirez avec joie les souvenirs émouvants de l’ancienne Eglise d’Afrique… Cette glorieuse Eglise, vous la retrouverez vraiment ressuscitée. Et si vous pleurez avec nous sur la dévastation séculaire de ses monuments sacrés, vous verrez partout, dans nos villes et dans nos villages, des chapelles et des églises qui attestent sa volonté de ne pas mourir et de continuer de rendre gloire à Dieu en travaillant au bien suprême, au salut de tous ses enfants, toujours indissolublement attachés et unis comme nos ancêtres, les premiers chrétiens, à la Chaire de Pierre ».

            Si Mgr Roncalli a pu voir l’ancienne Eglise d’Afrique ressuscitée, le délégué apostolique d’aujourd’hui, en Afrique du Nord, pourra pleurer sur sa ruine… N’a-t-il pas fallu lire dans la « Semaine Religieuse » de Paris (24 septembre 1966), la relation de la rencontre des 325 délégués de « Témoignage Chrétien », à Alger ? Le cardinal Duval a félicité ce journal pour son effort à éclairer les consciences sur le drame algérien… Nous savons dans quel sens et quelle propagande de mensonges haineux à été semée par ce journal.

            Mais aussi, dans ces quelques lignes bien incomplètes, je voudrais éclairer les consciences sur le vrai drame de l’Eglise, d’une part en Algérie : effondrement d’une chrétienté dans les larmes et le sang, étouffement par l’erreur, le mensonge et les plus honteuse compromissions, et d’autre part en France, actuellement, où nous retrouvons les mêmes causes dans cette alarmante désertion aux valeurs chrétiennes. C’est de cette façon que mourut, déjà, le christianisme en Algérie…

            Et maintenant, sur la terre de Saint-Augustin redevenue un moment chrétienne, les clochers s’écroulent à nouveau et les sables qu’apporte le Vent de l’Histoire recouvrent lentement jusqu’au nom même du Christ… 

José CASTANO  (joseph.castano0508@orange.fr)

Retour JOSEPH CASTANO

« Entre deux maux, faire souffrir pour un temps un bandit pris sur le fait, qui du reste mérite la mort, et de l’autre côté laisser massacrer des innocents que l’on pourrait sauver si l’on pouvait, grâce aux révélations de ce criminel, anéantir la bande, il faut sans hésiter choisir le moindre, un interrogatoire efficace sans sadisme » (Père Delarue, aumônier de la 10ème Division Parachutistes, fidèle partisan de l’Algérie française)

 

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

- Les communistes dans la guerre d’Algérie :

 

 

- http://echodupays.kazeo.com/LE-PARTI-COMMUNISTE-DANS-LA-GUERRE-D-ALGERIE,r219021.html

 

- http://echodupays.kazeo.com/TRIBUNE/L-A-R-A-C-KIRI,a941687.html

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

-         - Un grand défenseur de l’Algérie française : l’abbé Georges de Nantes, curé de Villemaur (10) – Cliquez sur :

 

-          La guerre d'Algérie : VIII. La province martyre (1962)

 

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

… et à l’opposé : « Il faudrait ériger un mémorial à tous ces insoumis, ces rebelles qui ont osé dire non » - Jean-François KAHN sur le plateau de « Ça se discute », émission du 21 mai 2001

-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

- A propos de Jacques Chevalier, député-maire d’Alger - Cliquez sur : Traître à la nation : Jacques Chevallier agent...

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

- Voilà à quoi sert désormais le sanctuaire de Santa-Cruz d’Oran… sous le regard de la Vierge : http://www.dailymotion.com/video/x9dvuo_trance-united-live-santa-cruz-1st-m_music

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

- L’Abbé Pagès : Un prêtre combattant. « Islam et Vérité » - Cliquez sur : http://fr.gloria.tv/?media=42517

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

- A Avignon, des « jeunes » veulent empêcher des chrétiens de France d’aller à la messe ; le Père Gabriel brise le silence politique et médiatique : http://www.secteurparoissialstjean.com/index.php ?option=com_content&view=article&id=583%3Ajuste-prier-en-paix-07-novembre-2010

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

- Après le vote Suisse… Cliquez sur : Riposte laique Vive les référendums suisses, nous aussi on veut voter...

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

- Il serait pourtant bien simple de régler le problème du financement de nos retraites en lui allouant ces millions d’euros qui sont utilisés stérilement et à mauvais escient… La vérité sur ce gâchis, la voici – cliquez : http://www.wat.tv/video/retraite-354wl_2iiil_.html

 

- Grèves, blocages, émeutes....la France silencieuse en a ras le bol : cliquez ici

 

- Le temps des casseurs et des provocateurs
On pouvait le prévoir. Quand les égouts remontent, la vermine déborde. Ce 19 octobre, des centaines de voyous ont pillé, incendié, tabassé, caillassé, détournant les manifs de "jeunes" de leur ambitieuse participation au débat civique. (...)
http://www.insolent.fr/2010/10/le-temps-des-casseurs-et-des-provocateurs.html

 

 

- Cliquez aussi sur : Riposte laïque : Ce gouvernement est-il capable de protéger ses administrés et ses policiers face aux racailles fascistes ?

 

 

- Guérilla urbaine - Lyon, le 19 octobre 2010 – Bravo et merci les syndicats ! : http://www.wat.tv/video/guerilla-urbaine-lyon-le19-35c7j_2iiil_.html

 

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

 

- Les évêques français au secours de l’immigration, y compris musulmane :   http://fr.novopress.info/67667/les-eveques-francais-au-secours-de-l%e2%80%99immigration-y-compris-musulmane/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+novopressfrance+%28%3A%3A+Novopress.info+France%29

 

 

- Honte sur cette Eglise qui  abandonne ses frères d’Orient et persécute le Père Samuel en Belgique : http://www.libertyvox.com/article.php?id=440

 

-o-o-o-o-o-o-o-

 

- Alain Juppé vire la Légion (13ème DBLE) de Djibouti - Pour lire la suite cliquez ici

-o-o-o-o-o-o-o-

« L’exilé est un mort sans tombeau » (Publius Syrus)

A vous tous, chers amis, je vous souhaite un Joyeux Noël dans la paix et la sérénité

 

- Noëls d’autrefois, chanté par Georges Blanès CLIQUEZ 

- Alors que les médias rappellent quotidiennement l’enlèvement de deux journalistes en Afghanistan et qu’un comité de soutien a été créé pour leur libération, nous rappelons également que depuis le 19 mars 1962, cela fera, au 31 décembre 2010, 17714 jours que des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas.

-o-o-o-o-o-o-o-

Pour revoir

les articles de José CASTANO : - Mes Articles -

Ses ouvrages : -Ma Bibliographie –

Ses conférences : - Mes Conférences –

Sa biographie : - Ma Biographie -

7 décembre 2010

UN DEMI SIECLE BIENTOT

HERISSON__toile

L'Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

"Tout individu (...même un petit mammifère) a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"


         

         Qu'est une commémoration? A mon modeste avis, c'est un hommage rendu  au souvenir pour rappeler et honorer un événement heureux, malheureux et parfois  douloureux. Et cela, pour  « NE JAMAIS OUBLIER ».

                   Chacun ou chaque association a non seulement le droit mais le devoir de vouloir commémorer en 2012, chacune à sa manière, ce ½ siècle du phénomène de rejet de notre présence  en métropole, année qui, étrange coïncidence, sera aussi celle de l'élection présidentielle. En principe, nous ne nécessitons pas dans notre communauté de rappel d'évènements tellement ancrés en nos têtes, que jamais plus rien ne pourra les ébranler et nous les faire oublier.

                   Par contre, où est l'incongruité de vouloir raviver et attiser les mémoires de nos gouvernants ou de leurs successeurs par une reconstitution symbolique de la diaspora qu'ils ont prémédité et imposée, en escroquant la confiance qu'ils eussent aimé que l'on plaçât en eux?      

         On fête bien volontiers l'Aïd al seghir, l'Aïd el Kébir, l'Achoura, le nouvel an chinois, le Yom Kippour sur une terre qui se veut multiraciale  par la densité de l'immigration qu'elle accueille, mais sélective et négative dés qu'il s'agit d'une commémoration Pied-noire, et hélas cette négativité viendrait- t- elle aussi de certains d'entre nous ? Je me refuse à le croire.

         Pour dissuader certains chiots malpropres, on leur trempe bien leur petit museau dans leur pipi, pour qu'ils ne recommencent plus

         Il ne me paraît pas du tout déplacé de nous comporter de même avec nos dirigeants actuels, qui se prévalent de l'héritage gaullien, afin de les tirer de cette étrange léthargie amnésique  dans laquelle ils sombrent, dés qu'il entendent parler des Accords d'Evian et dés qu' il s'agit des Pieds-Noirs, notamment en ce qui relève de leur créance  de droit et d'honneur dont ils sont détenteurs vis-à-vis de la France.

         Voilà, chers compatriotes. Peut-être que mon intellect n'est pas adapté et que  je ne comprends pas toujours certaines réactions. Mais pourtant quand je vois des cinéastes merdiques faire des films sur notre Algérie perdue, en déformant la réalité  avec la complicité de chaînes nationales et le regard attendri des « porteurs de valise » , de la L.D.H de Toulon, de la Licra , d'autres organismes soi-disant caritatifs,(Tiens, mon oeil !) des bobos de gauche et de droite, je me dis qu'au moment où ces gens de peu, peuvent le faire, et que nous nous taisons sans réagir, c'est qu'il y a quelque chose qui nous dépasse et en acceptant cet état de fait, nous tombons bien bas, lentement mais sûrement.

         Exemples?

         Le 18 Mars 2012, il y aura cinquante ans qu'une équipe de 11 suppôts du Satan Français du 20° siècle, rencontra  une équipe de 11 soudards Algériens du GPRA, sur les bords du lac Léman à Evian, non pas pour un match de foot France Algérie, mais   pour galvauder le sort de trois  départements Français et de ses ressortissants.

         Le 19 mars 1962 à 12 heures, ces accords prenaient effet et alors « sonna le glas »  pour les Français d'Algérie (Harkis et Pieds-noirs).

         Le FLN se chargea de mettre à mal ces accords des le lendemain de leur prise d'effet, en les violant impunément avec la complicité de la force locale, composée de quelques soudards Français et fellaghas, faisant ainsi un nombre incalculable de victimes innocentes et sans défense qui avaient eu tort de porter un amour immodéré à notre France.

           Pour mémoire:

          Le 26 Mars 1962 à Alger, la force locale , tire  au F.M et au A.A52 sur une foule de Français désarmés (catholiques, israélites et musulmans)  qui allaient ravitailler et soutenir moralement  nos FFI assiégés à Bab-el-Oued. Selon l'association des victimes du 26 mars, il y aurait eu  62 morts, tous des civils.(femmes, enfants et vieillards confondus)

         Il faudra attendre le 12 août 2008, pour que la télévision française (France 3), consacre une émission à cet événement méconnu, Le massacre de la rue d'Isly, documentaire de 52 minutes, réalisé par Christophe Weber conseillé par l'historien Jean-Jacques Jordi. (Source Wikipédia).Ce massacre marqua le début de l'exode massif des pieds-noirs, dans un désordre indescriptible et dans des conditions inhumaines, mais de cela, 50 ans plus tard, tout le monde s'en fout.

         Le 5 Juillet 1962, à Oran, sonna le tocsin pour les malheureux Pieds-noirs et harkis qui n'avaient pas encore quitté le pays, et ce fut la curée sur de pauvres gens désarmés et sans protection de l'armée obéissant aux ordres du valet fayot dénommé général Katz, de ne pas intervenir et de rester l'arme au pied. Il  y eu une véritable chasse aux pieds-noirs et  aux musulmans fidèles à la France. Certaines révélations sur ces atrocités, parlent d'un millier approximatif de victimes. Merci de Gaulle et Katz, merci aussi à notre  a...Mère Patrie !

         La FNACA (Association d'anciens rappelés métropolitains) aurait souhaité faire de cette date fatidique et maléfique, une commémoration parallèle à celle du 14 Juillet, comme si une  insulte à l'armée Française,(victorieuse sur le terrain)  pouvait figurer aux côtés d'une date glorieuse de notre belle histoire de France. Fort heureusement, La date qu'ils espéraient, se transforma en une datte... de Biskra qu'ils se carrèrent dans le dargeot, quand le gouvernement  par décret n° 2003-925 du 26 Septembre 2003 officialisa la date du 5 décembre comme jour de mémoire et d'hommage aux victimes militaires et civiles( Pieds-noirs et harkis)de la guerre d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc de 1952 à 1962.

         Voilà, c'est fait et je n'ai plus rien à rajouter. J'éprouvais le besoin de tenter d'éclaircir une situation qui risquait de créer des confusions là où elles ne doivent pas éxister. Nom de Dieu ! Faisons-nous confiance de temps à autre. Mon coeur de mammifère souffre en silence de voir une fratrie s'entre-déchirer au lieu de se réunir sous une seule et même bannière, celle de l'amour partagé et de notre volonté de nous extirper de gré ou de force du bourbier où les autres s'enlisent peut-être avec délectation et que  Dieu fasse que nous la réussissions, cette putain d'union.

ET LUX PERPETUA  LUCEAT PRO NOBIS.

Un jour, l'amour demanda à l'amitié: « pourquoi existes-tu? » - et l'amitié lui répondit : « pour sécher les larmes que tu fais couler ».

3

TOUJOURS A VOTRE SERVICE
LE HERISSON

Retour coups de cœur. 

Publicité
27 novembre 2010

BOU-HANIFIA

01_Bou_Hanifia_situation

*

02_Bou_hanifia_Ritz_hotel

*

03_Bou_Hanifia___Compagnie_Thermale

*

04_Bou_Hanifia___Etablissement_Thermal_et_Grand_H_tel__1951_

*

05_Bou_Hanifia___Grand_H_tel_des_Thermes___Entr_e_principale

*

06_Bou_Hanifia___Hermitage_H_tel

*

07_Bou_Hanifia___La_Source__1938_

*

08_Bou_Hanifia___Le_Marabout

*

09_Bou_Hanifia___Le_Rocher_de_la_Source

*

10_Bou_Hanifia___Les_Bains__1916_

*

11_Bou_Hanifia___L_Oued_en_aval_du_pont

*

12_Bou_Hanifia__Collection_Monneret

*

13_Bou_hanifia_02

*

14_Bou_Hanifia_Carte_postale

*

bou_hanifia_le_barrage

*

Retour Villes et Villages d'Oranie. 

25 novembre 2010

HARO SUR LE BAUDET

A tous ceux qui crient HARO SUR LE BAUDET
Vous avez une drôle de façon de vous exprimer sur l'un de nos meilleurs défenseurs. Ce Défenseur, n'est qu'un homme, mais quel HOMME! Aussi, en tant que tel, il peut lui arriver parfois se tromper dans un choix. Que celui qui ne se trompe jamais lui jette la première pierre. Ce mec a connu injustement les geôles gaulliennes (pour nous tous) et depuis qu'il est rentré d'Algérie se dévoue sans compter pour notre cause.
La plainte contre l'Algérie? C'est LUI.
La plainte contre la France? C'est toujours LUI.
L'article 46 ? C'est encore LUI.
La protection de nos toits familiaux? Il répond "PRESENT" Sa seule présence, fait fuir les huissiers qui essaient de battre des records de vitesse.

Alors, foutez-lui, la paix et laissez-le travailler à sa façon, même si ce n'est pas la votre (heureusement pour notre communauté).
Ne jouez pas les "va-t-en guerre" par messages interposés, comme autrefois, là-bas, dans le petit Margaillon " Al patio de las angustias".

PIERRE SALAS Le 25 novembre 2010

salas-pierre@bbox.com 

RETOUR PIERRE SALAS. 

nb: depuis Pierre Salas et Gabriel Mène sont dcd tous les deux, puissent-il reposer en paix

 

 

20 novembre 2010

PROCES DE CLAUDINE DUPONT-TINGAUD

CONCLUSIONS DU PROCES DU 24 NOVEMBRE 2010

         Rendez-vous au Palais de Justice de Paris, (île de la Cité) mercredi 24 novembre à 13 h 30, devant la 17e Chambre Correctionnelle, pour l’audience où comparaîtra CLaudine Dupond-Tingaud présidente de l’Association REAGIR, accusée de diffamation par Olivier Le cour Grandmaison « Coloniser, exterminer », René Vautier « Avoir 20 ans dans les Aurès », Meddhi Lallaoui « un certain 8 mai 1945, les massacres de Sétif », « le silence du fleuve, 17 octobre 1961 »

claudine_dt_197x300

Les témoins défendant l'œuvre de la France Outremer seront:

- Le Général Maurice Faivre, docteur en Sciences politiques, membre de l’Académie des Sciences d’Outremer, vice-président de la Commission parlementaire d’Histoire Militaire, 9 ouvrages sur l’Algérie.

-Le Professeur Georges Dillinger, géologue, professeur au Muséum d’Histoire Naturelle, écrivain.

- Philippe de Massey, vice président de l’ADIMAD, ancien secrétaire général de l’USDIFRA (union syndicale de Défense des Français d’Algérie),  artisan des lois de réparation.- Arnaud Raffard de Brienne, essayiste et spécialiste de la désinformation.

- J.P. Péroncel -Hugoz, grand reporter et éditeur au Maroc, membre de la Société des Rédacteurs du Monde, chroniqueur à la RNH.

Merci de venir nombreux !!!

---------------------------------------------------------------------------------

- 20/11/2009 - Procès Claudine Dupont-Tingaud -

         Le 17 novembre 2009, au Tribunal de Rennes, s’est déroulée l’instance sur l’Appel introduit par notre déléguée bretonne, Claudine Dupont-Tingaud, après sa condamnation pour diffamation envers MM. René Vautier, Mehdi Lallaoui et Olivier Lacour Grandmaison devant le Tribunal de Quimper.

         En quoi consistait la diffamation en question ? En réalité, enfermés dans une armature idéologique, ces trois personnes avaient présenté une Histoire tronquée, dénaturée et falsifiée qui n’était qu’un jugement de valeur porté sur le passé au nom d’une « conscience historique politiquement engagée », ce que notre amie n’avait pas supporté, exprimant son indignation dans un texte accusant nommément ces trois auteurs de négationnisme et de révisionnisme.

         Nonobstant la liberté d’expression, le Tribunal de Quimper avait donné raison au trois plaignants et condamné notre amie à 4.000 € d’amende et 1.500 € de dommages et intérêts à verser à chacun d’eux.

         L’avocat des plaignants a plaidé l’attaque personnelle, et non la simple expression d’un point de vue sur l’Histoire, et il a demandé à la Cour de confirmer le jugement de Quimper.

         L’avocat de notre amie, quant à lui, a présenté le texte de sa cliente comme une expression d’indignation présentée sous la forme du « J’accuse… » de Zola, forme fréquemment employée par divers pamphlétaires pour témoigner de la vivacité des positions.

         Sur le fond, il a constaté que deux versions s’opposaient, la version volontairement noircie des plaignants présentant l’œuvre de la France outremer comme « un passé de génocide et d’esclavage » et celle éminemment plus belle et plus conforme à la vérité, de notre déléguée bretonne, remettant à l’endroit les faits et affirmant que cette œuvre avait été globalement positive, ce que reconnaissait, il y a peu de temps encore, une loi votée par le Parlement et promulguée par le Chef de l’Etat.

         Si la Cour d’Appel de Rennes, au lieu de frapper d’incompétence le jugement rendu, accrédite la version noircie des plaignants, la jurisprudence française entérinera à jamais, cette version fallacieuse de l’Histoire.

         Qui a dit que les Juges ne pouvaient juger l’Histoire ?

         Le Conseil de notre amie a, de plus, fait remarquer aux juges que les œuvres présentées au Festival de film de Douardenez relevaient de la fiction.

         Pour bien démontrer leur tolérance et leur parfaite éducation, les trois plaignants avaient organisé une mini-manifestation à la sortie du Tribunal, où des énergumènes ont traité notre amie et les personnes qui l’accompagnaient de « FACHOS ! »…

         Le jugement d’Appel sera prononcé le 12 janvier 2010.

A Dieu va !

---------------------------------------------------------------------------------

ADIMAD SUD COMMUNIQUE

Envoyé : lundi 18 janvier 2010 22:14

Suite du procès sur la colonisation

Claudine Dupont-Tingaud, plus jeune Détenue OAS à La Petite Roquette vient d'être à nouveau condamnée injustement ! Elle ne baisse pas la tête !

Aidons la !

Semper fidelis

JF Collin

ADIMAD

Suite du procès sur la colonisation

A vous tous qui m'avez soutenue et dont je ne doute pas que cela perdure, car nous avons raison, je vous prie de trouver l'un des communiqués résumant l'appel qui s'est déroulé à Rennes le 12 janvier 2010.

Amitiés.

C. Dupont-Tingaud

RéAgir                                       

    Résister et Agir

Pour la défense de nos identités

Communiqué  de Presse

FAIRE FRONT !

Une fois encore la justice, en cours d’Appel de Rennes le 12 janvier 2009, a donné raison aux falsifications mensongères des « experts » autoproclamés de l’Histoire de notre pays en ne levant aucun des chefs d’accusation que m’avait valu la lettre ouverte «  J’ACCUSE » ,  écrite à la suite du festival du Film de Douarnenez ( 2007)sur le thème « LES COLONIES »  malgré la présentation des témoignages de tous bords rendant hommage à notre passé en ce domaine. Et bien que la veille, les obsèques de Philippe Séguin, Président de la Cour des Comptes, se soient achevées dans la cour des Invalides sur  la musique des «  AFRICAINS », rappel de la contribution des citoyens de nos territoires d’outremer à la défense de la « mère-patrie » qui m’a valu d’être évacuée de la salle d’audience.

Je me suis donc pourvu en cassation vendredi 15 afin de FAIRE FRONT, une fois encore en  défendant l’honneur de l’identité française dans ses  œuvres de civilisation, l’exemple de l’anarchie qui règne à la suite du séisme naturel en Haïti  est la lamentable démonstration des effets de la décolonisation …

Claudine Dupont-Tingaud   Quimper, le 17 janvier 2010

Retour FAITS DIVERS.

16 novembre 2010

TEMOIGNAGE ALGERIEN FLN 1962

ORAN 5 JUILLET 1962

Publié  sans Démenti 

         (Après vérification des sources nous avons décidé de faire connaitre ce témoignage édifiant même si nous sommes en désaccord avec certains termes)

         Quarante sept ans après, il est temps de parler de cette horrible journée du 5 Juillet 1962 à Oran. Je faisais parti d’ un groupe de responsables de l’ organisation FLN de la zone urbaine d’Oran devenue «autonome» après le 19 Mars 1962, car en réalité avant cette date il ne nous restait pas grand-chose en Oranie du point de vue militaire et même pour l’OPA (organisation politico administrative) à Oran ou nous en étions réduits à dépendre de la zone 7 de Sidi Bel abbés où quelques maquis ALN subsistaient péniblement après les ratissages et le verrouillage des frontières par l’Armée Française.

         Avec les frères Kader et Nejdi, nous étions chargés d’animer une organisation virtuelle de l UGTA syndicat clandestin. Naturellement, après le 19 Mars et la libération des internés, l’arrêt des poursuites par la police et l’Armée Française, l’organisation s’étoffa et à Oran, on a pu créer une zone autonome (ZAO) qui eu pour tâche principale d’ encadrer la population et de mener la lutte contre l OAS qui devenait notre seul adversaire, avec l’ aide des services Gaullistes Français.

         La date du référendum du 1er Juillet 1962, formellement dans le cadre des accords d’Evian « arrivait inexorablement l’ALN extérieure d’Oujda , nous avait délégué le Capitaine Bakhti (Némiche Djeloul ) originaire d’Oran chargé d’ assurer la liaison avec « commission de cessez le feu et l’ armée Française prévue par les accords d’Evian . Bakhti se bombarda chef de la ZAO et une ALN intérieure se constitua avec des cadres libérés et surtout des déserteurs de la force locale équipée et armée par les forces Françaises.

           Les derniers commandos OAS quittèrent Oran avec la bénédiction de tous, surtout par le port, d’Arzew et des chalutiers qu’ils avaient affrétés vers l’Espagne, à Oran, nous sentions déjà les dis sentions internes de l’ organisation tirailler entre l’ état Major d’Oujda et le GPRA qui arrivait à Alger. Mon groupe avait opté majoritairement pour la légalité avec Alger non par sympathie débordante, mais surtout par méfiance contre cette armée du Maroc, qui ne nous avait pas beaucoup aidé lorsqu ’ils auraient pu par infiltrations durant la lutte de libération et contre l’ OAS, armée plutôt constituée selon nous pour imposer ses points de vue et ses dirigeants que certains d’ entre nous considéraient comme «  fasciste militaires «  opposés au régime démocratique dont nous rêvions pour l’Algérie et prévue par la déclaration du 1er Novembre 1954 du FLN plus nous prenions de coups à l’ intérieur plus cela semblait arranger les gens de l'extérieur tant ils étaient certains de gagner avec la politique gaulliste après 1959.

         L’armée Française manipulée n’avait d’autre choix que d’éradiquer l’intérieur et encore Boumedienne n'entra en Alger qu'en Septembre 1962 après des combats avec des willayas de l’intérieur. Le 1er Juillet 1962 avec l’indépendance, le maintien de l’ordre jusqu ’à des élections libres, devait être assuré par l’exécutif provisoire avec l’aide d’une force locale et d’une police auxiliaire (ATO) selon les accords d'Evian L ALN extérieure ou intérieure n’étant pas prévue, tout cela était très formel, mais la France pouvait l’exiger et intervenir en cas de carence.

         Le général Katz (FAF) à Oran avait prévu dans un ordre du jour à ses unités «que l’Armée Française n’interviendrait plu, sauf en cas de légitime défense d’elle-même et de ses ressortissants «Nous le savions et donc avions nous a mis en garde nos compatriotes contre des exactions sur les Européens pour ne pas donner prétexte aux FAF d’intervenir et aussi par principe d’une Algérie multi ethnique».


         Le 3 Juillet date officielle de l’Indépendance, défilé de l’ALN intérieure reconstituée sur les boulevards extérieurs dans un enthousiasme indescriptible, constitution d’ un comité de réconciliation» avec les représentants des Européens, discours lénifiants en attendant un préfet qui devait être nommé par Alger ou le GPRA respectueux des accords avait refusé la démission de l’exécutif provisoire, mais avait demandé, relayé par radio Alger, de fêter l’Indépendance le 5 Juillet 1962, en mémoire de la reddition d’Alger en 1830. A première vue l’ EM d’Oujda était contre puisque la chose était télécommandée par ses rivaux d’Alger qui l’avait dissout avec le Colonel Boumedienne démit de ses fonctions par le GPRA.

         Décidés à suivre les directives de notre gouvernement légal, nous organisons cette manifestation que nous voulions pacifique pour montrer la maturité de notre peuple à la presse internationale, et l’adhésion au gouvernement Algérien. Après, des préparations houleuses avec les Ben-Bellistes, et partisans de l’EM du Maroc qui nous promirent les pires avatars. Et voilà, après un défilé ordonné des mouvements de jeunesse, scouts recrutés en masse depuis le 19 mars, syndicalistes, mouvements féminins etc suivi par une foule considérable venue de toute la région.

         Vers 11 heures, des tirs sur ce défilé après le passage devant la grande Synagogue Bd. Joffre et place Karguenta, deux petits scouts sont gravement atteints et un ATO blessé, des meneurs se déchaînent «c’est l’ OAS» excitant la foule chauffée à blanc et le massacre de tout ce qui était européen commence de manière anarchique se poursuivant avec l’attaque de la gare d’Oran vers 13 heures. Où des émissaires d’Alger étaient présumés arriver.

         L’Armée Française en poste à la gare tire au F.M de nombreux morts et blessés qui ramenés en ville nouvelle proche furent mis sur le compte de l OAS par des agitateurs irresponsables. Ensuite, pour préserver certaines Européens et pour contrôle d’identité, or, nous disposions de listes de suspects OAS fournies par des gardes mobiles Français, des arrestations se pratiquent dans la plus grande confusion par n’ importe qui dans le plus désordre amenés au commissariat central où internés au palais des sports, et au stade municipal aussi dans des lieux privés à Lamur en zone musulmane.

         Les FAF consignées depuis la veille n’interviennent pratiquement pas et les gendarmes mobiles Français prennent position dans l’après midi dans la ville européenne déserte et seulement là, aux principaux carrefours sans s’avancer plus pour délivrer leurs compatriotes (lorsqu’ il y a eu intervention les otages furent libérés sans affrontements)

         Les appartements des immeubles d’ où sont venus les tirs sont visités, des hommes amenés, mais aucune arme trouvée sauf celles des nôtres en civil ou treillis militaires qui courent et se croisent dans les étages sans aucun contrôle ni encadrement ordonné, allez savoir qui a tiré, mais à posteriori, nous avons notre idée la dessus.

         Ensuite des otages sont exécutés de façon sommaire par des bandes plus ou moins organisées au petit lac et ailleurs, aussi pendant le nuit, nous ne contrôlons plus rien ! Bahti a disparu quelques heures. Le lendemain l’ ALN du Maroc dont le gros n’arrive que le Dimanche 8 Juillet faute de transports, à un prétexte en or pour prendre le pouvoir et maintenir l’ordre, en mettant en place son préfet, nomination qu’Alger subjugué dut entériner de facto.

         Certains de nos frères de l’organisation d’Oran durent se cacher quelques jours craignant des exécutions sommaires et des règlements de compte et nous dûment à contre cœur faire amende honorable aux putschistes d’Oujda (qui ne sont pas partisans de conserver une forte minorité européenne par idéologie mais aussi pour se partager le butin de guerre) comme l’ a dit Mohamed Harbi, naïfs comme les Européens avec De Gaulle, nous avons appris ce qui allait être la stratégie provocatrice et criminelle des services spéciaux de Boumedienne (Colonel) qui s’est poursuivie jusqu’à nos jours avec la disparition de milliers d’Algériens et d’autres provocations par la suite, que les coupables se reconnaissent.

         Mais pardon pour cette naïveté tragique à nos frères Oranais européens et juifs qui à vu trahis les idéaux de notre révolution d’une Algérie multiethnique et fraternelle qui devait effacer les combats légitimes de chacun.

AMANT ALLAH! CHEIK BENZAOUI (pour l’amour de dieu, je vous prie)

Notes JF Paya

         Question posée au référendum du 1er juillet 1962 «Voulez vous que l’Algérie devienne un état indépendant coopérant avec la    France dans les conditions définies par la déclaration d’Evian du 19 Mars 1962»

-Déclaration de Bastien Thiry à son procès «Même si je suis en désaccord avec ces accords, ceux qui les ont fait passer étaient chargés de les faire appliquer»

- En droit international un accord est valable à condition que les 2 parties l’appliquent dès le départ et l’intervention de l’ ALN n’était pas prévue En cas de carence de la force locale l'Armée française pouvait et devait intervenir en légitime défense comme prévu  dans un communiqué précédent de Katz diffusé à toutes les unités  le 20 Juin 62 avec la liste des unité présentes à Oran sous son commandement.

         Nous avons réclamé vainement  les véritables archives c'est à dire les cahiers du consulat où étaient déposées "les plaintes"que nous avons vus "une plainte "pouvant recouvrir plusieurs personnes ! Quant aux J.de Marche et d'Opérations JMO de certaines unités ils ne pouvaient que signaler des "enlèvements" ponctuels et beaucoup ne se sont pas adressé à des unités de l'Armée après leur carence et leur non visibilité mais plutôt au consulat et à l'ALN du Maroc qui semblait rétablir l'ordre Pour ma part (naïfs) avec une délégation nous avons contacté le Capitaine Bakhti le Dimanche 8 Juillet au collège Ardaillon où son Etat Major était basé. Aussi contactés les gendarmes (blanche Square Garbé) de la judiciaire qui ne dépendaient pas de Katz et qui en bons policiers avaient commencé une enquête avec photos de cadavres Témoignages etc.. Elle a disparue et depuis la chape de plomb est tombée.

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou 

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962 

10 novembre 2010

LE REVEIL SERA BRUTAL...

Le procès des affiches anti-islamistes

Inéligibilité et prison avec sursis requises contre Le Pen

        Deux mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité ont été requis jeudi contre Jean-Marie Le Pen devant le tribunal correctionnel de Paris. Pour une affichette de campagne du FNJ titrée « Non à l’islamisme », diffusée en février 2010 lors de la campagne des élections régionales puis sur Internet. L’image représentait une femme intégralement voilée à côté d’une carte de France recouverte du drapeau algérien, sur laquelle se dressaient sept minarets en forme de missiles.

        La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avait alors saisi le juge des référés du tribunal de Marseille qui avait condamné le Front national à retirer ses affiches. Dans un second temps, la Licra, soutenue par SOS Racisme et le journaliste algérien Mohamed Sifaoui, a porté l’affaire devant la justice parisienne pour provocation à la haine envers une religion.

        Absent à son procès, Jean-Marie Le Pen, qui était l’invité du Centre de formation des journalistes de Paris, a déclaré : « Mon avocat n’aura pas trop de mal (à me défendre, ndlr), après les déclarations de Ben Laden… » A l’audience Me Wallerand de Saint-Just a en effet rebondi sur les toutes récentes menaces de mort d’Al-Qaïda contre la France et le « peuple français » (Présent d’hier) :

        « Nous sommes aujourd’hui menacés par l’islamisme. (…) Est-ce que vous allez dire dans votre jugement qu’on ne peut plus montrer d’opposition à l’islamisme ? Faites très attention… », a mis en garde l’avocat en s’adressant au tribunal.

        Dans une plaidoirie étayée et détaillée, Me de Saint-Just n’a cessé de rappeler que l’affiche mise en cause disait « Non à l’islamisme », et pas à l’islam. « C’est un procès d’intention à Jean-Marie Le Pen ! Vouloir nous faire dire dans votre jugement que l’islamisme c’est la même chose que l’islam, c’est un scandale ! ».

        Selon l’avocat, l’affiche voulait « montrer que l’islamisme constitue un danger pour la France et que cet islamisme constitue notamment pour certains jeunes Français musulmans à brandir le drapeau algérien et à brûler le drapeau français », comme à Toulouse après le match Algérie-Egypte, en qualifications pour le mondial.

        Dans un réquisitoire particulièrement acharné, le procureur Claire Donnizaux a dénoncé « l’assimilation trompeuse entre islamisme et islam ». En plus de la prison avec sursis et de l’inéligibilité d’un an, elle a réclamé une peine de 20 000 euros d’amende. Elle a demandé au tribunal de se montrer particulièrement sévère « au vu des antécédents judiciaires du président du Front national ».

        Jean-Marie Le Pen a estimé que cette réquisition pour « incitation à la haine » était « scandaleuse » et venait « à l’appui du discours menaçant de Ben Laden à la France » : « les Français jugeront ».

        Cette réquisition vient de « Madame Ruel, substitute du Procureur de la République de Paris, aux ordres du gouvernement » et « entraînerait ma déchéance du mandat de député européen », a-t-il déclaré.

        Jugement le 2 décembre.

CAROLINE PARMENTIER 

Article extrait du n° 7212

Retour "Tous les articles"

9 novembre 2010

MONSIEUR LE PRESIDENT

HERISSON__toile   3

SI J'OSAIS VOUS ECRIRE

Ne suivez jamais les traces du malheur, il pourrait bien se retourner et faire volte-face (Proverbe japonais)

         ...Voici ce que le modeste et insignifiant mammifère que je suis, vous dirait avec  déférence pour la haute fonction que vous assumez et respect envers votre personne, mais sans aucune obséquiosité et avec beaucoup d'assurance:

         Récemment, sur une grande chaîne nationale  et à une heure de grande écoute, peut-être avez vous suivi comme nous tous rapatriés ou pas, un reportage  assez bien scénarisé, expliquant, comment s'y était pris l'ermite de Colombey pour oublier « sa longue marche » et revenir aux affaires afin de jouer (enfin) le premier rôle dans l'histoire de notre pays.

           le Général de Gaulle n'avait jamais digéré son rôle de figurant,  entre 1940 et 1945 et surtout son inscription « aux abonnés absents » à la conférence de Yalta entre les 4 et 11 Février 1945,de ce fait il est devenu un « comploteur » pour reprendre le pouvoir.

         Ce reportage a eu l'avantage de remettre les pendules à l'heure en ce qui concerne aussi l'histoire des « ...Je vous ai compris..., Algérie Française et ...tous Français de Dunkerque à Tamanrasset » dont s'est servi avec manichéisme et machiavélisme, ce comédien bouffi d’orgueil, pour enfin asseoir sa « généralisique »  autorité sur sa valetaille de conseillers et de beni-oui-oui.

         

         Je ne reviendrais pas sur les évènements  qui se sont déroulés entre son retour aux affaires entre 1958 et le 19 Mars 1962 où il offrit sur un plateau notre portion de Mère patrie à nos ennemis, et nous, (victimes expiatoires de sa préméditation), en holocauste à leur vindicte criminelle. Chacun en connaît les tenants et surtout les aboutissants.

         Appuyant sur le décret n° 60-1299 du 8 décembre 1960, son déshonorant référendum national du 8 Janvier 1961 sur l'autodétermination en Algérie, ce fut lui qui donna le signal de l'hallali de nos espoirs, auquel nous répondîmes par notre résistance à la « Jean Moulin » avec l'énergie du désespoir tout   comme l'avait fait la France face aux hordes germaniques en 1940.

        Après le 19 Mars 1962, nous sentant désormais abandonnés par notre pays et livrés au couteau des bouchers, ceux qui eurent le temps de choisir « la valise » le firent. Les autres, malheureusement, furent enlevés, massacrés, émasculés, envoyés dans des galeries minières durant des années et reposent pour quelques-uns, (si l'on peut dire), au fond du Petit Lac à Oran. Tous ceux-là, n'eurent d'autre choix, que celui du « cercueil » à court ou moyen terme.

         Entre cette date et le 2 Juillet 1962, plus d'un million des nôtres, arrivèrent en Métropole sous les huées, les lazzis, les quolibets et la réprobation de la majorité de la population qui ne voulait pas faire de place à de vrais Français de là-bas, (poussés par le vent de l'histoire) et venant en masse, perturber leur mauvaise conscience en pleine période de congés payés.      

         Nous étions devenus des pestiférés qui avaient mérité à leurs yeux ce destin. Des pestiférés ruinés non pas par des banques mais par notre « amère » Patrie.

         Les fruits de notre labeur acharné furent très vite considérés comme biens vacants. Ils furent saisis, volés, et spoliés impunément et injustement par un état parjure sous le regard impavide et approbateur des autorités Françaises encore en place et de l'armée, arme au pied selon l'ordre reçu de ne pas se mêler d'une affaire qui ne les concernait plus.

         Cet ordre émanait du sinistre général Katz, lui-même obéissant comme un toutou à la volonté de la présidence de la République.

         Depuis notre arrivée controversée aussi par certains crétins , édiles de grandes villes méditerranéennes, des séries de mesurettes (prêts de réinstallation) et quelques parcelles d'indemnisation (valeur 62, sans prise en compte des intérêts de droit) furent créées par le  nouveau président de la République, Monsieur François Mitterrand .

         

         Rien ne nous fut épargné pour nous mettre en difficultés, aggravées par notre manque de fonds propres, situation qui n’aurait jamais existé en regard de notre position de créanciers privilégiés, car juridiquement et humainement parlant, nous étions et sommes toujours  des créanciers d'honneur et de droit de l’Algérie et de la France avaliste complaisante de ces accords.

         Ces dispositions, par la précarité des moyens mis à notre disposition pour faire face à notre réinstallation, nous conduisirent malgré nous à nous surendetter en faisant appel  à des sociétés de crédit, aggravant ainsi notre tentative d'un nouveau départ dans une autre et nouvelle existence.

         Notre désarroi attira tout de même et enfin l’attention des pouvoirs publics qui créèrent des commissions de désendettement des Rapatriés réinstallés dans une profession non salariée, la M.I.R entre autres et la CNAIR. Ces remèdes pires que le mal, eurent pour effet provisoire de faire stopper  les poursuites judiciaires à notre encontre et mettre en pointillé les harcèlements journaliers des huissiers dont nous étions devenus les proies préférées.

         Cette bouffée d’oxygène provisoire, insufflée par l'arrêt de ces poursuites, pouvait nous permettre de présager qu’une décision d’indemnisation interviendrait dans un avenir proche, ce qui eut pour effet de leurrer et faire patienter les loups affamés qu'étaient devenus nos créanciers,ces derniers étant en droit de penser que dans le pire des cas, l’Etat se subrogerait aux Rapatriés endettés, jusqu’à paiement de leurs indemnisations dues et tant attendues.

         Non seulement rien ne fut fait en ce domaine par la MIR/CNAIR et quelques dix ans plus tard au contraire, la Cour de cassation de Montpellier, dans un arrêt du 7 Avril 2006, restreignait  la portée de l’article 100 relatif à l’arrêt des poursuites, créant ainsi une brèche dans laquelle s’engouffrèrent avec avidité et cupidité la meute des créanciers cités ci-dessus.

         A la veille d'un remaniement de votre ministère vous avez, Monsieur le Président de la République, beaucoup  de problèmes sociaux à résoudre, nous le savons, mais  notre communauté apprécierait qu'enfin vous  rendiez justice aux naufragés du 19 Mars 1962.

         La France se doit de nous rétablir dans nos droits moraux et financiers, avant la fin ou le renouvellement de votre quinquennat en 2012, cette année-là étant aussi, par pure coïncidence, le cinquantenaire de l'escroquerie majeure du 20°siècle dernier, dont nous avons été victimes.

         Il est grand temps qu'un Président Français (les autres pour la grande majorité d'entre eux, nous ayant superbement ignorés, à ce jour) réalise enfin qu'une communauté Française à 100% existe encore, mais qu'elle se referme de plus en plus sur elle-même et que ce Président comprenne surtout que justice devra nous être rendue, quels qu'en soient les moyens , mais surtout à court terme.

         Pour mémoire, lors de votre campagne présidentielle de 2007, obéissant à une logique qui s'imposait d'elle-même et suivant les engagements pris par votre personne à notre encontre, vous nous aviez insufflé un immense espoir.

         Trois ans plus tard et depuis 48 ans donc, nous attendons toujours que justice nous soit rendue et nous  vivons toujours dans l’espoir de la concrétisation des engagements pris (avant les vôtres) lors des accords d'Evian, en matière de remboursement et d’indemnisation de nos biens spoliés, de nos toits familiaux perdus et du pretium doloris que fût et est encore, le notre.       

         Il serait temps que les pouvoirs publics qui dépendent de votre autorité et qui se penchent sur tout ce qui bouge hors frontières, notamment et à juste titre en matière de prises d'otages de ressortissants Français par Al-quaïda se rendent compte qu'il existe encore chez nous, en France, une autre catégorie d'otages venus de trois départements Français et victimes eux aussi d'une politique désastreuse.

         Les plus âgés d'entre nous, disparaissent progressivement, fatigués et érodés par cette lutte que nous menons contre l'injustice depuis presque ½ siecle. Mais nos jeunes pousses sont là et bien drivés par leurs anciens. Ils continueront eux aussi sur le chemin que nous leur aurons tracé.

          Il n’est peut-être encore pas trop tard pour prouver que vos engagements pris,(votre main sur le cœur pour mieux nous convaincre de votre détermination et de votre sincérité au moment  où nos voix vous étaient indispensables pour gagner), n’étaient pas qu'un argument.

         Ces engagements vous les avez pris face aux Rapatriés, au vu et au su de leurs associations et de la France entière.

         Vous avez eu toutes nos voix soit un potentiel d'environ  deux millions de votants. Nous ne voulons pas croire que vous ne tiendrez pas ces engagements.

            Voilà, Monsieur le Président-, ce que je vous aurait écris, si j'osais le faire.

         Très profonds et respectueux sentiments.

                                             

Même la pensée (d’un hérisson) d'une fourmi  peut toucher le ciel. (Extrait d'un proverbe japonais)

TOUJOURS A VOTRE SERVICE
LE HERISSON

Retour coups de cœur. 

8 novembre 2010

QUAND L'HISTOIRE JUGERA DE GAULLE

« On peut se demander ce que connaîtront nos petits-enfants de l’Histoire de France, et surtout comment ils comprendront qu’un homme qui a signé, non pas la capitulation, mais un armistice devant une armée ennemie victorieuse, peut être un traître... et qu’un autre, tel De Gaulle, put accepter la défaite en Algérie, alors que son armée avait gagné la guerre, livrer aux couteaux des égorgeurs des dizaines de milliers de civils, près de cent mille de ses soldats, et être quand même placé au Panthéon des Héros ! » (Roger HOLEINDRE)

Le 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940, commémoré en 2010, a été l’occasion d’un rassemblement hétéroclite de menteurs... de falsificateurs... de résistants de la 25e heure qui, de façon assez bizarre, auront tous été d’accord pour falsifier définitivement notre Histoire, et pour, au nom soi-disant de la “vraie vérité”... inculquer aux enfants de France leur “histoire politiquement correct”... en fait, l’abrutissement final !

Pendant une longue semaine d’affabulations, ces messieurs ont tout simplement oublié l’essentiel... à savoir....

Dès le 16 avril 1922, des accords secrets avaient été signés entre l’Allemagne nazie et la Russie des Soviets, accords dits de Rapallo.

L’URSS s’engageait à livrer à Hitler des centaines de milliers de tonnes de matières premières nécessaires à son industrie de guerre, des minerais stratégiques, des marchandises manufacturées, et lui allouait secrètement de grands espaces pour entraîner ses armées terrestres et aériennes.

La pièce maîtresse de ces accords secrets était un réseau de fournitures de produits pétroliers, dénommé D.E.R.O.P. « Deutsch-Russische Petroleumgesellschaft » qui permettait aux bolcheviques de fournir tous les carburants nécessaires aux divisions motorisées et blindées teutonnes, et ce, jusqu’à l’occupation de Paris... ce qui valut les félicitations de Staline au Führer.

Le 23 août 1939 Molotov pour Staline, et Ribbentrop pour Hitler, signent un pacte de non-agression. Immédiatement, tous les partis communistes du monde s’alignent sur La Mecque bolchevique et prônent l’entente avec l’Allemagne nazie.

Devant le défaitisme du Parti communiste dit français, qui organise des sabotages dans nos usines d’armement... le 20 février 1940, l’Assemblée nationale, issue du Front populaire, vote la déchéance de 60 députés communistes sur 67. Elle interdit la parution de « Ce Soir » et de « L’Humanité », puis dissout le parti lui-même. Maurice Thorez, son secrétaire général, déserte ... Il passera toute la guerre tranquillement près de Moscou, sous le nom d’Ivanov (Sic).

Lors de l’offensive suivant la « drôle de guerre », Hitler ménage le corps expéditionnaire anglais, à deux doigts d’être anéanti à Dunkerque et pour cela, le 24 mai 1940, donne ordre à ses troupes de lever le pied.

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris, déclarée ville ouverte depuis le 11 juin.

Dès le 15 juin 1940, des émissaires du “PCF clandestin” réfugiés en Belgique, arrivent à Paris en voitures diplomatiques avec toutes les autorisations de circulation nécessaires leur permettant ainsi de traverser toutes les lignes allemandes.

Il s’agit de Jacques Duclos, chef de la direction du PCF, caché en Belgique depuis le 26 septembre 1939 ; de Maurice Tréand, chef de l’organisation clandestine du PCF, et d’Eugen Fried, représentant officiel de Staline en France. Ils sont logés le soir même à l’Ambassade soviétique de Paris.

Le 18 juin 1940, le jour même de l’appel de De Gaulle à la continuation de la guerre, nos trois compères entament des pourparlers avec les Allemands pour faire reparaître L’Humanité. Ils s’engagent à soutenir la politique de collaboration russo-allemande, et prônent une entente Allemagne-Russie-France.

Pour ce faire, ils envoient une délégation de trois militants, dont Maurice Tréand et Denise Ginollin, à la toute récente Kommandantur avec ordre d’y rencontrer le lieutenant Weber, chargé de la presse pour la Wehrmacht...

Pendant ce temps, L’Humanité clandestine appelle la population française à faire bon accueil aux soldats allemands... « Prolétaires en uniforme ».

Les 21 et 22 juin 1940, la France et l’Allemagne signent l’armistice à Rethondes. Hitler ne demande ni l’Empire, ni la flotte, ni même aucune base navale ou aérienne outre-mer, car il savait que Pétain n’aurait pas accepté.

L’histoire, la vraie, retiendra que les premiers à rejoindre De Gaulle à Londres furent des hommes qui aujourd’hui seraient classés à l’extrême droite.

Par la suite, les principaux ténors de la collaboration pure et dure... furent des hommes de gauche, Doriot, ancien secrétaire général du parti communiste ; Déat, ancien secrétaire général du parti socialiste... A des échelons bien moindres, apparaissent les noms du père de Jospin... du père de Giscard d’Estaing, sans parler de Georges Pompidou, et le plus malin, qui deviendra le “patron” des socialistes, François Mitterrand, qui sera même décoré de la Francisque.

         Le 27 juin 1940, une nouvelle délégation communiste se rend à l’Ambassade d’Allemagne à Paris, pour rencontrer Otto Abetz, représentant personnel d’Hitler en France. C’est uniquement sur instruction de la police française, encore aux ordres de Vichy, que les communistes, un moment arrêtés, mais libérés par les Allemands, ne réussiront pas à faire reparaître légalement leur presse. L’Humanité, de moins en moins clandestine, continuera pourtant à paraître, attaquant De Gaulle comme Pétain, exhortant les peuples coloniaux à se soulever aussi bien contre la France libre que contre Vichy. Les plus virulents sont les membres des Jeunesses communistes, dont fait partie le “héros” de M. Sarkozy, le jeune Guy Môquet.

Un peu partout, les militants communistes qui ne goûtent pas l’entente Joseph-Adolf, et veulent résister à l’occupant, sont abattus par les hommes des TP (Travaux Spéciaux) qui deviendront par la suite des FTP (Francs Tireurs et Partisans).

Les communistes jouaient très sérieusement le jeu de l’entente germano-soviétique et les murs de France se couvraient d’une affiche reproduisant un appel de Marcel Cachin, doyen des communistes et directeur de L’Humanité de 1918 à 1939, disant... « ... Les attentats individuels se retournent contre le but que prétendent atteindre leurs auteurs. Je ne les ai jamais, ni préconisés, ni suscités. J’en ai toujours détourné mes camarades.

Le 3 juillet 1940, c’est MERS-EL-KEBIR. Parmi tous les faits, toutes les dates cachées par les “résistants de 2010”, cet oubli est le plus criminel, car Mers el Kebir... c’est la destruction d’une grande partie de notre flotte... l’assassinat de 1 300 de nos marins ! C’est surtout un évènement qui donna à réfléchir à tous ceux qui désiraient continuer la lutte aux côtés des Anglais.

Le même jour d’ailleurs, Churchill faisait attaquer et saisir tous les bâtiments de guerre français qui s’étaient rendus très nombreux, dans les ports anglais... faisant des morts et des blessés parmi nos équipages qui, presque tous furent emprisonnés avant que la plupart d’entre eux ne demandent à revenir en France.

Précisions elles aussi oubliées, à Vichy, les 9 et 10 juillet 1940 les deux Chambres réunies avaient voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Article unique – L’Assemblée nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes, une nouvelle constitution de l’Etat français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie. Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu’elle aura crées.

Ce texte a été voté par 569 voix contre 80. Se sont abstenus, 17.

Le 9 juillet 1940, la Chambre et le Sénat avaient voté séparément, une « résolution tendant à réviser la constitution ». Cette résolution qui constitue, en fait, le texte décisif, a obtenu :

A la Chambre  Pour : 395 / Contre : 3

Au Sénat  Pour : 229 / Contre : 1

         Dès le 9 juillet 1940, la quasi-unanimité de la Chambre et la quasi-unanimité du Sénat estimaient nécessaire la réforme constitutionnelle. Chacun savait que cette réforme constitutionnelle était liée à l’attribution de pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Quelle était, en effet, la situation en ce début de juillet 1940 ?

Plus de 100 000 hommes tués au combat en trois semaines. Des millions de civils errant sur les routes, mêlés à des soldats ayant abandonné tout équipement et tout espoir avec, dans certaines unités, une indiscipline et une anarchie héritées du mauvais esprit propagé par les communistes.

L’Angleterre : Son armée avait été également détruite. Ce n’est d’ailleurs, on l’a vu, que sur ordre du « Furher » que les troupes allemandes avaient levé le pied... l’Allemagne espérant une entente avec Londres. Accord qui aurait laissé toute l’Europe au Reich allemand et toutes les colonies européennes à l’Angleterre et à la France.

La Russie : Elle était liée à l’Allemagne par le pacte germano-soviétique du 23 août 1939, et participait à la curée avec les nazis.

L’Amérique : Le 13 juin 1940, M Paul Reynaud avait adressé au président Roosevelt un appel désespéré. Mais la réponse du président ne fut qu’une... “manifestation de sympathie”.

         Le 16 juin 1940, à Bordeaux, M. Paul Reynaud remet à M. Albert Lebrun, Président de la République, la démission du Cabinet.

Le président de la République charge le maréchal Pétain de constituer un gouvernement.

Dans ce gouvernement, entrent deux députés socialistes. Ces deux députés y sont avec l’acquiescement de Léon Blum.

Le 9 juillet, à Vichy, a lieu la séance de la Chambre pour travailler sur la résolution tendant à « la révision de la constitution ». Le principe de cette révision est décidé à la quasi-unanimité (3 voix contre).

Cette réunion donne lieu à une allocution élevée et émouvante de M. le Président Herriot, “adoubant” le maréchal Pétain.

Au même moment, le Sénat se réunissait sous la présidence de M. Jules Jeanneney, qui passait pour le guide éclairé et le conseiller éminent de la IIIe République. Il sera à la Libération, ministre d’Etat du général De Gaulle.

         Or, on trouve dans son discours la plupart des arguments et des slogans que la propagande de l’Etat français emploiera à profusion au service du nouveau gouvernement : « Le sort de la France semble être de se régénérer dans le malheur. En aucun temps, son malheur ne fut plus grand. A la besogne pour forger à notre Pays une âme nouvelle, pour y faire croître force créatrice et foi, la muscler fortement aussi, y rétablir enfin, avec l’autorité des valeurs morales, l’autorité tout court ! » C’est lui qui, dans toutes ses interventions, emploiera les mots Travail-Famille-Patrie !

Le gouvernement des Etats-Unis et le gouvernement de l’Union soviétique, n’ont fait aucune difficulté pour reconnaître « de jure » le gouvernement de Vichy, et ont, d’une part accrédité auprès du maréchal Pétain des ambassadeurs ; d’autre part ils ont accepté les représentants diplomatiques de ce dernier.

Le 22 mars 1941, le gouvernement soviétique a élevé à la dignité d’ambassadeur M. Bogomolof, son chargé d’Affaires auprès du maréchal Pétain.

Toute cette activité politique légale... découlait du fait que le 16 juin 1940, à Bordeaux, M. Paul Reynaud, Président du Conseil, avait remis démocratiquement à M. Albert Lebrun, Président de la République, la démission du Cabinet. M. Albert Lebrun, tout aussi démocratiquement, chargea alors le maréchal Pétain de constituer le gouvernement.

Ce nouveau gouvernement, comme prévu, demande aussitôt l’armistice. Cet armistice est signé avec l’Allemagne le 22 juin 1940, avec l’Italie le 24 juin 1940. Il n’y eut donc jamais de capitulation !

Le 9 juillet 1940, la Chambre des députés et le Sénat se réunissent séparément pour examiner le projet qui leur était soumis par le gouvernement. Les présidents des deux assemblées, M. Herriot à la Chambre, M. Jeanneney pour le Sénat, prononcèrent à nouveau des discours émouvants qui eurent une influence décisive sur le vote.

Aussi, par 395 voix contre 3 à la Chambre, par 229 contre 1 au Sénat, le projet du gouvernement fut adopté.

Les parlementaires comptés comme n’ayant pas pris part au vote, sont ceux qui ne se trouvaient pas à Vichy ce jour-là. Soit parce qu’ils n’avaient pu s’y rendre en raison des difficultés de transport, soit parce qu’ils étaient retenus comme prisonniers par les troupes allemandes, soit parce qu’ils avaient trouvé plus habile de ne prendre aucune responsabilité, soit pour tout autre raison.

Aussi, le 9 juillet 1940, la Chambre et le Sénat, à la quasi unanimité, font droit à la demande du gouvernement et ainsi que cela leur est demandé dans l’exposé des motifs, manifestent leur confiance au maréchal Pétain, président du Conseil. Il n’y a que quatre opposants.

L’histoire... veut que... aucun chef de groupe ou de parti ne demanda la parole pour faire connaître son opinion. Nulle voix ne s’éleva pour combattre le projet. Nulle critique ne fut ouvertement prononcée contre le texte présenté. Personne ne “mit en garde” les députés et les sénateurs contre l’attribution des pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Le projet de Loi constitutionnelle est le suivant :

Article unique – l’Assemblée nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’Etat français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la Patrie.

Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les assemblées qu’elle aura crées.

Fait à Vichy, le 10 juillet 1940

Par le Président de la République : Albert Lebrun

Le Maréchal de France, Président du Conseil : Philippe Pétain.

Ce texte fut voté par 569 voix contre 80

Se sont abstenus : 17

Le nouveau Président du Conseil... Philippe Pétain, était en retraite au début de la guerre de 1914. En juillet 1940, l’écrasante majorité de l’Assemblée nationale (Chambre des députés et Sénat réunis) lui remet les pleins pouvoirs... Il a... 84 ans.

Il est de bonne guerre de classer tous ceux qui auraient soi-disant refusé de voter pour... Pétain, parmi les résistants. Ce qui est certain, c’est que personne... personne... jamais... ! n’a entendu aucun éclat de voix, n’a vu un homme se lever et hurler son indignation ou son refus...

Toute la Chambre, l’écrasante majorité des députés et des sénateurs, majoritairement à gauche et pour les députés, issus du Front populaire... ont voté comme un seul homme refusant de prendre en charge la situation réelle du pays, préférant « refiler le bébé » à un vieillard. Car la situation du pays, répétons le, était dramatique ! La moitié de la France était sur les routes, mêlée aux Belges, aux Luxembourgeois, aux soldats... et pour couronner le tout, nos Alliés de la veille faisaient un carnage à Mers el-Kébir. De Gaulle, qui avait sauté le Rubicon, pouvait dès lors pour se couvrir, dire n’importe quoi ! Il ne pouvait pas déclarer le gouvernement du Maréchal d’“illégal” !

         Mensonge que nous payons encore aujourd’hui, car, dès lors, les “gaullistes politiques” firent uniquement la guerre à Vichy... et, d’Alger à Paris, ne pensèrent qu’à l’“épuration”, justifiée peut-être par quelques rares salauds, mais qui frappa aussi des hommes qui n’avaient fait que leur devoir... sanctions qui firent jurisprudence dans la haute administration, et se font sentir encore aujourd’hui... où chacun ouvre le parapluie.

A l’époque, il fallut attendre le 21 juin 1941, et un coup de tonnerre énorme, démentiel... Hitler lance ses troupes à la conquête d’ l’Union Soviétique. Immédiatement, les communistes, dits français, virent à 180 degrés... Ils n’ont qu’une hâte... Faire oublier qu’ils ont trahi... qu’ils ont collaboré. Ils s’emploient dès lors à supprimer tous ceux qui savent ! Tous ceux qui ont vu ou entendu certaines choses !

Au pays des Soviets, le « Petit père des peuples » en appelle à la Sainte Russie et réhabilite toutes les valeurs chrétiennes et monarchiques pour sauver son régime.

         En août 1942, il y a un os et de taille... STALINGRAD ! En novembre 1942, les Allemands, sans aucun préavis, occupent la zone libre. A Toulon, comme promis, la flotte se saborde. Les amiraux ont tenu parole !

L’armée française, sauvée par Weygand, rentre à nouveau en force dans la guerre. Les pieds-noirs sont mobilisés au maximum : 17 classes, du jamais vu ! Les troupes indigènes restées fidèles sont là aussi en nombre et en qualité. C’est l’Armée d’Afrique, celle qu’a réussi à préserver Vichy, qui fera le poids auprès des Alliés... avec ou sans De Gaulle la France serait repartie en guerre... Au moment où à travers ce 70e anniversaire de 1940, tout et le contraire de tout est raconté... parfois avec naïveté, souvent avec haine... parlant du maréchal Pétain comme d’un traître.

         C’est encore une possibilité de réconciliation nationale qui est jetée aux poubelles de l’Histoire ! Pour quels intérêts politiques sordides ? J’aimerais quand même signaler que : en 1942, Churchill qui était plus qu’excédé contre De Gaulle (ce dernier devant se rendre en Afrique), fit parvenir à Vichy... pour Pétain, l’immatriculation de l’avion du « Chef de la France libre », l’itinéraire prévu et les escales envisagées... Pétain fit détruire ces documents et déclara... « Je ne mange pas de ce pain là ».

         A côté des mensonges du « politiquement correct », il y a l’Histoire... Un jour viendra où elle jugera !

Roger HOLEINDRE         

Président du Cercle National des Combattants

e-mail : cerclenationalcombattants@orange.fr

Roger_Holeindre

"Ce n'est pas un Français comme vous et moi. C'est un pied-noir" . Réponse de Charles De Gaulle à J-R Tournoux à propos d'Edmond JOUHAUD, ancien résistant et général d’armée (5 étoiles), de l'Armée française (Aviation).

- « L’appel du 18 juin »… ou la méconnaissance de l’histoire : http://le-fanion-vert-et-rouge.space-forums.com/viewtopic.php?f=37&t=150

- Communiqué du Cercle National des Combattants à propos de l’appel du 18 juin :

http://infodiv.canalblog.com/archives/2010/06/16/18320727.html

- DE GAULLE… MYTHE ET IMPOSTURE – Pour lire l’article, cliquez sur : Lire la suite

- http://www.youtube.com/watch?v=xdHN9lDI4_U&feature=related

-o-o-o-o-o-o-o-

DE GAULLE… MYTHES ET REALITES  JUSQU'EN 1940

"Au bout d'une demi-heure, j'ai vu apparaître à la sortie du trou un vague tissu blanc, probablement une chemise accrochée à une baïonnette au bout d'un fusil. J'ai donc ordonné le cessez-le-feu. Quelques hommes sont sortis et c'est alors que j'ai remarqué l'officier qui les commandait tellement il était grand. Je me suis avancé vers lui. Il paraissait un peu hagard et chancelant."
(Témoignage du lieutenant Casimir Allbrecht, 19ème régiment de la Reichswehr, publié dans "Le Nouveau Candide", 21 avril 1966)

     "Nous avons été encerclés et sous les ordres de notre capitaine de Gaulle nous avons été obligés de nous rendre"
(Témoignage de Samson Delpech, publié dans "Sud-Ouest Dimanche" le 16 avril 1961 et le 29 mars 1966)

       "Un de mes amis qui fut prisonnier avec de Gaulle m'a rapporté ceci. Les Boches qui faisaient l'honneur aux officiers français qui s'étaient courageusement battus de leur rendre leur sabre pour certaines manifestations comme la messe par exemple, ne le rendirent pas au capitaine de Gaulle. Celui-ci, croyant en un oubli, le leur réclama sèchement. Les Allemands s'étonnèrent de sa demande mais, à tout hasard, refirent une enquête sur les conditions de sa reddition. Renseignements pris, les Allemands ne rendirent pas son sabre au capitaine de Gaulle"
(Témoignage du général Perré le 11 juin 1966. repris par la presse internationale. En dépit des appels des gaullistes militants,  l'Elysée n'opposa aucun démenti.)


  "Charles de Gaulle ne semble pas avoir montré sur le terrain les qualités de coup d'œil et d'invention qui font qu'avec 1000 hommes ou 300 000 on est Masséna ou Rommel."
(Jean Lacouture. De Gaulle, Ed Le Seuil)

         "Le 15 mai, le corps blindé Guderian et le 1éème Panzer Corps atteignirent simultanément Montcornet à 70 km de Sedan. On pouvait supposer que le haut commandement allemand ne se contenterait pas d'une simple tête de pont sur la Meuse. Pourtant, le général Von Kleist donna l'ordre de s'arrêter".
(Gert Bucheit, Hitler der feldherr, traduit en français sous le titre "Hitler, chef de guerre", Ed Arthaud)

        "Ces contre-attaques ne nous mirent pas du tout en danger ... Guderian en fit son affaire sans me déranger et je n'en entendis parler que le lendemain."
(Interview du maréchal Von Kleist, dans l'ouvrage de Liddell Hart, Les généraux allemands parlent, ed Stock)

Le 5 juin, Le président du Conseil Paul Reynaud a nommé de Gaulle sous-secrétaire d'Etat à la guerre. Reynaud projette de créer un gouvernement français en exil et charge de Gaulle de préparer le terrain à Londres :

       "De Gaulle débarque pour la première fois à Londres le 9 juin. Mission officielle : obtenir de moi  que j’envoie en France les escadrilles de la R.A.F. basées en Angleterre qui font cruellement défaut sur le front. Je refuse. A ma grande surprise, je vois de Gaulle faire demi-tour au moment de quitter mon bureau, se retourner, et venir me murmurer : "Je crois que vous avez tout à fait raison". (Winston Churchill. Mémoires de guerre. Ed Plon)

         De retour d'une mission à Londres le 16 juin, de Gaulle apprend que Paul Reynaud a démissionné. Il est remplacé par le Maréchal Pétain. De Gaulle n'est pas dans le nouveau gouvernement ; il n'est plus sous-secrétaire d'Etat. 
"C'est bon, ils ne veulent pas de moi ! Dans ces conditions, je fous le camp à Londres"
(Cité par Alfred Fabre Luce, « Le plus illustre des Français », Ed. Julliard).

          Le 17 juin, il repart à Londres avec Edward Louis Speirs, envoyé spécial de Churchill, qui n'a pas réussi à convaincre Reynaud et Mandel de rejoindre Londres

Il s’agit là d’un point très important car si de Gaulle s’était vu confier un poste ministériel ou même sa reconduction comme sous-secrétaire d'État, il serait resté à Bordeaux et aurait fait partie du premier gouvernement Pétain. Quelle aurait été sa véritable conduite dans la suite des évènements ? Cela nous ne le saurons jamais.

- « De toutes les croix que j’ai portées, la plus lourde a été la Croix de Lorraine » (Winston Churchill)

- « Votre pire ennemi, c’est vous-même. Vous avez semé le désordre partout où vous êtes passé ! »  (Churchill à De Gaulle)

-o-o-o-o-o-o-o-

Pour revoir tous les articles de José CASTANO, cliquer sur : - Mes Articles –

Ses ouvrages, cliquez sur : -Ma Bibliographie –

Ses conférences, cliquez sur : - Mes Conférences –

Sa biographie, cliquer sur : - Ma Biographie -

En application des articles 27 et 34 de la loi dite "Informatique et libertés" No 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit de modification ou de suppression des données qui vous concernent. Vous ne recevrez jamais des courriels commerciaux ou pièces jointes de publicité de notre part.

Vous pouvez vous rayer de cette diffusion à tout moment en faisant :  Tapez « NON » 

-o-o-o-o-o-o-o-

Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"

-o-o-o-o-o-o-o-

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

Retour JOSEPH CASTANO.

7 novembre 2010

BOSSUET

                   Au pied des Monts de Daya 1350 m d'altitude coiffés, selon les saisons, soit d’un capuchon de nuages annonçant la pluie, soit d’un manteau de neige d’une dizaine de centimètres d’épaisseur, pendant quelques journées en hiver . Le centre est créé en 1878 dans le département Oran appelé du nom Daya à l'origine, il prend le nom de Bossuet.

                   Le centre est construit suivant un plan divisé en lots de colonisation prévoyant, une église, une école et les lots de jardin, traversé par une rue. Le Régiment Étranger installe une enceinte avec magasins de vivres et une redoute. Une redoute prison (qui recevra des prisonniers politiques anarchistes et plus tard les terroristes) ainsi qu'un hôpital militaire, en 1955, 219 Européens y résident.

                   La redoute de Bossuet a été la base arrière du 2e RPIMA de mai 1961 à octobre 1961.

carte_de_situation

L_hopital

Entr_e_de_la_redoute

Bossuet_rue_du_centre

Bossuet_rue_de_la_poste

Bossuet_Monument_aux_Morts

Bossuet_Hopital

BOSSUET___La_Redoute___La_Vigie___1961

Bossuet_Maison_Potar

Bossuet___Les_Ecoles

BOSSUET___La_Redoute___Cour_d_Honneur

Bossuet_02

Retour Villes et Villages d'Oranie.

 

 

7 novembre 2010

DE GAULLE ET NOUS

« C'est notre histoire » 

         En ce mois de novembre 2010, la presse écrite et télévisuelle a choisi de commémorer le quarantième anniversaire de la mort De Gaulle. Comment pourrions-nous l’oublier, lui qui rythme nos vies depuis 52 ans déjà ?

         Un certain jour de 1958, Il a décidé de notre destin et jamais nous n’avons pu retrouver la paix qui précédait son retour au pouvoir. 

Dans tous ces documentaires à la gloire du général, « l’affaire d’Algérie » est, pourtant, celle qui aurait dû primer sur toutes les autres actions et décisions qu’il aura prises pendant ces longues années à la tête de l’Etat français. Elle concerne des millions d’êtres qui ont vu leur vie basculer dans le néant des deux côtés de la Méditerranée.

         Mais, parler de l’Algérie, c’était, aussi, dire l’escroquerie dont nous avons été victimes de sa part. Car, il nous a escroqués. Il nous a volé notre pays, nos vies, notre espérance, notre foi en la France.

         Et c’était, aussi, dire de quelle manière il avait trahi son Armée. L’armée de France, dont des généraux, fidèles à la Patrie, avaient remis entre ses mains, le destin de millions de français.

         Quel qualificatif peut-on donner à un chef des armées qui consent livrer au massacre pendant quatre longues années ses troupes, des jeunes de 20 ans, plutôt que d’avouer, immédiatement, qu’à des fins politiques et personnelles, il a menti sur ses intentions réelles ? 

Et quel qualificatif peut-on attribuer à un chef d’Etat qui abandonne ses concitoyens aux pires massacres, après les avoir grugés à seule fin de revenir au pouvoir pour satisfaire son ego ?

         Mais le mythe De Gaulle a la vie dure. Il est, encore de nos jours, difficile de ternir son image. Celle du libérateur de la France pendant la seconde guerre mondiale. Bien que quelques hommes ou femmes politiques reconnaissent publiquement que De Gaulle a menti ignominieusement dans l’affaire algérienne et qu’il nous a trompés avec une sérénité digne du plus grand escroc du XXème siècle, personne encore ne nous a donné l’occasion de nous exprimer sur les conditions de l’abandon anticonstitutionnel des trois départements français d’Algérie et du génocide des français d’Algérie qui en a résulté.

         "France 5", la chaîne de télévision nationale, diffusera mardi 9 novembre 2010, à 20 heures 35, heure de grande écoute, un documentaire dans le cadre de sa nouvelle émission « C’est notre histoire » consacrée, pour cette première édition, à De Gaulle.

         L’appel fait à tous les témoins ayant vécu « une histoire » les reliant à De Gaulle, pour qu’ils contribuent à cette émission, a eu un énorme succès, disent-ils. 

De nombreux témoignages de français d’Algérie, entre autres, ont déjà été publiés sur le site de la chaîne. Seront-ils tous retenus ? Non. Le temps imparti à l’émission ne le permettait pas.

         En deçà des témoignages écrits et envoyés, le documentaire sera suivi d’un débat. Débat enregistré dans les murs de l’Historial Charles De Gaulle aux Invalides. 

Pourquoi avoir choisi ce haut lieu de « sa » mémoire si ce n’était pour lui rendre un fervent hommage ?

         Mais alors, direz-vous, c’est une émission partiale ? Oui, on peut dire ça comme ça. Sauf que, pour que la crédibilité de la chaîne ne soit pas mise en cause, ont été consacrées, dans l’émission, quelques minutes à la guerre d’Algérie.

Quelques minutes - peut-être amputées – ont été imparties au représentant de la communauté des français de souche européenne en Algérie, pour dire ce que, tous, nous pensons réellement de De Gaulle et de sa politique algérienne honteuse.

         Sur le plateau où étaient présents Michel Rocard (socialiste), Yves Guéna (gaulliste) et l’historien Fabrice d’Almeida (rocardien ?), interrogés par Marie Drucker, tous fort sympathiques au demeurant, le représentant de l’Algérie française n’a pas pu rétablir la vérité sur « notre histoire » qu’il s’apprêtait à défendre. 

Manque de temps ? Censure, toujours ? Les deux à la fois, en tout cas.

         L’excellent réalisateur et toute l’équipe de CAPA TV ont, un peu, fait oublier à notre ami l’inégalité de la représentation sur ce plateau. Deux à gauche et deux à droite « pour », un, seulement, « contre ».

         Michel Rocard a quand même reconnu, du bout des lèvres, que De Gaulle "a menti…. Mais qu’il y était obligé ...( !)"

         La torture a, bien sûr, été abordée mais notre représentant n’a pas eu le droit de réfuter les accusations faites à notre valeureuse armée. Notre temps était déjà consommé. Il fallait passer à « autre chose ». Un autre plateau. Une autre époque. D’autres témoins. Et toujours, De Gaulle, l’infaillible. Le Grand De Gaulle. 

Un sentiment de frustration nous submerge. L’Algérie, notre Algérie, à peine évoquée comme un banal souvenir, noyé à jamais dans l’océan de l’Histoire de France. 

Reste que ce contact nous aura permis de rencontrer un réalisateur honnête qui a envie d’entendre le son de cloche des français d’Algérie. 

Pourquoi pas une émission entièrement consacrée au 19 mars 1962 et à ses conséquences ?

         C’est ce que nous lui proposerons bientôt. Espérons que, ce qu’il pense être un tabou, ne se révèlera pas être, définitivement, une censure. 

Que ce long monologue ne vous empêche pas de regarder l’émission.

         Vous y pourrez, néanmoins, voir des vidéos témoignages envoyées par des français d’Algérie. Des images et des photos de notre passé, heureux malgré la guerre, seront diffusées.

Nobeline

C’est mardi, 9 novembre 2010, à 20 heures 35, sur France 5.

Magazine historique

Tout Public / Couleur / STEREO / 4:3 

Résumé :
«Chaque Français fut, est ou sera gaulliste», disait Charles de Gaulle : avait-il raison ? Pour sa première édition, «C'est notre histoire», présenté par Marie Drucker, avec la participation de l'historien Fabrice d'Almeida, invite les Français à raconter «leur» De Gaulle. Ce nouveau magazine se veut la première émission de télévision contributive dédiée à notre histoire commune. Sur www.france5.fr/c-est-notre-histoire, les internautes peuvent en effet revivre les années du mandat présidentiel du général grâce à des archives de l'Ina ou bien publier vidéos, photos anciennes, anecdotes et témoignages. La diffusion d'un reportage sera suivie d'un débat en public, construit notamment à partir des récits des internautes.
 

6 novembre 2010

"JE VOUS AI COMPRIS"

De Serge Moati sur la 2 du mardi 4 novembre 2010.

Chers amis,

         Hier soir j’ai vu le film de Moati sur De Gaulle de 1954 à 1962, et le débat qui suivait... et je pense que c'est la première fois que l’on bouscule l’Icône de cette façon.

Bien sur, pour nous, tout cela va de soi, mais pour le public français lambda ! le massacre des harkis, la protection de la population P.N. " il s'en fout ", c'est dit, et pour beaucoup ce qui vu à la télé... est vrai !

         Les quelques images du 5 juillet 1962 avec ces civils emmenés vers l’abattoir et surtout le chiffre, de 800 disparus, cité pour ce jour là, me semble une première. Allons nous vers un peu plus " non politiquement correct " ?

Cordialement

Antonio Lobregat

Scouts_juillet_62_Oran

*Réponse Paya

         Pour la période transitoire dans l'attente d'un gouvernement Algérien / Facile de dire a posteriori que l ALN du Maroc n'avait pas besoin d'un prétexte pour prendre le pouvoir à Oran sans connaitre les réactions de la France ? D'autre part il fallait éviter une trop grande concentration d'Européens à Oran ; leur faire peur ; et s'affirmer comme force d'intervention devant l'armée Française (mais cela nous l'avons dit mille fois!) Quant à la division du FLN à Oran une délégation était même rendue à Alger contacter le GPRA (Colloque de Jussieu par F Soufi et d'autres).

         Après l'émission FR2  sur De Gaulle et l’Algérie «Je vous ai compris ». (En sachant que tous nos avis sont éventuellement à débattre!): Voila une info qui peut intéresser certains" Accros" d’Histoire’ après le chiffre de 800 victimes du 5 Juillet annoncé dans le reportage !

Réponse à Guy Pujante (ex responsable de l'OAS à Oran)

Cher Ami ci joint Réponse à ta question sur JP Chevènement.

         Non il n'était plus adjoint au Préfet mais devenu attaché militaire au 1er Consul de France Herly à Oran qui lui confiait cette mission utopique de recherche des "disparus" ce chiffre est intéressant les cahiers des relevés des "plaintes" que j'avais vu (Les véritables archives ont disparus ) une "plainte" pouvant signifier plusieurs personnes d'une famille  (2 amis pour ma part).

         Herly en a annoncé près de 340 une fois donc à multiplier par X, avec les "non signalés" (seuls à Oran) on peut atteindre un chiffre minimum  de 1000  mais plusieurs "historiens" ne signalent cela par contre d 'autres gonflent des chiffres sans raisonnement ni preuves ni donner de sources Ce qui ne sert à rien et nous décrédibilise à mon sens ( Au sujet de JP Chevènement nous en avons largement parlé dans le tome II de "l'Agonie d' Oran"(G De Ternant), sous lieutenant appelé sortant de l'ENA nommé officier de SAS a St Denis du Sig il voit ces 16 supplétifs musulmans massacrés par le FLN le jour du "cessez le feu" (19 Mars) et ensuite muté a la préfecture d'Oran chargé "des liaisons militaires" auprès du préfet au pouvoir civil qui était sensé organiser "la force locale" mis a la disposition de "l'exécutif provisoire" par les accords d'Evian (force locale qui se dissoudra par les désertions dans le FLN/ALN).

         Il ne faisait donc pas parti "de l'état major du général Katz " Le 5 Juillet présent à Oran il évacue certaines archives de la préfecture et le préfet qui s'embarque (donc pas de passation comme le dit Monneret le futur préfet Algérien étant en litige entre Alger et Oujda!) Il se fait "braquer par des ATO sur la route du port et ne joue aucun rôle dans la non intervention de nos unités aux ordres de Katz (il ne commande personne).

         Ensuite nommé attaché militaire auprès du nouveau consul de France à Oran Jean Herly "ma principale tache était de retrouver les 800 disparus du 5 Juillet "le 12 il accompagne Herly à Tlemcen en hélicoptère pour rencontrer Ben Bella arrivant du Maroc à la tête de l'ALN extérieure avec pratiquement aucun disparus libérés (Et pour cause) mais aucune nouvelle de ces victimes tuées pour l'essentiel.

La_chasse_commence

         Pour nous ce qui nous a intéressé dans son rapport c'est ce chiffre avoué de 800 en ajoutant les non signalés (familles parties et se retrouvant seuls à Oran) Nous dépassons le millier (argument non pris en compte par J Monneret qui ne cite pas Chevènement) son témoignage est donc précieux pour nous avec d'autres critères (voir nos textes) et témoignages musulmans que nous avions sur le terrain (se souvenir que nous sommes les seuls a y avoir été et resté jusqu'en 1965 ) En référence voir livre II (épisode Chevènement) de l'"Agonie Oran" et livre III (enquête Paya page 11 à la page 14 / page 26 à la page 30 et page 137 à la page 168 )  . Editions Gandini Nice.

         NB : Remarquer que le représentant du Gouvernement Français à Oran va voir Ben Bella qui n'a encore pas une fonction officielle en Algérie (le choix semble déjà fait !).

         Ce documentaire confirme bien aussi que la seule chose qui intéressait De Gaulle c’était de conserver un temps les bases militaires pour sa "bombe" c'est bien ce que je tente de démontrer au sujet des causes du Massacre d’Oran.

Article_Centre_Presse_002

Bien cordialement.

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

Publicité