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23 mai 2009

C’ETAIT UN BEAU PAYS L’ALGERIE-VIDEO-

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23 mai 2009

LES VIDEOS DE POPODORAN

C’ETAIT UN BEAU PAYS L’ALGERIE

C'ETAIT UN BEAU PAYS L'ALGERIE EST MAINTENANT SUR WAT

ORAN POURQUOI CA?

ORAN JUIN 62

NOEL A ORAN

ORAN LOIN DE TOI

AY ORAN

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23 mai 2009

LES VIDEOS DES AMIS

 

LES NAUFRAGES D’ALGERIE


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22 mai 2009

PELERINAGE DE SANTA-CRUZ NÎMES 2009

"La Provence" du 25 mai 2009

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QUELQUES PHOTOS DE L'ASCENSION A NÎMES LE 21 MAI 2009.

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Le coin des écrivains

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La procession Mariale

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Moment de convivialité

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Retour à tous les pèlerinages de Santa-Cruz à Nîmes.

20 mai 2009

REFLEXIONS

SUR L’HISTOIRE DE LA GUERRE D’ALGERIE

par J. F. Paya 

        Je me reconnais, le droit d’ingérence sur ce sujet, non en tant qu’en « Algérien » ce qui serait légitime, mais, comme je le reconnais à tout être humain libre de critiquer, d’approuver, de condamner, de juger toute politique locale ou nationale sur cette Terre qui nous est commune. 

        Et comme je l’ai appris de mes compagnons et maîtres fondateurs de l’Université Cosmopolite « de Vincennes », où, rien n’était tabou et où l’internationalisme régnait en maître, avait tendance à considérer le Nationalisme comme « une maladie infantile » qu’il fallait dépasser.

        Quelle longue marche ! Ce dernier sévit encore partout allié à son vieux complice le fanatisme religieux !Donc pour l’Algérie, par-dessus tous les drames, les déchirements, les débats passionnés qu’a suscité et que suscite encore cette « guerre » légalisée. 

        Le colonialisme, l’exploitation, l’émancipation des hommes et surtout des femmes ; au-delà de toutes les polémiques sur les droits des majorités et des minorités, à la mode aujourd’hui, mais oublié hier, il y a un critère tranchant comme un couperet que nous appelions du temps du marxisme triomphant « La Praxis » ou plus simplement la Pratique Sociale ». « Pierre de touche » de toutes les théories, mais cela est une évidence pour un bon artisan. 

Le résultat est là, et tranche aussi pour l’instant le débat ! 

        Qu’est devenue l’Algérie aujourd’hui ? Jadis on a refoulé les Harkis, maintenant les quais de Marseille sont pleins d’Algériens qui votent avec leurs pieds et avec leurs mains, s’ils pouvaient nager pour traverser la mer. 

Le pétrole et le gaz coulent à flot, mais pour qui ? Et le sang aussi depuis 45 ans.

La terre a été enlevée aux « incroyants » mais les tomates sont importées d’Espagne ou du Maroc ! Qu’avez-vous fait de notre pays ? Nous avions sûrement des torts, mais les mythomanes d’en face n’avaient pas raison et certains survivants finissent leurs jours sur les bords du lac Léman où à Paris et vont mourir en exil comme nous, car Dieu est grand !

Jean-François PAYA : « Algérien » depuis 5 générations, comme d’autres sont Bretons ou Corses, victime d’un « nettoyage ethnique » et de la parole non tenue de  part et d’autre.  

En Espagne – Septembre 2007

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962 

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16 mai 2009

POUR QUI LA REPENTANCE

Document transmis par J. F. Paya 

Du docteur Jean-Claude PEREZ Adhérent du Cercle Algérianiste de Nice et des Alpes Maritimes

Auteur du livre « ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES » Aux Editions Dualpha  - BP 58, 77522 COULOMMIERS CEDEX NOUS COMMUNIQUE SOUS LE N° 12 BIS L'ETUDE SUIVANTE

POUR QUI LA REPENTANCE ?

8 MAI 1945 DANS LES HAUTS-PLATEAUX SETIFIENS ET A GUELMA

            Comme tout un chacun j’ai entendu parler, en mai 2005, du 8 mai 1945.

            Comme tout un chacun j’ai entendu évoquer des « massacres » : ceux de Sétif du 8 mai 1945.

            Comme tout un chacun j’ai appris qu’il s’agissait de massacres subis par des berbères musulmans affamés, qui s’étaient rebellés contre des Français affameurs.

            Comme tout un chacun j’ai entendu parler de repentance : celle que la France devait exprimer à la suite de ces « tueries ».

            Comme tout, un chacun j’ai enregistré la timidité, la passivité, plus encore la couardise, ne craignons pas la vigueur des mots, manifestées par certains de nos médias Pieds-noirs dans leur riposte geignarde.

            Comme tout un chacun j’ai ressenti un désespoir atroce né du manque de détermination de la part de notre communauté à se défendre avec force, avec violence, avec passion, contre l’accusation de génocide portée contre elle et contre notre armée, à l’occasion de cette horrible tragédie du 8 mai 1945.

            Comme tout un chacun enfin, j’ai pris acte, d’une attitude coupable : le refus de connaître la signification véritable de ce drame car, lors de cette émeute, à, travers les seins coupés et les ventres ouverts des femmes françaises violées par des Berbères fanatisés, c’était la France, « l’Alma Mater », la Mère Patrie française que l’on  éventrait  dans un vacarme de youyous, aux cris de «  Jihad »  et de « qatlan ensara », «  tuez » les chrétiens !

            Oui, j’ai enregistré tout cela et j’éprouve, aujourd’hui, un sentiment de honte à l’égard de ceux qui, parce qu’ils sont ignorants des faits, parce qu’ils se vautrent dans cette ignorance qui leur sert d’excuse et d’alibi, se taisent en refusant d’opposer la Vérité à ce séisme accusateur et diffamatoire.

            La vérité, c’est-à-dire l’identité réelle des événements du 8 mai 1945, qui à l’évidence n’intéressent personne, à l’exception de nos frères et soeurs des Hauts-Plateaux sétifiens qui ont subi l’événement.

            Et pourtant combien de fois, avons-nous insisté sur l’origine de ce 8 mai 1945, combien de fois avons-nous écrit et proclamé que ce 8 mai 1945, dans les Hauts-Plateaux sétifiens et à Guelma, illustrait le début militaire de la guerre d’Algérie, le début de la nouvelle Révolution Mondiale telle que nous la connaissons dans sa phase actuelle !

Révolution mondiale ?

« Pauvre abruti » m’a-t-on répliqué,   « mais, de quelle révolution  mondiale parles-tu ? »

Avec pitié, plus qu’avec dédain et mépris, je leur ai répondu : « la révolution mise en place par les stratèges de l’anti-Occident, qui ont su utiliser l’islamisme fondamentaliste algérien pour enclencher cette nouvelle dialectique ultime, c’est-à-dire cette nouvelle contradiction, qui illustre l’histoire du monde actuel : l’Islamisme, contre l’Occident chrétien. L’islamisme, arme révolutionnaire actuelle, contre ce qui reste de la pauvre civilisation occidentale, capitularde, geignarde, pour ne pas dire soumise. »

Mais, aujourd’hui, parce que l’urgence l’impose, mon attitude s’est radicalement modifiée.

Halte à la rancoeur ! Halte au mépris !

Ce qu’il faut, c’est d’abord savoir, puis faire savoir.  Et pour savoir, il faut regarder l’histoire. Mais dans un combat regarder ne sert à rien si l’on n’est pas capable de voir. Et pour être capable de voir il ne faut plus se piquer de cette vanité commune, à quelques Pieds-noirs : celle de tout savoir.

Et que voit-on dans l’historique et la genèse du 8 mai 1945 ?

Ceci et pour l’amour du ciel regardez, mais surtout voyez !

En 1931, se réunit à Jérusalem le Congrès mondial de l’Islam, à la convocation d’Asmine El Husseïni, le mufti de Jérusalem, sous l’égide des services secrets britanniques.

En réalité il s’agit d’installer un dispositif de guerre dans le but, d’interdire la naissance de l’état d’Israël. Les Anglais, reniant les engagements de Lord Balfour, veulent s’opposer à la naissance de l’état Juif, dans l’espoir d’assurer la sauvegarde d’un oléoduc destiné à transporter le pétrole d’Irak au port d’Haïfa en traversant la Jordanie. Ils ont donc besoin des « Arabes » et ils jouent leur va-tout sur Asmine El Husseïni.

Mais celui--ci pour accomplir la mission dont il est investi doit s’appuyer sur la complicité de notables musulmans en renom du Proche-Orient. Tout particulièrement sur les animateurs de la « Nahdah ».La nahdah, c’est la renaissance de l’islam, un mouvement islamiste spécifiquement arabe, qui est né en Egypte au lendemain de la victoire des Pyramides, remportée par Bonaparte.

Or, en 1931 la nahdah bénéficie du concours d’un animateur de prestige, d’un grand homme de l’Islam.  Il s’agit de l’émir Chekib Arslan. C’est un Druze libanais né en 1870, journaliste puis parlementaire à la Chambre ottomane. Avant toute chose, il s’agit d’un religieux profond, animateur principal de la nahdah, précisons-le encore et encore. C’est un homme doté d’une immense culture, mais avant tout c’est un fanatique du Panarabisme. Il est membre du parti Union et Progrès fondé en Turquie au XIXème siècle.  En 1915, il participe activement à la campagne exigeant le génocide arménien.  Plus tard, en 1931, au moment du congrès de l’Islam de Jérusalem, il est devenu, depuis 9 ans, un farouche ennemi de la France.

En effet, en 1922 il n’a pas accepté les décisions du traité de San Remo par lequel, la Société Des Nations (SDN) attribue à la France le mandat d’administrer la Syrie et le Liban. Alors que l’Angleterre reçoit le mandat d’administrer  l’Irak, la Transjordanie et la Palestine. Très vite, sous la pression du Roi Pétrole, le nouveau veau d’or du monde moderne, les Britanniques vont accorder l’indépendance à l’Irak, faire naître le royaume de Jordanie et assurer les Palestiniens musulmans de leur détermination à interdire la naissance d’Israël. Car les Anglais ont besoin du port d’Haïfa, pour garantir la rentabilité de ce fameux et théorique oléoduc.

Dans cette perspective il faut une caution islamiste, un appui spirituel, qui va soutenir dans le sens antijuif et antisioniste l’action du mufti de Jérusalem Asmine El Husseïni. Qui va, personnaliser cette caution islamiste ?  C’est l’émir Chekib Arslan, le Druze libanais, l’homme qui a réclamé le génocide arménien, l’animateur principal de la nahdah, expression religieuse du panarabisme.

Mais entre-temps pour les Britanniques Chekib Arslan offre une autre appréciable qualité : il est devenu un ennemi de la France, depuis le traité de San-Remo, comme nous l’avons précisé antérieurement. Il déclare la guerre à la France… en 1925. Il va prendre part à la révolte des Druzes syriens déclenchée cette année-là. De  furieux combats seront livrés par l’armée française contre les rebelles. Au cours de cette révolte un officier subalterne français, est sévèrement blessé. Il s’appelle : Raoul Salan. En 1926 un tribunal militaire français le condamne à mort par contumace.

Chekib Arslan s’installe alors, à Genève où il organise un comité suprême pour la « libération » de l’Afrique du Nord Française. Mais fidèle à la nahdah, qu’il continue d’animer, il fonde une revue « el Ouma », « la Nation Arabe » A partir de Genève, de l’Egypte et des territoires non français du Proche-Orient, il prêche le jihad contre la France. Il est en contact permanent avec les grands indépendantistes berbères d’Algérie qu’il avait connus antérieurement, avant la guerre de 1914, lorsque ces derniers étaient venus accomplir des stages de formation au Hedjaz et dans tout le Proche-Orient. En particulier, il va connaître Abdelhamid Ben Baddis, Berbère de Constantine, et El Bachir El Ibrahimi, un Berbère du Constantinois, des Hauts-Plateaux sétifiens, né en 1889 à Tocqueville, Ras-El-Oued, pas loin de Sétif et Borj-Bou-Arreridj. Ce dernier détail est d’une importance cruciale pour comprendre la genèse du 8 mai 1945. Ces deux hommes ont fait partie en 1920, à l’échelon directionnel, de la première organisation religieuse fondamentaliste algérienne, anti-française, peu connue, mais dont le rôle sera déterminant, fondé par un Berbère, Omar Smaïl.

1920 ? Pourquoi, 1920 ? Parce que c’est l’année qui suit 1919. Que s’est-il passé, en 1919 ?

C’est le 4 février, de cette année-là qu’ont été publiés dans le journal officiel les décrets d’application d’une nouvelle loi. La loi du 4 février 1919.

Elle reprend les données du sénatus-consulte de Napoléon III du 14 juillet 1865, concernant l’accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française, mais en simplifiant considérablement la procédure d’accession. Il suffira désormais de passer par le bureau d’un juge de paix, de satisfaire à un questionnaire, et la citoyenneté française est octroyée à celui qui la demande. C’est donc une loi de très grande importance qui engage évidemment, mais on l’ignore à cette époque, l’avenir de l’Algérie française, celui de la France, de l’Europe et aussi l’avenir de l’Occident tout entier. Mais le sait-on à cette époque ? Non,  soulignons-le une fois de plus. Car, onze semaines après l’armistice, à la fin à l’imbécile boucherie de 14-18, qui est préoccupé, en France de l’accession ou de la non-accession des musulmans à la citoyenneté française? Personne.

En France on panse les plaies subies par la Patrie et par notre peuple, et surtout on aspire à la paix. Les Arabes d’Algérie ? Ca n’intéresse personne à ce moment-là. En réalité nous nous inscrivons parmi ceux qui considèrent avec conviction, plus encore avec une certitude absolue, et nous le démontrons dans notre nouvelle conférence, que cette loi illustre une astucieuse et savante provocation. Elle a pour but réel de déclencher une réaction en Algérie dans la perspective de voir s’édifier sur cette terre, un appareil de riposte à partir duquel va se structurer progressivement un organe de guerre, dans le but de provoquer l’expulsion de la France d’Algérie.

Dans cette nouvelle optique, Omar Smaïl, un négociant berbère, islamiste convaincu, réunit en 1920 des oulémas, berbères comme lui, dans une toute nouvelle et première association tout à fait légale. C’est-à-dire conforme aux exigences de la loi de 1901 sur les associations, la très célèbre loi de Waldeck-Rousseau. Des oulémas, nous voulons dire des imams, des muftis et des cadis. Ce sont les Cénacles, ainsi s’appelle cette nouvelle association. Dans le cadre de ces Cénacles, en observance des statuts, Omar Smaïl va demander deux choses à ces oulémas, et pas une de plus.

1°/ Imperméabiliser la communauté des croyants à l’égard des effets possibles de la francisation et de l’assimilation. Et il ajoute, contre toute logique : protéger aussi la communauté des croyants contre l’évangélisation ! Comme si le gouvernement de la  IIIème République était préoccupé de la christianisation des Musulmans ! C’est d’autant plus aberrant, en apparence seulement, que les conversions collectives sont interdites par la IIIème République.

Aberrant, en apparence seulement, avons-nous dit. Pourquoi ? Parce que cette illogique et inutile recommandation va permettre à Omar Smaïl et aux oulémas des cénacles, de forger, dès cette époque, l’arme maîtresse de la guerre d’Algérie.

Guerre d’Algérie qui est en train de se mettre en place cette année-là. Une arme révolutionnaire que, plus tard, nos grands spécialistes de la guerre subversive et de la guerre psychologique ignoreront totalement dans leur souci de “chinoiser” à outrance la guerre d’Algérie. Il s’agit tout banalement de l’arme de la malédiction divine. Car ce que veut exprimer Omar Smaïl c’est ceci : « la France veut faire de vous, des citoyens français, mais ce qu’elle prétend en réalité c’est faire de vous des chrétiens et vous subirez en temps voulu les effets de la malédiction divine ». La malédiction divine, voilà la menace brandie contre ceux qui refuseraient de suivre la Révolution algérienne.

2°/ Mais Omar Smaïl demande aux oulémas des cénacles une seconde chose : « il vous appartient dorénavant d’exercer votre action en faisant un usage exclusif de la langue arabe littérale »

Il s’adresse à des oulémas presque tous, Berbères comme lui. Il exige d’eux qu’ils s’expriment en arabe littéral. Mais il sait que cela ne pose aucun problème à ses interlocuteurs, étant donné le niveau culturel exceptionnel des hommes auxquels il s’adresse.

En prenant cette décision il recherche et obtient un double résultat :

- il impose la nouvelle arabité de l’Algérie pour faciliter le combat contre la France, la fameuse « arabité rénovée » sur laquelle nous sommes très peu nombreux à insister.

- il incorpore ainsi ce combat dans les exigences culturelles de la nahdah, dont l’émir libanais Chekib Arslan est le principal animateur, nous le savons déjà.

Cette action des cénacles dure cinq ans et en 1925 il peut se permettre d’aller plus loin. Il fonde une deuxième association : le « nadi at taraqui », « le cercle du progrès ».

Dans cette nouvelle association, il attribue au statut personnel des musulmans d’Algérie une valeur de plate-forme révolutionnaire ultime, sur laquelle la France finira par se casser les dents.

En 1931, enfin, il créée  une troisième et dernière association, au cours de deux cérémonies solennelles :

- la première le 5 mai 1931 : il fonde ce jour-là l’association des oulémas d’Algérie, le conseil supérieur des docteurs de la foi coranique.

- la seconde le 7 mai : il fait élire, à la présidence de l’association Abdelhamid Ben Baddis, mufti de Constantine et à la vice-présidence un autre Berbère des Hauts-Plateaux sétifiens, l’homme de Tocqueville-Ras El Oued, El Bachir El Ibrahimi ou Ibrahim Bachir Cheikh.

Or ces deux Berbères, comme tous les autres de l’association, sont depuis longtemps sous l’influence spirituelle de l’émir Cheikib Arslan, le Druze ennemi de la France depuis 1922, condamné à mort par contumace en 1926, qui a milité ouvertement pour le génocide arménien en 1915, et qui dirige depuis l’étranger le combat islamiste contre la France.

Après la déclaration de guerre (septembre 1939), Ben Baddis est astreint à résidence surveillée dans un camp de concentration français. Il y meurt le 23 avril 1940. El Bachir El Ibrahimi, le vice-président de l’association, l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens, bien qu’assigné à résidence dans la petite ville d’Aflou, près de Tiaret, devient le président “de facto”. Astreint à résidence certes, mais libre de ses mouvements et de ses contacts dans les limites de cette ville.

Pendant le déroulement du conflit mondial, le mufti de Jérusalem, Asmine El Husseïni, rejoint Adolphe Hitler à Berlin. L’émir Chekib Arslan le suit très peu de temps plus tard. Il va participer, par la voix radiophonique allemande, à la préparation d’un soulèvement des musulmans d’AFN. Il est fait prisonnier par les alliés à la fin de la guerre, en même temps qu’Asmine El Husseïni devenu depuis son séjour en Allemagne le grand mufti de Jérusalem. On les “laisse” s’évader et Chekib Arslan donne le signal de l’insurrection le jour de la capitulation effective de l’armée allemande, c’est-à-dire le 7 mai 1945.

Nous avons apporté, par ce parcours très schématique et nécessairement incomplet, une explication au « pourquoi » de la date du 8 mai. Il fallait que l’insurrection se déclenchât alors que l’essentiel de l’armée d’Afrique se trouvait encore en Allemagne, ou répartie dans des centaines de garnisons de France, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Il ne restait dans le Constantinois qu’un effectif de forces militaires classiques extrêmement restreint. Donc le 8 mai, c’était vraiment la date limite favorable à l’insurrection, avant le rapatriement d’effectifs militaires plus conséquents, habitués au combat depuis 1943.

Mais pourquoi cet appel dont le résultat, bien que sanguinaire, fut un fiasco complet, s’est-il révélé efficace sur le territoire des Hauts-Plateaux sétifiens et à Guelma ? Et sur ces territoires seulement ?

Pour deux raisons sur lesquelles d’une part nos accusateurs et d’autre part nos défenseurs, à la combativité ramollie, ne veulent pas insister.

Première raison : le 23 avril 1945 se déroulent dans le Constantinois des manifestations destinées à commémorer d’une façon spectaculaire le cinquième anniversaire de la mort de Ben Baddis, décédé en 1940 dans un camp de concentration français. “Assassiné” par les Français, vont dire les organisateurs de cette commémoration. Et c’est, dans un climat passionnel tout à fait exceptionnel, d’une extrême violence, que va se dérouler cette célébration.

Si l’on ne veut pas connaître et retenir cette phase préalable de l’événement, il est inutile de prétendre à défendre notre peuple pied-noir contre les attaques dont il est l’objet. A plus forte raison, il est impossible, dans l’éventualité de ce comportement, de contre-attaquer sur le drame du 8 mai 1945.

Au cours de ces cérémonies, la haine de la France fut non seulement proclamée mais, surtout elle fut psalmodiée : c’est-à-dire qu’elle fut chantée, modulée en cadence au nom de Dieu, accompagnée du rituel balancement latéral et rythmé de la partie supérieure du corps. La haine connut ainsi, une expression physiologique, sous la forme d’une transe collective ressentie biologiquement par une foule littéralement envoûtée. Les scouts musulmans ont joué un rôle décisif dans la transmission des mots d’ordre et dans la préparation psycho-religieuse de l’action. C’était   le « cantique des cantiques de la haine et du sang ».

Deuxième raison : tout cela se déroulait sur la  terre de l’exécuteur en chef, le cheikh El Bachir El Ibrahimi, né à Tocqueville-Ras El Oued, président en fonction à cette époque de l’association des oulémas. C’est-à-dire qu’en lui s’illustrait le père spirituel et militaire de la révolte. “qatlan ensara”, « tuez » les chrétiens, voilà le cri de guerre psalmodié en cadence.

Le jour de la manifestation du 8 mai 1945, autorisée par le gouverneur général Chataigneau dans toute l’Algérie bien qu’il fût informé par son bureau militaire du déclenchement d’une insurrection le jour même de la capitulation allemande, tout était prévu pour, qu’au premier incident, quel qu’il fût, se déclenchât le massacre.

Un massacre non pas localisé dans la ville de Sétif, mais répandu sur le territoire des Hauts-Plateaux avec une extension à Guelma. Pour les déclencheurs, une généralisation à l’ensemble du territoire était espérée.

Nous avons dit qu’El Bachir El Ibrahimi était à Aflou. Mais il y résidait librement. De la même manière que Messali Hadj était assigné à résidence à Revel-Chelala à l’ouest d’Alger. Il ne porte aucune responsabilité personnelle dans le déclenchement de l’émeute. Au contraire, à Aflou, le président de l’association des oulémas recevait des messagers et transmettait depuis la fin avril les consignes émanant de l’émir Chekib Arslan, soutenu lui-même par Asmine El Husseïni, qui depuis son ralliement  à Hitler était devenu le Grand Mufti de Jérusalem. Prisonnier des alliés depuis quelques semaines il s’est évadé. Il se rend à Genève et sera plus tard remis aux autorités françaises. Après un séjour confortable au château de Rambouillet il s’évadera une fois de plus pour rejoindre d’autres sites plus accueillants dans le but de continuer son combat contre les Juifs et contre la France, car pour lui c’est le même combat. Beaucoup plus tard, en octobre 1962, il assistera à Alger aux cérémonies commémoratives du 45ème anniversaire de la révolution bolchévique et on le photographiera en train de serrer la main de l’ambassadeur soviétique. De Hitler aux soviets il y avait un petit pas à franchir et ce pas passait par Sétif, les Hauts-Plateaux, par nos concitoyennes violées et massacrées, nos frères écharpés, tout cela sous l’indulgence béate des ennemis de l’Algérie française d’hier et d’aujourd’hui.

Le début des massacres de Sétif, des Hauts-Plateaux et de Guelma fut d’une atrocité obscène. En quelques heures, sur tout ce territoire des hommes furent littéralement lynchés par dizaines, des enfants tués et disons-le une fois de plus des femmes violées collectivement avant d’être éventrées et d’avoir les seins coupés.

Le « fait de tuer » avait été sublimé, en quelque sorte « consacré », par les incantations et les psalmodies des jours précédents. C’est-à-dire pendant la période du 23 avril au 8 mai 1945 et les quelques jours qui ont suivi.

C’est au nom de Dieu que l’on a voulu humilier les Français d’Algérie de toutes confessions, comme si l’on avait voulu projeter une malédiction sur un peuple de Français d’Algérie qui, depuis toujours, avait établi d’excellentes relations avec les Berbères. Et je fais partie de ceux qui attribuent aux malheureuses femmes violées le rang de saintes martyres de notre terre.

Aucune justification sociale, économique ou tout banalement humaine ne pouvait être invoquée. C’était encore une époque coloniale certes, mais tout à fait légitime et légale, au cours de laquelle les relations entre les peuples étaient déterminées par des règles différentes des règles modernes, qui ont vu le jour par la suite. Règles imposées par la logique et par la raison. Et auxquelles nous avons adhéré.

Mais rien ne justifiait une fureur animale de cette envergure. En particulier on ne pouvait invoquer « la faim ». Car il s’agissait de terres à blé et les populations qui y vivaient étaient les mieux nourries d’Algérie. C’est au nom de Dieu, au cri de jihad que fut déclenché le massacre de notre peuple français. Le génocide amorcé des Français avait été l’expression choisie de la foi en Dieu.

Il fallait arrêter le massacre. Donc il a fallu riposter. La riposte fut terrible. Oui. C’est vrai. 4 000 morts, chiffre le plus vraisemblable. Et heureusement. Pour être efficace elle se devait d’être violente, cruelle même, en tout cas spectaculaire. Car en quelques heures il était devenu nécessaire de se comporter en égorgeurs pour ne pas être égorgés ! Au diable la timidité, les fausses pudeurs, la lâcheté et les manifestations méprisables de pitié a posteriori. Le moment était une terrible tragédie.

Il fallait la réduire à sa plus faible durée. Il fallait survivre d’abord, ensuite protéger la vie de nos concitoyens menacés de mort, de lynchage, de dépeçage et de viols.

Une question, la dernière, doit être posée. Qui est responsable de l’explosion de l’islamisme fondamentaliste en Algérie française ? Qui est responsable de l’intronisation, c’est-à-dire de la consécration laïque de l’association intégriste des oulémas dont le rôle fut déterminant dans cette émeute ? Dans ces horreurs ?

C’est le général De Gaulle lui-même qui, en 1943, en tant que Président du CFLN (Comité Français de Libération Nationale) depuis le mois d’août de cette année-là, autorise plus tard Ferhat Abbas à déposer les statuts de son nouveau parti l’AML. C’est-à-dire l’Association du Manifeste de la Liberté. Statuts rejetés par le général Giraud au printemps 1943.

Il officialisera ainsi cette organisation révolutionnaire née de la réunion tactique de quatre partis politiques :

1° - le PCA (Parti Communiste Algérien),

2° - le PPA (Pari du Peuple Algérien),

3° - le premier parti de Ferhat Abbas, “le manifeste algérien de la Liberté,

4° - enfin l’association des oulémas, qui existe depuis le 5 mai 1931 et qui en 1943 est présidée par El Bachir El Ibrahimi, l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens depuis la mort de Ben Baddis le 23 avril 1940. Il transmettra l’ordre du Jihad qui aboutira au drame du 8 mai 1945.

Dans la continuité de son action El Bachir el Ibrahimi, le jour de la Toussaint Rouge, c’est-à-dire le 1er novembre 1954, dont je ne veux pas évoquer ici la manière indigente dont le 50ème anniversaire a été évoqué par nos médias et nos associations en 2004, El Bachir El Ibrahimi donc, réfugié au  Caire depuis 1952, proclame ce jour-là que le combat est engagé pour « le triomphe de l’arabisme et de l’Islam ».

Il définit ainsi à cette occasion, pour ceux qui sont capables de comprendre, la projection extra-africaine de la Révolution algérienne.

Aujourd’hui encore cette proclamation définit l’identité de cette nouvelle révolution qui se développe progressivement au niveau des trois sites géopolitiques qui nous intéressent, parce qu’ils sont prioritaires : la France, l’Europe et l’Occident.

Pour le « triomphe de l’arabisme et de l’Islam », voilà la nouvelle formulation de l’actuelle  Révolution Mondiale.

En Algérie, en 1945, nous étions encore en situation de riposter. Protéger notre peuple partout, c’était difficile. Mais en toutes circonstances nous étions en mesure de punir les agresseurs, ceux qui osaient lyncher nos anciens et violer nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Par la suite le pouvoir capitulard s’emploiera à nous priver des moyens de riposter. La dernière riposte, traduction de la vigueur de notre peuple, s’est illustrée à Philippeville le 20 août 1955. Après le massacre odieux de Français sans défense la punition fut rapide, terrible et collective.

Puis revint le général De Gaulle qui s’emploiera à nous amputer des moyens de riposte, soumettant ainsi notre peuple à la violence libérée des ennemis de la France, de l’Europe et de l’Occident.

Privés de moyens de nous défendre nous subirons l’assassinat collectif du 26 mars 1962 à Alger, les massacres d’Oran du 5 juillet 1962, les enlèvements de nos concitoyens.

Nous ne pouvions plus nous défendre, car nous étions désarmés et abandonnés de nos concitoyens de la métropole, qui ont envisagé notre génocide avec une quiétude… surprenante. Il fallait partir d’une terre qui avait changé d’identité.

Je prends acte de la mort de l’Algérie française et je n’éprouve aucune envie de la retrouver dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Mais la vérité doit être enseignée. C’est notre combat.

Fin

Ce texte a été publié dans un numéro spécial du « Pieds-noirs d’Hier et d’Aujourd’hui » n° 173 – Avril 2009

Références de l’Auteur : « l’Islamisme dans la guerre d’Algérie » du docteur Jean-Claude PEREZ - publié en 2004 par Dualpha-Diffusion - B. P 58 - 77522 COULOMMIERS CEDEX - Tél./Fax : 01 64 65 50 23.

« ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES » chez le même éditeur : 39 € + 6 € de port.

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12 mai 2009

J-C - L'ISLAM ET LE CHRISTIANISME

transmis ce jour par José Castano. 

Mise au point

Mon précédent article sur « L’Islam et le christianisme » m’a valu beaucoup de commentaires… Nombreux sont ceux qui ont été révoltés par ces images barbares de décapitations venues d’un autre âge. Cependant, dans notre douce France portée sur « l’auto flagellation », on a tendance à plaindre davantage les coupables que les victimes. C’est ainsi que certaines « âmes sensibles » m’ont reproché d’en faire état et prétendent « qu’il ne faut pas diffuser ces images ». A les en croire, il faudrait donc se voiler la face et ne rien dire. C’est parce que les Français « se sont voilés la face et se sont tus » durant la guerre d’Algérie face à des scènes identiques que la terreur –notamment dans le bled- s’est répandue et que la victoire du FLN a été possible. Le réflexe ne fut pas, alors, l’indignation devant la sauvagerie du crime, mais la compassion envers les assassins à qui l’on trouvait toujours une excuse à leurs actes « désespérés ». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ceux qui, aujourd’hui, préconisent le silence sont coupables et complices de ces crimes et deviennent à leur tour des assassins en puissance. France ! Réveille-toi avant qu’il ne soit trop tard !

Pour avoir une notion de cette barbarie ambiante, aller sur « Google » et tapez « Lapidations ». Vous serez édifiés…

Document transmis par José Castano.

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Allah akbar !…

       Le visionnage des différentes vidéos qui ont circulé sur le net : jeune fille lapidée en Algérie ; hommes brûlés vifs et décapitations commises par le hamas en Palestine… nous ont soulevé le cœur et ce qui attise notre écoeurement et notre colère, c’est que ces crimes sont régulièrement commis au nom de Dieu. Lors de ces actes barbares venus d’un autre âge, un seul cri dominait : « Allah akbar »… « Dieu est grand »… ce qui m’a inspiré l’analyse suivante :

L’ISLAM ET LE CHRISTIANISME

         L’Islam et le Christianisme sont deux religions monothéistes, c’est-à-dire dont la doctrine n’admet qu’un seul Dieu. De plus, leurs racines sont communes. Ils ont le même tronc spirituel et dogmatique et se réfèrent au même Livre révélé : (X.94) « Si tu es dans le doute sur ce qui t’a envoyé d’En-Haut (Le Coran) interroge ceux qui lisent les Ecritures envoyées avant lui. La vérité t’est venue de ton Seigneur ; ne sois donc pas du nombre de ceux qui doutent ».

         Cependant, Mahomet ne reconnaît qu’un seul Dieu personnel, sans associé, à la fois immanent et transcendant ; il se distingue ainsi du christianisme, qu’il considère comme polythéiste, à cause de la Trinité. L’Islam n’est pas seulement une religion ; c’est aussi une loi, dont la source est le Coran, et qui règle tout le comportement du musulman. La Tradition ou Sunna est un ensemble de récits (hadîth) notés au VIIIe et IXe siècles, qui rapportent les paroles et les actes du Prophète et de ses adeptes avec minutie et maintes variations et contradictions. Elle doit servir à guider le fidèle qui doit prendre pour norme la conduite du Prophète.

         La valeur essentielle de l’Islam est sa foi en un Dieu unique, avec l’attitude religieuse qui correspond à cette foi, attitude d’adoration, de soumission résignée, de confiance en la Providence : c’est là son côté positif. Cette base est réellement commune avec le christianisme. Mais c’est du caractère partiel de sa notion de Dieu que viennent les déficiences de l’Islam, ses différences avec le christianisme dont il dit être l’achèvement ; Foi, Espérance et Charité sont des valeurs communes aux deux religions ; mais si, pour le chrétien, la charité est la principale, pratiquée pour l’amour de Dieu et d’autrui, pour le musulman, c’est la foi qui est la primordiale. Le Christianisme affirme la transcendance de Dieu comme une transcendance d’Amour, alors que l’Islam a tendance à croire que la plénitude de Dieu serait amoindrie par un amour réciproque plus intime entre Dieu et les hommes ; l’Islam a le sentiment écrasant de la majesté de Dieu, et pourtant cet amour est loin d’être exclu.

         Cependant on ne saurait demeurer indifférent à cette extraordinaire somme de contradictions, incluses dans le Coran, et sur lesquelles se sont usées au cours des siècles les forces de tous les théologiens obsédés par le chimérique espoir de réconcilier un jour les trois religions monothéistes. Ainsi est-on choqué par les tolérances du Coran sur certains points et par son paradis voluptueux. La loi de Jésus est généreuse ; elle ordonne le pardon, l’oubli de soi, le sacrifice, tandis que la loi de Mahomet prescrit le talion dans la vie sociale, et néglige les commandements suprêmes : « Tu travailleras ; tu ne tueras point. » Or le verset de la condamnation indique clairement que « Les chrétiens, les juifs et les idolâtres seront jetés dans les brasiers. Ils sont les plus pervers des hommes ». Et c’est encore dans les textes que l’on trouve cet encouragement au djihad (la guerre sainte) : (IX, 124) « O croyants, combattez les infidèles qui vous avoisinent, qu’ils trouvent toujours en vous un rude accueil. Sachez que Dieu est avec vous et avec ceux qui le craignent ».

… « Nous intervenons dans les pays infidèles pour en diminuer l’étendue » (13,41)

… « Ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts » (47,35)

         Pour expliquer la barbarie de ce peuple, on a dit qu’il y avait une relation entre la force physique de l’individu, « vif et dur à la peine, ne mourant que de vieillesse » et son état intellectuel beaucoup moins avancé. Il ne semble pas nécessaire de faire intervenir l’hypothèse d’une infériorité originelle raciale, l’explication la plus plausible et la plus simple étant que des millénaires de barbarie ne peuvent pas manquer d’avoir modelé les races et que, perdues dans cet univers de la terreur, elles se sont exterminées tout au long des temps historiques comme des fauves au fond d’une fosse.

Il semblerait en premier ressort que cette barbarie soit due au fanatisme religieux qui hante l’âme de chaque musulman. Ainsi, tous les chefs qui se sont succédés à la tête des expéditions guerrières ont toujours affirmé qu’ils étaient inspirés par Allah, et pour fanatiser leurs hommes, il leur suffisait tout simplement de prêcher la guerre sainte…

         Pour l’Islam, le monde n’est divisé qu’en deux territoires : le territoire de l’Islam (« dar el-islam ») et le territoire de la guerre (« dar el-harb »), c’est-à-dire le territoire non musulman, où la guerre doit être portée. Les intentions de l’Islam, de tout l’Islam, sont claires : l’ordre islamique doit régner partout par le Djihad, la « guerre sainte ». Tous les jours les déclarations de responsables musulmans le confirment.

         La « conversion par le sabre », la possibilité du recours à la « guerre sainte », à la force pour répandre la foi, même s’il y a été le plus souvent fait appel contre des hérétiques musulmans, est contraire au message de paix du Christianisme. Ce germe de révolte, entache gravement l’idéal élevé de cette religion. Le résultat est d’ailleurs loin d’être probant pour la valeur, l’unité de la foi musulmane elle-même : d’abord car les populations étrangères pliées sous le joug des envahisseurs arabes affectent de se convertir par opportunisme, passivité, crainte, donc risquent de manquer de profondeur dans la vraie foi ; ensuite car le recours à la « guerre sainte » risque de devenir une arme politique dans les mains d’aventuriers, de candidats dictateurs parfois désislamisés, ou d’impérialistes étrangers parvenant à convaincre les musulmans de leur identité de vue avec eux (durant la guerre d’Algérie, par exemple). C’est d’ailleurs l’usage qu’a fait de l’Islam la classe dirigeante du peuple arabe nomade d’Arabie aux rudes instincts, au lieu de s’améliorer comme le voulait Mahomet.

         A l’opposé de cette doctrine philosophique et religieuse, le Christianisme appelle ses fidèles à mettre en pratique dans leurs actes les principes élevés qu’il leur enseigne ; mais il ne prêche pas la révolution contre des gouvernements non-chrétiens, seulement il interdit d’obéir à un ordre contraire aux commandements de Dieu (assassiner).

         De barbarie en barbarie on a, par conséquent, laissé aux arabes qu’une pseudo-religion sans dogmatique et sans morale, avec quelques pratiques extérieures qui ne touchent pas la conscience. Par la suite, les théologiens de l’Islam, qui ne sont au fond que des juristes et des casuistes, ne sont jamais montés jusqu’à la notion de la loi morale, expression de la volonté divine pour la conduite de la vie humaine sur terre. Ils ont ainsi fait perdre à tous les sectateurs du « Prophète » le sens du péché, de la faute morale. Il n’y a que des fautes légales qu’on efface par une formule et, dans les plus grands crimes, par la profession de foi : « Allah akbar ! ». On a supprimé la conscience. Jamais on n’a enseigné aux enfants, au nom de Dieu, comme étant un commandement divin, nos devoirs envers lui. Jamais on ne leur a dit, sous forme d’ordre divin : « Tu ne mentiras pas, tu ne voleras pas, tu ne tueras pas… »

         Voilà pourquoi nous voyons ici et là commettre tous ces crimes chaque jour avec une férocité inouïe sans que jamais ces âmes éprouvent une inquiétude. Les pires criminels ne perdent même pas l’estime de leurs coreligionnaires. L’Islam, comme les pharisiens, repousse les idoles, mais il a respecté le paganisme avec ses hideurs morales et ses superstitions. Il a gardé l’esclavage, ce qui, en dehors de son caractère odieux d’injure à la dignité humaine, a entraîné le mépris du travail, surtout du travail de la terre qui est le plus pénible, ce qui explique l’état désertique des terres païennes, l’immense misère de tous ces pays, les famines qui les ravagent, l’ignorance totale de tant de millions d’hommes. Heureusement, pour bon nombre de pays islamiques, il y a le pétrole, vecteur de richesse !…

Païen encore le mépris de la femme, déchue de sa dignité humaine et devenue pur instrument de plaisir : Esclavage, enfance dominée, mariages forcés, lapidations, enfermement à vie, humiliations, soumission, exclusion... La liste est longue, tout aussi longue que les interdits qui pèsent, aujourd’hui dans le monde, sur des millions de femmes dépourvues de tout droit.

         Par la prédestination absolue, l’homme, privé de toute liberté, n’est plus que le jouet d’un destin rigide. Tout est écrit : l’homme n’a plus qu’à s’abandonner à l’immobilité et à l’inertie. Ainsi, sous l’empire de cette croyance funeste, les musulmans sont devenus incapables de toute prévoyance, de toute activité et de tout progrès ; ils s’inclinent sous le fatalisme qui les écrase. S’ils sortent de leur léthargie, c’est lorsque la voix du fanatisme les appelle à la guerre sainte et à l’extermination des « infidèles ».

Religion facile évidemment que l’Islam puisqu’elle n’impose à ses adhérents aucune contrainte morale. Et soyons bien sûrs que cette facilité lui vient de sa vaste et rapide diffusion avec l’attachement que lui gardent les mahométans. Mais comment peut-il se trouver des hommes politiques, des catholiques instruits, des prêtres et des évêques qui en parlent comme d’une religion respectable, qu’on met sur le même pied que le christianisme parce qu’il est monothéiste ? Quelle aberration et quelle sottise !

Et la plus belle des conclusions nous vient de Chateaubriand : « Il a fallu que le Christianisme vînt chasser ce peuple de fauves, de satyres et de nymphes, pour rendre aux grottes leur silence et aux bois leur rêverie. »

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         Quand la barbarie n’a pas de limite… Cela s’était déjà produit en Algérie entre 1954 et 1962 et il s’est toujours trouvé, en France, de vertueux personnages pour justifier de telles horreurs

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

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3 mai 2009

SURVOL D'ORANIE

          Voici quelques photographies transmises par Pierre Jarrige né à Burdeau département de Tiaret et pilote de Cessna L-19 qui est d’ailleurs preneur de tous les documents et photos sur ce sujet. Je remercie Pierre de m’avoir donné l'autorisation de diffuser ces magnifiques photos qui nous font connaître un peu plus l'histoire de notre pays.

 

          Vous pouvez également visiter son site internet très bien documenté.

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SITE DE PIERRE JARRIGE.

RETOUR PHOTOS A.F.N.

30 avril 2009

CARTES POSTALES 1901-1902

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Retour photos

18 avril 2009

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Quelques photos de l'exposition du 25 avril 2009

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La commission Pédagogique du CLAN R, la Maison du Rapatrié, le Centre Culturel des Rapatriés de l'Isère, organisent avec le concours de la Fédération d’Anciens Combattants et le Cercle Algérianiste de Toulouse, une exposition ayant pour thème "L’Algérie pendant sa période française" et, particulièrement, la période de 1954 à 1962.

Cette exposition dont le titre initial est "13 MAI 1958 - 13 MAI 2008" conçue par Louis Metert et réalisée par Guy Abetinot, Georges Botella et Georges Vento aura lieu les :

24 et 25 Avril 2009 Hall de la salle du SIVOM 31350 Boulogne sur Gesse.

L’exposition se présentera sous la forme de panneaux, les articles publiés dans la presse française de toutes opinions durant cette période.

Elle est ouverte à tous les publics et l’entrée est gratuite

La journée du vendredi 24 avril est prioritairement réservée aux élèves des établissements scolaires, écoles, collèges et lycées de 9H à 19H.

Des membres de la Commission Pédagogique seront disponibles, en permanence, pour dispenser aux visiteurs toutes les informations nécessaires à la meilleure compréhension des textes et des images.

Ils seront soutenus par des adhérents de L’Union Nationale des Combattants, qui apporteront leurs témoignages sur les évènements qu’ils ont personnellement vécus pendant la période 1954-1962.

Le Samedi 25 Avril 2009

Salle de projection du SIVOM, à partir de 13H

Présentation gratuite du film de Jean-Pierre LLEDO

"Algérie, histoires à ne pas dire"

Durée du film 2h40

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13 avril 2009

ARCHIVES VIDEOS - ORAN AVANT 1962

 

 

         VIDEOS D'ARCHIVES

A tous ceux qui ont aimé ce pays et particulièrement ORAN avant 1962, parce qu'ils y sont nés ou parce qu'ils y ont combattus pour que notre terre reste à la France.
A tous ceux qui nient les bienfaits de la colonisation et  qui voudraient faire croire que nous avons laissé un pays moribond.
Rappelez-vous comme il était beau notre pays, comme elle était belle notre Algérie, et combien la ville d’Oran nous manque.

I) ORAN LES PLAGES.

II) SURVOL DE LA VILLE - PORT DE PECHE.

 

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11 avril 2009

BON DE COMMANDE COMMANDO GEORGES

11 avril 2009

ARMAND BENESIS DE ROTROU

Il est indispensable de continuer la lutte pour la vérité, sachant que plus nous serons convaincants, plus ils mentiront.

Soyons donc philosophes et patients. Pour ma part, je fais ce que je peux avec mes écrits.

Salut et fraternité !

Armand Bénésis de Rotrou

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Lieutenant-colonel (e.r.) Armand Bénésis de Rotrou

COMMANDO «GEORGES» ET L’ALGÉRIE D’APRÈS

Préface du général Maurice Faivre

COLLECTION « VÉRITÉS POUR L’HISTOIRE » DIRIGÉE PAR PHILIPPE RANDA

Légion étrangère - Harkis - OAS (Algérie 1956-1968)

          Jeune officier ayant servi dans des unités de quadrillage et de harkis comportant de nombreux rebelles ralliés, l’auteur a vécu la guerre et l’après indépendance au sein d’une population autochtone qu’il a bien connue et à laquelle il s’est profondément attaché. Gardant en lui une blessure jamais refermée à ce jour au souvenir de ses frères d’armes de toutes origines tombés au combat ou exterminés, il témoigne de cette guerre gagnée sur le terrain et dans la conquête des âmes, mais perdue politiquement. Il atteste, vérité mal connue, que la France aurait pu quitter l’Algérie la tête haute, en léguant un pays prospère et ami à ses habitants…

          Né en 1932 au sein d’une famille d’officiers, le lieutenant-colonel Armand Bénésis de Rotrou arrive en Algérie au début de 1956 comme jeune officier et participe aux opérations à la tête d’une section de combat, puis d’une unité de harkis. En 1959, il devient officier adjoint au célèbre commando « Georges ». Après 1962, il est affecté à la Légion étrangère dans les rangs de laquelle il sert en Algérie et au Sahara désormais indépendants et participe à la campagne du Tchad en 1969.

          En 1983, il quitte l’armée sur sa demande et poursuit une deuxième carrière civile à l’étranger. Deux fois blessé et titulaire de six citations, le lieutenant-colonel Bénésis de Rotrou est commandeur de la Légion d’honneur.

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Couverture

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458 pages, 38 e ISBN 978-2-35374-112-6

Bon de commande a imprimer.

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11 avril 2009

ORAN 5 JUILLET 1962 ET LA DESINFORMATION

L’ULTIME COMBAT DE L’OAS OU LE COMBLE DE L’IGNOMINIE

Document transmis par J. F. Paya

Dossier Oran  5 Juillet 62 Le comble de l’ignominie

                Chers compatriotes je pense que j'ai prouvé" par mon enquête partie du"terrain" et non des archives tronquées où vides de Vincennes/ que la provocation de départ venait bien d'un complot ALN extérieure qui voulait prendre le pouvoir en Algérie /J'attend toujours qu'on me démontre le contraire ! D’autres sites amis/ dont vous/ ont publiés certaines archives (rares mais il y en a de fonds privés) à la disposition de tous. Certains ont voulu nous mettre cette monstruosité sur le dos /voir l'article du"quotidien d'Oran" que  je viens de découvrir /qui en plus décrit un massacre de musulmans le 5 Juillet !

          Le comble de l'ignominie est atteint

Merci pour votre soutien  Bien cordialement  Jean-François Paya                                   

L’article FLN:

Le 5 juillet 1962 : l'ultime combat de l'OAS

Juillet 05,2007 00:00 Par : Ait Benali Boubekeur


Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) a décidé de célébrer la fin du joug colonial, dans tout le territoire algérien, le 5 juillet 1962. Cette date a été choisie effectivement de façon symbolique pour boucler 132 ans de domination française. Et pourtant le vote s'est déroulé le 1er juillet 1962 où la participation a été remarquablement élevée. En effet, pour sortir définitivement du giron colonial, les Algériens ont voté oui à 91,23% par rapport aux inscrits et 99,72% par rapport aux votants. Le général De Gaulle a reconnu officiellement l'indépendance de l'Algérie le 3 juillet.

Le 5 juillet, comme prévu, la fête s'est déroulée dans l'allégresse partout en Algérie hormis la ville d'Oran. Ce qui a terni, en effet, cette journée c'étaient les événements survenus à Oran où l'organisation de l'armée secrète (OAS) a décidé de marquer cette journée par une ultime fusillade, sans doute de trop. Par conséquent les Oranais ont assisté à une journée cauchemardesque contrairement à leurs concitoyens qui ont manifesté leur exaltation pour la fin de l'occupation dans l'hilarité, et ce, à travers les quatre coins du pays.

Pour apporter quelques éléments pouvant aider à comprendre ce qui s'est passé ce jour-là, un bref retour en arrière est primordial. En effet, plusieurs hypothèses ont été avancées par les historiens des deux rives de la Méditerranée pour illustrer cette affaire. Celle qui semble correspondre au contexte de l'époque est celle de B.Stora, car elle résume l'état d'esprit des pieds-noirs à la veille de l'indépendance algérienne, il écrit à ce propos : « il semble impensable à la majorité de la population européenne de quitter leur pays natal, de concevoir une indépendance sous l'égide du FLN «. L'OAS n'a pas lésiné sur les moyens, aidée en cela par les pieds-noirs, pour parvenir à ses objectifs, notamment le regroupement de la population européenne dans une plate forme territoriale. L'idée en tout cas n'était pas née ex nihilo mais lors de la conférence de presse du général de Gaulle du 11 avril 1961 où la partition a été évoquée. Selon Xavier Yacono : « pour la première fois, de Gaulle élevait, de façon ferme, la menace de regroupement des populations qui resteraient fidèle à la France «.

La majorité des pieds-noirs avait par ailleurs la détermination inébranlable de livrer le combat jusqu'à l'ultime moment pour sauver l'Algérie française, notamment dans les grandes métropoles telles que Alger et plus spécifiquement Oran.

La violence des ultras avait franchi maintes fois le rubican lors des derniers mois de la présence française a été sans doute déterminante lors de la célébration de l'indépendance. L'historienne Michèle Villanueva n'essaye-t-elle pas d'expliquer l'événement en disant : « le 5 juillet ne serait-il pas le contrecoup des mois terribles que la population algérienne venait de vivre ? ».

Cependant, depuis les accords du cessez-le-feu, l'OAS n'a pas cessé de perpétrer des attentats dans le but de rééditer le basculement de l'armée française en sa faveur comme ce fut le cas le 13 mai 1958. A cet effet, la ville d'Oran a été considérée, par les ultras, la plus à même de relever ce défi. La raison invoquée était qu'Oran, par le nombre d'habitants français majoritaires dans la ville, il était plus facile d'atteindre l'objectif consistant à retourner le rapport de forces en leur faveur dans un délai succinct. Le général commandant la région oranaise, Joseph Katz, estime que l'OAS par sa politique de terre brûlée, ses assassinats, aurait pu déclencher une riposte des Algériens, obligeant les troupes françaises à intervenir pour protéger les Européens, et empêchant la mise en application sur le terrain du cessez-le-feu. Bien que le général Katz soit considéré l'ennemi numéro un des pieds-noirs, il n'en demeure pas moins qu'il était le plus dur dans le combat qui l'opposait aux Algériens, au début de la révolution, avant qu'il soit rappelé en France en 1958 pour ne pas avoir soutenu les événements du 13 mai. Il a expliqué dans son livre le plan qu'il avait mis en place, en 1957, pour en finir rapidement avec la rébellion algérienne le plus tôt possible. Il a proposé ensuite au général Salan (chef des armées à ce moment-là) d'étendre ce plan anti-guérilla pour, dit-il, écraser ceux qui voulaient bouter les Français d'Algérie. En revanche, dans ses fonctions du maintien de l'ordre à Oran face aux éléments de l'OAS, il a toujours recommandé à ses officiers de mener leur mission d'une façon diamétralement opposée à celle qu'ils avaient déjà employées jusque-là. Il l'avoue implicitement quand il écrit : « si nous faisions ce qui nous est imputé, l'ordre serait rétabli en 48 heures à Oran. N'ayant pas en face de nous des ennemis, mais des Français trompés et abusés, nous ne pouvons, nous ne voulons régler les problèmes par la force des armes ».

Cependant, à partir du cessez-le-feu, et profitant de l'étau desserré, les quartiers européens étaient difficilement contrôlables par l'armée française qui ne voulait pas verser le sang français. De l'autre côté, l'ALN ne trouvait aucun mal à contrôler les siens suivant l'engagement d'arrêt des combats qu'elle a signé. Cette situation a créé un climat de violence inouïe des ultras. Du coup, les Algériens vivaient continûment sous l'épée de Damoclès des exactions de ceux-là.

Le responsable de la sécurité de la ville, le général Katz, admet que les bévues des ultras allaient crescendo du cessez-le-feu jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. Il affirme que : « d'innocentes victimes continuent à tomber dans la proportion d'un Européen pour cent Arabes ; parmi les victimes nombre de femmes et d'enfants «. Néanmoins, ce chiffre n'est apparemment pas partagé par d'autres historiens à l'instar de B.Stora qui affirme qu'au mois de mai, à Oran, « quotidiennement, de 10 à 50 Algériens sont abattus par l' OAS. Certains musulmans quittent Oran pour rejoindre leurs familles dans les villages ou villes n'ayant pas une forte population européenne «. Quant à ceux qui étaient contraints de rester, la violence à laquelle ils étaient exposés n'épargnait ni femme, ni enfant. En parlant des Algériennes qui servaient dans les familles françaises comme Fatmas, le général Katz , confirme que celles qui osaient se rendre dans les quartiers européens le payaient de leur vie. Ainsi, ajoute-t-il « nombre d'entre elles n'en reviennent plus. On trouve leurs cadavres allongés au bord des trottoirs «. Le 15 mai, le chiffre de 15 femmes abattues a été enregistré pour la seule ville d'Oran.

Dans la dernière ligne droite pour parvenir à l'indépendance, le FLN a essayé tant bien que mal de retenir les Algériens qui voulaient venger les leurs. La difficulté était immense car il s'agissait de convaincre les gens de supporter les violences quotidiennes des ultras.

En fait, à des obus de mortier qui tombaient sur les quartiers algériens, où pour la seule journée du 26 mai, l'OAS a causé plus de 30 morts et une centaine de blessés, le FLN a organisé, selon Jean Monneret, des rapts en fonction d'un objectif simple : combattre l'OAS. D'ailleurs, le proverbe français ne dit-il pas que : « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise ».

Quant à d'autres bévues commises par d'autres Algériens, à vrai dire ceux que l'on nomme les maquisards de la vingt cinquième heure, le Général Katz l'explique comme suit : « Depuis le cessez-le-feu 126 FSNA(français de souche nord- africaine) ont déserté leurs unités en emportant armes et bagages. Ce qui est plus grave, c'est qu'ils ne rejoignent pas tous l'ALN et beaucoup vont grossir les bandes incontrôlables qui se livrent à des exactions de toutes sortes ».

Au fur et à mesure que la date du référendum approchait, et que les chances du basculement de l'armée en faveur de l'OAS s'amenuisaient, les ultras n'avaient qu'une chose en tête : casser l'économie algérienne. Au cours des différentes émissions radio pirates de l'OAS, la consigne de tout détruire était maintes fois donnée : « s'il faut quitter l'Algérie on la laissera dans l'état où les premiers colons l'ont trouvée en 1830 ». Jusqu' à la fin du mois de juin la destruction de toutes les infrastructures a été poursuivie avec le plus grand acharnement. En fait, tout ce qui est nécessaire et vital pour le pays : bâtiments et édifices publics, installations industrielles et portuaires et réseaux de communication.

Le 22 juin, par exemple, c'était au tour du palais de justice que les commandos OAS ont remis le feu après qu'il a résisté aux flammes la première fois. Dans la soirée c'était l'Hôtel de ville qui a été la proie des flammes. Même la bibliothèque n'a pas échappé au feu. La journée du 24 juin a battu tous les records selon le général Katz : « De tous les quartiers jaillissent des panaches de fumée et des flammes, prélude à l'explosion des réservoirs de mazout du port qui, le lendemain, plongera la ville dans une semi obscurité ».

Enfin, malgré le calme relatif observé les deux derniers jours du mois de juin suite à la création d'un comité de réconciliation, personne ne croyait, en son for intérieur, à un apaisement définitif de la situation vécue les mois précédents. C'est ainsi que le capitaine de l'ALN, Djelloul Nemmiche dit Bakhti a interdit, le 2 juillet, toute manifestation dans le centre ville avant le 5 juillet afin que les conditions soient réunies et que la fête se déroule sans anicroche.

Dès les premières heures de la matinée du 5 juillet, les Algériens se sont donnés rendez-vous pour manifester dans l'allégresse l'indépendance durement acquise. Aux environs de midi, des coups de feu sont tirés sur des Algériens qui voulaient hisser le drapeau algérien à la place d'armes. Cette fusillade a été sans doute celle de trop car la riposte ne s'est pas fait attendre non plus. Le bilan de la journée est lourd en vie humaine. En effet, pour brève qu'ait été la riposte( environ 30 minutes d'après le général Katz) à laquelle a participé des ATO (auxiliaires temporaires occasionnels) et même des civils algériens, le nombre de morts était tout de même important. Il y avait 25 morts parmi les Français (46 selon Fouad Soufi) et plus de 80 Algériens. Ainsi la colonisation s'est achevée comme elle avait commencé en 1830, c'est-à-dire dans le sang.

Sources:

Joseph Katz: «Honneur d'un général».

Xavier Yacono: «De Gaulle et le FLN».

Fouad Soufi: «La guerre d'Algérie dans la mémoire et l'imaginaire».

Le Nouvel Observateur: février-mars 2002.

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962 

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10 avril 2009

CORRESPONDANCE AU SUJET DU JOURNAL DU PERE DELAPARRE

Document transmis par J. F. Paya

Correspondance suite au journal du père Delaparre en

Algérie 1961-1962

Sujet : Fw: Bruno Etienne et de Laparre.

JF. P:

Familles de disparus du 5 Juillet (Viviane ; Jo ) et les autres j'ai besoin de votre avis sur ces éléments et sur le texte du RP Delappare  à rajouter aux dossiers "preuves" qui sont sur Google ("jean François paya")  cela conditionnera la suite des recherches qui se poursuivent aujourd’hui en Algérie via certains contacts réactivés NB j"ai expédié le dossier à J Monneret je suis prêt à collaborer avec toutes les bonnes volontés quelques soient les origines ; les opinions et les divergences

Bien cordialement  JF. P

Viviane:

Bonsoir Jean François 

        J’ai pris connaissance de votre message seulement ce matin, mon ordinateur était en panne. Sur le témoignage du Prêtre, je relève que le 5 Juillet à 11 h, il a fait un tour en ville et que tout était tranquille, je pense qu’il se trompe sur l’horaire et qu’il s’agit de 10 heures et non 11 heures, c’est l’heure ou tout a basculé au centre ville, je me trouvais Bd Seguin, la foule était surexcitée et les coups de feu ont commencés à retentir. 

Le centre ville Bd, Séguin, rue d'Arzew, place Jeanne d’Arc, le quartier juif, la grande poste ont payés un lourd tribut. Je sais par des témoignages que tous les quartiers ont été touchés. 

        Le 7 Juillet, je me suis présentée avec maman à l'hôpital d'Oran pour rechercher mon père, on nous a interdit l’accès, nous sommes restés à l’extérieur, j’ai discuté avec un journaliste américain qui m’a affirmé qu’ils avaient emmenés 1000 ou plus de personnes au Palais des Sports, que sont ils devenus ? Je n’en sais rien.

        J’ai su également par un militaire Français que l’armée Française était intervenue vers 17 heures pour charger les corps des victimes, il y a donc un charnier dont l’armée Française connaît l’emplacement, il s’agit de plusieurs camions soit plusieurs centaines de corps. Quant aux rivalités inter Algériennes seuls les autorités Françaises et Algériennes détiennent la réponse. 

        En tapant, ce texte, je n’ai pas pu retenir mes larmes 47 ans, la douleur de cette journée est toujours présente. 

Amitiés Viviane

JF. P

Chère Amie

        Désolé de vous avoir fait remémorer ces instants terribles moi j'étais à Ain-Témouchent et ne suis entré à Oran que le Dimanche 8 Juillet rechercher 2 amis (comme des frères) instituteurs qui avaient disparus (rien retrouvé! même pas la voiture j'étais cependant accompagné d'un de leur collègue responsable du FLN avec O de mission du s/préfet resté en place sous l'autorité de l'exécutif provisoire / L'ALN du Maroc arrivait aussi "pour rétablir l'ordre " et en réalité prendre le pouvoir grâce à la provocation que ses responsables avaient suscité ( mais cela su bien plus tard !) C’est eux qui avaient fait tirer vers 11h15 sur le défilé de scouts musulmans Bd Joffre et place Karghenta pour exciter la foule.

        Vous avez raison pour l'heure du père Delaparre et  il à du remonter avant 11 heures à st Eugène Pour le palais des sports aussi et  le stade F Duparc un seul rescapé retrouvé et pas d"archives mais des témoins musulmans qui eux n'ont pas  participé aux tueries  et pour certains pensaient mettre nos compatriotes à l'abris (selon eux )  Mais cela inconnu pour nos "historiens" ne jurant que par "les archives" si bien qu'en alignant des "enlèvements" signalés à certaines unités (aléatoire) on en est  arrivé à 365 victimes ! Mais on a pas eu les VRAIES ARCHIVES  relevées par le consulat de France; les 800 de Chevènement ;plus les isolés non déclarés à Oran (voir mon estimation d'hommes seuls à Oran 6500 )ce jour) et les 440 "plaintes" du consul Herly qui avait oublié qu"une plainte pouvait être multipliée par X  ( une famille)  2 pour moi !   Enfin le document du 5 juillet d'Oujda retrouvé bien plus tard par le 2em bureau militaire d'Oran  Que dire encore de ces familles qu'on a fait taire tant coté Algérien que Français en jouant sur le risque de mettre en danger "des disparus" alors qu"une négociation secrète aurait été menée !!! 

        Voila pourquoi je déplore qu'un travail collectif n'est  pas été mené au lieu de sortir du papier chacun de son coté. Mais rien n'est perdu et forcément la synthèse se fera.

Amicalement  Jean François Paya

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

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