Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
popodoran
Publicité
popodoran
Newsletter
Catégories principales
Archives
20 janvier 2011

TRANSPARENCE ET CORRUPTION

LES DEUX MAMELLES DE LA FRANCE

«Je veux une République irréprochable, le Président de la République c’est l’homme de la nation, ce n’est pas l’homme d’un parti, ce n’est pas l’homme d’un clan…je veux des nominations irréprochables….des ministres qui rendent des comptes.  Au fond, je souhaite si vous me faites confiance être le Président d’une démocratie moderne, qui sera exemplaire au regard du monde »

(Nicolas Sarkozy – campagne présidentielle 2007)

            Belle profession de foi en vérité que voilà si la réalisation avait suppléé l’intention mais c’eut été, dès lors, oublier qu’en France nous avons ceci de particulier c’est que les maîtres du pouvoir obéissant à l’instinct qui meut tout vivant à persévérer dans l’être, se sont préoccupés de maintenir leur domination, et de la prolonger au bénéfice de leurs adeptes, s’appliquant à en établir le culte dans les esprits… et depuis des décennies, cela est immuable… d’autant que le quatrième pouvoir –la presse-, selon les circonstances, s’applique régulièrement à entretenir le mouvement ou à le condamner.

            Ici, la « transparence » est devenue un mot à la mode uniquement employé par les hommes politiques à la veille des élections et la vérité transparente, celle qui concerne depuis toujours le peuple français, c’est celle vêtue, si on peut dire de la « tunique » d’Eve, celle que les Princes qui nous gouvernent ont le plus souvent revêtue d’oripeaux, de ces mensonges qui nous font tant de mal. Et ces oripeaux on les retrouve partout…

Lorsque les socialistes, fort inopinément du reste, et sans y avoir cru, arrivèrent au pouvoir en 1981, ils annoncèrent avec faste qu’ils allaient dresser par le menu le bilan dramatique de la gestion de leurs prédécesseurs. On attendit, mais ce fut  comme dit le poète : Parturient montes, nascetur ridiculus mus… La montagne en couches donna le jour à une souris dérisoire…

            Ce n’est pas, naturellement, qu’il n’y eût rien à trouver de répréhensible dans ce qu’avaient fait les giscardo-gaullistes. Tout au long de la Ve République, les scandales se sont succédés mais chacun, selon ses possibilités en a pris sa part : Scandale de Panama, affaire Ben Barka, diamants de Giscard, écoutes de l’Elysée, attentat de l'Observatoire, frégates de Taïwan, sang contaminé, plus près de nous, les emplois fictifs à la Mairie de Paris, la cassette Méry, l’attentat de Karachi, les affaires Clearstream et Woerth-Bettencourt ou celle de l’hippodrome de Compiègne… Dans l'histoire de la République, rares sont les gouvernements qui auront échappé aux scandales…

            Il suffit d’énumérer les « affaires » de ces dernières années pour découvrir un amas de collusions et de compromissions que les douze années de Chirac à l’Elysée (lui-même accusé de « détournements de fonds publics » et « abus de confiance », alors qu’il était Maire de Paris) n’ont cessé d’aggraver... C’est ainsi que le livre de Monsieur Péan: « Un certain Monsieur K » met lourdement en question l'honnêteté de Bernard Kouchner, cet opportuniste transfuge du PS dans le premier gouvernement sarkoziste (qui ne rate pas une occasion de rappeler son engagement pro-FLN durant la guerre d’Algérie), lequel s'est contenté de le traiter de nazi devant ses collègues silencieux. On assiste un pays africain à la dérive mais on commence par lui piquer quelques centaines de milliers d'euros d'honoraires... Monsieur Attali, grand professeur de Morale, a touché ; Monsieur Pasqua a touché ; le fils Mitterrand, l'aîné, a touché ; Roland Dumas a touché... et combien d’autres encore… sans compter ceux qui sont soupçonnés « d’abus de confiance » : Mauroy, Balladur… ceux qui ont défrayé la chronique des scandales : Drey, Blanc, Boutin, Woerth, Estrosi, Amara, Joyandet, Yade… ceux qui ont connu des parodies de jugement : Dumas, Strauss-Khan, Dray, Villepin, Mauroy et ceux qui ont connu la prison tels Jean-Charles Marchiani, ce Parain corse que Pasqua nomma Préfet du Var, deux fois condamné (6 ans de prison en tout) et  Michel Mouillot, ancien bras droit de François Léotard au Parti Républicain et ancien maire de Cannes, également condamné à 6 ans de prison. Concernant Charles Pasqua, homme de réseau redouté par l’ensemble de la classe politique, il a été mis en cause dans une dizaine d’affaires politico-financières depuis les années 2000. Il a été relaxé dans six d’entre elles et condamné à de la prison avec sursis à deux reprises. Le 19 janvier 2011, il est revenu devant la cour d’appel de Paris à propos de « l’Angolagate », cette sombre affaire des commissions sur les ventes d’armes à l’Angola… affaire à suivre. Quant à ce cher Harlem Désir, expert en « leçon de morale », formé politiquement chez les trotskistes, aujourd’hui député européen du PS, il a été condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. De novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il était président de SOS Racisme, il était également salarié par l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants (basée à Lille) en tant que « formateur permanent », il percevait pour cet emploi fictif un salaire mensuel brut de 10 500 francs…

Rappelons aussi qu’Alain Juppé, l’actuel Ministre de la Défense, avait été condamné en 2004 à 18 mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité et que Jean Tibéri, l’ancien Maire de Paris, actuellement député-maire UMP du Ve arrondissement, avait été condamné, en juin 2009, à dix mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité.

            Concernant « l’ardoise » de Jacques Chirac, d’après la revue « Monde et Vie » n° 832 de septembre 2010, l’actuel Mairie PS de Paris a signé un accord aux termes duquel l’UMP va rembourser les emplois fictifs qui valent à l’ancien président de la République d’être poursuivi pour « détournement de fonds publics » et « abus de confiance », des faits remontant aux années 1990. Le premier ministre Fillon a lancé un appel à la clémence envers l’ancien chef d’Etat : « Il est à la fin de son existence et il a beaucoup servi notre pays ». La facture s’élève tout de même à 2,2 millions d’euros… Clémence, générosité ou peur d’un étalage de vérités qu’il vaut mieux ne pas connaître ?...

            Pour autant, la mairie de Paris n’en a pas fini avec les emplois fictifs… Le maire PS, Bertrand Delanoë, qui s’était engagé à ne pas privilégier ses « amis politiques » est en passe de faire mieux que Chirac… Selon Pierre-Yves Bournazel, conseiller UMP de Paris, Delanoë a appliqué dès son intronisation une véritable « préférence socialiste » à l’embauche, notamment celle d’anciens directeurs et directeurs adjoints membres des cabinets ministériels de Jospin ou permanents du PS. De la même manière, il a placé à la tête des Sem d’anciens collaborateurs de ministres PS, Verts ou PC (Lire à cet effet l’article parue dans « Valeurs actuelles » n° 3863 du 9 décembre 2010). De plus, voilà une dizaine d’années qu’il finance également avec l’argent du contribuable une bonne trentaine de postes de syndicalistes de la CGT planqués dans une des mutuelles de la ville, la MCVPAP. Dans un rapport au vitriol, l’inspection générale de la capitale chiffre à 12 million d’euros par an le coût de ce petit cadeau consenti sans aucun fondement juridique à l’organisation de Bernard Thibault… lui-même, grassement payé à ne rien faire… si ce n’est qu’à organiser manifestations et grèves qui empoisonnent l’existence des français... (Lire aussi l’enquête intitulée « L'incroyable dérive financière de la mairie de Paris » dans le numéro de Capital du 28 octobre 2010). Quand à Bernard Tapie, entre autres, il laisse le souvenir d’un homme miné par l’arrivisme et l’amoralité... Que l’on se souvienne de ces mots affligeants à l’endroit des électeurs du Front National « Tous des salauds ! », quelle belle leçon de morale de la part d’un homme ayant construit son personnage sur la magouille, la malhonnêteté, l’égocentrisme, la tartufferie et le fric !  « Je suis un moraliste à rebours »… c’est ainsi qu’il pourrait se juger lui-même…  Et ce n’est pas fini ! L’affaire « Karachi » ; voilà un imbroglio qui démontre à l’envie à quel point les haines et les rancœurs sont tenaces dans ce milieu et combien chacun des protagonistes se préoccupe plus de son avenir politique que du bien-être de ses concitoyens et de la consolidation de la France. Dès lors, ces mots de Georges Clemenceau deviennent criants de vérité : « On succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables ».

            Ces « affaires » à répétition confirment l’effondrement de la moralité publique et l’indécence sans limites d’une caste de sur-privilégiés,  dont le comportement insulte chaque jour un peuple français pressuré de toutes parts. C’est l’ex-journaliste de « Libération », Denis Robert, aux lointaines origines de l’affaire Clearstream, qui résume le mieux ce constat. S’il décrit par le menu l’emprise de la corruption sur la vie politique française, il y exprime aussi toute sa lassitude : « A quoi bon révéler les « affaires » puisque rien ne change ? Comment dénoncer l’arrogance des élus sans tomber dans le « tous pourris ? »… Et ce qui s’est passé le lundi 20 décembre 2010 à l’Assemblée Nationale, en apporte la confirmation.

            Ce jour là, les députés eurent à examiner trois textes de loi concernant « la transparence financière et l’élection des députés ». En langage juridique, il s’agissait de prévoir l’instauration d’une « incrimination pénale » à l’égard d’un député qui ferait « sciemment » une déclaration mensongère à la « Commission pour la transparence financière de la vie politique » (CTFVP) chargée de vérifier « l’évolution » du patrimoine des élus entre le début et la fin de leur mandat et éviter ainsi tout enrichissement par trafic d’influence. Autrement dit, prévoir des sanctions pénales en cas de fausses déclarations de revenus et de patrimoine de la part des élus. Cependant, les députés de l’UMP étaient contre ces textes qu’ils qualifiaient de « dictature de la transparence » et, afin d’en amenuiser le contenu, déposèrent trois amendements visant à empêcher l’accès de la commission aux déclarations fiscales des élus et de leurs conjoints. L’argument de Christian Jacob, le nouveau président du groupe UMP, était plutôt simpliste… pour ne pas dire, simplet : « Je ne sombrerai jamais dans la démagogie du « tous pourris » qui fait les grandes heures du Front National. Il n’y a pas d’un côté les chevaliers blancs et de l’autre ceux qui ont tout à cacher ». Seulement, c’est bien joli de lancer des invectives à tout va, mais ce n’est pas en refusant d’être « contrôlés » que nos braves députés de l’UMP empêcheront les Français de penser que nos élus sont « tous pourris »… à moins qu’ils ne songent à couler Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012. «  Une nation qui produit de jour en jour des hommes stupides achète à crédit sa propre mort spirituelle » disait Martin Luther King. Et comme le remarquait l’éditorialiste du « Républicain Lorrain » : « Il y a de meilleurs moyens de préparer une élection présidentielle que d’adresser de tels bras d’honneur à l’électorat ». Et Jean Cochet, avec pertinence, analyse très bien cette situation dans son article du 23 décembre, extrait du n° 7248 du journal « PRESENT » : « A une époque où l’on projette de retirer aux salariés des primes auxquelles ils avaient droit, les députés eux s’accordent une sorte de « prime à la triche légalisée ». En parfait accord en somme avec ce monde de l’argent où banquiers et financiers apparaissent de plus en plus, aux yeux des citoyens, comme des gangsters autorisés. Les socialistes ont évidemment beau jeu de dénoncer pareille indécence. « Pour un citoyen ordinaire, un vol est passible de trois ans, une escroquerie de cinq ans, mais quand un élu sera pris en flagrant délit de fraude ou d’escroquerie dans sa déclaration de patrimoine, il n’encourra que 30 000 euros d’amende ».

            Nous le constatons chaque jour, la vie politique, en France, n’est pas triste et elle serait même amusante si les hommes politiques de ce pays n’avaient pas en commun la fâcheuse habitude de se moquer du monde. Comme ils ont entendu dire, pendant leurs études, que les hommes d’Etat n’ont pas de scrupules, ils ont cru qu’il leur suffirait de ne pas avoir de scrupules pour être des hommes d’Etat. On ne veut pas affronter une vérité dont on a peur et qu’on cherche à étouffer sous la cagoule des calomnies et des injures. « L’élite c’est l’exemple ou ce n’est rien », disait Céline. Et bien, ce ne sera rien !

            Significatif, et un peu rassurant à la rigueur, est que ce flot de niaiserie embête les Français raisonnables, encore nombreux, qui rêvent d’une République impeccable, inattaquable, et incorruptible. Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des slogans ineptes, des palinodies honteuses, des sondages orientés... Rien dans tout cela qui ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme… par conséquent de l’avenir. Alors, le constat tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : ils nous ennuient… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales.

            En dépit cependant de ce constat affligeant, il suffirait pourtant, j’en suis sûr, de quelques mots brûlants pour enflammer encore ce peuple. Mais, pour lui donner à croire, il faudrait avoir la foi et ces bonimenteurs ne croient même pas en eux-mêmes, car je suis sûr qu’au fin fond de leur conscience, si par hasard ils y regardent, doit gésir la stupeur de se trouver à la place invraisemblablement indue où ils sont. Et c’est ainsi que nous végétons, enquiquinés, dans la platitude marécageuse d’hommes politiques qui ne peuvent plus prétendre à la confiance du peuple.

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

Retour JOSEPH CASTANO.

« Nous n’avons plus de grand homme, mais des petits qui grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l’incompétence qui force le respect » (Pierre Desproges)

-o-o-o-o-o-o-o-

Inénarrable Besson !

            

A propos du débat sur les lieux de prières pour les Musulmans lancé par le FN, le ministre de l’Industrie Eric Besson, cet opportuniste transfuge du PS remarié à une jeune  étudiante tunisienne de 24 ans (il en a 53), a jugé, lundi 20 décembre sur LCI, que « bien sûr il faut construire davantage de mosquées ». « Aujourd’hui, l’Islam est la deuxième religion de France, il faut que les musulmans puissent prier dans des conditions décentes, ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de communes », a-t-il fait valoir. Selon lui, « c’est choquant que les musulmans prient dans la rue mais c’est aussi choquant qu’ils ne puissent pas prier à l’intérieur des mosquées ».

Déjà, alors qu’il était ministre de l’immigration sous le 1er gouvernement Fillon/Sarko, il s’était fait remarquer  en déclarant, sans le moindre scrupule, lors de sa visite dans la Cité des 4000 à la Courneuve : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion ; c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage »… Et le 10 janvier 2010, il s’était prononcé, dans le cadre du débat sur l’identité nationale, en faveur de l’octroi du droit de vote aux étrangers « dans les dix ans à venir »… ce qui fit dire à des députés de l’UMP : « Celui-là, il nous fera perdre les élections ! »

- Monsieur Besson, à vous entendre, il faudrait construire une mosquée dans chaque commune de France : Qui devrait les financer ?

- Vous considérez qu’il n’y a pas assez de mosquées en France ?… Et si l’on inversait le problème ? Des mosquées, il y en a suffisamment dans notre pays de tradition chrétienne. Il lui appartient, de revendiquer ses racines et de ne pas se laisser travestir en colonie de l’Algérie, de l’Iran ou de quiconque d’autre…

Et cette remarque de Jean-Pierre Denis, rédacteur en chef de « La Vie » devrait vous inciter à un peu plus de retenue : « Le christianisme n’est pas violemment éjecté de la sphère publique mais tranquillement banni de tous les espaces de la mémoire collective, de tout notre inconscient culturel. Nous vivons une entreprise de reniement paisible, insidieux, et politiquement correct en diable. »

Le XXe siècle a été marqué par l’affrontement est-ouest : Le bloc communiste contre le monde libre… Le bloc communiste s’est effondré remplacé aussitôt par le drapeau vert de l’Islam et son expansion hégémonique. Malraux avait prédit : « Le XXIe siècle sera religieux ou il ne sera pas. » Et bien, je vous le dis, Monsieur le Ministre, le XXIe siècle sera une guerre sans merci entre la Croix et le Croissant et nous constaterons alors avec effroi que l’islamisme sera autrement plus dangereux que ne l’ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie…

Prenez garde, Monsieur, par vos agissements et vos déclarations à l’emporte pièce, vous préparez insidieusement le lit de l’islamisation de la France. Un jour, vous aurez des comptes à rendre aux Français !   J.C

- Les idioties d’un ministre. Cliquez sur : ¤ Identité Nationale : nos racines

- http://echodupays.kazeo.com/ISLAMISME/LA-FRANCE-EN-DANGER-DE-RACISME-RELIGIEUX,a2124514.html

-o-o-o-o-o-o-o-

- Mr Besson, voilà vos mosquées… et elles sont superbes ! :    http://www.ripostelaique.com/Les-mosquees-envahissent-la-France.html

-o-o-o-o-o-o-o-

- Le Vicaire Général aux Armées donne une leçon de lucidité aux Français anesthésiés, et une leçon de courage à sa propre hiérarchie tant religieuse que militaire : http://www.dioceseauxarmees.catholique.fr/billet-du-vicaire-general/573.html?task=view

… Rien à voir avec cette « perle » de Julien Dray, le député PS issu du trotskisme : « La France n'est plus la fille aînée de l'Eglise »

-o-o-o-o-o-o-o-

- Le saisissant témoignage du Pasteur Saïd, ex-musulman converti au christianisme : Un moment de pur bonheur ! : http://www.christianophobie.fr/videos/le-saisissant-temoignage-du-pasteur-sa

-o-o-o-o-o-o-o-

- Immigration : les cinq records du gouvernement Sarkozy-Fillon en 2010. Cliquez sur : Politique

- Les statistiques officielles de l'immigration en France pour 2010 ne sont pas encore publiées. Mais les statistiques partielles sont sans ambiguïté (...) Cliquez sur :

Lire l'article entier

-o-o-o-o-o-o-o-

- Les politiques français se blanchissent facilement ! Juppé, ex-condamné, nouveau ministre de la Défense : Anormal pour la presse étrangère !… Pour lire la suite, cliquez ici

-o-o-o-o-o-o-o-

Cliquez sur ce lien : 45 000 euros pour le séjour de Rama Yade en Afrique du Sud !

-o-o-o-o-o-o-o-

Cliquez : - http://echodupays.kazeo.com/L-OEIL-DE-CAIN/DEBOUT-LA-FRANCE,a1999406.html

-o-o-o-o-o-o-o-

Quelques perles de nos honorables gouvernants…

- « J’ai dit qu’il n’y a pas un mot du Coran qui prône la violence, la haine, l’extrémisme ». (Nicolas Sarkozy - « Le Parisien » du 26.02.2008)

- « L’islam, c’est le progrès, la science, la finesse, la modernité. Le fanatisme au nom de l’islam c’est un dévoiement de l’islam. Ne pas respecter les droits de la femme au nom de l’islam c’est bafouer l’islam » (Nicolas Sarkozy, le 17.07.2008 salle des arts de l’islam au Louvre).

- Dans ses récents vœux présentés aux autorités religieuses, Nicolas Sarkozy a déclaré (extrait) : « Les résultats d'un sondage qui montrent qu'un trop large tiers des Français considèrent les musulmans comme une menace me préoccupe ». Pour lui, la menace préoccupante ne vient pas de l’islam…. mais « d’un trop large tiers des Français » qui pensent le contraire.

- « La vraie intégration c’est quand des catholiques appelleront leur enfant Mohamed » (Martin Hirsch, ancien ministre du gouvernement Sarko/Fillon, Le news show de Canal plus, le 01.07.2010)

- « La vraie question est la suivante : est-ce que la France est islamo-compatible ? Evidemment oui ! » (Alain Juppe – « Europe 1 », le 9.12.2009)

- « La réalité de l’islam de France aujourd’hui c’est celle d’un islam de paix et de dialogue (François Fillon - 28.06.2010, lors de l’inauguration de la mosquée d’Argenteuil).

- « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… » (Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003)

- Rappelons aussi la prédiction de Dominique de Villepin, le 14.06.2003 alors qu’il était ministre des affaires étrangères : « La dimension islamique fait partie intégrante de l’Europe. Les musulmans européens représentent une chance que nos sociétés doivent saisir pour se projeter dans l’avenir. Oui l’islam a toute sa place dans l’Europe, d’ores et déjà et davantage encore à l’avenir. Aujourd’hui  ni l’islam ni le christianisme ne sont des religions violentes. »

Allez donc dire cela aux chrétiens d’Orient persécutés qu’ils sont ! Comment, avec de telles déclarations ineptes et inconscientes, peut-on espérer enrayer la progression de l’Islam en France et du fanatisme islamique qui en découle ? Que souhaitent donc en réalité nos gouvernants ? La fin d’une France chrétienne ?

- Pourquoi ne pas réfléchir, plutôt, à cet avertissement du philosophe Michel ONFRAY, quand il annonce la « mort de l’occident » qui, installé sur son « canapé », ne pourra s’opposer à un islam dont les enfants sont prêts à mourir pour sa victoire » ?

- Pourquoi vouloir à tout prix négliger ce verset du Coran (47 : 4) ? : « Quand vous rencontrez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage. » ?

-o-o-o-o-o-o-o-

Enfin ! Un film long métrage sur l’histoire de l’Algérie française inspiré du remarquable roman historique d’Anne Cazal : « Le Ravin Rouge »
http://echodupays.kazeo.com/HISTOIRE-DE-FRANCE-EN-ALGERIE/UN-FILM-SUR-NOTRE-HISTOIRE,a2092058.html

-o-o-o-o-o-o-o-

Conférence sur : « LA KAHENA »

(La fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa au VIIe siècle à l’invasion arabe de l’AFN)

« Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, en partie conquis à la foi chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de La Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute…

Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons. L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche… »

            C’est en s’appuyant sur les travaux des plus éminents historiens que le conférencier retrace avec l’émotion, l’amour et la passion qu’on lui connaît pour sa défunte terre française d’Algérie, l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple.

- Cette conférence, organisée par le Cercle algérianiste de Franche Comté / Bourgogne, sera donnée par José CASTANO, le Samedi 26 mars, 10h30, au Centre Social Docteur Feït, rue de Pavigny à LONS LE SAUNIER (39000) – entrée gratuite – et sera suivie d’un repas (facultatif). Renseignements et inscriptions au 03.84.81.94.94 ou 06.01.91.07.68

-o-o-o-o-o-o-o-

Objet : De l'impartialité des médias... Le coup de gueule du Général ROUDEILLAC à propos des deux Français tués au Niger

http://www.monsieur-legionnaire.org/index.php?option=com_content&view=article&id=534:limpartialite-des-medias&catid=36:ethique&Itemid=89

-o-o-o-o-o-o-o-

- Alors que les médias rappellent quotidiennement l’enlèvement de deux journalistes en Afghanistan et qu’un comité de soutien a été créé pour leur libération, nous rappelons également que depuis le 19 mars 1962, cela fera, au 31 janvier 2011, 17849 jours que des milliers de Français d’Algérie ont été enlevés dans la plus grande indifférence sans que les « bonnes consciences » de ce monde n’élèvent la moindre protestation. Ne les oublions pas.

-o-o-o-o-o-o-o-

Pour revoir:

Tous les articles de José CASTANO, cliquer sur : - Mes Articles -

Ses ouvrages, cliquez sur : -Ma Bibliographie –

Ses conférences, cliquez sur : - Mes Conférences –

Sa biographie, cliquer sur : - Ma Biographie -

En application des articles 27 et 34 de la loi dite "Informatique et libertés" No 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit de modification ou de suppression des données qui vous concernent. Vous ne recevrez jamais des courriels commerciaux ou pièces jointes de publicité de notre part.

Vous pouvez vous rayer de cette diffusion à tout moment en faisant :  Tapez « NON » 

-o-o-o-o-o-o-o-

Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit"

Publicité
5 mai 2010

CE QU'EN DIT LA PRESSE

- HORS LA LOI -  DE RACHID BOUCHAREB

http://www.parismatch.com/Culture-Match/Cinema/Actu/Cannes-2010-pluie-de-stars-sur-le-tapis-rouge-178834/

Jeudi, en fin de matinée, les organisateurs du 63e Festival de Cannes dévoileront une partie du programme qui tiendra en haleine les cinéphiles du 12 au 23 mai prochain. Et comme chaque année, les stars seront au rendez-vous de la Croisette.

Yannick Vely - Parismatch.com

Le retour de la grande classe américaine. Après un cru 2009 riche en stars françaises – Johnny Hallyday, Sophie Marceau, Monica Bellucci, Charles Aznavour – pour ne citer que les plus illustres, le 63e Festival de Cannes qui se déroulera du 12 au 23 mai prochain fera la part belle à Hollywood. L’an passé, d’aucuns – mais pas les cinéphiles – avaient regretté la maigre présence du cinéma américain sur le tapis rouge, malgré le beau trio que formaient «Là-haut», «Inglourious Basterds» et «Taking Woodstock». 2010 permettra aux organisateurs de la manifestation de rectifier le tir, même si Thierry Frémaux et son équipe n’ont pas encore mis le point final à la liste qu’ils entendent dévoiler jeudi prochain. Le très officiel «Variety» dans son édition de dimanche, a confirmé un certain nombre de rumeurs quant à la présence en sélection officielle de quelques poids lourds US.

Outre «Robin des Bois», en ouverture, et son casting de stars – Russell Crowe, Cate Blanchett pour ne citer que les principales-, sont attendus en ou hors compétition «Tree of Life» de Terrence Malick, avec Brad Pitt et Sean Penn, «Wall Street: Money Never Sleeps» d’Oliver Stone – première passage sur la Croisette en compétition ?- avec Michael Douglas et Shia LaBeouf, «You Will Meet a Tall Dark Stranger», de Woody Allen, avec Antonio Banderas, Naomi Watts et Freida Pinto. Déjà cités, Naomi Watts et Sean Penn pourraient monter les marches une seconde fois pour «Fair Game» de Doug Liman, alors que l’on attend également Johnny Depp pour «The Rum Diary» si le film est sélectionné. Quant au buzz du moment – non démenti par «Variety», il propulserait sur le tapis rouge Leonardo DiCaprio et Marion Cotillard sur le tapis rouge pour «Inception» de Christopher Nolan («Batman : Le Chevalier noir»), un thriller de science-fiction annoncé comme le nouveau «Matrix». «Variety» a néanmoins mis fin à quelques spéculations. «Hereafter» de Clint Eastwood avec Cécile de France, «Black Swan» de Darren Aronofsky, avec Natalie Portman et enfin «Restless» de Gus van Sant avec Mia Wasikowska, (l’Alice de Tim Burton) ne seront pas prêts à temps pour une projection sur la Croisette… «Miral», de Julian Schnabel avec Hiam Abbass, devrait en revanche être retenu sous la bannière étoilée.

Jean Dujardin, MélanieThierry, Juliette Binoche…

Les stars françaises ne seront pas en reste, même si, et c’est le jeu classique des pronostics cannois, les incertitudes restent nombreuses. Sont pressentis pour figurer parmi les chasseurs de Palme d’Or, «Carlos» d’Olivier Assayas avec le futur prix d’interprétation Edgar Ramirez (je mouille ma chemise, Ndlr), «Le Bruit des glaçons» de Bertrand Blier, avec Jean Dujardin et Albert Dupontel, «La Princesse de Montpensier» de Bertrand Tavernier avec Mélanie Thierry et Lambert Wilson, «Le Balcon sur la mer» de Nicole Garcia, avec de nouveau Jean Dujardin, «Les petits Mouchoirs» de Guillaume Canet, avec François Cluzet et Marion Cotillard, et enfin «Hors-la-loi» de Rachid Bouchareb, avec la même équipe qu’«Indigènes». Présente sur l’affiche du festival, Juliette Binoche devrait elle fouler le tapis rouge pour «Copie Conforme» de l’Iranien Abbas Kiarostami. «Potiche» de François Ozon, avec Catherine Deneuve, Gérard Deparidieu et Fabrice Luchini, ne figure plus sur les tablettes des sites spécialisés, ce qui est mauvais signe…

Javier Bardem, GemmaArterton, Patti Smith...

Rendez-vous incontournable du septième art, le Festival de Cannes fera bien sûr la part belle aux cinématographies européennes, sud-américaines et asiatiques. Javier Bardem devrait ainsi mettre son plus smoking pour «Biutiful», un polar du cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu («Babel»), le Japonais Takeshi Kitano présenterait son nouveau film «Outrage», un polar dans la veine de «Sonatine» et la divine Gemma Arterton pourrait incarner la tentation dans «Tamara Drewe» de Stephen Frears. Toujours au rayon du cinéma d’auteur, on guettera la présence en sélection officielle de l’Argentin Pablo Trapero pour «Carancho», de l’Anglais Mike Leigh pour «Another Year», du Roumain Cristi Puiu pour «Aurora», des annoncés sulfureux «The Essence of Killing» de Jerzy Skolimowski (avec Vincent Gallo en taliban) et «The Revenge» de Susanne Bier, du premier film de fiction de l’excellent Wang Bing, l’auteur «A l’ouest des rails», du Hongrois Béla Tarr pour «The Turin Horse» ou encore de deux représentants sud-coréens, Lee Chang-dong avec «Poetry» et Im Sang-soo avec «The Housemaid».

Enfin, les plus mélomanes guetteront les premiers pas de la rockeuse Patti Smith devant la caméra de l’horloger suisse du cinématographe, Jean-Luc Godard pour «Film Socialisme», son nouvel opus à la bande-annonce des plus… intrigantes. Verdict le 15 avril prochain.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/cannes-tavernier-amalric-et-bouchareb-en-competition-15-04-2010-887821.php

CINEMA

Cannes : Tavernier, Amalric et Bouchareb en compétition

S.M. | 15.04.2010, 12h23 | Mise à jour : 17h45

L'organisation du Festival de Cannes a dévoilé jeudi matin, dans les salons du Grand Hotel à Paris, la sélection officielle de la 63e édition qui se tiendra du 12 au 23 mai prochain. On connaissait déjà le film d'ouverture, le «Robin des bois» de Ridley Scott, l'identité de la maîtresse de cérémonie en la belle Kristin Scott Thomas et le nom du président du jury en la personne de Tim Burton.

On découvre maintenant la sélection officielle.


Au menu de cette quinzaine, des barons de la caméra avec la présence - habituelle - de Woody Allen avec «You Will Meet a Tall Dark Stranger», Oliver Stone et la suite de son «Wall Street», «Wall Street: l'argent ne dort jamais», ou encore Stephen Frears et «Tamara Drewe». Les trois films seront présentés hors compétition. Trois films aux montées des marches qui s'annoncent somptueuses : Naomi Watts, Anthony Hopkins, Antonio Banderas, Josh Brolin, Gemma Arterton ou Michael Douglas...

Terence Mallick «pas prêt»

Les films en compétition ne seront pas en reste... Manquera néanmoins le très attendu film de Terrence Malik, «The tree of life», avec Brad Pitt et Sean Penn. Il n'est «pas prêt pour le moment», a indiqué Thierry Frémeaux, directeur général du festival, au moment de dévoiler la sélection. Même si le film a été tourné il y a plus de deux ans, le montage n'est toujours pas abouti et il ferait encore plus de trois heures... Un doute plane encore sur sa présence... 

Parmi les seize films en lice pour la Palme d'or, Mike Leigh, Palme d'or en 1996 avec «Secrets et mensonges», reviendra avec «Another year», ainsi que le Mexicain Gonzales Inarritu, metteur en scène de «Babel» avec Brad Pitt, qui présentera cette année «Biutiful», avec Javier Bardem. Le réalisateur de «La mémoire dans la peau», Doug Liman, présentera quant à lui son thriller politique «Fair Game» avec Sean Penn et Naomi Watts. Très attendus aussi, «Copie conforme», de l'Iranien Abbas Kiarostami, avec Juliette Binoche, ou encore «Outrage», du Japonais Takeshi Kitano.

Dans la compétition officielle, le cinéma français sera représenté par Mathieu Amalric avec «Tournée», Bertrand Tavernier avec «La princesse de Montpensier» avec Mélanie Thierry et Gaspard Ulliel, et Rachid Bouchareb avec «Hors la loi» avec Roschdy Zem, Sami Bouajila et Jamel Debbouze. Dans la section Un autre regard, le chef de file de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard, présentera son «Socialisme» que l'on peut déjà voir sur le net, mais en accéléré.

Le jury

Présidé par Tim Burton, le jury du Festival de Cannes sera composé de l'actrice anglaise Kate Beckinsale, de l'écrivain français Emmanuel Carrère, de l'acteur américain Benicio del Toro, du réalisateur espagnol Victor Erice, du directeur du Musée national du cinéma, en Italie Alberto Barbera, du réalisateur indien Shekhar Kapur et de l'actrice italienne Giovanna Mezzogiorno.

En compétition pour la Palme d'or

«Poetry», de Lee Chang-Dong

«Tournée», de Mathieu Amalric

«Copie conforme», de Abbas Kiarostami, avec Juliette Binoche

«Fair game», de Doug Liman

«La princesse de Montpensier», de Bertrant tavernier

«Another Year», de Mike Leigh

«Biutiful», de Alejandro Gonzalez Innaritu

«Des hommes et des dieux», de Xavier Beauvois

«Hors la loi», de Rachid Bouchareb

«Housmaid», de Im Sang-soo

«Outrage», de Takeshi Kitano

«Un homme qui crie», de Mahamat Haroun

«La nostra Vita», de Daniele Luchetti

«Utomlyonneye Solntsem 2», de Nikita Mikhalkov

«You my Joy, de Sergei Loznitsa

«Loong Boonmee Raleuk Chaat», d'Apichatpong Weerasethakul

Un autre Regard

«Blue Valentine», Derek Cianfrance

«O estranho caso de angélica», Manoel De Oliveira

«Les amours imaginaires», Xavier Dolan

«Lo labios», Ivan Fund, Santiago  Loza

«Simon Werner a disparu», Fabrice Gobert

«Film socialisme», Jean-Luc Godard

«Unter dir die stadt», Christoph Hochhäusler

«Rebecca H. (Return to the dogs)», Lodge Kerrigan

«Pàl Adrienn», Ágnes Kocsis

«Udaan», Vikramaditya  Motwane

«Marti, dupa craciun», Radu Muntean

«Chatroom», Hideo Nakata

«Aurora», Cristi Puiu

«Ha ha ha», Hong Sangsoo

«Life above all», Oliver Schmitz

«Octubre», Daniel Vega

«R U There», David Verbeek

«Rizhao chongqing», Xiaoshuai Wang

Séances de minuit

«Kaboom», Gregg Araki 

«L'autre monde», Gilles Marchand

Séances spéciales

«Inside job», Charles Ferguson 

«Over yout cities grass will grow», Sophie Fiennes   

«Nostalgia de la luz», Patricio Guzman

«Draquila - L'Italia che trem», Sabina Guzzanti

«Chantrapas», Otar Iosseliani   

«Abel», Diego Luna

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.tsa-algerie.com/culture-et-media/rachid-bouchareb-en-selection-officielle-au-festival-de-cannes_10307.html

Rachid Bouchareb en sélection officielle au festival de Cannes

Hakim Arous

L'Algérie sera présente en sélection officielle au prochain festival de Cannes. Le réalisateur algérien Rachid Bouchareb a été choisi par le comité du festival avec son dernier film Hors la loi. Le film raconte l'histoire de trois frères après la deuxième guerre mondiale au sein de la Fédération de France du FLN dans son combat pour l'indépendance de l'Algérie.

Après le très récompensé Indigènes – prix d'interprétation collective pour ses acteurs au festival de Cannes 2006, Bouchareb poursuit donc son travail sur l'histoire récente de l'Algérie. Dans le casting de cette coproduction franco-algérienne, on retrouve notamment Djamel Debbouze.

La 63e édition du festival international du cinema de Cannes se déroulera du 12 au 23 mai prochain.

15/04/2010 | 12:03 |

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2010/04/15/festival-de-cannes-trois-films-francais-en-competition-pour-la-palme-d-or_1334007_3476.html

Compte rendu

Festival de Cannes : trois films français en compétition pour la Palme d'or

LEMONDE.FR | 15.04.10 | 12h59  •  Mis à jour le 15.04.10 | 13h57

Lors de la traditionnelle conférence de presse du Festival de Cannes, jeudi 15 avril, boycottée cette année par les agences de presse en raison d'un conflit sur la couverture vidéo, les organisateurs ont annoncé, notamment, la sélection de trois films français dans la compétition officielle (pour la célèbre Palme d'or) :

Tournée de Mathieu Amalric, Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois, et La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier.

Sera également en lice dans cette Sélection officielle, un film du réalisateur français d'origine algérienne Rachid Bouchareb, Hors la loi, qui devrait représenter l'Algérie.

A noter aussi la présence d'un seul film américain en compétition pour la Palme : Fair Game, une adaptation par Doug Liman des Mémoires de l'agent de la CIA Valérie Plame Wilson, avec Sean Penn et Naomi Watts dans les rôles principaux.

Les organisateurs ont également dévoilé la liste des membres du jury présidé cette année par Tim Burton : Kate Beckinsale, actrice britannique ; Giovanna Mezzogiorno, actrice italienne ; Shekhar Kapur, acteur, réalisateur et producteur indien ; Emmanuel Carrère, écrivain, scénariste, réalisateur français ; Benicio del Toro, acteur et réalisateur américain (Porto Rico) ; Victor Erice, réalisateur espagnol ; Alberto Barbera, directeur du Musée national du cinéma (Italie).

Le Monde.fr

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.lexpress.fr/culture/cinema/hors-la-loi-de-rachid-bouchareb_885279.html

En compétition pour la Palme d'or

Hors-la-loi, de Rachid Bouchareb

Par Emmanuel Cirodde, publié le 15/04/2010 à 10:00

Le film en une phrase: Quatre ans après Indigènes, Rachid Bouchareb ne change pas une équipe qui gagne!

L'enjeu: On se souvient tous de cette fameuse image du casting masculin d'Indigènes montant sur scène à Cannes et entonnant un mémorable "C'est nous les Africains qui revenons de loin, venant des Colonies pour sauver la patrie!" Le quintette formé par Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan fêtait en musique un prix d'interprétation collectif pour cette histoire de soldats oubliés de la la première armée française recrutée en Afrique et envoyés en première ligne.
Hors-la-loi devrait débuter là où s'arrêtait Indigènes. On y suivra le destin de trois frères algériens installés en France (Bouajila, Debbouze et Zem), deux d'entre eux militant sans relâche pour l'indépendance de leur pays, le troisième se montrant plus sceptique. Le tout sur fond d'événements politiques tragiques et de manifestations pour l'indépendance de l'Algérie de plus en plus nombreuses. Rachid Bouchareb continue ainsi sa réflexion sur l'identité et les racines, qui était déjà au cœur des films Little Sénégal ou Cheb. On lui souhaite en tout cas que sa nouvelle épopée connaisse le même sort heureux qu'Indigènes!

L'info en plus: Jamel Debbouze à Cannes, ce sont deux visages: celui victorieux sur scène au milieu de ses camarades d'Indigènes, et celui du trublion qui a enflammé les plateaux télé. On se souvient de son duo fatal avec Laetitia Casta ou face à Andy Garcia. La suite de sa carrière cannoise devrait logiquement plus se dérouler sur grand écran.


http://www.humanite.fr/article2764726,2764726

Le Festival de Cannes se met en ligne

Le 63e Festival de Cannes a présenté sa sélection.

C’était hier la conférence de presse qui mettait fin aux attentes et aux rumeurs qui ne manquent pas de circuler à la veille du Festival. Le délégué général, Thierry Frémaux, présentait la sélection – pas totalement achevée – dont il est responsable. Le président du Festival Gilles Jacob (notre photo) précisait que le cinéaste iranien Jafar Panahi, persécuté dans son pays, était très officiellement invité par le Festival. Il incitait ensuite à la fréquentation du site modernisé du Festival sur lequel tout un chacun devrait pouvoir suivre l’actualité cannoise, désormais accessible dans huit langues dont l’arabe et le chinois. Une dimension planétaire qui se lit dans la sélection, bien que la compétition, soumise à un jury que préside cette fois Tim Burton, ne se joue pas sous la bannière des pays mais celle des auteurs. Mathieu Amalric passe derrière la caméra pour un premier long métrage, Tournée, qui se retrouve en compétition officielle aux côtés de deux autres réalisateurs français, Xavier Beauvois et Bertrand Tavernier. Rachid Bouchareb présentera son Hors la loi. Concourent également deux cinéastes coréens (Im Sang-soo et Lee Changdong présent il y a peu avec Secret sunshine). Des noms connus opèrent leur retour, ainsi de Mike Leigh, Nikita Mikhalkov, Abbas Kiarostami ou Takeshi Kitano. Woody Allen souhaitait une présentation hors compétition, ce qui sera le cas. Jean-Luc Godard, qui ne voulait pas figurer dans la sélection officielle, présentera Film Socialisme dans le cadre de « Un certain regard ». Section à la sélection particulièrement alléchante dans laquelle on trouve notamment Manuel de Oliveira .

Dominique Widemann


http://www.lexpressiondz.com/article/3/2010-04-17/75373.html

                                              

63E FESTIVAL DE CANNES

Sétif 1945 sera à Cannes en 2010!...
17 Avril 2010 - Page : 24

Et de deux! Rachid Bouchareb est de nouveau en lice, et l’Algérie avec lui, pour la course à la Palme d’Or...

Ainsi donc et en termes de participation, l’Algérie reste détentrice d’un record unique dans les annales du cinéma arabe... Chapeau! Hors la loi a été choisi parmi les... 1665 longs métrages visionnés depuis octobre dernier par le comité de sélection.


Le mérite de Rachid Bouchareb n’est que plus grand. Sans même titiller un quelconque ego, il est permis de dire que, d’ores et déjà, l’auteur d’Indigènes a gagné le premier set et non des moindres en offrant, à plus de 4000 journalistes et des centaines de professionnels du cinéma, une visibilité à l’acte fondateur du soulèvement de Novembre 1954, que furent les manifestations du 8 Mai 1945. Exactement, 55 années après le massacre de 45.000 Algériens par une armée coloniale convaincue de son impunité...
Le bunker, qui fait office de Palais des festivals, va vivre, sans nul doute, durant 131 minutes, des moments historiques... Cela coïncidera aussi avec la nouveauté sur le Web du festival, le lancement de huit versions dont une en langue arabe! Le hasard du timing fera aussi qu’une autre région d’Algérie, celle de Médéa, fera également parler d’elle puisque Xavier Beauvois concourra sous la casaque française avec Des hommes et des dieux qui revient sur l’enlèvement par les terroristes de l’ex-GIA, en 1996, des moines de Tibihirine et leur fin tragique. Le tournage a eu lieu entre décembre et janvier derniers, au Maroc, dans les montagnes de Meknès. L’Afrique sera également présente et c’est aussi un grand motif de satisfaction avec un film tchadien Un Homme qui crie de Mahamat-Saleh Haroun. Le studieux cinéaste de N’djamena avait été en compétition à la Mostra de Venise avec Daratt en 2006. Jamais deux sans trois? Exact! Un troisième réalisateur africain, de Johannesburg celui-là, Olivier Schmitz, sera aussi sur la Croisette pour montrer La Vie avant tout dans la section «Un Certain regard». Dans cette même catégorie vont se croiser le doyen du cinéma,102 ans (présumé!) Manoel de Oliveira et un jeune prodige québécois, Xavier Dolan,qui avait fait l’événement à Cannes en 2009 avec J’ai tué ma mère, écrit à 17 ans et qui décrocha trois prix! Mais il y aura aussi le maître, Jean-Luc Godard, Film socialisme dont la présence à «Un Certain Regard» se justifie d’une manière plus ou moins originale. En effet, la seule condition que le cinéaste suisse a posé aux organisateurs, c’est que son film soit projeté à la salle Debussy et non à la salle Lumière où sont programmés les postulants à la Palme d’Or! Il est vrai que le Debussy avait été inclus dans la première phase des travaux de rénovation du Palais. Le reste sera achevé d’ici 2012. A cette date, les 80.000 mètres carrés, l’actuel Palais, inauguré en 1982, auront subi un véritable lifting pour un coût évalué à 130 millions d’euros.

Rappelons que le Palais des festivals crée 19.000 emplois, directs ou indirects, selon le service de communication du Palais. Il génère des retombées économiques pour la ville et la région, évaluées à 900 millions d’euros. Le calcul est simple... L’opération est largement amortissable.


http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=25661

63e édition du Festival international du cinéma de Cannes

  "Hors la loi" de Rachid Bouchareb en compétition officielle 

  Plus de suspens autour du dernier né, " Hors la loi " de Rachid Bouchareb ! cette superproduction qui a coûté la bagatelle de 19,5 millions d'euros sera en compétition officielle à la 63e édition du Festival international du cinéma de Cannes. La liste des films en compétition a été rendue  publique jeudi à Paris.

C'est la deuxième fois que le réalisateur algérien participe à la plus grande fête du cinéma au monde. En 2007, l'auteur de " Cheb " participait à Cannes avec son mémorable " Indigènes " et a même raflé des prix d'interprétation masculine pour Djamel Debbouz et Samy Naceri, époustouflants dans le film. Cannes 2010 est prévu entre le 12 et le 23 mai prochain et sera marqué par la participation de quinze longs-métrages de diverses nationalités qui brigueront la prestigieuse Palme d'Or, décernée au meilleur film ainsi que les autres prix comme ceux de l'interprétation masculine et féminine entre autres. "Hors la loi", une coproduction algéro-française, s'inscrit dans le prolongement du film "Indigènes", consacré à la participation de soldats des anciennes colonies françaises au deuxième conflit mondial. Le premier coup de manivelle de ce film a été donné l'an dernier dans la ville de Sétif. L'avant-première de ce film n'aura pas lieu à  Sétif comme l'avait promis son réalisateur, ça sera Cannes d'abord!  D'une durée de 2h30, ce long- métrage est selon le réalisateur " une des plus grosses productions maghrébines et africaines, d'autant plus qu'elle est dotée d'un budget de 19,5 millions d'euros. Cette co-production algéro-franco-belge est soutenue par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et Khalida Toumi, ministre de la Culture. " soulignera le cinéaste ajoutant que le scénario est coécrit par Olivier Lorelle et lui-même. Comme le film fait suite à Indigènes, il s'agira ainsi de rétablir une vérité historique se rapportant aux événements sanglants du 08 mai 45 qui a coûté la vie à des milliers d'algériens qui manifestaient pour l'indépendance. " Indigènes " qui a été vu par Jacques Chirac, l'ex-président français, avait permis de réparer une injustice subie par les anciens combattants indigènes, lesquels ne percevaient que 5 ou 10 euros par trimestre. Le chef de l'Etat, qui n'est pas resté insensible devant le sacrifice de plus de 150 000 algériens, a usé de tout son pouvoir pour qu'une loi soit votée à cet effet. Toujours dans le registre de l'histoire et de la politique, " Hors la loi retrace en fait le parcours de trois frères dont la famille a été chassée et qui ont survécu aux massacres de Sétif en 1945. Ils se retrouvent ensuite en France et s'engagent dans la Révolution. La bataille de Paris, qui oppose le FLN à la police française, va les broyer, les déchirer pour conquérir le droit d'être des hommes à part entière. " annonce encore le cinéaste qui veut à travers le cinéma, " mettre la lumière sur une partie de l'histoire commune des deux nations". Rachid Bouchareb a choisi les mêmes comédiens que dans Indigènes à savoir les têtes d'affiches françaises tels Djamel Debbouz, Samy Naceri, en plus de Roschdy Zem, Sami Bouadjila, Larbi Zekkal, Ahmed Benaïssa, Chafia Bouadraâ et Mourad Khan, qui seront aux côtés de 2 000 figurants ! Rien que ça ! Le tournage a eu lieu respectivement à Sétif, Kherrata, en France et en Allemagne. Le dossier des événements du 8 Mai 1945 est l'un des plus importants sujets de discorde entre l'Algérie et la France qui refuse toute idée de repentance. Les projets de Rachid Bouchareb dont le dernier film London river a été diffusé en 2009 en exclusivité sur Arte, n'en resteront pas là. Le cinéaste prépare une trilogie qui traite de la relation entre les Etats-Unis et le Monde musulman en général, et arabe en particulier. " Je vais, à travers trois films, traiter, à ma façon, les relations entre les USA et le Monde arabe. Deux films seront tournés en Amérique. Les péripéties du troisième se dérouleront au Moyen-Orient. Ce gigantesque projet est presque ficelé, d'autant plus que deux scénarios sont achevés. " a t-il soutenu.

Yasmine Ben 


http://www.elwatan.com/Festival-de-Canne-2010-Ecrans

Festival de Canne 2010 : Écrans algériens sur la Croisette

En mai, fais ce qu’il te plaît et profite des beaux films à Cannes. Comme chaque année, le programme du Festival de la Croisette vient d’être révélé. Deux films présentés en sélection française relatent l’histoire algérienne, dont un sur les moines de Tibhirine.

Lyon, de notre correspondant

L’Algérie sera disséquée, analysée, mise en débat et en perspective à Cannes (du 12 au 23 mai) cette année, grâce à deux films présentés en sélection officielle française. Il est loin le temps où les instances de la cinématographie algérienne présentaient à Cannes de belles réalisations, comme ce fut le cas notamment avec le magnifique Chroniques des années de braise de Lakhdar-Hamina (Palme d’or 1975). Ne gâchons pas pour autant notre plaisir de voir l’Algérie sur l’une des plus belles scènes mondiales du cinéma. Les deux films, au-delà des commentaires à venir, sont du reste très attendus.

Le premier, Des hommes et des dieux, au titre pourtant provisoire au moment du tournage au Maroc à la fin de l’année dernière, relate pour la première fois l’enlèvement des moines trappistes dans leur monastère près de Médéa, en mars 1996 (lire El Watan, 7 décembre 2009). Y aurait-il une anguille politique sous la roche cinématographique ? Qu’est-ce qui se cache sur les écrans blancs des salles obscures, alors qu’en 2009 la remise en cause de la mort officielle des sept religieux, par un général français à la retraite, avait soulevé un tollé diplomatique entre la France et l’Algérie ? Les moines sont incarnés à l’écran, par Olivier Rabourdin (frère Christophe), Lambert Wilson (le prieur de Tibhirine), Christian de Chergé ou encore Michael Lonsdale (le doyen, frère Luc). monteront-ils les marches du Palais du festival en compagnie du réalisateur Xavier Beauvois, à qui l’on doit un précédent film sur la guerre d’Algérie, Le petit lieutenant.

L’image du drame serait anéantie par ce court-circuit médiatico-people. Le deuxième film, sous la bannière française, est le dernier né de Rachid Bouchareb, dont on ne sait pas encore s’il concourra pour l’Algérie. Il nous offre enfin Hors-la-lois, histoire qui commence en 1945, lors des balbutiements du déclenchement de la guerre de Libération nationale, après les terribles répressions du 8 mai 1945, pour continuer dans les premières années de la lutte. Ce film, après la parenthèse de London river (sur les clandestins en Angleterre), se veut pour Bouchareb être une suite chronologique d’Indigènes.

Djamel Debouze and co... medy

Le film sortira sur les écrans en France en septembre prochain. Un acteur commun aux deux films présentés à Cannes est Roschdy Zem, que l’on peut voir actuellement sur les écrans français dans Tête de Turc, premier film de Pascal Elbé. Les deux autres films français présentés sont Tournée de Mathieu Amalric, et La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier. Quant aux autres œuvres présentées à Cannes, elles représentent treize pays. On citera les cinéastes Alejandro Inarritu, Takeshi Kitano, Kiarostami, Mike Leigh, Nikita Mikhalkov ou encore Apichatpong Weerasethakul. Le jury sera présidé par Tim Burton qui triomphe actuellement sur les écrans avec Alice au pays des merveilles. Le doyen des cinéastes mondiaux, le Portugais Manuel de Oliveira, 102 ans, présentera son nouveau film, dans la section « Un certain regard ».

Par Walid Mebarek

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

http://www.afrik.com/article19564.html

Cannes 2010 : l’Afrique en compétition

Mahamet Saleh Haroun et Rachid Bouchareb sélectionnés

Nous l’avions espéré, nous l’avons eu. Alors qu’en 2009 aucun film africain n’avait eu l’opportunité d’être en compétition sur la Croisette – Min Ye de Souleymane Cissé étant présenté hors compétition – l’année 2010 fait honneur au cinéma africain en sélectionnant deux réalisateurs déjà primés dans de nombreux festivals : le tchadien Mahamet Saleh Haroun et le franco-algérien Rachid Bouchareb.

mercredi 21 avril 2010 / par Claire Diao

Le jeudi 15 avril 2010 s’est tenue la conférence de presse tant attendue du 63e Festival de Cannes. L’occasion pour Gilles Jacob, président du festival et Thierry Frémaux, délégué général, d’annoncer la sélection 2010. Si le jury officiel présidé par le réalisateur américain Tim Burton ne compte aucun artiste africain, la sélection officielle de film propose, elle, deux longs-métrages africains : Un homme qui crie n’est pas un ours de Mahamet Saleh Haroun et Hors-la-loi de Rachid Bouchareb.

Ils nous avaient déjà émerveillés par leurs précédents films, l’un proche des exilés, des immigrés et de l’Histoire (Little Sénégal, Indigènes, London River), l’autre s’intéressant au retour au pays, à l’absence du père et à la vengeance (Bye Bye Africa, Abouna, Daratt). Si Rachid Bouchareb et Mahamat Saleh Haroun vivent en France, il est à souligner que leur source d’inspiration provient essentiellement du continent africain. Pour l’un, filmer les immigrés et les soldats « indigènes » reflète un besoin puissant de témoigner d’une Histoire encore trop douloureuse entre la France et ses anciennes colonies (même si certains de ses films se déroulent aux États-Unis – Little Sénégal – ou en Angleterre – London River). Pour l’autre, l’un des seuls réalisateurs de longs-métrages de son pays, dépeindre la situation politique dramatique qui perdure au Tchad est un défi, sauf lorsqu’il s’essaie à la comédie (Sexe, gombo et beurre salé) qui touche avec justesse la situation d’une famille africaine vivant en France entre tradition culturelle et modernité des mœurs.

Pas de Palme d’Or pour l’Afrique depuis 1975

Pour l’un comme pour l’autre, les festivals de cinéma internationaux ont déjà déroulé le tapis rouge. Bouchareb, l’aîné, l’ancien, a permis à l’ensemble de ses acteurs (Zem, Debbouze, Naceri, Blancan, Bouajila) de décrocher le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes 2006 avec son film Indigènes. En 2009, c’est le festival de Berlin qui récompense feu Sotigui Kouyaté, son fidèle comédien décédé la semaine dernière, d’un Ours d’argent du meilleur acteur. Haroun, le discret, le penseur, s’évertue davantage à faire jouer des comédiens inconnus, puisant dans leur vitalité pour trouver la justesse de son propos. Ainsi Daratt, saison sèche reçoit en 2006 le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise et l’Etalon de Bronze du FESPACO en 2007. Autant de prix qui font de nos deux réalisateurs de remarquables compétiteurs pour cette 63e édition du Festival de Cannes.

Car rappelez-vous, l’Afrique n’a pas eu de Palme d’Or depuis 1975 (Chronique des années de braise de l’algérien Lakhdar Amina), soit depuis 35 ans ! Pour la décrocher cette année, encore faudra-t-il évincer les pontes du cinéma mondial en compétition, pour certains déjà primés au Festival de Cannes : le français Jean-Luc Godard, membre fondateur de la Nouvelle Vague (Film socialisme) et son compatriote Bertrand Tavernier (La princesse de Montpensier), le centenaire portugais qui réalise plus d’un long-métrage par an Manoel de Oliveira (O estranho caso de Angelica), le génie mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu (Biutiful), le poétique Abbas Kiarostami (Copie conforme), le très respecté japonais Takeshi Kitano (Outrage), le prometteur thaïlandais Apichatpong Weerasethakul (Long boonmee raluek chat) et le metteur en scène anglais Mike Leigh (Another year).

Un défi de plus pour nos deux réalisateurs qui, avec leurs films sur la transmission de savoirs père/fils perturbée par l’effort de guerre (Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse) et sur les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata (Hors-la-loi), vont nous tenir en haleine lors de cette 63e édition.


Un député UMP en guerre contre le film "Hors-la-loi", sélectionné à Cannes

De Stéphanie LEROUGE (AFP) –

NICE — Le film du franco-algérien Rachid Bouchareb, "Hors-la-loi", fait déjà des vagues avant sa présentation au festival de Cannes, le député UMP Lionnel Luca dénonçant avant même de l'avoir vu une "falsification" de l'histoire dans son évocation du massacre de Sétif.

"Bouchareb est un partisan (...) un irresponsable qui met le feu aux poudres de manière insupportable", a déclaré jeudi le député des Alpes-Maritimes à l'AFP. "Autant +Indigènes+ (le précédent film de M. Bouchareb, ndlr) était dans un esprit positif de réhabilitation, autant celui-ci est dans un esprit négatif et négationniste. Ca ne va pas se passer comme ça", a-t-il menacé.

"Hors-la-loi", une production algéro-franco-belge en sélection officielle à Cannes sous pavillon algérien, retrace le parcours de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif de mai 1945 et qui, arrivés en France, s'engagent pour l'indépendance de l'Algérie.

Plusieurs milliers d'Algériens ont été tués au cours de ces massacres, déclenchés en répression de manifestations pro-indépendantistes dans l'est algérien qui avaient dégénéré et fait plus de cent morts parmi les Européens.

Une des ambitions du film est de "faire la lumière sur ce pan de l'histoire commune aux deux pays" et de "rétablir une vérité historique confinée dans les coffres", a affirmé au journal algérien "El Watan" le réalisateur, qui n'a pu être joint jeudi par l'AFP.

Mais avant même la projection du film, Lionnel Luca conteste vigoureusement la vision proposée par M. Bouchareb.

Le député, alerté par des interviews du réalisateur, et craignant que le film ne soit sélectionné sous les couleurs françaises à Cannes, avait saisi courant 2009 le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Hubert Falco.

Ce dernier avait demandé au service historique du ministère de la Défense (SHD) un "avis historique" sur le projet de M. Bouchareb.

Le général de division Gilles Robert, chef du service historique de la Défense, a passé au crible le scénario de "Hors-la-loi" et rendu en septembre un rapport, consulté par l'AFP, qui relevait des "erreurs et anachronismes (...) si nombreux et si grossiers qu'ils peuvent être relevés par tout historien".

Concernant les événements de Sétif il notait: "le réalisateur veut faire croire au spectateur que le 8 mai 1945 à Sétif des musulmans ont été massacrés aveuglément par des Européens, or, ce jour-là, c'est le contraire qui s'est produit (...) cette version des faits est admise par tous les historiens (...) c'est en réaction au massacre d'Européens du 8, que les Européens ont agi contre des Musulmans".

Le député se fonde sur ce rapport pour dénoncer une "falsification" de l'histoire par M. Bouchareb. "Mon intention n'est pas de contester que les Français aient commis un acte condamnable. Mais la veille, ils avaient été tirés comme des lapins!", a expliqué M. Luca.

Le député s'insurge aussi contre la manière dont Rachid Bouchareb ferait des "porteurs de valise" des "héros". Pour lui, ces sympathisants du FLN chargé du transport de fonds et de documents confidentiels à l'intérieur de la métropole sont des "traîtres".

M. Falco a demandé à voir le film, mais une projection prévue le 19 avril a été annulée par le producteur et le réalisateur, selon son entourage. Le ministère attend une autre date.

M. Bouchareb avait concouru à Cannes en 2006 avec "Indigènes", un film qui éclairait déjà un épisode de l'histoire douloureuse de la France et de ses colonies, et dont les acteurs avaient remporté un prix d'interprétation collectif.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés. Plus »


http://festival-de-cannes.parismatch.com/festival-de-cannes/2010/Actu/Hors-la-loi-chronique-d-une-polemique-annoncee-181066/

«Un film révisionniste, une falsification de l’histoire». Le député UMP Lionnel Luca, ne mâche pas ses mots à l’encontre du film de Rachid Bouchareb, «Hors-la-loi», sélectionné au prochain Festival de Cannes. En question, le massacre de Sétif du 8 mai 1945 et le poids de l’Histoire face à la création artistique.

Yannick Vely

Peut-on mettre du sel sur les plaies et exalter une idée de revanche, ferment de la guerre civile quarante après ? Pour Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, sur la foi du scénario du film, «Hors-la-loi» de Rachid Bouchareb, le réalisateur d’«Indigènes» est «révisionniste». «J’ai saisi le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants dès que j’ai eu connaissance du scénario. Celui-ci l’a transmis au service historique du ministère de la Défense (SHD) qui a confirmé que de nombreux faits sont erronés et réinterprétés», nous a-t-il expliqué. «Ce que je voulais avant tout c’est que le film ne soit pas dans la sélection officielle française. Le projet me dérange. Il ne représente pas la France mais l’Algérie, cela me convient. Je ne connais pas la nationalité de Rachid Bouchareb (il possède la double nationalité, française et algérienne, NDLR), mais cela n’est pas supportable».

«Une vision hémiplégique de l’histoire»

Que reproche ce professeur d’histoire de formation à «Hors-la-loi» ? Une vision partielle et surtout partiale des évènements du 8 et 9 mai 1945, à Sétif, quand les autorités françaises en Algérie ont réprimé dans le sang - le nombre des victimes sujet à controverse s’élèverait à 45000 selon les autorités algériennes - une véritable «chasse aux Français» comme le rappelle Lionnel Luca. «Le film rend hommage aux membres du FLN. Pour la France, ce sont des traîtres à la nation.», explique-t-il. «L’histoire est suffisamment douloureuse pour que l’on nous offre pas une vision hémiplégique de l’histoire». Pour ce spécialiste de la question tibétaine, on ne peut ni excuser «la réaction disproportionnée» des dirigeants de l’époque et du Général de Gaulle, ni occulter les raisons de celle-ci.

Dans une interview accordée à «El Watan», Rachid Bouchareb, le réalisateur des beaux «Little Sénégal» et «London River», a expliqué que le film «va sans doute rétablir une vérité historique confinée dans les coffres. Je voudrais, à travers le cinéma, mettre la lumière sur une partie de l’histoire commune des deux nations». «On va tout déballer à travers ce film !» prévient-il, en amont. Si Lionnel Luca ne conteste pas que l’on puisse raconter l’histoire d’un point de vue algérien, il estime qu’il a aussi le droit de s’élever contre les contre-vérités exprimées. «J’ai posé des questions sur le financement. Le film bénéfice d’une aide technique du Centre National de la Cinématographie, qui est presque automatique, mais pas d’une aide du gouvernement français», précise-t-il. Concédant qu’il n’a pas vu le film fini et qu’il souhaite que «Hors-la-loi» soit plus fin et plus juste dans sa représentation que son scénario ne le laisse supposer, le député UMP espère surtout que La Fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie qui sera présidée par Claude Bébear sera rapidement mise en place, afin de mieux approcher la vérité et la réconciliation entre les peuples. «Car ce sont eux qui souffrent des décisions des dirigeants», conclut l’homme politique.


http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100423165227/le-dernier-film-de-bouchareb-juge-negationniste-par-un-depute-francais.html

Le dernier film de Bouchareb jugé "négationniste" par un député français

23/04/2010 à 17h:45 Par La rédaction web de Jeune Afrique

Le réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb, en février 2009 au Festival du film de Berlin. © AFP

Le député français UMP des Alpes-Maritimes, Lionel Luca, fustige le caractère "négatif et négationniste" du dernier film du Franco-algérien Rachid Bouchareb, "Hors-la-loi", qui relate notamment le massacre de Sétif, en 1945. Un film que l’élu n’a pas encore vu, et qui sera présenté au prochain Festival de Cannes.

Pas encore projeté mais déjà contesté. Hors-la-loi, le dernier film de Rachid Bouchareb et qui sera en compétition pour la Palme d’or à Cannes, est déjà attaqué sur ses fondements historiques. La fronde vient du député UMP Lionel Luca qui – avant-même d’avoir vu le film – dénonce une « falsification » de l’histoire, en référence au passage évoquant le massacre de Sétif, en Algérie, en mai 1945.

« Bouchareb est un partisan (...), un irresponsable qui met le feu aux poudres de manière insupportable », s’est emporté le député des Alpes-Maritimes devant l'AFP. « Autant Indigènes (le précédent film de M. Bouchareb, NDLR) était dans un esprit positif de réhabilitation, autant celui-ci est dans un esprit négatif et négationniste. Ca ne va pas se passer comme ça », a-t-il menacé.

Hors-la-loi, produit avec des fonds algériens, français et belges, retrace le parcours de trois frères qui, après avoir survécu aux massacres de Sétif, partent en France et s'engagent pour l'indépendance de l'Algérie. Le 8 mai 1945, entre plusieurs milliers et plusieurs dizaines de milliers d'Algériens sont tués. Cette répression faisait suite à des manifestations pro-indépendantistes d’Algériens qui avaient dégénéré, et fait plus de cent morts parmi les Européens.

Le service historique de la Défense au rapport

Pour Rachid Bouchareb, il s’agit de « faire la lumière sur ce pan de l'histoire commune aux deux pays » et de « rétablir une vérité historique confinée dans les coffres », a-t-il confié au journal algérien El Watan. Le réalisateur avait déjà concouru à Cannes en 2006, pour Indigènes. Un film qui raconte la vie de quatre jeunes Algériens appelés au front pour libérer la France de l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les acteurs du film avaient alors remporté un prix d'interprétation collectif.

Mais cette fois-ci, l’œuvre ne fait pas consensus. Ce sont des interviews du réalisateur et la crainte que Hors-la-loi ne soit sélectionné sous les couleurs françaises à Cannes (le film sera finalement en compétition sous pavillon algérien) qui ont poussé le député Lionel Luca à saisir, courant 2009, le secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens combattants, Hubert Falco. Ce dernier avait alors demandé au service historique du ministère de la Défense (SHD) d’émettre un « avis historique » sur le projet de Rachid Bouchareb.

Après un examen attentif du scénario, le général de division Gilles Robert, chef du service historique de la Défense, a rendu son rapport en septembre. Il y relève des « erreurs et anachronismes (...) si nombreux et si grossiers qu'ils peuvent être relevés par tout historien ». Il indique ainsi que « le réalisateur veut faire croire au spectateur que le 8 mai 1945 à Sétif, des musulmans ont été massacrés aveuglément par des Européens. Or, ce jour-là, c'est le contraire qui s'est produit. (...) Cette version des faits est admise par tous les historiens. (...) c'est en réaction au massacre d'Européens du 8, que les Européens ont agi contre des musulmans ».

Bouchareb ferait des porteurs de valises des « héros »

Le député des Alpes-Maritimes s’appuie sur ce rapport et parle de « falsification » de l’histoire par le réalisateur. « Mon intention n'est pas de contester que les Français aient commis un acte condamnable. Mais la veille, ils avaient été tirés comme des lapins ! » a précisé Lionel Luca. Il accuse également Rachid Bouchareb de faire des « porteurs de valise » des « héros ». Pour lui, ces sympathisants du FLN chargé du transport de fonds et de documents confidentiels à l'intérieur de la métropole sont des « traîtres ». Ambiance… (avec AFP)


+  S U I S S E

http://www.lematin.ch/actu/monde/algerie-francaise-film-selectionne-cannes-accuse-negationnisme-266606

Mémoire

Algérie française: un film sélectionné à Cannes accusé de "négationnisme"

Image © Keystone

Le réalisateur Rachid Bouchareb

"On pensait la censure coloniale supprimée, mais non", "c’est navrant" écrit samedi le quotidien francophone algérien "El Watan" après l’accusation de "falsification" par un député français issu de la majorité présidentielle à propos du film "Hors-la-loi" du Franco-Algérien Rachid Bouchareb.

le 24 avril 2010, 13h36

LeMatin.ch & les agences

Le film, en sélection au festival de Cannes, évoque les massacres de Sétif de mai 1945 lorsque l’Algérie était encore française. Plusieurs milliers d’Algériens ont été tués au cours de ces massacres, déclenchés également à Guelma et Kherrata dans l’Est algérien, en répression de manifestations pro-indépendantistes qui avaient dégénéré et fait plus de cent morts parmi les Européens.

Lionnel Luca, député des Alpes Maritimes dans le sud-est de

la France

, "a apprécié le précédent (film de Bouchareb) "Indigènes" parce qu'il était "dans un esprit positif de réhabilitation, celui-ci est dans un esprit négatif et négationniste", rappelle "El Watan".

"Le bon indigène, chair à canon, passe encore, mais rien ne va plus pour le nationaliste exigeant la dignité (...) Tout à sa volonté de conserver la vindicte coloniale (...) le député voudrait écrire l'histoire comme il l'entend, refusant que Bouchareb considère les "porteurs de valises" comme des héros. A rebours de l'histoire, l'élu de

la République

les place du côté des "traîtres". Tout cela est bien navrant", dénonce le quotidien privé.

L’ambassadeur de France en Algérie alors en poste, Bernard Bajolet avait estimé en avril 2008 que le "temps de la dénégation" des massacres perpétrés par la colonisation en Algérie était "terminé", devant les étudiants de l’Université du 8 mai 1945 à Guelma. M. Bajolet avait qualifié d’"épouvantables massacres" la répression des manifestations d’Algériens à Sétif, Guelma et Kherrata et souligné "la très lourde responsabilité des autorités françaises de l’époque dans ce déchaînement de folie meurtrière".

En 2005 déjà, son prédécesseur, Hubert Colin de Verdière, avait affirmé que "le massacre du 8 mai 1945 était une tragédie inexcusable".

Selon les Algériens, cette répression, à laquelle avaient participé des milices de civils français, aurait fait 45.000 victimes. Du côté français, le bilan oscillerait entre 1500 et 8000 morts.


http://www.elwatan.com/Le-film-Hors-la-loi-de-Bouchareb

Le film Hors-la-loi de Bouchareb livré à la vindicte : Les sales restes de l’esprit colonialiste

Dans ce domaine de l’esprit colonialiste revêche, la chasse au Bouchareb, du nom du cinéaste franco-algérien Rachid Bouchareb, est ouverte. Le premier coup de feu a été tiré par un député UMP (vice-président du Conseil régional des Alpes-Maritimes, plutôt proche de l’extrême-droite revancharde).

Lyon (France). De notre correspondant 

Ce Lionnel Luca, spécialiste des coups fumeux, a dénoncé le contenu du long métrage Hors-la-loi présenté prochainement au Festival de Cannes, sans l’avoir vu, mais d’après des indiscrétions du genre investigations policières sur le scénario. On pensait la censure coloniale supprimée, mais non. Il juge que le film est une « falsification » de l’histoire dans son évocation du massacre de Sétif. S’il a apprécié le précédent Indigènes parce qu’il était « dans un esprit positif de réhabilitation, celui-ci est dans un esprit négatif et négationniste ». Le bon indigène, chair à canon, passe encore, mais rien ne va plus pour le nationaliste exigeant la dignité. On passera les détails de son argumentation qui nous ferait remonter aux années de guerre, mais tout à sa volonté de conserver la vindicte coloniale, alors que 50 ans bientôt seront passés depuis l’Indépendance, le député voudrait écrire l’histoire comme il l’entend, refusant que Bouchareb considère les « porteurs de valises » comme des « héros ». A rebours de l’histoire, l’élu de

la République

les place du côté des « traîtres ». Tout cela est bien navrant. Le même Luca fait partie des élus qui ont dénoncé cette semaine une photo d’un homme se torchant avec le drapeau français. Une photo primée par l’enseigne culturelle Fnac.

Dans son commentaire, toujours injurieux envers l’Algérie, il ose s’écrier sur le site Le Post : « C’est devenu de bon ton de s’en prendre aux symboles français, c’est même devenu politiquement correct ! La prochaine fois que son auteur fasse la même photo avec un drapeau algérien... Pour moi, l’auteur de cette photo est un pauvre type, il a juste fait de la provocation gratuite, c’est tout ! » Dans ces méandres nauséabondes, le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Eric Besson, est quant à lui le lauréat choisi par le collectif Sortir du colonialisme du prix du Colonialiste de l’année. La remise publique au ministre du « casque colonial », évidemment fictive, aura lieu le 27 avril à 11h devant le ministère de l’Immigration, rue de Grenelle, à Paris. Le collectif a estimé, en effet, que la « création d’un ministère chargé de l’immigration et de l’identité nationale est une honte pour

la France

… » Après le débat sur l’identité nationale, « désormais, il ne se passe pas une semaine sans qu’un élu de

la République

, un ministre, un responsable politique prononce des paroles de rejet et d’exclusion. Minarets, port du voile intégral, drapeaux dans les stades ; le débat est transformé en machine à exclure et à stigmatiser ». Enfin, « la politique d’immigration choisie se traduit par un pillage des cerveaux, qui s’ajoute à l’exploitation des ressources naturelles des pays d’immigration ».

Par Walid Mebarek


http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-04-25/75726.html

L’OEUVRE DE BOUCHAREB PROGRAMMÉE POUR LE 21 MAI

Un film sous haute surveillance à Cannes

25 Avril 2010 - Page : 24

La projection du film de Rachid Bouchareb au Festival de Cannes serait-elle menacée? C’est on tout cas l’impression que donne le début de polémique lancée par un partisan de l’Algérie française, le député UMP, Lionel Luca. Une avant-première du film qui devait avoir lieu le 19 avril a été annulée par le réalisateur à la demande des producteurs. La direction du Festival de Cannes vient, par ailleurs, de programmer le film le vendredi 21 mai, soit un jour avant la clôture du Festival et cela pour éviter de perturber le cours du Festival international.

Déjà, la direction conduite par Gilles Jacob avait difficilement accepté de sélectionner le film de Bouchareb sous le pavillon algérien. Pour faire taire les contestataires du Front de la droite (l’UMP venait de gagner les régionales à Cannes), elle a dû sélectionner un film qui n’est pas destiné au Festival Des hommes et de dieux de Xavier Beauvois qui fait référence aux moines de Tibhirine. Selon un connaisseur de

la Croisette

, c’est pour faire l’équilibre.

Car le Festival de Cannes est connu pour être un grand défenseur des causes des pays du tiers-monde. À l’inverse des médias, le plus grand festival du monde, a consacré des pays très critiqués par la classe politique française, comme l’Iran,

la Turquie

,

la Chine

ou encore à des degrés moindres, l’Algérie. Mais cet espace est surtout ouvert à la question des élections libres dans les pays cités, pas à leur cinéma étatique.

La situation de Bouchareb a été vécue il y a quelques années par la projection du film

la Bataille

d’Alger de Gillo Pentecorvo à Cannes en 2004, quand un groupe de pieds-noirs et d’anciens de l’Algérie française sont venus perturber la projection du film produit par Yacef Saâdi.

Le film a été projeté en France après plus de 40 ans de censure. Cette fois encore, la projection d’un film algérien sur la guerre d’Algérie va être organisée sous haute protection, pour éviter que des agitateurs viennent perturber la fête.

Le député de l’UMP avait fait campagne pour que le film ne soit pas sélectionné sous les couleurs françaises à Cannes en saisissant, courant 2009 le secrétariat d’État à

la Défense

et aux Anciens combattants. Il avait demandé au service historique du ministère de

la Défense

(SHD) un «avis historique» sur le projet de M.Bouchareb. En réalité, les experts militaires français n’admettent pas la version algérienne sur les massacres de Sétif et surtout le chiffre avancé de 45.000 morts. D’un autre côté, la projection du film la veille de la clôture du Festival est un mauvais signe pour le réalisateur.

Puisqu’il n’aura pas le même impact dans les médias et sa projection risque de passer inaperçue. Pour le moment, le film brille plus par la polémique que par son contenu. Une polémique médiatique que n’a pas vécue le film de Mohamed Lakhdar Hamina, Chronique des années de braises qui a remporté

la Palme

d’or en 1975.

A l’époque, le film a été surtout critiqué dans son pays par le journal El Moudjahid, qui lui a consacré un article virulent.

Aujourd’hui, avec la télévision, les médias électroniques, cela peut influencer le choix ou l’avis des jurys, même si ces derniers sont installés dans un bunker: le plus prestigieux hôtel à Cannes.

Adel MEHDI


http://www.lexpressiondz.com/article/3/2010-04-26/75733.html

MUSTAPHA ORIF, COPRODUCTEUR EXÉCUTIF DU FILM HORS

LA LOI

,

À L’EXPRESSION

«On espère qu’il aura un prix!»

26 Avril 2010 - Page : 21

Ayant vu le film, le directeur de l’Agence du rayonnement culturel (Aarc), un des producteurs du long métrage Hors la loi, de Rachid Bouchareb, répond à nos questions concernant l’attaque dont fait l’objet aujourd’hui son film qui suscite déjà une vive polémique de l’autre côté de

la Méditerranée. Un

film qui fera certainement du bruit du côté de

la Croisette

, en mai prochain.

L’Expression: En tant que premier responsable de l’Aarc, producteur exécutif du film Hors la loi de Rachid Bouchareb, que répondez-vous aux attaques du député français, Lionel Luca de l’UMP, qui accuse le film d’être révisionniste et «négationniste» quant au récit des événements qui se sont déroulés en Algérie en mai 1945?

Mustapha Orif: Je n’étais pas du tout au courant de cette affaire. J’ai entendu une certaine rumeur, par contre, selon laquelle certains députés étaient contre le fait que le film ait été sélectionné à Cannes. Mais je n’en sais pas plus sinon. De toute façon, c’est un film qui a une très grande valeur artistique. Son réalisateur Rachid Bouchareb est un cinéaste reconnu. Je suppose que si son film a été retenu par les dirigeants du festival c’est parce qu’il mérite de faire partie de la sélection officielle aux côtés des autres films en compétition. A mon avis, il ne faut l’appréhender que sous cet angle-là. Il est évident que la manière de récupérer ces films sur un plan politique, arrive systématiquement dans beaucoup de festivals pour certains films. Pas pour tous. Mais bon, c’est une affaire qu’il faudra gérer et y répondre à la mesure de la manière dont les choses vont être prises. De toute façon, on part avec l’idée que ce film est un très beau film. On espère qu’il aura un prix. Ce sera à la fois à l’honneur de Rachid Bouchareb, de l’Algérie et des partenaires du film, qui ont pris part à son financement et à sa production.

En fait, ce député UMP aurait lu le scénario et aurait préféré que le film ne passe pas en compétition officielle car jugé inadéquat avec les faits historiques, d’après lui.

C’est le point de vue d’un politique. C’est un film. Il faut le prendre tel quel et rien d’autre. Il ne s’agit pas d’ajouter plus de commentaires là-dessus. C’est un commentaire politique sur un produit culturel et artistique. Il faut à mon avis l’appréhender sous l’angle artistique. C’est la seule méthode et la seule manière de l’appréhender correctement.

Vous qui avez eu accès aux rushes et à une bonne partie du film, qu’avez-vous vu justement et concrètement?

J’ai vu le film comme les autres producteurs. C’est un film qui mérite amplement le fait d’avoir été sélectionné. Pourquoi? Car d’un point de vue historique et la manière dont est narré un épisode particulier de l’histoire de notre pays, il est fait de la manière la plus correcte, avec beaucoup de retenue et en même temps beaucoup de dignité et de respect par rapport à l’histoire. Rachid Bouchareb a interrogé beaucoup de gens, de témoins et d’historiens. De ce point de vue, je ne pense pas du tout qu’il se soit écarté de la réalité historique. C’est un très bon film. D’un point de vue artistique - c’est le mien, vous me direz c’est parce que je suis un des producteurs que je pense que c’est un bon film- Je pense objectivement que c’est un bon film.

Rachid Bouchareb a une filmographie assez éloquente. Il a montré avec d’autres films qui ont été faits sur d’autres registres qu’il pouvait s’exprimer très correctement, qu’il avait un langage cinématographique qui lui était propre. C’est un cinéaste qui a un langage, une écriture qui méritent notre attention et toute l’attention du public.

Le secrétaire d’Etat français à

la Défense

et aux Anciens combattants, Hubert Falco, croit-on savoir, a demandé à voir le film, mais une projection prévue le 19 avril dernier a été annulée par le producteur du film et Rachid Bouchareb. Pourriez-vous nous éclairer davantage sur cette affaire?

Je ne suis pas au courant de cette projection. A mon avis, - c’est une supposition - Si Rachid Bouchareb n’a pas voulu donner suite, c’est parce que le film n’était peut-être pas encore tout à fait prêt. Car, il l’a été tout juste au moment où il a fallu le montrer au comité de sélection du festival. Vous savez, il y a un film d’un cinéaste américain qui n’a pas pu être sélectionné parce qu’il n’était pas terminé. C’est classique pour les films qui se présentent en compétition dans les festivals. Il y a des films qui ne sont pas terminés parce qu’il y a des exigences des réalisateurs qui font que, entre le programme qu’on se fixe et à l’arrivée, il y a des choses pour lesquelles le réalisateur n’est pas satisfait et préfère le terminer de n’importe quelle manière.

Une certaine presse française a porté ses attaques sur la nationalité du film du fait qu’il soit placé sous la bannière algérienne...

C’est un film qui se présente effectivement sous la bannière algérienne tel que l’a voulu Rachid Bouchareb. Parce qu’en grande partie, il est financé par des coproducteurs algériens. D’accord? Mais c’est aussi un film français, belge et tunisien. C’est une coproduction qui fait, qu’aujourd’hui, à partir d’une certaine hauteur, un film est financé par plusieurs parties parce que ce n’est pas possible pour un producteur de financer un film à lui tout seul. Encore une fois, c’est une attaque qui n’a aucun fondement. C’est un film qui a été sélectionné par les gens du festival de par sa qualité artistique et je pense que tout le reste n’a aucun intérêt.

On croit savoir que le film Hors la loi va être projeté à la fin du festival. Pourquoi selon vous?

Vous savez, le comité du festival est tout à fait souverain, à la fois pour sélectionner les films et les programmer. Il n’est pas tenu de programmer un film selon le souhait du réalisateur et du producteur. Le film passe en compétition officielle entre le 12 et le 23 mai. A mon avis, il n’y a aucune raison particulière pour que le film passe à telle ou telle date. Ce sont des conditions strictement internes au comité du festival.

Il y a un autre film qui va certainement aussi faire beaucoup parler de lui, car lié à l’Algérie; aux côtés de Hors la loi, c’est Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois..

C’est dans la nature des festivals de montrer des films différents tant sur le plan du fond, du contenu que de la manière de filmer. Cela ne m’inquiète pas outre mesure. C’est un film qui a été sélectionné. Il sera jugé de la même manière que les autres films et sur sa qualité. Je ne l’ai pas vu. Il faudra l’appréhender de la même façon que les autres films. Je suppose qu’il a des qualités, c’est pourquoi il a été sélectionné. On verra au palmarès!

Entretien réalisé par O. HIND


http://www.midilibre.com/articles/2010/04/29/A-LA-UNE-Le-depute-Aboud-contre-le-film-de-Bouchareb-1208727.php5

Édition du jeudi 29 avril 2010

- Hérault - Le député Aboud lance une croisade contre le film de Bouchareb, diffusé au festival de Cannes

Elie Aboud, le député biterrois (UMP), et son collègue Lionnel Luca des Alpes-Maritimes), viennent de saisir le Premier Ministre, François Fillon, et le secrétaire d’Etat à

la Défense

et aux Anciens combattants, Hubert Falco, pour protester contre la part de financement public du film Hors la loi du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb, sélectionné pour le Festival de Cannes (12-23 mai).

Dans cette nouvelle production, l’auteur d’Indigènes, évoque les massacres du 8 mai 1945 à Sétif. Elie Aboud, qui dit n’avoir pas lu le scénario, fait état de « fuites » selon lesquelles « ce film entâche de façon très violente la présence de

la France

en Algérie et fait la promotion du FLN… En tant que député je n’ai pas à juger du contenu d’une oeuvre culturelle, mais dans la mesure où ce film bénéficie d’une subvention du Centre national du cinéma, le député a un droit de regard. Je n’admettrai pas qu’on utilise de l’argent public pour insulter

la République.

» Pour sa part, Lionnel Luca estime qu’il s’agit « d’un film anti Français ».

Président du groupe parlementaire d’études sur les rapatriés, Elie Aboud craint que le film « attise les haines au moment où nous allons lancer – en juin – une fondation pour la mémoire apaisée entre le France et l’Algérie. »

En fait d’apaisement, le festival de Cannes risque plutôt d’être perturbé. Déjà un groupe proche de l’extrême droite (selon lefigaro.fr) a créé un comité "Pour la vérité historique-Cannes 2010". Et le réseau internet fourmille de commentaires critiques sur la démarche d’Elie Aboud. Tout est en place pour une nouvelle confrontation… toutes plaies ouvertes. Avec un ministre de

la Culture

, Frédéric Mitterrand, et un chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, que l’on imagine déjà dans leurs petits souliers…

Patrick NAPPEZ


http://www.mediapart.fr/club/blog/m-challali/300410/hors-la-loi-sur-le-8-mai-1945-en-algerie

Hors-la-loi »: sur le 8 mai 1945 en Algérie

30 Avril 2010 Par M. CHALLALI

Un étrange communiqué où se dresse un comité «Pour la vérité historique - Cannes 2010» veut créé et entreprendre des actions spectaculaires contre la présence du dernier film Hors-la-loi, sur les événements de mai 1945, en Algérie, du réalisateur, Rachid Bouchareb, à Cannes.

La « décision du Jury de sélection du Festival » concernant la présence à Cannes de ce film, du réalisateur franco-algérien est considérée « comme une véritable provocation à domicile ».

Dans ce communiqué de presse publié par le site vraisemblablement proche du Front national, nationproinfo, le dit comité souhaite organiser «la grande manifestation patriotique française à Cannes», lance un appel aux parlementaires, aux élus, aux anciens combattants, aux harkis, aux pieds-noirs et aux sympathisants, pour se rassembler par milliers sur la « Croisette du 12 mai au 23 mai 2010 » afin de demander à ce que les lois françaises soient appliquées en France «contre l’apologie du terrorisme et des crimes contre l’Humanité».

Fidèle à la coutume menaçante de l'extrême droite et de nostalgiques colonialistes de l’Algérie française le document donne dors et déjà le ton «Cette machine à façonner l’opinion française a commencé avec la réalisation du film, Indigènes. Film palmé au Festival de Cannes 2006 et soutenu ensuite par un flot de publicité et de critiques élogieuses des médias et, cerise sur le gâteau, diffusé par DVD dans les établissements scolaires pour son message pédagogique !»

Ce communiqué souligne que «ce film algérien, réalisé par l’auteur d’Indigènes est avant tout un film de propagande politique pour le compte de ceux qui l’ont commandité et financé, un véritable complot contre

la France

, son histoire, sa présence et son œuvre en Algérie », on dénonçant « une organisation cinématographique qui a profité de fonds publics français complétés par ceux d’un mécénat idéologique d’entrepreneurs dévoués à la cause. Il n’aurait jamais dû bénéficier du tremplin publicitaire et médiatique que va lui offrir une institution française, le Festival de Cannes, où il sera présenté quelques jours à peine après sa sortie officielle en Algérie ». Alors pour faire échec à ces complots et propagandes « Oui, nous devons tous nous retrouver sur

la Croisette

dès le 12 mai et jusqu’au dernier jour peut-être, le 23, pour la remise des trophées. Avec nos affiches, nos banderoles, nos slogans nous pouvons pourrir ce Festival pour dénoncer cette machination politique qui va se dérouler sous couvert d’un évènement culturel de renommée mondiale ».

Ce comité s’attaque aussi bien aux politiques qu’aux diplomates français: «Depuis plus de 2 ans, nos ambassadeurs en Algérie, les voix de ministres, de parlementaires en mission dans ce pays, et même celle du président de

la République

orientent le discours officiel français vers les exigences du FLN qui a annoncé récemment toute une série de mesures d’intimidation sur ce sujet».

Il s’attaque aussi au réalisateur Rachid Bouchareb en déclarant: «Cette machine à façonner l’opinion française, (...) aux invraisemblances historiques, en ajoutant: Pour le film Hors la loi, c’est le même scénario qui se prépare pour faire maintenant accepter aux Français les exigences de repentance du pouvoir algérien.»

Il cible également les producteurs français du film: «Ce film algérien, réalisé par l’auteur de Indigènes est avant tout un film de propagande politique pour le compte de ceux qui l’ont commandité et financé, un véritable complot contre

la France

, son histoire, sa présence et son œuvre en Algérie. C’est une organisation cinématographique qui a profité de fonds publics français complétés par ceux d’un mécénat idéologique d’entrepreneurs dévoués à la cause ».

De quoi s'agit-il en fait ?

Hors-la-loi, une production algéro-franco-belge en sélection officielle à Cannes sous pavillon algérien, retrace en effet le parcours de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif de mai 1945 et qui, arrivés en France, s'engagent pour l'indépendance de l'Algérie.

Tourné effectivement dans le prolongement d'Indigènes le film revient en outre sur la sanglante répression du 8 mai 1945 dans l’est algérien, à l’heure même où

la France

en liesse célèbre l’armistice. Pour toile de fond, la fin de la guerre d’Indochine avec la défaite française de Diên Bên Phu, la guerre d 'Algérie et

la Bataille

de Paris qui culmine avec 17 octobre 1961, à moins de six mois avant le cessez-le-feu en Algérie.

Hors-la-loi est produit par Tessalit Productions, bénéficiant d’une avance sur recettes du Centre National de

la Cinématographie

(CNC, France) et d’un pré achat de Canal +. Il a été coproduit par France 2 Cinéma et France 3 Cinéma, Tassili (Algérie), le ministère de

la Culture

, l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (AARC), l’Etablissement Public de Télévision (EPTV), le ministère des Moudjahidines (Algérie) et Novak productions (Belgique).

Un film pour « faire la lumière sur ce pan de l'histoire commune aux deux pays et de rétablir une vérité historique confinée dans les coffres », a affirmé son réalisateur au journal El Watan.

Tout en se gardant de toutes critiques infondées et de toute gloriole insensée, puisque le film n'est pas encore dans les salles, on peut tout même dire que cette dernière réalisation de Bouchareb promet de sérieux débats autour de ce tragique événement, de cet événement sanglant, d'un côté comme de l'autre d'ailleurs. Du côté algérien comme européen. Des milliers de morts du côté algérien des centaines du côté européen. Débattre. Échangé. Même si ce n'est que cela la production en question nous aurait permis d'aller chercher et voir de près.

Pour qu'enfin s'ouvrent les armoires, livres, documents de mémoires. Pour comprendre et sortir du brouillard. Finir avec cette lecture littérale, simpliste et cachotière de l'histoire dont, en réalité, en hauts lieux des deux rives, chacun se contente de son côté.

Pour qu'enfin, d'une part, avoir cette force de l'ambassadeur de France à Alger, M. Bajolet, qui avait qualifié d'«épouvantables massacres » la répression des manifestations d'Algériens à Sétif, Guelma et Kherrata justement et souligné « la très lourde responsabilité des autorités françaises de l'époque dans ce déchaînement de folie meurtrière ». Ou encore la dignité de son prédécesseur, Hubert Colin de Verdière, qui en 2005 déjà, avait affirmé que « le massacre du 8 mai 1945 était une tragédie inexcusable ». Et de l'autre, cesser d'instrumentaliser l'histoire du combat du Peuple qu'il a mené pour sa dignité. Cesser de faire de ces demandes incessantes, récurrentes et risibles de repentance une légitimité pour s'arroger le droit de régner éternellement sur le pays. Aucun ne peut penser aujourd'hui que Larbi Ben M'hidi ou Abane Ramedane et, tant bien d'autres, capables, de formuler une telle demande ou de l'attendre.


http://www.staragora.com/news/cannes-2010-hors-la-loi-premiere-polemique-du-63eme-festival/393539

Cannes 2010 "Hors la loi" : première polémique du 63ème Festival

mis en ligne a 19:30:37 30/04/2010

Hors

la Loi

, le dernier film de Rachid Bouchareb, est en compétition pour la 63e édition du Festival de Cannes. Ce film franco-algérien suscite une vive polémique parmi certains élus qui y voient une "falsification de la vérité".

Après la consécration d'Indigènes, le retour de Rachid Bouchareb est très attendu.

En 2007, à Cannes, le film reçoit le prix d'interprétation masculine remis collectivement aux acteurs Sami Bouajila, Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Bernard Blancan.

Hors-la-loi, son dernier film sera en compétition au 63e Festival de Cannes qui débute le 12 ami prochain.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'en plus de susciter un vif intérêt, ce film est déjà au cœur d'une vive polémique...

Hors-la-loi, c'est la suite du film Indigènes. On retrouve Messaoud, Saïd et d'autres anciens combattants en Algérie.

Survivants des massacres de Sétif en 1945 en Algérie, ils fuient vers

la France

et s’engagent dans la révolution.

La bataille de Paris, manifestation sanglante qui oppose le FLN à la police française, le 17 octobre 1961 va "les broyer, les déchirer pour conquérir le droit d’être des hommes à part entière".

Sont présents au casting :  Bernard Blancan, Rachid Bouchareb, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Jamel Debbouze, le mari de Mélissa Theuriau.

Petit problème, le récit des événements ayant conduit à l'indépendance de l'Algérie, vu par Rachid Bouchareb ne plaît pas à tout le monde.

Certains élus apparentés de droite et d'extrême droite ont trouvé quelque chose à redire à cette suite d'Indigènes.

Lionnel Luca, député UMP des Alpes Maritimes, estime par exemple que Hors-la-loi est une : "falsification des événements qui ont mené au massacre de Sétif".

Pour rappel, le massacre de Sétif a eu lieu le 8 mai 1945. La mort d'un Algérien, lors des célébrations de la fin de

la Seconde Guerre

mondiale, avait déclenché des émeutes réprimées par l'armée française.

Selon les historiens, qui ne s'entendent toujours pas sur la question, il y aurait eu de 15 000 à 50 000 victimes.

En plein débat sur l'identité nationale, la burqa et on en passe, nul doute que le nouveau film de Rachid Bouchareb remuera le couteau dans une plaie encore trop vive....

Pourtant, personne n'a encore vu le film de Rachid Bouchareb qui sera présenté en premier lieu à Cannes.

Hors-la-loi sortira en salle le 22 septembre 2010. Alors, pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'aller au Festival de Cannes, présidé par l'immense Tim Burton cette année, prenez votre mal en patience...

Crédit : Youtube/ London River


http://www.france24.com/fr/20100501-bouchareb-accuse-falsifier-histoire-son-film-hors-loi-selection-festival-cannes-algerie

Dernière modification : 01/05/2010 

- Algérie - Cannes 2010


Bouchareb accusé de falsifier l’Histoire dans son film "Hors-la-loi"

Sélectionné à Cannes, le dernier long-métrage du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb, "Hors-la-loi", provoque une vive polémique. Un député de l’UMP dénonce une version "anti-française" du massacre de Sétif en 1945.

Par FRANCE 24 (texte)

Paillettes, tapis rouge, et polémiques. Comme les années précédentes, la 63e édition du Festival de Cannes s’annonce haute en couleur. Après la controverse provoquée par la sélection en compétition de "Soleil trompeur 2", du réalisateur pro-Poutine Nikita Mikhalkov, c’est au tour du dernier film du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb d’agiter les esprits. "Hors-la-loi", qui revient sur le massacre de Sétif en

1945, a

, avant même l’ouverture du Festival, été taxé d’"anti-français" et de "révisionniste" par le député UMP Lionnel Luca.

Le député des Alpes-Maritimes, qui n’a pourtant pas vu le film, n’a pas mâché ses mots pour qualifier le long-métrage de Bouchareb, accusant le réalisateur de "falsifier l’Histoire". "Bouchareb est un partisan, [...] un irresponsable qui met le feu aux poudres de manière insupportable", a dénoncé l’homme politique, réputé pour son franc-parler.

"Hors-la-loi" s’intéresse aux conséquences du massacre de Sétif perpétré en Algérie française le 8 mai 1945. Ce jour-là, alors que

la France

fête sa libération et la fin de

la Seconde Guerre

mondiale, des manifestations contre l’occupation française éclatent en Algérie et sont violemment réprimées par l’armée française. Le bilan - qui suscite toujours de vifs débats - est lourd : des milliers d’Algériens et des centaines de pieds-noirs sont tués.

Le long-métrage suit l’histoire de trois frères algériens (incarnés par Jamel Debbouze, Sami Bouajila et Roschdy Zem), survivants du massacre de Sétif. Ils décident de quitter leur terre natale pour

la France

où ils s’engagent dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie. Dans un entretien accordé au quotidien algérien "El Wata"n en juin 2009, Rachid Bouchareb affirme avoir voulu "faire la lumière sur une partie de l’histoire commune des deux nations" et "rétablir une vérité historique confinée dans les coffres".

"Erreurs et anachronismes"

Alerté par les propos du cinéaste dans les médias, Lionnel Luca a commandé en 2009 un "avis historique" sur le film au ministère de

la Défense. Après

avoir passé le film au crible, le service historique du ministère avait qualifié le scénario de ramassis "d’erreurs et d’anachronismes si grossiers qu’ils peuvent être relevés par tout historien".

Selon le rapport, "le réalisateur veut faire croire au spectateur que le 8 mai 1945, à Sétif, des musulmans ont été massacrés aveuglément par des Européens. Or, ce jour-là, c'est le contraire qui s'est produit [...]. Cette version des faits est admise par tous les historiens (...]. C'est en réaction au massacre d'Européens qu'ils ont agi contre des musulmans".

Au Festival de Cannes, "Hors-la-loi" ne représentera pas

la France

, mais l’Algérie - au grand soulagement de Lionnel Luca. Une décision toutefois surprenante puisque Rachid Bouchareb, et les trois acteurs principaux, Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Sami Bouajila, sont tous nés en France et font incontestablement partie des stars du cinéma français.

"M. Bouchareb a le droit de raconter ce qu’il pense être vrai, mais je ne voulais pas que ce film soit considéré comme français, explique Lionnel Luca à FRANCE 24. Sa vérité n’est pas la vérité de

la France.

"

Contactés par FRANCE 24, ni le comité de sélection du Festival ni Rachid Bouchareb n’ont souhaité s’exprimer.

Rachid Bouchareb avait, en 2006, obtenu

la Palme

d’or pour "Indigènes", l’histoire de jeunes soldats nord-africains engagés dans l’armée française pour combattre l’Allemagne nazie pendant

la Seconde Guerre

mondiale.

Vendredi, Lionnel Lucas confiait à FRANCE 24 avoir beaucoup apprécié "Indigènes" pour son "esprit pacifiste".


http://www.profencampagne.com/article-hors-la-loi-au-pays-de-l-histoire-officielle-49587890.html

Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /2010 10:42

«Hors la loi»: au pays de l'histoire officielle...

On aurait tort d'en rire, tant ces politiques-là sont potentiellement meurtrières. Des politiques qui font le tri entre les hommes. Qui les sélectionnent, les hiérarchisent et les choisissent, en acceptent quelques-uns pour en exclure une majorité, distinguent les bons et les mauvais, ceux que l'on sauve et ceux que l'on rejette. Ainsi des indigènes sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Les bons, ce sont ceux qui sont prêts à mourir pour

la France

, au sens propre hier quand ils nous servaient de chair à canon, au sens figuré aujourd'hui quand ils acceptent de s'oublier en s'assimilant. Les mauvais, ce sont ceux qui ne renoncent pas à être eux-mêmes, en revendiquant leur indépendance nationale hier, en défendant leur différence dans

la France

plurielle aujourd'hui.

En 2006, à Cannes, les premiers étaient fêtés. Cinq d'entre eux, sur la scène du Festival, entonnèrent même un inoubliable «C'est nous les Africains qui revenons de loin / Venant des colonies pour sauver la patrie». Les acteurs Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Samy Naceri, Sami Bouajila et Bernard Blancan fêtaient ainsi leur prix collectif d'interprétation masculine dans le film de Rachid Bouchareb justement intitulé Indigènes. Un film qui nous rappelait qu'une bonne moitié des effectifs des Forces françaises libres (FFL) qui, avec

la Résistance

intérieure, sauvèrent

la France

de la déchéance pétainiste, venaient en effet des colonies, consentant un sacrifice auquel nombre de Français supposés «de souche» furent alors étrangers.

Quant aux seconds, les mauvais indigènes, voici venu, quatre ans après et à rebours de cette réconciliation cinématographique autour d'un passé commun à

la France

et à ses anciennes colonies, le temps de leur régler leur compte puisque, depuis 2007, la voie est libre, l'exemple venant d'en haut, de la présidence en ses sommets élyséens. Le problème, c'est que ce sont les mêmes. Tout comme, dans l'histoire réelle, les colonisés qui avaient participé au combat contre le nazisme furent les premiers à espérer que les idéaux pour lesquels ils s'étaient battus leur seraient reconnus enfin, dans leurs propres pays: liberté, égalité, fraternité, tout simplement, sans partage d'origine, de race, de peau, de naissance, de fortune, d'identité, etc.

Avec Hors la loi, Rachid Bouchareb raconte en effet la suite d'Indigènes, autour de l'histoire de trois frères algériens installés en France. Et le point de départ du film est l'événement qui symbolise l'immense déception des peuples colonisés par

la France

à l'issue de

la Seconde Guerre

mondiale: le 8 mai 1945, à Sétif et Guelma, en Algérie, dans le nord-constantinois. En ce jour resté comme la date historique de la victoire des Alliés contre l'Allemagne nazie, le défilé de joie libératrice tourne au drame sanglant: rassemblés en fin de cortège, les nationalistes algériens sont sommés par les représentants de l'ordre colonial de ranger leurs calicots et pancartes; la manifestation tourne à l'émeute, avec des violences contre la population européenne; la répression qui suit contre les Algériens est d'une violence inouïe, notamment de bombardements aériens contre les populations civiles, sans proportion avec l'événement déclencheur.

«En vérité, la guerre d'Algérie a commencé le 8 mai 1945», écrit l'historienne Annie Rey-Goldzeiguer dans l'un des ouvrages de référence sur ces événements, livre qui est aussi l'aboutissement d'une vie puisque elle-même était, au moment des faits, jeune étudiante à Alger. On y trouve le décompte précis des pertes européennes: cent deux (ou cent trois) tués, cent dix blessés et dix viols. S'agissant des pertes algériennes, pour lesquelles les estimations vont de 1.340, chiffre minime donné à l'époque par le gouvernement général de la colonie, à 80.000, selon le quotidien algérien El Moudjahid en 1985, Annie Rey-Goldzeiguer conclut, après une enquête minutieuse: «La seule affirmation possible, c'est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes [donc plus de 10.000 morts parmi les Algériens] et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d'un massacre qui a marqué cette génération.»

Pour elle-même, écrivait-elle en 2002, ce sera «la ruine de mes illusions»: «Je croyais au monde du contact et à son avenir qui devait être débarrassé du chancre raciste, ouvert à tous les hommes de bonne volonté, capable d'un dynamisme, de l'altérité pacifique, laïque et démocratique. Les chapelets de bombes sur

la Petite Kabylie

, les bruits sourds des canons de marine, la panique d'être égorgée pour un combat qui n'était pas le mien, cette atmosphère de fin du monde à Alger, tout me prouvait mes erreurs de jugement. Ce Maghreb où j'étais née (en Tunisie) ne pouvait être le mien: je ne pouvais qu'aider ceux qui revendiquaient leur patrie; en partant, je ne désertais pas un combat perdu d'avance, je me devais d'éclairer ma patrie de naissance,

la France

, et de mener là-bas un combat nouveau pour l'indépendance de l'Algérie.»

Suite et fin ici: http://www.mediapart.fr/journal/france/300410/hors-la-loi-au-pays-de-lhistoire-officielle (par abonnement)


2 mai 2010 12h30

La polémique sur "Hors-la-loi" doit rester "à hauteur du débat d'idées", selon Thierry Frémaux

(AFP) –PARIS — "Si la polémique reste à hauteur du débat d?idées, nul ne doit s?en plaindre", estime Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes en réaction à l'accusation de "falsification" de l'Histoire que s'attire, avant même d'avoir été projeté, le film "Hors-la-loi".

Signé par le cinéaste Rachid Bouchareb, ce long métrage qui représente l'Algérie en compétition au 63e festival (12-23 mai) suit, de la fin des années 1930 à l'indépendance algérienne en 1962, le destin de trois frères à travers la tumultueuse histoire commune aux deux pays.

"Si la polémique reste à hauteur du débat d’idées, nul ne doit s’en plaindre, ni ceux qui ont produit le film, ni ceux qui s’en font les adversaires. Dans les deux cas, que la liberté d’expression s'exerce pleinement, c'est tant mieux", a déclaré Thierry Frémaux dimanche à l'AFP.

"Mais pour l’instant, les jugements portés sur « Hors-la-loi » ne concernent que le scénario, pas l'oeuvre achevée. « Et je salue la sagesse du ministre de

la Culture

qui, n’ayant pas vu le film, ne s’est pas exprimé sur le sujet », a-t-il poursuivi.

Le député UMP des Alpes-Maritimes, Lionnel Luca, qui n'a pas vu "Hors-la-loi", l'a accusé de "falsifier" l'Histoire sur la base d'un bref avis émis, à partir d'un scénario provisoire, par le service historique du ministère de

la Défense

(dont l'AFP a eu copie) lequel relève des anachronismes. La même accusation parcourt des sites d'extrême droite.

Thierry Frémaux se félicite néanmoins que Cannes puisse contribuer au travail de mémoire sur des évènements douloureux de l'Histoire.

"L’art ne se résume pas à échanger des mots d’amour, il contribue aussi à visiter la grande et les petites histoires. Cannes est là pour servir le cinéma et accueillir les débats qui vont avec", dit-il.



"Mais il est fréquent qu’on instrumentalise le festival. C’en est presque une tradition ! Sa notoriété est telle que cela peut se révéler efficace. Si c’est pour discuter, voire se disputer, pourquoi pas ? Pour s’affronter et s’invectiver, non".

"Nul ne laissera le festival être troublé outre mesure par une controverse excessive. La première mission du festival est de montrer des films, de donner un instantané de la création, de se faire l’écho des metteurs en scène", conclut le délégué général.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés


http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/belkhadem-denonce-la-campagne-contre-le-film-hors-la-loi_10539.html

Belkhadem dénonce la campagne contre le film « Hors-la-loi » en France

Merouane Mokdad

Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN et représentant personnel du président de

la République

, a dénoncé, dimanche 2 mai, les attaques en France contre le film « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb. Ce film représentera l'Algérie à la prochaine édition du Festival de Cannes dont l’ouverture est prévue le 12 mai 2010. 

« C’est une campagne enragée menée contre tout ce qui relève de vérités historiques et qui condamne les crimes du colonialisme contre le peuple algérien », a-t-il  déclaré lors d’une cérémonie au siège du parti à l’occasion de

la Journée

mondiale de la liberté de la presse.

« Qu’en penseront ces inconscients si nous ouvrions nos archives pour dévoiler ce qu’a fait la colonisation de peuplement en Algérie ? Ce qu’ils ont fait ? De l’extermination organisée, la torture, l’effacement des signes de l’identité...Ils ne pourront pas changer l’histoire. Ni la génération de Novembre, ni les générations qui viendront après ne l’oublierons. La page ne sera pas déchirée », a-t-il ajouté.

M. Belkhadem a relevé que les 132 ans d’occupation française de l’Algérie étaient marquées par des attaques au napalm, des assassinats avec des gaz toxiques, de l'appauvrissement des populations, les maladies, les déportations... « Ces pratiques et les drames qu’elles ont entrainés sont marqués à jamais dans la mémoire des générations. C’est un héritage national et qui ne va pas s’estomper sauf si l’on reconnaisse le crime, l’on demande des excuses et l’on répare », a-t-il ajouté.

Il s’est dit étonné que certains appellent encore aux « croisades ». « J’ai lu avec dégoût un texte intitulé “: Croisade sur

la Croisette

”. Ces personnes, qui ne cessent de nous parler de dialogue des cultures, appellent aujourd’hui aux croisades. Elles usent du même langage contre l’Algérie, l’Irak et contre tous ceux qui veulent défendre leur dignité et leur souveraineté”, a-t-il noté. 

Le film “Hors-la-loi”, qui retrace l’histoire de trois algériens entre 1930 et 1962, date de l’indépendance de l’Algérie,  est violement critiqué par la droite et l’extrême-droite en France. Elles accusent le cinéaste “d’ouvrir les blessures de la guerre et de fausser l'Histoire”. Le long métrage revient notamment sur les massacres du 8 mai 1945 à Sétif.


Retour aux articles sur le film.

23 avril 2010

PERPLEXE ET DUBIDATIF

Blessure insensée, même surmontée, reste gravée !!!

Attention piquants ardents ...

Document transmis par Pierre Salas 21/04/10

         En ce moment même, nous vivons une époque de folie.

Les journaux, les médias nous plongent dans une interrogation perpétuelle sur la décrépitude et la perte de nos valeurs, de la disparition de nos préceptes moraux et de tout ce qui jusqu’à ce jour, faisait et fait notre fierté d’être Français.

         Par définition, on devient  Français de différentes façons : par filiation, par le travail accompli pour un pays qui sait accueillir les gens travailleurs et de qualité (comme ce fut le cas de nos ancêtres en Algérie, par le sang versé pour sa Patrie (exemple : nos parents pieds-noirs, nos vaillants légionnaires, nos valeureux harkis, nos franco-algériens sous drapeau Français, pas les autres) ou par obtention de ces précieux sésames qui attestent de la qualité et de l’honneur qui est fait à un étranger amoureux du pays qui l’accueille et aspirant à se comporter comme un vrai national.

         Certains de nos jours, à la mode de chez eux, peuvent acheter une femme de préférence ayant des papiers Français et l’épouser.

Ensuite divorcer quelque temps après et le tour est joué. Voilà des Français en bonne et due forme.

         On ne doit pas invoquer le fait d’être Français de naissance par le droit d’être né en France. Ce n’est pas parce qu’un chat naît dans une niche, qu’il en est chien pour autant.

Il y a quelques semaines, j’ai pris connaissance de la déclaration d’un jeune sociologue de l’université « catholique » de Lille.

Ce Monsieur de nationalité algérienne, naturalisé français et fourvoyé par mégarde, seul Dieu sait comment et avec quelles complicités dans une université non islamique, s’est permis d’écrire un brûlot suant la haine et tout à fait opposé aux préceptes religieux du vrai et respectable Islam. En voici quelques termes choisis au hasard et que je cite :

         Notre invasion pacifique, au niveau européen, n’est pas encore parvenue à son terme. Nous entendons agir dans tous les pays simultanément. Comme vous nous faites de plus en plus de place, il serait stupide de notre part, de ne pas en profiter. Nous serons votre cheval de Troie.

Les droits de l’homme dont vous vous réclamez, vous en êtes devenus les otages…. Ainsi, par exemple si vous me parliez comme je vous parle, en Algérie ou en Arabie saoudite, vous seriez arrêté sur le champ.

         Vous autres, Français, n’êtes pas en mesure d’imposer le respect à nos jeunes. Pourquoi respecteraient-ils un pays qui capitule devant eux. On ne respecte que ce que l’on craint…

         Lorsque nous aurons le pouvoir, vous ne verrez plus de voitures incendiées ni de magasins saccagés, car chez nous la Charia impose que nous soyons punis par l’amputation d’une main…..

         Nous allons donc prendre ce pouvoir, qui nous est dû, car les Lois de votre République sont contraires à  celles du Coran et ne doivent pas être imposées aux musulmans…….

         Nous allons commencer par Roubaix qui est une ville arabe à plus de soixante pour cent.

Lors des prochaines municipales nous nous mobiliserons en masse pour faire élire un maire musulman et après négociations avec l’Etat, nous déclarerons Roubaix enclave musulmane. Indépendante et nous appliquerons la charia…

         Ho ! La France, Ho ! Les Français, resterons- nous longtemps insensibles à ces attaques au grand jour et même pas voilées, comme leurs femmes ?

Ne croyez-vous pas qu’il est temps de nous réveiller et d’exacerber pendant qu’il en est encore temps, notre fibre patriotique ?

         Ne croyez-vous pas qu’il conviendrait d’envoyer chez eux tous trublions, non pas avec la main droite coupée comme le recommande la Charia dont ils se réfèrent, mais avec un grand coup de pied dans leur séant, car ce serait leur faire trop d’honneur que d’abonder dans leur sens, non ?

         Nous Repliés de plusieurs départements autrefois Français, nous sommes écoeurés à la lecture de certains quotidiens Français et Algériens, et leurs prises de position en faveur de la haine, dés qu’un malheureux agent de la force publique ou gardien de l’ordre a le malheur de se protéger en état de légitime défense contre des attaques dirigées et organisée par ce que j’ai déjà appelé « la 5° colonne » dans une gueulante hérissonienne d’il y a quelque temps.

         Comment réagir pour faire barrage à ces envahisseurs venus d’ailleurs ? Nous nous sommes battus contre les nazis, contre le totalitarisme et contre les fellaghas, lesquels sans l’aide d’une certaine France de l’époque, ne nous auraient jamais battus.

         Que peut-on faire à l’age canonique qu’est le notre maintenant, pour garantir à nos enfants et petits enfants la fierté de se dire FRANÇAIS, de vivre dans un sacré beau pays en travaillant dignement et sans l’assistance de cet état sur lesquels, ces méprisables crachent leur haine en mordant la main qui leur tend le pain ?

         Ne faudrait-il pas nous rapprocher d’avantage de certains  députés courageux que nous connaissons bien pour les avoir élu car ils ne craignent que Dieu, mais pas le Diable, surtout quand il se pare (comme le loup de la fable), de la houppelande du berger, en d’autres termes de la djellaba islamiste  et de faire enfin bloc avec eux?

         Pour tous les Français de coeur, quelles que soient leurs origines, leurs races ou leurs religions, il n’est pas encore trop tard. Réagissons par les moyens que le cœur et la raison mettent à portée de nos mains (avant qu’ils ne nous les coupent).

Notre volonté de vivre en paix ne sera peut-être pas facile à obtenir et attendons-nous à des attaques de plus en plus virulentes de la part des héritiers des « Porteurs de valise »

         Mais notre détermination doit faire tache d’huile, même si nous ne disposons pas …encore, d’autres modes d’expression.

Mais ce mode d’expression compte et commencera  à donner des sueurs froides à ceux qui se sentent visés indirectement par notre union, car ceux-là savent que toute action entraîne une réaction.

         Les insomnies vont bientôt changer de camp, croyez-moi ! Le dévouement, le courage et l’abnégation de nos dirigeants porteront très vite leurs fruits.

Comme l’a si justement dit La Fontaine  « Patience et longueur de temps, font plus que force ni que rage », mais point trop n’en faut.

         Il n'y a qu'un seul vice dont on ne voit personne se vanter, c'est l'ingratitude.

Le 21 avril 2010

salas-pierre@bbox.com

RETOUR PIERRE SALAS.

10 janvier 2010

ARTICLE 46 - RAPPEL -

Document transmis par Pierre Salas le 02.11.2013 suite à l'article du 06/12/09

Aujourd’hui 02.11.2013, jour de nos défunts morts de désespoir ici ou restés en terre païenne, à l’abandon, leurs tombes saccagées et profanées par des impies et des minables, nous devons obligatoirement et en souvenir de nos martyrs, réagir de la façon suivante :

Nous sommes créanciers d’honneurs et de droit de la France (ne parlons pas de l’Algérie actuelle, elle ne mérite pas cet honneur), alors…… !

Alors quoi ? C’est très simple. Unissons-nous pour une fois et envoyons la partie en noire ci-dessus aux impôts, à chaque imposition de quelle que nature  qu’elle soit et soumettons-leur l’idée de prendre rang au titre de créancier sur nos biens indemnisables auprès de l’ANIFOM ou de tout autre organisme appelé à lui succéder.

Peut-être arriverons-nous ainsi à réveiller les consciences de nos dirigeants de quelque bord politique qu’ils soient.

Nous sommes âgés maintenant  et si nous regardons en arrière, cela dure depuis 51 ans.

Ne croyez-vous pas qu’il nous faut réagir ?

Allons-nous continuer à jouer les passifs et cautionner par notre silence ces malversations nationales ?

Il n’y a pas deux manières de faire : soit nous fermons nos grandes gueules et seul Dieu connait leur dimension ou bien, nous les ouvrons et nous nous battons sur les élections en votant pour leur épouvantail : LA MARINE.(elle en vaut la peine).Ils sauront ainsi que ce n’est pas une menace, mais une promesse.

Pierre SALAS

 


Document d'origine transmis par Pierre Salas 06/12/09

         Depuis plusieurs jours je me bats comme un forcené contre cette passivité qui saisit bon nombre d'entre nous. Comme par exemple les articles que j'ai fait passer sur de nombreux sites pieds-noirs en leur demandant de se bouger le cul à propos de notre plainte contre la FRANCE et notre demande de remboursement des intérêts qui nous sont dus pour ceux d'entre nous qui étions bénéficiaires de l'article 46. Peu d'entre vous ont été sensibilisés à mes appels. Pourtant pour une somme de 17.000 € que nous avons reçu hors intérêts, la somme qui nous est due avec la capitalisation seule de ces dernier, avoisinerait en prenant seulement 5 % d'intérêts annuels, la coquette somme d'environ 50.000 € . La forclusion de ces réclamations était fixée au 31.12.2009. Pour moi cela a été fait dés le 20.12.2009 date où cet écho m'est parvenu. 

POUR INFORMATION voici les avertissements que j'avais mentionné :

MESSAGE A L’INTENTION DES SITES PIEDS-NOIRS

            Tout récemment je vous ai invité à vous rapprocher de nos syndicats de défense de nos intérêts français (USDIFRA, Cercle Algérianiste, ANFANOMA …..Etc) de nos biens volés et spoliés par deux états voleurs, l’Algérie et son complice la France Gaullienne son aval. Et je vous avais même informé de vos droits relatifs à l’Article 46 et des suites qui en pouvaient découler. Très peu d’entre vous, l’ont fait.
Vous préférez les polémiques sans queue ni tête au lieu de vous accrocher à du concret ou alors vous n’en avez rien à foutre de vos droits héréditaires dépendant de la sueur des fronts de vos parents.
            Rassurez-vous, d’autres agissent dans l’ombre pour votre compte et il vous sera plus facile pour vous par la suite de vous engouffrer dans la brèche ainsi créée par nous les vieux encore de ce monde.
            Bonnes fêtes de nouvel an, quand même et mes vœux reposent désormais sur un sursaut salutaire de ceux qu’on appelle encore « Pieds Noirs » et qui ne sont fiers de l’être que par des mots.

Article 46.
            Vous ne pourrez pas prétendre ne pas le savoir, que personne ne vous avait prévenu. Personnellement je souhaite que vous soyez au dessus de tout çà. Moi pas!. C'est bien de gueuler à propos de tout et de ...pas grand chose. Mais quelque chose qui intéresse notre communauté de 1962 et leurs héritiers devrait vous faire pointer les oreilles et non pas les rabattre à la date de forclusion
Posté par pierre SALAS | Dimanche 27 Décembre 2009 à 12:06

BIS REPETITAT
            Cet article 46 intéresse au plus haut point et SURTOUT les héréditaires des créances paternelles si les intéressés de l'époque ne sont plus là pour revendiquer ce qui leur est justement du DE DROIT.

Posté par pierre SALAS | Lundi 21 Décembre 2009 à 11:10

salas-pierre@bbox.com 

 

RETOUR PIERRE SALAS.

 

 

22 mai 2015

ORANIE

VILLES ET VILLAGES DE L'ALGÉRIE FRANCAISE

AFFLOU

AÏN-EL-ARBA

AÏN-FEKAN

AÏN-FRANIN

AÏN-KERMES

AÏN-KIAL

AÏN-TEDELES

AÏN-TEMOUCHENT

AÏN-TEMOUCHENT

AÏN-EL-TURCK 

AÏN-SEFRA

AMMI-MOUSSA

ARBAL

ARZEW

ASSI AMEUR

ASSI BEN OKBA

ASSI BOU NIF

BEDEAU

BELLE COTE

BENI SAF

BERTHELOT

BOSSUET

BOU HANIFIA

BOU-SFER

BOU-TLELIS

BOUISSEVILLE

BOUKANEFIS

BOULET

BURDEAU

CANASTEL

CASSAIGNE

CHANZY

COLOMB-BECHAR

DE MALHERBE

DESCARTES

DETRIE

DJENAN EDDAR

DJENIEN-BOU-REZG

DOMBASLE

DUBLINEAU

DUPERRÉ

EL ANCOR

ER RAHEL

FENDIH

FERRY

FIGUID

FLEURUS

FRENDA

GEORGES CLEMENCEAU

GERYVILLE

HAMMAN-BOU-HADJAR

INKERMAN

KLEBER

KRISTEL

LA DEL PIAZ

LA SENIA

LA STIDIA

LAMORICIERE

LAMTAR

LAPASSET

LES ABDELLYS

LOURMEL

MARNIA

MASCARA

MAZAGRAN

MECHERIA

MEDRISSA

MENDEZ

MERCIER LACOMBE

MERS EL KEBIR

MISSERGHIN

MONTGOLFIER

MOSTAGANEM

NEDROMA

NOIZY LES BAINS

NOUVION

OUED-IMBERT

PALAT

PALIKAO

PARMENTIER

PERREGAUX

PICARD

PORT-AUX-POULES

PORT-SAY

PREVOST-PARADOL

PRUDON

RELIZANE

RENAN

RIO SALADO

RIVOLI

ROCHAMBEAU

SAÏDA

SAINT-AIME

SAINT-CLOUD

SAINT-DENIS DU SIG

SAINT-LEU

SAINT-LOUIS

SAINT-LUCIEN

SAINT-MAUR

SAINTE-LEONIE

SEBDOU

SIDI-BEL-ABBES

SIDI BRAHIM

SIDI CHAMI

SOUK EL ARBA

SAINTE-BARBE DU TLELAT

TASSIN

TELAGH

THIERVILLE

TIARET

TLELAT

TLEMCEN

TREZEL

TROIS MARABOUTS

TROUVILLE

TURENNE

TURGOT

VALMY

VIALAR

WALDECK ROUSSEAU

AUTRES VILLAGES SUR SITE AMI

RETOUR PHOTOS D'AFN

 

 

Publicité
1 décembre 2009

L'ALPHABETISATION EN ALGERIE

Documents transmis par José Castano.

            En Algérie où durant 132 ans la France était chez elle, la haine de l’Occident n’est pas moins ressentie qu’ailleurs. Ici cependant, c’est la France qui est visée principalement et il n’est qu’à se reporter à la charte de 1985 réunissant tous les chefs du FLN et du gouvernement algérien qui avait alors condamné une nouvelle fois la France en ces termes : « … La France a ruiné l’Algérie arabe. Les méfaits de la colonisation en Algérie ont revêtu une forme d’oppression absolue confinant au génocide ». Et ces diatribes n’ont de cesse d’alimenter les journaux algériens… Ainsi 47 ans après l’indépendance, la haine n’est pas assouvie et il n’est qu’à visiter le site de notre ami Jean-Louis GRANIER : « Bab el Oued Story » (en fin de page) qui reprend fidèlement ces articles, pour s’en convaincre… Ce que l’on enseigne depuis 1962 aux jeunes générations, tant dans les écoles que dans la rue, c’est que l’œuvre colossale des premiers pionniers français et étrangers et tout ce qui fut fait ensuite par leurs enfants n’est qu’un tissu d’abominations et de crimes. Et cet enseignement là dépeint le misérable peuple musulman sous « l’occupation française » comme abêti, vivant dans  le plus dur des esclavages, courbant l’échine sous le joug de l’impérialisme (devenu le mot magique). Ainsi près d’un demi siècle après l’indépendance, fait-on croire de façon éhontée et monstrueuse aux jeunes algériens que leurs pères furent uniquement des esclaves misérables et affamés, soumis, sans droits ni recours, au bon plaisir des colons. A en croire cette nouvelle Charte, il est faux que l’œuvre française a rendu les Musulmans plus heureux. La pacification des tribus, la sécurité dans les douars et dans les chemins, la victoire sur les épidémies, l’établissement de la propriété, l’hygiène, l’assistance publique, l’enseignement, les caisses de prévoyance, les routes, les hôpitaux, les écoles et les infirmeries dans le Bled, le goût de l’effort… chansons, rengaines ridicules, abominables trompe-l’œil que tout cela !

            Avant que la France ne vienne en Algérie, celle-ci jouissait-elle de toutes ces choses ? Les Algériens les avaient-ils réalisées ? La France les en-a-t-elle privés ? Et ce qu’ils n’ont pas su faire eux-mêmes en tant de siècles, voici qu’ils accusent depuis des décennies la France de n’avoir rien fait pour eux durant « son occupation »…

            Avoir donné la vie à un néant minéral, est-ce un méfait de la colonisation ? Avoir chassé la famine, la peste et le choléra, est-ce de l’oppression ? Avoir fait jaillir du sable du désert un pétrole et un gaz qui permettent à l’Algérie d’aujourd’hui de ne pas sombrer dans la misère, est-ce la ruine ? A cela, qu’ont opposé ceux qui se pavanent aujourd’hui dans les ministères et ceux qui écrivent de telles abjections ?... La révolte… le terrorisme… l’abomination. Et pourtant, ce colonialisme si décrié n’est rien d’autre que ce phénomène qui a poussé l’Occident à partager l’essentiel de son avance technique avec le reste du monde qui ne l’avait même pas entrevue. L’entreprise s’est, en bien des cas, accompagnée de souffrances, certes, mais il n’est pas d’aventure humaine qui ne s’accompagne de ce douloureux cortège… Il est le prix de sueur et de sang qu’il faut payer, mais le bilan est positif. Pourtant, on ne l’entend pas ainsi en Algérie et voici comment elle participe à l’éducation de ses enfants : « L’école, c’est la Révolution qui continue » ; le journal « Révolution Africaine » nous donne un aperçu de cette éducation… Mais ouvrons quelques pages du livre édité par la Commission Nationale d’Alphabétisation, livre obligatoire dans toutes les écoles algériennes. Sa lecture y est édifiante :

« Pas d’autre Dieu qu’Allah » … « L’Arabe est notre langue et l’Islam notre religion. » … « La colonisation a mangé tous nos biens. » … « Notre pays a été ruiné par la colonisation : vengeance du peuple par la guerre sainte. » … « La colonisation a procédé au sabotage de notre pays dans plusieurs domaines : dans l’industrie, dans l’enseignement et dans l’agriculture. » … « En Algérie, avec le socialisme, il n’y a plus d’hommes agenouillés… » … « Le socialisme fait le bonheur du peuple ! Le socialisme met fin à la misère du peuple… »

            Il est intéressant également de relever (dans les textes arabes) le texte d’explication réservé au maître : « Le maître, dans ce texte, doit lire et faire répéter à ses élèves la phrase « la colonisation a mangé nos biens » et il doit expliquer fortement comment, « parmi les pays où la colonisation a mangé leurs biens, il y a notre pays à nous, Algériens ». On appelle cela l’alphabétisation… Cela ressemble plutôt à de l’endoctrinement politique !

            Cependant, cette haine si elle s’adresse en priorité à la France, n’épargne pas les harkis contraints d’avoir fuit le génocide de 1962. C’est ainsi qu’en réponse à une campagne de sensibilisation organisée en 1986 par une association de Français originaires d’Algérie : Jeune Pied-Noir (1), sur le thème : « Hommage aux Harkis », le quotidien officiel du gouvernement algérien « El Moudjaid » titrait en gros caractères : « VIEILLES HAINES ET NOUVEAUX HARKIS » présentant ces « traîtres » de « harkis de l’ère de l’indépendance, pires que leurs prédécesseurs de la guerre de la libération ». Assimilant ces hommes parmi « l’ennemi extérieur », le quotidien poursuivait : « Si méprisables qu’ils soient, ces traîtres existent pourtant, et ils se pavanent dans les studios de télévision et de radio outre-méditerranée, dans les rédactions parisiennes pour, aux côtés des bourreaux d’hier, dénigrer leur pays et outrager leur peuple » … « L’ennemi extérieur,  ce sont aussi tous ceux qui depuis trente ans croupissent dans la haine de la révolution algérienne, tous ceux qui, dans leur mentalité nostalgique rétrograde, ont voulu et veulent rester à l’heure coloniale du « raton », à l’image de l’Algérien, « sous-homme » et ceux de cette sorte-là continuent de subsister outre méditerranée ».

            Les « moralistes » et « humanistes » au « cœur sur la main » que sont la LICRA, SOS Racisme, le MRAP, la Ligue des Droits de l’Homme, la Halde et toute la gauche politique française devraient lire « El Moudjaid » ; ils se rendraient vite compte de quel côté se trouvent les véritables racistes !... Cependant, ces adeptes de la « repentance » et de l’anticolonialisme, devraient s’inspirer de cette cinglante leçon d’histoire que nous donne Walter Williams, Africain-Américain et professeur d’économie à l’université George Mason de Virginie (Etats-Unis) : « Peut-être que votre professeur d’économie vous a enseigné que la pauvreté du Tiers-Monde est l’héritage de la colonisation. Quel non-sens ! Le Canada a été une colonie, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou Hong-Kong. En fait le pays le plus riche du monde, les Etats-Unis, fut jadis une colonie. Par contraste, l’Ethiopie, le Liberia, le Tibet, le Sikkim, le Népal et le Bhoutan ne furent jamais colonisés et pourtant ils abritent les populations les plus pauvres du monde… » Mortifiant sujet de réflexion…

José CASTANO joseph.castano0508@orange.fr 

Retour à tous les articles de JOSEPH CASTANO 

1 novembre 2009

DIVISION DE LA COMMUNAUTE PN

Chers compatriotes


         Ce type d'appel bénéficie d'une audience plus ou moins large selon son auteur, selon les inimités ou selon les amitiés. Car le problème de notre communauté reste la division, le débat général ramené à un problème de personnes (des personnalités plus ou moins illusoires) persuadées de détenir la bonne méthode et restant sourdes aux autres.

         Nous sommes nombreux à avoir reçu un appel du CSCO concernant l'état de plus en plus dégradé de nos cimetières. Peu de réactions.

         Je ne connais aucune société qui accepterait que ses cimetières soient ainsi détruits, dégradés. C'est le propre de l'homme que d'honorer ses morts. Quelques tombes profanées dans un cimetière en France et cela fait la une de tous les journaux. De l'autre côté de la Méditerranée nos cimetières sont méticuleusement détruits ou transformés en décharges et cela ne semble émouvoir personne. Et pourtant des associations spécifiques se démènent... mais que peuvent-elles faire sans notre soutien MASSIF.

         Nous avons TOUS nos familles enterrées en Algérie. Je ne sais pas vous, mais moi je ne peux pas dormir sereinement en imaginant les restes des miens dispersés aux 4 vents, leurs tombes recouvertes de sacs d'ordures, leurs cercueils éventrés etc etc Qui accepterait cela ? Quel pays n'en ferait pas une priorité ? Même les sociétés les plus primitives faisaient des lieux de sépultures des lieux sacrés. Mais dans notre grande majorité nous restons fatalistes. Nous disons "veremos"... et bien nous sommes co-responsables de cet état de fait, excusez-moi d'être aussi direct.

         J'entends des "je ne fais pas de politique" (quel rapport ?????????) ou des "il faut tourner la page" (encore faut-il qu'elle soit écrite et pas de façon mensongère !). Je ne comprends pas cette frilosité. Et le silence assourdissant de "nos instances" ???
Quelques communiqués outrés pour les plus impliquées, des déclarations d'intentions et toujours le même résultat... nul ou à peu près.

         Je sais que certains reconnaîtront "ma prose" et ne diffuseront pas. Je m'en moque. Qu'ils continuent à faire cavalier seul ou à privilégier leur pseudo cercle d'influence et dans 50 ans nul ne saura plus qui étaient les PN.

         Le problème des cimetières doit dépasser toutes nos dissensions internes. Car au-delà de l'insulte faite à nos morts il s'agit d'effacer notre présence de cette terre d'Algérie. Refuser à nos morts leur histoire c'est aussi pour la France refuser d'affronter SON Histoire.

         Personnellement j'ai de plus en plus de mal à prendre comme si de rien n'était la Kémia et l'anisette en sachant que nos morts sont là-bas et qu'ils n'y ont plus droit au repos.
Je ne suis pas un mystique mais je suis certain qu'ils nous interpellent.

         Je ne comprends pas que, spontanément, 100 000 PN ne soient pas dans les rues.

Retour à tous les cimetières.

30 octobre 2009

AUTANT EN EMPORTE LE VOILE

Document transmis par José Castano.

« Un état qui ne se donne pas les moyens de se conserver est voué à sa perte » (Malaparte)

         Et l’on reparle aujourd’hui d’un phénomène qui a prit son essor… en 1988 et qui, s’il a engendré quelques réactions virulentes, à l’époque, s’est banalisé au fil du temps pour apparaître désormais comme une situation naturelle dans la société française.

         En effet, il ne se passait un  jour où le port du « tchador » à l’école et les prises de position qu’il suscitait n’étaient alors rapportées par les médias. A l’époque, ce phénomène était essentiellement localisé dans la douce France alors, qu’aujourd’hui, il a submergé l’Europe…

         En ce temps là, hormis PRESENT, RIVAROL et quelques journaux nationalistes, nul ne s’était soucié du signe très fort que nous adressait, par-delà le simple voile porté par des gamines innocentes et manipulées, les intégristes musulmans. Et pourtant, l’avertissement lancé le 10 septembre 1986 dans le journal « Le Matin » par Hussein Moussavi, premier ministre de l’Iran et chef de la branche dure des Hezbollah avait été lourd de menace : « La France, c’est sûr, deviendra une République islamique ! » Qui s’en était alors soucié ? Au contraire, les gouvernements de gauche, puis de « cohabitation », puis de droite poursuivirent leur politique d’immigration négligeant le fait que ces « nouveaux arrivants » importaient également leur religion -seul élément identitaire, avec leur langue- qu’ils pouvaient conserver de leurs origines.

         Dès lors, pour favoriser leur intégration, on leur abandonna des espaces publics pour leurs prières, on leur construisit des mosquées, on accorda des créneaux horaires aux femmes dans les piscines, on octroya aux enfants des repas spécifiques dans les cantines (notamment, bannissement du porc). Dans le quartier « Monclar », à Avignon, des parents d’élèves Musulmans des Collèges Vernet et Giera ont exigé que soit servi à leurs enfants de la viande hallal. Enfin, les différents ministres de l’Intérieur, dont Nicolas Sarkozy, ont créé, puis développé, un « Conseil des Français musulmans » pour les encadrer, espérant les contrôler et promouvoir ce cercle carré qu’ils appellent un islam de France ou « islam des Lumières », oubliant que la seule « lumière » qu’ils reconnaissent est celle du Coran. Ainsi, loin de les intégrer, la reconnaissance de ces privilèges accordée à ces « nouveaux arrivants » et aux enfants issus de cette immigration, les renforce dans leur certitude de la légitimité de leurs convictions, exaltant leur identité communautaire, leur conférant un élan pour leur prosélytisme au nom d’Allah… Ainsi, pour ne pas avoir voulu résoudre en son temps un problème qui en était à ses balbutiements (en 2004 fut cependant décrété l’interdiction du port des signes religieux ostensibles dans les établissements scolaires), pour avoir fait preuve d’une excessive tolérance et d’un laxisme fautif, pour avoir fermé les yeux sur sa cause historique, 21 ans après, le conflit entre la religion et la laïcité, entre la croix et le croissant ressurgit, plus incisif, plus menaçant, plus méprisant à l’égard de nos institutions… car il ne s’agit plus de tchador, ce voile islamique qui dissimule les cheveux et une partie du visage… mais de la burqa et du niqab, ces longs voiles noirs qui ne laissent apparaître que les yeux ; des tenues adoptées par des musulmanes et de plus en plus de converties françaises à la recherche du « Paradis éternel ».

         Face à la « levée de boucliers » qu’entraîne cette nouvelle situation et aux prises de position de bon nombre d’élus –notamment de maires- 58 députés, soit 10% des élus de l’Assemblée Nationale, ont réclamé, à l’initiative du député Maire communiste (ça ne s’invente pas) de Vénissieux, André Gérin, la création d’une commission d’enquête sur le port de la burqa et du niqab. Cette commission aurait vocation de mesurer l’ampleur du phénomène avant de proposer éventuellement l’adoption d’une mesure d’interdiction. Or, s’ils ont réclamé cette commission d’enquête, c’est qu’ils sont conscients de la gravité de la situation qu’ils déplorent aujourd’hui… fruit d’une politique de ville ouverte face à un islam conquérant et qu’ils s’en sentent responsables. Les incendiaires de la classe politique veulent maintenant devenir pompiers, comme si un décret pouvait enrayer l’islamisation de notre société après tant d’années de laxisme, voire d’encouragements ! (1) - Aujourd’hui, seconde religion dans notre pays, l’Islam poursuit inexorablement sa marche conquérante…

         Selon André Gérin, « La burqa est la pointe de l’iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations entre hommes et femmes sont sous surveillance. L’islamisme nous menace réellement », explique l’élu, comme pour justifier le séisme qu’il a provoqué en réclamant cette commission d’enquête parlementaire. Un pavé… un testament aussi. Après vingt-cinq ans de règne communiste sur la ville de Vénissieux, le maire a décidé de passer la main avant la fin de son mandat et, le 27 juin 2009, le poste de premier magistrat de la ville est revenu à sa collègue communiste, Michèle PICARD. Avant de partir, il a voulu alerter la République sur « l’intégrisme qui gangrène sa ville, et bien d’autres régions de France ». (2)

… car, à « Vénissieux la rebelle », symbole des « villes chaudes de banlieues », « le pays de la burqa ! » comme l’appellent les Musulmans, où plus de la moitié de la population est d’origine étrangère, principalement maghrébine selon André Gérin, l’islam est la première religion. Et, de jour en jour, la pression religieuse s’accroît, prenant dans ses filets des enfants toujours plus jeunes qui, en maternelle, selon Patricia Truong, de l’école Charles-Perrault, refusent de manger des carottes car elles n’ont pas été égorgées !

         Si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, « la majorité a volontairement adopté cette tenue », tranche Bernard Godard, spécialiste de l'islam. « Beaucoup ont la nationalité française. Et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs », ajoute cet ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. « Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte », poursuit-il.

Les salafistes, tenant d'un islam radical, restent minoritaires en France. Ils seraient entre 30 000 et 50 000. Mais ils progressent régulièrement, dopés par leur opposition à l'Occident. Un fondamentalisme qui, comme le tabligh, attire justement des jeunes en mal d'absolu, dont des femmes. Partout en France, le nombre de femmes « ninja » suit une courbe ascendante, selon l’imam de Guyancourt (Yvelynes), Abdelali Mamoun. Des communautés prospèrent en région parisienne. « Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives, prévient-il. Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l’Occident, ils crachent sur les koufars, « les infidèles », mais profitent de tous les avantages sociaux de la France en refusant de s’installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane. » Et cet avis est partagé par de nombreux Musulmans de France qui n’hésitent pas à s’élever contre ces « Belphégor » d’un nouveau genre qui ne respectent pas l’Islam modéré.

Sur ce point, Mohamed Tantawi, recteur de l’Université Egyptienne d’Al-Azhar, l’institution religieuse la plus prestigieuse du monde sunnite (le Vatican pour l’Islam sunnite), vient de condamner et d’interdire le niqab dans son établissement et de déclarer : « Le niqab n’est qu’une tradition, il n’a pas de lien avec la religion ni de près ni de loin ». Par ailleurs, le Ministre de l’Enseignement supérieur égyptien, Hani Helal, a décidé d’interdire l’accès des cités universitaires aux étudiants portant ce voile intégral. Quant à Wafa SULTAN, cette courageuse femme arabe qui n’a de cesse de combattre l’Islam radical et de dénoncer son hypocrisie et son obscurantisme (sic), elle a déclaré lors d’un débat télévisé : : "Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ce n'est pas un choc des civilisations, mais une opposition entre des mentalités du Moyen Age et des mentalités du XXIe siècle ; entre la civilisation et l'arriération, entre la barbarie et la rationalité, entre la démocratie et la dictature, entre la liberté et la répression ; c'est un choc entre les droits de l'homme d'une part, et la violation de ces droits de l'autre. C'est un choc entre ceux qui traitent les femmes comme des bêtes et ceux qui les traitent comme des êtres humains..."

Alors ? Est-il trop tard pour intervenir ? "C'est trop tard, répond Dalil Boubakeur, l’ancien Président du Conseil Français du culte musulman de France pour qui le port du voile intégral est lié à l’influence des imans salafistes, parce qu'on a laissé beaucoup filer le problème du fondamentalisme" a-t-il déclaré, le 28 octobre, lors de son audition par la mission parlementaire présidée par le député André GERIN… et d’ajouter devant les membres éberlués de cette mission : "Il y a longtemps qu'on aurait dû être sensible à cette montée du fondamentalisme !" 

En résumé, cette affaire de la burqa et du niqab aujourd’hui, comme celle, hier, du tchador en milieu scolaire met en lumière les contradictions entre les sectaires de la laïcité et les idéologues des droits de l’homme. La fermeté s’impose. Seule l’inflexibilité de nos hommes politiques, fermement dressée sur le front mouvant des provocations et des menaces, pourrait les réduire et, probablement, en venir à bout. La France étant une terre de tradition chrétienne, l’on ne saurait y mettre sur le même plan les signes d’attachement à cette tradition et de telles manifestations de prosélytisme conquérant.

Nos aïeux ont construit ce pays sur des principes chrétiens et cela devrait être enseigné dans les écoles car Dieu fait partie de notre culture. Alors, si désormais ces valeurs millénaires offusquent les intégristes islamistes, si elles doivent irriter leur susceptibilité, si les converties françaises revendiquent leur légitimité d’apostasier leur foi chrétienne et s’adonnent à la provocation en s’accoutrant de la sorte, si notre drapeau, notre hymne national doivent entraîner leurs injures et leurs sifflets, alors qu’ils partent !

S’ils ne sont pas heureux chez nous, qu’ils cherchent une terre d’accueil islamique où ils pourront vivre à leur convenance et professer librement leur religion… mais tant qu’ils vivront en France, qu’ils la respectent !

(1) Le 18 décembre 2008, Nicolas Sarkozy déclarait à l’Ecole Polytechnique : « L’universalité de la France est basée sur le métissage » 

(2) Le Figaro – 1 Juillet 2009

                                                                                                                                                                         José CASTANO

                                                                                                                                            e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

« Le grand drame de l’homme d’Occident, c'est qu'entre lui et son devenir historique, ne s'interpose plus ni les forces de la nature ni celle de l'amitié. Ses racines coupées, ses bras desséchés, il se confond déjà avec les potences qui lui sont promises. »   Albert Camus 

Rappel : Pour vous désabonner :  Tapez « NON »  

Retour à tous les articles de JOSEPH CASTANO 

-Ma Bibliographie – (Cliquez sur ce lien) 

16 octobre 2009

UN PEUPLE ASSASSINE

         Ma mémoire aujourd'hui doit faire de gros efforts pour éclaircir la vase des ragots et des chimères qui s'épaissit avec le temps et finit par semer le doute. On éructe sur notre passé avec la technique de l'amalgame, on parle à notre place et on raconte notre histoire avec une méthode qui a toujours fait ses preuves: la calomnie. Pourtant, celle que j'ai vécue à Bab el Oued avant 1962 me semble tellement proche et semblable à celle partagée avec tous mes voisins qui étaient nés et vivaient dans le quartier depuis des lustres que je me dis:" On est nombreux à connaître l'exactitude sur cette vie humble que nous avons affrontée côte à côte; alors que le temps nous est compté, le moment n'est-il pas venu de témoigner ? Ce sont nos descendants qui en auront grand besoin un jour."
         A Bab el Oued, l'arc en ciel qui a toujours fasciné le regard des enfants, n'avait pas beaucoup de chance d'apparaître dans le ciel de Sidi Benour ou les contreforts de la Bouzaréah; en revanche, tous les jours, il illuminait nos rues avec la beauté de ses différentes couleurs: italienne, kabyle, française, espagnole, mozabite, maltaise et arabe. Il suffisait d'entendre dans les classes chaque matin l'appel du nom des élèves pour se rendre compte que l'harmonie des différences se mettait en forme sur les bancs de l'école et que le destin commun à tous ne ressemblait en rien à celui des pays d'ailleurs; ici l'addition des pluralités cimentait de belles amitiés. Notre regretté Mohamed NEMMAS écrivait le 21 septembre 2005 sur ce site:" Nous sommes comme des Astérix quelques récalcitrants qui n'arrivent pas à en démordre de cette culture ( véritable patchwork d'italiens, espagnols, maltais, crétois) et la tchatche qui coule dans les veines des purs de BEO fait que nous sommes et seront toujours un "cru" très rare." Il voulait entendre par "cru très rare": un peuple unique en son genre.
         L'échelle des valeurs qui s'imposait à tous était le dénominateur commun de toutes les cultures; qu'elle soit d'origine ouvrière, d'influence religieuse ou d'inspiration coutumière, elle attribuait le rôle essentiel à la famille. Dans ce quartier de l'époque où les métiers manuels pénibles dominaient, on percevait une grande dignité dans l'accomplissement du travail, dans le nom de famille qui se portait avec orgueil, et dans cette affirmation:" Grâce à Dieu, à la maison on ne manque de rien." Impossible de transgresser les références à l'honneur, à l'honnêteté, à la fidélité, à la politesse, au travail bien fait, au respect des anciens et de la hiérarchie, à la solidarité et à l'amitié sans que l'on se fasse traité de "falso", "d'artaille", de"falampo", ou de " ch'mata ben ch'mata". Je revois le visage des personnes qui animaient les scènes de mon quotidien,des petites gens, rien que des petites gens j'entends leur voix et j'ai l'impression qu'elles me réclament une juste étincelle de fierté en rappelant l'oeuvre modeste accomplie au cours de leur laborieuse destinée. Le film tourne en boucle avec le son d'un tango de Carlos Gardel qui déverse sa mélancolie et rappelle la rencontre des amoureux de la danse sur la piste de Matarèse à côté des bains Padovani. Combien de nos pères ont revêtu le costume cintré du dimanche avec chemise en popeline à col cassé et noeud papillon, tandis que nos mères encore jeunes filles, sortaient dans le plus bel apparat, gantées et chapeautées dans une robe longue fabriquée par leur mère, avec un col de guipure arborant une broche en or ou un camélia. C'était, avec le cinéma, et les spectacles de revues parisiennes présentaient sur la scène du Majestic, la distraction préférée du dimanche en matinée. Ils adoraient glisser leurs pas sur le parquet enfariné bercé par un air cajoleur de rumba. La fête s'installait au rythme d'un banjo effréné qui accompagnait la danse à la mode: le charleston. Puis s'enchaînait la série de valses musettes enlacés dans l'harmonie d'un accordéon qui les soûlait de virevoltes infinies autour de la piste. Et, lorsque la marche cadencée d'un paso-doble euphorisait la salle toute enti8re, c'était, avant tout, parce qu'elle leur rappelait l'Espagne de leur origine. Ils reprenaient leur souffle sur la terrasse qui surplombait la plage déserte, grillaient une dernière cigarette, le temps semblait suspendu pour l'éternité, un dernier fox-trot endiablé sonnait l'heure de la rentrée, il fallait déjà penser au travail du lendemain qui les attendait sur les chantiers dès l'aube, et renouer avec la brûlure des crevasses qui ensanglantaient leurs mains. Mais en attendant, ces jeunes filles et ces jeunes garçons transportaient d'enthousiasme se quittaient au crépuscule de la nuit qui se posait sur Bab el Oued, heureux d'avoir assouvi leur passion pour la danse à Padovani où, durant quelques heures, ils avaient mis entre parenthèses la dureté de leur quotidien. Ils se promettaient de se retrouver le dimanche suivant.
         Tous nous avons eu une enfance entourée d'affection et choyée par des parents qui trimaient pour accorder un mieux à la condition ouvrière des années d'après guerre. Eux aussi n'avaient-ils pas été en leur temps de turbulents "dimoni" gâtés et aimés par nos grands-parents, des immigrés venus de la misère des quatre coins de notre "mare nostrum" pour espérer donner un avenir meilleur à leur famille ?
         Les jours de fête religieuse, à l'occasion de l'Aïd, de Kippour ou des Rameaux, une grande liesse s'emparait du quartier où toutes les attentions se portaient sur les enfants qui avaient le rôle principal. Ils étaient habillés sur leur "trente et un" et jouaient sans le savoir la plus belle parade de l'innocence qui aurait pu s'intitulait:" Amour et Fraternité ". Avec une mimique juvénile pleine de candeur, des rubans multicolores noués dans les cheveux des filles qui ressemblaient à des poupées de collection, elles parcouraient les rues du quartier en tenant la main de leur frère en veste et culotte courte avec mi-bas, le visage dégoulinant de brillantine et de gomina. Ainsi, les rues de Bab el Oued sentaient le jasmin, le "rêve d'or" ou l'eau de cologne de la parfumerie Zaoui. Etre juif, musulman ou chrétien, la joie venait de tous et tous s'appliquaient à la répandre. L'assiette de gâteaux traditionnels offerte à ses voisins symbolisait l'esprit de famille qui nous reliait les uns aux autres. Ces souvenirs encore vivaces en moi peuvent paraître puérils, il n'en demeure pas moins qu'ils m'ont guidé toute ma vie à rester un homme fier de ce passé que nous avons vécu ensemble. J'ai toujours porté respect et reconnaissance à tous ceux, sans distinction, qui ont engendré dans l'amour les générations qui se sont succédées avec le sentiment qu'ils avaient accompli du mieux qu'ils pouvaient leur dessein: bâtir une famille et donner à leurs enfants un avenir meilleur comme leurs grands-parents l'avaient fait en leur temps pour eux-mêmes. Dans toutes les époques, lorsqu'on voulait expliquer sociologiquement BAB EL OUED, la porte de l'oued M'kacel, on y précisait:" quartier populaire et ouvrier à l'ouest d'Alger où toutes les communautés vivent ensemble du manoeuvre au technicien, du fonctionnaire au petit commerçant". Pour tous ces manoeuvres, ces techniciens, ces fonctionnaires et ces petits commerçants, qui étaient nés dans le quartier et qui ne l'ont quitté que pour aller se reposer définitivement aux cimetières d'El Khettar et de Saint Eugène, j'éprouve une grande fierté de les remettre à l'honneur un demi siècle plus tard.
         Un peuple nouveau était né de ce magnifique arc en ciel, il était unique en son genre; il a été réduit au rang de souvenir qui inéluctablement disparaîtra avec la disparition des témoins que nous sommes.


André Trives de BEO 

RETOUR ANDRE TRIVES

10 octobre 2009

GUERRE OU GUERRE CIVILE

Document transmis par J. F. Paya  

NATURE DE LA GUERRE D ALGERIE

RACINES DU TERRORISME ISLAMIQUE
         Toute la presse s'est interrogée sur les racines du terrorisme islamique dans le Figaro du 15 juillet certains vont les chercher dans la chute du mur de Berlin dans le Marianne n°430 on évoque plus opportunément des prémices Algériens avec le GIA des années 90.
         Allez ......encore un effort remontons plus avant, tout le monde oublie que le terrorisme pour la PREMIÈRE FOIS dans l'histoire fut "apparemment" vainqueur lors de la guerre d'Algérie, même s'il ne s'agissait surtout que d'une capitulation politique.
         A partir de ce fait, la Mythologie d'une victoire de l'action terroriste pris naissance dans le Monde Musulman, pour se perpétuer et se retourner aujourd'hui contre ses "sponsors" Russes, Américains, Anglais et même Espagnols (aide de tous au FLN).
         Mais personne à de rares exceptions ne s'est beaucoup préoccupé des victimes et des milliers de disparus européens et musulmans enlevés surtout après LA FIN DES HOSTILITES, exactions sanglantes que rien ne justifiait, alors qu'une amnistie réciproque (scrupuleusement respectée par la France) avait été entérinée par les accords d'Evian devenu de facto traité international (déposé à l'ONU).
         La duplicité fut patente, une des racines du mal aussi : REMEMBER

Auteur : JF Paya
------------------------------------

         Dans la tradition Française on ne commémore que la fin des guerres victorieuses et en même temps le souvenir des victimes surtout militaires ("morts pour la France") Le PCF à l'origine de la célébration du 19 Mars victoire de "la paix en Algérie" par associations interposées à voulu jouer sur ces sensibilités avec une antériorité à la loi (du 10 Juin 99) qui reconnaît la fin d'une guerre d'Algérie le 2 Juillet 62.
         En dépit de cette loi et du fait qu'il y ait 534 déclarés "Morts pour la France " du fait de la guerre d'Algérie jusqu'à décembre 1964 ! Des milliers de victimes civiles et ex supplétifs tués et disparus en dépit des accords violés du cessez le feu du 19 Mars; cette date rejetée par le président Mitterrand c'est ancrée dans la gauche parlementaire voir une partie de la droite alors que le PC est réduit à la portion congrue ! A part évidemment critiquer et combattre la célébration du 19 Mars faut il commémorer une "fin de guerre" pour l'Algérie ? S'incliner devant les victimes à des dates symboliques bien sur donner une signification tangible au mois de décembre ? Sur la base des derniers "Morts pour la France" de 1964 cités plus haut englobant les victimes civiles et harkies les précédent (récupération Loi sur le 5 Décembre).
         C'est la vie qui tranchera chacun agissant selon les circonstances et le terrain l'essentiel étant de contrer l'ignoble date de Mars 62!

Auteur : JF Paya
------------------------------------

POUR UN DEBAT HISTORIQUE SEREIN.
         Avant de commencer une étude autant que possible sereine et objective sur un aspect de la guerre d'Algérie, il conviendrait, avant d'employer des qualificatifs à base idéologique, de replacer toutes les diverses composantes de ce conflit dans leur contexte.
         L'OAS fut un des éléments inéluctables dirons certains, de ce conflit, vu les atermoiements et les roueries du pouvoir gaulliste Français mais aussi la crainte qui se révélera justifiée de se voir chassée de chez elle de la part de la minorité Européenne. Ici les sentiments rationnels n'ont plus de prises et l'action de l'OAS devient partie du contexte historique mais, pas plus que celle du FLN et de ses diverses composantes et oppositions musulmanes, pas plus aussi que celle des forces armées Françaises, car la guerre d'Algérie comme l'a démontré le professeur Pervillé fut une triple guerre civile : Franco-algérienne:/  Algéro-Algérienne/  Franco-française en une sorte de guerre de sécession à l'envers.
         On estime le nombre global des victimes entre 350.000 et 400.000 dont 105.000 après le ” cessez le feu ” du 19 Mars et l'indépendance (harkis et familles inclus) du fait du FLN et 2700 du fait de l'OAS soit entre 0,77% et 0,66% du nombre total des victimes. Certes toute victime est une victime de trop surtout lorsqu'elle survient après la fin du conflit.
         Rappelons que ce dernier prit fin officiellement pour la France le 2 Juillet 1962 à la suite d'un vote unanime du parlement de la loi du 10 Juin 1999 qui reconnu l'état de ”guerre” en Algérie et l'attribution de la carte du combattant jusqu'à la date précitée..
         L'OAS dernière venue dans le triptyque pour une analyse objective fut la résultante difficilement évitable du sentiment de trahison ressenti par les partisans de l'Algérie Française et d'abandon par la majorité des Français d'Algérie qui n'avaient aucune confiance quant aux ”garanties” proposées par le pouvoir Gaulliste et le FLN. La suite leur à donné tragiquement raison.
         Tenant compte de tous ces préalables, les qualificatifs péjoratifs en histoire deviennent des catégories idéologiques utilisées indifféremment suivant le camp dans lequel on se trouve. Mais sur le plan concret de la légalité, toutes les exactions de part et d'autre furent l'objet d'une amnistie réciproque incluse dans les ”accords d'Evian” jusqu'au 19 Mars 1962. Les actions suivantes furent ensuite amnistiées jusqu'au 2 Juillet 1962 par la France et les protagonistes même réhabilités par une loi votée en 1982 sous l'impulsion de François Mitterrand.
         Voilà tout simplement un rappel des faits utiles indispensables pour un débat historique serein .

Auteur : JF Paya le 20/12/09
------------------------------------

Réponse à Jean-Marie Bockel
                   En Mai 2009 le secrétaire d’état à la défense et aux anciens combattants Jean Marie Bockel avait fait une déclaration surprenante relative à la reconnaissance par la France de "la guerre d’Algérie" comme reconnaissance d’un Etat Algérien qui n’existait pas avant le 3 Juillet 62 ! " La Guerre d Algérie était selon lui une guerre entre 2 Nations et 2 Armées "
                   Il faudrait se demander qu’elle est cette notion de "guerre"qui admet que l’Armée d’un des deux belligérants se trouvait à l’abri de frontières voisines (Maroc Tunisie) pouvant intervenir alors que l’autre ne le pouvait pas ?  Y a t’il eu des situations similaires dans l’Histoire ? Hors cas de guerres civiles !
                   D autre part y a t’il eu en cas de guerre avec un Etat Etranger ? La tolérance de soutien ouvert à cet Etat comme ce fut le cas en France envers la rébellion Algérienne ?
En principe un "état de guerre" suppose des règles strictes et draconiennes avec la notion "d’intelligence avec l’ennemi" sévèrement réprimée !
         Dans ce cas le cessez le feu du 19 Mars 62 fut "un Armistice" avec similitudes de responsabilités  De Gaulle / Pétain sauf que ce dernier avait l’excuse de la défaite !

EN REALITE LA GUERRE DALGERIE FUT A MON AVIS MALGRE MA CARTE DU COMBATTANT UNE GUERRE CIVILE COMPLEXE A LA FOIS FRANCO/ALGERIENNE MAIS AUSSI ALGERO/ALGERIENNE ET DE PLUS FRANCO/ FRANCAISE. ON NE REFABRIQUE PAS L HISTOIRE A POSTERIORI MONSIEUR LE MINISTRE

PAR JEAN FRANCOIS PAYA   cercle Algerianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

OÙ

Retour vers nos lectures. 

7 septembre 2009

QUE FERA L'ALGERIE DE SES MILLIARDS.

NOUS AVONS TOUS LA REPONSE A CE PROBLEME, MES CHERS COMPATRIOTES
Document transmis par Pierre Salas 06/09/09

Posté le 06/09/2009 à 00:17 par hogra
2741 MILLIARDS DE DINARS DANS LES CAISSES

La surliquidité des banques ne signifie pas qu’elles ne financent pas les grands projets publics ou privés.

                   La relation entre la subvention de l’économie et les 2741 milliards de dinars de surliquidités déposées dans les banques ne cesse d’alimenter les polémiques. Du côté des entrepreneurs et des économistes, on préfère appeler à l’utilisation de cet argent dans le financement de l’économie. Les banques et le gouvernement privilégient, quant à eux, la prudence. Et cela, pour deux raisons: il y a d’abord le fait que les dépôts des banques sont à court terme alors que les besoins de financement de l’économie sont à long terme. Ensuite, les banques doivent tenir compte d’un certain nombre de ratios avant de prêter de l’argent à une entreprise. Elles doivent être d’autant plus prudentes que certaines entreprises ne daignent pas constituer des provisions pour payer le principal et les intérêts des dettes, ce qui rend la relation conflictuelle entre les deux parties.
                   De toutes façons, le prêt bancaire n’est pas la seule source de financement, dit-on enfin à l’Association des banques et des établissements financiers. Il y a d’abord l’autofinancement, suivi de l’argent levé sur le marché. Pour cela, il y a d’abord la Bourse qui permet de lancer des emprunts obligataires, comme cela a été fait par Dahli ou encore l’Eepad et Arab Banking Corporation. Il y a également des établissements financiers spécialisés comme ceux offrant le leasing et qui ont des outils adaptés au financement de l’entreprise. La banque n’est jamais outillée pour assumer, à elle seule, tous les besoins de financement de l’économie des entreprises. D’où leurs surliquidités. Les banques ne peuvent activer selon leur bon vouloir car elles sont soumises au contrôle de la Banque d’Algérie et de la Commission bancaire. Elles oeuvrent toujours en faveur du renforcement de l’exercice de la supervision bancaire et plus particulièrement de la conformité avec les normes et principes universels.
                   La Banque d’Algérie a même affiné ses mécanismes de surveillance, de veille et d’alerte du système bancaire dans son ensemble et a mis en place, en 2007, le suivi des banques par des exercices de stress tests en plus des indicateurs de solidité du système bancaire.
                   A la fin de 2008, il y avait 26 banques et établissements financiers agréés et ayant tous leur siège social à Alger. Parmi toutes ces institutions, il y a six banques publiques et une mutuelle d’assurance agréée pour les opérations de banque. Il y a, en outre, quatorze banques privées dont une à capitaux mixtes. Trois établissements financiers et deux sociétés de leasing privées sont aussi agréés. Ces dernières sont orientées spécialement pour entrer dans le capital des sociétés. Ce sont d’ailleurs des recommandations express contenues dans l’un des discours du président de la République. Cela a conduit le gouvernement à rétablir l’ancien article 104 de la loi sur la monnaie et le crédit autorisant les banques à entrer dans le capital de leurs filiales. Cette modalité était interdite par la loi de 2003 suite au scandale de Khalifa Bank.
                   Les banques ne peuvent pas agir n’importe comment car elles ne font que collecter des ressources auprès du public qu’elles distribuent sous forme de crédits. Seuls les établissements financiers (banques d’affaires) ne sont pas autorisés à collecter des dépôts auprès du public. Les reproches vis-à-vis des banques sont surtout adressés à celles du secteur public qui prédominent toujours par l’importance de leur réseau d’agences réparties à travers tout le territoire national. Mais le rythme d’implantation d’agences des banques privées s’est nettement accéléré ces dernières années. Il en résulte une progression rapide de l’activité de celles-ci et des banques privées qui contribue au développement de la concurrence, aussi bien au niveau de la collecte des ressources qu’à celui de la distribution de crédits et de l’offre de services bancaires. Selon la Banque d’Algérie, à la fin de décembre 2008, le réseau des banques publiques comprenait 1057 agences et celui des banques privées et établissements financiers 244 agences contre 196 en 2007.

                   Le total des guichets d’agences des banques s’établit à 1301 contre 1233 en 2007, soit un guichet pour 26.400 habitants contre 27.400 en 2007. Ces éléments ne sont pas négligeables lorsqu’on sait que ces implantations aident les citoyens à disposer d’outils modernes de paiement. D’un autre côté, c’est un bon moyen d’éponger les surplus de liquidités sur le marché contribuant de la sorte à réduire la tendance à l’inflation. Cela n’exclut pas que les banques seront encore plus riches si elles arrivent à collecter les épargnes des citoyens. Les banques publiques assurent la presque totalité du financement du secteur public, alors même que leur part dans le financement du secteur privé demeure importante, soit 77% en 2008 contre 79,4% en 2007. Au cours de l’année 2008, le flux des crédits des banques publiques a beaucoup plus bénéficié aux entreprises publiques qu’aux entreprises privées et ménages. Les banques publiques financent les grands projets d’investissement des entreprises publiques dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.
                   L’accroissement des crédits distribués par les banques privées en 2008 s’établit à 29,6% contre 42,1% en 2007. L’évolution des crédits des banques privées en 2008, dont le taux est plus élevé que celui des banques publiques, a bénéficié exclusivement aux entreprises privées et ménages et a conduit à l’augmentation de leur part dans le marché de crédits (12,5% en 2008 contre 11,5% en 2007).
Ahmed MESBAH

Pierre SALAS salas-pierre@bbox.com

RETOUR PIERRE SALAS.

7 septembre 2009

LETTRE OUVERTE A NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

"Quand on a dix pas à faire, neuf font la moitié du chemin."(Proverbe chinois)
Document transmis par Pierre Salas 06/09/09 - 11:43
Monsieur le Président
         Votre serviteur est l’un des plus anciens Rapatriés d’Algérie, encore de ce monde. Mais je ne voudrais pas le quitter sans vous dire quel immense espoir vous nous aviez insufflé, lors de votre campagne présidentielle.
         Obéissant à une logique qui s’imposait d’elle- même, c'est tout naturellement vers votre personne que nous avions portés majoritairement nos suffrages, car jamais, à ce jour, un candidat à la Présidence de notre pays, ne s'était exprimé aussi clairement que vous l'aviez fait, de prendre en considération nos problèmes qui perdurent depuis 1962.
         Nous avions suivi avec intérêt la constitution de votre premier gouvernement et sa constitution nous inspirait déjà les plus vives inquiétudes, car nous craignions qu’encore une fois, les Rapatriés d'AFN restent aux yeux de nos gouvernants, quantité négligeable.
         Toutes les communautés et tendances étaient présentes ou représentées au sein du premier gouvernement, sauf la notre (prés de 3.000.000 d'âmes). Vous nous aviez promis de ne pas nous décevoir, Monsieur le Président, et vous étiez pour nous notre dernier rempart contre l’injustice.
         Vous avez joué au jeu des chaises musicales pour votre deuxième gouvernement du mois dernier. Le mini remaniement effectué ne nous rassure pas le moins du monde.
Je n’ai pas la prétention de vous rappeler que Les Pieds-noirs, n’ont jamais conquis l’ex Algérie Française par les armes, mais par la charrue et un travail acharné.
         Ils l’ont seulement défendu, comme n’importe quel Métropolitain le ferait en se voyant du jour au lendemain, expulsé de chez lui, sans ménagements, avec pour les plus chanceux, un simple baluchon ou une simple valise en bois et parfois sous le feu des mitrailleuses de la force locale.
         Lors de sa conquête, notre prince Président, Napoléon III avait déclaré : « L’empire est fait. Il faut l’ancrer si solidement dans la terre Française, que jamais plus, rien ne puisse l’ébranler » C’était sans compter sur la volonté de liquidation d’un triste sire, qui en 1962, s’est vite chargé de changer l’histoire, dont il voulait par-dessus tout en faire partie.
Ces Pieds-noirs venus du bassin méditerranéen, tellement décriés et vilipendés, s’étaient installés dans une province déjà Française avant leur arrivée. Ils avaient construit des baraquements de fortune, de préférence prés d’un point d’eau et pas trop loin d’un campement militaire, pour leur sécurité, et sous la menace permanente de maladies endémiques.( paludisme, dengue, malaria et…j’en passe).
         Pendant plus d’un siècle, ils s’attachèrent à faire de ce pays un eldorado, non pas avec des fusils ou le fouet comme le prétend avec délices, une certaine soi- disant intelligentsia gauchiste, mais avec leurs mains calleuses, la pelle, la pioche ou la charrue. Quand 130 ans plus tard, l’Algérie réclama son indépendance, on la lui accorda non sans désigner comme boucs émissaires les Pieds-noirs, responsables et victimes désignés de cette situation.
         La haine se canalisa sur les Français d’Algérie et les Franco- Algériens (Harkis et supplétifs) qui avaient osé s’allier à eux. Dés les accords d’Evian signés, ce fut la curée sur ces derniers et les Pieds-noirs. Après le massacre de 140 000 Harkis, et quelques milliers de pieds-noirs, les survivants n’eurent d’autre alternative que de choisir entre la « valise ou le cercueil ». En trois mois, cette terre qui fut notre aussi, se vida de sa substance « Française d’Algérie ».
         Prés de un million et demi d’Européens s’enfuirent dans un désordre indescriptible et innommable vers la « Mère Patrie » pensant que cette dernière « les prendrait dans ses bras » Mais arrivés à Marseille, Port-Vendres ou Sète, personne ne les attendait car aidés par l’animosité de certains édiles de grandes villes, le désintéressement du pouvoir en place, les Français en ce mois de Juillet 62, étaient d’avantage préoccupés par leurs vacances que par ces gêneurs qui venaient troubler leur quiétude et dont personne n’avait que faire.
Personne ne vint les aider. L'Histoire elle-même tenta de les oublier.
         Notre inquiétude est fondée, car permettez-nous de vous signaler respectueusement que la Mission Interministérielle aux Rapatriés (la MIR), si elle devait être reconduite sous sa forme actuelle, reste à nos yeux, depuis 5 ans, une machine à broyer du rapatrié, ou à les plonger dans la misère à nouveau. Nos espoirs reposent en vous désormais, mais nous ne sommes pas certains qu'ils soient entre de bonnes mains. Si vous aviez à cœur de simplement nous écouter, j’ose penser que vous nous rendriez enfin la justice, la tranquillité et l’apaisement auxquels nous avons droit et auquel nous aspirons depuis 47 ans.
Profonds et respectueux sentiments.
         SIGNATURE : L’un des trois millions de Rapatriés qui ne savent plus vers qui se retourner pour que justice leur soit ENFIN rendue.

Pierre SALAS salas-pierre@bbox.com

RETOUR PIERRE SALAS.

16 août 2009

DES PIEDS-NOIRS ET DES LARMES

         Durant l'été, à la campagne, il nous arrive de grandes plages de silence, des insomnies, du temps devant soi... Alors, on en profite pour relire un vieux livre, compter les étoiles ou revoir sur DVD un film récemment découvert. Visionné à nouveau cette semaine, un film a effectivement produit sur moi le même effet que la première fois : une silencieuse mais forte émotion. C'est un long documentaire (trois épisodes) consacré à l'histoire de ces « pieds-noirs ». Réalisé en 2007 par Gilles Pérez, je crois bien que « Les Pieds-noirs, histoires d'une blessure » est sans équivalent à ce jour. .....................................Cela valait d'être redit.

Auteur : Jean-Claude Guillebaud 16/08/2009

ARTICLE COMPLET  ET COMMENTAIRES ICI

RETOUR COUPS DE COEUR 

 

1 février 2013

LE HERISSON

 Pour commander le dernier recueil de hérissonnades "LE HERISSON' PAGES CHOISIES- LE LIVRE -

 

LETTRE OUVERTE AUX PARTISANS DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE

LES FRANÇAIS D’ALGÉRIE "NOUVEAUX ROBINSONS"

LE MATRAQUAGE PUBLICITAIRE A LA TELEVISION

LE HERISSON EN COLERE

DISPARITION DE LA MISSION INTERMINISTÉRIELLE AUX RAPATRIES.

RÉFLEXIONS HERISSONIENNES - LE REVE

"LE HERISSON" FURIEUX.

"LE HERISSON" LE LOUP ET l'AGNEAU.

"LE HERISSON" VERS LES CINQUANTE ET UN AN APRES.

"LE HERISSON" JUIN 2012 CINQUANTE ANS APRES.

"LE HERISSON" L'ENNEMI N°1 DE l'ALGERIE FRANCAISE.

" LE HERISSON" TIEN VOILA DU BOUDIN.

"LE HERISSON" LETTRE OUVERTE A MES COMPATRIOTES.

"LE HERISSON" COUP D'OEIL SUR L'ACTUALITE DU MOMENT.

"LE HERISSON" PAUVRE FRANCE, QUO VADIS.

"LE HERISSON" LE DRAPEAU FRANCAIS EN BERNE.

"LE HERISSON" REGARD AU RETROVISEUR SUR 2011.

REGARD AU RETROVISEUR DE NOTRE HISTOIRE.

"LE HERISSON" LES CHRETIENS LIBANAIS.

"LE HERISSON" LA FACE CACHEE DE LA LUNE.

"LE HERISSON" JEUNES PIEDS-NOIRS AIDEZ-NOUS.

"LE HERISSON" PREVISIONS SUR LES ENVAHISSEURS DU 21 em SIECLE.

"LE HERISSON" LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

A PROPOS DES PIEDS-NOIRS.

"LE HERISSON" DE L’AUTOMNE 2011.

"LE HERISSON" NON COUPABLE.

"LE HERISSON" LETTRE OUVERTE A NOTRE FRANCE.

"LE HERISSON" PETIT A PETIT L’OISELLE FAIT SON NID.

"LE HERISSON" CONSTAT SUR LA FACON D’AGIR DE NOS POLITICIENS.

"LE HERISSON" A NOTRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.

"LE HERISSON" REGARD SUR UN PRINTEMPS QUI NE CHANTE PAS.

"LE HERISSON" A CEUX QUI RENONCERAIENT SANS SE BATTRE.

"LE HERISSON" ESCROQUERIE, ARROGANCE ET SARCASMES.

"LE HERISSON" COUP D'OEIL SUR L'ACTUALITE.

"LE HERISSON" PIQURE DE RAPPEL.

"LE HERISSON" MON COUP DE GUEULE DU MOIS.

"LE HERISSON" A VOUS DE JUGER.

"LE HERISSON" UN DEMI SIECLE BIENTOT.

"LE HERISSON" SI J’OSAIS VOUS ECRIRE, MONSIEUR LE PRESIDENT.

"LE HERISSON" IMMIGRATION - EMIGRATION.

"LE HERISSON" DE L'AUTOMNE 2010.

"LE HERISSON" ESCROQUERIE EN TOUT GENRE.

"LE HERISSON" PAUVRE FRANCE.

"LE HERISSON" SECTARISME PRIMAIRE

"LE HERISSON" LA PESTE

"LE HERISSON" 48 ANS DEPUIS!!

"LE HERISSON" LE 13 MAI 2010.

"LE HERISSON" KHAJMA (LA HONTE).

"LE HERISSON" LES FRANCAIS PARLENT AUX FRANCAIS.

"LE HERISSON" BILLET D'HUMEUR.

"LE HERISSON" BURQA ET MINARETS.

"LE HERISSON" - PINCEZ MOI, JE REVE.

LE HERISSON - JE SUIS POUR.

LE HERISSON - PAUVRE FRANCE.

LA MEMOIRE QUI FLANCHE.

RETOUR SUR UN TRISTE ANNIVERSAIRE QUE CELUI DU 13 MAI 2009.

LE HERISSON PLUS QUE JAMAIS EN COLERE.

RETOUR NOS LECTURES.

 

15 août 2009

LES FEUILLES MORTES

Document transmis par Pierre Salas

(1945) 

L'encre du savant est aussi précieuse que le sang du martyr. (Proverbe Arabe) 

! Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie.
Je t'aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t'oublie ?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais,
Toujours, toujours je l'entendrai
 

        J’aime beaucoup le deuxième couplet de ce poème de Jacques Prévert  interprété pour la première fois par Cora Vaucaire et ensuite par Yves Montand en 1946. Il était prémonitoire de notre devenir car il nous ressemble tant.

En effet, pour nous encore survivants, quand nous pensons à elle (notre terre natale), nous nous disons que nous l’aimions tant, cette terre  si jolie, que nous ne l’oublierons  jamais.

        C’est vrai qu’en ce temps- là, la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu’ici. C’est une chanson qui nous ressemble (Pieds-noirs ou Arabes), toi tu m’aimais et je t’aimais et nous vivions les deux (communautés) ensemble.

        Mais le vie sépare ceux qui s’aiment (non pas tout doucement et non plus sans faire de bruit) mais dans l’anarchie, le désordre et le bruit de la mitraille.

J’avais 13 ans et …en ce temps-là comme le chantaient si bien Cora et Yves….. La vie était plus belle, et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui…. ». 

Mon père venait tout juste d’être démobilisé après s’être battu pendant cinq longues années pour notre pays, la France.

        Un an plus tôt, (le 8 mai 1945)  avaient éclaté les manifestations de Sétif et la répression qui s’en suivit. A cause de ce climat prémonitoire  de l’avenir de ce pays,  des centaines d’innocents des deux camps perdirent la vie. Qui avait commencé ? Certains affirmaient que Ferhat Abbas (déjà) était à l’origine de ces émeutes qui avaient causé la mort de plus de cent Européens. Ceux du camp d’en face prétendaient que la répression de l’armée fut disproportionnée en regard de ces émeutes. Ces évènements furent les prémices de la guerre d’Algérie, qui sombra dans une sorte de léthargie, d’où elle n’émergea que neuf ans plus tard, le 1° Novembre 1954. J’étais trop jeune pour en juger, et mon enfance et mon adolescence furent quand même bercées par les paroles inoubliables de cette chanson.

        « C'est une chanson qui nous ressemble, toi tu m'aimais et je t'aimais…. Et nous vivions tous deux ensemble….. » Oui, nos  communautés vivaient ensembles et nous nous estimions et nous nous respections. C’est toute l’histoire de plusieurs races et religions qui avaient crée l’œcuménisme (avant que ce terme ne vienne à la mode), qui avaient appris depuis leur plus jeune age, à  vivre ensemble, à aller à la même école communale, à partager leurs joies et leurs peines et même à s’aimer.

        En ce mois de Juin 2007, je me dis que depuis Juin 1962, quarante cinq années ont passé. Les criminels et les parjures voyous qui ont détruit cette harmonie, s’ils sont encore de ce monde, sont à mettre au ban de l’humanité, s’ils sont morts, que Dieu me pardonne car ils ne méritent que le barbecue de Satan.

        «Mais la vie sépare ceux qui s'aiment tout doucement sans faire de bruit et la mer efface sur la sable les pas des amants désunis…. » Je ne sais pas ce que vous en pensez, je ne sais même pas si vous n’avez pas oublié ce poème si beau et qui nous va comme un gant. Nos parents pour la plupart ne sont plus là et ils sont partis sans faire de bruit, mais nous ! Allons-nous rester les bras croisés en attendant avec fatalisme que d’autres décident pour nous de ce qui est bien ou de ce qui est mal ? NON, nous ne partirons pas à notre tour…. « Sans faire de bruit…….  dans la nuit froide de l'oubli…..» 

Nous nous devons à nos associations, à nos vaillants dirigeants et à leur foi, leur volonté et au courage qui les animent, et qui doivent  nous animer nous aussi.

Nous le leur devons, il ne faut pas que « …. La mer efface  sur le sable le pas des….. Rapatriés enfin réunis…..» 

Le Saint Esprit guide les Traces de PIEDS-NOIRS sur le sable pour ne pas qu’ils s’effacent.

RETOUR PIERRE SALAS.

15 août 2009

REVUE P.N. D'HIER ET D'AUJOURD'HUI

Document transmis par J. F. Paya

LA REVUE PIEDS NOIRS D'HIER ET D'AUJOURD’HUI No 176 JUILLET /AOUT 2009

Publie les éléments de l’enquête de terrain de l"Auteur Jean-François Paya sur massacre du 5 Juillet 62 a Oran ,ses causes et ses conséquences .(sur 4 Pages)
Ce drame fut ponctuellement le jour le plus sanglant de " la Guerre d Algérie" alors qu"elle était virtuellement terminée ( selon la loi le 2 Juillet 62 et non le 19 Mars)

Cet événement a le triste privilège d’être un cas unique dans l"Histoire ou une armée (18000 hommes)
 en place a proximité de ses ressortissants les laisse se faire massacrer et enlever sans intervenir On comprend que ce fait demeure largement occulte p
ar les Camarillas Gaullistes, Gauchistes et FLN et la plus part des medias.

La revue PNHA
 a le mérite d’évoquer l" histoire de ce drame  présenté par un des meilleurs spécialistes témoin et acteur dans ce dossier présent sur le terrain jusqu "en 65 a la base de Mers El Kébir poursuivant son enquête occultée par les autorités 
de l’époque.

Viviane Ezagouri
 
Association des familles de disparus du 5 Juillet 62 a Oran.

Peral
 Roland Colonel (ER)  des GMS en Oranie Membre du cercle Algérianiste de Tarn et Garonne.

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962  

14 août 2009

PRESENT AU SALON DU SAVOIR FAIRE PN

PIERRE SALAS

En plus de mon livre: IL ETAIT UNE FOIS NOTRE LA-BAS, Je vous présenterai mon coffrage aluminium, médaille d'or des techniques nouvelles à GENEVE.

PIERRE SALAS
18 Rue Edouard Bourdet
66100 .PERPIGNAN
TEL : 06 63 53 98 55
MAIL : salas-pierre@bbox.fr

Nouveau brevet          http://www.aluformwork.com


Ancien brevet             http://aluformwork.chez.com




                Ancien ingénieur et directeur de travaux et expert international (ORDINEX), habitant PERPIGNAN, je suis auteur et concepteur de deux brevets relatifs à un coffrage en aluminium polyvalent et destiné aux entreprises du BTP et du Génie civil.Son poids (20 kg/m2) le rend manu portable. De par sa conception et son orthogonalité, il se met automatiquement en place de niveau, d’équerre et d’aplomb et évite ou économise les engins de levage et de manutention. Argument essentiel en pays sinistrés par séismes ou cyclones. Il ne nécessite nullement de main d’œuvre spécialisée et son aspect, après décoffrage, élimine tous les ragréages ainsi que l’emploi d’enduits de rattrapage.
Il résiste à une pression en pied de plus de 7.00 T/m2.
        A la sortie du premier brevet, je l’avais protégé par un brevet Français et Européen PCT, en Espagne, aux USA et au Japon.

Ce brevet a obtenu la médaille de bronze de l’Innovation à BATIMAT PARIS et la médaille d’or des techniques nouvelles au salon des techniques nouvelles à GENEVE.

                L’ayant tout récemment amélioré et modifié, j’ai été contraint de déposer un nouveau brevet en 2002.
Je peux construire n'importe quels éléments en béton, tels que murs, refends, poteaux, poutraison, cloisons de 10 cm, planchers, toitures, mais surtout des moules pour maisons individuelles répétitives ou étages complets d’ appartements en élévation ( immeubles de toute hauteur), par bétonnage en continu en une journée et décoffrage le lendemain ( temps exécution par maison en RDC, après réalisation de l'infrastructure = 2 à 3 jours avec réservations d’ouvertures par mannequins et tuyauteries électrique ou plomberie en attente et noyées dans le béton).
Je peux aussi pour certains pays couler avec ces coffrages des murs en pisé ou en torchis.
                Je recherche des licenciés exclusifs pour tous pays avec de sérieuses références professionnelles ou un ou des partenaires actifs pour son exploitation, en tous pays et surtout là ou la main d’oeuvre n'est pas aguerrie ou inexpérimentée aux techniques du BTP et là où les engins de levage sont dans l'impossibilité de circuler après séismes ou calamités climatiques.

Mon adresse email est : salas-pierre@bbox.fr


Courtoise considération.
Je vous réserverai le chaleureux et amical accueil dont nous avons le secret chez nous.


RETOUR PIERRE SALAS.

8 août 2009

IL Y A 47 ANS L'EXIL

Document transmis par José Castano.

*

Une page d’histoire…

IL Y A 47 ANS… L’EXIL

         Il y a 47 ans, nous en étions à verser des larmes de sang… Le cessez-le-feu avait été proclamé le 19 mars, l’ennemi d’hier devint l’interlocuteur privilégié de l’Etat français et ce fut la fin… une fin que nous ne pouvions imaginer ainsi… La fin d’une épopée, la fin d’une civilisation, la fin d’un mythe. C’était pour nous la fin du monde, mais c’était surtout la fin d’un monde… né dans la peine et la souffrance, qui avait vécu dans le bonheur et dans la joie et qui mourrait dans le désordre, la corruption et la haine.

         L’Algérie était devenue un pays sans foi ni loi, où la pitié n’existait plus. Elle était perdue, saccagée, agonisante. Son cœur avait beaucoup trop battu, souffert, espéré, désespéré, à travers des foules dont on réglait les houles, commandait les tempêtes pour des vertiges tricolores. Trop de larmes et trop de sang. Les jardins se taisaient, les rues se vidaient, des bateaux s’en allaient… L’heure de l’arrachement et de la greffe venait de sonner pour tous.

         Une nouvelle fois le drapeau tricolore fut amené ; une nouvelle fois, l’armée française plia bagages poursuivie par les regards de douleur et de mépris et les cris de tous ceux qu’elle abandonnait. Le génocide des harkis commençait…

         Dans le bled –comme en Indochine- les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont là des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

         Ainsi, 132 ans après son épopée, l’Armée d’Afrique disparaissait avec l’Empire qui était sa raison d’être… L’Armée d’Afrique !… Le terme sonnait aujourd’hui comme une outre vide. Il était difficile de le prononcer sans rire… et sans pleurer. Tout s’était passé comme si son destin eût été accompli le jour où la métropole fut libéré par elle et q’elle n’eût plus qu’à disparaître.

         Que ce fut aux aérodromes ou aux ports, le spectacle était le même. Nous attendions des jours et des nuits dont nous ne savions plus le nombre, sous le soleil des midis et les silences de la nuit, parquées comme du bétail, sans ravitaillement, conscients de ce qu’il y avait d’intention de nous punir encore dans ces avions mesurés et ces bateaux refusés.

La Croix Rouge ? Aucune trace… En revanche, les transistors annonçaient qu’à la frontière Algéro Marocaine, près d’Oujda, des camions de la Croix-Rouge internationale avaient été pris en charge par le Croissant Rouge pour venir en aide aux « pauvres réfugiés algériens » qui s’apprêtaient à rentrer chez eux…

         Quand enfin un bateau accostait sur les quais, c’était aussitôt la panique… cependant, qu’à bord, nous ne demandions plus rien. Nous nous affalions, prostrés, et contemplions, silencieux et amers, une dernière fois les contours de notre terre. Nous pensions que nous avions regardé ce paysage maintes et maintes fois, animés d’une confuse espérance d’événements nouveaux, émouvants, romanesques dans notre vie… que nous allions nous en éloigner pour ne plus jamais revenir… qu’il ne s’était rien accompli de miraculeux et que, de cette indifférence de la destinée, notre cœur restait endolori.

         Nous voulions nous imprégner une dernière fois de cette vision qui avait été le cadre de notre enfance, nous souvenir de chaque mot, de chaque geste, pour être enfin dignes de nous envelopper du linceul immuable des choses définitives. Nous entrions en exil par de honteuses poternes, traînant derrière nous, comme un fardeau et un tourment, le manteau d’apparat de nos souvenirs rebrodés de mirages.

         L’Algérie, tant servie, tant chantée, tant aimée ; c’était le passé de bonheur, d’héroïsme et d’espérance, et ce n’était plus, en cet instant tragique, que le désespoir de milliers de cœurs calcinés au fond de milliers de poitrines humaines. Et nous étions seuls, face à l’échec, face au passé et à l’avenir, submergés par la peine et l’amertume, seuls au bord d’un gouffre, au bord du néant où finissent en fin de compte toutes les colères, les rêves et les révoltes des hommes… où se consument les noces stériles de l’amour et de la haine.

Nous attendions l’instant où serait levée l’ancre, celui où l’on sortirait du port, l’instant où, dans la brume et les larmes, s’évanouirait enfin la lumineuse vision de la terre d’Algérie.

         Un barrissement lugubre, le grincement d’une chaîne que l’on remonte et déjà le navire qui déhale lentement. Des femmes pleuraient en silence ; des hommes serraient les poings et les mâchoires… La déchirure de leur âme était profonde ; se cicatrisera-t-elle jamais ?

         Accoudés à la rambarde du navire qui s’éloignait, impassible, sous l’épreuve de la torture, nous dardions nos regards voilés de pleurs vers cette vision magique de l’Algérie, vers les cimes violettes des montagnes. L’horizon de notre beau pays reculait sans cesse au fond de l’espace et du temps et nous sentions approcher le chagrin qui déborde, éclate et se répand comme un fleuve qui a crevé ses digues.

C’était une sourde rumeur grossissante qui semblait nous monter de la poitrine à la gorge, et qui se portait aussi sur la vue qu’elle brouillait un peu plus. Car le fait lui-même n’est presque rien en comparaison de son retentissement : l’arrachement dans la douleur, l’adieu, et la côte qui disparaît… disparaît ; c’est à présent que cela pénètre et opère son ravage !

A la proue du navire, le nez dans la brise, un homme chantait. On entendait faiblement les paroles ; c’était un air lent, nostalgique, déchirant, qui se répétait toujours et qui se prolongeait en mourant, avec des ondulations traînantes : « Hay péna, pénita péna, péna… »    

         Cela s’en allait doux et triste sur la mer, comme dans une âme un souvenir confus qui passe… et les bateaux s’éloignèrent ainsi, accompagnés de sanglots qui leur faisaient la conduite et qu’on eût pris pour la cantilène des chameliers poussant leurs bêtes.

Que de larmes grossirent la Méditerranée ! Que de chagrin emportèrent ces navires !…

         Nous partîmes ainsi, chassés de notre terre, de nos maisons, le cœur broyé par le chagrin, retournant une dernière fois la tête, sur la route de l’exil et, regardant, les larmes aux yeux, pour un dernier adieu, ce qu’avait été notre bonheur, cet adieu qui allumait aux paupières des larmes de sang, cet adieu définitif qu’il nous fallait goûter amèrement et dont le souvenir nous poursuivrait toujours.

         Là-bas, déjà, le jour mourait en flammes au-dessus du cher pays de notre enfance. Un silence profond s’élevait emportant là-haut, tout là-haut, les souvenirs à jamais enfouis, dans la tranquillité des milliers de crépuscule d’été.

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

*

Retour JOSEPH CASTANO.

31 juillet 2009

SOUTENONS L'ADJUDANT FONTAINE (SUITE)

Lire la lettre du commandant Constantin LIANOS de l’Amicale des Anciens de la Légion étrangère de Marseille à Monsieur Jean-Claude GAUDIN Maire de Marseille 

Une autre lettre au maire de Marseille

Monsieur le Maire,

        Vous avez publiquement, et sur toutes les chaînes des médias, accusé l’Armée qui a déclenché un feu de broussailles après avoir tiré, à balles traçantes, lors des exercices d’entraînement au camp de Carpiagne.

        Connaissant votre affection pour Marseille, vous avez dû avoir très peur en voyant le feu arriver aux portes de la Cité. Très en colère, vous avez demandé lors de ces interviews, une punition exemplaire pour le « contrevenant » qui avait commis « une stupide erreur » en entraînant ses hommes dans cette région à risques en cette période.

        Mais pourquoi crier si fort aujourd'hui contre notre Armée , alors que votre silence complaisant nous a atterrés lorsque, quelques jours plus tôt, le 14 juillet exactement, ce sont des bandes de vos cités dites défavorisées qui ont mis Marseille en feu créant des incendies - quatorze selon La Provence – tout près des habitations et simultanément aux quatre coins de la ville.

        Ces bandes de jeunes ou moins jeunes avaient volontairement mis en péril la vie de vos administrés puisqu’ils avaient jugé important d’allumer leurs incendies près des habitations et leur dessein, à n’en pas douter, était de tuer sans distinction d’âge ou de sexe.

Nous savons tous et vous aussi certainement, que, ce faisant, ils répondaient à un appel, sur Internet, de ces immigrés qui peuplent la France mais la haïssent autant qu’ils haïssent les français.

        Comment se fait-il, qu’après ces violences, autrement plus graves, le premier magistrat que vous êtes, ne se soit pas révolté contre ces hordes de dangereux pyromanes ? Vous aviez pourtant matière à demander aux Chef de l’Etat de sévir avec la plus grande fermeté et à l’Armée, Gardes mobiles et autre CRS, de les déloger manu-militari afin de les traduire devant la justice française.

Vous avez préféré passer sous silence les débordements qui s’étaient déroulés dans votre ville, et « vos médias » se sont contentés d’annoncer le nombre de voitures incendiées dans tout l’hexagone, précisant, comme s’il s’agissait d’une banalité, que le bilan avait été bien supérieur à l’année précédente pour la même occasion. Par contre, ayant trouvé un coupable tout désigné pour "noyer le poisson de la veille", en la personne d’un honnête soldat qui entraînait ses hommes, vous êtes apparu comme par enchantement, drapé dans votre indignation, réclamant réparation à la stupide Armée qui avait osé menacer Marseille. 

        A vous regarder piquer vos colères devant toutes ces caméras qui passaient près de vous, nous en avons eu le sang tout retourné comme on dit chez nous en Provence. Car nous, aussi, nous sommes très en colère ….. Contre vous Monsieur Gaudin. Car nous sommes marseillais et nous aimons Marseille autant, sinon plus, que vous. Et Marseille n'est pas seulement qu'un ramassis de voyous qui sèment la terreur dans Notre ville, Monsieur, elle nous appartient également. Mais il nous semble que vous êtes bien plus zélé à protéger vos délinquants, même s’ils sont des assassins en herbe, qu’à protéger et défendre tous vos administrés. Ne verriez-vous en eux que des voix électorales potentielles qui vous aideraient à préserver votre siège lors des futures consultations qui auront lieu dès les premiers mois de 2010 ?

        Nous vous rappelons que, nous aussi, nous votons. Et nous sommes nombreux à être fatigués de lutter contre cette délinquance qui a envahi notre ville. Nous vivons dans l’insécurité la plus totale à Marseille pendant que vous faites des effets de manches et poussez des coups de gueule pour attirer l’attention des marseillais et des pouvoirs publics contre un homme, un soldat de France, dont le courage et l’honneur ne sont plus à prouver.

        Votre théâtralisme, votre partialité, votre irresponsable attitude, nous font honte. Ces deux affaires ayant eu le même résultat : des incendies, l’un causé volontairement, l’autre accidentellement dans l’exercice d’une profession, il est encore temps que vous en appeliez à l’Etat, aux ministres et à tous les médias pour revenir sur vos déclarations tonitruantes et rétablir la vérité.

        L’adjudant Fontaine, de la Légion étrangère, en entraînant ses hommes aux futurs combats qu’ils livreront contre les ennemis de la France d’abord et de la paix dans le Monde en général n’est pas responsable, SEUL, de cet accident terrible, soit, mais non criminel. Vos protégés, eux, ont provoqué des incendies criminels et vous ne les avez, en aucune manière, condamnés ni poursuivis. Y aurait-il, pour la ville de Marseille que vous représentez, deux sortes d’administrés ? Deux poids, deux mesures ? Des blancs coupables et des immigrés innocents ?

        Nous attendons rapidement votre réponse, Monsieur le Maire.

Nobeline

echodupays

la Provence du 15 juillet 2009 

Un de nos compatriotes a eu l’insigne honneur de recevoir une réponse à la lettre ouverte qu’il avait envoyée à J.C Gaudin, suite à l’article paru dans Les Petits échos. Le maire, dans son e-mail, a pris le soin de joindre à son envoi le message qui lui était parvenu ce qui ne laisse pas de doute quant aux questions qui lui étaient posées. Il louvoie le maire de Marseille ! Il sait bien le faire, ça !

Et puisque vous avez décidé de stigmatiser ses immigrés, il vous répond qu’il ne veut pas stigmatiser votre armée, mais comprenez-le comme vous voudrez. Cette réponse est le reflet du personnage, un acteur dramaturge qui aurait eu son rôle dans une comédie de Pagnol s’il ne s’était piqué de politique. C’est à s’y méprendre, une véritable galéjade marseillaise.

En fait, la teneur de son message tient en peu de mots.

« Moi, je fais le canard, mais toi, ne touche pas à mes potes, s’il te plait ! Laisse payer l’Armée et, comme il nous faut un coupable, l’adjudant Fontaine nous fera l’affaire et sera poursuivien justice ! Je persiste et je signe.»

Ah ! Quelle douleur de voir Marseille si mal lotie, vraiment !

LA REPONSE DE GAUDIN

Madame, Monsieur,

        Je fais suite à votre mail concernant l'incendie des quartiers Sud Est de Marseille, par lequel vous m'avez fait part de votre douleur de voir disparaître toute une partie des espaces naturels Marseillais. Ce drame qui trouve sa source dans l'inobservation des plus élémentaires mesures de prévention des incendies nous a tous affecté et a motivé une légitime colère pour tous ceux qui comme moi ont vécu cette nouvelle nuit de cauchemar. La visite du Premier Ministre François FILLON, accompagné des ministres de l'intérieur et de la défense, témoigne de la solidarité nationale qui s'exprime en de pareilles circonstances.

        L'action combinée des Marins Pompiers de Marseille, des Services Municipaux, des Sapeurs Pompiers et des Services de l'Etat a permis d'éviter des pertes humaines ou la destruction de zones d'habitationsentières et je leur adresse toutes mes félicitations et mes remerciements. Au delà, de la mise en cause personnelle du ou des responsables, que la justice ne manquera pas de poursuivre, il faut dès à présent en tirer des leçons pour l'avenir et recréer ces espaces naturels auxquels nous sommes tant attachés.

        Comme l'a annoncé le Premier Ministre, l'armée participera aux travaux de reboisement et de protection de ces espaces meurtris. Sans remettre en cause la nécessité pour notre pays d'organiser sa défense et quelle qu'en soit l'origine, ce drame touche l'ensemble des Marseillais. Il ne doit pas servir à stigmatiser telle ou telle catégorie de personnes, mais plutôt à dénoncer les imprudences et négligences dont nous pouvons tous être les auteurs. La création de pistes DFCI, l'obligation de débroussailler, les respect des règles d'urbanisme et plus largement une prise de conscience générale doivent nous permettre de lutter contre ce fléau qu'est le feu dans la forêt méditerranéenne. Vous remerciant pour votre message et souhaitant ne plus avoir à connaître ce genre de drame, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Claude GAUDIN

Maire de Marseille

Vice Président du Sénat 

Document transmis par José Castano.

« Coup de gueule »

Chers amis, chers contacts,

        Avec l’autorisation de l’intéressée, je vous transfère le « coup de gueule » d’une maman dont le fils, sous-officier dans la Légion, est un camarade de l’adjudant FONTAINE, mis en examen pour l’incendie involontaire causé lors d’une séance de tirs.

        L’ancien militaire d’active que je suis ne saurait demeurer indifférent à ce déchaînement de violences verbales proférées par le maire de Marseille à l’endroit de ce sous-officier de retour d’Afghanistan, titulaire de la Médaille Militaire avec 2 citations. Monsieur GAUDIN serait plus inspiré de réserver ses diatribes à la racaille qui sévit impunément dans sa ville et qui, non contente d’avoir transformé bon nombre de quartiers Nord de Marseille en zones de « non droit » où elle règne en maîtresse des lieux, tend désormais à imposer sa loi dans toute la Cité Phocéenne. Et tandis que certains, issus de l’immigration, se plaisent à cracher sur le drapeau tricolore et à conspuer la Marseillaise, d’autres hommes (des vrais, ceux-là), issus également de l’immigration, se préparent avec une réelle abnégation  à guerroyer en Afghanistan, conscients des sacrifices qu’ils devront consentir… et prêts à mourir si la Légion le leur demandait. Et cette déclaration du Colonel – Prince AMILAKVARI, héros de la Légion étrangère, tué à El-Alamein devrait tempérer l’ardeur belliqueuse de nos matamores : « Nous autres, étrangers, n’avons qu’une seule manière de remercier la France pour l’accueil qu’elle nous a réservé : mourir pour elle ! »

        Mesdames et Messieurs les politiques, de grâce, abrégez le tourment de ce sous-officier de Légion. Il serait injuste de le traiter en « paria » alors que ses qualités humaines font l’unanimité de ses pairs. Votre conscience devrait vous désolidariser du Maire de Marseille en refusant de vous corrompre dans ces mêmes contradictions, parce que, pardonnant ou tolérant là des actes de banditisme et condamnant ici une faute accidentelle, elle cesserait d’être conscience pour se faire complice.

        En vous remerciant – José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

        Je suis écœurée par les déclarations de GAUDIN (et la clique de ministres), beaucoup plus prompt à fustiger la Légion Etrangère dans l'éventuelle responsabilité d'un adjudant quant à l'incendie aux portes de Marseille, qu'à rétablir l'ordre parmi les bandes d'immigrés (des jeunes...) qui mettent sa bonne ville, comme bien d'autres partout en France, à feu et à sang au moindre prétexte : 500 voitures incendiées à Marseille, histoire de fêter le 14 juillet. Quotidiennement des bus, des écoles, des commissariats incendiés dans le plus grand silence des médias, et sans aucune sanction des coupables la plupart du temps. Mais quand il s'agit d'exercice d'entraînement dans un camp militaire, on ne perd pas de temps pour sanctionner l'adjudant aussitôt révoqué. Sans vouloir minimiser une éventuelle responsabilité que l'enquête devra déterminer, il convient de préciser que l'adjudant mis en cause est un courageux combattant ayant participé au conflit Afghan, titulaire de la Médaille Militaire avec 2 citations et de la médaille du Courage et du Dévouement pour acte de bravoure dans le civil. Il n'aura droit évidemment à aucune indulgence car il ne fait pas partie des hordes de nos banlieues.

        Quant aux responsabilités qui incombent aussi aux communes de veiller au débroussaillage, aux associations de soi-disant protection de la nature qui s'opposent au tracé de zones coupe-feu, aux mairies qui accordent des permis de construire de complaisance dans des zones à risques, là, l'enquête promet d'être longue… Enfin, petite précision supplémentaire, nos soldats s'entrainent "avec les moyens du bord", c'est à dire, avec un matériel souvent désuet et dépassé, faute de budget. Il faut savoir que nos hommes sont envoyés au casse-pipe sous-équipés, et font pitié, quand ils ne font pas rire les soldats d'autres nationalités engagés avec eux en Afghanistan, ou ailleurs.  FOUTU PAYS QUE CE PAYS DE FRANCE, PAR L'INCURIE DE DIRIGEANTS PRIVILĒGIĒS QUI TIENNENT LE HAUT DU PAVE ET MEPRISENT LES HEROS.

         Furieusement – Monique GAGEAN

Retour JOSEPH CASTANO. 

9 juillet 2009

UNE PAGE D'HISTOIRE

Document transmis par José Castano.

*

Une page d’histoire…

DE  L’ALGERIE  FRANCAISE…

à  LA  FRANCE  ALGERIENNE

« Vous avez voulu acheter la paix au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre » (Winston Churchill)

        Le dimanche 1er juillet 1962, la France vota sur la question de savoir si l’Algérie devait devenir un état indépendant. En répondant « Oui » à cette question, chaque électeur annulait pour sa part l’existence de l’Algérie française et ce fut la somme de ces « Oui » qui réduisit à néant cette Algérie là dont l’existence avait commencé le 5 juillet 1830 lorsque les troupes du général de Bourmont, après avoir débarqué à Sidi-Ferruch, occupèrent la capitale des deys. Le gouvernement français, tel Ponce Pilate se lavait les mains et tournait la page.

        Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire. C’est par la France qu’elle devint, ce jour, indépendante. A cet instant, elle était devenue celle que Joachim de Bernis dépeignait au compte de Choiseul après qu’elle eût cédé le Canada à l’Angleterre par le traité de Paris en 1763 : « La plus méprisable des nations est aujourd’hui la nôtre, parce qu’elle n’a nulle espèce d’honneur et qu’elle ne songe qu’à l’argent et au repos. Nous sommes à la dernière période de la décadence ».

        De Gaulle avait dit : « Il faut que la France, dans sa masse approuve ce qui vient d’être accompli en son nom » et son art fut de donner à une politique honteuse un caractère de victoire. Il rassura les consciences et trouva une explication pour sauver le prestige national. La France ayant gagné la guerre donnait aux « patriotes » algériens l’indépendance selon la Charte de l’Atlantique, les déclarations des Nations Unies, les droits de l’homme et la vocation généreuse de la France éternelle. La fuite devenait héroïque. La résistance à l’abandon se transformait en crime. Les bons citoyens respirèrent. Puisque « le plus illustre des Français » préconisait le repli sur l’Hexagone, on pouvait le suivre… et c’est ainsi que la France suivit son guide… elle approuva.

        Le peuple français, souvent indifférent, parfois hostile, abusé de surcroît par son gouvernement, venait de livrer une province française à l’ennemi, après que l’armée française eût, en réalité, largement triomphé sur le terrain. Après avoir accueilli avec soulagement et satisfaction la signature des accords d’Evian, la Métropole se réjouissait de cette indépendance de l’Algérie. On y voyait « enfin » la fin d’une guerre impopulaire. Le boulet algérien serait détaché de son corps, les dépenses militaires allaient diminuer considérablement, la prospérité irait croissante et le bien être du peuple serait amélioré de façon radicale !… Le pactole allait pouvoir couler !…

        Il n’y avait plus à cet instant que les ambitions à court terme d’un gouvernement veule, de chefs de partis aveuglés par de maigres illusions, de chefs militaires en quête de nouvelles promotions et d’usuriers aux aguets du bénéfice qu’ils entrevoyaient déjà avec cette masse de « richards » qui leur arrivait de l’autre côté de la Méditerranée … sans oublier que la France allait également être « nettoyée » de tous ces Nord-africains qui, désormais, allaient pouvoir rejoindre un pays « bien à eux ». Quel leurre que tout cela !…

        A cet instant ; qui pensait au propre destin de la France ? Qui voyait aussi loin ? Seul le présent comptait et ce présent reposait uniquement d’une part sur le mépris que nourrissaient les métropolitains vis à vis des Pieds-noirs, d’autre part sur l’intérêt immédiat de leur propre personne, de leur parti politique ou de leurs ambitions. Ils s’imaginaient avoir fait une bonne affaire en mettant fin à une guerre « onéreuse », mais quel avantage illusoire que cela !…

Qui pensait à l’avenir de ses enfants ; de la Nation ? Car en guise de pactole, c’est à un chômage croissant que les Français allaient être réduits et ils allaient également être très vite confrontés à ce que l’on appela dès cette période « La Crise » qui allait inexorablement s’amplifier d’année en année avec l’augmentation sans cesse croissante des matières premières dont la France est si pauvre et si friande, la dépendance vis à vis d’autres nations moins puissantes qu’elle et un flot migratoire de Nord-africains –principalement d’Algériens- qui allait déstabiliser complètement ses institutions.

        En effet, durant l’épisode sanglant de la guerre d’Algérie, le leitmotiv constant des responsables du FLN était que la rébellion se justifiait par le besoin de plus de justice, de bonheur et de liberté pour la « malheureuse » population musulmane… cette même population enivrée durant huit ans de promesses fallacieuses qui dansait –comme lors de ce 5 juillet 1962, à Oran- autour des cadavres éventrés et désarticulés des Européens et qui, quelques semaines plus tard, dansait déjà une toute autre danse en tournant en rond devant un buffet vide… Cette même population, qui, n’obtenant rien des promesses invoquées tout au long de la guerre et réduite  soudain à la famine, émigra avec une mine attristée et des yeux de douleurs, dans cette France qu’elle eût plaisir à humilier et dont elle persécuta avec délice ses enfants.

Dès lors, le destin de la « douce France » était tracé. Après l’Algérie, l’Islam conquérante abordait nos rivages rendant actuelles les menaces énoncées dans un tract du F.L.N. rédigé en Algérie en 1956 puis rediffusé en mars 1962, lors du « cessez-le-feu » :

        « Oh ! France de malheur, tout est fini pour toi. Mais la France ne fait qu’agrandir son histoire, mais elle ne peut que diminuer instantanément ses forces. C’est une grande armée forte avec des armes automatiques et lourdes. Toutes ses armées sont celles des « soldats femmes » de la maigre France.

Plus vous grandissez les renforts, plus nous vous piétinons. Je fais appel à Guy Mollet qu’il faut trois cents hommes de France pour combattre un vrai fellagha âgé de 17 ans seulement.

        Notre armée qui donne de puissants échecs aux armées de la blague de la faible petite France, écoutez population française, notre armée de la Libération nationale est composée de Marocains, Tunisiens et Algériens.

        Rappelez-vous que, quand nous serons indépendants et dans un minimum de temps, nous combattrons les trois cents kilomètres que nos ancêtres ont envahis en France. Voici les limites, Poitiers, Saint-Étienne, Lyon, les environs des Alpes et les Pyrénées. Toutes ces terres et ces villes sont celles de nos ancêtres. Après la guerre d’Afrique du Nord, nous allons envahir les trois cents kilomètres qui nous appartiennent et les ports d e Toulon, Marseille, Bordeaux. Nous sommes les fils de Mohamed, fils de l’Islam.

        Voici, l’amitié est finie entre la France et l’Afrique du Nord. Vous allez avoir le Diên Biên Phu, pas celui de notre amie l’Indochine, il est mille fois plus grand.

Adieu la France, c’est maintenant la dernière ordure du globe terrestre. L’Algérie est en lutte contre le colonialisme. Malheur à tous fils du diable.

Toi, Monsieur, tu es son moteur. Tu as facilité sa tâche. Tu es donc vomi par l’humanité, excommunié. Le peuple te condamne, parce que tu as agi contre ses intérêts.

        Traître à l’humanité, tu es vomi par l’humanité, tu es un collaborateur. Notre devoir est de t’abattre ! Nous sommes fiers d’agir selon les consignes du Tribunal du Peuple qui est la volonté de Dieu.

        Indigne à la nation, on t’exécute. Une nation pure est une nation forte. C’est elle qui élimine les traîtres ».

        Cinquante trois ans après la diffusion de ce tract, la prophétie est en voie de se réaliser…

José CASTANO

(joseph.castano0508@orange.fr)

*

Retour JOSEPH CASTANO.  

3 juillet 2009

OU ETAIS-TU LE 5 JUILLET 1962 ?

Poème de notre ami René qui est plus que jamais d’actualité à la veille du 5 juillet 2009.

*

Oh! Notre Dame de Santa Cruz 

Où étais-tu le 5 juillet ? 

Tout ce sang qui nous éclabousse 

Était-ce donc le prix à payer ? 

Dans ta chapelle ils ont prié 

A user les grains de chapelet 

Malgré tous les saints des églises 

Il nous fallu faire la valise. 

Tous les cierges se sont consumés 

Sous la statue de la Madone 

Cette ferveur qu’ils te donnent 

Ce jour tu les as oubliés 

Oh! Notre Dame de Santa Cruz 

Où étais-tu le 5 juillet ? 

*

Ils gravissaient la pente aride 

Souvent sous un soleil torride 

Ils ne mettaient pas les souliers 

Les pieds étaient ensanglantés 

Pour te prouver tout leur amour 

Ils y montaient même à genoux 

Mais tous les saints sont restés sourds 

Oh ! Notre mère entendez-vous 

Les cantiques de la procession 

Qui accompagnent cette Ascension ! 

Oran n’est plus qu’une prière 

En ton honneur oh ! Sainte mère 

Oh! Notre Dame de Santa Cruz 

Où étais-tu le 5 juillet ? 

Tout ce sang qui nous éclabousse 

Était-ce donc le prix à payer ? 

*

Depuis ton rocher tout là-haut 

Tu as vu toute cette misère 

Qui s’entassait sur les bateaux

Les dents serrées par la colère 

Les vieux eux ne comprenaient pas 

Depuis toujours ils étaient là. 

Il fallait donc quitter la terre 

Où étaient enterrés leurs pères ! 

Mais leur foi était bien trop forte 

Puisqu’on les mettait à la porte 

Ils emportèrent dans leurs bagages 

La bonne mère au doux visage. 

Oh! Notre Dame de Santa Cruz 

Où étais-tu le 5 juillet 

Tout ce sang qui nous éclabousse 

Était-ce donc le prix à payer ?

*

René http://oran1954.over-blog.com/

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962   

OÙ

Retour vers nos lectures. 

25 décembre 2008

POLEMIQUE AUTOUR DU MASSACRE D'ORAN

JE VIENS DE RETROUVER UNE INTERVENTION QUI VAUT SON PESANT DE CACAHUETES.

Document transmis par J. F. Paya

          La question écrite posée le 10 octobre 2006 par Jean-Pierre Le Ridant, à propos du massacre d'Oran, le 5 juillet 1962, a suscité la réaction de Jean-François Gavoury, président de l'Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l'OAS (ANPROMEVO). Pour lui, cette question « témoigne d'une méconnaissance des « événements d'Oran survenus le 5 juillet 1962. » Il s'en explique en reprenant certains points du texte (ici en italique) rédigé par le député UMP de Loire-Atlantique :
(lire cette
question écrite)

          «Cette journée fut marquée par des atrocités perpétrées par des foules extrémistes, avides de sang, de revanche et voulant en découdre avec des populations sans défense ».

          Nos compatriotes n'ont pas été victimes de foules plus avides de sang que celles qui chantent depuis 1795 "qu'un sang impur abreuve nos sillons !". En réalité, ces malheureux Pieds-noirs d'Oran ont payé de leur vie innocente les conséquences prévisibles des exactions multiples et graves commises par les extrémistes de l'OAS contre des populations algériennes, elles aussi innocentes et sans défense.
          Le général Artus, commandant la Gendarmerie d'Oran, a fourni le 12 avril 1962 dans le cadre de sa déposition au procès du général putschiste Jouhaud, ces précisions sur les attentats de l'OAS : 1190 explosions de plastic et 109 attaques à main armée qui ont provoqué 137 morts et 385 blessés pendant les seuls quatre mois et demi de sa prise de fonction [Georges Fleury, L'OAS, éd. Grasset, Janvier 2003, p. 689]. Et s'il y avait des degrés dans l'ignoble, l'un des sommets fut atteint le 11 mai où 15 femmes de ménage furent abattues au révolver ou au poignard par les "combattants de l'Algérie française".
          Après les accords d'Evian, le général Katz n'osait plus transmettre les chiffres des victimes de peur de provoquer la rupture du cessez-le-feu. Et ce n'est pas lui, mais le préfet de police qui communiqua plus tard le bilan total ? Du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l'OAS : 66 Européens civils tués et 36 blessés ; 410 Algériens tués et 487 blessés [Charles-Robert Ageron, in préface: Joseph Katz, L'honneur d'un général, Oran 1962, éd. L'Harmattan, 1993].

"Dans cette terrible tragédie plus de 3000 personnes ont été assassinées"

          C'est le chiffre colporté par les associations qui instrumentalisent la douleur des rapatriés. Dans un rapport qui devait être remis au Premier ministre, le général Maurice Faivre et Jean Monneret, proches des cercles colonialistes, ont établi à 365 le nombre d'Oranais disparus [Boris Thiolay, L'Express, le 13 septembre 2006.]. C'est trop, bien évidemment, mais on est loin du "génocide" abusivement clamé.

« Ce jour-là le général Katz, au nom de la raison d'Etat, a donné l'ordre de ne pas bouger aux 18 000 soldats français? »

          D'une part, tous les historiens attendent la découverte d'archives qui confirmeraient qu'un ordre pareil a bien été donné. D'autre part, du 19 mars au 1er juillet 1962, on dénombra à Oran comme victimes de l'OAS : 32 = membres des forces de l'ordre tués et 143 blessés [Charles-Robert Ageron. Op. cité.].
          A ce jour et à notre connaissance, aucune organisation de rapatriés n'a condamné ces crimes contre l'armée de la France.
Se souviennent-ils, ceux qui veulent commémorer les victimes du 5 juillet 1962, que vingt jours avant cette date qu'ils n'ont pas oubliée, l'OAS a assassiné, le 14 juin 1962, le général Philippe Ginestet, commandant le corps d'armée d'Oran, en même temps que le médecin-colonel Mabille, venus s'incliner à la morgue devant la dépouille mortelle du lieutenant-colonel Mariot, chef de corps du 5ème R.I. assassiné la veille par les "combattants" de l'Algérie française ?
          Notre association, qui regroupe des veuves et des descendants de victimes civiles et militaires de l'OAS, n'oublie pas les crimes commis par cette organisation contre nos soldats à Oran et en particulier : le lieutenant-colonel Pierre Rançon, puis son successeur le commandant Maurin ; le chef de bataillon Bardy qui commandait les groupes mobiles de sécurité, enlevé et dont le cadavre fut retrouvé le 27 mars 1962 dans un terrain vague [Georges Fleury. op. cité, p. 710] ; le commandant de Gendarmerie André Boulle, le lieutenant Ferrer et le sous-lieutenant Moutardier.
          Plus de 140 hommes et officiers ont payé de leur vie leur sens du devoir. Plus de 90 officiers dans ces 140 ont également été exécutés. Dans ces 90 : 6 Commissaires de Police [Déposition de René Jannin, préfet de Police puis directeur de la Sûreté nationale en Algérie, au procès du général putschiste Salan].

«Monsieur Le Ridant souhaiterait savoir pour quelles raisons la cérémonie, qui était prévue à l'Arc de triomphe en mémoire des Oranais disparus le 5 juillet 1962, a été suspendue ».

          Cette manifestation avait été conçue comme un camouflage permettant à Jean-François Collin, président d'une association - l'ADIMAD (site Internet : www.adimad-oas.com) - qui oeuvre pour la réhabilitation de l'OAS, d'être associé à cette cérémonie. N'est-il d'ailleurs pas pour le moins étonnant de constater que ceux qui défendent aujourd'hui le souvenir de l'OAS, continuent de reprocher à l'armée française de n'avoir pas su protéger les "Français d'Algérie", alors que les commandos de l'OAS l'ont, sans relâche des mois et des mois durant, harcelée et attaquée, assassinant et blessant des militaires français ?
          Il eut été indécent que des gens qui revendiquent aujourd'hui encore la grandeur de ces forfaits commis contre les nôtres qui ont défendu la République au prix de leur vie, soient autorisés à ranimer la Flamme du souvenir de soldats inconnus, morts pour la Patrie.

Pour info sans commentaire cordialement JF Paya 23/02/2007

RETOUR Jean François PAYA ORAN JUILLET 1962

12 juin 2009

DEMISSIONNAIRE DU H.C.R.

Gérard GARCIA 

Ex délégué général du Cercle Algérianiste.

Ex secrétaire général de l'A.N.F.A.N.O.M.A. (Association Nationale des Français d'Afrique du Nord, d'Outre-Mer et de leurs Amis). 

Ex secrétaire national du F.N.R. Jeune.

Ex membre du H.C.R. (Haut Conseil des Rapatriés) démissionnaire du 2 avril 2009.

*

Nous a transmis l'information de la messe du souvenir du 5 juillet 1962 ainsi que ces trois documents sur le pourquoi de leur démission collective du "Haut Conseil des Rapatriés"

Message des douze démissionnaires à la communauté des rapatriés.

*

Lettre de démission au président du "Haut Conseil des Rapatriés".

*

Lettre de démission au premier_ministre.

*

RETOUR "LES NOUVEAUTES"

15 septembre 2009

RENDEZ-VOUS

6 juin 2009

COLLOQUE DE NÎCE SUR LES DISPARUS D'ALGERIE

NICE 12 juin 2009

Document transmis par J. F. Paya

        Dans le prolongement du Mémorial de Perpignan, la Ville de Nice, le Cercle Algérianiste National et les AOCAZ (Amitiés Oraniennes de la Côte d’Azur), organisent de concert le vendredi 12 juin 2009 à NICE, un colloque sur les Disparus d’Algérie.

Venez nombreux. Il faut que ce soit un vibrant succès. Après le Sud-Ouest (Perpignan) au tour du Sud-est pour nous faire entendre,

         NICE 12 juin 2009 colloque sur les disparus d’Algérie

                      PROGRAMME_DU_COLLOQUE

        DISPARUS D ’ORAN 5Juillet 62 Au sujet du prochain colloque sur les "Disparus" comme signalé dans ce texte les mots ont leur importance par exemple certains historiens assimilent "enlevés" signales a certaines unités et pas a toutes ! Faits ponctuels "visibles" à "disparus" c’est à dire pas revenus et non vus ! même si beaucoup d"enlevés" ont rejoint les disparus Mais leurs torts c est de s en être tenus a ce chiffre qu’ils ont "officialisé "sans donner d ailleurs les références de ses JMO et signaler les autres possibilités ci dessous exprimées(vite repris par la presse anti PN) en soulignant qu"il n"y a pas de document de synthèse global qu"il font eux même ! ce qui prête évidemment à confusion faisant croire qu’il y a eu une enquête même édulcorée comme pour le 26 Mars a Alger Conclusion pas d archives (bible de certains) et il n ’y en auras jamais a mon avis sauf les nôtres Au sujet des JMO des unités militaires j ’aurais bien aimé que notre ami historien nous donne en annexe de son livre les origines les dates et les noms des signalés "enlevés"qui sont automatiquement moins nombreux que les disparus d autre parts des "enlevés" n ont certainement pas étés tous signalés a des unités militaires surtout le 5 juillet mais au consulat a posteriori Le problème reste que l on a fait passer ces dossiers dispersés comme archives de base pour être  sérieux sans signaler tous les autres cas possibles ce qui fait parti du travail de l’Historien qui ne peut être jamais définitif  JMO journal de marche et opérations routine d’une unité militaire parfois édulcorés suivant l'application des ordres reçus/ pas toujours fiables à notre avis  surtout par omissions (ainsi le 5 juillet des interventions courageuses n'ont pas étés signalée vu les consignes)

JF PAYA

        Ensuite au sujet du chiffrage des victimes (c’est à dire enlevés+ disparus+ décès) le 5 juillet 435 ramené a 365 après moins libérations et décès donc on en a déduit abusivement "victimes" en oubliant les décès ! (A la grande satisfaction de certaine presse algérienne qui stigmatise la presse "ultra" ) en se souvenant que le bilan officiel donne par le Général Katz sur rapport du directeur algérien de l’hôpital, est de 101 décès dont 76 musulmans et 25 européens ! (Un massacre de musulmans en sorte) Repris par l"amiral De Gaulle ! Certes un "enlèvement" est un "disparu"mais la grande majorité de ces derniers n’ont pas étés vus et ne sont simplement pas revenus a la maison, c’est très différent des 800 écrit par JP Chevènement lieutenant détaché au consulat d"Oran qu’il avait pour tache de rechercher sans mettre en doute les capacités du futur ministre des armées.

        Avec quels moyens ? Ce chiffre à 100 près (700) aurait été repris par des historiens Algériens au colloque de Lyon en 2007. D’autre part près de 400 plaintes selon le consul Herly ont étés déposés au consulat d’Oran, là aussi les mots ont leur importance. J’ai la preuve par témoignage perso qu"une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes (perso 2 amis) d’une même famille alors multiplier par X Pour les friands d’archives où sont les cahiers de ces relevés vus au consulat? De plus on m’a dit de ne pas surestimer "les non déclarés " parce que seuls a Oran (familles parties) où sont les relevés des jugements d"absence disséminés a travers la France qui n"ont pu être ciblés le 5 juillet !

        A Oran ville sur environ 220000 FSE d’après les autorisations de sorties le 5 juillet 65000 seraient partis la plus part des femmes des enfants et personnes âgées / l’OAS ayant interdit en principe le départ des hommes mobilisables Même en poussant la famille élargie a 10 personnes cela donne 6500 hommes isoles minimum (certes pas tous disparus) ce qui n’est guère négligeable en sachant que beaucoup mangent le midi dans les petits restaurants qui abondent dans les ruelles du centre d"Oran. Sans parler des gens de l’intérieur venus chercher des places avion ou bateau à Oran (confiant aux déclarations rassurantes de " l’Echo d Oran" la bible des Oraniens). Ainsi dans mon village Ain-Témouchent la moitié des chefs de famille étaient resté seuls Certains qui ont été retirer des places de bateau à Oran ne sont pas revenus en sachant que la manif de l'Indépendance avait eu lieu le 3 Juillet (vrai jour) sans problème majeur (FLN local contrôlé par Oujda) et que le 5 il n'y a rien eu les "Manifs" du 5 Télécommandées d’Alger (par Radio) en sachant que le Dimanche 8 Juillet nous avons vu l'Armée des frontières, qui n’ayant pas de logistique avait réquisitionné tous les bus et camions de la région foncer sur Oran rétablir l'ordre et prendre le pouvoir en liquidant leurs opposants Fidèles au GPRA

Mallet D secrétariat              JF PAYA  du Cercle Algérianiste du Poitou

RETOUR JEAN FRANCOIS PAYA ORAN 5 JUILLET 1962 

OÙ

Retour vers nos lectures.

Publicité