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4 juin 2009

AVIS DE DECES

Comte Hubert de DAVID BEAUREGARD

Discours de Jean-François Collin pour la messe de funérailles du 3 juin 2009 à Hyères.

         En cette triste après-midi je me fais l'interprète des Français d'Algérie pour exprimer ici, en leur nom, la reconnaissance très émue qu'ils ont pour Hubert de Beauregard.

Souvenons-nous. C'est l'été 1962. Hubert de Beauregard est meurtri profondément par la tragédie que vivent ses compatriotes du Sud de la Méditerranée.

         Bien sûr il a apporté son discret soutien actif aux Résistants-Patriotes de l'Algérie française.

         Bien sûr le parjure et le reniement du Gouvernement le choquent profondément.

         Bien sûr la déportation de plus d'un million de Français de leurs départements vers une Métropole en vacances ne le laisse pas indifférent.

         C'est alors qu'il crée un Comité d'accueil pour les Français d'Algérie. Il mobilise les Scouts catholiques et le Conseil municipal. Son initiative est, bien sûr, critiquée par ceux qui préférèrent soutenir les terroristes que les victimes…

                   Hubert de Beauregard reçoit l'appel téléphonique d'un Chanoine de Constantine qui l'informe que cent vingt enfants d'Algérie arrivent clandestinement à Toulon par bateau. Parmi eux beaucoup d'orphelins dont les parents ont été assassinés, parfois sous leurs yeux…

         Un mouvement d'entraide se met en place. Notre ami en est l'âme. Il mobilise, il bouscule, il réussit le tour de force de placer tous ces petits clandestins qui pourraient être, évidemment, de très dangereux terroristes… Il en héberge lui-même, plusieurs, certains durant plusieurs mois. Le récit qu'Hubert de Beauregard nous faisait de leurs souffrances lui procurait, à chaque fois, un profond chagrin. Petit à petit tous ces enfants traumatisés à jamais furent recasés dans leurs familles ou chez des amis. Près de cinquante ans après certains d'entre eux venaient encore le remercier.

Monsieur le Comte, les Français d'Algérie se souviennent, ils prient pour vous et ne peuvent que vous décerner le magnifique nom de "Juste"!

JF Collin ADIMAD

De Raphaël Delpard dans "Les Souffrances Secrètes des Français d'Algérie".

Retour "IN MEMORIAM" 

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2 juin 2009

MADAME ANDRE ZELLER

De Jean-François COLLIN mardi 2 juin 2009 16:40 Objet : Décès de Madame André Zeller, veuve du Général Zeller, Semper fidelis JF Collin ADIMAD

 

Chers Amis du Cercle Algérianiste de Lyon.

 

En ce lundi de Pentecôte, nous venons d'apprendre le décès de Madame André Zeller, veuve du Général Zeller. Cette grande dame nous a quittés, dans la nuit du samedi au dimanche de Pentecôte.

 

Cette disparition nous touche particulièrement, parce que Mme Marie-Madeleine Vallette d'Osia, sa fille, est une très fidèle amie et fait partie intégrante, avec son époux Bernard, du Cercle Algérianiste de Lyon. La gentillesse, la qualité et la participation de tous deux, aux Conférences du Cercle, est une de nos fiertés. Et nous savons aussi, toute l'affection qui unit une Mère à ses enfants, et le déchirement que ressentent ces derniers, quand leur Maman les quitte. Même si cette disparition est adoucie, par l'Espérance que la Foi nous assure de tous nous retrouver un jour.

De proches amis sont donc dans la peine, aujourd'hui. Cette disparition attriste aussi tous ceux qui ont été touchés dans leur cœur, et éprouvés par les événements qui se déroulèrent en Algérie, il y a plus de 50 ans, quand le drapeau tricolore flottait encore "de Dunkerque à Tamanrasset".

Nous pensons aujourd'hui, aux sacrifices consentis et aux épreuves subies alors par toute la famille Zeller. Le Général fut embastillé à la suite de ceux que certains nomment "le Putsch d'Alger", d'autres "la révolte des Généraux". C'était en avril 1961 Rappelez-vous la silhouette du général Zeller, au balcon du Gouvernement Général, avec les généraux Challe, Jouhaud et Salan. Rappelez vous le "Procès des généraux" , et les longues années d'emprisonnement qui suivirent. Pensons à ce que dut alors endurer et surmonter Madame Zeller pour "être aux côtés" de son époux et à l'écoute de ses enfants.

Pour 'nous' nés sur l'autre rive de la Méditerranée. Et pour l'Honneur de la parole donnée.

Nous n'oublions pas.

C'est pourquoi, nous assurons aujourd'hui les familles Zeller et Vallette d'Osia, de notre profonde reconnaissance, pour celle qui vient de disparaître, et nous partageons leur tristesse. Qu'elles veuillent bien accepter ici, nos plus amicales et sincères condoléances, au nom du Conseil d'Administration et de tout le Cercle Algérianiste de Lyon.

Philibert Perret Président du Cercle Algérianiste de Lyon.

 

Rappel biographique du Général André Zeller.

 

André Zeller

 

Né le 1er janvier 1898 à Besançon, André Zeller entre en classe préparatoire au concours de l’Ecole Polytechnique quand la guerre est déclarée. Il s’engage en mai 1915, pour la durée du conflit, au 59ème régiment d’artillerie. Il participe aux combats de Verdun, de la Somme, à l’offensive des Flandres, à la deuxième bataille de la Marne et à l’offensive finale de l’été 1918. Il termine la guerre comme lieutenant commandant une batterie. Renonçant à Polytechnique, il reste dans l’armée et part en novembre 1920 pour la Syrie. Il participe au début de l’année 1921 au siège et à la prise aux Turcs d’Aïntab, au nord d’Alep. Dans la suite de l ‘année 1921, il mène diverses opérations le long de l’Euphrate. Promu au grade de capitaine en 1928, il est admis à l’école supérieure de guerre en 1931. Il sert à l’état-major du 19ème corps à Alger en 1935. Commandant en 1938, il est chef de la mission française des transports en Belgique auprès du roi des Belges. Il est à Bruges le 27 mai 1940, au moment de la reddition de l’armée belge. Il embarque le 29 mai 1940 sur un chasseur de sous-marins français à La Panne, entre Dunkerque et Nieuport. Après un bref séjour à Londres et revenu en France, il est nommé « régulateur général » de la VIIème armée (général Frère) au début de juin. Muté sur sa demande en Afrique du Nord, il arrive à Alger le 26 septembre 1940 comme « Directeur militaire des transports ». Promu lieutenant-colonel en août 1942, il devient chef d’état-major du général Mast, commandant la division d’Alger, quelques jours avant le débarquement des alliés en Afrique du Nord. Chef de l’état-major de la Division de marche d’Alger, il participe à la campagne de Tunisie de novembre 1942 à mai 1943. De décembre 1943 à juillet 1944, il est sous-chef d’état-major du Corps Expéditionnaire Français en Italie commandé par le général Juin. Le 16 août 1944, à l’état-major du général de Lattre, commandant de l’armée B, il débarque sur les côtes de Provence et prend peu après le commandement de l’artillerie de la 3ème D.I.A. puis de la 1èreD.B. avec laquelle il mène les combats des Vosges, participe à la « course au Rhin » et à la réduction, au début de 1945, de la poche de Colmar.

 

Directeur de l’Artillerie et commandant en second l’école de guerre, il est promu général de brigade en1946, puis nommé inspecteur de l’artillerie. Général de division en 1950, commandant la 3ème région militaire à Rennes de 1951 à 1955, il est appelé au poste de chef d’état-major de l’armée par le général Koenig, ministre de la défense et des forces armées, en 1955, et prend rang de général de corps d’armée. Il démissionne de son poste en février 1956 pour protester contre une diminution d’effectifs en Algérie décidée par le gouvernement. Le 19 décembre 1957, il est nommé général d’armée dans la 2ème section de l’état-major général. Réintégré dans la 1ère section le 1er juillet 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, il reprend ses fonctions de chef d’état-major de l’armée qu’il conserve jusqu’au 1eroctobre 1959, date à laquelle il passe définitivement en deuxième section.

 

Il participe au coup d’état d’Alger du 21 au 25 avril 1961 avec les généraux Challe et Jouhaud, bientôt rejoints par le général Salan. Caché un moment à Alger après son échec, destitué, il se rend le 6 mai 1961 au général de Belenet, à Alger, est incarcéré à la prison de la Santé et condamné, comme le général Challe, à 15 ans de détention criminelle et à la privation de ses droits civiques par le Haut tribunal militaire. Incarcéré à la maison de détention de Clairvaux puis à celle de Tulle, il est libéré en juillet 1966 et amnistié en 1968.

 

Grand officier de la légion d’honneur, croix de guerre 14-18, croix de guerre des T.O.E., croix de guerre 39-45, croix de la valeur militaire, titulaire de dix citations et de nombreuses décorations étrangères

André Zeller est l’auteur de plusieurs ouvrages :

 

- Dialogues avec un lieutenant          Editions Plon 1971

 

- Dialogues avec un colonel              Editions Plon 1972

 

- Dialogues avec un général              Editions des Presses de la Cité 1974

 

- Les Hommes de la CommuneLibrairie Académique Perrin 1969

 

- Soldats perdus                               Librairie Académique Perrin 1977

 

André Zeller est mort le 18 septembre 1979 à Paris

 

Extrait du site internet :

http://www.salan.asso.fr/bio.htm

 

http://www.salan.asso.fr

 

Retour "IN MEMORIAM"

 

20 mai 2009

REFLEXIONS

SUR L’HISTOIRE DE LA GUERRE D’ALGERIE

par J. F. Paya 

        Je me reconnais, le droit d’ingérence sur ce sujet, non en tant qu’en « Algérien » ce qui serait légitime, mais, comme je le reconnais à tout être humain libre de critiquer, d’approuver, de condamner, de juger toute politique locale ou nationale sur cette Terre qui nous est commune. 

        Et comme je l’ai appris de mes compagnons et maîtres fondateurs de l’Université Cosmopolite « de Vincennes », où, rien n’était tabou et où l’internationalisme régnait en maître, avait tendance à considérer le Nationalisme comme « une maladie infantile » qu’il fallait dépasser.

        Quelle longue marche ! Ce dernier sévit encore partout allié à son vieux complice le fanatisme religieux !Donc pour l’Algérie, par-dessus tous les drames, les déchirements, les débats passionnés qu’a suscité et que suscite encore cette « guerre » légalisée. 

        Le colonialisme, l’exploitation, l’émancipation des hommes et surtout des femmes ; au-delà de toutes les polémiques sur les droits des majorités et des minorités, à la mode aujourd’hui, mais oublié hier, il y a un critère tranchant comme un couperet que nous appelions du temps du marxisme triomphant « La Praxis » ou plus simplement la Pratique Sociale ». « Pierre de touche » de toutes les théories, mais cela est une évidence pour un bon artisan. 

Le résultat est là, et tranche aussi pour l’instant le débat ! 

        Qu’est devenue l’Algérie aujourd’hui ? Jadis on a refoulé les Harkis, maintenant les quais de Marseille sont pleins d’Algériens qui votent avec leurs pieds et avec leurs mains, s’ils pouvaient nager pour traverser la mer. 

Le pétrole et le gaz coulent à flot, mais pour qui ? Et le sang aussi depuis 45 ans.

La terre a été enlevée aux « incroyants » mais les tomates sont importées d’Espagne ou du Maroc ! Qu’avez-vous fait de notre pays ? Nous avions sûrement des torts, mais les mythomanes d’en face n’avaient pas raison et certains survivants finissent leurs jours sur les bords du lac Léman où à Paris et vont mourir en exil comme nous, car Dieu est grand !

Jean-François PAYA : « Algérien » depuis 5 générations, comme d’autres sont Bretons ou Corses, victime d’un « nettoyage ethnique » et de la parole non tenue de  part et d’autre.  

En Espagne – Septembre 2007

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962 

16 mai 2009

POUR QUI LA REPENTANCE

Document transmis par J. F. Paya 

Du docteur Jean-Claude PEREZ Adhérent du Cercle Algérianiste de Nice et des Alpes Maritimes

Auteur du livre « ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES » Aux Editions Dualpha  - BP 58, 77522 COULOMMIERS CEDEX NOUS COMMUNIQUE SOUS LE N° 12 BIS L'ETUDE SUIVANTE

POUR QUI LA REPENTANCE ?

8 MAI 1945 DANS LES HAUTS-PLATEAUX SETIFIENS ET A GUELMA

            Comme tout un chacun j’ai entendu parler, en mai 2005, du 8 mai 1945.

            Comme tout un chacun j’ai entendu évoquer des « massacres » : ceux de Sétif du 8 mai 1945.

            Comme tout un chacun j’ai appris qu’il s’agissait de massacres subis par des berbères musulmans affamés, qui s’étaient rebellés contre des Français affameurs.

            Comme tout un chacun j’ai entendu parler de repentance : celle que la France devait exprimer à la suite de ces « tueries ».

            Comme tout, un chacun j’ai enregistré la timidité, la passivité, plus encore la couardise, ne craignons pas la vigueur des mots, manifestées par certains de nos médias Pieds-noirs dans leur riposte geignarde.

            Comme tout un chacun j’ai ressenti un désespoir atroce né du manque de détermination de la part de notre communauté à se défendre avec force, avec violence, avec passion, contre l’accusation de génocide portée contre elle et contre notre armée, à l’occasion de cette horrible tragédie du 8 mai 1945.

            Comme tout un chacun enfin, j’ai pris acte, d’une attitude coupable : le refus de connaître la signification véritable de ce drame car, lors de cette émeute, à, travers les seins coupés et les ventres ouverts des femmes françaises violées par des Berbères fanatisés, c’était la France, « l’Alma Mater », la Mère Patrie française que l’on  éventrait  dans un vacarme de youyous, aux cris de «  Jihad »  et de « qatlan ensara », «  tuez » les chrétiens !

            Oui, j’ai enregistré tout cela et j’éprouve, aujourd’hui, un sentiment de honte à l’égard de ceux qui, parce qu’ils sont ignorants des faits, parce qu’ils se vautrent dans cette ignorance qui leur sert d’excuse et d’alibi, se taisent en refusant d’opposer la Vérité à ce séisme accusateur et diffamatoire.

            La vérité, c’est-à-dire l’identité réelle des événements du 8 mai 1945, qui à l’évidence n’intéressent personne, à l’exception de nos frères et soeurs des Hauts-Plateaux sétifiens qui ont subi l’événement.

            Et pourtant combien de fois, avons-nous insisté sur l’origine de ce 8 mai 1945, combien de fois avons-nous écrit et proclamé que ce 8 mai 1945, dans les Hauts-Plateaux sétifiens et à Guelma, illustrait le début militaire de la guerre d’Algérie, le début de la nouvelle Révolution Mondiale telle que nous la connaissons dans sa phase actuelle !

Révolution mondiale ?

« Pauvre abruti » m’a-t-on répliqué,   « mais, de quelle révolution  mondiale parles-tu ? »

Avec pitié, plus qu’avec dédain et mépris, je leur ai répondu : « la révolution mise en place par les stratèges de l’anti-Occident, qui ont su utiliser l’islamisme fondamentaliste algérien pour enclencher cette nouvelle dialectique ultime, c’est-à-dire cette nouvelle contradiction, qui illustre l’histoire du monde actuel : l’Islamisme, contre l’Occident chrétien. L’islamisme, arme révolutionnaire actuelle, contre ce qui reste de la pauvre civilisation occidentale, capitularde, geignarde, pour ne pas dire soumise. »

Mais, aujourd’hui, parce que l’urgence l’impose, mon attitude s’est radicalement modifiée.

Halte à la rancoeur ! Halte au mépris !

Ce qu’il faut, c’est d’abord savoir, puis faire savoir.  Et pour savoir, il faut regarder l’histoire. Mais dans un combat regarder ne sert à rien si l’on n’est pas capable de voir. Et pour être capable de voir il ne faut plus se piquer de cette vanité commune, à quelques Pieds-noirs : celle de tout savoir.

Et que voit-on dans l’historique et la genèse du 8 mai 1945 ?

Ceci et pour l’amour du ciel regardez, mais surtout voyez !

En 1931, se réunit à Jérusalem le Congrès mondial de l’Islam, à la convocation d’Asmine El Husseïni, le mufti de Jérusalem, sous l’égide des services secrets britanniques.

En réalité il s’agit d’installer un dispositif de guerre dans le but, d’interdire la naissance de l’état d’Israël. Les Anglais, reniant les engagements de Lord Balfour, veulent s’opposer à la naissance de l’état Juif, dans l’espoir d’assurer la sauvegarde d’un oléoduc destiné à transporter le pétrole d’Irak au port d’Haïfa en traversant la Jordanie. Ils ont donc besoin des « Arabes » et ils jouent leur va-tout sur Asmine El Husseïni.

Mais celui--ci pour accomplir la mission dont il est investi doit s’appuyer sur la complicité de notables musulmans en renom du Proche-Orient. Tout particulièrement sur les animateurs de la « Nahdah ».La nahdah, c’est la renaissance de l’islam, un mouvement islamiste spécifiquement arabe, qui est né en Egypte au lendemain de la victoire des Pyramides, remportée par Bonaparte.

Or, en 1931 la nahdah bénéficie du concours d’un animateur de prestige, d’un grand homme de l’Islam.  Il s’agit de l’émir Chekib Arslan. C’est un Druze libanais né en 1870, journaliste puis parlementaire à la Chambre ottomane. Avant toute chose, il s’agit d’un religieux profond, animateur principal de la nahdah, précisons-le encore et encore. C’est un homme doté d’une immense culture, mais avant tout c’est un fanatique du Panarabisme. Il est membre du parti Union et Progrès fondé en Turquie au XIXème siècle.  En 1915, il participe activement à la campagne exigeant le génocide arménien.  Plus tard, en 1931, au moment du congrès de l’Islam de Jérusalem, il est devenu, depuis 9 ans, un farouche ennemi de la France.

En effet, en 1922 il n’a pas accepté les décisions du traité de San Remo par lequel, la Société Des Nations (SDN) attribue à la France le mandat d’administrer la Syrie et le Liban. Alors que l’Angleterre reçoit le mandat d’administrer  l’Irak, la Transjordanie et la Palestine. Très vite, sous la pression du Roi Pétrole, le nouveau veau d’or du monde moderne, les Britanniques vont accorder l’indépendance à l’Irak, faire naître le royaume de Jordanie et assurer les Palestiniens musulmans de leur détermination à interdire la naissance d’Israël. Car les Anglais ont besoin du port d’Haïfa, pour garantir la rentabilité de ce fameux et théorique oléoduc.

Dans cette perspective il faut une caution islamiste, un appui spirituel, qui va soutenir dans le sens antijuif et antisioniste l’action du mufti de Jérusalem Asmine El Husseïni. Qui va, personnaliser cette caution islamiste ?  C’est l’émir Chekib Arslan, le Druze libanais, l’homme qui a réclamé le génocide arménien, l’animateur principal de la nahdah, expression religieuse du panarabisme.

Mais entre-temps pour les Britanniques Chekib Arslan offre une autre appréciable qualité : il est devenu un ennemi de la France, depuis le traité de San-Remo, comme nous l’avons précisé antérieurement. Il déclare la guerre à la France… en 1925. Il va prendre part à la révolte des Druzes syriens déclenchée cette année-là. De  furieux combats seront livrés par l’armée française contre les rebelles. Au cours de cette révolte un officier subalterne français, est sévèrement blessé. Il s’appelle : Raoul Salan. En 1926 un tribunal militaire français le condamne à mort par contumace.

Chekib Arslan s’installe alors, à Genève où il organise un comité suprême pour la « libération » de l’Afrique du Nord Française. Mais fidèle à la nahdah, qu’il continue d’animer, il fonde une revue « el Ouma », « la Nation Arabe » A partir de Genève, de l’Egypte et des territoires non français du Proche-Orient, il prêche le jihad contre la France. Il est en contact permanent avec les grands indépendantistes berbères d’Algérie qu’il avait connus antérieurement, avant la guerre de 1914, lorsque ces derniers étaient venus accomplir des stages de formation au Hedjaz et dans tout le Proche-Orient. En particulier, il va connaître Abdelhamid Ben Baddis, Berbère de Constantine, et El Bachir El Ibrahimi, un Berbère du Constantinois, des Hauts-Plateaux sétifiens, né en 1889 à Tocqueville, Ras-El-Oued, pas loin de Sétif et Borj-Bou-Arreridj. Ce dernier détail est d’une importance cruciale pour comprendre la genèse du 8 mai 1945. Ces deux hommes ont fait partie en 1920, à l’échelon directionnel, de la première organisation religieuse fondamentaliste algérienne, anti-française, peu connue, mais dont le rôle sera déterminant, fondé par un Berbère, Omar Smaïl.

1920 ? Pourquoi, 1920 ? Parce que c’est l’année qui suit 1919. Que s’est-il passé, en 1919 ?

C’est le 4 février, de cette année-là qu’ont été publiés dans le journal officiel les décrets d’application d’une nouvelle loi. La loi du 4 février 1919.

Elle reprend les données du sénatus-consulte de Napoléon III du 14 juillet 1865, concernant l’accession des musulmans d’Algérie à la citoyenneté française, mais en simplifiant considérablement la procédure d’accession. Il suffira désormais de passer par le bureau d’un juge de paix, de satisfaire à un questionnaire, et la citoyenneté française est octroyée à celui qui la demande. C’est donc une loi de très grande importance qui engage évidemment, mais on l’ignore à cette époque, l’avenir de l’Algérie française, celui de la France, de l’Europe et aussi l’avenir de l’Occident tout entier. Mais le sait-on à cette époque ? Non,  soulignons-le une fois de plus. Car, onze semaines après l’armistice, à la fin à l’imbécile boucherie de 14-18, qui est préoccupé, en France de l’accession ou de la non-accession des musulmans à la citoyenneté française? Personne.

En France on panse les plaies subies par la Patrie et par notre peuple, et surtout on aspire à la paix. Les Arabes d’Algérie ? Ca n’intéresse personne à ce moment-là. En réalité nous nous inscrivons parmi ceux qui considèrent avec conviction, plus encore avec une certitude absolue, et nous le démontrons dans notre nouvelle conférence, que cette loi illustre une astucieuse et savante provocation. Elle a pour but réel de déclencher une réaction en Algérie dans la perspective de voir s’édifier sur cette terre, un appareil de riposte à partir duquel va se structurer progressivement un organe de guerre, dans le but de provoquer l’expulsion de la France d’Algérie.

Dans cette nouvelle optique, Omar Smaïl, un négociant berbère, islamiste convaincu, réunit en 1920 des oulémas, berbères comme lui, dans une toute nouvelle et première association tout à fait légale. C’est-à-dire conforme aux exigences de la loi de 1901 sur les associations, la très célèbre loi de Waldeck-Rousseau. Des oulémas, nous voulons dire des imams, des muftis et des cadis. Ce sont les Cénacles, ainsi s’appelle cette nouvelle association. Dans le cadre de ces Cénacles, en observance des statuts, Omar Smaïl va demander deux choses à ces oulémas, et pas une de plus.

1°/ Imperméabiliser la communauté des croyants à l’égard des effets possibles de la francisation et de l’assimilation. Et il ajoute, contre toute logique : protéger aussi la communauté des croyants contre l’évangélisation ! Comme si le gouvernement de la  IIIème République était préoccupé de la christianisation des Musulmans ! C’est d’autant plus aberrant, en apparence seulement, que les conversions collectives sont interdites par la IIIème République.

Aberrant, en apparence seulement, avons-nous dit. Pourquoi ? Parce que cette illogique et inutile recommandation va permettre à Omar Smaïl et aux oulémas des cénacles, de forger, dès cette époque, l’arme maîtresse de la guerre d’Algérie.

Guerre d’Algérie qui est en train de se mettre en place cette année-là. Une arme révolutionnaire que, plus tard, nos grands spécialistes de la guerre subversive et de la guerre psychologique ignoreront totalement dans leur souci de “chinoiser” à outrance la guerre d’Algérie. Il s’agit tout banalement de l’arme de la malédiction divine. Car ce que veut exprimer Omar Smaïl c’est ceci : « la France veut faire de vous, des citoyens français, mais ce qu’elle prétend en réalité c’est faire de vous des chrétiens et vous subirez en temps voulu les effets de la malédiction divine ». La malédiction divine, voilà la menace brandie contre ceux qui refuseraient de suivre la Révolution algérienne.

2°/ Mais Omar Smaïl demande aux oulémas des cénacles une seconde chose : « il vous appartient dorénavant d’exercer votre action en faisant un usage exclusif de la langue arabe littérale »

Il s’adresse à des oulémas presque tous, Berbères comme lui. Il exige d’eux qu’ils s’expriment en arabe littéral. Mais il sait que cela ne pose aucun problème à ses interlocuteurs, étant donné le niveau culturel exceptionnel des hommes auxquels il s’adresse.

En prenant cette décision il recherche et obtient un double résultat :

- il impose la nouvelle arabité de l’Algérie pour faciliter le combat contre la France, la fameuse « arabité rénovée » sur laquelle nous sommes très peu nombreux à insister.

- il incorpore ainsi ce combat dans les exigences culturelles de la nahdah, dont l’émir libanais Chekib Arslan est le principal animateur, nous le savons déjà.

Cette action des cénacles dure cinq ans et en 1925 il peut se permettre d’aller plus loin. Il fonde une deuxième association : le « nadi at taraqui », « le cercle du progrès ».

Dans cette nouvelle association, il attribue au statut personnel des musulmans d’Algérie une valeur de plate-forme révolutionnaire ultime, sur laquelle la France finira par se casser les dents.

En 1931, enfin, il créée  une troisième et dernière association, au cours de deux cérémonies solennelles :

- la première le 5 mai 1931 : il fonde ce jour-là l’association des oulémas d’Algérie, le conseil supérieur des docteurs de la foi coranique.

- la seconde le 7 mai : il fait élire, à la présidence de l’association Abdelhamid Ben Baddis, mufti de Constantine et à la vice-présidence un autre Berbère des Hauts-Plateaux sétifiens, l’homme de Tocqueville-Ras El Oued, El Bachir El Ibrahimi ou Ibrahim Bachir Cheikh.

Or ces deux Berbères, comme tous les autres de l’association, sont depuis longtemps sous l’influence spirituelle de l’émir Cheikib Arslan, le Druze ennemi de la France depuis 1922, condamné à mort par contumace en 1926, qui a milité ouvertement pour le génocide arménien en 1915, et qui dirige depuis l’étranger le combat islamiste contre la France.

Après la déclaration de guerre (septembre 1939), Ben Baddis est astreint à résidence surveillée dans un camp de concentration français. Il y meurt le 23 avril 1940. El Bachir El Ibrahimi, le vice-président de l’association, l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens, bien qu’assigné à résidence dans la petite ville d’Aflou, près de Tiaret, devient le président “de facto”. Astreint à résidence certes, mais libre de ses mouvements et de ses contacts dans les limites de cette ville.

Pendant le déroulement du conflit mondial, le mufti de Jérusalem, Asmine El Husseïni, rejoint Adolphe Hitler à Berlin. L’émir Chekib Arslan le suit très peu de temps plus tard. Il va participer, par la voix radiophonique allemande, à la préparation d’un soulèvement des musulmans d’AFN. Il est fait prisonnier par les alliés à la fin de la guerre, en même temps qu’Asmine El Husseïni devenu depuis son séjour en Allemagne le grand mufti de Jérusalem. On les “laisse” s’évader et Chekib Arslan donne le signal de l’insurrection le jour de la capitulation effective de l’armée allemande, c’est-à-dire le 7 mai 1945.

Nous avons apporté, par ce parcours très schématique et nécessairement incomplet, une explication au « pourquoi » de la date du 8 mai. Il fallait que l’insurrection se déclenchât alors que l’essentiel de l’armée d’Afrique se trouvait encore en Allemagne, ou répartie dans des centaines de garnisons de France, d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Il ne restait dans le Constantinois qu’un effectif de forces militaires classiques extrêmement restreint. Donc le 8 mai, c’était vraiment la date limite favorable à l’insurrection, avant le rapatriement d’effectifs militaires plus conséquents, habitués au combat depuis 1943.

Mais pourquoi cet appel dont le résultat, bien que sanguinaire, fut un fiasco complet, s’est-il révélé efficace sur le territoire des Hauts-Plateaux sétifiens et à Guelma ? Et sur ces territoires seulement ?

Pour deux raisons sur lesquelles d’une part nos accusateurs et d’autre part nos défenseurs, à la combativité ramollie, ne veulent pas insister.

Première raison : le 23 avril 1945 se déroulent dans le Constantinois des manifestations destinées à commémorer d’une façon spectaculaire le cinquième anniversaire de la mort de Ben Baddis, décédé en 1940 dans un camp de concentration français. “Assassiné” par les Français, vont dire les organisateurs de cette commémoration. Et c’est, dans un climat passionnel tout à fait exceptionnel, d’une extrême violence, que va se dérouler cette célébration.

Si l’on ne veut pas connaître et retenir cette phase préalable de l’événement, il est inutile de prétendre à défendre notre peuple pied-noir contre les attaques dont il est l’objet. A plus forte raison, il est impossible, dans l’éventualité de ce comportement, de contre-attaquer sur le drame du 8 mai 1945.

Au cours de ces cérémonies, la haine de la France fut non seulement proclamée mais, surtout elle fut psalmodiée : c’est-à-dire qu’elle fut chantée, modulée en cadence au nom de Dieu, accompagnée du rituel balancement latéral et rythmé de la partie supérieure du corps. La haine connut ainsi, une expression physiologique, sous la forme d’une transe collective ressentie biologiquement par une foule littéralement envoûtée. Les scouts musulmans ont joué un rôle décisif dans la transmission des mots d’ordre et dans la préparation psycho-religieuse de l’action. C’était   le « cantique des cantiques de la haine et du sang ».

Deuxième raison : tout cela se déroulait sur la  terre de l’exécuteur en chef, le cheikh El Bachir El Ibrahimi, né à Tocqueville-Ras El Oued, président en fonction à cette époque de l’association des oulémas. C’est-à-dire qu’en lui s’illustrait le père spirituel et militaire de la révolte. “qatlan ensara”, « tuez » les chrétiens, voilà le cri de guerre psalmodié en cadence.

Le jour de la manifestation du 8 mai 1945, autorisée par le gouverneur général Chataigneau dans toute l’Algérie bien qu’il fût informé par son bureau militaire du déclenchement d’une insurrection le jour même de la capitulation allemande, tout était prévu pour, qu’au premier incident, quel qu’il fût, se déclenchât le massacre.

Un massacre non pas localisé dans la ville de Sétif, mais répandu sur le territoire des Hauts-Plateaux avec une extension à Guelma. Pour les déclencheurs, une généralisation à l’ensemble du territoire était espérée.

Nous avons dit qu’El Bachir El Ibrahimi était à Aflou. Mais il y résidait librement. De la même manière que Messali Hadj était assigné à résidence à Revel-Chelala à l’ouest d’Alger. Il ne porte aucune responsabilité personnelle dans le déclenchement de l’émeute. Au contraire, à Aflou, le président de l’association des oulémas recevait des messagers et transmettait depuis la fin avril les consignes émanant de l’émir Chekib Arslan, soutenu lui-même par Asmine El Husseïni, qui depuis son ralliement  à Hitler était devenu le Grand Mufti de Jérusalem. Prisonnier des alliés depuis quelques semaines il s’est évadé. Il se rend à Genève et sera plus tard remis aux autorités françaises. Après un séjour confortable au château de Rambouillet il s’évadera une fois de plus pour rejoindre d’autres sites plus accueillants dans le but de continuer son combat contre les Juifs et contre la France, car pour lui c’est le même combat. Beaucoup plus tard, en octobre 1962, il assistera à Alger aux cérémonies commémoratives du 45ème anniversaire de la révolution bolchévique et on le photographiera en train de serrer la main de l’ambassadeur soviétique. De Hitler aux soviets il y avait un petit pas à franchir et ce pas passait par Sétif, les Hauts-Plateaux, par nos concitoyennes violées et massacrées, nos frères écharpés, tout cela sous l’indulgence béate des ennemis de l’Algérie française d’hier et d’aujourd’hui.

Le début des massacres de Sétif, des Hauts-Plateaux et de Guelma fut d’une atrocité obscène. En quelques heures, sur tout ce territoire des hommes furent littéralement lynchés par dizaines, des enfants tués et disons-le une fois de plus des femmes violées collectivement avant d’être éventrées et d’avoir les seins coupés.

Le « fait de tuer » avait été sublimé, en quelque sorte « consacré », par les incantations et les psalmodies des jours précédents. C’est-à-dire pendant la période du 23 avril au 8 mai 1945 et les quelques jours qui ont suivi.

C’est au nom de Dieu que l’on a voulu humilier les Français d’Algérie de toutes confessions, comme si l’on avait voulu projeter une malédiction sur un peuple de Français d’Algérie qui, depuis toujours, avait établi d’excellentes relations avec les Berbères. Et je fais partie de ceux qui attribuent aux malheureuses femmes violées le rang de saintes martyres de notre terre.

Aucune justification sociale, économique ou tout banalement humaine ne pouvait être invoquée. C’était encore une époque coloniale certes, mais tout à fait légitime et légale, au cours de laquelle les relations entre les peuples étaient déterminées par des règles différentes des règles modernes, qui ont vu le jour par la suite. Règles imposées par la logique et par la raison. Et auxquelles nous avons adhéré.

Mais rien ne justifiait une fureur animale de cette envergure. En particulier on ne pouvait invoquer « la faim ». Car il s’agissait de terres à blé et les populations qui y vivaient étaient les mieux nourries d’Algérie. C’est au nom de Dieu, au cri de jihad que fut déclenché le massacre de notre peuple français. Le génocide amorcé des Français avait été l’expression choisie de la foi en Dieu.

Il fallait arrêter le massacre. Donc il a fallu riposter. La riposte fut terrible. Oui. C’est vrai. 4 000 morts, chiffre le plus vraisemblable. Et heureusement. Pour être efficace elle se devait d’être violente, cruelle même, en tout cas spectaculaire. Car en quelques heures il était devenu nécessaire de se comporter en égorgeurs pour ne pas être égorgés ! Au diable la timidité, les fausses pudeurs, la lâcheté et les manifestations méprisables de pitié a posteriori. Le moment était une terrible tragédie.

Il fallait la réduire à sa plus faible durée. Il fallait survivre d’abord, ensuite protéger la vie de nos concitoyens menacés de mort, de lynchage, de dépeçage et de viols.

Une question, la dernière, doit être posée. Qui est responsable de l’explosion de l’islamisme fondamentaliste en Algérie française ? Qui est responsable de l’intronisation, c’est-à-dire de la consécration laïque de l’association intégriste des oulémas dont le rôle fut déterminant dans cette émeute ? Dans ces horreurs ?

C’est le général De Gaulle lui-même qui, en 1943, en tant que Président du CFLN (Comité Français de Libération Nationale) depuis le mois d’août de cette année-là, autorise plus tard Ferhat Abbas à déposer les statuts de son nouveau parti l’AML. C’est-à-dire l’Association du Manifeste de la Liberté. Statuts rejetés par le général Giraud au printemps 1943.

Il officialisera ainsi cette organisation révolutionnaire née de la réunion tactique de quatre partis politiques :

1° - le PCA (Parti Communiste Algérien),

2° - le PPA (Pari du Peuple Algérien),

3° - le premier parti de Ferhat Abbas, “le manifeste algérien de la Liberté,

4° - enfin l’association des oulémas, qui existe depuis le 5 mai 1931 et qui en 1943 est présidée par El Bachir El Ibrahimi, l’homme des Hauts-Plateaux sétifiens depuis la mort de Ben Baddis le 23 avril 1940. Il transmettra l’ordre du Jihad qui aboutira au drame du 8 mai 1945.

Dans la continuité de son action El Bachir el Ibrahimi, le jour de la Toussaint Rouge, c’est-à-dire le 1er novembre 1954, dont je ne veux pas évoquer ici la manière indigente dont le 50ème anniversaire a été évoqué par nos médias et nos associations en 2004, El Bachir El Ibrahimi donc, réfugié au  Caire depuis 1952, proclame ce jour-là que le combat est engagé pour « le triomphe de l’arabisme et de l’Islam ».

Il définit ainsi à cette occasion, pour ceux qui sont capables de comprendre, la projection extra-africaine de la Révolution algérienne.

Aujourd’hui encore cette proclamation définit l’identité de cette nouvelle révolution qui se développe progressivement au niveau des trois sites géopolitiques qui nous intéressent, parce qu’ils sont prioritaires : la France, l’Europe et l’Occident.

Pour le « triomphe de l’arabisme et de l’Islam », voilà la nouvelle formulation de l’actuelle  Révolution Mondiale.

En Algérie, en 1945, nous étions encore en situation de riposter. Protéger notre peuple partout, c’était difficile. Mais en toutes circonstances nous étions en mesure de punir les agresseurs, ceux qui osaient lyncher nos anciens et violer nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Par la suite le pouvoir capitulard s’emploiera à nous priver des moyens de riposter. La dernière riposte, traduction de la vigueur de notre peuple, s’est illustrée à Philippeville le 20 août 1955. Après le massacre odieux de Français sans défense la punition fut rapide, terrible et collective.

Puis revint le général De Gaulle qui s’emploiera à nous amputer des moyens de riposte, soumettant ainsi notre peuple à la violence libérée des ennemis de la France, de l’Europe et de l’Occident.

Privés de moyens de nous défendre nous subirons l’assassinat collectif du 26 mars 1962 à Alger, les massacres d’Oran du 5 juillet 1962, les enlèvements de nos concitoyens.

Nous ne pouvions plus nous défendre, car nous étions désarmés et abandonnés de nos concitoyens de la métropole, qui ont envisagé notre génocide avec une quiétude… surprenante. Il fallait partir d’une terre qui avait changé d’identité.

Je prends acte de la mort de l’Algérie française et je n’éprouve aucune envie de la retrouver dans l’Algérie d’aujourd’hui.

Mais la vérité doit être enseignée. C’est notre combat.

Fin

Ce texte a été publié dans un numéro spécial du « Pieds-noirs d’Hier et d’Aujourd’hui » n° 173 – Avril 2009

Références de l’Auteur : « l’Islamisme dans la guerre d’Algérie » du docteur Jean-Claude PEREZ - publié en 2004 par Dualpha-Diffusion - B. P 58 - 77522 COULOMMIERS CEDEX - Tél./Fax : 01 64 65 50 23.

« ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES » chez le même éditeur : 39 € + 6 € de port.

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

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3 janvier 2009

ORAN LES DEBOIRES SE CONJUGUENT AU QUOTIDIEN

          Notre pays, et en particulier notre ville d'ORAN, nous la gardons dans nos souvenirs, telle que nous l'avions laissée en 1962, un pays neuf et une ville dans un écrin. Nous nous doutions à notre départ, de ce futur délabrement, car comme beaucoup, je suis partie adulte (75 ans bientôt).
         Tristesse, non pas de ce que ce pays est devenu, mais du travail et des sacrifices de nos parents qui même s'ils étaient  pauvres ont aimés cette terre et construit ces villes. Il y a de quoi être aigri........
ODILE 2009

ORAN

Les effondrements se succèdent. La santé est malade. La prostitution bat son plein. La criminalité prend le relais.

          L’année 2008 s’est achevée sur un goût inachevé. Peu de bonnes choses ont été réalisées, mais beaucoup d’événements malheureux ont marqué la wilaya. En l’espace d’une nuit, l’on tend à effacer les déboires des 365 jours passés. Au décompte final, les mêmes résultats seront annoncés.
          La wilaya d’Oran se réveille à l’aube de l’année 2009 sur une annonce aussi fastidieuse que calamiteuse, la montée en flèche du nombre de malades du sida. La maladie qui n’épargne aucune tranche d’âge a atteint son summum.
Les chiffres le prouvent. Près de 260 cas ont été enregistrés durant le premier semestre de l’année écoulée.
          La santé est malade à Oran. Des dizaines de cas de tuberculose, de maladies respiratoires chroniques. Il y a péril en la demeure. Les responsables en charge du secteur continuent de succomber aux «offrandes» des oeuvres sociales tout en se livrant au jeu du «lynchage entre collègues» qui pour un démodulateur, qui pour un mouton de l’Aïd. Jadis, jardin de paix, la wilaya d’Oran est l’épicentre des fléaux sociaux qui se conjuguent au quotidien.
          El Bahia croule sous les effets du plus vieux métier du monde et l’abandon de nouveau-nés. Plus d’une centaine de bébés ont été retrouvés, soit dans des poubelles, soit devant des immeubles. Même les campus universitaires ne sont pas épargnés.
          Un nouveau-né a été découvert enveloppé d’un un sac poubelle, à la cité universitaire d’El Badr. La mendicité a atteint des proportions alarmantes. Près d’un millier de femmes, hommes, enfants et handicapés sillonnent la ville en quête d’«argent».
          L’immigration clandestine n’est pas en reste. Un millier de «sans projet fixe», venus d’Afrique, séjournent à Oran. En mal de tourisme, des hôtels anodins de M’dina Jedida offrent un meilleur cadre pour l’hébergement de ces «errants du nouveau monde». La place de Tahtaha ne désemplit pas. De jour comme de nuit, ces «sans destination fixe» attendent et espèrent, vainement, la traversée. La harga bat son plein. Un sujet qui n’est plus à présenter. Des jeunes sans perspective défient les dents de la mer. Des dizaines de familles d’Arzew, d’Oran-ville et d’autres localités de la wilaya pleurent toujours le naufrage de leurs enfants.

          La consommation et le trafic de drogue sont devenus monnaie courante.
Des jeunes à la fleur de l’âge ont été reconnus coupables et condamnés pour plusieurs chefs d’inculpations liés à la consommation et au trafic de drogue. La ville d’Oran est devenue une plaque tournante de la commercialisation et du transit des stupéfiants. «La chitta ou la plaque marocaine» est en vogue à Oran. La criminalité prend le relais. Triste liste de maux pour une ville surnommée El Bahia.
          Le tribunal criminel d’Oran traite quotidiennement, en moyenne, deux affaires liées à la criminalité. Association de malfaiteurs, agressions, vols qualifiés, meurtres, tentatives de meurtre, détournements et viols de mineurs, sont autant de chefs d’inculpation qui reviennent comme un leitmotiv sur des arrêts de renvoi lus par le greffier à l’ouverture des procès.
          Derrière le Front de mer se cache un front de misère. Les effondrements font des ravages alors que les responsables locaux continuent à vanter les bienfaits des aides étrangères et des plans de réhabilitation et de sauvegarde espagnols et européens.
          La ville d’Oran s’écroule comme un château de cartes. Une moyenne de deux effondrements est enregistrée chaque jour. La liste des sinistrés et des victimes s’allonge. Tous les quartiers sont menacés de ruine. N’en déplaise aux plus optimistes, la ville du saint Sidi El Houari meurt à petit feu. Respirer l’air d’El Bahia peut aisément provoquer des maladies respiratoires. Boire son eau peut allonger le séjour d’un malade à l’hôpital. Consommer un produit acheté au marché de Mdina Jedida, El Hamri, la Bastille, c’est accroître le risque d’une intoxication.
          La pollution est partout. Elle gagne de plus en plus de terrain. Le cadre environnemental est loin d’être sain. Les règles d’hygiène sont bannies. La ville est sale. La propreté est une notion inconnue. Les responsables locaux persistent et signent en déclarant que leur mission est de nettoyer la ville alors que des cadres municipaux sont impliqués dans plusieurs affaires louches. N’ont-ils pas falsifié des factures d’achat de camions de collecte d’ordures, effectués au profit du service de nettoiement?. «Wahrane rouhti khssara, Ô Oran tu es perdue!» prédisait, il y a de cela très longtemps, le défunt Ahmed Wahbi.

*

Aït Ouakli OUAHIB

*

Lu le 03 Janvier 2009 sur le quotidien L'EXPRESSION DZ.COM Page : 8 (SOURCE)

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10 avril 2009

CORRESPONDANCE AU SUJET DU JOURNAL DU PERE DELAPARRE

Document transmis par J. F. Paya

Correspondance suite au journal du père Delaparre en

Algérie 1961-1962

Sujet : Fw: Bruno Etienne et de Laparre.

JF. P:

Familles de disparus du 5 Juillet (Viviane ; Jo ) et les autres j'ai besoin de votre avis sur ces éléments et sur le texte du RP Delappare  à rajouter aux dossiers "preuves" qui sont sur Google ("jean François paya")  cela conditionnera la suite des recherches qui se poursuivent aujourd’hui en Algérie via certains contacts réactivés NB j"ai expédié le dossier à J Monneret je suis prêt à collaborer avec toutes les bonnes volontés quelques soient les origines ; les opinions et les divergences

Bien cordialement  JF. P

Viviane:

Bonsoir Jean François 

        J’ai pris connaissance de votre message seulement ce matin, mon ordinateur était en panne. Sur le témoignage du Prêtre, je relève que le 5 Juillet à 11 h, il a fait un tour en ville et que tout était tranquille, je pense qu’il se trompe sur l’horaire et qu’il s’agit de 10 heures et non 11 heures, c’est l’heure ou tout a basculé au centre ville, je me trouvais Bd Seguin, la foule était surexcitée et les coups de feu ont commencés à retentir. 

Le centre ville Bd, Séguin, rue d'Arzew, place Jeanne d’Arc, le quartier juif, la grande poste ont payés un lourd tribut. Je sais par des témoignages que tous les quartiers ont été touchés. 

        Le 7 Juillet, je me suis présentée avec maman à l'hôpital d'Oran pour rechercher mon père, on nous a interdit l’accès, nous sommes restés à l’extérieur, j’ai discuté avec un journaliste américain qui m’a affirmé qu’ils avaient emmenés 1000 ou plus de personnes au Palais des Sports, que sont ils devenus ? Je n’en sais rien.

        J’ai su également par un militaire Français que l’armée Française était intervenue vers 17 heures pour charger les corps des victimes, il y a donc un charnier dont l’armée Française connaît l’emplacement, il s’agit de plusieurs camions soit plusieurs centaines de corps. Quant aux rivalités inter Algériennes seuls les autorités Françaises et Algériennes détiennent la réponse. 

        En tapant, ce texte, je n’ai pas pu retenir mes larmes 47 ans, la douleur de cette journée est toujours présente. 

Amitiés Viviane

JF. P

Chère Amie

        Désolé de vous avoir fait remémorer ces instants terribles moi j'étais à Ain-Témouchent et ne suis entré à Oran que le Dimanche 8 Juillet rechercher 2 amis (comme des frères) instituteurs qui avaient disparus (rien retrouvé! même pas la voiture j'étais cependant accompagné d'un de leur collègue responsable du FLN avec O de mission du s/préfet resté en place sous l'autorité de l'exécutif provisoire / L'ALN du Maroc arrivait aussi "pour rétablir l'ordre " et en réalité prendre le pouvoir grâce à la provocation que ses responsables avaient suscité ( mais cela su bien plus tard !) C’est eux qui avaient fait tirer vers 11h15 sur le défilé de scouts musulmans Bd Joffre et place Karghenta pour exciter la foule.

        Vous avez raison pour l'heure du père Delaparre et  il à du remonter avant 11 heures à st Eugène Pour le palais des sports aussi et  le stade F Duparc un seul rescapé retrouvé et pas d"archives mais des témoins musulmans qui eux n'ont pas  participé aux tueries  et pour certains pensaient mettre nos compatriotes à l'abris (selon eux )  Mais cela inconnu pour nos "historiens" ne jurant que par "les archives" si bien qu'en alignant des "enlèvements" signalés à certaines unités (aléatoire) on en est  arrivé à 365 victimes ! Mais on a pas eu les VRAIES ARCHIVES  relevées par le consulat de France; les 800 de Chevènement ;plus les isolés non déclarés à Oran (voir mon estimation d'hommes seuls à Oran 6500 )ce jour) et les 440 "plaintes" du consul Herly qui avait oublié qu"une plainte pouvait être multipliée par X  ( une famille)  2 pour moi !   Enfin le document du 5 juillet d'Oujda retrouvé bien plus tard par le 2em bureau militaire d'Oran  Que dire encore de ces familles qu'on a fait taire tant coté Algérien que Français en jouant sur le risque de mettre en danger "des disparus" alors qu"une négociation secrète aurait été menée !!! 

        Voila pourquoi je déplore qu'un travail collectif n'est  pas été mené au lieu de sortir du papier chacun de son coté. Mais rien n'est perdu et forcément la synthèse se fera.

Amicalement  Jean François Paya

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

OÙ

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29 mars 2009

A PROPOS DES MASSACRES DU 5 JUILLET A ORAN

Journal d’un Prêtre  en Algérie ORAN  1961 – 1962

Michel de Laparre

Document transmis par J. F. Paya

             Ce livre capital d’un témoin et d’un acteur de terrain à été « snobé » et négligé par la plus part si non tous les historiens qui ont prétendus étudier cet épisode dramatique du début de l’indépendance en Algérie ; sauf dans « l’Agonie d’Oran » 3 volumes de témoignages et d’enquêtes sous la direction de Geneviève de Ternant (éditions Gandini) qui lui consacre 10 pages dans le volume 2.

             D’ailleurs ces livres aussi pionniers de ce dossier ont étés très peu exploités et cités dans les différentes études sur le sujet (sauf enquête de JF Paya qui y est partiellement incluse) Pourquoi alors n’y a t’il jamais eu d’enquête officielle et très peu d’archives souvent caviardées où édulcorées ? Bien sur il s’agit d’une chronique de faits et d’événements qui sont souvent rapportés au Père dans son patronage de St Eugène rare les nombreux visiteurs souvent militaires :Il n’a pas tout vu et cela est livré brut d’émotion et sans sélection qualitative pro où anti OAS où FLN ;mais c’est un journal précieux pour un historien digne de ce nom qui utilise volontiers avec les réserves d’usage ce genre de document (avec d’autres) dans toutes les études historiques même pour ceux qui sont écrits à posteriori (sans parler du Coran de la Bible où des Evangiles !) Ce document fut écrit au jour le jour Dont Acte !

             Mais revenons au jour tragique du 5 juillet que nous avance t’il ? En vrac vers 11 heure le père « fait un tour en ville » au centre cohue, foule Musulmane quelques Européens circulent apparemment sans problèmes il rejoint son dispensaire (nous avons le témoignage d’un mandataire aux halles aujourd’hui à Perpignan qui y a passé toute la matinée avec ses collègues Musulmans sans rien savoir)

             A St Eugène  on entend des coups de feu au loin sans plus ! Les jours d’après on apprend les horreurs qui se sont passées au centre ville les disparitions ;les morts les bruits alarmants courent mais on ne sait rien de ce qui c’est passé dans les quartiers Musulmans ni en périphérie au stade Municipal où de nombreux survivants qu’on ne reverra plus on étés amenés. Note capitale selon des officiers de l’état major  "certes attaque contre les Français mais surtout ouverture des hostilités entre FLN Ben Bella /  Ben Khedda"  donc, on sait mais pas d’enquête pas d’archives ! On rapporte des interventions d’officiers courageux qui ont agit seuls et qui ont sauvé des gens ! Episode de la gare à l’arrivée du train d ‘Alger  où l’armée Française à tiré sur les émeutiers (section 8èm rima très édulcoré dans le JMO)

             Lundi 9 Juillet le Père reçoit 2 officiers supérieurs de l’état-major Marine qui parlent de « l’ALN du Maroc qui est arrivée hier «  bien armée et disciplinée » (dimanche 8 Juillet c’est ce que nous avons toujours avancé selon nos témoignages personnel de terrain)  on parle de « 150 corps de victimes carbonisés » du Cdt Grusset « qui a eu les yeux arrachés » On parle aussi de la RTF qui rassure et qui abonde dans le sens du FLN qui  prétend que ces exactions sont le fait de « bandes incontrôlées qui vont être durement châtiées (mis en scène de Pont St Albin par Bakhti ) mais personne n’a vu la suite !

             Le 11 Juillet sur les bus heure de vérité inscriptions à bas le GPRA vive Ben Bella  chiffre avancé de 700 victimes ! La lutte est commencée entre les fractions FLN ! Le sous directeur de la poste raflé par les ATO le 5 avec 1000 autres conduits au stade avait été relâché vu ses fonctions ;vu au volant de sa voiture mais disparu depuis.

             Jeudi 12 Juillet visite éclair de Ben Bella à Oran qui retourne à Tlemcen  attendre prudemment la suite de événements Le 14 Juillet les autorités musulmanes reconnaissent officiellement que ce sont leurs francs tireurs qui avaient organisés l’affaire ce qui nous fait paraître encore plus amer le premier mouvement du gouvernement Français et de la RTF  qui avaient de mettre cela à notre compte » On a vu plusieurs camions de cadavres ramassés au hasard dans les rues jetés au petit lac avec les enlèvements des jours précédents cela ferait 800 disparus ! (Tient cela correspond au chiffre cité par le lieutenant JP Chevènement attaché au consul de France) Suivent d’autres témoignages et d ‘autres horreurs et la description du terrible exode qui vide la cité de la majorité de sa population Française

LE BUT EST ATTEINT !  VOICI UN RESUME  DE CETTE CHRONIQUE  CAPITALE QUI AVEC D’AUTRES ELEMENTS  BIEN SUR AURAIT DU INTERESSER  NOS HISTORIENS

Correspondance à propos du journal

Par Jean-François   PAYA     le  25/ 03/ 2009

Ancien combattant d'Algérie classe : /54 En service à la Base de Mers-el -Kébir jusqu'à fin 1964.

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

OÙ

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20 mars 2009

ALGERIE 1956

IMAGES D'ARCHIVES

         Ne laissons plus les falsificateurs s'emparer de notre histoire. Nous avons des preuves ! nous pouvons démontrer à tous nos compatriotes français l'enfer que nous avons vécu.
Danièle

ALGERIE 1956 Première partie


ALGERIE1956 1ere partie
envoyé par nobeline

ALGERIE Deuxième partie


ALGERIE 2EME PARTIE
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TRAHISON D'ETAT - Les preuves


Trahison d'Etat - Les preuves -
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18 mars 2009

A BAB EL OUED

AU PRINTEMPS C'ETAIT L'ETE

         Le premier bain de mer pris à Sidi Ferruch pour les traditionnelles fêtes de Pâques sonnait le départ d'un été qui allait durer six mois. Il se rappelait à nous sans ménagement sur le chemin brûlant parcouru pieds nus entre la forêt retentissante des flonflons de la fête au Robinson et au Normandie, et la plage Moretti jonchée de corps rougis tels des écrevisses ébouillantés.
         L'été n'était pas seulement une saison chaude propice aux baignades et aux promenades tardives où l'on cherchait désespérément à la nuit tombée la caresse d'un air frais dans les rues du quartier ; c'était aussi et surtout une période délicieuse de rencontres et de liberté retrouvées en toute chose.
Les fenêtres s'ouvraient en grand et captaient de nouveau les bruits habituels qui réveillaient les flemmards encore assoupis. Le roulement métallique des rideaux annonçait l'ouverture des magasins. Le camion de glace déposait sur le trottoir des pains blanchâtres qui sous l'effet de la chaleur effaçaient les traits à la craie d'une marelle que les enfants avaient dessinée la veille. Le camion poubelle avec son tintamarre remontait la rue poursuivi par les retardataires en robe de chambre brandissant un seau d'épluchures. Dans l'euphorie de l'arrivée du printemps qui transformait radicalement les habitudes, Bab el Oued proclamait:" aujourd'hui c'est l'été". Désormais, on respirait à plein poumon l'air encore frais du matin imbibé d'une odeur d'iode qui montait de la mer après avoir emmitouflé de brume la bouée de Padovani. On partageait chaque soir avec les copains la procession rituelle d'amitié qui arpentait l'avenue de la Bouzaréa. On changeait ses habitudes vestimentaires en portant des linges légers aux teintes pastels moulant les poitrails dénudés de la jeunesse insouciante. On invitait le soleil à jouer les prolongations en nocturne avec l'empreinte rougeâtre laissée sur la peau. On refaisait le monde avec nos voisins dans des échanges amicaux au pied de l'immeuble, autour des vieux installés confortablement sur le trottoir.
         Chaque matin les immeubles qui dominaient l'horizon assistaient à un concours de beauté entre le bleu nacré de la mer et le bleu lumineux du ciel, célébrant leur union dans la baie entre El Khettani et Raïsville. En somme, notre vie avait patiemment attendu le court passage de l'hiver qui ne craignait pas le ridicule pour s'articuler désormais un climat exceptionnel de douceur que la nature nous accordait en toute insolence.
La joie se communiquait dès le réveil avec les piaillements des oisillons affamés qui s'échappaient des feuillages immobiles es; amplifiée par le chant des oiseaux qui galvanisait l'ambiance endormie du jardin Marengo. A leur manière ils saluaient les premiers rayons du soleil et indiquaient à tout Bab el Oued que la journée, comme de coutume, serait magnifique de tiédeur. Pour ceux qui se levaient tôt, le spectacle prenait forme au dessus du damier rouge des terrasses avec le vol ininterrompu des martinets traçant à l'encre noire des arabesques éphémères qui décoraient le ciel d'azur d'une sorte de tonnelle en fer forgé reliant les collines de Notre Dame d'Afrique et du climat de France.
Comme chaque matin, une odeur de café se répandait dans la maison. Mon père se préparait à partir au travail; la rencontre pour quelques instants dans la cuisine autour d'un bol de lait fumant faisait partie du rite familial. Rite qui devenait divin lorsque sur la table la traditionnelle "mouna" venait récompenser la longue attente de cette odeur suave qui envahissait l'appartement à chaque fête de Pâques. Je disputais à mon frère le dernier morceau devenu orphelin dans l'assiette; le perdant se contentait des miettes au fond du plat. Je me débarbouillais à la hâte au robinet d'eau froide de l'évier en pierre. Je vérifiais le contenu de mon cartable et le bon état de la plume Sergent Major, puis je dévalais les escaliers à tombeau ouvert pour ne pas arriver en retard à l'école.
         A hauteur du boulevard de Provence, j'observais en passant l'agitation des adultes qui regagnaient leur boulot. La noria de tramways déversait et reprenait la foule des travailleurs, le front déjà perlé de sueur, qui suivaient pas à pas les zigzags de la chicane pour s'entasser dans la rame comme des sardines. Ils s'agrippaient à la lanière de cuir fixée au plafond pour assurer leur équilibre; et les plus malins se glissaient à l'arrière d'une voisine agitant un éventail pour bénéficier d'un souffle d'air salvateur.
A l'angle de la rue des Moulins et de la rue de Châteaudun, je frôlais le marché qui servait déjà les ménagères matinales venues pour éviter la chaleur écrasante qui s'installait peu à peu. Vu d'avion, le marché de Bab el Oued ressemblait à un grand tapis artisanal de Kabylie composé d'un patchwork de parasols, de toiles et de couvertures multicolores tendus pour se protéger de l'ardeur du soleil. La marche serrée et à pas lents de la foule qui tournait autour de ce temple de la ménagère, souvent dans le même sens, semblait relever d'une quête religieuse dont les Trois Livres accordaient l'abondance à un don du ciel. J'arrivais à l'école de la place Lelièvre trempé de sueur, je gravissais les cinq marches de pierre usée sous le regard de Monsieur MASSE fumant sa pipe; le rassemblement dans la cour pour quelques instants, couverts par les cris des élèves excités, s'im posait à l'ombre du préau. Lorsque dans la matinée, la volée de cloches de l'église St Joseph nous forçait à fermer les fenêtres, l'atmosphère de la classe devenait irrespirable. A midi, lorsqu'il avait rejoint le zénith, l'astre de lumière devenu de plomb régnait en maître dans les rues du quartier pour un long moment; nous obligeant à circuler sur les trottoirs caressés par l'ombre des immeubles. Une chaleur moite vous saisissait sur tout le corps, la torpeur s'installait dans les rues, la vie se déroulait au ralenti. Alors, la phrase la plus prononcée était:
" J'suis en nage".

         Trouver un coin à l'abri des rayons brûlants devenait une urgente préoccupation. Régulièrement à midi pile, une fois par mois, le son assourdissant de la sirène située sur un immeuble des Messageries, ébranlait les murs des maisons et remémorait tristement à nos parents les affres de la dernière guerre. Tous les après-midi entre quinze et seize heures, alors que le coup de chaud était à son maximum, suite au rangement des étals des marchands le long du marché couvert et au passage énergique des balayeurs tirant leur charreton poubelle, on attendait avec impatience le passage de l'oasis itinérante: l'arroseuse municipale. Elle remontait lentement la rue des Moulins avec son jet vaporeux et créait un nuage de fumées blanches qui persistait sur l'asphalte fondu à la manière d'un brouillard londonien. C'était le moment où le soleil avait perdu la raison. Une kyrielle d'enfants pieds nus, criait leur liesse dans le sillage du camion. La douche en pluie fine qui les accompagnait dans leur course les transportait de joie. J'étais assis sur la première marche du magasin de mon père où j'avais pris la précaution d'ôter les espadrilles; face à moi, Omar le charbonnier en avait fait de même. Nous vivions ensemble avec un sourire complice, sans se parler,ce moment divin qui ponctuait nos après-midi d'été à la rue des Moulins. Nous aurions aimé, nous aussi, courir derrière cette source itinérante, mais nous savions que demain comme aujourd'hui, ce plaisir arriverait de nouveau à nos pieds.
         Conforme à ses habitudes l'été nous faisait sentir qu'il n'était pas là pour jouer dans la même division que les autres saisons. Il s'imposait dès le printemps certes, mais il nous réservait de terribles surprises avec les canicules de juillet et août, accompagnées parfois d'un nuage de criquets pèlerins et de sauterelles qui noircissait entièrement le ciel de Bab el Oued. Avec ce couvercle de noirceur vivante, le quartier devenait une véritable marmite où le seul mot d'ordre était:"fermez les fenêtres". Le ciel s'assombrissait soudainement comme pour la venue d'un gros orage. Le phénomène nous procurait en quelques minutes, une éclipse0Ade soleil. Certains de ces insectes surnommés "matcho" mesuraient une bonne douzaine de centimètres. Cette invasion inattendue s'abattait en piquée dans les rues et s'écrasait contre les vitres en déposant le liquide jaune vert de leur abdomen éclaté. La situation offrait à tous les enfants et pour plusieurs semaines la matière des jeux et des farces inoubliables. Les rires gagnaient la cage d'escaliers des immeubles où l'ouverture de sa boîte aux lettres pouvait réserver une surprise avec une dizaine d'intrus affolés qui vous sautait au visage. Même perturbation en classe lorsque les sauterelles nous envahissaient avant la fin juin. Elles arrivaient en classe en cartable ou dans des boîtes en carton et participaient au fou rire général lorsqu'un élève récitait la fable:" La cigale et la fourmi". Vous imaginez l'ambiance lorsqu'une centaine de sauterelles retrouvaient leur liberté dans la classe. La cour de récréation se transformait en un immense laboratoire scientifique de dissection. On sectionnait les couteaux arrière et on attelait les sauterelles à des boîtes d'allumettes afin d'organiser des courses. Si quelqu'un avait la mauvaise idée de s'enfermer dans les toilettes par obligation, il avait droit au contenu entier d'une boîte de chaussures pleine de criquets qui le faisait jaillir du petit endroit comme un diablotin sur son ressort. Dans la rue, le cantonnier en nettoyant le caniveau créait une rivière torrentielle et le jeu consistait à faire naviguer sur des radeaux en bouchon de liège sa sauterelle de compétition le plus longtemps possible. Ah, le jour où on offrira à nos enfants pour Noël un jeu de sauterelles !
         C'est au Sahara que se concoctait les coups de sirocco qui nous cloîtraient dans les maisons toute l'après-midi. Dans la pénombre des volets clos, les enfants, torse nu, en slip ou en cuissette, s'allongeaient tels des lézards dans un corps à corps langoureux sur le carrelage imprégné d'une odeur résiduelle de javel, à la recherche d'un peu de fraîcheur. Les virevoltes agaçantes d'une mouche entrée subrepticement perturbaient la tranquillité jusqu'à l'exaspération; le brin de sieste auquel ils étaient impérativement conviés ne venait que rarement. La sortie pour "prendre le frais" en soirée visait deux directions: soit le boulevard du front de mer pour capter une brise inespérée entre Padovani et l'Eden, soit les glaciers du quartier qui rafraîchissaient les gorges desséchées de crèmes espagnoles ou italiennes achetées à la Princesse, chez Di Méglio, Roma-glaces ou Grosoli. Alors les avenues de la Bouzaréa et des Consulats ne désemplissaient plus d'une foule d'habitués, petits et grands, qui déambulait avec un cornet de glace dégoulinant à la main.


         Dans les années d'après guerre, le repas du soir réunissait à heure fixe la famille autour des parents et se prenait en respectant la précaution d'usage: portes et fenêtres grandes ouvertes à la recherche d'un courant d'air qui servait le rôle de ventilateur naturel. La soupe qui fumait dans nos assiettes rendait nos fronts luisant de transpiration et la moiteur ambiante gratifiait bien souvent les jeunes de refroidissements et de maux de gorge affectant plus particulièrement les amygdales.
         La chaleur s'installait dans la durée et nous portait à appliquer des idées héritées de coutumes ancestrales pour la rendre moins cruelle. A l'ombre des persiennes closes, sur le rebord des fenêtres, une bouteille enveloppée dans un linge humide, servait à se désaltérer tout au long de la journée en buvant l'eau à la régalade. L'avantage n'était pas tant dans l'eau fraîchie que l'on ingurgitait, mais dans l'aspersion du corps qui en résultait. La conservation de la motte de beurre que l'on achetait au détail gardait sa consistance à condition de la placer dans une terrine remplie d'eau que l'on déposait dans un garde manger ajouré d'une moustiquaire. A cette époque, les mamans allaient au marché et dans les petits commerces tous les jours. Elles achetaient le strict nécessaire aux repas de la journée. Les produits frais comme le poisson ou la viande se consommaient le jour même. Le vin acheté au détail s'aigrissait sous quarante huit heures. Les fruits et légumes fragiles ramollissaient en compote sous quelques heures s'ils restaient empiler dans le couffin. Tous les après midi sur le coup de cinq heures, le son d'une trompette en roseau annonçait l'arrivée du laitier Monsieur Micaleff qui vendait sur le trottoir le lait qu'il venait de traire dans l'étable située au Beau Fraisier sur les hauteurs du quartier. Au retour à la maison, il était vivement conseillé de le faire bouillir en trois montées successives, sinon il tournait et n'était plus consommable au petit déjeuner du lendemain matin. Alors, le lait devenu caillé servait avec du sucre à un dessert de circonstance. Mais cet été qui n'en finissait pas, nous accordait des moments agréables: finie l'obligation de chauffer la grande casserole d'eau pour prendre son bain dans la cuvette émaillée; désormais l'eau à température naturelle du robinet nous contentait pour plusieurs mois. Seule la vénérable glacière, tapissée à l'intérieur de zinc nous fabriquait du froid et conservait les aliments sur deux à trois jours, à condition de l'alimenter quotidiennement d'un morceau de glace acheté chez le marchand de vins. La corvée de glacière consistait à vider chaque matin l'eau de la fonte contenu dans le tiroir au bas du meuble; si par négligence l'opération n'était pas régulièrement respectée, une inondation gagnait la cuisine où éponger, essore r, écoper, essuyer et nettoyer n'était pas de vains mots.
         Le repas était certes pris en famille, mais il ne durait pas longtemps, car chacun avait hâte d'aller sur le balcon à la recherche d'une brise qui aurait accordé ses faveurs. Excepté le dimanche soir à vingt et une heures précises où, après le dîner, toutes les familles de Bab el Oued se retrouvaient dans un silence religieux autour de la TSF pour écouter sur Radio Alger une émission captivante:"Les maîtres du mystère". Cette émission créait des peurs et des angoisses aux enfants; mais être réunis en famille au cours d'une belle nuit d'été à Bab el Oued, avec la protection de ses jeunes parents,dans l'amour et l'insouciance, c'était sans le savoir le plus beau moment de la vie.
         Ainsi, parents et enfants se retrouvaient jusque tard dans la nuit assis en tailleur sur le balcon. Les poignets travaillaient énergiquement en secouant éventails et feuilles de carton pour obtenir un déplacement d'air bienfaiteur. Les conversations avec les voisins se faisaient à voix basse pour ne pas déranger le repos de ceux qui s'étaient déjà couchés. La braise incandescente des cigarettes dans la nuit témoignait de ce rassemblement tardif des gens qui voulaient retarder le plus longtemps possible l'irrespirable fournaise qui occupait l'intérieur des appartements. Les douze coups de minuit de l'horloge de l'école de la place Lelièvre sonnaient le départ pour aller dans les bras de Morphée. Les plus beaux rêves nous procuraient alors la fraîcheur tant espérée en nous faisant nager dans l'eau transparente du Petit Bassin. Par les fenêtres ouvertes, la pleine lune inondait de lumière ma chambre et les objets étiraient leur ombre en oblique dans le même sens. Le sommeil avait du mal à s'imposait dans les nuits caniculaires de mes étés d'enfance, surtout si un moustique s'invitait dans le lit pour boire un coup; il finissait par m'envelopper, je le devait surtout à la fatigue qui me terrassait.

         "A Bab el Oued au printemps c'était l'été", depuis 1963, je n'ai plus eu l'occasion de prononcer ces mots, car là où je survis désormais, le printemps et l'été ne se donnent plus rendez-vous comme dans l'Algérie de mes dix ans.


André Trives de BEO

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7 février 2009

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Bulletin de commande - exemplaires numérotée

Se battre en Algérie - 1954/1962

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7 mars 2009

LES RAISONS DU MASSACRE D'ORAN

Cinq Juillet 1962

                  Cette date est celle de l'indépendance pour les Algériens. Cependant pour les Français d'Oran, seule ville où ils étaient majoritaires, elle évoque une journée d'horreur où près d'un millier d'entre eux furent massacrés en présence d'une garnison Française de 18000 hommes strictement consignée dans ses cantonnements (1) (2)

                   Ces forces françaises avaient cependant un rôle théorique de protection de leurs ressortissants, d'après les déclarations publiques et les promesses faites par écrit et diffusées en Algérie comme en métropole. Les accords d'Evian prévoyaient la remise des pouvoirs à " l'exécutif provisoire " mis en place depuis le 19 Mars 1962. Celui-ci devait maintenir l'ordre avec une " force locale " quasiment volatilisée à Oran, assistée de l'Armée Française ; et ce en principe jusqu'à la transmission de ses pouvoirs à une assemblée nationale élue au suffrage universel .

                  Ceci ne fut effectif que le 27 Septembre 1962. Mais les accords d'Evian ne faisaient nullement référence au GPRA et à l'ALN dans ce processus… Les dits accords ayant été ratifiés par la population algérienne dans la question posée au référendum du 1er Juillet 62, cela déterminait le droit, y compris sur le plan international puisqu'ils figurent au rang des traités internationaux à l'ONU ; ils contenaient aussi une clause d'amnistie générale réciproque qui fut violée sous la responsabilité du FLN pour les harkis.

                   En réalité l'indépendance de l'Algérie fut proclamée officiellement le 3 Juillet 1962 avec l'arrivée du GPRA et de son président Ben Khedda à Alger. Ce dernier entérina la date historique du 5 Juillet (prise d'Alger en 1830) qui avait été choisie par le comité inter willayas de l'intérieur (la willaya V d'ORANIE étant volontairement absente) opposé à l'Etat-major de l'ALN extérieure basée à Oujda au Maroc et à son chef, le colonel Boumediene. Le 30 Juin cet état -major avait été dissous et son chef destitué par le GPRA mais rejoint par Ben Bella lui aussi opposé au GPRA d'Alger.

La lutte pour le pouvoir commençait.

                   Selon Mohamed Harbi, historien et ex-responsable FLN avec la France, la Tunisie et le Maroc, " il faut bien manœuvrer car si ces Etats apportent leur soutien au GPRA et bloquent l'ALN à l'extérieur, c'en est fini de la coalition benbelliste ". En ORANIE la willaya V appendice de l'ALN d'Oujda, était surtout composée de ralliés de la dernière heure et de déserteurs de la Force locale musulmane. Il faut souligner qu'en ORANIE les katibas de l'intérieur avaient été pratiquement anéanties par l'Armée Française. .Le chef de cette willaya, le colonel Othmane acquis à Boumediene, préconisa des défilés de manifestations encadrés dés le 3 Juillet, y compris à Oran où 4 à 5 katibas (compagnies) de l'ALN locale reconstituée après le 19 Mars, défilèrent à la limite des quartiers musulmans. Il en fut de même dans toute l'Oranie sans incident notable.

                   A Oran un "comité de réconciliation " avait été créé avec des notables Européens, et les derniers commandos de l'OAS voguaient vers l'Espagne avec l'accord tacite des autorités, tandis que les Européens, résignés participaient en majorité au référendum du 1er Juillet pour des raisons évidentes de sécurité.

Armée des frontières contre GPRA

                   Mais pour radio Alger, de nouvelles manifestations furent demandées par le GPRA pour le 5 Juillet, destinées à le " faire valoir ". Cette manifestation à Alger devait être présidée par Ben Khedda et Krim Belkacem les ennemis jurés de Boumediene et de Ben Bella. Pour les conjurés d'Oujda qui allaient ensuite s'installer à Tlemcen, cela ne pouvait se passer ainsi. Ils leur fallait démontrer que les partisans du GPRA n'étaient pas capables d'assurer l'ordre tout en conjurant le risque d'une enclave européenne dans la zone Oran - Oran Mers el Kébir. Mais surtout ils préféraient avoir un prétexte pour faire intervenir massivement cette armée des frontières sans paraître faire un coup d’Etat. Bien sur la population ne comprenait rien à ce qui se passait et nous l'avons vue après le 5 Juillet, le long de la route Tlemcen Oran. , acclamer ces troupes, casquées, équipées de neuf, qui étaient supposées " aller combattre l'OAS à Oran ". Mais une fois sur place, elles mirent surtout au pas leurs opposants et les éléments musulmans perturbateurs que la provocation avait déchaînés (3)

Au départ un défilé pacifique

                   Il faut signaler qu'à l'intérieur de l'Oranie bien tenue en main par les Ben bellistes, aucune manifestation pour le 5 juillet n'était prévue ; mais difficile de contrecarrer l'appel du GPRA diffusé par Radio Alger ;surtout à Oran, où les éléments anti-Etat-major étaient influents parmi certains cadres intellectuels FLN, syndicalistes UGTA et scouts Musulmans avec un vieux fond messaliste persistant et une question lancinante : "Où était cette armée de parade pendant les années de braises ? " Aussi ces responsables s'empressèrent-ils de suivre les consignes d'Alger, alors que le capitaine Bakhti représentant la willaya V et parachuté à Oran après le 19 Mars, avait prétendu " que rien n'était prévu à Oran " où l'activité reprenait. Des banderoles significatives furent préparées, telles " Non au culte de la personnalité " " Un seul héros le peuple " parmi les slogans habituels aux " martyrs de la révolution " allusions à peine voilées contre le groupe dissident d'Oujda, sibyllines pour la population mais moins pour les journalistes qui couvraient l'événement dont beaucoup se réfugièrent ensuite dans le bâtiment de " l'Echo d'Oran " durant le reste de la journée.

Une provocation qui conduira au massacre des Européens

                   Il est aujourd'hui acquis, et nos enquêtes le prouvent, que les agents de Boumediene et certains partisans de Ben Bella eurent pour mission de saboter cette manifestation par des tirs venant de certaines terrasses sur le défilé dès son arrivée au centre ville. un scout musulman sera tué, d'autres sont blessés dont un agent temporaire ATO. Des comparses se répandent alors dans la foule en hurlant "C'est l'OAS ! C’est l'OAS ! " (4).
                   Et le massacre des Européens commence, anarchique ou structuré après enlèvement vers les quartiers périphériques. Il n'est pas possible, dans cet article, de démonter entièrement le puzzle de cette tragédie. Mais nous l'avons fait avant d'autres, dans un ouvrage : L'Agonie d'Oran, ignoré des médias depuis près de vingt ans et dont le troisième volume, qui contient le rappel des faits, de nouveaux témoignages et les résultats de l'enquête qui fut menée sur le terrain et poursuivie jusqu'à nos jours .
                   Nous avons pu éliminer la cause purement fortuite de la provocation en nous basant sur l'analyse des témoignages, y compris de militants algériens, sur les rares archives militaires, sur le déroulement des incidents et sur quelques images filmées au début de la provocation. De source privée, nous avons aussi eu accès à des textes inédits, classées " secret confidentiel " par l'armée française et émanant de l'Etat Major de l'ALN, datés du 5 juillet 1962, jour du drame. Des textes qui démontrent la virulence de l'opposition avec le GPRA et préparent les troupes à intervenir, pour rétablir l'ordre, alors que personne ne savait ce qui se passait à Oran ! (5)

Les pompiers pyromanes de l'ALN

                   Bien sûr, nous n'aurons jamais un ordre de mission signé de Boumediene. Mais Mohamed Harbi a écrit : L'Etat -major a une vue cynique des choses ; il désire ruiner l'autorité du GPRA ; avec Ben Bella, il ne reculera devant aucun procédé pour se saisir du pouvoir. Et le garder…La suite l'a prouvé ! S'il était besoin d'autres preuves de ces assertions, la crise ayant éclaté au grand jour, nous avons retrouvé dans la presse des communiqués moins confidentiels que le nôtre : tandis que le " groupe de Tlemcen " faisait appel à l'Etat major " pour rétablir l'ordre et la sécurité à Alger ", un communiqué des willayas III et IV " accusait un réseau dirigé par Yacef Saadi " de tirer sur les djounouds, espérant profiter de la confusion pour occuper la capitale et préparer l'arrivée des bataillons de l'ex Etat major " (Le Monde). Ils ne purent y pénétrer que le 9 septembre. Idem un message " géné-super " de l'armée française signale des tirs et des provocations dans les quartiers de l'Agha et des facultés à Alger ; des cris incriminant l'OAS auraient aussi été entendus ! Mais le procédé qui avait si bien réussi à Oran fit long feu…Dans cette ville, l'avancée de l'ALN du Maroc (qui dût cependant réquisitionner camions et bus privés) venue " rétablir l'ordre " en pompiers pyromanes avait été avalisée par un GPRA abusé qui, dans un communiqué du 6 juillet, annonce " une attaque de l'OAS " avancée dans un premier temps par les benbelliste d'Oran, argument vite abandonné pour incriminer ensuite des " des bandes anarchiques "(6)

Les victimes du 5 juillet boutées hors de l'histoire

                   Ce troisième volume de l'Agonie d'Oran se veut plus technique que les précédents, chiffrant les effectifs, énumérant les unités des forces Françaises présentes à Oran, situant leurs cantonnements imbriqués dans la ville, à proximité des premières exactions : 18000 hommes strictement consignés, comme le rappellent plusieurs fois les journaux de marche (JMO) de certaines unités, qui relatent avec parcimonie ce qu'elles ont pu voir de " leurs balcons " Certaines sont intervenues parfois pour ouvrir leurs portes aux fugitifs ou en cas de légitime défense patente, comme à la gare d'Oran. (7)
                   Il faut tout de même signaler une initiative remarquable : celle du lieutenant Khéliff qui intervint avec son unité loin de sa base. Le général Katz, chef du secteur autonome d'Oran se raccrochera plus tard à ces quelques rares mais précieuses interventions d'initiatives " humanitaires " en se couvrant derrière des " ordres supérieurs ", venus du sommet de l'Etat. Il n'en reste pas moins que madame de Ternant, ordonnatrice de l'ouvrage, a raison d'écrire : 

C'est le seul exemple dans l'Histoire, d'un massacre perpétré sur une communauté sans défense en présence de son armée qui laisse assassiner et enlever ses ressortissants sans intervenir.

Et elle pouvait ajouter d'une armée invaincue !
                   Selon le vote unanime de l'Assemblée Nationale, la guerre d'Algérie a officiellement cessé le 2 juillet 1962. Ce n'est pas une raison pour bouter hors de l'histoire les victimes du 5 juillet à Oran
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Par Jean-François PAYA Ancien combattant d'Algérie classe :/54 En service à la Base de Mers-el -Kébir jusqu'à fin 1964. 

         (1) Victimes tuées sur place où enlevées et déclarées " disparues " 800 selon JP Chevènement, attaché militaire au consulat d'Oran dans un ouvrage en 1977 / 440 plaintes déposées à ce consulat sachant q'une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes. Plus (+) de nombreux hommes non déclarés ( isolés ; familles déjà parties en France )
        (2) 12 000 militaires Français intra-muros + garnisons extérieures Marine et Air détail des unités dans le livre 3 " l'Agonie d'Oran"
 

        (3) Il faut préciser que dépourvue de moyens logistiques de transport après réquisition de camions et bus privés et publics dans la zone intérieure, l'ALN des frontières arriva le Dimanche 8 Juillet à Oran.

       (4) Premiers tirs sur le défilé à 11h15 précise, selon plusieurs témoins militaires et Algériens dont le commandant du service social des Armées Bd Joffre (livre 1 " agonie d'Oran ").

       (5) Note de renseignement 1226 B2 classifiée secret /confidentiel /Communiqué de l'Etat Major de l'ALN du 5 Juillet 1962 (texte intégral dans "agonie d'Oran " 3).

       (6) Le capitaine de l'ALN Bakhti organisa le 10 juillet un montage médiatique pour tout mettre sur le dos d'un chef de bande pseudo Attou qui évoluait après le 19 mars dans les quartiers sud-est d'Oran.

       (7) Seul accrochage sérieux avec une section du 8ème Rima en faction à la gare qui fit plusieurs victimes du côté Musulman (très édulcoré des 2 cotés).

Autres sources :

       (8) Note aux chefs de Corps n°99 /saor/3/ope du 20 juin signée général Katz qui prévoit l'usage de la " légitime défense " y compris pour les ressortissants Français après le 3 juillet (non appliquée sur l'ordre du pouvoir central la veille de l'indépendance, avec l'ordre strict de consigner les troupes).
       (9) Bulletin de rens n
° 1512 du 12 /7/62 classé/secret révélant enfouissement de cadavres au bulldozer avec photos d'hélicoptère zone du petit lac sud-est d'Oran Mais aucune enquête officielle ; 44 ans après on procède enfin à une recherche du nombre des victimes sur la base de documents partiels en sachant que certains historiens algériens reconnaissent au moins 2 charniers au " Petit Lac " et au cimetière Tamazouet.

 

COMPLEMENT TRANSMIS PAR L'AUTEUR (avec autorisation de publier)

         Pour mémoire : article cité "pour en savoir plus" p 81 du n° 231 d'Avril 1999, revue l'HISTOIRE, sans aucun démenti depuis cette diffusion.

ref : / note de rens 1266:B2:sec-conf /odj EMG ALN du 5 juillet 62 prouvant le complot (voir ci dessous)
ref :/ bulletin rens 1512 du 12/7/62 class/secret/enfouissement cadavres bulldozer zone du petit lac Oran / Photos d'hélicoptère, note 99 du 20 juin Katz citée avec liste unités. Par contre aucune trace d'enquête officielle.

La mienne ne fut pas agréée (resté à la base de Mers el Kébir jusqu'en 1965)

JF PAYA Historien (tous documents disponibles)
" Difficile de trouver un chat noir dans une pièce noire surtout lorsqu'il n'y a pas de chat " proverbe chinois à propos des archives

Les Forces françaises en présence à Oran le 5 juillet 1962, passibles de non-assistance à personnes en danger.

                   En fonction des Archives militaires et des destinataires des circulaires du Commandement du " Secteur Autonome d'Oran " nous pouvons donner la liste des unités et des effectifs (18 000 hommes) présents à Oran ce jour-là. Lorsque l'on pense que sur presque un millier d'officiers présents on peut compter sur les doigts d'une ou deux mains maximum ceux qui ont eu le courage de transgresser les ordres, on reste sidéré, car certes, il y eut le Général Katz obéissant avec zèle à De Gaulle mais le reste ne fut pas particulièrement glorieux, le plus hardi étant le lieutenant FSNA Kheliff commandant de Compagnie du 30è BCP qui mena une action longue et loin de sa base sans bien connaître la ville d'Oran. Pourtant les risques pour la "carrière" étant moins graves (avec en plus un prétexte d'assistance à personne en danger) que ceux pris par d'autres précédemment en rupture de ban avec l'Armée gaullienne ! (comme le lieutenant Kheliff qui passa bien Capitaine après une mutation en métropole).

Liste des unités présentes à Oran, et à proximité, le 5 juillet 1962

Secteur Oran Ville
- 3 Régiments d'Infanterie + 1 bataillon : 5è RI - 21è - 67è - 3/43è RI -
- 3 Régiments d'Infanterie de marine + 3 Bataillons : 8è RIMA - 22è - 66è -1/2è - 1/75è - RIMA - 1/2è RAMA
- 2 Régiments de Zouaves : 2è et 4è Zouaves
- 1 Régiment de Cuirassiers : 3è Cuirassier
- 3 Bataillons de Chasseurs Portés 10è - 29è - 30è BCP
- 2 Bataillons RA : 1/27è et 324è RA
- 2 Groupements GAAL : 452è et 457è
- Enfin 23 escadrons de Gendarmerie Mobile.

         A cela il faut ajouter les éléments de l'Armée de l'Air basés à la Sénia et de la Marine à Mers-El-Kébir, Arzew et Tafaraoui (Aéronavale). Soit une garnison totale de 18 000 hommes dont 12 000 sur le seul secteur d'Oran -Ville cantonnés sur plusieurs sites, casernes, lycées, collèges, stades, écoles imbriqués dans la ville à proximité immédiate des événements tragiques qui ont eu lieu.En fait ce 5 juillet à Oran fut ponctuellement la journée la plus sanglante depuis le début de la guerre d'Algérie à nos jours malgré ce qui s'y passe encore en 1998. Mais elle a surtout le triste privilège d'être un cas unique dans l'histoire où une armée sur le terrain en place à proximité de ses ressortissants civils désarmés et pacifiques les laisse se faire massacrer par des éléments étrangers sans intervenir (sauf cas rares et isolés).
           Si on doit reparler du 17 octobre 61 à Paris qui a eu lieu en pleine guerre d'Algérie alors que le FLN était encore " l'ennemi officiel " pourquoi, pas de cette journée occultée par l'historiographie gaullienne et FLN, qui a eu lieu après la fin supposée de toutes les hostilités et en voie d'effacement de notre histoire avec son millier de victimes identifiables et appelées hypocritement "disparus".
            D'autre part cette journée fut un des actes fondateurs de l'Etat Algérien dans sa composante ‘‘militaro mafieuse’’ manipulatoire et provocatrice dont les effets sont plus que jamais présents à ce jour.

            Le communiqué de l'Etat Major Général de l'ALN diffusé au matin du 5 Juillet aux cadres ne fait aucune référence à cette journée comme historique. Sur 3 pages, il explique pourquoi le GPRA qui l'a dissous "a failli à sa mission en bafouant la légalité sur tous les plans "après une référence appuyée aux accords d'Evian ! Il cite la date du 1er Juillet "où le peuple s'est prononcé" comme historique proclamant que le GPRA "est incapable de maintenir l'ordre’’. Il se propose de le faire en allant "protéger la minorité Européenne" alors qu'on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran !

            Il faut préciser que dépourvu de moyens logistiques de transports après réquisitions de camions et bus privés dans la zone Tlemcen Ain-Témouchent, l'ALN des frontières arriva à Oran le dimanche 8 Juillet et rétablit effectivement l'ordre tout en prenant le pouvoir. Pour Alger, ce fut une autre histoire. Elle n'y entra qu'en Septembre après des combats avec les willayas 3et 4 au niveau d'Orléanville et une négociation.

NB : Personnellement j'adhère à la thèse défendue aussi par certains historiens Algériens selon laquelle De Gaulle avait choisi de favoriser l'accession au pouvoir du clan d'Oujda.

Par Jean-François PAYA Ancien combattant d'Algérie classe : /54 En service à la Base de Mers-el -Kébir jusqu'à fin 1964.

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

6 mars 2009

NOUVELLES DE SANTA CRUZ

Le Comité Départemental - Hérault - les Amis  de Notre Dame de Santa Cruz

Antenne départementale de l'association nationale des amis de Notre-Dame de Santa Cruz

Messagerie : sanctuaire.santacruz.nimes@wanadoo.fr 

Organise la première visite de la Vierge de Santa Cruz sur le bassin de Thau les samedi 2 et dimanche 3 mai 2009 à Frontignan.

                La ville a été choisie pour ses atouts bien adaptés à l'organisation de la manifestation (Eglise Saint-Paul disposant d'une belle capacité d'accueil et parkings assez proches du canal).

                   La Vierge de Santa Cruz a toujours été et reste le trait d'union entre des générations de Français d'Algérie dans l'accomplissement de leur pratique de la religion. Ces journées seront encore l'occasion de perpétuer la ferveur vécue par nos Anciens.

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Voir le site spécialement créé pour la Vierge visiteuse de Santa Cruz

http://lesamisdenotredamedesantacruz.ifrance.com/

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Voir le site national de Santa Cruz

http://sanctuairesantacruz-nimes.cef.fr/index.php

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Nous terminerons cet important rassemblement par un dîner le 3 à 20h00 (21€/ personne) apéritif avec brasucade, repas complet avec fromage et dessert, vin et café + des danses andalouses...aïe, aïe, aïe , l'ambiance !

JPP jean-paul.palisser220@orange.fr

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RETOUR ACTUALITES 

7 février 2009

DOCTEUR JEAN CLAUDE PEREZ

2 janvier 2009

DE GAULLE ET L'ALGERIE

Document transmis par J. F. Paya

"Guerre d'Algérie Magazine" No 8  Juin 2007

        Je trouve  l'analyse du professeur Pervillé très pertinente sur le fait que le Général ait été très tôt convaincu qu'il faudrait se séparer de l'Algérie sous une forme où sous une autre et que cela remonte avant son retour au pouvoir.

        D'autres auteurs ont même avancé "que toute l'activité préalable du Général et de son cabinet privé avait été de prouver discrètement aux divers protagonistes de la rébellion et de certains milieux financiers qu'il était seul capable d'imposer à l'ensemble des Français "le délestage de l'Algérie Française" et ce dés 1956 par des contacts d'émissaires via la Suisse et l'ambassade de Tunisie tout ceci mérite bien sur développements.

        Mais une chose est certaine que le professeur Pervillé aurait pu avancer c'est que l'étude des archives de la commission qui a préparé le texte constitutionnel de 58 consultables après 30 ans (car contrairement à la tradition Française ce ne fut pas une Assemblée Constituante qui l' a élaboré au grand jour) révèle (pour être bref) qu'on avait prévu de pouvoir changer le statut de l'Algérie par de simples lois alors que la constitution précédente ne le permettait pas (d'où certains blocages de la 4ème République) sans que cela soit très explicite.

        Lois législatives où référendaires avec les nouveaux pouvoirs donnés au Président, ainsi au nez et à la barbe " des partisans de l'Algérie Française" qui votèrent en masse cette constitution sauf des " ultras" avisés d'Alger dixit le Docteur JC Perez '(qui a parlé "du référendum mortel du 28 Septembre 1958 dans un de ses ouvrages) Ainsi  une option "séparatiste" aurait été introduite subrepticement dans le texte sans citer le mot Algérie! Avec possibilité de "cessions de territoires"! En remarquant que De Gaulle lorsqu'il parle "de Français à part entière" à propos des Musulmans après le 13 Mai 58 leur laisse le statut civil coranique contradictoire avec la laïcité Française ! (Pour preuve les "rapatriés" Musulmans en 62 devront y renoncer)

        En tout cas c'est ce mécanisme qui sera utilisé pour "larguer" l'Algérie et la bataille est toujours vive entre ceux qui affirment que De Gaulle à violé sa constitution et ceux qui disent le contraire.  Curieusement  au sujet de la thèse de la prémonition Gaulliste la plus part des nationalistes Algériens consultés l'on rejetée et préfèrent croire que la lutte de l'ALN/FLN  lui à" forcé la main" c'est aussi l'avis de leurs amis en France

(Voir mon article "la Constitution de 1958" dans la revue PNHA no 94)

Jean-François Paya

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28 décembre 2008

ECHEC AU GENOCIDE DES FRANCAIS D'ALGERIE

“Attaques et contre-attaques”

Du Docteur Jean-Claude Pérez

Echec au génocide des Français d’Algérie

*

         L’Algérie française, c’était un gros morceau de France. Un gros morceau d’Occident. Sa conquête préalable était indispensable aux révolutionnaires islamistes, dans leur entreprise de main mise idéologique sur la France d’abord. L’Europe ensuite, l’Occident tout entier enfin. Les bouleversements climatiques attendus, le réchauffement de la planète, constituent des conditions idéales à la mise en route de la nouvelle révolution mondiale. Celle-ci se déploie sous nos yeux, depuis longtemps déjà.

         L’auteur a vécu cette révolution en Algérie. Il a identifié la guerre d’Algérie à la phase initiale de cette révolution mondiale. La fatalité lui a commandé de l’affronter. Dès le mois d’octobre 1955. Il retrace, dans un cheminement très intimiste, son évolution personnelle, qui le conduisit à assumer des responsabilités ultimes, dans le combat clandestin pour l’Algérie française.

         De la prison de Barberousse à la prison de la Santé, de Santiago du Chili à la prison provinciale de Carabanchel à Madrid, du contre-terrorisme à l’Organisation du Renseignement et des Opérations de l’OAS, à l’échelon le plus élevé, il a réuni un énorme capital de sensations et de réflexions. Il tient à vous les faire partager dans ce cinquième livre.

         Plus que toute autre chose, l’Algérie française, c’était un astre. Définitivement disparu. A jamais éteint. Nous en prenons acte pour l’éternité, précise Jean-Claude PEREZ. Mais, durant son cycle de vie, l’astre Algérie française a généré une lumière. L’astre est à jamais éteint, mais sa lumière n’est pas encore épuisée. Elle nous inonde encore, précise l’auteur. Elle nous permet de comprendre hier, aujourd’hui et demain.

         Cependant, regarder c’est insuffisant. Il faut être capable de voir. Et que voit-on à travers la volonté obsessionnelle de tuer la France en Algérie ? On y voit qu’en Algérie s’est effectivement déroulée une guerre d’indépendance. D’indépendance pour qui ?

         D’indépendance pour la France.

En attaquant la France en Algérie, c’est à la conquête de notre pays que se lancèrent en effet, le FLN d’abord, l’islamisme fondamentaliste ensuite. Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque, telle fut la prédiction d’un chef FLN, avant sa mort.

         Mais autre chose est à souligner : il s’est agi d’une véritable guerre, officialisée comme telle, le l8 octobre 1999, par une loi de notre assemblée nationale, à majorité socialiste. Au nom de cette loi il sera possible un jour, de réclamer justice. Contre ceux qui se sont rendus coupables d’intelligence avec l’ennemi en temps de guerre.

         Ces renégats, en trahissant leur pays ont assumé un autre risque. Celui de provoquer un génocide. Nous voulons dire le massacre d’un million de Français d’Algérie, de toutes confessions. Une poignée de combattants parvint à interdire ce génocide, les armes à la main. Les combattants de l’OAS.

Dr Jean-Claude Pérez

Retour documents du docteur Jean Claude Perez

26 décembre 2008

DES HUEES DE LA MARSEILLAISE AU SACRIFICE DES PORTE-DRAPEAUX DE MOSTAGANEM

Docteur Jean-Claude PEREZ Auteur du Livre « Attaques et contre-Attaques » Publié à DUALPHA EDITIONS

BP 58-77522 COLOMMIERS CEDEX

Nous communique le message suivant :

DES HUEES ET DES SIFFLETS DE LA MARSEILLAISE AU STADE DE FRANCE

            Lors d’un match de football récent opposant, au Stade de France, l’équipe nationale de Tunisie à l’équipe nationale de France, nous ne fûmes pas surpris par les huées et les sifflets qui ont couvert l’hymne national français, la Marseillaise.

           « Marseillaise » remarquablement et courageusement interprétée par la chanteuse LA’AM, française d’origine tunisienne. Nous n’avons pas été surpris, parce qu’en réalité, tout le monde s’y attendait. Tout le monde s’y attendait, oui, y compris les organisateurs de cette rencontre amicale. Cette prévision fut à l’origine d’une initiative empreinte d’une pusillanimité évidente.

            Une décision prise par ces mêmes organisateurs lorsqu’ils ont cru « politique » de présenter les effectifs des deux équipes en les intégrant les uns aux autres. C’est-à-dire en les faisant défiler et pénétrer sur le terrain, l’un derrière l’autre, en alternant les nationalités. Un Français derrière un Tunisien ou vice et versa, et ainsi de suite… Cette présentation des équipes nationales était, certes, louable dans ses intentions.

Elle était louable… oui, mais pourquoi ?

            Parce qu’elle était nourrie avant tout d’un souci de prévention. Elle prétendait en effet, tuer dans l’œuf, par un geste qui se prétendait cordial et noble avant tout, toute manifestation à l’encontre des symboles traditionnels de la France. C’était un mauvais calcul. C’était aussi présomptueux. C’était exhiber un manque de psychologie. C’était la traduction évidente d’une peur et surtout, d’une incompréhension totale à l’égard de l’hostilité qui ne demandait qu’à s’exprimer, au sein d’une foule psychologiquement « uniformisée », « une foule militante ». Une foule arborant des drapeaux nationaux… en réalité de véritables emblèmes religieux.

            L’initiative des organisateurs de mélanger les équipiers tunisiens et français, soulignons le, une fois de plus, fut inspirée par la peur et c’est comme telle qu’elle fût ressentie par les provocateurs. L’hostilité était latente… momentanément contenue… mais déjà perceptible, presque palpable, au sein de cette foule qui était présente, avant tout, pour insulter publiquement la France. Une foule dont on ne doit surtout pas dire qu’elle était tunisienne. Elle était multinationale et en même temps mono-confessionnale. Elle était inspirée et animée dans son comportement, par des chefs d’orchestre maghrébins, arabo-islamistes, promoteurs occultes mais toujours actifs de l’actuelle Révolution Mondiale.

            Une foule qui n’hésita pas à manifester son « anti-France » avec autorité, avec agressivité, avec constance et avec une discipline militante, alors que la Communauté qu’elle représente, est ENCORE très largement minoritaire en France. Une foule qui a pris soin de nous avertir, par son mépris et par ses huées, de ce que serait notre STATUT si un jour, par le jeu d’une émigration mal contrôlée, d’une natalité sélectivement intensifiée, par le jeu de conversions quotidiennes démagogiquement encouragées, cette collectivité devenait numériquement dominante en France. Dans cette perspective, dans cette redoutable évolution de la société française, on enseignerait dans nos écoles, aux Français du futur, que la France fut militairement vaincue, conquise et secondairement occupée par la glorieuse Armée de Libération Nationale Algérienne.

            Victoire acquise par celle-ci grâce à la volonté du Général de Gaulle, le 19 mars 1962 à Evian. Voilà la leçon qu’il nous faut tirer de cet événement du Stade de France. Il n’est pas nécessaire de « mélanger » des équipes lors d’une confrontation sportive. Les équipes entrent sur un terrain pour disputer un match de football et non pour se combattre. Nous reconnaissons aux footballeurs tunisiens, leurs qualités sportives ainsi que leur habituelle correction sur le terrain. L’estime, l’amitié, la camaraderie du sport ne doivent pas être altérées et finalement gangrenées par le comportement d’une foule qui ne laisse pas passer, en ces circonstances, l’occasion d’insulter la France « urbi et orbi », en toute impunité.

            Cette attaque de nos symboles c’est à la République Française de la combattre et surtout, de la VAINCRE.

            C’est le devoir de notre Gouvernement. Lorsque j’ai écouté, avec un profond respect, la Marseillaise chantée par Mademoiselle LA’AM, qui ne s’est pas laissée décontenancer par les sifflets de haine d’une foule hostile, j’ai admiré avant tout le courage de cette interprète. Par la suite j’ai été flatté, pour mon pays, par ses commentaires évoquant le passé d’ancien combattant français de son grand-père. A mon niveau, et en toute humilité, je lui dis : « Merci pour la France ».

            Mais ma mémoire est toujours à rebonds. Cette vilénie du Stade de France a réveillé chez moi un autre souvenir…, déjà lointain. C’est celui du drame, du sacrifice, des Porte-drapeaux de Mostaganem, que je tiens à vous rappeler comme je l’avais fait en 1993 dans mon premier livre « LE SANG D’ALGERIE ».Je m’appuyais sur un document signé du Général VANUXEM, et je demandai alors, à mes lecteurs, qu’il ne tombât jamais dans l’oubli.

Voici ce texte.

Retour Jean Claude Perez

26 décembre 2008

QUESTIONS AU DOCTEUR JEAN CLAUDE PEREZ

« Attaques et contre-attaques »

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QUESTION N° 1 : Docteur PEREZ…., l’Algérie française …., la guerre d’Algérie…., l’OAS….c’est bien vieux tout ça ! Pourquoi en parler encore ?

REPONSE : les Talibans, Alquaïda, l’araboislamisme fondamentaliste, le 11 septembre 2001 à New York, le 11 mars 2004 à Madrid, Londres, l’attentat du RER à Paris, le Liban….ainsi que d’autres malheurs en d’autres lieux.

Tous ces drames furent conçus et sécrétés dans l’abandon de l’Algérie française.

Il a fallu offrir à la Révolution mondiale actuelle, islamiste et fondamentaliste, un précédent lumineux, un précédent riche de message, ou plutôt riche de potentiels messianiques : la défaite d’une grande nation d’occident. La France. La France que de Gaulle a mis en situation de nation HISTORIQUEMENT VAINCUE…. DEVANT CE MEME ARABO-ISLAMISME FONDAMENTALISME.

QUESTION N° 2 : Sur quoi vous basez-vous pour oser utiliser le terme de « défaite de la France ? »

REPONSE : Sur une loi. La loi du 18 octobre 1999. Une loi votée par une assemblée nationale française à majorité socialiste. Une loi qui stipule que les évènements d’Algérie s’identifient à une guerre.

Or, il n’existe que deux manières de terminer une guerre : par une victoire ou une défaite.

Qui ose prétendre, aujourd’hui, que nous avons gagné la GUERRE d’Algérie ? Même si nous avons effectivement gagné toutes les BATAILLES ? Nous avons historiquement perdu cette guerre parce que de Gaulle avait décidé qu’il en fût ainsi.

QUESTION N° 3 : Votre anti-gaullisme n’est-il pas obsessionnel ? N’est-il pas l’illustration d’une rancune de bas étage ?

REPONSE : Certainement pas.

De Gaulle a pris le pouvoir pour se débarrasser de l’Algérie française. Il a rallié une fraction satanique du capitalisme financier qui estimait que l’on pourrait jouir financièrement du gaz et du pétrole sahariens tout en refusant d’assumer l’avenir du peuple multiconfessionnel d’Algérie.

De Gaulle s’est planté. Les capitalistes financiers se sont plantés. Nous avons tout perdu : le pétrole, le gaz, nous avons perdu la terre c’est-à-dire un pays magnifique et en même temps une merveilleuse fenêtre pour l’Europe, ouverte sur le monde africain. Nous avons perdu la considération du monde musulman qui nous méprise aujourd’hui. Nous sommes en danger d’une mutation invasive de notre pays. « Vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque », avait déclaré LARBI BEN M’HIDI en 1957.

QUESTION N° 4 : Vous évoquez la finalité anti-chrétienne ultime du combat déclenché contre la France en Algérie française. Sur quoi vous basez-vous ?

REPONSE : sur la déclaration du Président de l’association des OULEMAS, El BACHIR El IBRAHIMI, ou IBRAHIM BACHIR, qui, en 1954, le jour de la Toussaint Rouge, a déclaré depuis le Caire : « Le combat est engagé pour le triomphe de l’Arabisme et de l’Islam ».

C’est la croix que l’on a voulu vaincre en Algérie où aujourd’hui, il est interdit aux chrétiens de prier hors des églises.

QUESTION N° 5 : Où se trouvait la solution ?

REPONSE : Dans le respect absolu de la laïcité.

En Algérie, l’application, c’est-à-dire le vécu quotidien de la laïcité, fût très sélective. Cette sélectivité très orientée a prétendu protéger l’Islam. Elle lui a conféré un dynamisme politique, un dynamisme messianique, qui l’a transformé en islamisme fondamentaliste.

On a refusé, avec obstination, à faire bénéficier l’Islam algérien des rénovations séculaires prévues par le Prophète lui-même dans l’adage prophétique, c’est-à-dire dans le « hadit », et dans son « prêche d’adieu ».

QUESTION N° 6 : Votre livre, contient-il tous les développements nécessaires à la consolidation de vos réponses ?

REPONSE : Certes. Il suffit de le lire, page par page.

Livre du docteur Jean claude Perez, ancien condamné à mort de l'Algérie Française

Publié aux édition DUALPHA

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18 décembre 2008

ORAN - NAUFRAGE EN TERRE FERME

          À force de bobos et de cabosses de toutes  sortes, Oran, finalement, est en train de ressembler à ces vieilles voitures perpétuellement en panne, à ces teuf-teuf poussifs et déglingués qui feraient merveille comme pièces de collection dans un musée.
          Si ce n’est pas son bitume qui se gomme, c’est son asphalte qui s’évapore, et si ce n’est pas son vieux bâti qui s’effrite, ce sont ses terrains qui s’affaissent et qui se lézardent.
          Bref, la ville s’effiloche de jour en jour en y laissant un peu de sa toison. À chaque fois que souffle le vent, à chaque fois que siffle le gherbi et surtout lorsqu’il pleut, c’est le sauve-qui-peut et la cité est piégée, impossible de marcher à peu près correctement sur les trottoirs, difficile de rouler sur une chaussée trouée de flaques dont on appréhende mal la profondeur. La boue est omniprésente : elle est partout. La longue rue marchande de la Bastille n’est plus qu’un couloir de gadoue infecté ou même les bottes en caoutchouc ont du mal à se décoller d’un sol incroyablement gluant, visqueux. Et comme le vieux bâti n’a jamais été pomponné au même titre que les façades qui servent de vitrine, et donc d’attrape-nigauds aux touristes, tout ce qui est construit à la verticale dégringole.
          Sur le plancher, des vaches pour se coucher à l’horizontale. Vingt-six maisons, aux dernières intempéries, ont piqué du nez dans la seule assiette de la commune, soit une maison qui s’écroule à chaque heure qui se vide. Sept milliards de dinars ont été alloués pour la réfection d’un bitume troué qui rappelle que, jadis, tous ces nids-de-poule furent une route, une avenue ou un boulevard. La gourbisation de la ville a atteint un tel degré de prédation dans l’ensemble du tissu urbain qu’il est presque impossible de deviner pour le promeneur attentif si c’est un café maure qui occupe une ancienne salle de cinéma ou si c’est un cinéma qui a pris la place d’un café maure. Tout est sens dessus dessous.
          À tel point qu’on a la vague et amère impression que les quartiers populaires sont descendus dans une ville excentrée, sans âme, sans repère, vidée du charme qui faisait sa provincialité.
          Les Oranais habitent à reculons. Un douar. Un immense douar où il ne manque ni poules, ni chiens, ni même les zrib, puisque des terrains vagues sont parfois utilisés en enclos.
          Des enclos où ne pousse même pas un cactus qui “piquait”, ni une herbe qui “verdoie”. Avec l’eau, Oran a toujours eu un rapport ambigu, un rapport d’époux à maîtresse situé entre les liens du mariage et du branchage, non pour le meilleur mais toujours pour le pire.
          Lorsqu’il pleut à partir des falaises, Djanet dans les oasis s’enrhume et prend froid. Mais c’est toujours le déluge, quand bien même c’est la rosée qui humecte le goudron. Des documents d’importance historique, témoins sans doute d’un legs patrimonial, ont été engloutis et perdus à jamais pour cause de flotte tombée par effraction. Lorsque le ciel refuse d’ouvrir ses vannes et d’envoyer ses trombes, c’est toute la ville qui a soif et qui se met à téter goulûment jusqu’au dernier borborygme du robinet.
          En attendant, tout le monde se branche comme il peut sur les bretelles interdites, sur les ceintures illicites. Bref, l’interdit n’a plus aucun sens car la pagaille est giratoire.

Mustapha Mohammedi

http://www.algeria-watch.org/francais.htm

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L’Algérie profonde (Mardi 04 Novembre 2008) 

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RETOUR LA PAROLE EST AUX ALGERIENS

12 décembre 2008

FICHE DE LECTURE DEFINITIVE

"La Guerre d"Algérie en 35 Questions "

Fiche de lecture définitive

Document transmis par J. F. Paya

"les causes du massacre" dans "les carnets d"Edgard"

en P Jointe 7 décembre 2008 03:06, par Jean Monneret

       Après la sortie du dernier livre de Jean Monneret il me semble plus à l’aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu"il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés"(365) signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n"ont pas été tous signalés à des unités militaires ! mais au consulat (dont on n"a pas eu les vraies archives originales ) où pas signalés du tout comme je l"ai indiqué (familles parties) à ceux qui les sous estimait ainsi que pour les 400 " plaintes" (a multiplier par X ) du consul Herly et les 800 disparus de JP Chevènement.

       Je laisse le reste très ambitieux à d"autres spécialistes notamment la génèse du 13 Mai 58 ; la stratégie Gaullienne pour "larguer" l"Algérie ; le rôle de l"Islamisme dans l"origine de cette guerre et de l"OAS pour lesquels je préfère les analyses approfondies du docteur Jean-Claude Pérez acteur et témoin qui à fait oeuvre d’historien "Enfin voilà un certain nombre de considérations sans avoir l’air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s’emparer (on l’a vu avec la presse Algérienne ) à des fins plus idéologiques qu’historiques !

       Dans son dernier livre J M renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN ! et il" semble" justifier la crainte "de représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d"archives (rares a mon avis) mais pas les nombreux témoignages donnés dans les 3 volumes de "l"Agonie d"Oran" ni dans le journal du Père De Laparre qui ne sont jamais cités idem pour les camions militaires qui les jours précédents sillonnèrent la ville claironnant "l"armée restera pour vous protéger"Il faut ajouter que le 5 juillet 1830 fut la prise d"Alger par les Français débarqués un mois plus tôt et que cette date pour célébrer l’Indépendance fut choisie par le GPRA à Alger en conflit avec l"état major d"Oujda qu’il avait dissout  circonstance capitale dans ce contexte qui explique la Provocation d'Oran  montée par ce dernier avec le double objectif  de "pompiers pyromanes" avancer vers le pouvoir à Oran en se posant comme seule force d"ordre et faire peur aux européens dans cette ville où ils sont les plus nombreux.

       Jean Monneret dans son livre précédent sur le 5 Juillet 62 a récusé cette politique manipulatoire et provocatrice qui a émaillée toute l"histoire de la rébellion depuis les origines du 1er Novembre 54 en passant par la liquidation d’Abane Ramdane "mort au champ d"honneur" l’éviction de Ben Bella et l’assassinat de Boudiaf, sans parler de l’utilisation du terrorisme Islamique plus actuelle.

       L’école de Boussouf rompu aux méthodes du K.G.B a fait recette en Algérie. La hantise de l’EM d’Oujda était que se crée à Oran de facto avec Mers el Kébir une enclave Européenne et la volonté de chasser le maximum d’Européens avait été affirmé au congrès de Tripoli après les accords d’Evian sous la pression de l’ALN extérieure (avant la destitution de l’EMG et de Boumediene par le GPRA).C’est cette analyse que nous aurions aimé trouver dans ce livre surtout qu'il n'y a jamais eu d'enquête et on peut légitimement se poser la question sur une collusion objective avec le pouvoir Français en sachant que tout indique (trop long à développer ici) que De Gaulle avait plutôt misé sur l'équipe  d"Oujda extérieure ! 
  Jean-François Paya

         

           NB  provocation du 5 juillet à Oran 

          Je ne comprend pas pourquoi dans ce dossier il est fait  toujours abstraction des rivalités (au moins pour le contexte) internes aigues du FLN  que  même M Harbi et G Meynier et Bruno Etienne (pour ne citer que  des historiens a priori défavorables et très hostiles à l"OAS) ont pris en compte pour cette journée du 5 juillet ! Avec l'O du jour du 5 juillet de l"EM de l"ALN d"Oujda ! "Perseverare diabolicum"

Amitiés  JF PAYA.

          Ci dessous réunion où fut décidée de célébrer la date du 5 juillet en l'absence des partisans d"Oujda et par leurs adversaires représentés à Oran  au sein du FLN Local « stationnée aux frontières et dénonçant les tentatives des chefs de l’EMG de créer la division au sein des Wilayas de l’intérieur, une très importante réunion fut organisée à Zemmorah les 24 et 25 juin 1962 et regroupa les dirigeants des Wilayas II, III, IV, de la ZAA II, et de la Fédération du FLN de France. Bien que conviés à ce conclave, les chefs des Wilayas I et V déclinèrent l’invitation. Le refus de Tahar Zbiri de se rendre à Zemmorah était motivé, selon lui, par l’impossibilité des Wilayas de constituer un front uni (25). L’absence de Tahar Zbiri et du colonel Othmane traduisirent l’évolution de la crise interne du FLN  (M Harbi)

Pour info cordialement JF Paya

RETOUR Jean François PAYA ORAN JUILLET 1962

12 décembre 2008

FICHE DE LECTURE 1

"La Guerre d"Algérie en 35 Questions "

Fiche de lecture 1.

Document transmis par J. F. Paya

Que penser du culte des archives surtout lorsqu'il n'y en a pas ?

       Courrier à un compatriote qui se pose des questions, j'avoue que je continue de m"en poser aussi après la sortie du dernier livre de Jean Monneret  et il me semble plus à l'aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu"il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés"(365) signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n"ont pas été tous signalés à des unités militaires ! Mais au consulat (dont on n"a pas eu les vraies archives originales ) où pas signalés du tout comme je l"ai indiqué  (familles parties) à ceux    qui les sous estimait ;sans donner de raisons ainsi que pour les 400 " plaintes" (a multiplier par X ) du consul Herly et les 800 disparus de JP Chevènement   Ce Point de vue est donné  au sujet de ce livre pour la partie 5 juillet à Oran.

       Je laisse le reste très ambitieux  à d"autres spécialistes  notamment la génèse du 13 Mai 58 ; la stratégie Gaullienne  pour "larguer" l"Algérie; le rôle de l"Islamisme dans l"origine de cette guerre  et de l"OAS pour lesquels je préfère les analyses approfondies du docteur Jean-Claude Pérez acteur et témoin qui à fait oeuvre d'historien "Enfin voilà un certain nombre de considérations dont a mon avis le chercheur  devrait rendre compte certes avec une grande prudence mais sans avoir l'air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s'emparer (on l'a vu avec la presse Algérienne ) à des fins plus idéologiques qu'historiques !

       Dans son dernier livre Jean Monneret renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN ! et il" semble" justifier la crainte "de représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d"archives (rares a mon avis) mais pas les nombreux témoignages donnés dans les 3 volumes de "l"Agonie d"Oran" ni dans le journal du Père De Laparre qui ne sont jamais cités idem pour les camions militaires qui les jours précédents sillonnèrent la ville claironnant "l"armée restera pour vous protéger"

       Il faut ajouter que le 5 juillet 1830 fut la prise d"Alger par les Français débarqués un mois plus tôt  et que cette date  pour célébrer  l'Indépendance fut choisie par le GPRA à Alger en conflit avec l"état major d’Oujda qu'il avait dissout (important pour le contexte).

       En se souvenant  que le conflit était terminé et que ceux qui prenaient le pouvoir  et ceux qui le leur donnait étaient entièrement responsables de la situation !

Bonsoirs chers amis si j’ai bien compris ce que j'ai lu!

Bien à vous.

JF Paya.

RETOUR Jean François PAYA ORAN JUILLET 1962

7 décembre 2008

ORAN JEUDI 5 JUILLET 1962 - ADDITIFS

24 décembre 2008

L'ALGERIE FRANCAISE POURQUOI EN PARLER ENCORE

LES RACINES DU TERRORISME ISLAMIQUE

Un article que j’ai dédié au Docteur JEAN CLAUDE PEREZ conçu à la lecture de ses ouvrages prémonitoires et du dernier livre

" ATTAQUES ET CONTRE-ATTAQUES " Editions   Dualpha   infos@dualpha.com

Document transmis par J. F. Paya le 23 décembre 2008

          Toute la presse s'est interrogée sur "les racines du terrorisme islamique": dans le Figaro du 15 juillet certains vont les chercher dans "la chute du mur de Berlin"; dans le Marianne n 430 on évoque plus opportunément "des prémices Algériens avec le GIA des années 90" Allez ......encore un effort remontons plus avant, tout le monde oublie que le terrorisme pour la PREMIÈRE FOIS dans l'histoire fut "apparemment" vainqueur lors de la guerre d'Algérie, même s'il ne s'agissait surtout que d'une capitulation politique.

          A partir de ce fait, la Mythologie d'une victoire de l'action terroriste pris naissance dans le Monde Musulman, pour se perpétuer et se retourner aujourd'hui contre ses "sponsors" Russes, Américains, Anglais et même Espagnols {aide de tous au FLN et attentats Islamistes virulents dans tous ces Pays et aussi dans les pays d"origine !)

           Mais personne à de rares exceptions ne s'est beaucoup préoccupé des victimes et des milliers de "disparus" européens et musulmans enlevés surtout après LA FIN DES HOSTILITES, exactions sanglantes que rien ne justifiait, alors qu'une amnistie réciproque {scrupuleusement respectée par la France) avait été entérinée par les "accords d'Evian" devenu de facto traité international {déposé à l'ONU). La duplicité fut patente, une des racines du mal aussi :

REMEMBER.

Jean-François PAYA.

Pistes de Réflexion

Ce "terrorisme" qu'il faut distinguer des actions de "francs tireurs" légitimes où pas contre des forces armées où des opposants et adversaires civils ciblés (types résistance / guerre civile) non ciblé et de masse il a comme objectifs soit de provoquer la répression contre un catégorie de population avec parfois signaux de cruauté apparemment inutiles! (Amorcer un processus) faire peur / faire infléchir la politique de l'adversaire / faire fuir (nettoyage ethnique) toutes ces propositions furent appliquées en Algérie avec une victoire apparente qui fit recette dans le Monde accompagnée d"un changement qualitatif l’apparition de plus en plus de "volontaires de la mort" fanatisés improprement nommés "kamikazes" du nom de combattants Japonais qui ne s"attaquaient qu"a des objectifs militaires!

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962

23 novembre 2008

RETRAIT DE LA STELE DE MARIGNANE ET L'AMNISTIE

Document transmis par J. F. Paya

Courrier à rédaction de "la Provence"

          Suite aux articles que vous avez consacrés à la stèle de Marignane dédiée "aux combattants de l"Algérie Française" je vous signale une position d'Historien et de juriste /les faits étant amnistiés et même les protagonistes réhabilités de facto ( loi de 1982 ) pour ce qui fut une guerre civile dont toutes les "exactions" furent amnistiées réciproquement  comme pour la commune où la Vendée où chacun peut honorer ses morts suivant ses convictions En se souvenant  si vous reprenez les textes que chaque fois l"amnistie joue dans les deux sens y compris pour ceux qui se sont livrés à des exactions du coté des forces de l’ordre contre certains partisans de  l’OAS.

Bien cordialement JF Paya secrétariat 

Pièces jointes dont massacre d’Oran occulté et hors dates d’amnisties :

POUR UN DEBAT HISTORIQUE SEREIN

        Avant de commencer une étude autant que possible sereine et objective sur un aspect de la guerre d’Algérie, il conviendrait avant d’employer des qualificatifs à base idéologique, de replacer toutes les diverses composantes de ce conflit dans leur contexte. L’OAS fut un des éléments inéluctable dirons certains, de ce conflit vu les atermoiements et les roueries du pouvoir  gaulliste Français mais aussi la crainte qui se révélera justifiée, de se voir chassée de chez elle, de la part de la minorité Européenne. 

        Ici les sentiments rationnels n’ont plus de prises et l’action de l’OAS devient partie du contexte historique mais pas plus que celle du FLN et de ses diverses composantes et oppositions musulmanes, pas plus  aussi  que celle des forces armées Françaises ; Car la guerre d’Algérie, comme l’a démontré le professeur Pervillé, fut une triple guerre civile : Franco-algérienne, Algéro-Algérienne et Franco-Française en une sorte de guerre de sécession à l’envers. On estime le nombre global des victimes entre 350000 et 400000 dont 105000 après le « cessez le feu » du 19 Mars et l’indépendance (harkis et familles inclus) du fait du FLN et 2700 du fait de l’OAS, soit entre 0,77% et 0,66% du nombre total des victimes. 

        Certes toute victime est une victime de trop, surtout lorsqu’elle survient après la fin du conflit ; rappelons que ce dernier pris fin officiellement pour la France : le 2 Juillet 1962 à la suite d’un vote unanime du parlement de la loi du 10 Juin 99, qui reconnu l’état de « guerre » en Algérie et l’attribution de la carte du combattant jusqu'à la  date précitée. 

        L’OAS, dernière venue dans le triptyque, pour une analyse objective, fut la résultante difficilement évitable du Sentiment de trahison ressenti par les partisans de l’Algérie Française et d’abandon par la majorité des Français D’Algérie, qui n’avaient aucune confiance quant aux « garanties » proposées par le pouvoir Gaulliste et le FLN. (la suite leur à donné tragiquement raison). 

        Tenant compte de tous ces préalables, les qualificatifs péjoratifs en histoire deviennent des catégories idéologiques utilisées indifféremment suivant le camp dans lequel on se trouve. 

        Mais sur le plan concret de la légalité, toutes les exactions de part et d’autre furent l’objet d’une amnistie réciproque incluse dans les « accords d’Evian » jusqu’au 19 Mars 1962. Les actions suivantes furent ensuite amnistiées jusqu’au 2 Juillet 1962 par la France et les protagonistes, même réhabilites par une loi votée en 1982 sous l’impulsion de François Mitterrand. Voilà tout simplement un rappel des faits utiles indispensables pour un débat historique serein .                                                                          

Jean-François PAYA le 9 Janvier 2007 

RETOUR ORAN 5 JUILLET 1962

23 novembre 2008

-DOCUMENTS -

23 novembre 2008

REMARQUES SUR LE DERNIER LIVRE DE J-MONNERET

Document transmis par J. F. Paya

Chers Amis  ci joint courrier à un compatriote qui se pose des questions j'avoue que je continue de m’en poser aussi après la sortie du dernier livre de Jean Monneret  et il me semble plus à l'aise dans son étude sur le 26 Mars à Alger que pour Oran quoiqu’il semble plus prudent sur les chiffres alors qu"il avait bouclé avec ses "enlevés" signalés par certains JMO qui étaient loin de représenter la totalité des "disparus" qui n’ont pas été signalés à des unités militaires ! Mais au consulat (dont on n’a pas eu les vraies archives du moment) où pas signalés du tout comme je l’ai indiqué au Général Faivre qui les sous estimait (sans donner de raisons pas plus que pour le chiffre de Chevènement (écrit) et que pour "les plaintes" (a multiplier par X) du consul Herly. Courrier confidentiel pour l'instant au sujet du dernier livre (que je suis désolé de devoir critiquer) de Jean Monneret Mais je suis prêt a recevoir des avis contradictoires et nul n"est infaillible ( sauf le pape pour les catholiques !)

Bien cordialement  JF Paya

NB  Viviane m’a répondu et donné des précisions mais j'ai donné la preuve dans mes dossiers qu'il y a eu des archives détruites !


COURRIER copie

        Cher monsieur merci pour vos remarques mais il n'y a aucun "procès d"intention" simplement un débat qui aurait pu rester  entres spécialistes et l’amitié n’a rien a voir ici si je ne suis pas aussi diplômé que nos amis  (juste 2 petites licences) mais j’ai eu l’avantage d’avoir été sur le terrain et resté 2 ans après ce massacre à la base de M El Kébir J Monneret m'a interpellé dans son livre 8 pages) le général Faivre me répond sur les chiffres et ce n’est pas la première fois je suis le plus souvent d’accord avec eux et je vous rappelle ce que j'ai écrit ci dessous mais c"est surtout au sujet des causes de ce drame qu'il y a problème "voir origine des coups de feu "et mes archives car il y en a notamment l’ordre du jour du 5 juillet au matin de l’état major d'Oujda (alors qu'on ne sait pas encore ce qui se passe à Oran ! et sur les témoignages y compris d"Algériens aujourd’hui.

        Enfin voilà un certain nombre de considérations dont a mon avis l'historien devrait rendre compte certes avec une grande prudence mais sans avoir l'air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s'emparer (on l'a vu avec la presse Algérienne) à des fins plus idéologiques qu'historiques ! Dans son dernier livre J M renvoie dos à dos militaires français / OAS et FLN !et il semble justifier "les représailles " du FLN par "la prévalence"de l"OAS à Oran (encore du pain bénit pour les précédents) sans donner beaucoup de sources et d’archives (qui à mon avis n'existent pas) Réf "la guerre d"Algérie en 35 questions"

Je regrette mais le chiffre de Jean  Monneret a paru être donné comme définitif   "ceux qui disent autre chose sont des démagogues ou des idéologues " dixit son interview à l"Algérianiste  et pour ma part je n'ai jamais parlé de 3000 victimes mais j'en reste autours du millier avec les non signalés au consulat d'Oran chiffre aujourd"hui admis par certains chercheurs algériens) d"ailleurs dans les "enlèvements" trouvés dans les JMO par J Monneret  il y a sûrement des gens qui n'ont rien a voir avec le 5 juillet  si ce sont des unités du Bled ) mais pas de note de synthèse ni d"enquête du 2 e bureau comme dito  et RIEN  dans les annexes de son livre. Pour conclure je vous joint un courrier d'un témoin de terrain reçu ce jour et ma réponse qui suivra.

Bien cordialement JF Paya

Courrier   Viviane  EZAGOURI

Suite à votre courrier que j'ai reçu, je vous signale que je suis une fille de disparu, témoin de ce massacre - je suis à votre disposition pour vous donner des amples renseignements sur cette journée qui est restée gravée dans ma mémoire - je vous signale que c'est  l'armée une grande partie des corps qui se trouvaient dans les rues pour ne laisser aucune trace de ce délit -les a enterrés dans des charniers au lieu de les restituer aux familles, il s'agit de plusieurs camions pleins de cadavres - ce jour là la France a abandonné ses nationaux aux mains des assassins barbares .

Excusez moi, je voulais mentionner que l'armée a ramassé une grande partie des corps , aussi, j'ai omis de vous signaler que la gendarmerie détient des photos des cadavres 

NB /   IMPOSSIBLE DE TROUVER CELA DANS LES ARCHIVES ALORS CA N'EXISTE PAS COMME POUR LES EXECUTIONS DU STADE MUNICIPAL pour lesquelles j"ai pu récupérer un seul témoin rescapé grâce à un ami musulman ; MAIS AVEC CETTE THEORIE DES ARCHIVES POUR FAIRE L HISTOIRE (et encore faut'il qu'elles soient fiables) il y aurait des pans entiers de cette dernière qui serait inconnue Voir avec Viviane pour avoir plus de précisions et son avis. Merci à elle d’avance.

JF Paya

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RETOUR ORAN JUILLET 1962

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