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9 décembre 2008

COLONISATION

1830 – 1962 : ALGERIE.

    Naissance et agonie d’un peuple courageux, laborieux, volontaire et fier; modèle de la cohabitation et de l’intégration qui mit en valeur les ressources d’une terre vierge, aride et parfois hostile. Peuple dont les pionniers et leurs descendants participèrent au développement, à l’essor des villages, des villes et contribuèrent à la grandeur de la France.

132 ans séparent ces deux images...

ORAN_1830_2

ORAN_1962_2

On nous appelle « Pieds Noirs » et ces deux mots jetés

Péjorativement, souvent comme une insulte,

Sont devenus pour nous plus qu’un sobriquet.

On nous appelle « Pieds Noirs » avec cette nuance

De dédain, de mépris attachée à ces mots

Qui pour nous, ont un sens de plus grande importance

On nous appelle « Pieds Noirs », nous acceptons l’injure,

Et ces mots dédaigneux sont comme un ralliement

Comme un drapeau nouveau, comme un emblème pur. 

On nous appelle « Pieds Noirs », il y a sur nos visages

Le regret nostalgique des horizons perdus,

Et dans nos yeux noyés, d’éblouissants mirages.

On nous appelle « Pieds Noirs », il y a dans nos mémoires

Le souvenir joyeux des belles heures d’autrefois,

De la douceur de vivre, et des grands jours de gloire.

On nous appelle « Pieds Noirs », ami, te souviens-tu

De nos champs d’orangers, de nos coteaux de vigne,

Et des palmeraies longues à perte de vue ?

On nous appelle « Pieds Noirs », mon frère te souviens-tu

Du bruyant Bab-el-Oued, D’El-Biard sur sa colline,

Des plages d’ Oranie, du glas d’ Orléansville ?

On nous appelle « Pieds Noirs », là-bas dans nos villages,

Qu’une voix au sommet du clocher dominait

Il y a un monument dédié au grand courage

Les nommait-on « Pieds Noirs » les morts des deux carnages

De 14 et 39, les martyrs, les héros

Qui les honorera maintenant tous ces braves ? 

On nous appelle « Pieds Noirs », mais ceux qui sont restés,

Ceux de nos cimetières perdus de solitude,

Qui fleurira leurs tombes, leurs tombes abandonnées ?

On nous appelle « Pieds Noirs », nous avions deux patries,

Harmonieusement si mêlées dans nos cœurs,

Que nous disions « Ma France », en pensant « Algérie»

On nous appelle « Pieds Noirs », mais nous sommes fiers de l’être

Qui donc en rougirait ? Nous ne nous renions pas

Et nous le crions fort, pour bien nous reconnaître 

On nous appelle « Pieds Noirs », nous nous vantons de l’être

Car nous sommes les héritiers d’un peuple généreux

Dont l’idéal humain venait des grands ancêtres

On nous appelle « Pieds Noirs », qu’importe l’étiquette

Qu’on nous a apposée sur nos fronts d’exilés,

Nous n’avons pas de honte, et nous levons la tête.

O mes amis « Pieds Noirs » ne pleurez plus la terre

Et le sol tant chéris qui vous ont rejetés,

Laissez les vains regrets et les larmes amères

Ce pays n’a plus d’âme, vous l’avez emportée

C. Bender  (1962)

        Aujourd’hui, on a effacé ces 132 années des livres d’histoire de France, les algériens demandent réparations pour cette période de colonisation ( sans laquelle ils seraient  sous développés comme beaucoup de pays du tiers monde) et des métropolitains, champions de l’ anti-racisme , bien attentionnés montrent encore autant de dédain et mépris à l’égard des « PIEDS NOIRS ».

     La France a honte de son Histoire, elle a perdu son identité et sa superbe.

Ferron pierre

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8 décembre 2008

ORAN OU EST PASSE TON CHARME

L’Algérie profonde (Mardi 29 Juillet 2008) Journal  " Liberté Algérie "

ORAN OU EST PASSE TON CHARME

image1

        Il faut la gommer cette image d’Épinal qui a toujours fait d’Oran une ville insouciante, facile à vivre, sereine, chaleureuse aussi pétillante qu’un champagne dans un fut de cristal. Le kharkhabou, le guerrab, la couleur locale, les petits grains de folie aux accents catalans, exit !
        Terminé la Kémia et les pistes de danse où une jeunesse dorée brûlait ses vingt ans. À l’exception de quelques poches ombragées qui sauvent un peu les meubles comme St Hubert, Protin, les Palmiers où l’inoxydable front de mer, le reste de la ville n’est qu’un immense bazar urbain, un fouillis sans direction cardinale qui pousse dans tous les sens comme du chiendent.

        La saleté a atteint le point de non-retour. Ecœurant ! Dans chaque rue, une décharge sauvage. Il n’y a pas un trottoir qui ne soit jonché de détritus et d’ordures de toutes sortes. Il n’y a pas un quartier où un égout ne soit pas éclaté et personne n’en a cure. Pour passer d’une rue à l’autre, il faut parfois se boucher le nez et enjamber des flaques où l’eau croupit depuis des semaines, à l’air libre au milieu des relents pestilentiels d’un rat mort qui pourrit au soleil.

        Il y a plus de trous et de crevasses au milieu des chaussées que de bitume. Tout est rafistolé. C’est le rodéo pour les voitures, c’est la campagne au milieu du béton. Il ne manque que les chèvres. Certains trottoirs sont si défoncés que de nombreuses femmes y ont perdu leur talon. Et les rares fois où l’eau coule dans les robinets, les balcons sont lavés et c’est tout l’immeuble qui dégouline rendant impraticable l’accès au macadam. Il faut se couvrir comme s’il pleuvait des hallebardes du ciel. Un parapluie par 39 degrés à l’ombre est indiqué.

        La saleté fait partie du décor, elle est incluse dans le mobilier urbain. Encore une couche et on n’y verra plus rien... L’absence d’hygiène a atteint un degré tel qu’une catastrophe sanitaire n’est pas à écarter. C’est très grave. Au cours d’une première campagne de nettoyage 2 000 tonnes de détritus ont été enlevées de quelques sites sur les 52 recensés, pas moins de 700 tonnes dans la seule rue Maupas à St Eugène. La commune est débordée. Un tiers du parc roulant est en panne, un tiers est vétuste et le tiers qui reste fait ce qu’il peut.

        Et au rythme des nouveaux immeubles qui sortent tels des champignons, ce n’est pas évident... Le service après-vente... N’enfonçons pas le couteau dans la paie avec les éboueurs qui vendent leur tenu à Mdina Jdida où l’affaire du marché frauduleux des bennes à ordures dans laquelle ont été impliqués des élus de l’ancien arc et un entrepreneur, mais la plaie d’une ville de plus en plus “dégueux” est toujours ouverte. Béante. Aussi béante que le trou d’ozone. Mais l’ozone est plus propre.

        Quant au prestige touristique de la ville qui n’intéresse apparemment que les Espagnols et une vague association du nom de “Les amis du vieil Oran”, il y a longtemps qu’il ne signifie pas grand-chose en terme d’accueil. Les Oranais — ou du moins ceux qui le prétendent — ne savent plus recevoir comme il y a vingt ans. Moins vous connaissez la ville et plus le taxieur vous dépouille et s’il le pouvait, il vous tannerait la peau.

        Les marchands de fruits et légumes et les marchands de dattes à la Bastille sont devenus si irascibles et si insolents — le soleil de midi n’étant pas étranger qu’ils sont capables, pour la moindre petite réflexion, de vous envoyer leur balance Roberval sur la tête.

        Le sourire commercial a disparu des étals. Comme de nombreux articles qui ont pris la poudre d’escampette au niveau des étiquettes grâce à un euro fort confortablement échangé près du consulat d’Espagne. Bref, les Oranais qui ne reconnaissent plus leur ville n’ont d’autre choix aujourd’hui que de laisser faire et de laisser passer en attendant que la nouvelle génération venue des fermes s’urbanise et se “civilise”.

MUSTAPHA MOHAMEDI

Source et commentaires

RETOUR LA PAROLE EST AUX ALGERIENS

7 décembre 2008

ORAN JEUDI 5 JUILLET 1962 - ADDITIFS

7 décembre 2008

ACTION EXEPTIONNELLE D'UNE UNITE MILITAIRE FRANCAISE LE 5 JUILLET 1962 A ORAN

1 novembre 2013

Hommage au capitaine Rabah KHELIFF


7 décembre 2008

         Il y eu des actes d'héroïsme, voici celui du lieutenant KHELIF, musulman servant dans l'armée française. Ce jeudi 5 juillet 1962 à Oran au risque de sa vie et de celles de ses soldats, il obtient la libération de plusieurs centaines d'Européens voués à la boucherie

TEMOIGNAGE du Lieutenant Rabah KHELIF
Commandant la 4ème compagnie du 30ème Bataillon de Chasseurs Portés.

 

        Des ordres écrits, qu'ils avaient du signer, leur enjoignant de ne pas bouger de leur cantonnement, avait été donné aux officiers qui commandaient les 12000 soldats, gendarmes et C.R .S. répartis dans chaque quartier de la ville d'ORAN.

        Le Lieutenant KHELIF et sa compagnie étaient stationnés dans le secteur d'ORAN ce 5 juillet 1962.
Dans son livre, (Editions Fayard 1993) Mohand HAMOUMOU, écrit : " De rares officiers violèrent les ordres pour aller porter secours à une population civile terrorisée. 

 

        Le cas du lieutenant KHELIF reste exceptionnel, il témoigne: " Le 5 juillet 1962, des renseignements alarmants me parviennent de la ville d'ORAN, me disant qu'on est en train de ramasser les pieds-noirs, les musulmans francophiles et c'est effectif. On les embarquait dans des camions, on les emmenait vers ce que l'on appelait " les petits lacs ", qui se trouvait entre ORAN et l'aéroport et là, on les fusillait comme faisaient les SS, puis on les jetait dans le petit lac. (Il paraît que maintenant on a cimenté le petit lac).

 

        Je demande donc des ordres à mon chef de bataillon, le général KATZ qui commandait à ce moment là en Algérie, avait donné des ordres pour que les troupes françaises, quoi qu'il arrive, ne sortent pas des cantonnements. C'était un ordre écrit (que nous avions d'ailleurs, tous émargé) ; l'adjoint au commandant me dit : "Mon garçon tu connaît les ordres, le général KATZ a dit de ne pas bouger ".

        J'étais le seul officier musulman commandant de compagnie à l'intérieur du bataillon. Je téléphone à mes camarades commandants de compagnies, tous européens, je leur explique ce que j'ai appris, ils me disent avoir les mêmes renseignements, mais qu'ils ne peuvent pas bouger vu les ordres. " Mais enfin ce n'est pas possible leur ai-je dit, on ne va pas laisser les gens se faire trucider comme ça sans lever le petit doigt. Moi je ne peux pas, ma conscience me l'interdit ". 

        Je téléphone à l'échelon supérieur, au colonel commandant le secteur. Je tombe sur son adjoint et lui explique mon cas, il me répond : " Ecoutez mon garçon, nous avons les mêmes renseignements que vous, c'est affreux, faites selon votre conscience, quant à moi je ne vous ai rien dit ". En clair, je n'étais pas couvert. J'embarque l'équivalent de quelques sections dans les camions dont je pouvais disposer et je fonce sans ordres sur ORAN. 

        J'arrive à la préfecture, il y avait là une section de l'A.L.N. (Armée de Libération Nationale), des camions de l'A.L.N. et des colonnes de femmes, d'enfants et de vieillards dont je ne voyais pas le bout. Plusieurs centaines en colonnes par 3 ou 4 qui attendaient là avant de se faire zigouiller.

        J'avise une espèce de planton devant la préfecture et lui demande ou se trouve le préfet, il me dit : " Mon lieutenant regardez, c'est ce Monsieur qui monte ". En 4 ou 5 enjambées, je rattrape ce gros Monsieur avec une chéchia rouge. Je crois lui avoir dit : " Monsieur le Préfet je vous donne cinq minutes pour libérer tous ces gens là, sinon on fera tout sauter ".

        Il ne m'a pas répondu, il a descendu l'escalier, s'est dirigé vers le responsable de la section A.L.N.. Ils ont discuté quelques minutes et la section A.L.N. est partie. Le Préfet est venu et m'a dit : " c'est fait mon lieutenant ", et a dit aux gens : " Mesdames, Messieurs vous êtes libres, vous pouvez rentrer chez vous ". 

        Je reverrai toujours cette scène hallucinante de femmes d'enfants et de vieillards qui pleuraient, poussaient des cris hystériques, courants, tombant les uns sur les autres…

        Quelqu'un est venu me trouver et m'a signalé qu'il y avait des gens blessés. Je les ai fait mettre à l'abri pour se faire soigner. Puis j'ai installé des patrouilles sur les axes routiers qui menaient au port ou à l'aéroport, car j'ai appris qu'on arrêtait les gens qui fuyaient, qu'ils soient musulmans ou européens d'ailleurs. C'était la population ou des gens armés ne faisant même pas parti de l'A.L.N., qui les arrêtaient, les volaient, les tuaient.

 

        J'ai donc mis des contrôles pour éviter cela et je les arrachais littéralement aux mains de la population. Au risque de ma vie, souvent, je les escortais jusqu'au port, parfois seul dans ma Jeep, avec simplement mon chauffeur et mon garde du corps. J'ai fais cela en ayant le sentiment de ne faire que mon devoir. "

En transgressant les ordres et en déployant ses hommes sur plusieurs kilomètres le lieutenant KHELIF a sauvé de très nombreuses vies, pour cela il a été SANCTIONNE : Le général KATZ, qui l'a convoqué, lui dira "Si vous n'étiez pas arabe, je vous casserais ",  le lieutenant KHELIF a été immédiatement muté et rapatrié en France. 

        ORAN était la seule grande ville d'Algérie qui comptait plus d'européens que de musulmans. Le 5 juillet sur 220 000 Oranais pieds-noirs il ne restait plus que 20 000 à 25000 européens, En ce mois de juillet 62 c'est plus de 3000 civils qui ont été enlevés et qui pour la plupart, n'ont jamais été retrouvés, sauf ceux qui atrocement mutilés jonchaient les rues ou étaient pendus par la gorge à des crochets de bouchers. 

André Loré

 

Il débat sur un plateau TV à propos de la guerre d’Algérie sur ce

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document de l’INA (ce document n'est plus dispo??)

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Lieutenant_Khellif

 

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          Le 3 novembre 2003, Rabah KHELIF est parti, terrassé par la maladie. Voici ce qu’écrivait de lui ceux qui l’ont connu ainsi qu’un bref rappel de son action passée de désobéissance à des ordres scélérats.

*

Rabah KHELIF : mort d’un patriote  

Retour documents -  faits marquants.

 

 

2 décembre 2008

ABOLITION DE L'ESCLAVAGE EN ALGERIE

Reflexion par J. F. Paya

        La constitution de 1848 art 109 précise que: "le territoire de l’Algérie est déclaré territoire Français et sera régit par des lois particulières jusqu’a ce que une loi spéciale le place sous le régime de la présente constitution" (II ièm République).

        Peu évoqué  l'abolition de l'esclavage en Avril 1848 s’appliqua aussi à l’Algérie ! Et oui certains musulmans de part leur statut personnel avaient des esclaves noirs (épisode d’Abdel Kader qui en fit décapiter une centaine qui s’étaient réfugiés chez les français et que ceux-ci lui remirent lâchement (déjà) à la faveur d'une trêve) alors que les esclaves "blancs " des barbaresques avaient été libérés et le statut de "Dhimis" obsolète pour les juifs dés 1830 (en attendant le décret Crémieux)

        La mesure d'abolition fut appliquée avec réticence par les tribus qui espéraient une compensation mais l’application fut progressive dans le sud où la traite des noirs existait encore dans le Sersou en 1906. Il fallut un décret très coercitif du 15 juillet 1906 pour l’interdire.

(Sources histoire de l'Algérie  Xavier Yacono)

        Dans la "foulée" de l’élection Obama aux USA et du débat sur "la diversité" chez nous il y aurait lieu de se demander  où sont les noirs d"Algérie? Du Maghreb? (Car il y en a !)  Et dans les pays arabo-musulmans en général où il y eu des millions d"esclaves africains (bien plus nombreux selon certaines études que ceux de la traite vers l’ouest).

        Il ne semble pas incongru de poser la question !

J. F. Paya

RETOUR ORAN 5 JUILLET 1962

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 novembre 2008

RETRAIT DE LA STELE DE MARIGNANE ET L'AMNISTIE

Document transmis par J. F. Paya

Courrier à rédaction de "la Provence"

          Suite aux articles que vous avez consacrés à la stèle de Marignane dédiée "aux combattants de l"Algérie Française" je vous signale une position d'Historien et de juriste /les faits étant amnistiés et même les protagonistes réhabilités de facto ( loi de 1982 ) pour ce qui fut une guerre civile dont toutes les "exactions" furent amnistiées réciproquement  comme pour la commune où la Vendée où chacun peut honorer ses morts suivant ses convictions En se souvenant  si vous reprenez les textes que chaque fois l"amnistie joue dans les deux sens y compris pour ceux qui se sont livrés à des exactions du coté des forces de l’ordre contre certains partisans de  l’OAS.

Bien cordialement JF Paya secrétariat 

Pièces jointes dont massacre d’Oran occulté et hors dates d’amnisties :

POUR UN DEBAT HISTORIQUE SEREIN

        Avant de commencer une étude autant que possible sereine et objective sur un aspect de la guerre d’Algérie, il conviendrait avant d’employer des qualificatifs à base idéologique, de replacer toutes les diverses composantes de ce conflit dans leur contexte. L’OAS fut un des éléments inéluctable dirons certains, de ce conflit vu les atermoiements et les roueries du pouvoir  gaulliste Français mais aussi la crainte qui se révélera justifiée, de se voir chassée de chez elle, de la part de la minorité Européenne. 

        Ici les sentiments rationnels n’ont plus de prises et l’action de l’OAS devient partie du contexte historique mais pas plus que celle du FLN et de ses diverses composantes et oppositions musulmanes, pas plus  aussi  que celle des forces armées Françaises ; Car la guerre d’Algérie, comme l’a démontré le professeur Pervillé, fut une triple guerre civile : Franco-algérienne, Algéro-Algérienne et Franco-Française en une sorte de guerre de sécession à l’envers. On estime le nombre global des victimes entre 350000 et 400000 dont 105000 après le « cessez le feu » du 19 Mars et l’indépendance (harkis et familles inclus) du fait du FLN et 2700 du fait de l’OAS, soit entre 0,77% et 0,66% du nombre total des victimes. 

        Certes toute victime est une victime de trop, surtout lorsqu’elle survient après la fin du conflit ; rappelons que ce dernier pris fin officiellement pour la France : le 2 Juillet 1962 à la suite d’un vote unanime du parlement de la loi du 10 Juin 99, qui reconnu l’état de « guerre » en Algérie et l’attribution de la carte du combattant jusqu'à la  date précitée. 

        L’OAS, dernière venue dans le triptyque, pour une analyse objective, fut la résultante difficilement évitable du Sentiment de trahison ressenti par les partisans de l’Algérie Française et d’abandon par la majorité des Français D’Algérie, qui n’avaient aucune confiance quant aux « garanties » proposées par le pouvoir Gaulliste et le FLN. (la suite leur à donné tragiquement raison). 

        Tenant compte de tous ces préalables, les qualificatifs péjoratifs en histoire deviennent des catégories idéologiques utilisées indifféremment suivant le camp dans lequel on se trouve. 

        Mais sur le plan concret de la légalité, toutes les exactions de part et d’autre furent l’objet d’une amnistie réciproque incluse dans les « accords d’Evian » jusqu’au 19 Mars 1962. Les actions suivantes furent ensuite amnistiées jusqu’au 2 Juillet 1962 par la France et les protagonistes, même réhabilites par une loi votée en 1982 sous l’impulsion de François Mitterrand. Voilà tout simplement un rappel des faits utiles indispensables pour un débat historique serein .                                                                          

Jean-François PAYA le 9 Janvier 2007 

RETOUR ORAN 5 JUILLET 1962

23 novembre 2008

DOCUMENT CHARNIERS

Document transmis par J. F. Paya

18_Doc_Charniers

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

23 novembre 2008

LA PRESSE MANIPULEE

Document transmis par J. F. Paya

17_presse_manipul_e

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

23 novembre 2008

COMMUNIQUE DU 5 JUILLET DE L'EMG D'OUJDA

Communiqué du 5 juillet non pris en compte par Jean Monneret !

Document transmis par J. F. Paya

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

23 novembre 2008

ARTICLE DE PRESSE

Article qui avec d"autres a été négligé par les "historiens"

Document transmis par J. F. Paya

(en complément où a défaut d"archives)

15_article_Carrefour

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

23 novembre 2008

EXTRAITS DES ARCHIVES MILITAIRES

Document transmis par J. F. Paya

14_archives_militaires

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

23 novembre 2008

DOCUMENT DE GENDARMERIE

PREUVES DE DESTRUCTION D'ARCHIVES

Document transmis par J. F. Paya 

13_Doc_Gendarmes

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

23 novembre 2008

-DOCUMENTS -

23 novembre 2008

REMARQUES SUR LE DERNIER LIVRE DE J-MONNERET

Document transmis par J. F. Paya

Chers Amis  ci joint courrier à un compatriote qui se pose des questions j'avoue que je continue de m’en poser aussi après la sortie du dernier livre de Jean Monneret  et il me semble plus à l'aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu’il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés" signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n’ont pas été signalés à des unités militaires ! Mais au consulat (dont on n’a pas eu les vraies archives du moment) où pas signalés du tout comme je l’ai indiqué au Général Faivre qui les sous estimait (sans donner de raisons pas plus que pour le chiffre de Chevènement (écrit) et que pour "les plaintes" (a multiplier par X) du consul Herly. Courrier confidentiel pour l'instant au sujet du dernier livre (que je suis désolé de devoir critiquer) de Jean Monneret Mais je suis prêt a recevoir des avis contradictoires et nul n"est infaillible ( sauf le pape pour les catholiques !)

Bien cordialement  JF Paya

NB  Viviane m’a répondu et donné des précisions mais j'ai donné la preuve dans mes dossiers qu'il y a eu des archives détruites !


COURRIER copie

        Cher monsieur merci pour vos remarques mais il n'y a aucun "procès d"intention" simplement un débat qui aurait pu rester  entres spécialistes et l’amitié n’a rien a voir ici si je ne suis pas aussi diplômé que nos amis  (juste 2 petites licences) mais j’ai eu l’avantage d’avoir été sur le terrain et resté 2 ans après ce massacre à la base de M El Kébir J Monneret m'a interpellé dans son livre 8 pages) le général Faivre me répond sur les chiffres et ce n’est pas la première fois je suis le plus souvent d’accord avec eux et je vous rappelle ce que j'ai écrit ci dessous mais c"est surtout au sujet des causes de ce drame qu'il y a problème "voir origine des coups de feu "et mes archives car il y en a notamment l’ordre du jour du 5 juillet au matin de l’état major d'Oujda (alors qu'on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran ! et sur les témoignages y compris d"Algériens aujourd’hui.

        Enfin voilà un certain nombre de considérations dont a mon avis l'historien devrait rendre compte certes avec une grande prudence mais sans avoir l'air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s'emparer (on l'a vu avec la presse Algérienne) à des fins plus idéologiques qu'historiques ! Dans son dernier livre J M renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN !et il semble justifier "les représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d’archives (qui à mon avis n'existent pas) Réf "la guerre d"Algérie en 35 questions"

Je regrette mais le chiffre de Jean  Monneret a paru être donné comme définitif   "ceux qui disent autre chose sont des démagogues ou des idéologues " dixit son interview à l"Algérianiste  et pour ma part je n'ai jamais parlé de 3000 victimes mais j'en reste autours du millier avec les non signalés au consulat d'Oran chiffre aujourd"hui admis par certains chercheurs algériens) d"ailleurs dans les "enlèvements" trouvés dans les JMO par J Monneret  il y a sûrement des gens qui n'ont rien a voir avec le 5 juillet  si ce sont des unités du Bled ) mais pas de note de synthèse ni d"enquête du 2 e bureau comme dito  et RIEN  dans les annexes de son livre. Pour conclure je vous joint un courrier d'un témoin de terrain reçu ce jour et ma réponse qui suivra.

Bien cordialement JF Paya

Courrier   Viviane  EZAGOURI

Suite à votre courrier que j'ai reçu, je vous signale que je suis une fille de disparu, témoin de ce massacre - je suis à votre disposition pour vous donner des amples renseignements sur cette journée qui est restée gravée dans ma mémoire - je vous signale que c'est  l'armée une grande partie des corps qui se trouvaient dans les rues pour ne laisser aucune trace de ce délit -les a enterrés dans des charniers au lieu de les restituer aux familles, il s'agit de plusieurs camions pleins de cadavres - ce jour là la France a abandonné ses nationaux aux mains des assassins barbares .

Excusez moi, je voulais mentionner que l'armée a ramassé une grande partie des corps , aussi, j'ai omis de vous signaler que la gendarmerie détient des photos des cadavres 

NB /   IMPOSSIBLE DE TROUVER CELA DANS LES ARCHIVES ALORS CA N'EXISTE PAS COMME POUR LES EXECUTIONS DU STADE MUNICIPAL pour lesquelles j"ai pu récupérer un seul témoin rescapé grâce à un ami musulman ; MAIS AVEC CETTE THEORIE DES ARCHIVES POUR FAIRE L HISTOIRE (et encore faut'il qu'elles soient fiables) il y aurait des pans entiers de cette dernière qui serait inconnue Voir avec Viviane pour avoir plus de précisions et son avis. Merci à elle d’avance.

JF Paya

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

21 novembre 2008

COLLOQUE GUERRE D'ALGERIE UNIVERSITE DE JUSSIEU NOVEMBRE 2002

Document transmis par J. F. Paya

A propos de la communication de l’historien algérien FOUAD SOUFI, enregistré par nous et publication écrite sur le site de la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) Toulon en février 2007.

à Fouad Soufi (FS) s’embrouille un peu comme beaucoup dans cette affaire car il évacue le triptyque permanent dans le conflit algérien, présent aussi à Oran le 5 Juillet 1962 :

Contradictions :

Algéro-Française, dans ce cas, Français d’Oran/Musulmans

Franco-Française : pouvoir gaulliste/Français d’Oran

Algéro-Algérienne : dans ce cas : GPRA, intérieur / ALN, extérieur

On voit que les Français d’Oran sont soumis aux deux premières composantes et instrumentalisés par la troisième.

à F.S n’évoque à aucun moment le défilé structuré, organisé par les militants locaux proches du GPRA, même s’il reconnaît leur opposition à l’Etat Major d’Oujda et s’il avance que certains auraient été ensuite « évacués » par l’Armée Française ! Ce qui n’est confirmé par aucune source ni témoignage, dont le mien puisque présent à la base de Mers El Kébir. On peut plutôt penser que certains aient été « liquidés » par l’ALN extérieure après son arrivée à Oran.

à F.S évoque ensuite l’existence après le 19 Mars (cessez le feu) de « groupes autonomes » et des exactions en marge du FLN ! Mais ces groupes de quartiers étaient le seul « bras armé » du FLN à Oran pendant plusieurs mois avec une direction (OPA) intellectuelle tributaire d’eux pour l’action contre l’OAS et une ALN intérieure en voie de reconstitution (récupération des déserteurs de la Force Locale) avec un capitaine BAKHTI « parachuté » par l’ALN d’Oujda. En tout cas, il n’y a pas eu de désaveu public de ces actions, comme l’avait fait l’OAS avec les débordements (communiqués et tracts) de certains sympathisants.

à Par contre, il a raison lorsqu’il avance « pourquoi Oran ? » alors que des situations identiques, qu’il cite, existaient ailleurs. Il ne fait que tenter d’expliquer pourquoi les conditions de la réussite d’une provocation étaient réunies, prenant l’effet pour la cause. Quant à la théorie du complot de l’Etat Major de l’ALN, elle a éclaté  au grand jour, pour prendre le pouvoir, à Constantine comme à Alger, mais à Oran il y avait une majorité d’Européens et la base de Mers El Kébir concédée à la France, avec crainte de la création d’une enclave Française. Mais cela F.S l’évacue totalement.

à Néanmoins Soufi est le premier historien Algérien a avoir reconnu publiquement l’existence d’au moins deux fosses communes au cimetière Tamazouet et dans la zone du « petit lac » (enregistré par nous) à la sortie Est d’Oran que nous connaissions depuis toujours par des témoignages, rapports classifiés secrets et photos dans les archives de l’armée à Vincennes. F.S a aussi le mérite d’évoquer l’importance des « disparus » sans se risquer à faire une évaluation, ce que les autorités Algériennes n’ont jamais reconnue, avec il faut le dire, la complicité des autorités Françaises qui n’ont jamais demandé une commémoration comme pour la manifestation  FLN du 17 Octobre 1961 à Paris en faisant remarquer que les Européens d’Oran ne manifestaient pas contre le nouveau pouvoir et que beaucoup au contraire voulaient tenter de rester et se rendaient à leur travail.

à Enfin, notre auteur refuse de « soumettre l’histoire à la mémoire » mais faute d’archives en Algérie, il ne peut se servir que de cette dernière pour ses recherches et encore bien érodée 40 ans après ! Aussi bien qualitativement que  quantitativement bien sûr ! Heureusement que nous l’avons fait sur le terrain et puis en France dès l’origine de ce drame et aussi avec des témoins musulmans parfois membres du FLN.

à F.S met en doute la volonté de « chasser les Européens » par les « putchistes » ALN d’Oujda (avec un double langage permanent), mais il suffit de se reporter à certaines clauses à l’époque secrètes du Congrès FLN de Tripoli et aux déclarations ultérieures de Ben Bella et d’autres dirigeants.

à Enfin F.S n’évoque à aucun moment l’inertie calculée des Forces Françaises, ni leur importance à Oran, ni la disparition de la « Force Locale » seule habilitée avec l’aide des  précédents à maintenir l’ordre d’après les accords d’Evian.

à La seule intervention importante d’un élément des ces Forces Françaises en légitime défense à la gare d’Oran reste inconnue pour F.S. Ce fut cependant l’origine principale des victimes musulmanes ramenées en « ville nouvelle » au début de l’après-midi, mais il  faut souligner que l’armée Française a aussi édulcoré cet « incident ».

à En définitive, le conflit étant terminé au profit du FLN, on ne peut évacuer après celle des autorités Françaises sa responsabilité fondamentale car comme pour toute idéologie, les intentions à supposer qu’elles soient bonnes, comptent moins que les effets provoqués ! Qu’il faut assumer et que l’Algérie paye encore aujourd’hui avec la menace endémique du terrorisme islamique.

Intervention enregistrée par nous en Novembre 2002. Publication écrite sur le site de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH- Toulon) en Février 2007

Jean-François PAYA Historien

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

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