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14 juillet 2010

NOTRE VIE "LA-BAS"

CHAPITRE 1

CHAPITRE 2

CHAPITRE 3 

CHAPITRE 4

CHAPITRE 5 

CHAPITRE 6

CHAPITRE 7 

CHAPITRE 8

CHAPITRE 9

CHAPITRE 10

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19 février 2010

COMMÉMORATION DU CINQUANTENAIRE DE L’ETAT MAJOR GENERAL

DOCUMENT CORROBORANT LES ENQUETES DE JF PAYA SUR LES CAUSES DES MASSACRES DU 5 JUILLET 1962. 

Le pouvoir, les troupes et la légalité révolutionnaire. 

            L’état-major général (EMG) a voté contre les accords d’Evian. C’est loin, certes, d’être une révélation mais il importe toujours que des acteurs de la Révolution en fassent le rappel. Parmi ceux-là, le commandant Azzedine qui reste l’un des rares à tordre le cou aux usurpations historiques.
            Sofiane Aït-Iflis - Alger (Le Soir) - On ne reparle pas de la création de l’état-major général comme d’une épopée au-dessus des critiques. Cela se vérifie à chaque fois que la mémoire est sollicitée pour témoigner de cet épisode de la guerre de Libération nationale. Cela a été précisément le cas, hier, au forum d’ El Moudjahid qui a abrité une commémoration du cinquantenaire de la création de l’EMG et où le commandant Azzedine a relaté la vérité historique telle que vécue. Non seulement cela mais aussi la vérité historique dans ses prolongements futurs, ses implications post-indépendance.

            Il en ressort, en définitive, que l’état-major général, dirigé à l’époque par Houari Boumediene, s’est inscrit, dès sa mise sur pied, dans la logique de la prise de pouvoir. Aussi ce dernier s’était-il attelé à gripper la machine du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA) et à sectionner les cordons de cohésion du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA). En fait, plus prosaïquement, l’état-major général, dès sa création, activait à couper l’herbe sous le pied des structures intérieures de la Révolution, c’est-à-dire les wilayas de l’intérieur, et ce, dans la perspective de mettre main basse sur le pouvoir une fois l’indépendance acquise. Et cette logique du pouvoir a indiqué à l’EMG de se mettre en porte-à-faux avec le GPRA qui, lui, était favorable à la négociation — des accords d’Evian — pour l’indépendance nationale.

            Il vota contre ces accords, témoigne le commandant Azzedine. Cependant, il fera contre mauvaise fortune bon cœur, en ce sens qu’il ne tenta point de saborder le processus. Le commandant Azzedine dut démissionner, en 1960, de l’EMG en pleine réunion du CNRA. Lui, légaliste, s’opposait au congrès de Tripoli. Un congrès qui n’avait pas lieu d’être, encore moins de se tenir à l’étranger, d’autant que les textes du CNRA, de la Révolution, donc, attestaient qu’après le congrès de la Soummam en 1956, le prochain congrès devait se tenir, après l’indépendance sur le sol de l’Algérie libérée. «J’ai retiré mes billes du jeu, car j’étais légaliste», a témoigné le commandant Azzedine qui, au passage, a expliqué que la crise entre l’EMG et le GPRA est véritablement née à Tunis pour éclater avec fracas à Tripoli. C’est à Tripoli que l’EMG et ses partisans détruisirent le CNRA et égorgèrent le GPRA. L’EMG, fort de l’armée des frontières qu’il a structurée et des appuis internationaux qu’il s’est assuré, a organisé et réussi la prise de pouvoir.

            Même la réunion des Wilayas II, III, IV, la Zone autonome d’Alger et les Fédérations de Tunisie, Maroc et France du 25 juin 1962 à Zemmoura n’y a rien pu contre l’EMG. L’initiative fut inopérante devant le forcing de l’EMG. Le journaliste Mohamed Abbas qui pioche de ce côté-ci de l’histoire, a attesté lui que «l’Algérie n’est toujours pas sortie de l’ère EMG», ceci même s’il encense quelque peu feu Houari Boumediene à qui il reconnaît l’intelligence d’avoir assis son action politique sur des programmes.

            Mohamed Abbas a considéré aussi que les années 1980 ont accouché de l’anti-EMG, en ce sens, dit-il, qu’il y eut remise en cause des projections de l’EMG, version Boumediene. Mais visiblement, ce n’était qu’un interlude, puisque Abbas soutient que le pays est toujours sous l’ère de l’EMG. Plus clairement, il s’est opéré une réappropriation du pouvoir par les l’EMG, dans sa conception originelle, sinon par sa déclinaison présente, en l’occurrence l’armée.
S. A. I.

Source :  http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/01/21/article.php?sid=94570&cid=2 

Retour documents -  faits marquants.

20 février 2010

NOTRE VIE "LA-BAS" 1

Pierre Salas- CHAPITRE 1-

La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre (Gandhi)

         Depuis notre départ d’Algérie, beaucoup d’entre nous, avons tenté d’étouffer tant bien que mal nos souvenirs et peut-être n’avons-nous jamais eu le courage et la force de faire partager cette époque bénie, bien révolue. Peut-être n’étions- nous prêts à faire remonter toutes ces douloureuses images de notre cœur. Mais la vie est un cercle et aujourd’hui nous sommes, certainement à une étape décisive de notre existence.

         Ce que nous pensions enfoui à jamais au plus profond de notre mémoire, remonte parfois insidieusement à la surface, comme une éruption cutanée et il est temps d’en parler pour tenter d’exorciser ce passé et de le traiter  comme une simple information, car tôt ou tard, il finit par nous rattraper. Alors, pour ne pas contrarier ce phénomène, dévoilons et faisons partager ces images virtuelles, nos images, nos sentiments en écrivant avec notre cœur, notre sincérité et nos convictions.

         Essayons de raconter ensembles l’histoire de gens simples et ordinaires qui ont osé à un moment crucial de leur existence prendre leur destin en mains avec courage, détermination et l’énergie que donne le désespoir depuis leur arrivée sur cette terre inconnue d’Algérie jusqu’à leur éxil forcé vers un ailleurs où ils ont tout repris à nouveau, dans l’indifférence et bien souvent l’hostilité, la haine ou la méfiance.

         Tentons de remonter le plus loin possible dans nos souvenirs, dans notre histoire, depuis l’arrivée de nos arrières grands-parents sur cette terre inconnue d’Algérie jusqu’à notre exil forcé vers un ailleurs où il nous a fallu à nouveau (comme eux) tout reprendre à zéro dans l’indifférence, la méfiance et souvent l’hostilité et la haine.

         Peut-être serons- nous, qui sait, un exemple pour tous ceux qui, de nos jours, hésitent encore à prendre leur envol, semblables à ces oisillons immatures réclamant bruyamment de leur bec tendu , l’assistance d’un état“ Providence” qui l’est de moins en moins.

         Il est temps enfin  de faire découvrir que si  les Pieds-noirs dérangent, c’est parce qu’ils sont ce que beaucoup auraient rêvé d’être, sans jamais y arriver ou même l’oser.

         Nous nous devons de raconter à d’autres et plus particulièrement à nos enfants, ce magnifique roman : Il était une fois, notre Algérie.

         C’est aussi un moyen de rendre hommage à nos grands- parents qui ont tant œuvré  pour rendre fertile cette terre .Il apparaît en effet indispensable de révéler ce que la France a accompli, enduré et subi durant sa présence de l’autre côté de la Méditerranée : la transformation d’une terre aride, sèche et caillouteuse en un jardin d’éden. Et dans cette rétrospective nous tenions les rôles principaux en étant les têtes d’affiche.

C’est justement de ces racines généalogiques enfoncées profondément par nos  aïeux vers 1860, sur cette terre d'Algérie, dont nous devons être fiers  afin de pouvoir leur dire  "post mortem" la peine que nous avons de les avoir laissé  là-bas, le respect et la vénération que nous leur portons et la reconnaissance que nous leur devons.

         A propos de ces racines, notre estimé écrivain Paul Bellat, auteur d’une pièce de théâtre jouée sur la scène d’un théâtre en 1952 pour  commémorer *le centenaire  de la Médaille Militaire , avait écrit une citation attribuée au Général De Bourmont  lors de la prise d’Alger,( sous Louis-Philippe) : “.....L’empire est fait ... il s’agit à présent de l’ancrer si solidement dans la terre Française, que jamais plus, rien ne puisse l’ébranler ........“.  C’est sûr que tous ces vaillants soldats, héros  d’un passé glorieux, ont dû se retourner dans leur tombe, lorsque le dernier bateau a quitté notre sol sacré avec sa cargaison de malheureux désespérés.

Afin qu'à leur tour ils n'oublient jamais d'où ils viennent et ce qu'ils sont, dédions ce modeste récit  à nos enfants et petits-enfants, à notre proche famille, à tous nos amis vivants ou disparus, et à tous ces Rapatriés d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, (Pieds-noirs de toutes confessions ou Harkis), et d’ailleurs.

         * La Médaille militaire fut créée par LOUIS NAPOLEON BONAPARTE, alors président de la République Française (décrets des 22 janvier et 29 février 1852), la Médaille Militaire récompense toujours et exclusivement des services militaires. C’est ce qui fait son prestige exceptionnel

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19 février 2010

23 MARS 1962

LE  SIEGE  DE  BAB-EL-OUED 

Document transmis par José Castano.

« Rien n’est jamais acquis. Tout est bataille. On nous le fait bien voir. Nous sommes gênants. On nous efface. On a bâti une théorie du monde où nous n’avons pas de place. On nous verse dans le néant avec nos morts, nos espérances et nos souvenirs. » (Jean Brune) 

         Vendredi 23 Mars 1962, le général de Gaulle écrit à son premier ministre, Michel Debré, une brève missive : 

         "Mon cher Premier Ministre, 

         Tout doit être fait sur-le-champ pour briser et châtier l'action criminelle des bandes terroristes d'Alger et d'Oran. Pour cela, j'ai, sachez-le, entièrement confiance dans le gouvernement, dans le haut-commissaire de la République et dans les forces de l'ordre. Veuillez le dire aux intéressés. 

         Bien cordialement. Charles de Gaulle."

Le jour même, la transmission et l'exécution de cet ordre sera chose faite.

         Ce matin là, un camion militaire pénétra, à Alger, dans le quartier de Bab-el-Oued. Un commando de l'OAS arrêta le véhicule et demanda aux soldats de leur remettre leurs armes. Soudain, parmi eux, un appelé musulman fit claquer sa culasse en armant son pistolet mitrailleur... et ce fut le drame. La fusillade éclata et pour la première fois dans cette guerre d'Algérie, des militaires et des civils allaient s'affronter directement. L'irréparable était commis annihilant par là même tous les espoirs de voir l'armée se soulever à nouveau... 

Aussitôt -et durant toute la journée- les forces militaires et de police affluèrent. Des milliers de soldats, gendarmes et C.R.S. encerclèrent le quartier. Des barrages de fils de fer barbelés furent dressés. Bab-el-Oued était isolée du reste du monde... 

La Délégation Générale était en liesse. Le quartier serait privé de renforts et de ravitaillements. Enfin! le règlement de compte allait pouvoir avoir lieu! Bab-el-Oued, le symbole de la résistance en Algérie, allait recevoir le châtiment qu'elle méritait depuis longtemps déjà!... 

         Très vite cependant, les visages des responsables allaient changer d'expression. Loin d'être impressionnés par ce gigantesque déploiement de force, les commandos de l'OAS réagirent énergiquement. Ils se savaient pris au piège et leur résistance allait être farouche... 

         Face à 20.000 hommes, décidés à mettre au pas ce noyau rebelle, 150 hommes munis d'un armement hétéroclite mais connaissant admirablement chaque pouce de terrain et sachant pouvoir compter sur la complicité de l'habitant, allaient faire mieux que se défendre, à tel point qu'ils allaient prendre l'initiative des opérations et faire reculer sous leurs coups de boutoir les forces de l'ordre. 

         Ailleret -qui depuis Juillet 1961, avait été nommé en remplacement de Gambiez- fulminait. Pour l'encourager dans sa fermeté, l'Elysée lui avait offert sa quatrième étoile. Son prestige était en jeu ainsi que celui de tous ses acolytes : Fouchet -haut commissaire en Algérie, Morin -délégué général-, Vitalis Cros -préfet d'Alger-, Debrosse -commandant la gendarmerie mobile- et l'on décida alors de faire appel aux blindés et à l'aviation. Cette fois c'était l'engagement total. 

Bab-el-Oued, la citadelle du patahouët, le quartier de la joie méditerranéenne et de la douceur de vivre, allait subir un terrible châtiment par le fer et par le feu. Les premiers chars qui se présentèrent, tirèrent sans discontinuer sur les façades tandis que deux hélicoptères et quatre chasseurs T6 menèrent une vie d'enfer aux tireurs retranchés sur les toits. 

La puissance de feu était telle que les quelques officiers aguerris qui se trouvaient là, se croyaient revenus à la seconde guerre mondiale. Les habitants se jetaient sous les lits alors que leurs vitres volaient en éclats et que les balles de mitrailleuses 12/7 et les obus occasionnaient dans les murs des trous énormes. 

         De toute part les blindés affluaient vomissant leurs nappes de feu et d'acier. Ils écrasaient les voitures en stationnement, montaient sur les trottoirs et éventraient les devantures des magasins. Derrière eux, suivaient les forces de l'ordre qui, aussitôt, investissaient maison après maison, se livrant à de sauvages perquisitions : meubles brisés, matelas éventrés et à l'arrestation systématique de tous les hommes en âge de porter une arme. Des milliers d'Européens étaient ainsi arrêtés et regroupés dans les quartiers musulmans, sous les quolibets et les insultes. 

         Pour compléter l'isolement, on coupa les 8000 téléphones qui reliaient encore les assiégés au reste du monde, ainsi que la lumière. Les habitants furent privés de ravitaillement et le couvre-feu permanent établi sur le champ. Les forces de l'ordre reçurent la consigne de tirer à vue sur "tout ce qui bougeait » et on interdit l'accès du quartier aux médecins. 

         A 20h, il ne restait plus que 20 hommes qui menaient un héroïque combat d'arrière garde pour permettre à leurs camarades rescapés de prendre la fuite par les égouts. A 21h, des ambulances quittèrent le ghetto avec, à leur bord, les derniers résistants. La bataille était finie. Comme la légion à Camerone, l'OAS venait d'écrire là sa plus belle page d'histoire. 

         Dans les appartements dévastés, on pleurait les morts et on s'efforçait de soigner les blessés. Qui saura jamais le nombre des victimes? Car à Bab-el-Oued, on soigne ses blessés et on enterre ses cadavres soi-même... 

Beaucoup de ces victimes n’avaient en rien participé au combat. Un gamin de quinze ans, Serge Garcia, fut tué dans son appartement ; une enfant de dix ans, Ghislaine Grès, fut abattue d’une rafale à l’intérieur de sa maison… C’était la litanie du désespoir : Blessés et malades manquant de soins, jeunes enfants saisis de convulsion, femmes enceintes prises par les douleurs… et puis, ce bébé de quarante-cinq jours intoxiqué par la fumée dans son berceau en flammes et cette petite fille blessée à la jambe que la gangrène menace…

         Nicolas Loffredo, Maire de Bab-el-Oued témoignera à ce sujet : « Nous sommes intervenus auprès des autorités en faisant remarquer que des bébés étaient en train de mourir. Un officier de gendarmerie me répondit : « Tant mieux ! Plus il en crèvera, mieux ça vaudra ! Il y en aura moins pour nous tirer dessus ». Et comme nous demandions qu’on enlève au moins les morts, il a éclaté : « Vos cadavres, mangez-les ! »

         Un goût âcre persistait au fond des gorges, l'odeur de la poudre et du sang stagnait dans les ruelles, des débris de toute sorte donnaient aux ombres habituelles de la rue des contours mystérieux, c'était un monde inconnu qui s'étendait sur chacun. Mais pour autant, le calvaire des habitants européens n'était pas fini et la fouille systématique se poursuivait avec une hargne et une haine inqualifiable. Après le passage des "forces de l'ordre", il ne restait plus rien d'utilisable : à la place des écrans de téléviseur, apparaissait un grand trou noir comme une image fixe de la mort. Les divans, les fauteuils et les matelas étaient crevés comme des sacs de son. Les meubles n'avaient plus de porte, plus de tiroirs, les gravures et les photographies familiales étaient arrachées des murs et piétinées, les bibelots s'entassaient, le linge traînait de-ci de-là, les réfrigérateurs étaient renversés et le ravitaillement détruit. Les familles étaient abattues, toutes leurs "richesses" étaient là, réduites en détritus et en poussières. Tout le sacrifice d'une vie!...

         En Métropole cependant, on ignorait ce qu'était réellement Bab-el-Oued. On ignorait que ses habitants étaient tous des ouvriers et de surcroît, les plus pauvres de la terre algérienne. On ignorait que quatre vingt pour cent d'entre eux étaient communistes inscrits au parti et, qu'écœurés par l'attitude du P.C.F, ils avaient tous déchiré leur carte. Pourtant ce sont eux qui fourniront la majeure partie des commandos Delta de l'OAS et c'est parmi eux que se trouveront les plus courageux et les plus tenaces. Pouvait-on, sans faire sourire, les qualifier de nantis et de fascistes?... 

         Pendant quatre jours, Bab-el-Oued allait vivre un véritable cauchemar. Pendant quatre jours elle sera isolée du reste du monde, sans ravitaillement et sans soin. Alors, la foule algéroise se pressa devant les fils de fer barbelés qui ceinturaient le quartier et implora le service d'ordre de mettre fin au blocus. Devant le refus systématique des autorités qui tenaient à aller jusqu'au bout de leur vengeance, la solidarité Pied-noir allait prendre un acte bien méridional. On collecta des vivres pour les assiégés qui les hissaient à l'aide de couffins tirés par des cordes jusqu'aux étages. Mais bien vite, la préfecture de police interdira les collectes, le couvre-feu intégral sera maintenu et Christian Fouchet, la voix hautaine, auto satisfaite, adjura sur les ondes de la télévision les Français d'Algérie, de faire confiance à la France (!) et de refuser de suivre les assassins de l'OAS!!!... 

         Lundi 26 mars. Bab-el-Oued avait pris le tragique visage de Budapest. Mais, le blocus était maintenu ; la faim tenaillait les ventres, les perquisitions et les arrestations se poursuivaient et lorsqu'un blessé était découvert, on le traînait par les pieds jusqu'aux camions et là, on le "balançait" par dessus bord. 

Tout autour du réduit, la population était toujours amassée tentant l'ultime offensive du cœur : "Nous voulons rester Français... Vous n'avez pas le droit de nous combattre et de nous livrer... Notre crime le plus grave c'est de trop aimer notre pays..." 

         Alors des tracts firent leur apparition conviant la population du Grand Alger à se rendre, dès 15h, drapeaux en tête et sans armes à Bab-el-Oued dans le but de tenter d'infléchir le traitement inhumain infligé aux 50.000 habitants de ce quartier. Le drame couvait… 

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

*

Retour JOSEPH CASTANO. 

Prochainement : 19 Mars 1962… Le cessez-le-feu en Algérie (photos chocs)

Puis :  Alger : 26 Mars 1962… Le massacre de la rue d’Isly

Sites et vidéos sur cette tragédie accompagneront cet article

En application des articles 27 et 34 de la loi dite "Informatique et libertés" No 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit de modification ou de suppression des données qui vous concernent. Vous ne recevrez jamais des courriels commerciaux ou pièces jointes de publicité de notre part.

Vous pouvez vous rayer de cette diffusion à tout moment en faisant « répondre », puis en tapant « NON »

- La FNACA s’oppose à l’inscription des noms des victimes civiles et du 26 Mars 1962 sur le monument du Quai Branly 

Cliquez sur : 1. Actualités de la MAFA

Et sur : http://www.clan-r.org/portail/Communique-du-CLAN-R-Morts-pour-la

- www.defense.gouv.fr/defense/webtv/memoire_et_patrimoine/afn_512

Des sites remarquables à visiter (Cliquez)

                        www.youtube.com/user/71257 

« Les petits échos de l’Echo d’Oran »

http://echodupays.kazeo.com/VIDEO-ACTUALITES-ALGERIE-1956,a709959.html

http://echodupays.kazeo.com/VIDEO-2EME-PARTIE-ACTUALITES-ALGER,a711247.html

e-mail : daniele.lopez@free.fr 

-         Nos cimetières en Algérie : Tristesse et désolation ! Cliquez : http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article35689.php 

-         24 Janvier 1960 : « Les barricades » (Cliquez) : http://www.valeursactuelles.com/print/histoire/actualit%C3%A9s/tragiques-barricades.html 

Et : http://www.dailymotion.com/relevance/search/PHIBERSTE, puis sur le titre de la vidéo

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C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France !

         Alors que les apparatchiks du FLN poursuivent leur éternelle politique de haine anti-française en déposant, le 13 janvier dernier au bureau de l’Assemblée Nationale algérienne une proposition de loi criminalisant le colonialisme français et demandant que soient traduits devant les instances internationales les « criminels de guerre » français (thème qui sera développé dans mon prochain article sur le 19 Mars),  il est choquant qu’une ancienne égérie et pasionaria de ce même FLN, la moudjahida Djamila Bouhired se trouve actuellement dans la capitale française pour y suivre des soins. Elle loge à l'hôtel George-V, un établissement digne de sa stature et bénéficie de l’assistance d’une voiture avec chauffeur pour les besoins de ses déplacements. Selon notre source, Djamila Bouhired a bénéficié d’une prise en charge pour se faire soigner à Paris. C’est la moindre des gratitudes de la part de l’État algérien à l’égard de celle qui est qualifiée d’icône de la Révolution algérienne.

            Djamila Bouhired fut, lors de la guerre d’Algérie, une terroriste patentée, poseuse de bombes, assistante personnelle de Yacef Saadi, chef de la cellule terroriste d’Alger, de sinistre mémoire. En avril 1957, elle est blessée dans une fusillade et capturée par les parachutistes. Elle est soupçonnée d’être une poseuse de bombe auteur de plusieurs attentats et, inculpée pour ses actes, est condamnée à mort. Son exécution est stoppée par une campagne médiatique menée par son avocat, Jacques Vergès (qu’elle épousera en 1965 selon le rite musulman) et Georges Arnaud.  Elle est finalement graciée et libérée en 1962.

Après sa libération, elle travaille avec Jacques Vergès à « Révolution africaine », un magazine centré sur les révolutions nationalistes africaines. De son union avec son avocat, elle a eu deux enfants, Meriem et Liess Vergès.

         Après Bouteflika, après tant d’autres responsables du FLN, voilà que notre Djamila, à son tour, s’en remet, sans le moindre scrupule, aux bons soins de la médecine française… c’est à dire, de l’ex « colonialiste »… Et pendant que son peuple crève de faim, elle a choisi un palace parisien et non des moindres : le George-V !

Voilà qui devrait faire réfléchir les quelques imbéciles patentés qui ne cessent de prétendre encore que l’Algérie a fait, en 47 ans, plus que la France en 132 années de présence… Seulement voilà ! Les pauvres (la majorité) se soignent comme ils le peuvent dans des centres de soins datant de « l’ère coloniale », désormais vétustes car jamais entretenus, tandis que les riches viennent chercher leur salut en France. Par ailleurs, peut-on imaginer que le régime algérien accepterait de recevoir aujourd’hui d’anciens membres de l’OAS ou de harkis pour les héberger et les soigner ?

            Et oui ! : « C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France !... »

            En complément, cliquez sur ce lien : http://popodoran.canalblog.com/archives/w_essai/index.html

         Et aussi : http://www.libertyvox.com/article.php?id=424 

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-         Depuis neuf mois, et malgré le froid glacial, des fils et filles de harkis campent, face à l’Assemblée Nationale, pour demander que le Président de la République les entende, les reçoive, et s’engage à respecter leurs droits de Français éprouvés. (Cliquez) : http://www.comite-veritas.com/newss/pop_news.asp?id=338 

- … Et toujours ces « Places du 19 Mars 1962 » que l’on baptise (Cliquez) : http://www.comite-veritas.com/newss/pop_news.asp?id=339

      Et aussi : http://www.comite-veritas.com/newss/pop_news.asp?id=341 

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-  "Le coin du popodoran"  vous est ouvert. Vous pouvez retrouver tous les commentaires regroupés sur cette page : http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/01/23/12196363.html 

Si vous souhaitez laisser votre message, écrivez à : rp.fr@free.fr 

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Cher amis lecteurs,

            Compte tenu du nombre élevé de mes contacts, c’est 100 à 150 mails que je reçois chaque jour (quadruplés le week-end)… qu’il m’est impossible de traiter. Je suis sensible à ces marques de sympathie et d’amitié mais je vous demande de limiter au maximum vos envois afin de ne pas encombrer inutilement ma messagerie.

         Je vous remercie pour votre compréhension - Bien cordialement  - José CASTANO

Si d’aventure cet article comportait des parasites tels que : de l’extrême gauche à la droite libérale), l’ensemble des médias aux ordres, l’ensemble des pseudo élites autoproclamées, l’ensemble des églises, veuillez me le faire savoir. Merci

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12 février 2010

IL ETAIT UNE FOIS,

LES SPORTS LA-BAS

Document transmis par Pierre Salas 12/02/10 

Il ne faut pas toucher aux idoles: la dorure en reste aux mains. (Gustave Flaubert)

         Cet article, je l’avais rédigé, il y a quelques années, mais les évènements sportifs se succédant rapidement au fil des ans et la vie modifiant toujours les prévisions, j’ai tenté de réactualiser cet article qui avait bénéficié d’un succès d’estime, il n’y a pas longtemps encore. C’est ce que je fais pour vous mes estimés compatriotes.

En Afrique du Nord, la boxe a toujours drainé les passions et notre creuset a toujours été de qualité.

         Lorsque l’on évoque le souvenir de notre Marcel Cerdan, les anciens se souviennent avec émotion, qu’en ce temps-là, la télévision était encore balbutiante en France et seulement un rêve chez nous, en Piednoirdie.

         Alors, on s’agglutinait autour de la TSF pour les privilégiés qui la possédait, ou on allait chez le voisin plus fortuné qui voulait bien organiser une veillée chez lui pour écouter l’évènement.

         C’était une réunion entre supporters acharnés du grand marcel, entre amis et parents, entre initiés, malgré l’heure tardive (souvent 4 heures du matin, à cause du décalage horaire, avec les Etats- Unis).

         Mais quels instants magiques on vivait ! On buvait les paroles du talentueux Georges Briquet qui était généralement l’envoyé spécial de la radiodiffusion Française pour décrire et faire vivre en direct les évènements sportifs.

         C’est ainsi que l’on vécut toute la campagne Américaine de Marcel Cerdan, et après son tragique accident des Açores qui lui coûta la vie, celles de  Laurent Dauthuille, de Robert Villemain et surtout du grand Ray Sugar Robinson, ses vaillants vengeurs et successeurs dans nos cœurs.

        Un peu plus tard  notre Jean-Claude Bouttier qui fit une magnifique carrière devint champion d’Europe et Challenger du grandissime mais truqueur Carlos Monzon, l’Argentin.

Jean Claude ne gagna pas son combat mais, Dieu que ce fut dur pour Monzon qui fut déclaré vainqueur en usant de tous les subterfuges possibles et imaginables pour venir à bout de notre petit Français.

         Effet notre Bouttier National, l’allongea au tapis au 9° round et ce pour la première fois de la carrière de l’Argentin qui n’en revenait pas. On eut même l’impression que Carlos asphyxié par les coups reçus n’était pas loin de l’abandon. Mais ce vicelard usa de coups de pouces dans les yeux, de rabbit punches (coups derrière la tête) pour blesser volontairement notre champion qui fut obligé d’abandonner sur blessure. Mais aux yeux de ses fans dont je fais  encore partie (lorsque je l’entends commenter les grands évents sur canal +), il en sorti grandi de ce combat de titans.

        Pour en revenir  à Ray Sugar Robinson ( le digne successeur de Marcel), il infligea une telle raclée au mafioso et tricheur Jake La Motta ( qui se félicitait de ne pas avoir  donné sa revanche à notre Marcel) que ce dernier disparût à jamais du monde de la boxe.

         Mais en Afrique du Nord, nous avions aussi des pugilistes de qualité :

                   * Omar Kouidri d’Alger, combattant valeureux et loyal s’il en fût, qui ne craignit pas d’affronter à quatre reprises notre grand Marcel, à l’apothéose de sa carrière, pour ne s’incliner à chaque fois, qu’aux points au grand dam de la presse spécialisée ; celle-ci, en effet, se plantait avec un vrai bonheur dans ses pronostics en lui prédisant une rapide défaite par KO.

                   * Kid Marcel (Bouaziz) l’Oranais, le maître à boxer, rival malheureux lui aussi de Marcel, vainqueur aux points.

                   * Gaëtan Annaloro, Le poids coq de Tunis, magnifique et élégant puncheur, grand rival du gitan Théo Médina, l’autre vedette Franco- Européenne de la catégorie , tous deux battus par Peter Keenan , l’Ecossais.

                   * Jo Ventaja, l’agent de police de Casablanca, bourré de qualités mais manquant d’ambition, avec aussi une grande carrière internationale.

                   * Robert Cohen de Bône, poids coq de qualité lequel après une brillante carrière amateur, devint champion du monde chez les pros, en battant aux points, chez lui à Bangkok, le Thaïlandais Songkitrat. Il conserva son titre pendant un ou deux ans  en faisant match nul contre Willie Toweel, puis le perdit par arrêt de l'arbitre à la 7e reprise contre le sourd-muet Italien Mario d’Agata en 1956

         Qui ne se souvient pas du regretté  Alphonse Halimi, poids coq de haut niveau, et de sa déclaration « J’ai vengé Jeanne d’Arc » en redevenant champion d’Europe à Londres en 1960 en battant un anglais, dont le nom m’échappe. En 1957, il avait battu à Los Angeles, la petite terreur qu’était à cette époque Raul Raton Macias devant des milliers de supporters Méxicains, hostiles au petit frenchie. En 1959, il perdit son titre face à l’hispanique José Becerra et il faudra attendre 1989 pour avoir un autre boxeur français champion du monde de boxe, René Jacquot.

                   * De Hocine Khalfi, grand combattant sur tous les rings internationaux, vit toujours (Dieu Merci) une retraite bien méritée quelque part sur la côte Pacifique des Etats- Unis.,du côté de la Californie (USA).

                   * Du malheureux Mokfhi, mort à l’issue d’un combat malheureux contre... ?

                   * Du valeureux et élégant regretté Chérif HAMIA, combattant vaillant et émérite, qui mena une campagne glorieuse sur tous les rings internationaux.

         En Oranie, nous avions aussi de bons boxeurs. Les terreurs du ring qu’étaient Bachir Cherraka, (le démolisseur) Lahouari Godih ( la liane), Abdesselem (le pit-bull), Boleda Francis (la castagne, hélas décédé en pleine gloire et trop jeune), Madani (le puncheur), RobertTerrones d’Aïn Témouchent (champion du monde militaire), l’élégant et redoutable puncheur Soriano., Bruno Spataro le roc., les frères Porcel (la classe). Etc... !

         Lorsque des réunions étaient organisées à Bel-Abbès par Enrique Salas (manager de la Bel-Abbésienne), au foyer du Légionnaire ou à la piscine Cerdan, on se battait pour avoir des places autour du ring et voir à l’oeuvre ces grandes vedettes amateurs qui venaient se mesurer à nos Bel-Abbésiens, les vaillants Ernesto (tchato) Diaz (un ami intime perdu de vue), Hamzaoui, Manou Jorge, rival tenace et malheureux de Cheraka, son frère Elie (expatrié en Espagne à Alicante), Allouche, le rugueux Caparros, l’élégant Galliana, Reiffenberg le vaillant et courageux légionnaire, Molina Jeannot ( ce dernier est l’un des plus grands managers en activité en France). Il a été le manager-entraineur de Bénichou, ex champion du Monde et dirige une belle écurie à Marseille.

         En France, justement, de bons pugilistes issus de l’immigration ont fait les beaux jours du noble Art, il y a peu encore.

                   * Hakim Tafer, redoutable et vaillant poids lourd, qui perdit son titre contre Anaclet Wamba.

                   * Laurent Boudouani, médaillé d’argent aux jeux olympiques, qui n’a pas confirmé en pro les promesses "Cerdaniennes" qu’il possédait.

                   * Khalid Rahilou, ex double champion du monde de boxe professionnelle et de Kick Boxing. Un phénomène !

                   * Mehdi Sahnoun, champion du monde après sa victoire par arrêt de l’arbitre sur Bruno Girard. Il perdit, malheureusement son titre contre l’Italien BRANCO vieillissant et truqueur, et ne récupéra plus son titre malgré son avidité de revanche et les qualités qu’étaient les siennes.

         Le dernier en date, est le blond peroxydé Brahim Asloum, beau champion d’Europe des poids mouches depuis le 14 Novembre 2003, qui vient de quitter la boxe en pleine gloire. Il a été champion olympique de sa catégorie aux derniers jeux de Melbourne .Il était drivé par les frères Louis et Michel Acariès d’ Alger, dont l’aîné, Louis, arriva au championnat du monde, battu de justesse par le Portoricain Santos.

         Non seulement sportif mais homme d’affaire avisé et ami de feu Robert Louis Dreyfus, Louis Acariès fut chargé du vivant de RLD, de faire un audit du mauvais fonctionnement  de  l’Olympique de Marseille et de proposer une organisation curative. Ce dont il ne se prive pas restant fidèlement aux côtés de madame Dreyfus, encore propriétaire de l’O.M,  pour la protéger des « dents de la mer ».

         Ce modeste récit n’a pour but que de tenter de hisser la mémoire de notre boxe au niveau de celle de notre foot (notre SCBA par exemple, meilleur club d’AFN, en deuil de quelques-uns de ses plus beaux fleurons :

                   * Lapeyrie le canonnier (lequel d’un shoot dont il avait le secret, brisa le montant vertical des buts d’un gardien)

                   * Pepe Domingo (le renard à moustaches, terreur de l’excellent goal Carrisio du Gallia Club Oranais),

                   * Maillol (son capitaine courage), notre vaillant arrière Marion et tenter de raviver des souvenirs qui me sont chers en les partageant avec tous les amateurs de boxe et de foot et ceux dont j’ai mentionné les noms, lesquels pour la plupart, hélas, ne sont plus de ce monde. Dieu les ai tous en sa sainte garde.

         A propos de la descendance des sportifs, l’une qui mérite d’être portée à votre connaissance est celle de Pepe Domingo (Oncle de mon épouse), ses deux petits fils Thomas et Fabien sont deux gloires du rugby en France. L’aîné, Fabien, fut il y a peu, sacré meilleur joueur de l’année de division 2 et Thomas, son cadet, est international en titre de l’équipe de France dont il est l’un des plus beaux fleurons, malgré ses 1.72m, et ses 110 kgs de muscles. Un authentique pit-bull. Comme quoi « bon sang ne saurait mentir » et les chiens n’ont jamais fait des chats.

         D’autres sportifs Nord Africains de valeur se sont distingués dans d’autres disciplines, car personne n’a oublié le grand Alain Mimoun, Alex Jany, Ben Barek, (la perle noire), Damitio (saut en hauteur) , nos nageurs Alfred Nakache de Constantine (Le "nageur d'Auschwitz), Alain Gotwallès…etc. J’en oublie et des meilleurs, mais personne ne m’en voudra de cela, ma mémoire me lâchant de temps à autre. J’espère et souhaite que d’autres amateurs de noble art me contactent et me fassent partager à leur tour cette belle épopée.

En conclusion, nous avons vécu une belle épopée sportive, LA-BAS, tant pugilistique, footballistique et dans bien d’autres disciplines.

Notre temps nous est en partie dérobé, en partie subtilisé et ce qui reste se perd sans qu’on y prenne garde. (SENEQUE)

Piednoirement votre.

Le 12 Février 2010

salas-pierre@bbox.com

RETOUR PIERRE SALAS.

 

 

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7 février 2010

LES CAUSES HISTORIQUE DES MASSACRES DU 5 JUILLET 1962 A ORAN

         Chers compatriotes il ne s’agit pas de focaliser toute la guerre d Algérie sur sa conclusion c'est "un créneau" qu'il faut bien étudier pour certains (peu nombreux) de plus motivés pour l'avoir vécu dans ses dessous et ses causes d'autant plus remarquable qu'il est occulté en Algérie (normal) mais aussi en France : exemple unique dans l'histoire où en présence de leur armée (nombreuse et invaincue) des citoyens désarmés pacifiques résignés non manifestants se font massacrer. D'autre part ce fut aussi sûrement ponctuellement le jour le plus sanglant de ce conflit (hors guerre) et l'origine du nouveau pouvoir Algérien. Tout ceci mérite attention et difficile d'en parler dans les médias (pas une seule émission télé)  même en Espagne pour les raisons diplomatiques que j'ai indiqué.

         Maintenant pour les conditions relire les écrits de Mo Harbi, G Meynier et d'autres spécialistes du FLN à priori  "les carottes n'étaient pas cuites" pour l'ALN extérieure et l'Oranie était plus prés qu'Alger ! Avec ses willayas 3 et 4 regonflées hostiles à Boumediene (3 mois et des combats pour entrer à Alger). Donc 1er étape prise du pouvoir à Oran avec prétexte rétablir l'ordre, pas prévu par Evian donc nécessité feu vert des autorités Françaises contrepartie possible l’accord pour les bases d’essais militaires  et pas d'enclave Européenne autour d'Oran (Mers El Kébir) cette éventualité inexistante à Alger (évoquée il est vrai par l'OAS d’Oranie) était crainte par l'état major ALN d'Oujda. Oran avec les environs était la région la plus "européenne d'Algérie" évidemment la question reste posée?

         Mais les effets furent bien cela ! Maintenant difficile de refaire l'histoire avec plus où moins d'OAS elle fut la résultante inéluctable de la trahison Gaulliste venue trop tardivement pour certains mais c'est un autre débat !

         Des provocations par massacres organisés eurent lieu en d'autres circonstances comme en Août 55 à El Halia sans OAS. Et rien ne les justifie surtout quand la guerre est terminée, que la situation est connue des autorités Françaises et qu'elles ont les moyens, le pouvoir et le droit  de maintenir l'ordre (des exemples pratiques à Oran l'on démontré) devant la carence de "la force locale" prévue par la déclaration d'Evian qui venait d'être plébiscitée le 1er Juillet en Algérie!

         Enfin pour conclure provisoirement la fraction FLN qui dirigeait à Alger avec le GPRA avait tout intérêt à démontrer devant les observateurs internationaux sa capacité de gouverner ce fut bien ce qu'il fallait ruiner pour la fraction extérieure à Oran en se souvenant que des Défilés "pacifiques"du 5 Juillet furent commandités à l'origine par Alger suite a la décision des wilayas de l'intérieur (sauf la V d’Oujda ) à Zémorra en Juin 62 et qu'ils furent transformés en émeute provoquée à Oran et chasse aux Européens .

         NB : Pas trop se faire d'illusions sur les Archives  dans ce dossier déjà celles du consulat d'Oran et de la gendarmerie locale il faudrait avoir les authentiques !  Celles de l'armée Française qui selon témoins aurait ramassé et enseveli des cadavres? A moins qu'il n'y ai pas de traces écrites ce qui est possible dans le contexte du moment, dans ce cas cela sort de l'Histoire? Comme pour les internés du stade municipal! C’est tout le débat sur la fiabilité des archives par omissions surtout lorsque l'on sait qu'il n'y a pas eu volontairement d'enquête! Sous le faux prétexte de Katz que l'ALN n'en voulait pas! lui qui avait dans le passé travaillé dans les services de renseignements et avec de nombreux informateurs musulmans en Oranie !

JF Paya   le 28 Janvier 2010

C’EST LA REPONSE à la QUESTION DE CORRESPONDANTS dont voici la teneur : 

   Jean François Paya puis je avouer que si le 5 juillet a été une journée horrible, il en faut pas  tout focaliser sur elle. Il est normal de demander que des archives jusque là réservées soient ouvertes aux historiens en priorité. Mais pourquoi ces massacres ont eu lieu à Oran et non à Alger ? J’ai non pas la mais une réponse. A Alger dés la mi juin l'OAS avait cessé  ses activités. On sait pourquoi. A Oran aussi mais trop tardivement. L'extérieur (Tlemcen) a pu alimenter le feu. Mais il était intérieur.

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

OÙ

Retour vers nos lectures. 

29 janvier 2010

LA MATANZA DE ORAN - 5 DE JULIO DE 1962

Par J. F. Paya 

Pour Tenter de briser la conspiration du Silence en  2010  Version pour nos correspondants Hispaniques

         Artículo publicado en la revista “les dossiers Secrets de l’Histoire” (Francia) n° 42 de septiembre 2002, con la benévola autorización del autor :  Jean-François  PAYA

          Cinco de julio de 1962. Esta fecha es la de la independencia para los argelinos, sin embargo, para los franceses de Orán, única ciudad de la Argelia de entonces, donde eran más numerosos que los moros, esta fecha evoca una jornada espeluznante cuando cerca de un millar de ellos fueron matados en presencia de un ejército francés de dieciocho mil hombres, estrictamente consignado en sus cuarteles.

         Sin embargo, estas fuerzas francesas desempeñaban un papel teórico de protección a sus conciudadanos ......según las declaraciones públicas y las promesas escritas, divulgadas en Argelia como en Francia. Los acuerdos de Evián contemplaban la entrega de los poderes a un “ejecutivo provisorio”, ya instalado desde el 19 de marzo de 1962. Este debía mantener el orden apoyado por una “fuerza local”, prácticamente desaparecida en Orán, asistida por el ejército francés. Y eso, en principio hasta la entrega de sus poderes a una asamblea nacional elegida al sufragio universal. Este proceso no fue efectivo sino hasta el 27 de septiembre de 1962. Pero los acuerdos de Evián no aludían de ninguna manera  al G.P.R.A. (Gobierno Provisorio de la República Argelina) ni al A.L.N. (Ejército de Liberación Nacional) en este procedimiento...

         Los acuerdos de Evian fueron masivamente ratificados  por la población argelina el 1ro de julio de 1962, así, de echo, ellos se establecían como Ley, inclusive en el ámbito internacional, pués figuran con el rango de tratado internacional en la ONU y contenían una cláusula de amnistía general recíproca, que violó expresamente el FLN (Frente de Liberación Nacional) en el caso de los “harkis” (soldados musulmanes del ejército francés).

         En realidad la independencia de Argelia fue proclamada oficialmente el 3 de julio de 1962 con la llegada del GPRA y de su presidente Ben Khedda a Argel. Pero éste decretó como fecha histórica la del 5 de julio (toma de Argel por los franceses en 1830) que había sido escogida por el Comité de las Willayas (divisiones administrativas en Argelia) del interior (en ausencia de la V, de la región de Orán) opuestas al Estado Mayor del ALN exterior, ubicado en Oujda, Marruecos, y a su jefe, el coronel Boumediène. El 30 de junio, éstos fueron destituidos por el GPRA , pero encontraron un aliado en la persona de Ben Bella.

La O.A.S. (Organización Ejército Secreto) abandona la región de Orán y zarpa rumbo a España.

         Entonces, la lucha por el poder empezaba. Según el historiador y ex responsable del FLN: Mohamed Harbi :” con Francia, Tunes y Marruecos hay que maniobrar con fineza porque si estos estados apoyan al GPRA y bloquean el ALN fuera de Argelia, será el fin de la coalición entorno a Ben Bella”.

         En la región de Orán, la willaya V, subyugada a la ALN de Oujda, estaba esencialmente compuesta de alistados de última hora y de desertores de la Fuerza Local, esta última formada principalmente de militares musulmanes. Es preciso subrayar que dentro de la región de Orán las “katibas”(compañías del FLN) del interior habían sido prácticamente aniquiladas por el ejército francés. El jefe de esta willaya, el coronel Othmane, sometido a Boumediène, organizó manifestaciones con desfiles controlados por militares sobre todo para el 3 de julio incluso en Orán donde cuatro a cinco compañías de la ALN del interior desfilaron al limite de los barrios musulmanes. Y así fue en toda la provincia de Orán, sin ningún incidente notable.

         En la ciudad de Orán, un “comité de reconciliación” había sido creado con personalidades europeas (no musulmanas) y, los últimos “comandos OAS” navegaban rumbo a la costa española con el acuerdo tácito de las autoridades, mientras que los Europeos, resignados, participaban en mayoría positivamente, a la votación del día primero de julio.

El Ejército de las fronteras en contra del G.P.R.A.

         Pero, por la radio de Argel, nuevas manifestaciones fueron exigidas por el GPRA para el 5 de julio, manifestaciones destinadas a darle importancia; esta concentración en Argel debía ser presidida  por Ben Khedda y Krim Belkacem, dirigentes del GPRA y enemigos declarados  de Boumediène y de Ben Bella.

         Para los conjurados de Oujda que luego se instalarán en Tlemcen (ciudad fronteriza con Marruecos), ésto no podía suceder de esta manera: les era necesario demostrar que los simpatizantes del GPRA no eran capaces de asegurar el orden, y para también conjurar el riesgo de la creación de una enclave  europea en la zona de Orán – Mers-el-Kebir.

Pero sobre todo, necesitaban un pretexto para que este Ejército de las Fronteras interviniera sin que esto pareciera a un golpe de estado.

         Evidentemente la población no entendía nada de lo que sucedía y nosotros la hemos visto, después del 5 de julio, a orillas de la carretera de Tlemcen – Orán, acoger y aclamar estas tropas, con cascos, armamento y indumentaria nuevos, que tenían supuestamente como misión : “ir a combatir el OAS en Orán”. Pero, una vez llegadas en la ciudad, sirvieron esencialmente para someter los oponentes y los elementos musulmanes revoltosos que la provocación había desenfrenado.

“No al culto de la personalidad”

         Hay que subrayar que en el interior de la región de Orán, bien controlado por los simpatizantes de Ben Bella, ninguna “festividad” estaba prevista el día 5 de julio, pero para las masas era difícil no acatar el llamado de Radio – Argel, sobre todo en Orán donde los oponentes al Estado – Mayor eran influyentes entre ciertos dirigentes, intelectuales del FLN, sindicalistas de la UGTA (Unión General de los Trabajadores Argelinos) y boyscouts musulmanes, y con un viejo sabor de boca a las ideas de Messali Hadj, el precursor del movimiento independentista. Y además, una pregunta lancinante atravesaba las mentes :”?Dónde estaba este ejército fantoche cuando los años abrasadores?”.

Entonces estos responsables hicieron hincapié en acatar las consignas de Argel, cuando el capitán Bakhti, representante de la Willaya V y comisionado en Orán después del “alto al fuego” había pretendido que “nada estaba previsto en Orán” donde reanudaban las actividades.

         Unos carteles significativos fueron diseñados como:” ¡ No al culto de la personalidad!”, “Un solo héroe : el Pueblo!”, entre los eslóganes comunes a los “martirios de la Revolución”.

Una provocación que encaminará hacia la matanza de Europeos.

         (La ciudad de Orán contaba con una mayoría de franceses originarios de España)

Hoy en día está admitido, y nuestras encuestas lo demuestran, que los agentes de Boumediène y ciertos simpatizantes de Ben Bella tuvieron como misión el sabotaje de esta manifestación usando disparos de armas de fuego desde terrazas en dirección de la concentración popular cuando llegaba en el centro de la ciudad. Un scout musulmán fallece, otros están heridos entre ellos un agente auxiliar. Unos provocadores se mezclan a la muchedumbre gritando:

“ ¡ Es el OAS !”, “ ¡ Es el OAS !”.

         Y la matanza de europeos comienza, anárquica o estructurada, después de secuestrar a la gente y llevarla hacia los barrios moros periféricos.

No es posible, en este artículo, desarmar completamente el rompecabezas  de esta tragedia. Sin embargo, lo hicimos, con otros autores, en una obra colectiva llamada: “ la agonía de Orán” (l’Agonie d’Oran), obra ignorada por la prensa escrita como audiovisual desde más de veinte años y cuyo tercer volumen contiene el recuerdo de los hechos, nuevos testimonios y los resultados de la encuesta que se desarrolló en los lugares de los hechos y se persigue todavía hoy en día.

         Hemos podido eliminar la causa puramente fortuita de la provocación apoyándonos en el análisis de los testimonios, incluyendo los de militantes argelinos, en los escasos archivos militares, en el desarrollo de los hechos y en algunas escenas filmadas al principio de la provocación. De fuente privada, tuvimos también acceso a textos inéditos, clasificados “secreto confidencial” por el ejército francés y procedentes del Estado Mayor del ALN, con fecha del 5 de julio de 1962, día del drama. Textos que demuestran la saña con la cual se oponía  al GPRA y como preparaba a sus tropas para intervenir en el restablecimiento del orden, cuando nadie sabía lo que pasaba en la ciudad de Orán!!

Los bomberos incendiarios del ALN :

         Obviamente, nunca encontraremos una orden de marcha escrita y firmada por Boumédiène. Pero Mohamed Harbi (historiador y ex responsable del FLN) escribió : “El Estado Mayor tiene una visión cínica de las cosas; desea arruinar la autoridad del GPRA; con Ben Bella, no escatimará los medios y sus esfuerzos para apropiarse el poder”.

¡Y conservarlo......Lo que siguió, lo comprobó!

         Si se necesitara otras pruebas para comprobar lo que avanzamos, la crisis habiendo sido denunciada en pleno día, hemos encontrado en la prensa (después de la publicación de nuestro libro), comunicados menos confidenciales que el nuestro : “mientras que el grupo de Tlemcen llamaba al Estado Mayor “para restablecer el orden y la seguridad en Argel”, un comunicado de las Willayas III y IV acusaba un grupo organizado encabezado por Yacef Saadi de disparar sobre los “djounouds” (soldados del FLN), con el propósito de aprovecharse de la confusión  para apoderarse de la Capital y preparar la llegada de los batallones del ex Estado Mayor” (citación del periódico Le Monde). No pudieron entrar en Argel sino hasta el 9 de septiembre.

         Otra prueba: un mensaje “muy apenado” del ejército francés señala: ¡ Unos tiros de provocación en los barrios del Agha y de las Universidades, en Argel; unos gritos acusando a la OAS hubieran sido escuchados también ¡ Pero aquí, no funcionó la artimaña que había tenido éxito en Orán. En esta ciudad, la avanzada del ALN de Marruecos ( que tuvo, sin embargo que requisar camiones y autobuses privados) venida para restablecer el orden  como “bomberos incendiarios”había sido avalada  por un GPRA engañado, el cual, en un comunicado del 6 de julio, anunció “un ataque de la OAS”, anunciado en un primer tiempo, por los simpatizantes de Ben Bella de Orán, aserción rápidamente abandonada y luego cambiada por la tesis de “unos grupos anárquicos” incontrolables.

         ¡Las víctimas del 5 de julio expulsados de la Historia!

Este tercer volumen de “La agonía de Orán”  ( “l’Agonie d’Oran”, editorial Gandini; Niza, Francia) quiere ser más técnico que los anteriores, enumera los elementos y las unidades de las fuerzas militares presentes en Orán, ubicando sus cuarteles repartidos dentro de la ciudad, bastante cerca de los sitios donde se perpetraron las primeras matanzas: 18 000 hombres estrictamente acuartelados, como lo recuerdan en varias ocasiones los diarios de marcha de ciertas unidades que relatan con parcimonia lo que pudieron ver y oír desde “sus balcones”. Algunas hasta intervinieron a veces para abrir sus puertas a fugitivos o en caso de legítima defensa comprobada, como en la estación de Orán.

         No obstante, hay que subrayar una iniciativa notable : la del teniente Kheliff, de origen cabila, que intervino con sus hombres lejos de su cuartel. El general Katz, jefe del sector autónomo de Orán se aferrará más tarde a estas escasas pero loables intervenciones de iniciativas “humanitarias” protegiéndose tras unos “órdenes superiores”, procedentes de la cumbre del Estado. Sin embargo, la Señora de Ternant, coordinadora de la obra, tiene toda la razón cuando escribe : “Es el único ejemplo en la historia, de una matanza ejecutada en contra de una población  sin defensa, en presencia de un ejército que deja asesinar y secuestrar a sus compatriotas sin intervenir”. Y podría añadir : “ ¡de un ejército invicto! ”.

Según la votación unánime de la Asamblea Nacional de la República Francesa, la guerra de Argelia terminó oficialmente el 2 de julio de 1962.

No hay razones que valgan para expulsar fuera de la Historia a los masacrados del 5 de julio de 1962, en Orán.

         Jean-François  PAYA  historien Secrétariat    malletdaniele@wanadoo.fr  Traduction del Profesor P Miquel-Escande de Mexico. 

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

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20 janvier 2010

L'AMITIE

Document transmis par Pierre Salas 20/01/10

Il n’y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d’en faire un nouveau. Ruydard KIPLING

         Depuis notre départ de chez nous, il y a 47 ans, beaucoup d’entre nous sommes à la recherche d’amis perdus de vue ou, hélas, disparus. Je suis persuadé que nous en souffrons .Ils étaient et font partie intégrantes de nos racines, de notre art de vivre et d’être ce que nous sommes, tout simplement.

Qu’
est l’amitié ?

         C’
est un sentiment partagé entre deux ou plusieurs personnes qui n’ont aucun lien de parenté entre eux, si ce n’est celui du cœur.

         Les meilleurs amis sont des personnes qui tissent entre elles, des liens privilégiés qui passent au dessus de beaucoup de certitudes ou d’
idées reçues.

         Chez nous, Pieds-noirs, l’
amitié est née de l’adversité. Et, voyez-vous cette amitié là dépasse l’entendement des personnes qui ne sont pas issues de notre moule.

         Ce moule, ce sont nos traditions, notre joie de nous retrouver et d’
être ensemble et surtout de savoir qu’à tous moments ceux d’entre nous qui souffrons des fausses promesses et des fausses espérances que l’on nous a fait miroiter, savons que nous avons autour de nous des épaules sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.

         Il nous faut réaliser que tant que notre communauté formera un bloc de granit, comme celui que nos ancêtres ... « Les Gaulois »
…, utilisaient pour construire des menhirs et des dolmens, tant que ce sentiment nous animera et que nous garderons la foi, il ne pourra jamais ne rien nous arriver.

         On peut parfois dériver et déraper, cela m’
arrive parfois comme au commun des mortels, mais nous avons une chance inouïe de posséder à la tête de nos sites des personnes qui savent séparer le bon grain de l’ivraie.

         Je vais vous citer mon modeste exemple sur une rencontre d’
amitié qui s’est déroulée il y a quelques mois :

         Entre les 6 et 10 Mai 2009, j’
exposai mon livre au palais des Congrès d’Antibes- Juan Les Pins, au 31° salon des auteurs et artistes Pieds-noirs: « Il était une fois notre là-bas…. »

         J
’étais derrière ma table aux côtés de mon épouse, avec mes livres étalés devant moi, et je parlais en espagnol avec un pied-noir d'Oran, qui se tenait face à moi et auquel je venais de dédicacer un exemplaire de mon bouquin.

         Deux gars se présentent alors et l'un d'eux me dit en espagnol: Es asi que ne notan los Oraneses, no pueden empedirse de hablar Espagnol entre ellos. Traduction : c’
est à cela que l’on reconnaît les Oranais. Ils ne peuvent s'empêcher de parler Espagnol entre eux.

         Je lui demande alors d'où il était et il me répond qu'il était d'Oran. Je m'adresse à son copain et lui pose la même question et lui, me réponds qu'il était d'Alger mais qu'il comprenait et parlait couramment l'espagnol.

         Alors pour être sympa avec lui, je lui dis avoir fait mon service militaire à Alger et plus particulièrement à Ben Aknoun et Aumale. Aussitôt il me dit qu'il connaissait Ben Aknoun et Aumale où à sa connaissance il n'y avait que l'école de transmissions (EMAT/AFN) où il avait enseigné. Alors je lui réponds que c'était bien de cela dont je voulais parler et que j'avais fait moi aussi partie de l'EMAT/ AFN. (Ecole militaire annexe des transmissions).

         Je lui demande son nom et il me répond: je m'appelle MARTINELLI.

         Je sursaute et lui demande: Sergent-chef Martinelli ? Il sursaute à son tour et me réponds OUI ! Je contourne alors mon étalage, sors dans l’
allée des visiteurs, le prends dans mes bras et l'embrasse sur les deux joues en l'étreignant contre moi. Il s'agissait bien de notre Chef Martinelli de Ben- Aknoun et d'Aumale. Alors là je ne vous dis pas. Ont défilé les Chef Gongora (le fourrier) les sergents Gatt, Barbu, Zantar, les Capitaines Auriol, Bourhis, les adjudants chefs Pelletier, Lupo, Reversat, le chef Kabyle Mouzarine et le chef Gallet, les Di Giovanni le caporal-chef de l'ordinaire,...etc...Etc. Nous étions comme des fous tous les deux et nous sautions comme deux gosses heureux de se retrouver. Voilà, je voulais vous parler d’un évènement qui vient de se passer entre un ami de régiment qui était mon instructeur, il y a de cela 55 ans et vous dire que le monde est petit et seules les montagnes ne se rencontrent pas.

         Il s’agissait du Sergent Chef MARTINELLI Claude d'ANTIBES, dont nous tous avons gardé un souvenir formidable pour ses qualités humaines et sa grande compétence. Il était pour nous un conseiller et un instructeur de très haut niveau. Vous lirez en fin de message quelle a été son ascension dans l'aristocratie de l'administration Française.


         Il vient de m’envoyer, une liste de gradés ou copains qui étaient avec nous.

         Voilà, je voulais vous décrire ce qu'est l'amitié 55 ans après et vous affirmer quelque chose dont vous conviendrez aisément: c'est que l'amitié peut sommeiller en nous, mais il ne faut pas grand chose pour la réveiller.

         En plus il se souvenait de moi, de mes nombreux jours de prison et de mon caractère (je le cite: ombrageux et ... Non, C'est personnel!) et il se souvenait parfaitement de tous mes copains et de nos facéties d'alors.

         Claude Martinelli a 79 ans et se porte comme un charme. Il fait tout juste 65 ans. J'ai ses coordonnées et nous avons entamé une correspondance et j'ai fait part de ma rencontre à ceux de mes amis qui l'ont connu et apprécié.

         Voilà je me devais de vous faire partager un rare moment d
’émotion, laquelle m'a fait faire un plongeon vers nos 20 ans et remonter le temps. Ca valait le coup, que je vous la relate, non?

         Plus que jamais, soyez persuadés qu’
une solide amitié au delà des années qui passent, ressemble à un volcan qui sommeille et se réveille au moment où l’on s’attend le moins.

         Claude Martinelli après plusieurs années dans l’
armée qu’il quitta avec le grade d’Adjudant- Chef, entreprit une carrière diplomatique qui le conduisit à la fonction d’Attaché d’Ambassade à l’Ambassade de France à Madrid ce qui explique sa parfaite connaissance et maîtrise de la langue de Cervantès.

         J'ai ses coordonnées et nous avons repris une relation vieille de 55 ans. Grâce à cette rencontre inopinée, nous avons
remonté le temps et plongé dans de merveilleux souvenirs.

         Voilà je voulais vous faire partager mon émotion et ma joie. Cela le valait bien, vous en conviendrez.

         Notre amitié est comme la bruine : elle tombe fine, mais elle peut faire déborder les rivières. (Proverbe malgache)

         L’amitié est un joyau si rare ici bas que seul le cœur peut lui servir d’écrin (Auteur inconnu)


PIERRE SALAS

salas-pierre@bbox.com

RETOUR PIERRE SALAS. 

30 décembre 2009

5 DECEMBRE "LA DATE"

Par J. F. Paya

Dans un souci unitaire  et pour donner un contenu à cette date puisqu'il faut à tout prix contrer le 19 Mars. Décembre en 64 fut le dernier mois où les titres de "Mort pour la France" furent attribués pour la Guerre d'Algérie Interprétation qui dépasserait  toute décision politique.

Les groupements associatifs Rapatriés communiquent 

5 décembre, Hommage aux Victimes

           L’hommage de la nation aux Victimes civiles de la guerre d’Algérie, consacré par la loi votée en 2005, avait été timidement traduit le 5 décembre 2006 par l’apposition d’une plaque discrète, à la rédaction d’ailleurs injustement restrictive, auprès du monument érigé à Paris, quai Branly. Le discours fort prononcé le 5 décembre 2009, au nom du gouvernement, par le Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, satisfait enfin notre attente. Il annonce en effet l’ouverture de la colonne centrale aux victimes civiles innocentes. La liste nominative des victimes du 26 mars 1962 sera inscrite en priorité, sous forme collective clairement identifiée.

           Elle sera suivie par ordre alphabétique des noms des autres victimes civiles françaises au fur et à mesure de l’instruction des demandes individuelles.

           Les responsables associatifs soussignés respectent la date du 5 décembre car elle a été retenue par une large majorité du Monde combattant et consacrée par une loi en faveur des Rapatriés. Cette date, qui voit les Autorités s’incliner devant nos victimes, a également le mérite d’unir en un même moment tous ceux qui souhaitent associer dans un hommage commun les Morts ou Disparus militaires, supplétifs ou civils tombés trop tôt et bien inutilement, dans l’innocence de leur engagement pour la France.

           Ils continueront à se recueillir, comme ils le font déjà, aux dates emblématiques chères à la Communauté des Français Rapatriés devant le monument érigé à Paris, quai Branly ou en tout autre lieu à leur convenance, dans le calme, la sérénité et la cohésion.

            Pour l’avenir, lorsque notre génération se sera éteinte, plus nombreux seront les sites, plus l’attention de nos descendants, mêlés aux simples curieux, sera sollicitée et plus la mémoire des nôtres aura de chances d’être préservée.

Le Cercle Algérianiste - Le C.L.A.I.R.R - Le CL.A.N.-R.

Cette page est dédié à Antoine Rubio disparu le 6 Juillet 1962 entre Ain-Témouchent et Oran ainsi que le témoignage de Mme Lisan Jacqueline .

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962 

10 décembre 2009

RECU D'ORAN - UN TEMOIGNAGE ALGERIEN -

Document transmis par J. F. Paya  

Témoignage d un vieil Algérien Militant du FLN en 1962.

Il est très discret sur les opérations de nettoyages mais enfin l'ensemble est crédible
J Pierre Lledo 

                

Après réflexion....les tirs de l' Armée Française à la Gare c'était pour se protéger eux même,...... et non pour défendre la population ...et ce qui, au contraire ...les a déchaînés davantage...non ?

Par Antoine Llobregat 

            Bien d’accord mais on ne peut demander plus  et cela peut ouvrir la voie à d'autres "confidences" voir à une polémique souhaitable pour réveiller la galerie qui se complait dans le silence de part et d'autre en France et en Algérie sur une affaire unique dans l'histoire (pas le massacre mais en présence de l'Armée des massacrés!  ) Et le fait que ce fut en somme l'acte fondateur du pouvoir Algérien !  Et ponctuellement le jour le plus sanglant de cette guerre qui était normalement finie ! (3 raisons d’occultation en France et en Algérie)

            Débat en cours notre témoin cite des faits connus dont acte/ sauf l'organisation du FLN avant le 19 Mars à Oran et ses rivalités internes. Bien sur à la gare "légitime défense de facto "comme le suggère A Llobregat de la section du 8em Rima agressée par la foule lancée par meneurs  B Béllistes: selon nous pour pertuber l’arrivée des émissaires d Alger ? Cependant quelques européens réfugiés dans la gare 'dont le mari de G de Ternant pharmacien au plateau st Michel  Episode très "édulcoré" dans le JMO de l'unité et ces victimes musulmanes mise sur le compte de l'OAS par les meneurs (par commodité les FAF ne devant pas intervenir) n'ont pas du arranger le sort de nos malheureux compatriotes enlevés!  Puis "disparus" Le témoin branché sur "l'instant" ne donne pas de chiffres qui seraient "à postériori" 

            Puis visiblement dérive sur la suite Historique des événements en Algérie qui a pu renforcer ses convictions primitives ! Quelque soit la source ce sont les faits qui nous intéressent ce qui nous pousse à faire connaitre. A remarquer que ce témoin pour se défendre de la sienne nous renvoie à notre naïveté avec De Gaulle tout aussi "tragique" à notre avis.

JF Paya 

TEMOIGNAGE :

ORAN 5 JUILLET 1962 

Quarante sept ans après, il est temps de parler de cette horrible journée du 5 Juillet 1962 à Oran.

            Je faisais parti d’un groupe de responsables de l’organisation FLN de la zone urbaine d’Oran devenue «autonome» après le 19 Mars 1962, car en réalité avant cette date il ne nous restait pas grand-chose en Oranie du point de vue militaire et même pour l’OPA (organisation politico administrative) à Oran ou nous en étions réduits à dépendre de la zone 7 de Sidi Bel abbés où quelques maquis ALN subsistaient péniblement après les ratissages et le verrouillage des frontières par l’Armée Française.

            Avec les frères Kader et Nejdi, nous étions chargés d’animer une organisation virtuelle de l UGTA syndicat clandestin. Naturellement, après le 19 Mars et la libération des internés, l’arrêt des poursuites par la police et l’Armée Française, l’organisation s’étoffa et à Oran, on a pu créer une zone autonome (ZAO) qui eu pour tâche principale d’encadrer la population et de mener la lutte contre l OAS qui devenait notre seul adversaire, avec l’aide des services Gaullistes Français.

            La date du référendum du 1er Juillet 1962, formellement dans le cadre des accords d’Evian « arrivait inexorablement l’ALN extérieure d’Oujda, nous avait délégué le Capitaine Bakhti (Némiche Djeloul) originaire d’Oran chargé d’assurer la liaison avec commission de cessez le feu et l’armée Française prévue par les accords d’Evian. Bakhti se bombarda chef de la ZAO et une ALN intérieure se constitua avec des cadres libérés et surtout des déserteurs de la force locale équipée et armée par les forces Françaises.

            Les derniers commandos OAS quittèrent Oran avec la bénédiction de tous, surtout par le port d’Arzew et des chalutiers qu’ils avaient affrétés vers l’Espagne, à Oran, nous sentions déjà les dissensions internes de l’ organisation tirailler entre l’ état Major d’Oujda et le GPRA qui arrivait à Alger. Mon groupe avait opté majoritairement pour la légalité avec Alger non par sympathie débordante, mais surtout par méfiance contre cette armée du Maroc, qui ne nous avait pas beaucoup aidé lorsqu ’ils auraient pu par infiltrations durant la lutte de libération et contre l’ OAS, armée plutôt constituée selon nous pour imposer ses points de vue et ses dirigeants que certains d’ entre nous considéraient comme «fasciste militaires « opposés au régime démocratique dont nous rêvions pour l’Algérie et prévue par la déclaration du 1er Novembre 1954 du FLN plus nous prenions de coups à l’ intérieur plus cela semblait arranger les gens de l'extérieur tant ils étaient certains de gagner avec la politique gaulliste après 1959.                                                                                                                         

            L’armée Française manipulée n’avait d’autre choix que d’éradiquer l’intérieur et encore Boumediene n'entra en Alger qu'en Septembre 1962 après des combats avec des willayas de l'intérieur. Le 1er Juillet 1962 avec l’indépendance, le maintien de l’ordre jusqu ’à des élections libres, devait être assuré par l’exécutif provisoire avec l’aide d’une force locale et d’une police auxiliaire (ATO) selon les accords d'Evian L ALN extérieure ou intérieure n’étant pas prévue, tout cela était très formel, mais la France pouvait l’exiger et intervenir en cas de carence.

            Le général Katz (FAF) à Oran avait prévu dans un ordre du jour à ses unités «que l’Armée Française n’interviendrait plu, sauf en cas de légitime défense d’elle-même et de ses ressortissants«. Nous le savions et donc avions nous a mis en garde nos compatriotes contre des exactions sur les Européens pour ne pas donner prétexte aux FAF d’ intervenir et aussi par principe d’ une Algérie multi ethnique.
            Le 3 Juillet date officielle de l’Indépendance, défilé de l’ALN intérieure reconstituée sur les boulevards extérieurs dans un enthousiasme indescriptible, constitution d’ un comité de réconciliation
 » avec les représentants des Européens, discours lénifiants en attendant un préfet qui devait être nommé par Alger ou le GPRA respectueux des accords avait refusé la démission de l’exécutif provisoire, mais avait demandé, relayé par radio Alger, de fêter l’Indépendance le 5 Juillet 1962, en mémoire de la reddition d’Alger en 1830. A première vue l’ EM d’Oujda était contre puisque la chose était télécommandée par ses rivaux d’Alger qui l’avait dissout avec le Colonel Boumedienne démit de ses fonctions par le GPRA. 

            Décidés à suivre les directives de notre gouvernement légal, nous organisons cette manifestation que nous voulions pacifique pour montrer la maturité de notre peuple à la presse internationale, et l’adhésion au gouvernement Algérien après, des préparations houleuses avec les Ben-Bellistes, et partisans de l’EM du Maroc qui nous promirent les pires avatars.                  

            Et voilà, après un défilé ordonné des mouvements de jeunesse, scouts recrutés en masse depuis le 19 mars, syndicalistes, mouvements féminins etc. suivi par une foule considérable venue de toute la région. Vers 11 heures, des tirs sur ce défilé après le passage devant la grande Synagogue Bd. Joffre et place Karguenta, deux petits scouts sont gravement atteints et un ATO blessé, des meneurs se déchaînent «c’est l’ OAS» excitant la foule chauffée à blanc et le massacre de tout ce qui était européen commence de manière anarchique se poursuivant avec l’attaque de la gare d’Oran vers 13 heures. Où des émissaires d’Alger étaient présumés arriver.

            L’Armée Française en poste à la gare tire au F.M de nombreux morts et blessés qui ramenés en ville nouvelle proche furent mis sur le compte de l OAS par des agitateurs irresponsables. Ensuite, pour préserver certains Européens et pour contrôle d’identité, or, nous disposions de listes de suspects OAS fournies par des gardes mobiles Français, des arrestations se pratiquent dans la plus grande confusion par n’ importe qui dans le plus désordre amenés au commissariat central où internés au palais des sports, et au stade municipal aussi dans des lieux privés à Lamur en zone musulmane..

            Les FAF consignées depuis la veille n’interviennent pratiquement pas et les gendarmes mobiles Français prennent position dans l’ après midi dans la ville européenne déserte et seulement là, aux principaux carrefours sans s’ avancer plus pour délivrer leurs compatriotes (lorsqu’ il y a eu intervention les otages furent libérés sans affrontements )

            Les appartements des immeubles d’ où sont venus les tirs sont visités, des hommes amenés, mais aucune arme trouvée sauf celles des nôtres en civil ou treillis militaires qui courent et se croisent dans les étages sans aucun contrôle ni encadrement ordonné, allez savoir qui a tiré, mais à postériori, nous avons notre idée la dessus.

            Ensuite des otages sont exécutés de façon sommaire par des bandes plus ou moins organisées au petit lac et ailleurs, aussi pendant le nuit, nous ne contrôlons plus rien! Bahti a disparu quelques heures.

            Le lendemain l ALN du Maroc dont le gros n’arrive que le Dimanche 8 Juillet faute de transports, à un prétexte en or pour prendre le pouvoir et maintenir l’ordre, en mettant en place son préfet, nomination qu’Alger subjugué dut entériner de facto.

            Certains de nos frères de l’organisation d’Oran durent se cacher quelques jours craignant des exécutions sommaires et des règlements de compte et nous dûment à contre cœur faire amende honorable aux putschistes d’Oujda (qui ne sont pas partisans de conserver une forte minorité européenne par idéologie mais aussi pour se partager le butin de guerre) comme l’a dit Mohamed Harbi, naïfs comme les Européens avec De Gaulle, nous avons appris ce qui allait être la stratégie provocatrice et criminelle des services spéciaux de Boumedienne (Colonel) qui s’ est poursuivie jusqu ’à nos jours avec la disparition de milliers d’Algériens et d’ autres provocations par la suite, que les coupables se reconnaissent.

            Mais pardon pour cette naïveté tragique à nos frères Oranais européens et juifs qui à vu trahis les idéaux de notre révolution d’une Algérie multiethnique et fraternelle qui devait effacer les combats légitimes de chacun. AMANT ALLAH!  CHEIK BENZAOUI (: pour l’amour de dieu, je vous en prie)

RAPPELS Andogénes (Question posée au référendum du 1er juillet 1962)

            Voulez vous que l’Algérie devienne un état indépendant coopérant avec la    France dans les conditions définies par la déclaration d’Evian du 19 Mars 1962. 

Pour les plus opposés - Déclaration de Bastien Thirry à son procès «Même si je suis en désaccord avec ces accords, ceux qui les ont fait passer étaient chargés de les faire appliquer» 

Principe - En droit international un accord est valable à condition que les 2 parties l’appliquent dès le départ et l’intervention de l’ ALN n’était pas prévue. En carence de la force locale l'Armée française pouvait et devait intervenir.

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

OÙ

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9 décembre 2009

LE 5 DECEMBRE 2009 PARIS MEMORIAL DU QUAI BRANLY

Vidéo du Clan-R

Hommage aux "morts pour la France" pendant la guerre d’Algérie

et les combats du Maroc et de la Tunisie

Intervention de M. Hubert Falco

Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants

QUAI BRANLY le Samedi 5 décembre 2009

         Je suis venu aujourd’hui rendre l’hommage de la République aux 25 000 soldats français tombés pendant la guerre d’Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie.

         Appelés du contingent, militaires, harkis, membres des forces supplétives, ils ont répondu à l’appel de la Nation.

Ils ont servi la France à l’un des moments les plus douloureux de son histoire.

         Quand tout semblait vaciller, quand le pays semblait succomber aux pires divisions et aux troubles les plus graves, quand la République elle-même semblait défaillir, ils ont tenu.

         Nous n’oublions pas leur sacrifice, nous n’oublions pas leur mémoire. Nous voulons que plus jamais un tel conflit ne puisse se reproduire. Nous voulons poursuivre l’œuvre de réconciliation des mémoires, nous voulons construire un avenir de paix, de compréhension, de confiance et d’amitié avec nos voisins du Sud de la méditerranée.

         Je suis venu aujourd’hui dire la reconnaissance de la République à tous les anciens combattants d'Afrique du Nord.

De 1952 à 1962, ils ont été plus d'un million et demi venus de toutes les régions de France et appelés à servir par-delà la Méditerranée, sur cette terre, si belle et si proche, qui resterait à jamais gravée dans leur cœur et leur mémoire.

         Ils y ont appris le devoir, le courage, la fraternité des armes. Ils ont appris combien être français exigeait de sacrifice. Ils ont vu leurs camarades tomber.

Dans le bled, le désert ou le djebel, ils ont traversé les plus terribles épreuves, celles qui vous marquent à jamais et font de vous des hommes.

Je veux leur dire, aujourd’hui, à tous, notre respect et notre reconnaissance.

         Je suis venu, aussi, rendre l’hommage de la Nation à la mémoire des civils français tombés pendant la guerre d’Algérie.

Ils aimaient la France et ils aimaient cette terre algérienne à laquelle ils avaient, depuis des générations, tant donné : leur travail, leur joie et leur peine, leur vie toute entière.

         Le président de la République l’a dit avant moi : oui, le système colonial était injuste par nature. Mais nous n’oublions pas tous ces Français d’Algérie qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes : ils ont soigné, ils ont éduqué, ils ont cultivé la terre, ils ont construit et modelé l’Algérie contemporaine. Non, l'immense majorité d'entre eux n'était pas des colons arrogants. C'étaient des braves gens !

         Je suis venu, enfin, dire, aux harkis et aux rapatriés, qu’en ce jour où la France commémore les victimes de la guerre d’Algérie nous nous souvenons de ce que fut leur tragédie. Nous savons qu’elle ne s’arrêta pas le jour du cessez-le-feu, mais qu’elle se poursuivit, avec combien de douleurs et, parfois, d’horreurs.

Ils durent tout quitter : les paysages qui les avaient vus grandir, les maisons qu’ils avaient construites, tout ce qu’ils aimaient et dont ils seraient, désormais, privés.

Ils ont droit au respect.

         Mais le respect et la reconnaissance ne se satisfont pas de mots. Il leur faut des preuves. C’est pourquoi, avec le président de la République et le Premier ministre, nous avons choisi de traduire la reconnaissance du pays en décisions et en actions.

         La première, c’est la création effective de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie.

Cette fondation est destinée à mener à bien le travail de réconciliation des mémoires en particulier entre la France et l’Algérie. Elle recueillera la parole de tous ceux qui ont été impliqués dans cette période sombre de l’histoire. C’est un long travail qui s’ouvre dès aujourd’hui. Un travail pour honorer la mémoire de tous ceux qui ont souffert, un travail pour l’avenir.

         Parce qu’un peuple qui n’a pas de mémoire, un peuple qui ne regarde pas son passé avec le regard exigeant de la vérité, c’est un peuple qui se ment sur lui-même, sur ce qu’il est, c’est un peuple sans avenir.

         La seconde décision que nous avons prise, c’est de ne plus permettre que les harkis puissent être insultés, aujourd’hui, en 2009, dans notre pays, sans que les tribunaux ne puissent intervenir. Ils bénéficieront de la même protection face aux insultes que d’autres groupes sociaux. Eux aussi doivent pouvoir se défendre par le droit contre la haine, le racisme et le mépris, comme des faits récents l’ont montré.

Les harkis, notre pays en est fier. Ils ont tout donné, ils ont tout quitté, parce qu’ils avaient fait le choix de notre pays.

Et si l’on veut savoir aujourd’hui ce qu’est l’identité nationale, alors écoutons les harkis. Leur histoire nous dit : être français, c’est choisir la France et l’aimer par-dessus tout.

         Enfin, nous avons décidé d’inscrire sur la colonne centrale du monument national du quai Branly le nom des civils français, victimes innocentes de la guerre d’Algérie.

         Les premiers noms seront ceux des femmes et des hommes tués lors de la tragédie de la rue d’Isly. Puis, nous instruirons, avec méthode, au fur et à mesure des demandes, l'inscription des noms de toutes les victimes civiles innocentes de cette guerre.

         Ainsi, sur ce monument, la nation rendra hommage à ses soldats, comme aux Français morts rue d'Isly à Alger le 26 mars 1962 et à tous nos compatriotes, victimes civiles de la guerre d'Algérie.

         Nous le devons aux familles des victimes. Nous le devons à ces femmes et à ces hommes, morts parce qu’ils n’avaient qu’un seul rêve et un seul espoir : continuer à vivre là où ils étaient nés.

         La guerre d’Algérie fut une guerre terrible. Elle a eu ses morts, civils et militaires, dont nous honorons aujourd’hui le souvenir. Elle a eu ses blessés. Elle a causé d’immenses souffrances, chez les Français et chez les Algériens. Elle a laissé, dans notre mémoire nationale, des cicatrices profondes.

Aujourd’hui, ce que nous voulons, c’est construire un avenir meilleur, de paix définitive, de compréhension et d’amitié entre les deux peuples.

N’oublions pas ce que fut la guerre d’Algérie. Non pas pour raviver les plaies d’un passé douloureux, mais pour construire une mémoire réconciliée, une mémoire sereine, une mémoire apaisée.

Documents transmis par Nicole Ferrandis

Association des familles des victimes du 26 mars 1962.

Mémoire et témoignages des familles des victimes du 26 mars 1962.

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6 novembre 2024

LE DOUBLE ASSASSINAT DE SAMUEL PATY...

ou la lâcheté de ses pairs

Transmis par José Castano

Samuel PATY avait été lâché par sa hiérarchie ; certains de ses collègues -par lâcheté- s'étaient désolidarisés de son action. Le voilà désormais abandonné par son Pays à la grande satisfaction des islamistes qui crient VICTOIRE ! Et pendant ce temps, les Conflanais et Conflanaises baissent la tête et se taisent…

    Le nom de Samuel Paty dérange les Musulmans. Donc, pas de vagues… ni de buste dans son école contrairement à ce qui avait été prévu.

C’est SCANDALEUX !

    Au sein de l'Éducation nationale, la lâcheté se porte bien !

    Il avait été prévu, en effet, de donner le nom de Samuel Paty à l'établissement scolaire où il enseignait à Conflans-Sainte-Honorine.

    Un buste à son effigie avait été commandé et devait figurer dans la cour du collège.
 RIEN DE TOUT CELA NE SE FERA !

        L'établissement ne s'appellera pas Samuel Paty et le buste dort désormais dans la remise d'un atelier parisien. La raison ? Les pressions de « certains » parents d'élèves  On sait de quel genre de parents d'élèves il s'agit...

 « D’autres » parents se sont indignés et ont alerté l'inspection académique dont la cellule psychologique a rétorqué que « mentionner le nom de Samuel Paty serait traumatisant pour les élèves (sic) ». On assassine, ainsi, une deuxième fois cet enseignant sous le couvert d’un prétexte fallacieux qui n’est rien d’autre qu’une fuite en avant… Courage, fuyons !…

    Par conséquent, il n’est pas surprenant de voir progresser avec une telle aisance l'islam en France... Il dicte sa loi, porte abayas, tchadors, qamis, et quand le désir lui en vient, il égorge, de-ci, de-là, au gré des situations… toujours « au nom de Dieu ».

    A force de répéter le sempiternel « pas d'amalgame, pas de stigmatisation », l'islam -sous le couvert de l’islamisme- progresse inexorablement…

    Dès lors, nos renoncements perpétuels, nos faiblesses et notre excessive tolérance sont autant de grandes victoires pour l’islam devenu la seconde religion de France...

    Qui, désormais, parmi nos enseignants oserait évoquer en classe -après la décapitation de Samuel Paty- la liberté d'expression et les caricatures de Mahomet?
Et pendant que ceux-là baissent la tête en signe de soumission et de crainte, pendant que l'Éducation Nationale demeure silencieuse, le père du tueur a inauguré en Tchétchénie, une gigantesque fresque en hommage à son fils « qui a vengé l'honneur de Mahomet (sic) ».

 "Lui" a honoré son héros ; « nous », nous sommes incapables d'honorer le nôtre.

    Que de sang faudra-t-il encore voir couler pour éponger cette honte ?!

 

18 juin 2025

COMMÉMORATION 2025 DU 5 JUILLET 1962

Cher(e) compatriote ou ami(e),

                              

             Groupe de Recherches des Français Disparus en Algérie

                                          65 Bd de la plage / 33120 / ARCACHON

                              TEL : 06/89/33/64/23 Courriel : col.gda@wanadoo.fr

                           Maison des Agriculteurs et des Français d’Afrique du Nord

                                           95 rue d’Amsterdam / 75008 / PARIS

                                TEL : 01/45/26/29/33 Courriel : contact@mafa-pn.fr

                        

CÉRÉMONIES DU 5 JUILLET 2025 Á PARIS

A LA MÉMOIRE DES VICTIMES ORANAISES DU 5 JUILLET 1962,  DE TOUS LES CIVILS, MILITAIRES ET HARKIS TOMBES EN ALGERIE OU PORTES DISPARUS.

                SOUVENONS-NOUS DE NOS MORTS RESTÉS SUR NOTRE TERRE D’ALGÉRIE

(Sources : ALGÉRIANIE /AFV 26 MARS / ANFANOMA / GRFDA / MAFA / SOLDIS) CLAN-R/ A L L O).

          Comme chaque année, nous perpétuons cet hommage et vous prions de venir nombreux.

15 H : Recueillement et dépôt de gerbes devant les colonnes du Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, 65 Quai Jacques Chirac (anciennement Quai Branly) RER : ligne C (station Champ de Mars - Tour Eiffel) Métro : ligne (station Bir-Hakeim).

18 H 30 : Cérémonie à l’Arc de Triomphe organisée par le C.L.A.N-R, A L L O

Les participants sont priés de se rassembler en haut des Champs Élysées à partir de 17 H 30.

12 H : possibilité d’un déjeuner en commun. Nous nous retrouvons dans les jardins du musée du Quai Branly, le « Café Jacques», 27 quai Jacques Chirac (anciennement Quai Branly) 75007 - PARIS.

NB/ si vous souhaitez participer au repas nous vous prions de nous le signaler avant le 1er juillet, par téléphone ou par mail.

Le lundi 7 juillet à 18 H 30 : Messe du souvenir : nous vous invitons à assister à la messe quotidienne en l’église Saint Nicolas du Chardonnet 23 rue des Bernardins Paris 5éme. (Station de métro Maubert Mutualité).

13 juin 2011

COMMEMORATIONS

31 mai 2025

MACRON - Ô CHI MINH - LA HONTE POUR NOS MORTS

transmis par José Castano

De la part du réseau Saint-Thomas : « Au Vietnam, Macron rend hommage à Ho Chi Minh »

De Saint Thomas : saint-thomas-drpp@orange.fr

De Docteur Pierre PLAT : drpierreplat90@gmail.com

À José CASTANO

Cher ami José CASTANO, le franc-tireur Pied Noir à la gâchette facile

En préambule - Pour élargir le débat : sur le Réseau Saint Thomas, nous ne croyons que ce qui nous tombe sous les sens (la gifle de Brigitte à Manu) :

https://www.youtube.com/watch?v=jeN2rkhncSQ 

                                                                                                                                                                                     

Au Viêtnam, Macron rend hommage à Hô Chi Minh : la honte pour nos morts

 

Pourquoi rendre hommage à un homme politique communiste qui a du sang français sur les mains?

Macron ou la haute trahison. Il vient de cracher sur nos soldats morts en Indochine

 

Près de 100 000 soldats de l’Union française toutes nationalités confondues -y compris les soldats indochinois servant sous le drapeau national- y sont tombés. Plus de 76 000 ont été blessés. <40 000 ont été fait prisonniers. Parmi eux, 30 000 ne sont jamais revenus. Ces prisonniers ont été transférés dans des camps de « rééducation » où les conditions de vie étaient effroyables. Quelques mois plus tard, seulement 3 290 soldats, squelettiques et exténués, ont été rendus à la France dans un état sanitaire catastrophique. Et c’est devant le mémorial à la mémoire d’Hô chi Minh que Macron s’est incliné… “Quand orgueil chevauche devant, honte et dommage suivent de près”

 

Cliquez sur : Au Viêtnam, Macron rend hommage à Hô Chi Minh : la honte pour nos morts…

(Rédaction Boulevard Voltaire)

Cliquez aussi sur :commissaire-politique-stalinien-du-viet-minh-boudarel

Et sur : Les camps de la mort

 

« Ni oubli, ni pardon ! »

 

« L‘inhumanité des camps Viêt Minh rejoint et égale celle des camps nazis » Capitaine Pierre MONTAGNON – Officier putschiste du 2ème REP « Les parachutistes de la Légion »)

 

Macron rend hommage à Hô Chi Minh

 

José CASTANO

 

14 mai 2025

LA LOI DU TALION

Par José Castano

« Qui aime trop l’humanité en général est en grande partie incapable d’aimer l’homme en particulier. Qui plaint trop le malfaiteur est fort souvent incapable de plaindre la victime » Dostoïevski « La légende du Grand Inquisiteur » 

 

      Cette vidéo qui reflète l’horreur et le tourment endurés par ces innocents est le cruel témoignage de la barbarie islamiste que rien, aucune loi, aucune cause, aucune souffrance, ne saurait justifier. Se confondre en plaintes, jérémiades et lamentations envers le peuple gazaoui tout en vilipendant Israël pour la « brutalité » et « l’inhumanité » de sa réplique est effarent.

    Les images de ces jeunes Israéliens aux visages défigurés par la terreur ont été désormais reléguées au second plan supplantées par d’autres clichés - savamment distillés par les médias- représentant la « misère quotidienne des Gazaouis » dans un amoncellement de ruines : « La riposte d’Israël a rapidement dépassé la légitime défense pour prendre la forme d’une vengeance sans limite détruisant Gaza et massacrant sa population » écrivait Jérôme Fenoglio dans « Le Monde ».

    Si l’on ne peut approuver tout à fait l’ampleur des représailles qui ont entraîné la mort de milliers de Gazaouis sous les bombardements, on peut, tout au moins, essayer de les comprendre. Les visions apocalyptiques de l’assaut lancé par le Hamas aux abords de l’enclave de Gaza, le 7 octobre 2023, nous glacent d’effroi et en rappellent d’autres -identiques- quand, durant la guerre d’Algérie, les tueurs du FLN se repaissaient avec plaisir de leurs « exploits » sadiques : visages lacérés où les yeux manquaient, nez et lèvres tranchés, gorges béantes, corps mutilés, alignements de femmes violées et d’enfants éventrés, la tête fracassée, le sexe tailladé. Cette barbarie similaire en terre israélienne causa la mort de 1200 innocents et en blessa 4850 autres. De surcroît, sur les 251 otages enlevés par le Hamas, 111 ont été libérés lors de négociations, d’autres ont été tués. Combien en reste-t-il de vivants aujourd’hui ? Nul ne le sait !

« Les tortionnaires se ressemblent… Ils appartiennent à la sombre patrie des bourreaux et insultent d’abord à notre espèce avant de salir, au hasard des guerres, le drapeau de leurs victimes », soutenait Pierre Moinot (de l’Académie française).

    Dès lors, Israël (dont on ne dénoncera jamais assez lors de cette attaque l’inertie coupable de ses dirigeants, de son armée et de ses services de renseignements), confronté à l’un des plus graves périls de son existence, ne s’embarrassa guère de préjugés pour prendre les mesures appropriées afin d’assurer sa sécurité et répliquer à ce pogrom décrit comme le plus sanglant de son histoire et le plus meurtrier pour les Juifs depuis la Shoah. À partir de ce moment-là, il ne faisait aucun doute que la riposte de l’État hébreu serait impitoyable et la « règle de droit », Œil pour œil, présente dans le « Code de l’Alliance (1) », appliquée sans pitié : « [...] Mais si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure »… règle qui se démarque de celle du christianisme : « Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent. Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » ( Mt5,38-39 ).

    Pour comprendre la réaction « brutale » d’Israël, il faut replacer dans leur contexte d’origine les récits bibliques de conception différente de ceux du christianisme. Ainsi, on découvre que la loi du talion (2) qui se fonde sur un principe juridique « Rendre à la mesure du préjudice que j’ai subi », est une mesure nécessaire dans un climat de vengeance où celui qui a subi un tort se venge n’importe comment sur son agresseur. Pas facile de faire admettre cela à nos sociétés occidentales vieillissantes !…

    Depuis sa création, l’état hébreu s’est toujours conformé à cette loi. De surcroît, n’ayant cure des condamnations de l’ONU, de la bien-pensance adepte de la tartuferie des « droits de l’homme », des cris d’orfraie de journalistes en mal de copie et d’hommes politiques corrompus, partisans d’un clientélisme abject, il a fait sienne cette devise de Léon Trotski : « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais ». C’est de cette notion que dépend sa survie.

    Ceux dont la mémoire demeure vivace disent que la conscience se révolte au spectacle de certains crimes. Hier, le FLN ; aujourd’hui, l’État Islamique et ses séides, Hezbollah et Hamas… De nouveau, nous sommes en présence du plus monstrueux florilège du crime qui puisse se concevoir. Les images qui représentent les milliers d’hommes égorgés, les visages mutilés au couteau, les têtes tranchées, les fillettes violées ou déchiquetées par les bombes, les femmes lapidées ou vitriolées, reculent les limites assignées à l’horreur. Cependant, ces atrocités perpétrées en Israël -répliques de tant d’autres commises en Algérie- ne révoltent pas les consciences contre les criminels mais contre ceux qui les subissent et les combattent.

Soljenitsyne a écrit : « Toute notre vie là-bas nous a appris qu’il existe un seul moyen de résister à la violence : c’est la fermeté ! »

    Dans la lutte contre la subversion et le terrorisme, rien n’est plus important que l’application d’une politique de défense préventive ferme et impitoyable à l’égard des adversaires de la Nation. Celui qui sème le vent doit récolter la tempête. Israël nous montre la voie à suivre…

José CASTANO

(1) Le Code de l'Alliance, une des plus plus anciennes parties du livre de l'Exode, est le nom donné par les chercheurs à un ensemble de lois qui apparaît dans le deuxième livre du Pentateuque. Dans la Bible, ce texte est la seconde partie du code de lois donnés à Moïse par Dieu sur le Mont Sinaï. Au sein de la Torah, ce texte de lois constitue la base des prescriptions de la loi juive.

(2) - La loi du talion, souvent résumée par l'expression « œil pour œil, dent pour dent », est un principe de justice qui stipule que la punition doit correspondre à l'infraction commise. Elle trouve ses origines dans le Code d'Hammourabi, datant de 1750 avant J.-C., et a été utilisée pour justifier des actes de vengeance et de justice personnelle.

 

AFIN QUE NUL N'OUBLIE

1) - Lien de téléchargement vidéo du massacre du 7 Octobre 2023 :

Cliquez sur : https://www.transfernow.net/dl/20250520HxhHJzkb/ts40wGu3

Puis, cliquer sur télécharger le fichier et attendre la fin du processus (Patientez!). Cliquez ensuite sur le lien du téléchargement avec la droite de la souris.

(si toutefois le téléchargement ne fonctionne pas; copier/coller le lien dans un autre navigateur.)

2) - Viols, mutilations : la police israélienne enquête sur "plusieurs cas" de violences sexuelles le 7 octobre

Cliquez : https://www.radiofrance.fr/franceinter/viols-mutilations-la-police-israelienne-enquete-sur-plusieurs-cas-de-violences-sexuelles-le-7-octobre-3634710

17 janvier 2026

LA FRANCE AU BORD DU RENONCEMENT

transmis par José Castano

« Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé » (Jean Raspail)


Il ne se passe plus un seul jour sans que l’actualité — pudique jusqu’à l’indécence — ne laisse filtrer son flot de violences. Dans les rues, aux abords des écoles, dans les transports publics, jusque dans des manifestations syndicales dites pacifiques, l’insécurité s’impose partout, sans surprise, sans émoi durable. Cette fureur quotidienne, désormais banalisée, trouve le moindre prétexte pour éclater : célébrations sportives, rassemblements festifs, fêtes de fin d’année. Le 31 décembre 2025 en a offert une illustration glaçante : plus d’un millier de véhicules incendiés, des pillages, des agressions en série, des dizaines de blessés et un mort à Marseille, poignardé façon « racaille ». Le chaos n’est plus l’exception : il est devenu la norme.


    Il faut désormais le dire sans détour, quitte à heurter les dogmes officiels, ces violences émanent le plus souvent de jeunes issus de l’immigration maghrébo-africaine, nourris d’une hostilité déclarée envers la France, ses symboles, son histoire.


    On voudrait y voir le cri d’une douleur sociale, l’échec d’une intégration mal conduite. C’est une illusion commode. Il s’agit bien plus souvent d’un racisme anti-français assumé, brutal, que l’on s’interdit de nommer par peur, par lâcheté morale ou par calcul politique. Depuis plus de soixante ans, la France paie le prix d’une immigration massive laissée sans exigence ni cap, produisant des fractures devenues chroniques. Ceux qui, hier, alertaient sur ces dérives furent conduits devant les tribunaux, où déjà se polissaient les lames, où les langues se faisaient venimeuses, et d’où coulait, depuis les estrades des procureurs, un flot de fiel prêt à les engloutir.


Beaucoup furent condamnés, livrés en pâture à la vindicte publique, pour avoir dénoncé avec constance et courage ceux qui exigeaient comme un dû une nationalité — la nôtre — qu’ils méprisaient tout en profitant des avantages sociaux et économiques qu’elle leur offrait ; ceux qui, regroupés autour de France Terre d’Asile, de SOS Racisme, du MRAP, de la LICRA ou de la Ligue des Droits de l’Homme, sélectionnaient avec un soin méticuleux les « accidents racistes », passant sous silence les agressions frappant des citoyens à la peau trop claire… Ceux encore qui, déjà installés dans le fourmillement du monde politique, cherchaient à élargir leur influence en exploitant un mouvement dont ils maîtrisaient parfaitement les artifices.


Aux yeux de la « justice », de telles considérations n’étaient rien d’autre que démagogie et racisme. Procureurs et avocats « humanistes » se déchaînaient dans une sorte de transe inquisitoriale, jaugeant d’un œil sévère la hauteur des cous. Il ne manquait plus que l’échafaud… Et les juges condamnaient !


« Ô Liberté, que de crimes commet-on en ton nom ! » s’était écriée Manon Roland en montant vers l’échafaud, le 8 novembre 1793, en pleine Terreur. La phrase, soudain, retrouvait une étrange résonance.


    On se souvient encore de cette interview accordée au Monde le 19 avril 2003 par Jean-Marie Le Pen, déclarant : « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit : “Qu’est-ce que tu as à me regarder comme ça ? Tu cherches la bagarre ?” Et vous n’avez plus qu’à filer, sinon vous prenez une trempe »… (1)


    Poursuivi par les chiens de garde de l’antiracisme, les milices morales de la Ligue des Droits de l’Homme et de la LICRA, Jean-Marie Le Pen comparut le 13 février 2004, puis le 2 avril 2004 devant les magistrats de la 17ᵉ chambre du tribunal correctionnel de Paris. Ceux-ci estimèrent « que de tels propos, venant d’un homme politique susceptible d’influer sur l’opinion, causent un trouble particulier à l’ordre public » et le déclarèrent coupable d’« incitation à la haine raciale ». Il fut condamné à 10 000 euros d’amende, ainsi qu’à verser 5 000 euros de dommages-intérêts à la Ligue des Droits de l’Homme et à la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme. Belle leçon de démocratie !


    Depuis lors, l’actualité quotidienne ne cesse de redonner un relief nouveau à ces propos. Force est de constater que JMLP avait vu venir ce que beaucoup refusaient d’admettre… et les images atroces de ce malheureux homme massacré à Marseille pour un simple regard échangé avec des « racailles » semblent, hélas, actualiser sa prédiction. (1)


    Sous couvert de « lutte contre l’exclusion », des courants militants, soutenus par des relais puissants de l’État, ont peu à peu rogné la liberté de penser et de parler. Le Parlement n’est plus un lieu de délibération, mais un champ clos où s’affrontent des idéologies sourdes à toute mesure. Une gauche radicalisée y impose un climat d’intimidation morale, érigeant l’anathème en méthode et l’indignation en argument.


    Autour de ces causes gravite une cohorte de « consciences autoproclamées » : élus opportunistes, avocats emphatiques, chroniqueurs vindicatifs, figures du spectacle et du sport avides de vertu affichée qui s’imaginent que plus ils stigmatisent la droite nationale et patriotique, plus ils sont « la référence morale ». Certains journalistes, prompts à l’emportement, rivalisent de proclamations indignées en tirades sombres et accusatrices à l’instar d’un Jean-Michel Aphatie à la bile noire, dégoulinant de haine, multipliant ses diatribes à l’égard de la droite nationale. Tous rivalisent de sermons, pendant que les victimes réelles — veuves, orphelins, blessés à vie — demeurent reléguées hors champ, trop dérangeantes pour le récit officiel.


    On s’émeut à grands cris de l’expulsion d’étrangers en situation irrégulière, on s’indigne qu’on ose parler de mérite dans l’accès à la citoyenneté, on invoque Dieu pour condamner l’« intolérance », en oubliant que d’autres égorgent aussi au nom de Dieu. Les larmes versées sont abondantes, mais elles coûtent moins cher que celles des familles endeuillées.
Le 19 novembre 2025, sur LCI, lors de l’émission « La Grande Confrontation » animée par David Pujadas, un face-à-face opposa Éric Zemmour à Raphaël Glucksmann. Le président de Reconquête évoqua avec solennité ce qu’il considère comme une pression migratoire d’une ampleur inédite, allant jusqu’à y voir une menace pour l’équilibre culturel du pays. À peine ses mots prononcés, l’eurodéputé socialiste — toute honte bue — répliqua : « ce qui a fait la grandeur de la France, c’est sa diversité ; nous en sommes les héritiers ».


La France, terre de liberté, a sans doute poussé trop loin l’usage de cette « diversité », jusqu’à l’oubli de certaines valeurs morales et familiales qui firent autrefois sa cohésion.


Au nom d’une pluralité érigée en absolu, elle a fini par oublier que les droits n’existent qu’adossés à des devoirs, et que la liberté se meurt lorsqu’elle n’est plus protégée. Une civilisation ne s’effondre pas toujours dans la fureur des armes : elle meurt souvent à bas bruit, dans le renoncement, la fatigue morale, la honte de s’affirmer, la peur de se tenir debout.


    Il est une loi immémoriale de l’histoire : lorsqu’un peuple abdique sa transmission, son exigence et sa fidélité à lui-même, il est tôt ou tard submergé par des forces plus déterminées que lui. La démocratie n’échappe pas à ce destin ; elle peut mourir non de violence, mais de lassitude, comme meurent les âmes qui n’osent plus affirmer ce qu’elles sont. Et Boualem Sansal, témoin lucide de tant de capitulations successives, confiait à Philippe de Villiers cette sentence glaçante, qui résonne comme un avertissement ultime : « Le drame n’est pas d’être à genoux ; le drame, c’est d’oublier qu’on l’est. »

 

José CASTANO

20 décembre 2025

Mon Credo sous les étoiles de Noël

    Cher Papa Noël,

 

    En cette nuit où le monde retient son souffle, mon âme d’enfant remonte à la surface comme une prière ancienne. Je ferme les yeux et j’ose croire encore que ta hotte, cette année, ne sera pas remplie de pacotille venue de loin, ni alourdie par la violence, le désespoir et le chagrin. J’ose espérer qu’elle déborde plutôt d’entente retrouvée, de joies simples, de promesses enfin tenues, de ces lumières fragiles qui réchauffent les cœurs et apaisent les hommes.

 

    Et puis, cher Papa Noël, si tu le peux, je te confie un vœu plus vaste encore. Je voudrais que la France redevienne la France, celle qui a bercé mon enfance et façonné mes rêves ; la France des clochers et des cathédrales, la France de Jeanne d’Arc, la France chrétienne, fière de son histoire et fidèle à son âme. Que notre pays cesse d’être meurtri, humilié, défiguré, et qu’il retrouve le souffle, la dignité et l’élan qui furent les siens.

 

    Je voudrais aussi que « Jupiter » renonce à son œuvre de destruction, qu’il s’éloigne et laisse enfin la France en paix, afin qu’elle puisse renaître, libre et vivante.


    Alors, la France sera sauvée ; elle retrouvera sa grandeur, son dynamisme et cette espérance qui faisait battre le cœur de ses enfants.


    Voilà mon Credo, cher Papa Noël, murmuré au seuil de l’hiver.


    Que le petit Jésus éclaire ton chemin et t’aide à exaucer ces vœux confiés à la nuit.

 

José CASTANO

 

20 décembre 2025

LE POIDS DU REGARD

transmis par José Castano

Quand je suis rentré d’Algérie, en 1962, je n’avais que quinze ans. Quinze ans, et déjà le goût de l’exil sur la langue. Dans les regards des métropolitains que je croisais, je ne lisais rien d’autre qu’une indifférence glacée, un égoïsme paisible, presque satisfait. Cette indifférence me brûlait plus sûrement qu’un reproche : elle recouvrait d’un voile commode la tragédie qui venait de fracasser plus d’un million de vies, comme si notre douleur n’avait jamais eu droit d’exister.

 

    Mon chagrin, celui des racines arrachées à la terre natale, les dérangeait. Il troublait leur confort. Il leur renvoyait, comme un miroir trop fidèle, l’image de leur lâcheté tranquille, de leur aveuglement volontaire, de cette sérénité achetée au prix de notre abandon. Pendant ce temps-là, mon père, lui, croupissait derrière les barreaux d’une geôle gaullienne, puni pour avoir aimé sa patrie jusqu’au bout, pour l’avoir servie sans calcul ni reniement. (1)

 

    Les vœux que l’on adresse ne sont pas que des mots : ce sont des mains qui tentent encore de retenir la mémoire avant qu’elle ne s’efface. S’ils peuvent ranimer en nous l’hospitalité, la dignité, la force que nos douleurs ont forgées, alors quelque chose de précieux renaît.

 

    Les miens — les Pieds-Noirs — se distinguaient autrefois par une hospitalité rare, presque sacrée. Qu’elle renaisse. Qu’elle redevienne cette lumière obstinée qui efface l’accueil brutal que l’on nous infligea, et qui rappelle que les vraies civilisations naissent toujours ainsi : des larmes surmontées, des blessures transfigurées en force, de la douleur élevée en dignité.

 

    Kipling disait qu’à ce prix-là seulement, on devient un homme.

 

    Puissions-nous, que la santé nous accompagne ou nous échappe, que le bonheur nous soit fidèle ou fuyant, devenir ces hommes-là. Ceux que furent nos pères. Ceux que nos fils, un jour, pourraient regarder sans baisser les yeux.

 

    Bonne et heureuse année.

 

    Joseph (José) CASTANO

 

(1) — Certains délateurs, leur bouche déversant une haine avide, se sont crus obligés de répandre, sans la moindre gêne, sur les réseaux sociaux, de fausses accusations, me présentant comme un homme fier d'avoir « combattu en Algérie »… « d’avoir été légionnaire »… « membre de l’OAS »…

 

Que d'exploits, à quinze ans ! Quelle infamie dans ces mots ! N’ont-ils aucune vergogne à salir l’héritage d’un père qui fut un héros, un homme digne de ce nom, pendant que moi, fils de l’exil, je n’étais qu’un enfant jeté dans la tourmente, n'ayant pas le poids de leur mensonge, pas la fierté de leurs façades ! Ma souffrance ne se donnait pas en spectacle, elle était simplement ce poids silencieux, celui des racines arrachées, de l’honneur bafoué.

 

Mon père, Joseph CASTANO, ancien de l’Armée d’Afrique, fut un héros : pas moi.

 

"Braves gens prenez garde aux choses que vous dites, tout peut arriver d'un mot qu'en passant vous perdîtes"

Victor Hugo

 

José CASTANO

10 septembre 2024

L’IRRÉDUCTIBLE MENHIR

Selon le journal « Le Télégramme » en date du 3 juillet 2024, Jean Marie LE PEN, déjà victime d’un AVC le 3 février 2022, a été hospitalisé d'urgence, le 15 avril 2023, à la suite d'un malaise cardiaque, son état étant alors jugé sérieux par ses médecins. « M. Le Pen ne peut plus se déplacer et ses facultés sont considérablement altérées », déclarait son avocat en mars dernier. Depuis, « le Menhir », âgé de 96 ans, a été placé sous régime de protection juridique, l’équivalent d’une tutelle, à la demande de sa famille.
    Je lui dédie ces quelques lignes avec toute mon affection.

José Castano

« Quand vient l’heure de l’adversité, tous deviennent courageux contre celui qui tombe » (Lord Byron, « Sardanapale »)

Je vais vous faire un aveu : Je suis un inguérissable nostalgique… Et cette nostalgie me vient tout simplement d’un présent qui n’est pas à la hauteur des promesses du passé. « Le passé est un fleuve qu'on ne remonte jamais » disait Henry Bataille. C’est la raison pour laquelle –je le confesse honteusement- j’éprouve une certaine tendresse pour Jean-Marie Le Pen.

    Je sais… je sais… Par les temps qui courent, ce n’est pas bien, ce n’est pas moral me direz-vous mais que voulez-vous ; je suis ainsi fait ! Je n’appartiens pas à la caste des oublieux, ni à celle des ambitieux, ni à celle des carriéristes sans foi ni loi…
Jean-Marie Le Pen n’est ni fréquentable, ni honorable vitupère-t-on à l’envi… Et alors ? Dans ce monde grouillant de politiciens véreux qui composent le damier des prétendants au trône, qui l’est vraiment ?...
Il adore être entouré, congratulé, aimé… Il apprécie particulièrement les chansons paillardes, le rire, la beauté sous toute ses formes, la vie quoi !… C’est grave docteur ?...
Il aimerait l’argent, les femmes et le pouvoir… Eh bien ? Qui n’a pas rêvé de se prélasser avec délice -ne serait-ce qu’un instant- dans cet univers pernicieux que les « puissants » de ce monde fréquentent dans une indicible extase ?…
Il serait également antisémite, islamophobe, xénophobe, homophobe, raciste et j’en passe… Bon, bon, d’accord… Connaissez-vous quelqu'un qui ne soit pas un peu l'un ou l'autre ? Foutaise!... Vous croyez, vous, en ces bonimenteurs que sont la bien-pensance, les moralistes à la conscience pure, la gauche caviar ?…
           Et quoi d’autre encore ? Ah oui, j’oubliais le principal… Durant son « activité », il savourait particulièrement le fait de passer dans la « lumière » de l'actualité comme les acteurs le sont dans la lumière des feux de la rampe. C’est que Jean-Marie Le Pen est un acteur-né ! Sa vocation réelle, c’étaient les planches. Sa nature de « bon vivant » au comportement joyeux, au rire facile et au calembour parfois acide lui aurait permis d'exceller au théâtre dans un genre de spectacle troupier à l'humour grivois, genre Belmondo : « Ah ! Brigands, vous ne jetterez pas à l'eau comme une huître un ancien troupier de Napoléon ! » se serait-il alors exclamé avec délice comme dans « La femme de trente ans », parallèle saisissant de ce roman d’Honoré de Balzac avec la conjoncture présente… Mais le destin en décida autrement. En en faisant un chef de parti politique, il nous a privés d’un fabuleux acteur, d’un tragédien hors pair…
    Alors, à défaut de spectacle, Jean-Marie Le Pen a fait de la politique en artiste. Durant 70 ans, cet orateur-né, ce tribun charismatique et visionnaire que tous les chefs de parti enviaient en grand secret, explosait l’audimat, remplissait les salles, haranguait les foules, dénonçait, condamnait, provoquait… tout en s’attardant avec bonheur sur les subjonctifs. 70 années de vie politique, d’incantations, de controverses et de saillies légendaires…
    Qu’importent les réactions des « moralistes », de la « nomenklatura » et des médias ! Lui, ce qu’il voulait, c’est qu’on parle de lui. En bien ou en mal, peu importait ! L’essentiel, c’est qu’on parlât de lui. Et plus on parlait de lui, plus il était heureux. Son propre, c’était de provoquer à chacune de ses interventions, une extase organique, d’emmerder les cons(ciences) trop coincées et de tourner en dérision les sujets les plus graves. Sa constante, comme la célèbre devise de Pierre Dac, c’était d’être « pour tout ce qui est contre, et contre tout ce qui est pour ». Le pouvoir ? Ce n’est pas qu’il n’ait jamais voulu l’obtenir, ce n’est pas qu’il ait voulu fuir ses responsabilités comme le prétendent les docteurs ès sciences politiques et leurs satellites devins, c’est que, tout simplement, compte tenu de l’état avancé de délabrement de la France (déjà) : dette publique, immigration, insécurité, chômage... il ne s’est jamais fait la moindre illusion sur la capacité de quiconque –lui compris- à empêcher son inéluctable naufrage (1).
Qu’ils l’adulent ou le rejettent, pour la plupart des Français, Jean-Marie Le Pen, l’irréductible menhir, le champion de la provoc et de l’audimat, demeure à ce jour le dernier Gaulois de la politique française. Au crépuscule de sa vie, il sait n’attendre aucune indulgence de la part de ses détracteurs et, à l’instar d’Alfred de Musset, le « poète souffrant », laisse exhaler sa douleur : « Le monde n’a de pitié que pour les maux dont on meurt »… Alors, s’il doit mourir, qu’il meure en sublime comédien qu’il est ! Son plus grand rôle lui tend les bras, celui qui le magnifierait aux yeux de la postérité : Sardanapale (2), ce roi légendaire de Ninive en Assyrie qui, voyant le pouvoir lui échapper à la suite d’une conspiration, choisit lorsqu’il se rendit compte que sa défaite était inéluctable, de se jeter en compagnie de sa favorite, Myrrha, dans les flammes d’un gigantesque bûcher.
Mais, face à cette impuissance à contrarier ses passions et son destin, nul besoin de sang ni de mort violente. Et Racine de l’expliquer dans la préface de Bérénice : « Il suffit que l’action en soit grande, que les acteurs soient héroïques, que les passions y soient excitées, pour provoquer cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie ».
Reclus dans sa diminution physique, son désespoir et sa tristesse de n’avoir pas été compris avant que « le grand chambardement » n’ait raison de la France, c’est dans un poème d’Alfred de Musset, « Tristesse », que cet homme, éternellement accusé des pires crimes politico-médiatiques, dans le couloir de la mort du politiquement correct depuis 70 ans, exprima le 21 octobre 2014 dans le film de Serge Moati : « Adieu Le Pen », ses sentiments intimes et mélancoliques et confirma sa nature à jamais tourmentée :
« Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.
Le seul bien qui me reste au monde
Est d’avoir quelquefois pleuré. »

José Castano

(1) – Et ce naufrage n’a eu de cesse de s’accentuer au fil des ans puisque dans sa publication du 28 juin 2024, l’Insee annonçait qu’à la fin du premier trimestre 2024, la dette publique s'établissait à 3 159,7 Milliards d’Euros.
                                                    
 (2) - Sardanapale, drame de Lord Byron publié en 1821 en Angleterre

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots »
(Alfred de Musset (1810-1857) dans sa « Nuit de mai »)

« L’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’épée à la main. C’est celui qui est à côté de toi, le poignard dans le dos » (Paulo Coelho - Ecrivain brésilien)

 

 

6 décembre 2025

DE L’ALGÉRIE FRANÇAISE… À LA FRANCE ALGÉRIENNE

Par José Castano

« A l’occasion de votre élection à la présidence de la République algérienne, je vous adresse mes félicitations. Cette indépendance algérienne, nous l’avons voulue et aidée »  (Message de Charles de Gaulle à Ben Bella, le 4 septembre 1963)

 

    Le 1er juillet 1962, une Algérie épuisée, privée de la plupart de ses Européens, fut appelée à trancher sa propre destinée. En répondant « oui » à l’indépendance, chaque électeur effaçait une part de l’Algérie française ; et l’addition de ces voix mit fin à l’entité née le 5 juillet 1830, lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, s’emparèrent de la capitale des deys. La France officielle, lasse, indifférente, telle un Ponce-Pilate moderne, se lava les mains de cette histoire et tourna la page.

 

    L’enfantement de la nouvelle République algérienne fut un tumulte : un mélange de liesse, de vengeances et de violences aveugles avec, parmi les drames, l’assassinat de musulmans restés fidèles à la France, les massacres d’Européens comme ceux d’Oran, le 5 juillet 1962 et les enlèvements par milliers. L’ivresse de l’indépendance fit bientôt place au vertige du vide : la foule dansait autour d’un buffet déjà déserté. Le pays s’effritait sous les pas de ceux qui avaient espéré l’élever. Car après les saccages, après les premiers mois de sang répandu comme une pluie trop lourde, après les luttes internes et l’incompétence d’un pouvoir improvisé, l’Algérie se retrouvait nue. Les bâtiments s’écroulaient comme des carcasses, l’agriculture agonisait, les machines jadis entretenues avec précision grippaient au soleil. Les ingénieurs venus de l’Est contemplaient l’étendue du désastre, impuissants, comme devant un navire échoué trop loin de toute aide.

 

    Tout au long de la guerre, les chefs du FLN avaient promis justice, bonheur et dignité pour la « malheureuse » population musulmane. Mais l’indépendance n’apporta ni l’aisance espérée, ni l’apaisement. Dévorée par la corruption, l’Algérie sombra dans un désastre économique que la manne pétro-gazière, accaparée par une oligarchie, ne parvint jamais à enrayer. Le pouvoir, loin de revenir au peuple auquel il avait été solennellement promis, fut confisqué par un groupe restreint, d’abord choisi par la France pour préserver ses intérêts, puis consolidé par des alliances successives. Pour demeurer au sommet, cette élite n’hésita pas à manipuler les islamistes, replongeant, dans les années 1990, le pays dans un nouveau cycle de violence. Une décennie sombre où la nuit semblait descendre chaque jour un peu plus tôt.

 

    Dans « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun décrit un système façonné par des Algériens, avec l’appui successif de Paris puis de Washington, au détriment du peuple tout entier. Ainsi, minée par la corruption, l’intégrisme, les luttes internes du pouvoir et les séquelles encore brûlantes de la guerre civile des années 1990, dont les causes jamais éradiquées attisent toujours les braises, la société algérienne se délite lentement. Le peuple attendait la lumière ; on lui servit l’ombre.

 

    Craignant alors la colère de ce peuple qu’on avait bercé huit ans durant d’illusions et soucieux de contenir sa jeunesse frondeuse devenue « classe dangereuse », le gouvernement algérien, incapable de lui offrir du travail, exigea « la libre circulation » et « l’installation de ses ressortissants en France » en menaçant de Gaulle d’une rupture qui eût contrarié sa « grande politique » arabe. De Gaulle, obsédé par sa politique méditerranéenne qu’il voulait préserver, céda et l’ouverture presque sans contrôle de nos frontières à l’immigration algérienne devint un fait accompli… Par ce transfert massif de populations désœuvrées, le pouvoir algérien entendait assurer sa propre stabilité en exportant ce qu’il ne parvenait à gérer… espérant n’avoir jamais à les reprendre.

 

   La moitié des quarante-sept millions d’Algériens ont aujourd’hui moins de vingt ans. Ils sont nombreux à rêver de s’installer en Europe, particulièrement en France… nombreux, aussi, à profiter de la crise migratoire pour s’infiltrer dans les filières des « réfugiés ». En témoignent les assassins qui ont défrayé la chronique, Merah, Coulibaly, Couachi, Sid Ahmed Ghlam, Yassin Salhi, Salah Abdeslam, l’organisateur des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat du 20 avril 2017 sur des policiers à Paris et Mohamed Lahouaiej-Bouhle, celui de Nice, le 14 juillet 2016 (86 morts et 458 blessés). Ils étaient, comme Salah Abdeslam, Français, ou, pour ceux qui ont rejoint ce qu'ils croyaient être le « Paradis d’Allah et ses soixante-douze vierges », le seraient devenus.

 

    Alors, avec eux, ce furent des milliers d’autres jeunes issus de cette immigration arabo-africaine qui, en quête d’horizons, d’identité ou d’absolu, s’abandonnèrent à l’attrait funeste du djihadisme et de la violence. Autant de destins fragiles, manipulés, exposés aux dérives idéologiques mortifères, semblables à des ressorts comprimés dont nul ne sait quand ni où ils pourraient se rompre.


« Les Français qui n’ont pas voulu de l’Algérie française auront un jour la France algérienne », écrivait Georges Bidault dans « D’une Résistance à l’autre ». Il reprenait, en écho inversé, les paroles lancées en 1957 par Larbi Ben M’Hidi, figure redoutée du FLN, aux parachutistes venus l’arrêter au cours de la bataille d’Alger : « Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset ? Je vous prédis, moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. »


    Ainsi, tandis que l’« Algérie française » —dont les cinq coups de klaxon scandés autrefois (« Al-gé-rie fran-çaise ! ») ne subsistent plus qu’à l’état de réminiscence— s’est dissoute dans le passé. La France contemporaine avance au milieu de ses propres turbulences, traversée de contradictions, de violence, de manifestations enfiévrées, de colères et de crépitements d’armes… une réalité nouvelle, née du fracas du passé, et que nul n’avait vraiment imaginée.

 

José CASTANO

3 juillet 2024

LA FRANCE EST DE RETOUR

« Adieu ma France... Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée... Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? » (Général Marcel Bigeard)

Ces mots douloureux du Général Bigeard prononcés à la fin de sa vie chantent dans ma mémoire...

Lors de la campagne des législatives, nos ténors de la politique, ceux qui n’ont eu de cesse de défrayer la chronique depuis toutes ces années ont enfourché leurs vieilles haridelles pour tenter de briser la vague bleue qui déferle sur le pays. A l’égal du « Maître de l’Élysée », les « vieilles occasions » de la droite et de la gauche confondues, ceux qui sont à l’origine de la faillite du pays ont regroupé leurs forces.

A leur actif pourtant, une France méconnaissable, soumise à la « pensée unique » cette machine du mensonge, livrée au terrorisme, à l’intégrisme religieux, décérébrée, sans mémoire, gangrenée par les syndicats, les associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme, minée par l’insécurité, les émeutes, les grèves et le chômage, résignée à la stagnation, au recul, à la déchéance et à la fin… Un État Providence aux caisses vides dont la dette extérieure ne cesse de s’aggraver atteignant, fin 2023, 3 101,2 milliards d’euros.

Face à cette faillite, que voit-on ? Une gauche et une droite qui n’ont de cesse de se vilipender en termes peu flatteurs tout au long de l’année… mais qui, au soir du 1er tour des législatives, font aussitôt « ami-ami » en scellant un pacte contre nature consacrant l’union sacrée contre le Rassemblement National et son allié LR/Ciotti. C’est inepte, grotesque, honteux et digne d’Ubu Roi !

Voir sonner sans vergogne l’hallali pour ce Mouvement par le couple Macron/Attal, répercuté par les « barons » républicains et repris par les « gauchos » de l’anti-France est une abjection. Comment ces gens peuvent-ils, sans le moindre scrupule, s’unir de la sorte alors que la France inexorablement se meurt et qu’au même moment, Place de la République à Paris, les drapeaux algériens et du Hamas foisonnent dans une haine débordante ?… Qu’augurent pour l’avenir tant d’aversion, tant de cris injurieux éructés par un conglomérat d’ultra-gauche, d’immigrés, de pro-palestiniens et d’antifascistes dont le seul objectif est de détruire la France ?

La Nation, aujourd’hui, a choisi le RN et ses alliés pour la sauver. Quel destin sera le sien au soir du 7 juillet ? Que décidera l’Histoire ?

Alors, Français, patriotes de toutes origines et de toutes confessions, « haut les cœurs ! », regroupez-vous sous la bannière tricolore brandie par les candidats RN/LR/Ciotti car la France est de retour. Rejoignez-là !

« L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! » (Georges Bernanos)

José CASTANO

17 juin 2024

ENTRE PASSÉ ET PRÉSENT…

« Entre le passé où sont nos souvenirs et l’avenir où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs » (Henri Lacordaire)

    Bien que nourrissant une certaine sympathie pour Eric Zemmour et soutenant ses thèmes de combat nationalistes, le Pied-Noir que je suis n’a jamais apprécié ses éloges et excessifs panégyriques à la gloire du général de Gaulle. Rigide dans ses convictions, Zemmour n’eut de cesse d’ignorer les nombreuses remarques d’une communauté encore souffrante et s’aliéna inévitablement, non seulement ses voix, mais, également, celles des anciens soldats de l'Algérie française. De ces reproches, il n'en eut cure… et en paya amèrement le prix lors des élections présidentielles de 2022.
    Durant la campagne des Européennes de 2024, son comportement n’évolua guère… N’ayant aucunement retenu la leçon de son échec précédent, Zemmour réitéra de façon suicidaire son âpreté oratoire à l’égard du RN. Cet acharnement -dans la ligne de LFI- choqua beaucoup de ses sympathisants qui, las de ses excès verbaux, transférèrent leur voix sur le RN.
    Au soir du 9 juin, le constat était sans équivoque. Reconquête avait perdu de sa superbe et ne devait ses 5,40 % et ses 5 élus qu’à la seule personnalité de sa tête de liste : Marion MARECHAL. Aujourd'hui, forte de ce succès personnel, Marion a rejoint sa famille biologique et politique s’attirant par là-même les foudres d’Éric Zemmour…
Si, en prêchant la réconciliation patriotique et nationale, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont tendu leurs mains aux adhérents de LR, il conviendrait qu’ils en fassent de même auprès de Reconquête. Dans l’Évangile de saint Luc, 15, la parabole du fils prodigue sonne comme un message de consolation et une invitation à trouver ou à retrouver la voie de l’espérance : «Tout ce qui est à moi est à toi ».
    Certes, il faudra du temps, de la patience, de la compréhension et de l’amour inlassablement prodigué pour annihiler les affres des divergences passées et confier au temps le soin de panser les plus graves blessures du cœur.
    « Qui a fermé sa porte est au fond des déserts » nous dit un proverbe chinois. Alors que les responsables du RN ouvrent désormais leur porte et refoulent leur amour-propre, celui dont Napoléon Bonaparte disait qu’il était le plus dangereux conseiller. De là émergera l’espérance ! C’est cette espérance à laquelle les Français aspirent tant qui est la source de tous les miracles et sans laquelle le fil des jours n’est plus qu’une glissade désespérée vers le renoncement et, grâce à l’aumône d’un sourire, d’une main tendue, qu’ils fassent que chaque matin soit plus merveilleux que le soir précédent, que chaque jour naisse vraiment d’une aurore, c’est-à-dire d’une promesse.


José CASTANO

 

« Voter utile ce n’est pas voter pour celui qui peut l’emporter, mais c’est voter pour celui dont les idées feront avancer les choses ». (Pierre Mendes-France)

 

 

28 février 2026

CREDO POUR UNE NATION BLESSÉE

Transmis par José Castano

(Le dernier rêve d’un peuple fatigué)

« Quand tout s’effondre, espérer encore devient un acte de courage. Espérer, c’est exiger des dirigeants qu’ils protègent, parlent vrai, tiennent bon. Tant qu’un peuple espère, il reste invincible. »

    Il arrive, dans les nuits lourdes où l’angoisse colle à l’âme comme une suie, qu’un rêve s’impose. Un rêve ancien, presque archaïque : celui de voir enfin surgir un chef d’État à la stature digne de ce nom. Non un gestionnaire frileux, non un commentateur du désastre, mais un homme – ou une femme – debout, ancré, regard clair, parole ferme, capable de dire non, capable surtout d’agir.
    Dans ce rêve, la peur change de camp.
    Face aux terroristes islamistes, il n’y a plus de communiqués tremblants ni de marches funèbres répétées jusqu’à l’usure. Il y a une réponse implacable de l’État, légale mais inflexible, déterminée à défendre la vie, la liberté, la paix civile. Une réponse qui ne cherche pas d’excuses sociologiques à la barbarie, qui ne négocie pas avec ceux qui haïssent notre monde et veulent le détruire.
    Face aux narcotrafiquants, ce pouvoir ne détourne plus le regard. Il comprend que la drogue n’est pas un simple fléau social mais une guerre silencieuse, une gangrène qui corrompt les quartiers, les institutions, les consciences. Il frappe là où ça fait mal : l’argent, les réseaux, l’impunité. Il rend à la loi son autorité et aux honnêtes gens leur dignité.
    Face aux voyous, aux émeutiers, aux fauteurs de trouble qui brûlent, pillent, cassent et humilient au nom de toutes les causes et d’aucune, ce chef d’État ne balbutie pas. Il rappelle que la liberté n’est pas le chaos, que la contestation n’est pas la destruction, et que la République n’est pas un terrain de jeu pour la haine, la rage et le nihilisme.
    Face aux artisans du désordre — groupes « antifas » et mouvances ultra-gauchistes — qui prétendent imposer leur loi en dressant la rue contre les urnes, le tumulte contre la loi, l’invective au suffrage, il ne transige pas. Il engage les procédures prévues par le droit pour qualifier et poursuivre les organisations qui recourent à la violence, en ordonne la dissolution et réaffirme sans ambiguïté la primauté des institutions républicaines en menaçant la France insoumise d’une mise à l’écart institutionnelle.
Dans ce rêve, la fermeté n’est pas une option : elle est un devoir.
    Même face aux syndicalismes devenus ultras, lorsqu’ils prennent en otage le pays, cassent, bloquent, menacent, paralysent sans jamais proposer, ce pouvoir tranche. Il écoute la voix du travail réel, de ceux qui produisent, soignent, enseignent, bâtissent… pas celle des professionnels du désordre.
Et puis il y a l’Europe.
    Dans ce rêve, le chef d’État ne se courbe plus devant le diktat technocratique, les injonctions hors-sol, la lâcheté molle d’une Europe qui sermonne mais ne protège pas, qui proclame des valeurs mais recule devant chaque crise majeure. Il parle à l’Europe comme à une partenaire, non comme à un maître. Il rappelle que la souveraineté n’est pas un gros mot, mais la condition même de la démocratie.
    Ce rêve est traversé de larmes et de colère. Une colère froide, juste, née de trop d’attentats, trop de zones de non-droit, trop de renoncements, trop de phrases creuses sur des cercueils bien réels, trop de palinodies, trop de lâchetés. Mais cette colère n’est pas haine : elle est amour du pays, respect du peuple, fidélité à l’Histoire.
Et lorsque le rêve touche à sa fin, il ne reste pas un slogan, mais une prière.
Une prière pour que surgisse enfin une voix claire dans le fracas.
Une prière pour que la force revienne au service du droit.
Une prière pour que le courage l’emporte sur la peur.
Une prière pour que nos enfants héritent autre chose que des ruines morales et des promesses trahies.
    Ceci est notre Credo, murmuré face à la tragédie, un cri de détresse et d’espérance mêlées : la détresse d’un peuple qui ne veut pas mourir. C’est la supplication d’un pays fatigué de plier, fatigué de pleurer, fatigué d’enterrer, fatigué de s’autoflageller ; c’est l’attente d’un chef. Que l’État se relève, que la Nation se tienne droite car tant qu’un peuple espère, il refuse de mourir !
José CASTANO

4 mars 2026

EN CAS DE VICTOIRE DU RN EN 2027

Transmis par José Castano

LFI appelle à l’insurrection
    Se revendiquant de "l'antifascisme", Mathilde Panot, la cheffe de file des députés insoumis à l'Assemblée nationale, a sous-entendu (février 2026) que son parti n'acceptera pas le résultat de l'élection présidentielle de 2027 si le RN l'emportait : « Nous n’accepterons jamais que dans notre pays le fascisme prenne le pouvoir par les urnes ».
    Panot appelait, ainsi, (à demi-mot) ses militants à utiliser la violence pour imposer aux Français un pouvoir qu’ils auraient rejeté dans les urnes. Sédition armée, grève générale, appel aux « frères » des banlieues… de quoi transformer les émeutes en guerre civile.
    La logistique armée des groupes de combat de l’extrême gauche se prépare d’ores et déjà à l’affrontement…
    En qualifiant systématiquement la droite nationale de fasciste (sans en connaître vraiment le sens), LFI – niant la volonté du peuple souverain - installe l’idée qu’une victoire électorale de cet adversaire ne serait pas une alternance légitime mais une usurpation morale, d’où le refus du verdict des urnes résumé dans un slogan élimé : « Le fascisme ne passera pas! »
    Le « fascisme ! », c’est le paravent idéal pour justifier la violence, c’est l’écran de fumée de cette gauche délinquante : un mot crié pour ne plus penser, un gourdin brandi ou un pavé jeté pour frapper tout ce qui lui résiste et faire plier la démocratie sous la menace de la rue. Peu importe qu’il n’y ait plus de fascisme réel : il faut l’inventer pour disculper l’invective, la fureur, transformer l’adversaire en monstre, abolir le débat et absoudre par avance toutes les violences… et tous les meurtres. Dès lors, les alliances avec la racaille ne sont plus des renoncements, mais des leviers ; les émeutes, ne sont plus des fautes, mais des moyens. Ce n’est plus une idéologie qui se bat et appelle à l’insurrection, c’est une stratégie de survie : gouverner par la peur, régner par l’anathème et confondre sciemment l’ordre démocratique avec le mal absolu. Par conséquent, si le RN venait à remporter l’élection présidentielle, cette élection deviendrait un coup d’État, l’ordre une oppression, la nation un crime. Tout serait donc permis ; rien ne s’opposerait à la fureur de la rue... telle est la conception de la démocratie chez l’ultra gauche... ce qui nous promet des jours bien sombres en 2027.

José CASTANO

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