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19 août 2026

LE SERMENT D’UNE FRANCE QUI SE RELÈVE

transmis par José Castano

 

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin » (Winston Churchill)

 

 

    À l’orée de 2027, quand l’histoire semble retenir son souffle et que le monde vacille entre fractures et renaissances, trois silhouettes s’avancent. Elles ne surgissent ni du hasard ni du tumulte, mais d’une fidélité ancienne, presque charnelle, à ce qu’est la France. Trois visages jeunes, mais déjà éprouvés par le sens du devoir. Trois voix portées par une même ferveur intérieure, une même foi ardente dans la grandeur possible du pays. Ils s’appellent Jordan, Sarah et Marion... et leurs prénoms résonnent comme un appel.

 


    Jordan marche en tête, avec la solidité tranquille de ceux qui bâtissent pour durer. Il incarne cette jeunesse enracinée, consciente que l’avenir ne se construit qu’en honorant la terre qui l’a vue naître. Son patriotisme n’est ni un slogan ni une colère : c’est une promesse tenue. Il va à la rencontre de la France silencieuse, celle des campagnes, des ateliers, des villages oubliés, celle qui se lève à l’aube et porte le pays à bout de bras. Il écoute les anciens, partage leurs inquiétudes, comprend leurs combats. Dans ses pas, il y a la poussière des chemins ruraux et la mémoire des générations. Il aime la France comme on aime un héritage sacré, avec respect, courage et humilité. Sa force est calme, mais sa détermination est de granit : il veut rassembler ce que d’autres opposent, et transformer la jeunesse en rempart face aux tempêtes, sans jamais céder à la haine ni au renoncement.

 


    Sarah avance ensuite, telle une lumière claire dans un ciel tourmenté. Elle porte en elle l’élégance de l’intelligence et la puissance tranquille du savoir. Son regard, vif et attentif, dit la lucidité ; son sourire, constant, dit la confiance. Passionnée par les arts et les lettres, elle sait que la culture est l’âme d’un peuple, et non son ornement. Pour elle, la France est une civilisation avant d’être une administration : un héritage d’idées, de mots, de beauté transmis de siècle en siècle. Ancienne magistrate à la Cour des comptes, elle allie la sensibilité de l’esprit à la rigueur des chiffres. Elle connaît les failles de l’État, maîtrise les mécanismes du budget, et sait avec précision où l’on peut redresser sans briser, économiser sans appauvrir. Sa jeunesse n’est pas une fuite en avant, mais une promesse de justesse. Elle croit que la mémoire éclaire l’avenir et que la connaissance est une arme pacifique, mais invincible, contre l’effacement et le déclin.

 


    Marion, enfin, surgit comme une flamme vive. Elle est l’élan, la parole franche, le courage assumé. Chez elle, le patriotisme est un verbe d’action. Elle ne se contente pas d’espérer : elle agit. Elle ne détourne pas le regard : elle nomme, elle dénonce, elle entraîne. Sa voix claire porte loin, car elle parle au nom de la responsabilité et de la transmission. Chez elle, la foi chrétienne nourrit l’action, et la figure de Jeanne d’Arc éclaire son idéal comme une lumière tutélaire qui lui donne la force de défendre avec âpreté l’identité et le combat civilisationnel qui vise à protéger et transmettre la civilisation européenne. Elle croit profondément que chaque citoyen compte, que chaque engagement est une pierre posée à l’édifice commun. Elle incarne une espérance combative, une force féminine solaire, où la tendresse n’amoindrit jamais la fermeté, et où le courage devient contagieux.

 


    Ensemble, Jordan, Sarah et Marion forment plus qu’un trio : ils incarnent une relève. Ils rappellent que la France ne meurt jamais de ses combats, mais seulement de l’oubli de ce qu’elle est.

 

 

À travers eux renaît ce que la nation a toujours porté de plus noble : la fidélité à une idée plus haute que soi, le goût de l’effort, la dignité des gestes simples, la certitude que chaque génération est dépositaire d’un flambeau qu’elle n’a pas le droit de laisser s’éteindre. Cette génération de jeunes patriotes a refusé l’héritage du renoncement légué par ses prédécesseurs ; elle a choisi celui du courage.

 

 


    Dans leurs pas, dans leurs voix, dans leur foi, se lève une promesse immense : celle d’un pays qui se redresse sans se renier, qui avance sans renoncer à son âme. Trois prénoms, trois visages, un même serment : transmettre une France plus forte, plus juste, plus belle… Mais cette victoire ne sera la leur qu’à condition qu’ils acceptent de marcher en rangs serrés : qu’ils laissent derrière eux les querelles d’ego, les ambitions solitaires et les intérêts fragiles, pour ne faire battre qu’un seul cœur, celui de la France.

 

 

Car on ne conquiert pas l’avenir en ordre dispersé, mais dans l’union, la discipline et le dépassement de soi. Alors, dans cet élan commun, porté par l’amour du pays et le souffle de l’histoire, pourra naître la victoire, belle, grande, ardente, et profondément française. 2027 sera l’année de leur consécration.
 

José CASTANO

 

 

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4 août 2026

LE TEMPS DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE

transmis par José Castano


 

(Quand un média algérien reconnaît le drame des disparus français)

 

« La reconnaissance de la vérité historique ne divise pas les peuples ; elle leur offre un langage commun »

 

    Lorsqu'une mémoire longtemps ignorée trouve enfin un écho de l'autre côté de la Méditerranée, ce n'est pas une victoire sur le passé ; c'est un pas vers la vérité historique.

 


    La « Radio des Sans Voix », ce média algérien qui se présente avec justesse comme un « bastion de liberté dans un paysage médiatique bâillonné », m'a fait l'immense honneur de reprendre mon article consacré aux disparus d'Algérie. Je lui adresse, ainsi qu'à son équipe rédactionnelle, l'expression de ma profonde gratitude.

 


    Il me faut toutefois décliner, avec un sourire autant qu'avec humilité, le prestigieux titre « d'historien » que son journaliste, Amine B…, a eu l'extrême bienveillance de m'attribuer. Je crains en effet qu'il ne m'aille un peu trop grand, comme un habit d'apparat revêtu par un modeste artisan des mots.

 

    Je ne suis, en vérité, qu'un passeur de mémoire, un artisan de la plume, un conteur obstiné dont les écrits et les tribunes n'ont d'autre ambition que de servir la vérité historique et de raviver la flamme d’une mémoire que le temps, l'oubli ou le calcul politique ne devraient jamais ensevelir.

 

    Depuis 1980, je ne saurais dire si j’ai suffisamment servi cette noble cause, mais je peux affirmer que je m’y suis consacré avec toute la ferveur de mon cœur, parfois maladroit, toujours sincère. J’ai porté ce flambeau avec la conviction que l'histoire ne doit jamais s'éteindre dans l'oubli.

 

    Si mes écrits ont parfois trouvé un écho, c'est uniquement parce qu'ils étaient portés par cette certitude : les morts n'ont plus de voix, les disparus n'ont souvent plus de témoins, et il appartient aux vivants de refuser que le silence devienne leur seconde disparition.

 

    La vérité historique n'appartient ni à la France ni à l'Algérie. Elle ne se décrète pas au gré des circonstances diplomatiques ni des mémoires sélectives ; elle exige que l'on regarde le passé sans détour, avec la même exigence de vérité pour tous, sans jamais occulter le drame des disparus.

 

    Cette exigence a pourtant été une nouvelle fois bafouée le 8 mai 2026, lorsque Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées et aux Anciens combattants, s'est rendue à Sétif pour participer aux commémorations organisées par les autorités algériennes autour des événements du 8 mai 1945, sans qu'un seul mot ne soit consacré aux victimes européennes tombées dans les violences qui précédèrent ces événements. Quelques semaines plus tard, le 29 mai, alors qu'elle se trouvait à proximité de Perpignan, elle déclinait l'invitation du maire de la ville et de la présidente du Cercle algérianiste à venir se recueillir devant le Mur des Disparus, élevé en mémoire de ceux dont les familles attendent toujours la vérité.

 

    Ce double silence n'est pas un simple oubli. Il s'inscrit dans une continuité politique implacable et coupable, celle d’un État macronien — dans le droit fil de son prédécesseur — qui n'a cessé de multiplier les repentances unilatérales et les hommages sélectifs envers les anciens adversaires de la France, tout en condamnant à l'oubli le martyre des Français d'Algérie. Ce mépris institutionnel constitue une blessure vive et permanente pour eux. Il ne s'agit pas d'opposer des souffrances, mais de rappeler qu'aucune politique mémorielle ne peut prétendre servir la vérité lorsqu'elle choisit les victimes qu'elle honore et celles qu'elle condamne au silence.

 

    Les familles des disparus ne réclament ni privilège ni revanche. Elles demandent seulement ce que toute nation doit aux siens : la vérité, la fidélité et le respect. Tant que ce drame sera relégué aux marges de la mémoire nationale par des dirigeants hermétiques à toute compassion, la réconciliation tant invoquée restera une mascarade bâtie sur le reniement.

 

    Merci, du fond du cœur, pour votre confiance, votre indulgence… et pour ce si beau titre d'«historien» que je laisse à plus savant, tout en le recevant comme le plus touchant des hommages.

 

 


                                    Soixante-quatre ans après, un média algérien évoque enfin le drame des Français disparus durant la guerre d'Algérie.

 

 Disparus d'Algérie : quand l'État français choisit ses mémoires


José CASTANO