SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM
AUX CHAMPS POUR UN DRAPEAU
Voici la mirifique et incroyable histoire du drapeau des Anciens Combattants de MOSTAGANEM.
C’était un nommé TCHAM KOUIDER qui, à MOSTAGANEM, portait le drapeau aux cérémonies patriotiques, aux obsèques des camarades et à l’enterrement des soldats qui tombaient dans cette guerre qui n’avait pas de nom ni de loi.
TCHAM KOUIDER ressentait bien tout l’honneur qui lui en revenait et n’aurait pour rien au monde consenti à se dessaisir de sa charge glorieuse.
Lorsque le FLN le menaça de mort, il en rendit compte à son Président, tout simplement en bon soldat qu’il était, mais se regimba comme sous une offense, lorsqu’on lui proposa de le remplacer dans son honorifique emploi.
Cela se passait vers la fin de l’année 1956.
TCHAM KOUIDER fut abattu le 14 février 1957. Sa dépouille fut portée par ses camarades. On fit un discours.
CAID METCHA qui le remplaça fut, à son tour, l’objet de menaces de mort.
Il en rendit compte à son Président, et tout comme TCHAM KOUIDER, il refusa énergiquement de renoncer à ce qu’il considérait comme un honneur, si périlleux qu’il fût….
Il fut abattu le 21 juin 1957.
BENSEKRANE YAHIA conduisit le cortège jusqu’au cimetière aux stèles blanchies et, à son tour, il inclina le drapeau devant la tombe de son prédécesseur.
Quelques jours plus tard, il fut lui-même menacé et lui non plus ne put accepter de se renier.
Il porta le drapeau au cours des cérémonies du 14 juillet… il fut abattu le 8 août 1957.
HENNOUNI BESSEGHIR devint le quatrième porte-drapeau de cette année. Il fut abattu le 5 octobre 1957.
Les évènements prenaient alors une meilleure tournure et HADJGACHE, tout raide de l’honneur qui lui était fait, ne fut abattu que le 27 août 1958. C’était pourtant au temps où il semblait qu’on apercevait le sourire de la Paix et où soufflait un vent vivifiant d’espérance.
BEY BAGDAD lui succéda. Il fut abattu le 14 juillet 1959.
ADDAD fit comme ceux qui l’avaient précédé et, avec son humeur tranquille quant il fut menacé, il refusa calmement de céder le poste de confiance dont il était investi. Il fut abattu le 11 septembre 1959.
Son camarade, RHAMOUNI LAKDAR releva la charge et, après tant d’autres, il fut abattu le 7 novembre 1960.
Il se trouva des volontaires dans la section de MOSTAGANEN pour briguer encore l’emploi de porte-drapeau qui revint à BELARBI LARBI.
Il advint que BELARBI LARBI n’en mourût pas.
Il fut, suivant le mot administratif et blasphématoire, rapatrié. Il prit le bateau pour la France puisque la terre où il était né avait cessé d’être la France… Il emporta son drapeau…
Il est le dixième porte-drapeau de sa section à avoir risqué sa vie pour l’honneur de porter le Drapeau. Je salue son drapeau, enroulé aujourd’hui dans sa gaine et si lourd du poids de tant d’âmes, de tant de foi et de tant d’amour de la France.
Ce texte mérite la plus large diffusion. Qu’on le fasse connaître aujourd’hui encore. Qu’il ne tombe jamais dans l’oubli et ne soit jamais occulté par les sifflets et les huées qui ont tenté, en vain, de couvrir notre Marseillaise, lors de cette rencontre de football du Stade de France.
OUVRAGES DU DOCTEUR JEAN CLAUDE PEREZ
JEAN CLAUDE PEREZ
Ses ouvrages:
* L'islamisme dans la guerre d'Algérie
* Vérités tentaculaire ssur l'OAS et la guerre d'Algérie
* Debout dans ma mémoire
* Le sang d'Algérie
DETAILS DE LA LISTE DES OUVRAGES DE JEAN CLAUDE PEREZ
NOUVEAU: « Attaques et contre-Attaques »
Publié dans la collection Vérité pour l'histoire chez DUALPHA EDITIONS BP 58 77522 COLOMMIERS CEDEX 526 pages, 39€.
DES HUEES DE LA MARSEILLAISE AU SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM
Docteur Jean-Claude PEREZ Auteur du Livre « Attaques et contre-Attaques » Publié à DUALPHA EDITIONS
BP 58-77522 COLOMMIERS CEDEX
Nous communique le message suivant :
DES HUEES ET DES SIFFLETS DE LA MARSEILLAISE AU STADE DE FRANCE
Lors d’un match de football récent opposant, au Stade de France, l’équipe nationale de Tunisie à l’équipe nationale de France, nous ne fûmes pas surpris par les huées et les sifflets qui ont couvert l’hymne national français, la Marseillaise.
« Marseillaise » remarquablement et courageusement interprétée par la chanteuse LA’AM, française d’origine tunisienne. Nous n’avons pas été surpris, parce qu’en réalité, tout le monde s’y attendait. Tout le monde s’y attendait, oui, y compris les organisateurs de cette rencontre amicale. Cette prévision fut à l’origine d’une initiative empreinte d’une pusillanimité évidente.
Une décision prise par ces mêmes organisateurs lorsqu’ils ont cru « politique » de présenter les effectifs des deux équipes en les intégrant les uns aux autres. C’est-à-dire en les faisant défiler et pénétrer sur le terrain, l’un derrière l’autre, en alternant les nationalités. Un Français derrière un Tunisien ou vice et versa, et ainsi de suite… Cette présentation des équipes nationales était, certes, louable dans ses intentions.
Elle était louable… oui, mais pourquoi ?
Parce qu’elle était nourrie avant tout d’un souci de prévention. Elle prétendait en effet, tuer dans l’œuf, par un geste qui se prétendait cordial et noble avant tout, toute manifestation à l’encontre des symboles traditionnels de la France. C’était un mauvais calcul. C’était aussi présomptueux. C’était exhiber un manque de psychologie. C’était la traduction évidente d’une peur et surtout, d’une incompréhension totale à l’égard de l’hostilité qui ne demandait qu’à s’exprimer, au sein d’une foule psychologiquement « uniformisée », « une foule militante ». Une foule arborant des drapeaux nationaux… en réalité de véritables emblèmes religieux.
L’initiative des organisateurs de mélanger les équipiers tunisiens et français, soulignons le, une fois de plus, fut inspirée par la peur et c’est comme telle qu’elle fût ressentie par les provocateurs. L’hostilité était latente… momentanément contenue… mais déjà perceptible, presque palpable, au sein de cette foule qui était présente, avant tout, pour insulter publiquement la France. Une foule dont on ne doit surtout pas dire qu’elle était tunisienne. Elle était multinationale et en même temps mono-confessionnale. Elle était inspirée et animée dans son comportement, par des chefs d’orchestre maghrébins, arabo-islamistes, promoteurs occultes mais toujours actifs de l’actuelle Révolution Mondiale.
Une foule qui n’hésita pas à manifester son « anti-France » avec autorité, avec agressivité, avec constance et avec une discipline militante, alors que la Communauté qu’elle représente, est ENCORE très largement minoritaire en France. Une foule qui a pris soin de nous avertir, par son mépris et par ses huées, de ce que serait notre STATUT si un jour, par le jeu d’une émigration mal contrôlée, d’une natalité sélectivement intensifiée, par le jeu de conversions quotidiennes démagogiquement encouragées, cette collectivité devenait numériquement dominante en France. Dans cette perspective, dans cette redoutable évolution de la société française, on enseignerait dans nos écoles, aux Français du futur, que la France fut militairement vaincue, conquise et secondairement occupée par la glorieuse Armée de Libération Nationale Algérienne.
Victoire acquise par celle-ci grâce à la volonté du Général de Gaulle, le 19 mars 1962 à Evian. Voilà la leçon qu’il nous faut tirer de cet événement du Stade de France. Il n’est pas nécessaire de « mélanger » des équipes lors d’une confrontation sportive. Les équipes entrent sur un terrain pour disputer un match de football et non pour se combattre. Nous reconnaissons aux footballeurs tunisiens, leurs qualités sportives ainsi que leur habituelle correction sur le terrain. L’estime, l’amitié, la camaraderie du sport ne doivent pas être altérées et finalement gangrenées par le comportement d’une foule qui ne laisse pas passer, en ces circonstances, l’occasion d’insulter la France « urbi et orbi », en toute impunité.
Cette attaque de nos symboles c’est à la République Française de la combattre et surtout, de la VAINCRE.
C’est le devoir de notre Gouvernement. Lorsque j’ai écouté, avec un profond respect, la Marseillaise chantée par Mademoiselle LA’AM, qui ne s’est pas laissée décontenancer par les sifflets de haine d’une foule hostile, j’ai admiré avant tout le courage de cette interprète. Par la suite j’ai été flatté, pour mon pays, par ses commentaires évoquant le passé d’ancien combattant français de son grand-père. A mon niveau, et en toute humilité, je lui dis : « Merci pour la France ».
Mais ma mémoire est toujours à rebonds. Cette vilénie du Stade de France a réveillé chez moi un autre souvenir…, déjà lointain. C’est celui du drame, du sacrifice, des Porte-drapeaux de Mostaganem, que je tiens à vous rappeler comme je l’avais fait en 1993 dans mon premier livre « LE SANG D’ALGERIE ».Je m’appuyais sur un document signé du Général VANUXEM, et je demandai alors, à mes lecteurs, qu’il ne tombât jamais dans l’oubli.
QUESTIONS AU DOCTEUR JEAN CLAUDE PEREZ
« Attaques et contre-attaques »
*
QUESTION N° 1 : Docteur PEREZ…., l’Algérie française …., la guerre d’Algérie…., l’OAS….c’est bien vieux tout ça ! Pourquoi en parler encore ?
REPONSE : les Talibans, Alquaïda, l’araboislamisme fondamentaliste, le 11 septembre 2001 à New York, le 11 mars 2004 à Madrid, Londres, l’attentat du RER à Paris, le Liban….ainsi que d’autres malheurs en d’autres lieux.
Tous ces drames furent conçus et sécrétés dans l’abandon de l’Algérie française.
Il a fallu offrir à la Révolution mondiale actuelle, islamiste et fondamentaliste, un précédent lumineux, un précédent riche de message, ou plutôt riche de potentiels messianiques : la défaite d’une grande nation d’occident. La France. La France que de Gaulle a mis en situation de nation HISTORIQUEMENT VAINCUE…. DEVANT CE MEME ARABO-ISLAMISME FONDAMENTALISME.
QUESTION N° 2 : Sur quoi vous basez-vous pour oser utiliser le terme de « défaite de la France ? »
REPONSE : Sur une loi. La loi du 18 octobre 1999. Une loi votée par une assemblée nationale française à majorité socialiste. Une loi qui stipule que les évènements d’Algérie s’identifient à une guerre.
Or, il n’existe que deux manières de terminer une guerre : par une victoire ou une défaite.
Qui ose prétendre, aujourd’hui, que nous avons gagné la GUERRE d’Algérie ? Même si nous avons effectivement gagné toutes les BATAILLES ? Nous avons historiquement perdu cette guerre parce que de Gaulle avait décidé qu’il en fût ainsi.
QUESTION N° 3 : Votre anti-gaullisme n’est-il pas obsessionnel ? N’est-il pas l’illustration d’une rancune de bas étage ?
REPONSE : Certainement pas.
De Gaulle a pris le pouvoir pour se débarrasser de l’Algérie française. Il a rallié une fraction satanique du capitalisme financier qui estimait que l’on pourrait jouir financièrement du gaz et du pétrole sahariens tout en refusant d’assumer l’avenir du peuple multiconfessionnel d’Algérie.
De Gaulle s’est planté. Les capitalistes financiers se sont plantés. Nous avons tout perdu : le pétrole, le gaz, nous avons perdu la terre c’est-à-dire un pays magnifique et en même temps une merveilleuse fenêtre pour l’Europe, ouverte sur le monde africain. Nous avons perdu la considération du monde musulman qui nous méprise aujourd’hui. Nous sommes en danger d’une mutation invasive de notre pays. « Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque », avait déclaré LARBI BEN M’HIDI en 1957.
QUESTION N° 4 : Vous évoquez la finalité anti-chrétienne ultime du combat déclenché contre la France en Algérie française. Sur quoi vous basez-vous ?
REPONSE : sur la déclaration du Président de l’association des OULEMAS, El BACHIR El IBRAHIMI, ou IBRAHIM BACHIR, qui, en 1954, le jour de la Toussaint Rouge, a déclaré depuis le Caire : « Le combat est engagé pour le triomphe de l’Arabisme et de l’Islam ».
C’est la croix que l’on a voulu vaincre en Algérie où aujourd’hui, il est interdit aux chrétiens de prier hors des églises.
QUESTION N° 5 : Où se trouvait la solution ?
REPONSE : Dans le respect absolu de la laïcité.
En Algérie, l’application, c’est-à-dire le vécu quotidien de la laïcité, fût très sélective. Cette sélectivité très orientée a prétendu protéger l’Islam. Elle lui a conféré un dynamisme politique, un dynamisme messianique, qui l’a transformé en islamisme fondamentaliste.
On a refusé, avec obstination, à faire bénéficier l’Islam algérien des rénovations séculaires prévues par le Prophète lui-même dans l’adage prophétique, c’est-à-dire dans le « hadit », et dans son « prêche d’adieu ».
QUESTION N° 6 : Votre livre, contient-il tous les développements nécessaires à la consolidation de vos réponses ?
REPONSE : Certes. Il suffit de le lire, page par page.
Livre du docteur Jean claude Perez, ancien condamné à mort de l'Algérie Française
Publié aux édition DUALPHA
POLEMIQUE AUTOUR DU MASSACRE D'ORAN
JE VIENS DE RETROUVER UNE INTERVENTION QUI VAUT SON PESANT DE CACAHUETES.
Document transmis par J. F. Paya
La question écrite posée le 10 octobre 2006 par Jean-Pierre Le Ridant, à propos du massacre d'Oran, le 5 juillet 1962, a suscité la réaction de Jean-François Gavoury, président de l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (ANPROMEVO). Pour lui, cette question « témoigne d'une méconnaissance des « événements d'Oran survenus le 5 juillet 1962. » Il s'en explique en reprenant certains points du texte (ici en italique) rédigé par le député UMP de Loire-Atlantique :
(lire cette question écrite)
«Cette journée fut marquée par des atrocités perpétrées par des foules extrémistes, avides de sang, de revanche et voulant en découdre avec des populations sans défense ».
Nos compatriotes n'ont pas été victimes de foules plus avides de sang que celles qui chantent depuis 1795 "qu'un sang impur abreuve nos sillons !". En réalité, ces malheureux Pieds-noirs d'Oran ont payé de leur vie innocente les conséquences prévisibles des exactions multiples et graves commises par les extrémistes de l'OAS contre des populations algériennes, elles aussi innocentes et sans défense.
Le général Artus, commandant la Gendarmerie d'Oran, a fourni le 12 avril 1962 dans le cadre de sa déposition au procès du général putschiste Jouhaud, ces précisions sur les attentats de l'OAS : 1190 explosions de plastic et 109 attaques à main armée qui ont provoqué 137 morts et 385 blessés pendant les seuls quatre mois et demi de sa prise de fonction [Georges Fleury, L'OAS, éd. Grasset, Janvier 2003, p. 689]. Et s'il y avait des degrés dans l'ignoble, l'un des sommets fut atteint le 11 mai où 15 femmes de ménage furent abattues au révolver ou au poignard par les "combattants de l'Algérie française".
Après les accords d'Evian, le général Katz n'osait plus transmettre les chiffres des victimes de peur de provoquer la rupture du cessez-le-feu. Et ce n'est pas lui, mais le préfet de police qui communiqua plus tard le bilan total ? Du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l'OAS : 66 Européens civils tués et 36 blessés ; 410 Algériens tués et 487 blessés [Charles-Robert Ageron, in préface: Joseph Katz, L'honneur d'un général, Oran 1962, éd. L'Harmattan, 1993].
"Dans cette terrible tragédie plus de 3000 personnes ont été assassinées"
C'est le chiffre colporté par les associations qui instrumentalisent la douleur des rapatriés. Dans un rapport qui devait être remis au Premier ministre, le général Maurice Faivre et Jean Monneret, proches des cercles colonialistes, ont établi à 365 le nombre d'Oranais disparus [Boris Thiolay, L'Express, le 13 septembre 2006.]. C'est trop, bien évidemment, mais on est loin du "génocide" abusivement clamé.
« Ce jour-là le général Katz, au nom de la raison d'Etat, a donné l'ordre de ne pas bouger aux 18 000 soldats français? »
D'une part, tous les historiens attendent la découverte d'archives qui confirmeraient qu'un ordre pareil a bien été donné. D'autre part, du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l'OAS : 32 = membres des forces de l'ordre tués et 143 blessés [Charles-Robert Ageron. Op. cité.].
A ce jour et à notre connaissance, aucune organisation de rapatriés n'a condamné ces crimes contre l'armée de la France.
Se souviennent-ils, ceux qui veulent commémorer les victimes du 5 juillet 1962, que vingt jours avant cette date qu'ils n'ont pas oubliée, l'OAS a assassiné, le 14 juin 1962, le général Philippe Ginestet, commandant le corps d'armée d'Oran, en même temps que le médecin-colonel Mabille, venus s'incliner à la morgue devant la dépouille mortelle du lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 5ème R.I. assassiné la veille par les "combattants" de l'Algérie française ?
Notre association, qui regroupe des veuves et des descendants de victimes civiles et militaires de l'OAS, n'oublie pas les crimes commis par cette organisation contre nos soldats à Oran et en particulier : le lieutenant-colonel Pierre Rançon, puis son successeur le commandant Maurin ; le chef de bataillon Bardy qui commandait les groupes mobiles de sécurité, enlevé et dont le cadavre fut retrouvé le 27 mars 1962 dans un terrain vague [Georges Fleury. op. cité, p. 710] ; le commandant de Gendarmerie André Boulle, le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier.
Plus de 140 hommes et officiers ont payé de leur vie leur sens du devoir. Plus de 90 officiers dans ces 140 ont également été exécutés. Dans ces 90 : 6 Commissaires de Police [Déposition de René Jannin, préfet de Police puis directeur de la Sûreté nationale en Algérie, au procès du général putschiste Salan].
«Monsieur Le Ridant souhaiterait savoir pour quelles raisons la cérémonie, qui était prévue à l'Arc de triomphe en mémoire des Oranais disparus le 5 juillet 1962, a été suspendue ».
Cette manifestation avait été conçue comme un camouflage permettant à Jean-François Collin, président d'une association - l'ADIMAD (site Internet : www.adimad-oas.com) - qui oeuvre pour la réhabilitation de l'OAS, d'être associé à cette cérémonie. N'est-il d'ailleurs pas pour le moins étonnant de constater que ceux qui défendent aujourd'hui le souvenir de l'OAS, continuent de reprocher à l'armée française de n'avoir pas su protéger les "Français d'Algérie", alors que les commandos de l'OAS l'ont, sans relâche des mois et des mois durant, harcelée et attaquée, assassinant et blessant des militaires français ?
Il eut été indécent que des gens qui revendiquent aujourd'hui encore la grandeur de ces forfaits commis contre les nôtres qui ont défendu la République au prix de leur vie, soient autorisés à ranimer la Flamme du souvenir de soldats inconnus, morts pour la Patrie.
Pour info sans commentaire cordialement JF Paya 23/02/2007
L'ALGERIE FRANCAISE POURQUOI EN PARLER ENCORE
LES RACINES DU TERRORISME ISLAMIQUE Un article que j’ai dédié au Docteur JEAN CLAUDE PEREZ conçu à la lecture de ses ouvrages prémonitoires et du dernier livre " ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES " Editions Dualpha infos@dualpha.com
Document transmis par J. F. Paya le 23 décembre 2008
Toute la presse s'est interrogée sur "les racines du terrorisme islamique": dans le Figaro du 15 juillet certains vont les chercher dans "la chute du mur de Berlin"; dans le Marianne n 430 on évoque plus opportunément "des prémices Algériens avec le GIA des années 90" Allez ......encore un effort remontons plus avant, tout le monde oublie que le terrorisme pour la PREMIÈRE FOIS dans l'histoire fut "apparemment" vainqueur lors de la guerre d'Algérie, même s'il ne s'agissait surtout que d'une capitulation politique.
A partir de ce fait, la Mythologie d'une victoire de l'action terroriste pris naissance dans le Monde Musulman, pour se perpétuer et se retourner aujourd'hui contre ses "sponsors" Russes, Américains, Anglais et même Espagnols {aide de tous au FLN et attentats Islamistes virulents dans tous ces Pays et aussi dans les pays d"origine !)
Mais personne à de rares exceptions ne s'est beaucoup préoccupé des victimes et des milliers de "disparus" européens et musulmans enlevés surtout après LA FIN DES HOSTILITES, exactions sanglantes que rien ne justifiait, alors qu'une amnistie réciproque {scrupuleusement respectée par la France) avait été entérinée par les "accords d'Evian" devenu de facto traité international {déposé à l'ONU). La duplicité fut patente, une des racines du mal aussi :
REMEMBER.
Jean-François PAYA.
Pistes de Réflexion
Ce "terrorisme" qu'il faut distinguer des actions de "francs tireurs" légitimes où pas contre des forces armées où des opposants et adversaires civils ciblés (types résistance / guerre civile) non ciblé et de masse il a comme objectifs soit de provoquer la répression contre un catégorie de population avec parfois signaux de cruauté apparemment inutiles! (Amorcer un processus) faire peur / faire infléchir la politique de l'adversaire / faire fuir (nettoyage ethnique) toutes ces propositions furent appliquées en Algérie avec une victoire apparente qui fit recette dans le Monde accompagnée d"un changement qualitatif l’apparition de plus en plus de "volontaires de la mort" fanatisés improprement nommés "kamikazes" du nom de combattants Japonais qui ne s"attaquaient qu"a des objectifs militaires!
ORAN - NAUFRAGE EN TERRE FERME
À force de bobos et de cabosses de toutes sortes, Oran, finalement, est en train de ressembler à ces vieilles voitures perpétuellement en panne, à ces teuf-teuf poussifs et déglingués qui feraient merveille comme pièces de collection dans un musée.
Si ce n’est pas son bitume qui se gomme, c’est son asphalte qui s’évapore, et si ce n’est pas son vieux bâti qui s’effrite, ce sont ses terrains qui s’affaissent et qui se lézardent.
Bref, la ville s’effiloche de jour en jour en y laissant un peu de sa toison. À chaque fois que souffle le vent, à chaque fois que siffle le gherbi et surtout lorsqu’il pleut, c’est le sauve-qui-peut et la cité est piégée, impossible de marcher à peu près correctement sur les trottoirs, difficile de rouler sur une chaussée trouée de flaques dont on appréhende mal la profondeur. La boue est omniprésente : elle est partout. La longue rue marchande de la Bastille n’est plus qu’un couloir de gadoue infecté ou même les bottes en caoutchouc ont du mal à se décoller d’un sol incroyablement gluant, visqueux. Et comme le vieux bâti n’a jamais été pomponné au même titre que les façades qui servent de vitrine, et donc d’attrape-nigauds aux touristes, tout ce qui est construit à la verticale dégringole.
Sur le plancher, des vaches pour se coucher à l’horizontale. Vingt-six maisons, aux dernières intempéries, ont piqué du nez dans la seule assiette de la commune, soit une maison qui s’écroule à chaque heure qui se vide. Sept milliards de dinars ont été alloués pour la réfection d’un bitume troué qui rappelle que, jadis, tous ces nids-de-poule furent une route, une avenue ou un boulevard. La gourbisation de la ville a atteint un tel degré de prédation dans l’ensemble du tissu urbain qu’il est presque impossible de deviner pour le promeneur attentif si c’est un café maure qui occupe une ancienne salle de cinéma ou si c’est un cinéma qui a pris la place d’un café maure. Tout est sens dessus dessous.
À tel point qu’on a la vague et amère impression que les quartiers populaires sont descendus dans une ville excentrée, sans âme, sans repère, vidée du charme qui faisait sa provincialité.
Les Oranais habitent à reculons. Un douar. Un immense douar où il ne manque ni poules, ni chiens, ni même les zrib, puisque des terrains vagues sont parfois utilisés en enclos.
Des enclos où ne pousse même pas un cactus qui “piquait”, ni une herbe qui “verdoie”. Avec l’eau, Oran a toujours eu un rapport ambigu, un rapport d’époux à maîtresse situé entre les liens du mariage et du branchage, non pour le meilleur mais toujours pour le pire.
Lorsqu’il pleut à partir des falaises, Djanet dans les oasis s’enrhume et prend froid. Mais c’est toujours le déluge, quand bien même c’est la rosée qui humecte le goudron. Des documents d’importance historique, témoins sans doute d’un legs patrimonial, ont été engloutis et perdus à jamais pour cause de flotte tombée par effraction. Lorsque le ciel refuse d’ouvrir ses vannes et d’envoyer ses trombes, c’est toute la ville qui a soif et qui se met à téter goulûment jusqu’au dernier borborygme du robinet.
En attendant, tout le monde se branche comme il peut sur les bretelles interdites, sur les ceintures illicites. Bref, l’interdit n’a plus aucun sens car la pagaille est giratoire.
Mustapha Mohammedi
http://www.algeria-watch.org/francais.htm
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L’Algérie profonde (Mardi 04 Novembre 2008)
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COMMENTAIRES DE Mme GENEVIEVE DE TERNANT
Film d’horreurs
Les films d’horreur ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Je suis allée voir hier le film de J.P. Lledo intitulé : « Algérie, histoires à ne pas dire ». Avec réticence. Je n’avais pas oublié l’hommage à Henri Aleg du même cinéaste, qui m’est resté en travers de la gorge.
Tourné à Philippeville, Constantine, Alger et Oran sans parler de Tipasa, El-Halia et autres lieux, il donne la parole aux « témoins », plus acteurs que témoins, d’ailleurs, arabes des événements qu’on n’appelait pas encore guerre.
Et c’est l’horreur absolue : ces gens racontent comment ils ont tué, égorgé, brûlé, éventré, non seulement avec indifférence mais ils s’en font gloire, tout fiers de leurs sales exploits. C’est pourtant le seul aspect positif, à mon avis, de ce film : Les égorgeurs racontent publiquement ce que nous n’avons cessé de crier au monde qui ne nous croyait pas. Là, au moins, les gens ne pourront plus dire que nous fabulions.
Pour le reste : la glorification des P.N. alliés du FLN, la dénommée Katiba qui aurait bien mis une bombe chez « Tata Angèle », sa nounou, si on le lui avait ordonné, et la fameuse Louisette qui en a posé et ne regrette rien des femmes et des enfants morts et estropiés, le refrain imbécile sur les colons qui avaient des maisons en dur et les arabes non, bref la litanie stupide et méchante comme Hara Kiri, on a eu droit à tout !
Nos villes méconnaissables, les magasins fermés, à nous guérir à tout jamais de toute nostalgérie… Mais, en plus, les approximations historiques, la désinformation flagrante, les inversions chronologiques, tout, je vous dis, on a eu droit à tout !
Le cinéaste ayant pris le parti de ne guère intervenir que par deux petites fois, le ramage FLN a pu s’épanouir en toute tranquillité, même si, par deux fois, le terme « Génocide » anti européen fut employé. D’ailleurs, on ne dit pas « Européen » on dit « Gour » ou « Gouria », qui veut dire approximativement « infidèle », mâle ou femelle… Des êtres humains ? Non, du gibier à tuer sur ordre de « l’Organisation », le Djihad !
Une dame, outrée, a invectivé le cinéaste : Sa famille a été victime des ces glorieux sauvages ! Une autre dame, dans le public, a émis la crainte que ce film encourage les trublions de banlieux à imiter les égorgeurs, leurs pères ou grands-pères si fiers de leurs exploits. Ils sont déjà en bon chemin en battant à mort un père de famille, il n’y a pas si longtemps, en tabassant un jeune juif récemment, etc…
Je précise que je suis allée voir ce film parce qu’on en parlait beaucoup et que je juge de mon devoir de ne jamais parler d’un film que je n’ai pas vu ni d’un livre que je n’ai pas lu. J’ajoute que certains échos étaient favorables, ce que je comprends mal. Le débat a permis de clarifier un peu les choses, un peu seulement.
Je ne veux pas faire de procès d’intention à Jean-Pierre Llédo, peut-être a-t-il vraiment voulu montrer que les Algériens avaient agi avec la plus abjecte sauvagerie, ce que, je le répète, nous affirmions alors que les beaux esprits, d’un côté et de l’autre de la Méditerranée niaient cette affreuse réalité. De ce point de vue, le film accrédite les multiples ouvrages sur les massacres d’El-Halia, d’Alger, de Constantine et d’Oran et la volonté de nettoyage ethnique du FLN. Ouvrages que nous n’avons jamais pu faire diffuser dans aucun média depuis près de 50 ans (Y compris mes enquêtes : « L’agonie d’Oran »). Le film, sponsorisé par l’Algérie y est d’ailleurs interdit. Mais il est difficile d’imaginer que les spectateurs non avertis, comme l’est notre communauté, feront le distinguo entre ce qui est vrai et ce qui est faux.
Plusieurs personnes nous ont reproché de n’avoir pas fait, nous aussi, un film véridique sans se rendre compte que nous n’avons aucune possibilité de financement ni aucun contact politique disposé à nous aider.
Si Jean-Pierre Llédo en a la possibilité et la volonté, beaucoup d’entre nous sont disposés à témoigner. Mais il faut faire vite. Les témoins meurent autour de nous et les mémoires sont enterrées avec eux. A moins qu’on préfère jouer la montre : Là, nous sommes forcément perdants. Nous avons vu l’évolution de nombreux écrivains peu disposés à nous croire changer complètement d’opinion… Chemin de Damas ? Incurable optimiste…
Geneviève de Ternant le 2 Juillet 2008
L'ALGERIENNE DU 13 MAI 1958
Couplet I
Fils du djebel et de la plaine
Des douars, des champs et des cités
De nos mains formons une chaîne
D'amour et de fraternité
De nos mains formons une chaîne
D'amour et de fraternité
Algérie Algérie Française
Ton jour de gloire est arrivé
Comme ceux de quatre vingt treize
Tous nos enfants se sont levés
Aux accents de la Marseillaise
Ils ont juré le treize mai
Que désormais et à jamais
L'Algérie resterait Française.
Couplet II
A notre France souveraine
Nous offrons nos coeurs et nos bras
Comme nos d’Alsace-Lorraine
Alger est fidèle à sa foi
Comme nos d’Alsace-Lorraine
Alger est fidèle à sa foi
Algérie Algérie Française
Ton jour de gloire est arrivé
Comme ceux de quatre vingt treize
Tous nos enfants se sont levés
Aux accents de la Marseillaise
Ils ont juré le treize mai
Que désormais et à jamais
L'Algérie resterait Française.
Couplet III
Les soldats de l'armée d'Afrique
Ont su mourir pour la patrie
Pour l’honneur de la République
Sachons mourir pour l'Algérie
Pour l’honneur de la République
Sachons mourir pour l'Algérie
Algérie Algérie Française
Ton jour de gloire est arrivé
Comme ceux de quatre vingt treize
Tous nos enfants se sont levés
Aux accents de la Marseillaise
Ils ont juré le treize mai
Que désormais et à jamais
L'Algérie resterait Française.
Couplet IV
Nos fils, nos femmes et nos pères
Ont fait ce pays de leurs mains
Nous voulons faire avec nos frères
La grande France de demain
Nous voulons faire avec nos frères
La grande France de demain
Algérie Algérie Française
Ton jour de gloire est arrivé
Comme ceux de quatre vingt treize
Tous nos enfants se sont levés
Aux accents de la Marseillaise
Ils ont juré le treize mai
Que désormais et à jamais
L'Algérie resterait Française.
*-*LA MUSIQUE *-*
*-*
FICHE DE LECTURE DEFINITIVE
"La Guerre d"Algérie en 35 Questions "
Fiche de lecture définitive
Document transmis par J. F. Paya
"les causes du massacre" dans "les carnets d"Edgard"
en P Jointe 7 décembre 2008 03:06, par Jean Monneret
Après la sortie du dernier livre de Jean Monneret il me semble plus à l’aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu"il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés"(365) signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n"ont pas été tous signalés à des unités militaires ! mais au consulat (dont on n"a pas eu les vraies archives originales ) où pas signalés du tout comme je l"ai indiqué (familles parties) à ceux qui les sous estimait ainsi que pour les 400 " plaintes" (a multiplier par X ) du consul Herly et les 800 disparus de JP Chevènement.
Je laisse le reste très ambitieux à d"autres spécialistes notamment la génèse du 13 Mai 58 ; la stratégie Gaullienne pour "larguer" l"Algérie ; le rôle de l"Islamisme dans l"origine de cette guerre et de l"OAS pour lesquels je préfère les analyses approfondies du docteur Jean-Claude Pérez acteur et témoin qui à fait oeuvre d’historien "Enfin voilà un certain nombre de considérations sans avoir l’air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s’emparer (on l’a vu avec la presse Algérienne ) à des fins plus idéologiques qu’historiques !
Dans son dernier livre J M renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN ! et il" semble" justifier la crainte "de représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d"archives (rares a mon avis) mais pas les nombreux témoignages donnés dans les 3 volumes de "l"Agonie d"Oran" ni dans le journal du Père De Laparre qui ne sont jamais cités idem pour les camions militaires qui les jours précédents sillonnèrent la ville claironnant "l"armée restera pour vous protéger"Il faut ajouter que le 5 juillet 1830 fut la prise d"Alger par les Français débarqués un mois plus tôt et que cette date pour célébrer l’Indépendance fut choisie par le GPRA à Alger en conflit avec l"état major d"Oujda qu’il avait dissout circonstance capitale dans ce contexte qui explique la Provocation d'Oran montée par ce dernier avec le double objectif de "pompiers pyromanes" avancer vers le pouvoir à Oran en se posant comme seule force d"ordre et faire peur aux européens dans cette ville où ils sont les plus nombreux.
Jean Monneret dans son livre précédent sur le 5 Juillet 62 a récusé cette politique manipulatoire et provocatrice qui a émaillée toute l"histoire de la rébellion depuis les origines du 1er Novembre 54 en passant par la liquidation d’Abane Ramdane "mort au champ d"honneur" l’éviction de Ben Bella et l’assassinat de Boudiaf, sans parler de l’utilisation du terrorisme Islamique plus actuelle.
L’école de Boussouf rompu aux méthodes du K.G.B a fait recette en Algérie. La hantise de l’EM d’Oujda était que se crée à Oran de facto avec Mers el Kébir une enclave Européenne et la volonté de chasser le maximum d’Européens avait été affirmé au congrès de Tripoli après les accords d’Evian sous la pression de l’ALN extérieure (avant la destitution de l’EMG et de Boumediene par le GPRA).C’est cette analyse que nous aurions aimé trouver dans ce livre surtout qu'il n'y a jamais eu d'enquête et on peut légitimement se poser la question sur une collusion objective avec le pouvoir Français en sachant que tout indique (trop long à développer ici) que De Gaulle avait plutôt misé sur l'équipe d"Oujda extérieure !
Jean-François Paya
NB provocation du 5 juillet à Oran
Je ne comprend pas pourquoi dans ce dossier il est fait toujours abstraction des rivalités (au moins pour le contexte) internes aigues du FLN que même M Harbi et G Meynier et Bruno Etienne (pour ne citer que des historiens a priori défavorables et très hostiles à l"OAS) ont pris en compte pour cette journée du 5 juillet ! Avec l'O du jour du 5 juillet de l"EM de l"ALN d"Oujda ! "Perseverare diabolicum"
Amitiés JF PAYA.
Ci dessous réunion où fut décidée de célébrer la date du 5 juillet en l'absence des partisans d"Oujda et par leurs adversaires représentés à Oran au sein du FLN Local « stationnée aux frontières et dénonçant les tentatives des chefs de l’EMG de créer la division au sein des Wilayas de l’intérieur, une très importante réunion fut organisée à Zemmorah les 24 et 25 juin 1962 et regroupa les dirigeants des Wilayas II, III, IV, de la ZAA II, et de la Fédération du FLN de France. Bien que conviés à ce conclave, les chefs des Wilayas I et V déclinèrent l’invitation. Le refus de Tahar Zbiri de se rendre à Zemmorah était motivé, selon lui, par l’impossibilité des Wilayas de constituer un front uni (25). L’absence de Tahar Zbiri et du colonel Othmane traduisirent l’évolution de la crise interne du FLN (M Harbi)
Pour info cordialement JF Paya
FICHE DE LECTURE 1
"La Guerre d"Algérie en 35 Questions "
Fiche de lecture 1.
Document transmis par J. F. Paya
Que penser du culte des archives surtout lorsqu'il n'y en a pas ?
Courrier à un compatriote qui se pose des questions, j'avoue que je continue de m"en poser aussi après la sortie du dernier livre de Jean Monneret et il me semble plus à l'aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu"il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés"(365) signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n"ont pas été tous signalés à des unités militaires ! Mais au consulat (dont on n"a pas eu les vraies archives originales ) où pas signalés du tout comme je l"ai indiqué (familles parties) à ceux qui les sous estimait ;sans donner de raisons ainsi que pour les 400 " plaintes" (a multiplier par X ) du consul Herly et les 800 disparus de JP Chevènement Ce Point de vue est donné au sujet de ce livre pour la partie 5 juillet à Oran.
Je laisse le reste très ambitieux à d"autres spécialistes notamment la génèse du 13 Mai 58 ; la stratégie Gaullienne pour "larguer" l"Algérie; le rôle de l"Islamisme dans l"origine de cette guerre et de l"OAS pour lesquels je préfère les analyses approfondies du docteur Jean-Claude Pérez acteur et témoin qui à fait oeuvre d'historien "Enfin voilà un certain nombre de considérations dont a mon avis le chercheur devrait rendre compte certes avec une grande prudence mais sans avoir l'air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s'emparer (on l'a vu avec la presse Algérienne ) à des fins plus idéologiques qu'historiques !
Dans son dernier livre Jean Monneret renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN ! et il" semble" justifier la crainte "de représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d"archives (rares a mon avis) mais pas les nombreux témoignages donnés dans les 3 volumes de "l"Agonie d"Oran" ni dans le journal du Père De Laparre qui ne sont jamais cités idem pour les camions militaires qui les jours précédents sillonnèrent la ville claironnant "l"armée restera pour vous protéger"
Il faut ajouter que le 5 juillet 1830 fut la prise d"Alger par les Français débarqués un mois plus tôt et que cette date pour célébrer l'Indépendance fut choisie par le GPRA à Alger en conflit avec l"état major d’Oujda qu'il avait dissout (important pour le contexte).
En se souvenant que le conflit était terminé et que ceux qui prenaient le pouvoir et ceux qui le leur donnait étaient entièrement responsables de la situation !
Bonsoirs chers amis si j’ai bien compris ce que j'ai lu!
Bien à vous.
JF Paya.
COLONISATION
1830 – 1962 : ALGERIE.
Naissance et agonie d’un peuple courageux, laborieux, volontaire et fier; modèle de la cohabitation et de l’intégration qui mit en valeur les ressources d’une terre vierge, aride et parfois hostile. Peuple dont les pionniers et leurs descendants participèrent au développement, à l’essor des villages, des villes et contribuèrent à la grandeur de la France.
132 ans séparent ces deux images...
On nous appelle « Pieds Noirs » et ces deux mots jetés
Péjorativement, souvent comme une insulte,
Sont devenus pour nous plus qu’un sobriquet.
On nous appelle « Pieds Noirs » avec cette nuance
De dédain, de mépris attachée à ces mots
Qui pour nous, ont un sens de plus grande importance
On nous appelle « Pieds Noirs », nous acceptons l’injure,
Et ces mots dédaigneux sont comme un ralliement
Comme un drapeau nouveau, comme un emblème pur.
On nous appelle « Pieds Noirs », il y a sur nos visages
Le regret nostalgique des horizons perdus,
Et dans nos yeux noyés, d’éblouissants mirages.
On nous appelle « Pieds Noirs », il y a dans nos mémoires
Le souvenir joyeux des belles heures d’autrefois,
De la douceur de vivre, et des grands jours de gloire.
On nous appelle « Pieds Noirs », ami, te souviens-tu
De nos champs d’orangers, de nos coteaux de vigne,
Et des palmeraies longues à perte de vue ?
On nous appelle « Pieds Noirs », mon frère te souviens-tu
Du bruyant Bab-el-Oued, D’El-Biard sur sa colline,
Des plages d’ Oranie, du glas d’ Orléansville ?
On nous appelle « Pieds Noirs », là-bas dans nos villages,
Qu’une voix au sommet du clocher dominait
Il y a un monument dédié au grand courage
Les nommait-on « Pieds Noirs » les morts des deux carnages
De 14 et 39, les martyrs, les héros
Qui les honorera maintenant tous ces braves ?
On nous appelle « Pieds Noirs », mais ceux qui sont restés,
Ceux de nos cimetières perdus de solitude,
Qui fleurira leurs tombes, leurs tombes abandonnées ?
On nous appelle « Pieds Noirs », nous avions deux patries,
Harmonieusement si mêlées dans nos cœurs,
Que nous disions « Ma France », en pensant « Algérie»
On nous appelle « Pieds Noirs », mais nous sommes fiers de l’être
Qui donc en rougirait ? Nous ne nous renions pas
Et nous le crions fort, pour bien nous reconnaître
On nous appelle « Pieds Noirs », nous nous vantons de l’être
Car nous sommes les héritiers d’un peuple généreux
Dont l’idéal humain venait des grands ancêtres
On nous appelle « Pieds Noirs », qu’importe l’étiquette
Qu’on nous a apposée sur nos fronts d’exilés,
Nous n’avons pas de honte, et nous levons la tête.
O mes amis « Pieds Noirs » ne pleurez plus la terre
Et le sol tant chéris qui vous ont rejetés,
Laissez les vains regrets et les larmes amères
Ce pays n’a plus d’âme, vous l’avez emportée
C. Bender (1962)
Aujourd’hui, on a effacé ces 132 années des livres d’histoire de France, les algériens demandent réparations pour cette période de colonisation ( sans laquelle ils seraient sous développés comme beaucoup de pays du tiers monde) et des métropolitains, champions de l’ anti-racisme , bien attentionnés montrent encore autant de dédain et mépris à l’égard des « PIEDS NOIRS ».
La France a honte de son Histoire, elle a perdu son identité et sa superbe.
Ferron pierre
ORAN OU EST PASSE TON CHARME
L’Algérie profonde (Mardi 29 Juillet 2008) Journal " Liberté Algérie "
ORAN OU EST PASSE TON CHARME

Il faut la gommer cette image d’Épinal qui a toujours fait d’Oran une ville insouciante, facile à vivre, sereine, chaleureuse aussi pétillante qu’un champagne dans un fut de cristal. Le kharkhabou, le guerrab, la couleur locale, les petits grains de folie aux accents catalans, exit !
Terminé la Kémia et les pistes de danse où une jeunesse dorée brûlait ses vingt ans. À l’exception de quelques poches ombragées qui sauvent un peu les meubles comme St Hubert, Protin, les Palmiers où l’inoxydable front de mer, le reste de la ville n’est qu’un immense bazar urbain, un fouillis sans direction cardinale qui pousse dans tous les sens comme du chiendent.
La saleté a atteint le point de non-retour. Ecœurant ! Dans chaque rue, une décharge sauvage. Il n’y a pas un trottoir qui ne soit jonché de détritus et d’ordures de toutes sortes. Il n’y a pas un quartier où un égout ne soit pas éclaté et personne n’en a cure. Pour passer d’une rue à l’autre, il faut parfois se boucher le nez et enjamber des flaques où l’eau croupit depuis des semaines, à l’air libre au milieu des relents pestilentiels d’un rat mort qui pourrit au soleil.
Il y a plus de trous et de crevasses au milieu des chaussées que de bitume. Tout est rafistolé. C’est le rodéo pour les voitures, c’est la campagne au milieu du béton. Il ne manque que les chèvres. Certains trottoirs sont si défoncés que de nombreuses femmes y ont perdu leur talon. Et les rares fois où l’eau coule dans les robinets, les balcons sont lavés et c’est tout l’immeuble qui dégouline rendant impraticable l’accès au macadam. Il faut se couvrir comme s’il pleuvait des hallebardes du ciel. Un parapluie par 39 degrés à l’ombre est indiqué.
La saleté fait partie du décor, elle est incluse dans le mobilier urbain. Encore une couche et on n’y verra plus rien... L’absence d’hygiène a atteint un degré tel qu’une catastrophe sanitaire n’est pas à écarter. C’est très grave. Au cours d’une première campagne de nettoyage 2 000 tonnes de détritus ont été enlevées de quelques sites sur les 52 recensés, pas moins de 700 tonnes dans la seule rue Maupas à St Eugène. La commune est débordée. Un tiers du parc roulant est en panne, un tiers est vétuste et le tiers qui reste fait ce qu’il peut.
Et au rythme des nouveaux immeubles qui sortent tels des champignons, ce n’est pas évident... Le service après-vente... N’enfonçons pas le couteau dans la paie avec les éboueurs qui vendent leur tenu à Mdina Jdida où l’affaire du marché frauduleux des bennes à ordures dans laquelle ont été impliqués des élus de l’ancien arc et un entrepreneur, mais la plaie d’une ville de plus en plus “dégueux” est toujours ouverte. Béante. Aussi béante que le trou d’ozone. Mais l’ozone est plus propre.
Quant au prestige touristique de la ville qui n’intéresse apparemment que les Espagnols et une vague association du nom de “Les amis du vieil Oran”, il y a longtemps qu’il ne signifie pas grand-chose en terme d’accueil. Les Oranais — ou du moins ceux qui le prétendent — ne savent plus recevoir comme il y a vingt ans. Moins vous connaissez la ville et plus le taxieur vous dépouille et s’il le pouvait, il vous tannerait la peau.
Les marchands de fruits et légumes et les marchands de dattes à la Bastille sont devenus si irascibles et si insolents — le soleil de midi n’étant pas étranger qu’ils sont capables, pour la moindre petite réflexion, de vous envoyer leur balance Roberval sur la tête.
Le sourire commercial a disparu des étals. Comme de nombreux articles qui ont pris la poudre d’escampette au niveau des étiquettes grâce à un euro fort confortablement échangé près du consulat d’Espagne. Bref, les Oranais qui ne reconnaissent plus leur ville n’ont d’autre choix aujourd’hui que de laisser faire et de laisser passer en attendant que la nouvelle génération venue des fermes s’urbanise et se “civilise”.
MUSTAPHA MOHAMEDI
ORAN JEUDI 5 JUILLET 1962 - ADDITIFS
L'ALGERIE ET LA DOUBLE NATIONALITE
René Mancho "A NOS DISPARUS DU 5 JUILLET 1962"
ORAN 5 JUILLET 1962 - JEAN-FRANCOIS PAYA ENQUETE.
PROPOSITION DE LOI DE RECONNAISSANCE DU MASSACRE D'ORAN DU 5 JUILLET1962
TRAVAIL IMPORTANT DE GUY PERVILLE OCTOBRE 2013
ORAN 5 juillet 1962. LEÇON D'HISTOIRE SUR UN MASSACRE.
PÉTITION INTERNATIONALE Pour le 5 Juillet 1962 à Oran
ORAN 5 JUILLET 1962 - FAITS MARQUANTS - DOCUMENTS.
JEAN MONNERET - LE DÉBAT A PROPOS DU 5 JUILLET 1962 A ORAN
HOMELIE DU RP ARGOUARC'H - 5 JUILLET 2013 Sainte-Croix de Riaumont





