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1 novembre 2009

BÔNE

BÔNE 2009

         Tous ne sont pas ainsi, mais l'état de la plupart des cimetières est encore pire....Malgré le courage et l'abnégation d'Associations œuvrant pour la restauration et l'entretien des cimetières d'A.F.N, utilisant les subventions que chichement, l'état réserve à ce qui devrait être du ressort de sa Mémoire, de sa Dignité et en parfait accord avec le souvenirs des valeurs Chrétiennes, fondatrices de son Histoire, le manque de moyens, le manque de volonté politique, l'absence de la vision globale et de l'importance du problème des cimetières d'A.F.N, font que l'on laisse au temps, et aux vandales, le soin de gommer la trace que les Pionniers ont imprimé sur ces terres d'A.F.N.

         Les ruines de Tipasa, attestent de la présence, de l'œuvre Romaine. Elles font partie de cette histoire de l'Afrique du Nord que doivent s'approprier les générations suivantes. Que n'en est-il pas de même pour nos monuments?

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CIMETIERE ANGLAIS (cherchez l'erreur)

Ici, le gazon est bien vert, les stèles bien droites et alignées, les croix sur ces stèles n'offensent personnes, et l'ensemble bien propre et arboré.

Ainsi donc, avec quelques efforts financiers, et une exigence politique, on peut sans rougir de honte, se dire que les morts reposent en paix, sur la terre qui les a vu s'endormir.

C'est ce que, nous demandons, tout simplement pour tous.

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Retour à tous les cimetières.

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2 octobre 2009

JOSE CASTANO

BIBLIOGRAPHIE

 


Nous vous signalons la réédition de « La Princesse berbère » qui sera disponible fin septembre.

« Jeanne d’Arc berbère »

            “Un des caractères particuliers de nos romans, écrivaient les Goncourt en janvier 1861, ce sera d’être les romans les plus historiques de ce temps-ci, les romans qui fourniront le plus de faits et de vérité vraies à l’histoire morale du siècle ».

Ils ont affirmé, à maintes reprises, que leur roman était une œuvre d’observation et que « l’idéal du roman, c’est de donner avec l’art la plus vive impression du vrai humain quel qu’il soit ».

         C’est cette conception du roman qui m’a incité en 1982 avec « Les larmes de la passion » puis, en 1990 avec « Afin que nul n’oublie » à écrire, sous cette forme, l’Histoire de l’Algérie française en incorporant aux faits et aux événements, rigoureusement réels, des personnages de fiction.

            En 1984, j’avais également fait paraître un roman historique « La Princesse berbère » (La Kahéna) qui contait à travers des faits réels la fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa avec grandeur, au VIIème siècle, à l’invasion arabe de l’Afrique du Nord. Cet ouvrage obtint le prix « Mare Nostrum » et connut un vif succès auprès de la communauté berbère de France et celle des Français originaires d’AFN, passionnés qu’ils sont par l’histoire de ce pays qu’ils ont aimé au-delà de la raison…

            Vite épuisé puis réédité à trois reprises, de nouvelles réalisations ne permirent pas de tirages supplémentaires… jusqu’en 2017.

            De nos jours, ce personnage hors du commun occulté par les livres d’histoire, vagabonde toujours dans les esprits rêveurs…

            Le sectarisme et l’exclusion à l’égard de la culture berbère dès l’indépendance des pays du Maghreb (les chaires universitaires ont disparu en 1956 à Rabat et en 1962 à Alger), la désinformation des livres scolaires, les atteintes perpétuelles au patrimoine et à la mémoire, la mise sous séquestre du potentiel culturel, artistique et intellectuel n’ont jamais permis aux Berbères de se réaliser… d’où certaines similitudes avec la diaspora des Français d’AFN toujours en quête de reconnaissance…

            Aujourd’hui, ils revendiquent leur appartenance à cette race fière, noble et libre « Imochagh » qui caractérisait leurs ancêtres et, en quête permanente de leurs racines, se penchent avec nostalgie sur leur histoire.

            Cet ouvrage consacré à la kahéna : « La Princesse berbère » est venu les réconforter. C’est un plaidoyer, une œuvre de mémoire qui répond à l’attente des uns et des autres... Et à travers ces lignes imprégnées de poésie, de couleur, de vérité et de vie, ensemble, ils s’imaginent participer à la fabuleuse aventure de cette reine qui marqua d’une empreinte indélébile la résistance berbère en AFN.

            Concernant la Kahéna, il ne s’agit pas là d’un personnage « virtuel » mais ayant bel et bien existé au VIIe siècle (époque de l’invasion arabe) et qu’Ibn-Khaldoun, grand historien arabe, a fait revivre dans ses prolégomènes : « Histoire des Berbères ».

LA  PRINCESSE  BERBERE

La Kaena

(La Kahéna) Roman historique -

        Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de la Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute.

La Kahéna

 

        Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons.

           L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche… C’est à travers des faits réels rapportés par les éminents historiens que furent Ibn-Khaldoun, Gautier, Gsell, Marçais, que l’épopée de cette reine berbère est contée dans cet ouvrage selon la vision d’Ibn-Khaldoun : « Le but poursuivi est d’établir une règle sûre pour distinguer dans les récits la vérité de l’erreur… un instrument qui permette d’apprécier les faits avec exactitude ». Tel est, en effet, le but que je me suis proposé d’atteindre en respectant les faits, la chronologie des événements et jusqu’aux paysages de cette époque qui servent d’écrin à l’extraordinaire épopée de cette « Jeanne d’Arc berbère » qui incarna avec tant de grandeur la folie d’indépendance et la fierté passionnée d’un peuple. 

Aujourd’hui, l’épopée de la Kahéna est encore fréquemment le sujet des poèmes que psalmodient les rhapsodes indigènes dans les villages berbères. Une gloire, un vague nimbe, une auréole à peine esquissée flotte au-dessus de sa tête et les Aurésiens gardent au cœur son souvenir parce qu’elle est leur passé, parce qu’elle est et demeurera pour des siècles encore leur kahéna et qu’elle cesserait d’exister s’ils cessaient d’y penser et de l’aimer.

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 19€, franco de port.

Règlement à la commande.

 


 

 "TERREUR ISLAMISTE"

Terreur islamique -José Castano

Table des matières TERREUR ISLAMIQUE

            De nos jours, le monde arabe sous l’emprise des faux prophètes que sont les religieux, est obsédé par le souvenir des grandeurs, le tumulte des épopées oubliées, les magnificences des siècles révolus…

           À leurs fidèles, contemplatifs, crédules et soumis, ils annoncent l’arrivée du Mahdi, c’est-à-dire, de l’Envoyé, celui qui plierait les infidèles sous la loi du cimeterre, comme aux siècles de gloire… Ils font de cette effrayante prédiction leur principal thème de combat dénombrant au passage les fourmilières humaines d’Arabie, du Maghreb, d’Afrique et d’Asie. Ils expliquent que rien ne pourra plus résister à l’avalanche, que c’est le nombre –c’est-à-dire eux- qui fera désormais la loi, que l’histoire est en marche, que nul ne saura plus jamais l’arrêter, que les signes qui annoncent la victoire sont évidents et que la fin de l’Occident est déjà écrite quelque part sur les livres de l’Eternel. Le monde arabe est ainsi devenu une gigantesque bouilloire où surgissent de toutes parts les faux prophètes comme des silhouettes d’apocalypse. Ils ne poussent pas, ils ne poussent plus leurs « fidèles » à la bataille… ils les convient à la curée.

            Et voilà les « fous de Dieu » qui partent à l’assaut du monde libre avec au bout du voyage, la mort qu’ils recherchent, car il est écrit que « quiconque meurt au cours du djihad entrera au Paradis et deviendra un martyr » et que « les délices du Paradis consistent principalement dans les voluptés sensuelles ».

            Partout montent les clameurs de ces peuples qui rêvent de revivre, enfin, la prodigieuse épopée scandée par le choc des cimeterres et dont les fastes illuminent encore la nuit des temps… Partout ces cris qui menacent l’Occident, l’invectivent et le vouent à la mort. La vieille prédiction de Kipling devient une réalité redoutable : « Voici que montent les multitudes à l’assaut de la passe de Khyber »… Et c’est ainsi que le djihad s’impose naturellement à ces hommes comme une religion furieuse et dogmatique avec son appel aux sacrifices monstrueux, ses flots de sang, ses haines ininterrompues, avec aussi ses résignations, ses rêves et ses aspirations qui soulèvent les âmes.

PREFACE

«Terreur Islamiste » (214 pages)

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 19€, franco de port.

Règlement à la commande.


« ET L’ALGERIE DEVINT FRANÇAISE… »

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(De l’expédition punitive de 1830 à l’avènement de l’Algérie française)

          Souvenez-vous de cette image qui illustrait nos livres d’histoire : Ventripotent, barbu, enturbanné et en colère ; le poignard au côté, l’éventail haut levé ; entouré de janissaires ; dans un décor oriental, un potentat courroucé invite à quitter ses salons un diplomate occidental inquiet, abasourdi, portant bicorne et grand uniforme…

Cette scène a longtemps résumé un grand chapitre d’histoire. Pour plusieurs générations de Français, le coup d’éventail du dey Hussein au consul général de France, Pierre Deval, a symbolisé la conquête de l’Algérie, .

Si l’on s’en tient aux souvenirs illustrés par cette image d’Epinal, on a tendance à simplifier le problème comme s’il ne s’était agi que d’aller venger, là-bas, un geste de mauvaise humeur. La vérité n’est pas si simple.

Ce n’est certes pas pour un coup d’éventail que la France va engager tant d’hommes et d’argent dans une expédition hasardeuse. Mais alors, pourquoi donc ?

Dans un premier temps, cette expédition décidée par Charles X, avait un but essentiel : mettre fin à la terreur barbaresque en Méditerranée : arraisonnement des navires de commerce, pillage de leur cargaison, mise aux fers et esclavage de leurs personnels… la plupart chrétiens.

La mission remplie, qu’allait on désormais bien pouvoir faire de ce pays libéré de la tutelle turque ?

Si la France abandonnait le terrain, tout donnait à penser que d’autres pays lui succéderaient pour des motifs plus ou moins avoués, politiques ou stratégiques… particulièrement l’Espagne et l’Angleterre. A quoi auraient donc servi tant d’efforts ? De sacrifices humains ? D’argent dépensé ?

Alors, la conquête du pays fut décidée et avec elle, l’envoi des premiers colons. Tous, ils étaient des déportés de la misère et de la politique, des réfractaires, des exilés, mais ils portaient en eux ce germe qui s’appelle l’audace et que leurs parents demeurés dans les vieux pays d’Europe allaient inexorablement laisser mourir comme des semailles gelées. Puis ce fut la création de l’Armée d’Afrique et celle de la Légion étrangère qui, des terres inhospitalières de Kabylie aux confins sahariens, de l’expédition du Mexique à celle du Tonkin, verront ces hommes, Français par le sang versé, faire le don de leur vie parce que, tout simplement, la France le leur avait demandé.

Cet ouvrage, destiné aux générations nouvelles, nous fait revivre, au rythme haletant et effréné des sacrifices, des actes de bravoure et des batailles héroïques, les plus belles aventures humaines de la conquête. A faire lire absolument à tous les partisans de la repentance…

 

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 19€, franco de port.

Règlement à la commande.


 

« QUAND  L’AMOUR  RENAÎTRA »

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Deux destins parallèles constituent la trame de ce roman, véritable message d’espoir envers ceux qui ont connu le malheur et ne croient plus en l’avenir.

Elle, jeune, jolie, cultivée, douce, romantique, passionnée…

Lui, beau, intelligent, fourbe, calculateur, opportuniste, aventurier…

Rien ne dispose ces deux êtres aussi différents à s’aimer. Pourtant, au fil des jours, ils vont, secrètement, développer un amour que les liens familiaux et la morale réprouvent. Ils vont s’aimer sans pouvoir se l’avouer jusqu’au jour ou le drame éclate.

De cette tragédie naîtront de cruels souvenirs propres à mener vers le naufrage… Seule la force de la vie permettra un retour vers le rivage car l’espoir est toujours vainqueur. Ce sera le miracle de l’amour.

C’est –comme il en a coutume- dans un décor féerique agrémenté de descriptions somptueuses servant d’écrin à cette belle et tragique histoire d’amour, que l’auteur, avec la passion qu’on lui connaît, exprime cet hymne à la vie comme un défi perpétuel aux souffrances du monde..

 

Commande auprès des Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

34250 PALAVAS LES FLOTS

Prix : 15€, franco de port.

Règlement à la commande.


 

Les ouvrages disponibles sont à commander auprès des :

Publications José CASTANO

37, Boulevard Sarrail

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franco de port et Règlement à la commande.


Tous les articles de JOSE CASTANO.

21 septembre 2009

"LIVRES EN HERBES" DE PRADES (66)

Document transmis par Pierre Salas 

                   J'ai l'honneur d'être invité le dimanche 18 octobre de 10h à 18h à l'hôtel de ville de PRADES (66) par Madame Anne-Marie BRUN au festival" livres en herbes". Je suis très heureux et flatté d'y être présent. J'y suis d'autant plus sensible qu'après avoir participé aux salons des auteurs pieds-noirs d'Antibes du mois de juin dernier, et au salon du savoir faire PN de Port Barcarès, mon modeste ouvrage a bénéficié d'un succès d'estime inespéré.

         Connaissant parfaitement notre pays Catalan et Languedoc-Roussillon, je suis persuadé que de nombreux gens de notre communauté et d'ailleurs seront présents. J’y présenterai mon livre "IL ETAIT UNE FOIS NOTRE LA-BAS ou LE BEAU CIEL PERDU A JAMAIS", ci-dessus représenté.

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         Pour ceux qui se sentent concernés par notre vraie histoire d'ALGÉRIE FRANCAISE, il deviendra vite votre livre de chevet.

Pierre Salas  www.aluform.skyrock.com

RETOUR RENDEZ VOUS 

28 janvier 2010

ALGER ET L'ALGEROIS

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                  Alger ville à flanc de coteaux entourée de verdure : la Bouzaréa et la basilique Notre Dame d'Afrique, fort de l'empereur, le bois de Boulogne et Kouba jalonnent la ligne des hauteurs qui s'abaissent graduellement vers le sud est.

            Au 6èm Siècle: Alger s'appelle Icosium mais disparaît ensuite dans la tourmente des invasions. Sur ces ruines viennent s'établir les tribus de Beni-Mezrana, dont l'un des chefs fonde au 10è siècle une ville nouvelle : El-Djezaïr. Puis on n’entend plus parler d’Alger entre les 10èm et 15èm siècle.

            Au début du 16èm siècle : les espagnols réussissent à prendre la citadelle. En 1509, Pedro Navarro fait élever le Penon, forteresse qui tient la ville à la distance de 300 mètres sous la menace des canons.
            Pour se délivrer de cette menace, les algérois appellent les frères Barberousse, corsaire de la méditerranée orientale. Le témoignage le plus important et le plus vivant de la vieille Alger turque, c'est la Casbah : située 118 mètres au dessus du niveau de la mer, surpeuplée, avec ces lacis de ruelles, d'escaliers et d'impasses où les voitures n'ont pas accès, parcouru par un mouvement incessant de mulets chargés de couffins.

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            Les turcs commencèrent sa construction en 1516, la terminèrent en 1590. A partir de 1830 l'Alger française s'est faite au jour le jour.
En 1950 la ville s'étend tout en longueur : constructions presque ininterrompues sur + de 16 km du nord au sud… de la Pointe Pescade à Hussein Dey et même à Maison Carrée. Le centre de gravité de la ville, qui fut d'abord la Place du gouvernement alors dite "place du cheval" en raison de la statue équestre du Duc d'Orléans, qui tournait le dos à la mer se déplaça peu à peu et se fixa ensuite au boulevard Laferrière.

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            Dans le port transitent les marchandises en provenance ou à destination de l'intérieur du pays. La ville est alors le centre de commandement de l'Algérie commerciale et des sièges des sociétés industrielles et financières les plus importantes.
            En 1954: Alger prends la 1ère place pour le commerce des vins, des céréales, du tabac, des primeurs, des cuirs et peaux, des tissus, et des bois.

            Son industrie compte plus de 20 000 ouvriers.

            Elle est aussi la capitale pour sa population qui augmente sans cesse en comptant Mustapha, faubourg jusqu'en 1871, commune distincte de 1871 à 1924, rattachée à la ville mère on y comptait :

En 1876 : 61 552 habitants
En 1886 : 77 506 habitants
En 1891 : 105 227 habitants
En 1911 : 162 655 habitants
En 1926 : 264 232 habitants
En 1950 : 315 210 habitants
            Sans compter les communes adjacentes faisant corps avec Alger : Birmandreis, Bouzaréa, El-Biar, Hussein Dey, Kouba, Maison Carrée, Saint Eugène. Après la seconde guerre mondiale, cette banlieue regroupe 100 000 habitants.

En 1950, les français d'Algérie représentent 60 % de la population de la ville.

Alger se caractérise aussi par une distribution des groupes ethniques en quartiers distincts :
            * Les Italiens à la Marine.
            * Les Espagnols à Bab-el-Oued.
            * Les Juifs de la rue de Lyre.
            * Les Musulmans de la Casbah et du Hammah.
            * Les français sont plutôt concentrés sur le parcours et au voisinage de l'artère principale, la rue d'Isly prolongée par la rue Michelet.

            En quittant Alger vers Cherchell, le petit massif du Sahel se présente aussi dans un cadre de collines, dans les villages avec leurs maisons étroitement rassemblées comme toujours autour de l'église, des petits cultivateurs se consacre à la culture du blé , de la vigne et surtout des arbres fruitiers, des fleurs et des légumes.

            Blida est une banlieue paisible pour les algérois, encadrée par des jardins d'oliviers, de mimosas, d'orangers, et de rose. La ville est surnommée "Ourida" : la petite rose. Elle a été fondée en 1553 par Ahmed-El-Kebir avec le concours d'émigrants andalous qui importèrent dans la région la culture de l'oranger et l'industrie de la broderie sur cuir. Reconstruite après un tremblement de terre en 1825, Blida fut occupée définitivement par l'armée française en 1839.
            * En 1950, la population était de 61 600 habitants.

Retour trois grands départements. 

9 février 2010

PIERRE SALAS

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10 juin 2009

5 JUILLET 1962 - 5 JUILLET 2009 - MESSE DU SOUVENIR

Document transmis par Gérard GARCIA

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Association des Amis d' Algérianie

Maison des Associations du 7ème arrondissement

4 rue Amélie, 75007 PARIS membre du C.L.A.I.R.R,

(Comité de Liaison des Associations Indépendantes et Revendicatrices de Rapatriés)

algerianie@free.fr                http:// www.algerianie.fr

Paris, le 13 mai2009


5 juillet 1962 - 5 juillet 2009
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Hommage aux victimes civiles et militaires, disparues en Algérie après le 19 mars 1962, mortes pour la France

COMMUNIQUE

L’Association des Amis d’Algérianie, sous l’égide du Comité de Liaison des Associations Indépendantes et Revendicatives de Rapatriés – C.L.A.I.R.-R. ( A.A.A,    A. Familles des Victimes du 26 mars et de leurs Alliés, A.N.F.A.N.O.M.A., A.R.M.R., M.A.F.A.),

Organise le 5 juillet 2009, à 10h30,

en la Chapelle Saint Dominique,

30 rue Vaneau ,75007 PARIS (Métro Vaneau),

une messe du souvenir

pour commémorer les massacres et enlèvements de citoyens français,

le 5 juillet 1962 à ORAN.

Cette messe sera célébrée par Monseigneur Pierre BOZ,

Exarque Patriarcal des Melkites Catholiques.

Après un rappel du drame, la « Messe des Anges »,

accompagnée de chants religieux, précèdera le chant des Africains.

Un déjeuner du souvenir réunira celles et ceux qui le souhaiteraient,

Rue de Sèvres, autour de Monseigneur Pierre BOZ, témoin du drame.

La cérémonie sera placée sous le patronage collectif de toutes les associations qui voudront bien nous soutenir et nous le faire savoir.

RETOUR "LES NOUVEAUTES"

RETOUR "RENDEZ-VOUS"

3 mai 2009

SURVOL D'ORANIE

          Voici quelques photographies transmises par Pierre Jarrige né à Burdeau département de Tiaret et pilote de Cessna L-19 qui est d’ailleurs preneur de tous les documents et photos sur ce sujet. Je remercie Pierre de m’avoir donné l'autorisation de diffuser ces magnifiques photos qui nous font connaître un peu plus l'histoire de notre pays.

 

          Vous pouvez également visiter son site internet très bien documenté.

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CANASTEL

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ORANIE

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CANASTEL

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ORANIE

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ORANIE

SITE DE PIERRE JARRIGE.

RETOUR PHOTOS A.F.N.

11 avril 2009

ARMAND BENESIS DE ROTROU

Il est indispensable de continuer la lutte pour la vérité, sachant que plus nous serons convaincants, plus ils mentiront.

Soyons donc philosophes et patients. Pour ma part, je fais ce que je peux avec mes écrits.

Salut et fraternité !

Armand Bénésis de Rotrou

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Lieutenant-colonel (e.r.) Armand Bénésis de Rotrou

COMMANDO «GEORGES» ET L’ALGÉRIE D’APRÈS

Préface du général Maurice Faivre

COLLECTION « VÉRITÉS POUR L’HISTOIRE » DIRIGÉE PAR PHILIPPE RANDA

Légion étrangère - Harkis - OAS (Algérie 1956-1968)

          Jeune officier ayant servi dans des unités de quadrillage et de harkis comportant de nombreux rebelles ralliés, l’auteur a vécu la guerre et l’après indépendance au sein d’une population autochtone qu’il a bien connue et à laquelle il s’est profondément attaché. Gardant en lui une blessure jamais refermée à ce jour au souvenir de ses frères d’armes de toutes origines tombés au combat ou exterminés, il témoigne de cette guerre gagnée sur le terrain et dans la conquête des âmes, mais perdue politiquement. Il atteste, vérité mal connue, que la France aurait pu quitter l’Algérie la tête haute, en léguant un pays prospère et ami à ses habitants…

          Né en 1932 au sein d’une famille d’officiers, le lieutenant-colonel Armand Bénésis de Rotrou arrive en Algérie au début de 1956 comme jeune officier et participe aux opérations à la tête d’une section de combat, puis d’une unité de harkis. En 1959, il devient officier adjoint au célèbre commando « Georges ». Après 1962, il est affecté à la Légion étrangère dans les rangs de laquelle il sert en Algérie et au Sahara désormais indépendants et participe à la campagne du Tchad en 1969.

          En 1983, il quitte l’armée sur sa demande et poursuit une deuxième carrière civile à l’étranger. Deux fois blessé et titulaire de six citations, le lieutenant-colonel Bénésis de Rotrou est commandeur de la Légion d’honneur.

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Couverture

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458 pages, 38 e ISBN 978-2-35374-112-6

Bon de commande a imprimer.

Retour nos lectures

25 décembre 2009

"LE GUETTEUR" RETOUR DE PN A DOUAOUDA

Sous couvert d’investissement agricole préparation du retour de 200 pieds-noirs. 

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            Des sources bien informées ont confié à El Khabar qu’un parlementaire français, Mr Kléber Mesquida, préparait le retour en Algérie  de 200 pieds noirs, originaires de la commune de Douaouda, dans la wilaya de Tipaza. Il a, en effet, profité de son séjour en Algérie, à l’invitation d’un organisme officiel, pour visiter la ville qui l’a vu naître, souhaitant renforcer les liens d’amitié entre les habitants  de cette région, et les français qui y sont nés, et cela en vue d’un retour prochain de ces derniers.
            Notre source a indiqué que, le parlementaire français né à Douaouda  le 03 Août 1945, était venu en Algérie le 20 octobre pour raison professionnelle, sur invitation  de la direction générale des forêts, et qu’une fois sa mission officielle achevée, il avait décidé de revoir la maison où il était né à Douaouda, ainsi que l’église ou il avait étudié. Précisant que celui-ci avait rencontré des habitants de la région, auxquels il avait décliné sa fonction, et clarifié qu’un des principaux objectifs de sa visite était de renforcer les liens d’amitié entre ses compatriotes nés à Douaouda et résidant actuellement à Evry, avec les natifs de cette région.
            Notre même source a ajouté, que ces intentions affichées d’investir dans le secteur agricole en Algérie, cachait en réalité le dessein de certains  pieds noirs de revenir dans leur pays d’origine. Mr Mesquida fait, en effet, partie d’une association nommée « l’association des amis de Douaouda », dont les membres n’ont pas caché leur souhait de revenir en Algérie si  « les conditions le permettaient ». Il est apparu lors de la rencontre que le parlementaire se considérait en quelque sorte comme la courroie de transmission entre les algériens et les 200 français originaire de la région.
            Rappelons par ailleurs que Mr Mesquida, est ancien ministre de l’équipement et a occupé plusieurs postes administratifs et politiques. Il est également membre de du collectif d’amitié franco-algérienne, parlementaire depuis 2002 et coordinateur de l’organisation  du droit des paysans.
 

            Par : B.Salim /Tipaza 

A chacun de conclure de la lâcheté et l'hypocrisie de certains pieds-noirs

LE GUETTEUR

RETOUR COUPS DE COEUR 

12 décembre 2009

LES PETITS COMMERCANTS DE BAB EL OUED

         En hommage à mes parents, je voudrais remettre en lumière ceux que l'on appelait "les petits commerçants de BEO". De l'épicier au laitier, du cafetier au marchand de vaisselles, du droguiste au charbonnier, du boulanger au charcutier, du coiffeur au tenancier du "bain maure", de l'échoppe enfumée par les beignets arabes de Blanchette à TAGO, le vendeur itinérant de calentita, les rues du quartier embaumaient d'odeurs inoubliables chaque matin.

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         La particularité de cette époque c'est que l'on trouvait des ateliers de réparation et de réfection en tous genres: on réparait une TSF, un transistor, un réveil ou un fer à repasser, on remettait à neuf un matelas de laine par rendez-vous sur la terrasse de l'immeuble en convoquant le matelassier, le rempailleur de chaises exerçait son talent sur les trottoirs, les femmes faisaient stopper à la boutique de la remailleuse leurs bas filés, tandis que le cordonnier dans un capharnaüm de chaussures en détresse, ressemelait à longueur de journée celles "qui avaient faim". Il faut dire que le prix accordé aux choses et aux vêtements en particulier avait de l'importance; on jetait à la poubelle que ceux qui ne pouvaient se réparer. Autre particularité, il y avait de nombreux artisans qui exerçaient à leur domicile et compte tenu de la réputation qu'ils avaient, le quartier décernait le titre de notoriété absolu en les nommant:"roi" de leur métier. Ainsi, ROMANO, le "roi du chocolat" à la cité des HBM,rue Picardie, nous éblouissait par ses créations en cacao lors des fêtes de Pâques et de Noël. Le dimanche matin, il y avait la cohue dans le fournil situé en sous-sol rue du Roussillon: le "roi du mille-feuille" donnait en spectacle sa préparation avec une dextérité remarquable; il alignait les plaques sorties du four, crémait, glaçait, décorait et découpait la pâte feuilletée légèrement grillée et gorgée de crème pâtissière, sous le regard figé d'une foule de gourmets enivrée du parfum suave qu'elle respirait à pleins poumons en attendant d'être servie. Le "roi du nougat" c'était Manolo, un natif de la région d'Alicante, qui faisait saliver les habitants de son immeuble avec l'odeur des amandes d'Espagne qu'il grillait dans le plus grand secret; alors l'alchimiste du plaisir donnait naissance à un "torron" dur ou mou qu'il enveloppait amoureusement dans un papier cellophane: c'était décembre et les fêtes de fin d'années étaient toutes proches. Les coutumes sont comme les tics, on ne peut jamais sans défaire. On trouvait également à domicile de nombreux tailleurs et couturières qui débordaient d'activité au moment des fêtes pour habiller les enfants, mais aussi pour préparer une communion ou un mariage. Je ne peux oublier le " roi du pantalon" rue Picardie: Georgeot Bensimon, un personnage extraordinaire et plein d'humanité décédé à Marseille loin de son quartier qu'il aimait par dessus tout. " Georgeot, te souviens-tu d'un couscous au Hasban que ta maman nous avait servi à ta demande et de cette sépia au noir que l'on avait saucé sur le carrelage du club de volley des HBM parce que malencontreusement la marmite avait culbuté sur le sol. C'est toi, qui m'avait appris un jour que pendant la guerre tous les juifs de France et d'Algérie avaient été renvoyés de leur emploi seulement parce qu'ils étaient juifs; tu avais alors changé pour toujours ma vision sur les idées reçues. Permets-moi de terminer avec l'humour qui caractérisait le grand coeur que tu étais lorsque dans un sourire éclatant, tu lançais : " tu prends ton bain Simon ".

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         Certes, tous ces petits commerçants n'étaient certainement pas les plus à plaindre par rapport à l'échelle sociale; sauf que pour eux, une journée de travail durait allègrement entre douze et seize heurs non stop, qu'ils recevaient la clientèle sept jours sur sept et qu'ils ne prenaient jamais de vacances; on peut facilement comprendre que leur situation n'était enviée par personne.


         Mais, qui étaient-ils ces petits commerçants ? Des privilégiés ayant hérités de fortunes familiales ? Des grandes familles qui suivaient une tradition bourgeoise ? Des nantis qui investissaient des avoirs spéculatifs ? Des riches bénéficiant de la bonne grâce des banques ? QUE NENNI, la grande majorité des petits commerçants de Bab el Oued étaient tout simplement le .......

         La grande majorité étaient tout simplement le produit de la crise économique et du chômage qui avaient sévi dans les années 1929-1936 où le "tube" à la mode était "l'Internationale" et la couleur préférée de tous le rouge car le quartier, comme un seul homme, était communiste. C'est bien ici à Bab el Oued, que fut fondé en 1937 le journal "Alger Républicain" dont Albert CAMUS, fils de parents illettrés, fut journaliste l'année suivante. La récession économique dans cette période créa un marasme sans précédent et nos jeunes parents connurent les pires difficultés pour nourrir leur famille. Le marché, vivier des ménagères d'ordinaire exubérant, traduisait une ambiance morose où toutes les conversations tournaient autour de la fermeture des ateliers de confection. Les couturières et les petites mains qui travaillaient à leur domicile se voyaient réduites à l'inactivité faute d'approvisionnement et rejoignaient leur mari déjà sur le carreau. Plus de pantalon à monter à cinquante sous la pièce et, nourrir sa famille était devenu un casse-tête de tous les instants. Les soupers pris à la lueur d'une lampe à pétrole se composaient souvent d'un bol de café au lait et de tartines de pain rassis; se coucher avec l'estomac dans les talons était le lot commun de chaque foyer. Plus de travail assuré pour tous, les petites entreprises familiales en faillite se multipliaient, plus de perspective d'avenir, seuls les petits boulots payés à l'heure étaient proposés. La Mairie d'Alger n'avait plus aucune peine à embaucher des journaliers qui formaient de longues files d'attente dès l'aube chaque matin, et à qui l'on confiait le débouchage et l'entretien des égouts de la ville. De nombreuses maladies affectèrent ces volontaires honteux qui arpentaient de jour comme de nuit le dédale des caniveaux souterrains à l'odeur pestilentielle parcourus par des meutes de rats. Le salaire de la peur leur donnait droit pour certains au destin malchanceux de contracter le typhus ou le choléra aux conséquences malheureusement radicales. Les veinards rentraient à la maison au petit matin et devaient se décrotter un long moment au savon noir dans la cuvette émaillée pour espérer faire disparaître l'odeur nauséabonde qui collait à leur peau.


         Compte tenu de leur aptitude en maçonnerie, les chômeurs du bâtiment se voyaient proposer du travail au cimetière de St Eugène où ils étaient utilisés dans toutes les opérations funéraires: creusement des tombes, exhumation, inhumation, exhumation et réduction de corps qu'ils accomplissaient à main nue. D'immenses manifestations partaient de la place des Trois Horloges en direction du centre-ville d'Alger pour réclamer du travail et du pain. La détresse se lisait collectivement et les nouvelles déversaient par la TSF parasitée en provenance de France n'étaient pas encourageantes. Les chants du Carmen de Bizet avaient déserté les chaînes d'empaquetage à la main des cigarettes: les cigarières des manufactures de tabac Bastos ou Mélia avaient rejoint le flot des chômeurs qui touchait désormais toutes les familles. Malgré le soleil imperturbable destiné à donner un enthousiasme sans fin, des jours tristes et pour plusieurs années s'étaient levés sur Bab el Oued; même "Maria de Barcelone" ne résonnait plus dans le choeur des lavandières du lavoir de la Bassetta devenu silencieux. Ah, si Emile Zola à cette époque avait vécu dans notre quartier !


         Ainsi, les pénuries, les grèves de désespoir, les difficultés de tous ordres, une vie sans horizon vécue au jour le jour, un avenir totalement bouché, conduisirent bon nombre de nos parents à réfléchir sur un destin qui ne dépendrait plus dorénavant que d'eux-mêmes. En finir avec la dépendance d'un travail fourni par un patron si généreux soit-il,et désormais ne dépendre que de soi-même. Ainsi une page important fut tournée et de nombreux petits commerces et emplois à domicile virent le jour et donnèrent un peu d'espoir à ces laissés-pour-compte. Dans toutes les rues passantes on vit surgir des magasins dans toutes les branches d'activité, tandis qu'à domicile dans des espaces minuscules se créèrent des métiers qui répondaient au besoin de la population: coiffeuse, couturière ou laveuse repasseuse par exemple.


         Mes parents décidèrent de créer un magasin de vins et liqueurs au 4 de la rue des Moulins, à deux pas du marché, et pour faire un pied de nez à la pénurie qui sévissait, ils l'appelèrent:" Aux caves de l'abondance". On peut imaginer aisément le chemin de croix qu'ils eurent à entreprendre pour aboutir à leur projet. Sans économie et aucune garantie,la banque d'Alger comme toutes les banques ne prêtant qu'aux possédants, ils se résolurent au prêt d'un usurier ( à BEO avec la crise et la demande, le métier d'usurier était en pleine expansion); ainsi, la Régie Foncière qui gérait le parc immobilier des principales rues, consentit la location d'un local vétuste et abandonné que mon père avec ses mains de maçon expérimenté transforma en un magasin moderne et accueillant en s'investissant jour et nuit. C'est bien dans ces circonstances que les nouveaux petits commerçants abandonnèrent provisoirement le monde ouvrier pour lancer leur propre affaire à l'hypothétique réussite. Provisoirement dis-je, car certains y revinrent dans les années meilleures soit à cause de leur échec, ou pour cumuler les deux métiers devenus indispensable pour faire face aux conditions de vie qui désormais comptaient de nouvelles bouches à nourrir.


         En 1962, alors que l'été continuait d'apporter le bonheur dans ce beau pays, ils durent quitter le commerce qui représentait toute leur vie; laissant rayons, étagères, vitrines chargées de victuailles et de marchandises. Ils pensaient revenir et retrouver leur clientèle qu'ils avaient servie pendant plus de 25 ans. Le destin en décida autrement...

André Trives de BEO

RETOUR ANDRE TRIVES

19 octobre 2025

LEURRES ET CHÂTIMENTS

transmis par José Castano

(Hymne à Jupiter)

Par Serge Siksik

    En 2017, il traversa seul la cour Carrée du Louvre dans la nuit, baigné d’une lumière qui n’était pas la sienne et enveloppé de l’Hymne à la joie…

    En 2027, il sortira de scène sans projecteurs, seul face au réel sur fond du Lacrimosa du Requiem de Mozart, car tout leurre finit par s’éteindre !

Macron, tu as voulu être plus qu’un homme d’État : une incarnation.

    Tu t’es rêvé en Jupiter, dispensant les éclairs de la modernité, redessinant la France à ton image, celle d’un technocrate mondialisé qui croit qu’on gouverne un peuple comme on gère un portefeuille d’actifs... Mais l’Histoire, elle, n’obéit pas aux tableurs Excel. Elle réclame du souffle, du sens et du courage, trois vertus que tu as sacrifiées sur l’autel de la communication. 

    Depuis 2012, tu as avancé masqué : d’abord porte-parole de l’Élysée, puis ministre de l’Économie, enfin président. À chaque étape, tu as creusé la tombe d’une nation qui croyait te confier son redressement.

– En 2012, la dette s’élevait à 1 800 milliards d’euros ;

– en 2025, elle atteint 3 300 milliards.

    Sous ton règne, la France a ajouté 1 500 milliards d’euros de dettes à son fardeau et tu continues de parler de « croissance verte » comme si le gouffre budgétaire n’était qu’un mirage comptable.

– Le « Mozart de la finance » a transformé l’État en start-up déficitaire, vivant de subventions, d’artifices et de prêts étrangers ;

– Tu installes en France le riche Qatar souteneur du Hamas et du terrorisme.

– Tu as vendu des bijoux industriels, puis tenté de les racheter pour sauver la face.

La France vend son patrimoine pour le louer à prix d’or.

L’affaire Alstom résume tout.

– En 2014, sous ta supervision, la branche énergie, fleuron stratégique national, a été bradée à General Electric pour douze milliards : turbines, brevets, emplois, tout y est passé.

– Quelques années plus tard, face au désastre, l’État français, penaud, a racheté à prix fort ce qu’il avait cédé à vil prix. Pourquoi vendre pour racheter ? Pour déguiser une capitulation en stratégie.

La manœuvre fut doublement cynique :

– Les actionnaires furent gavés,

– les ingénieurs sacrifiés,

– et la souveraineté énergétique dilapidée.

Quant à Jérôme Pécresse, alors dirigeant chez Alstom et époux d’une élue appelée à viser la présidence, sa présence dans ce théâtre d’ombres ajouta au soupçon d’une oligarchie fermée, où tout se vend et tout se tient.

    Tu as ensuite livré la République aux cabinets de conseil : McKinsey, Boston, Deloitte, l’État sous perfusion privée.

Des milliards pour acheter des PowerPoint et des rapports creux, pendant que les hôpitaux agonisent et que les instituteurs mendient des moyens.

    Tu as remplacé le débat politique par le « benchmark », la pensée par le tableau de bord, la souveraineté par la sous-traitance. La République est devenue une filiale, et toi, son PDG défaillant.

    Mais ton échec le plus grave n’est ni financier ni industriel : il est moral. Tu as présidé à la montée de l’antisémitisme, ce poison que tu as dénoncé du bout des lèvres tout en caressant les islamistes dans le sens du voile.

    Depuis le 7 octobre 2023, la France vit sous la menace : synagogues profanées, enfants insultés, professeurs menacés. Et toi, que fais-tu ? Tu condamnes les crimes tout en réhabilitant leurs narrateurs, tu préfères Abbas à Netanyahou, la neutralité tiède à la fidélité morale.

Tes discours « d’équilibre » ont résonné comme des gifles dans la mémoire juive de France. Sous ton règne, la France s’est délitée :

– économie effondrée,

– fractures identitaires béantes,

– violence politique banalisée,

– institutions décrédibilisées.

Ton parti n’existe plus, tes alliances sont fantômes, ton autorité s’est dissoute dans la fatigue collective.

La dissolution de 2024, présentée comme un acte d’audace, fut ton suicide politique.

    Depuis, le pays ne se gouverne plus ; il survit par inertie. Le peuple, lui, regarde ailleurs : vers ceux que tu as voulu diaboliser, vers ces rivaux que ta suffisance a renforcés. Tu te rêvais en monarque éclairé, tu n’es plus qu’un technocrate crépusculaire. Ton « nouveau monde » n’a pas remplacé l’ancien : il l’a ruiné.

    La France est aujourd’hui cette salle d’opération où le chirurgien a oublié le scalpel dans la plaie. Les marchés doutent, les agences dégradent, les citoyens désertent. Même tes fidèles s’éloignent : ce qu’ils préparent pour 2027 n’est pas ta succession, mais ton exécution symbolique.

Macron, tu n’es pas seulement le pire président de la Vᵉ République ; tu es le symptôme d’une nation qui a perdu foi en elle-même.

– Tu es l’enfant de sa fatigue et l’artisan de son effondrement.

– Tu as remplacé la conviction par la posture, la grandeur par la vanité, le politique par le bavardage. Et comme toujours, ceux qui ont détruit un monde prétendront ensuite vouloir le reconstruire.

L’heure de ton jugement viendra. Ce ne sera pas celui des urnes – que tu as déjà perdues – mais celui de l’Histoire : celui des peuples qui se souviennent, qui pardonnent parfois, mais n’oublient jamais.

– Tu as cru que la France était une marque ; elle est une mémoire.

– Tu as cru que les Français étaient des clients ; ils sont un peuple.

– Et tôt ou tard, ce peuple se relèvera pour solder tes mensonges et refermer ton chapitre.

Quand viendra 2027, ce n’est pas toi qu’on renverra, mais ton ombre.

    Car celui ou celle que tu laisseras derrière toi – ce « successeur » issu de ta mouvance, fût-il rebaptisé, repeint ou déguisé en renouveau – portera ton empreinte, ton langage, ta suffisance. Il ou elle sera le visage fatigué de ton échec, le dernier reflet d’un pouvoir sans âme.

    Et les Français, cette fois, ne se tromperont plus : ils ne voteront pas pour ton héritier, car ils auront compris qu’il n’est que le faux-nez du même désastre. Ce jour-là, Macron, ce ne sera pas une alternance ; ce sera ton procès. Car ton crépuscule politique n’effacera pas l’épée de Damoclès judiciaire suspendue au-dessus de toi :

    Les affaires Alstom, McKinsey, les soupçons de favoritisme, les marchés publics confiés à tes amis, les zones d’ombre de ton financement, tout cela remontera à la surface. La justice, que tu as tant voulu dompter, frappera peut-être à ta porte. Et ce jour-là, tu comprendras que les tribunaux ne se gouvernent pas, qu’ils ne s’intimident pas, qu’ils ne cèdent pas à la communication.

    L’Histoire retiendra que tu as cru être au-dessus des lois mais les lois, elles, t’attendent !

    Tu as construit ton règne sur la mise en scène de la puissance ; il se terminera dans la nudité du réel : Le chef déchu, seul face à la justice, découvrant que le mensonge politique ne protège pas du jugement moral.

    Et si les urnes t’ont déjà condamné, peut-être qu’un jour, ce seront les juges qui scelleront ton sort.

« Les illusions tombent une à une, comme les écailles d’un serpent mort » (Gustave Flaubert)

Serge Siksik (MABATIM.INFO)

 

2 septembre 2025

LA LEGENDE DU COLIBRI

transmis par José Castano

(Histoire inspirante d’origine amérindienne)

"Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde" (Gandhi)

    Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Stupéfaits, les animaux terrifiés lui criaient : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

    Et le colibri de répondre : « Je sais, mais je fais ma part. »

    La morale de cette légende nous enseigne que, plutôt de ne rien faire face aux problèmes qui nous accablent et envers lesquels nous pensons être impuissants, nous pouvons agir à notre échelle avec nos moyens aussi modestes soient-ils… Il ne faut pas se laisser impressionner par nos peurs mais agir selon la célèbre formule de Marcel Pagnol : « tout est possible tant que l’on ne sait pas que c’est impossible ». (1)

    Et même si, à l’instar du colibri, notre action semble dérisoire, c’est grâce à la somme de ces actions que les choses changent… Soyons donc ces colibris qui refusons de voir brûler notre France et prouvons qu’en unissant nos énergies, notre détermination et notre courage, nous pouvons outrepasser les pires difficultés et démontrer au monde qu’« à cœur vaillant rien d’impossible ».

    José CASTANO

    (1) - « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Page 145 du troisième tome des « Œuvres complètes » de Marcel Pagnol paru en 1967.

Sarah KNAFO,  le colibri de la politique française

    Les colibris sont souvent appelés oiseaux-mouches en raison de leur petite taille et de la vitesse de leur battement d’ailes.

    Pour les Aztèques et les Mayas, les colibris étaient des symboles de joie et de légèreté. Dans la culture populaire moderne, les colibris, joyaux de la nature, sont célébrés comme des symboles de détermination et de ténacité. Ils forcent l’admiration et la protection en incarnant l’émerveillement par leur beauté, leur agilité, la résilience et l’harmonie de la nature.

Courte vidéo sur « l’État providence » :

"C'est toujours les autres avant les nôtres"!

- Sarah Knafo - 15 Milliards par an d'aide aux pays étrangers ! ( AFD ) : Sarah Knafo dénonce le scandale AFD (Agence Française de Développement). Message lu par Christine KELLY sur les milliards "d'aides sociales" versés par la France à l'étranger.

- Intervention désopilante de Sarah Knafo qui se ... - Facebook  (Sublime!)

Le 20 septembre 2024, Sarah Knafo déclarait sur RMC que «  la France donnait chaque année 800 millions d’euros d’aide au développement à l’Algérie ».

    Ces propos suscitèrent rapidement une réaction officielle de l'Algérie qui décida, le 25 septembre, de porter plainte pour « diffusion de fake news »… ce qui fit dire à l’eurodéputée, chez Pascal Praud : « L'État algérien ne m'intimidera pas ! » 

    Le 27 septembre, Le parquet parisien soulignait que pour qu'une plainte pour diffusion de fake news soit recevable, deux critères devaient être prouvés : la nature mensongère de l'information et son impact potentiel sur l'ordre public. Dans ce cas, ces éléments n’ayant pu être établis, la plainte de l’Algérie contre Sarah Knafo fut classée sans suite « au motif que l'infraction n’était pas caractérisée », précisa le parquet, sollicité par l'AFP.

« C’est à l’Algérie de rembourser la France »

 

Excellent article de Bernard LUGAN :

https://nouveaupresent.fr/2025/08/11/cest-a-lalgerie-de-rembourser-la-france/

« Il faut être crédible pour être écouté » (Raymond Barre)

 

    Malgré le désastre de sa politique, les échecs de sa gestion, la faillite du « en même temps », l’imposture du « vivre ensemble », le rejet quasi unanime des Français… Malgré son incapacité à réduire l’immigration, l’insécurité et les émeutes… Malgré son manque de crédibilité qui affecte l’image de la France et sa réputation dans le concert des Nations, « Jupiter » parvient encore à nous amuser…

Emmanuel Macron effectue une visite en Israël. Alors qu'il est à Jérusalem, il meurt soudainement d'une crise cardiaque...

      Les israéliens interrogent les diplomates Français qui l'accompagnent :

     - Vous pouvez le rapatrier chez vous pour 50 000€ ou l'enterrer ici pour 100 €.

      Les diplomates Français se consultent puis, unanimement, répondent aux  Israéliens qu'ils veulent rapatrier Macron en France.

      Surpris, les Israéliens leur demandent :

    - Pourquoi vouloir dépenser 50 000€ pour le rapatrier, alors qu’avec seulement 100€ il pourrait être enterré ici en Terre Sainte ?

    … Et les diplomates français, visiblement pressés de rapatrier la dépouille du Président, de s’écrier d’une seule voix :

     - Jadis, un homme est mort et enterré ici. Trois jours plus tard, il est ressuscité ! Nous ne pouvons pas prendre un tel risque !!!…

🤣 🤣 🤣  

José CASTANO

29 avril 2025

PREMIER MAI A DOMRÉMY

 Info de José Castano 

https://my.weezevent.com/domremy

 

 

 

Chère amie, cher ami,
Cette photo a été prise l'an passé, lors de notre tout premier rassemblement à Domrémy, sur les terres de Jeanne d'Arc. Je dois bien reconnaître mon émotion lorsque nous avons découvert le village, l'église, sa maison natale...
Je crois aux rites qui relient les hommes. C'est pourquoi, lorsque nous avons décidé de lancer IDENTITÉ LIBERTÉS, j'ai aussi souhaité que nous fassions de Domrémy notre rendez-vous annuel.

Je vous donne donc rendez-vous ce 1er mai à Domrémy pour honorer Jeanne d'Arc à mes côtés.

Nous cheminerons d'abord dans Domrémy, de la maison natale de Jeanne jusqu'aux pieds de l'une des majestueuses statues qui l’honorent, avant de nous retrouver à 15 minutes de ce village de Lorraine pour un banquet convivial.

ATTENTION : l'événement est d'ores et déjà un succès, il ne reste plus que quelques places et je vous invite donc à vous inscrire rapidement si vous souhaitez y participer.

Vous pouvez vous inscrire en cliquant ICI ou sur le bouton ci-dessous :
Je m'inscris pour Domrémy


J'ai hâte de vous retrouver pour honorer notre sainte, héroïne et protectrice.

Marion Maréchal
Présidente d'Identité Libertés
Vice-présidente d'ECR
Député au Parlement européen


À très bientôt à Domrémy !

IDENTITÉ LIBERTÉS

 

 

24 mars 2025

63ème ANNIVERSAIRE DU 26 mars 1962

Par José Castano

Bonjour,
    Je vous prie de bien vouloir prendre connaissance de la PJ relative au témoignage émouvant et douloureux de Simone GAUTIER sur l'assassinat de son mari, le Lieutenant de Vaisseau et Commando Marine Philippe GAUTIER, lors de la tragique fusillade du 26 mars 1962, rue d'Isly à Alger. Cet officier de valeur qui avait affronté mille fois la mort dans les djebels algériens, mourut ce jour là d'une balle française tirée à bout portant dans la tête.
    Bien cordialement
    José CASTANO

NB : MERCI de diffuser largement le "Credo" de cette femme admirable qui nous a quittés dans la souffrance et la misère morale.

 

11 décembre 2024

LES DISPARUS D’ALGERIE

Par José Castano

Seules les victimes auraient éventuellement le droit de pardonner. Si elles sont mortes, ou disparues de quelque façon, il n'y a pas de pardon possible”
(Jacques Derrida)

“Seules les victimes auraient éventuellement le droit de pardonner. Si elles sont mortes, ou disparues de quelque façon, il n'y a pas de pardon possible” (Jacques Derrida)
 
Il y a 62 ans, tel Ponce Pilate, le gouvernement français se lavait les mains et tournait la page. Pays sans nom, sans frontière, sans unité, c’est par la France et dans la France que l’Algérie avait acquis une personnalité, pour la première fois dans l’histoire... C’est par la France qu’elle devint officiellement indépendante, le 5 juillet 1962… et c’est à cette date que le drame des disparus –ayant connu un essor vertigineux dès la signature du « cessez le feu »- atteint son apogée dans le paroxysme de l’horreur…
Le point de départ de la gigantesque entreprise de destruction qui devait s’abattre sur les Français d’Algérie –entreprise de destruction voulue et organisée par le régime gaullien- fut la honteuse signature des accords d’Évian du 18 mars 1962 avec comme symbole de forfaiture, le massacre du 26 mars à Alger… Son aboutissement, le 5 juillet 1962 à Oran. Entre ces tragédies, plusieurs milliers d’Européens (on ne connaîtra jamais le nombre exact) disparaîtront, enlevés parfois même sous les yeux des militaires français qui n’interviendront pas : « Ils n’avaient pas d’ordre », disaient-ils ! En réalité, ils avaient des ordres de « non intervention ». Ainsi, dans toute l’Algérie des camps s’ouvrirent, parfois à proximité même des villes et des cantonnements militaires sous le regard bienveillant des autorités françaises.
La plus élémentaire des missions eût été d’ordonner à notre armée, encore puissante, d’effectuer des opérations de sauvetage en direction de ces camps… sa première motivation étant de sauver ses propres soldats dont près de 400 furent pris vivants au combat. Nul ne recouvrit jamais la liberté… et cela en dépit des accords d’Évian et des conventions de Genève. L’autre motivation était de sauver, d’une part, ces milliers de civils européens menacés de jour en jour d’extermination, d’autre part, ces milliers de Musulmans fidèles à la France à qui l’on avait fait une promesse formelle de protection, à qui l’on avait juré que le drapeau français ne serait jamais amené et que l’on a livré avec une révoltante bonne conscience, pieds et mains liés à la vindicte des bourreaux.
Alors, quand les familles éplorées suppliaient les militaires d’intervenir après l’enlèvement de l’un des leurs ; quand elles en appelaient à nos gouvernants, nos médias, nos associations humanitaires, à la Croix Rouge… quand ce n’était pas au Clergé, on leur rétorquait sans ménagement « qu’ils étaient tous morts » ! Et ainsi, parce qu’ils « étaient tous morts », on a laissé, des années durant, pourrir dans les geôles, les mines de sel, les camps de la mort lente et les bordels, nos proches, nos familiers, nos frères…
Car on ne supprima pas des milliers de personnes du jour au lendemain... Certaines vécurent des années durant dans leur univers concentrationnaire ; déclarations d'hommes politiques et témoignages l'attestent. C'est ainsi que :
- Le 26 janvier 1971 (9 ans après l’indépendance), le Président algérien Boumedienne déclarait : "A Paris, on semble ignorer que nous détenons un grand nombre d'otages français. Quand il le faudra, nous en communiquerons la liste à la presse, d'où une émotion considérable en France. Alors, pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix."
- Le couple des enseignants Allard, de Bruyère-le-Châtel (Essonne), d'abord pro-FLN puis expulsés d'Algérie au cours du second trimestre de 1971, révéleront qu'environ sept cent cinquante disparus européens ont été vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972, quelques-uns de ces hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la rocade sud, avec la main droite coupée.
- Le 23 avril 1982, l’hebdomadaire « SPECIAL DERNIERE » publiait les révélations de Mr Poniatowski qui affirmait qu'en 1975 (il était alors Ministre de l'Intérieur), il y avait encore des centaines de captifs en Algérie.
Ce jour-là, nous fîmes connaissance avec l'incroyable, l'impossible, l'inimaginable. En première page, on pouvait lire :
"EXCLUSIF : Les photos des Français détenus sans raison PRISONNIERS EN ALGERIE depuis VINGT ANS. Un vrai camp de concentration installé du côté de Tizi-Ouzou".
Au total 15 photos sous lesquelles figuraient les noms et prénoms des « disparus ». Or l'une d'elles nous apprenait ainsi que le gardien de la paix, Pelliser Jean Claude, enlevé le 16 mai 1962 à Maison Blanche, Alger, dans l'exercice de ses fonctions, était toujours en vie... alors qu'il avait été déclaré « décédé » le 13 novembre 1970 par le Tribunal de Grande Instance de Paris.
20 ans après ces tragédies, il y avait encore des survivants dans les camps de concentration algériens. Nous en avions là la preuve. Que firent alors les autorités françaises ?


Le 12 novembre 1964, Le Figaro lançait le chiffre de 6000 à 6500 Européens enlevés entre le 19 mars 1962 et le 31 décembre 1962… preuve qu’après l’indépendance les enlèvements s’étaient poursuivis.
L'accusation était portée et elle était irréfutable. Alors, pourquoi l'armée française –qui était toujours présente ne Algérie- n'intervenait-elle pas pour sauver ces malheureux? Et pourtant ils étaient enfermés dans des camps parfaitement localisés et connus des autorités, attendant dans la souffrance et la déchéance une vaine délivrance. Certains furent libérés, mais sur des initiatives individuelles d'officiers outrepassant les ordres reçus et... immédiatement sanctionnés. Parfois même, ces morts-vivants étaient plongés dans leur univers concentrationnaire à proximité des camps militaires français, tels, la cité du Petit Lac à Oran.
Que de cris déchirants, que d’appels au secours ces militaires français ont-ils dû entendre chaque nuit, eux qui étaient terrés dans leur caserne, l'arme au pied, attendant la quille prochaine...
Que d’horribles, que d’épouvantables hurlements ont dû retentir, des années durant, dans ce pays livré aux écorcheurs ! Mais nul ne pouvait les entendre. Une chape de silence s’était abattue sur ces malheureux ajoutant ainsi à leur calvaire et, engoncé dans son égoïsme, son confort et son indifférence, le peuple français ne répondit pas aux plaintes et aux râles qui s’échappaient de toutes les contrées de l’Algérie et qui venaient s’écraser contre ce mur qu’il avait érigé sur ses côtes. Ces sacrifiés là, dont le nombre s’amenuisait au fil du temps, n’étaient plus que des animaux survivants d’un triste bétail pensant, abandonnés à leur délire, à leurs rêves et à leurs rancœurs. Durant des années, ils ont croupi derrière des barreaux ou dans des camps, à épier leurs geôliers, à écouter les râles des mourants et les cris de ceux que l’on torturait, en suivant de leurs yeux, leurs inoubliables yeux, empreints de crépuscule mental, la marche rêveuse des nuages dans l’immensité du ciel étoilé.
Pauvres êtres torturés! Leurs cris déchirants seront restés vains durant toutes ces années, mais ces plaintes ne sont pas perdues. Quelque part dans les cieux elles ont été enregistrées indélébilement et le jour du jugement dernier, elles se feront de nouveau entendre... et les paroles prophétiques du Maréchal Juin remontent à ma mémoire : « La France est en état de péché mortel et elle connaîtra, un jour, le châtiment ».
Pour autant en dépit des renseignements qui lui parvenaient régulièrement, la grandeur gaullienne ne s'abaissa pas à donner les ordres nécessaires pour sauver ces sacrifiés et les cadres de l'armée, les consuls et ambassadeur de France à Alger respectèrent ces ordres de ne pas intervenir, abandonnant ceux qui n'étaient plus que des morts en sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin de la seconde guerre mondiale, les officiers allemands qui ne s'étaient pas opposés aux ordres d’Hitler.
Ils sauvèrent ainsi leur carrière, certes ! Plus tard, colonels, généraux, députés, ambassadeurs, couverts de titres et de médailles usurpés, ils se prélasseront et se féliciteront de leur « bon choix ». Mais, où est leur honneur ? Que devient une armée sans honneur ?
    « La voix de la conscience et de l'honneur est bien faible quand les boyaux crient », disait Diderot…
Ainsi, la France et l’armée française d’alors sont aujourd’hui éclaboussées d’une honte que le temps ne suffira pas à effacer. Il n'y a pas d'exemple qu'un État ait livré de la sorte ses enfants au bourreau. Et cette tache indélébile ternira à jamais l'honneur de la Vème République.
 
José CASTANO

 

RETOUR AUX DISPARUS - ENLEVÉS - ASSASSINÉS

22 mars 2026

Communiqué "FRENCH LATINO"

30 avril 2026

KATZ… CRIMINEL DE GUERRE

Transmis par José Castano

« Et ton nom paraîtra dans la race future, aux plus cruels tyrans, une cruelle injure ! » (Racine)

    En ce début d’année 1962, l’OAS était arrivée à l’apogée de sa puissance et le slogan « l’OAS frappe où elle veut, quand elle veut », n’avait jamais été aussi vrai. A Oran, elle était maîtresse de la ville. A sa tête figurait des noms prestigieux comblés de gloire et d’honneurs qui entretenaient un climat de confiance malgré le tragique de la situation…
    Le gouvernement gaulliste ne pouvant admettre pareille humiliation, avait nommé à la tête du secteur autonome d’Oran, afin de réduire cette « OAS narguante » -et pour le malheur des Oranais- le 19 février 1962, le général Joseph Katz en remplacement du général Fritsch qui refusait de pratiquer sur les membres de l’OAS cette besogne de basse police qu’était la torture. La mission de Katz : « Mettre au pas la ville sous contrôle de l’OAS ». Celle-ci était alors dirigée par les généraux Jouhaud et Gardy, le colonel Dufour, le commandant Camelin, le lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, Charles Micheletti et Tassou Georgopoulos.
    En bon exécutant, Katz, s'apprêtait à écraser ceux qui refusaient d'obéir aux ordres de l'Élysée et ceux qui persistaient à crier « Algérie française ! », maxime désormais classée comme « cri séditieux », ajoutant aux vertus de l'obéissance passive, une haine que même le règlement de la gendarmerie ne prescrivait pas. Car Katz n'était pas un soldat comme les autres. C'était une sorte de prolétaire patrouillant avec délice dans la hiérarchie militaire, un ancien gardien de vaches bousculant les usages et les convenances. Carré d'épaules, rond de ventre, aussi peu distingué que son complice d’Alger, Debrosse, outre celle de leur cruauté, on leur prêtait une certaine ressemblance : même corpulence massive, même front de taureau, même manie de traiter tout le monde de « con » ou de « bon à rien », même dénuement de préjugés.
Katz était un militaire républicain que De Gaulle avait cueilli à Bordeaux pour l'envoyer mater la « racaille d'Oran ». Son sentiment à l'égard des Pieds Noirs était celui-ci : « Un ramassis de descendants de déportés de droit commun, de négriers qui veulent conserver leurs privilèges. ». Cet homme, arrêté en mai 1958 pour avoir soutenu Pflimin, c'est-à-dire la République pure et dure, avait obéi parce qu'en 1962, la République, c'était De Gaulle... et l'assurance d'une foudroyante promotion. Encore un spécialiste du « retour de veste ».
    Alors qu'à Alger, depuis la sanglante affaire des Barricades, on avait surnommé Debrosse : « Le sanguinaire », très vite, aux yeux des Oranais, Katz allait devenir « Le boucher ». Pour briser toute résistance, la première consigne qu'il donna à sa troupe essentiellement constituée de « gens sûrs », en l'occurrence les Gendarmes Mobiles, dits « les rouges » fut celle de tirer à vue sur tout Européen qui aurait l'audace de paraître sur une terrasse ou un balcon lors d'un bouclage. « Le feu - précisa-t-il - sera ouvert sans sommation sur les contrevenants à partir du 23 avril. De même, le feu sera ouvert, par tous les moyens y compris l'aviation, sur les éléments OAS circulant en ville. ». C'était ratifier une pratique que les « gendarmes rouges » utilisaient déjà depuis un mois...
    Les premières victimes du « boucher d’Oran » furent deux adolescentes de 14 et 16 ans : Mlles Dominiguetti et Monique Echtiron qui étendaient du linge sur leur balcon. Elles furent tuées par les gendarmes. Les projectiles d’une mitrailleuse lourde de 12/7 traversèrent la façade et fauchèrent dans leur appartement, Mme Amoignan née Dubiton, dont le père était déjà tombé sous les balles d’un terroriste du FLN, ainsi que sa petite fille, Sophie, âgée de deux ans et demi et sa sœur, Frédérique, âgée de treize ans qui, atteinte à la jambe, eut le nerf sciatique arraché et dut être amputée. « Il est beau qu’un soldat désobéisse à des ordres criminels » ; à l’évidence, ces soldats par trop zélés n’avaient pas lu Anatole France…
    Toutefois, tirer à vue sur tout ce qui bougeait ne semblait pas briser la résistance oranaise. Alors, « en désespoir de cause », Katz demanda à son officier de liaison Air, le colonel Grégoire, d'étudier les possibilités d'armement des bombardiers B.26 avec des roquettes et des bombes de 260 livres. Le général Hautière, commandant de l'aviation en Oranie, protesta avec vigueur bien que ses sentiments anti-O.A.S. ne fussent pas douteux. Bombarder une ville de quatre cent mille âmes avec un tel armement, cela relevait de la monstruosité, du machiavélisme le plus immoral, ou tout simplement... de la folie. Cependant Katz insista tant et si bien qu'à titre expérimental une mission fut toutefois déclenchée. Lorsque l'aviation se trouva au-dessus de l'agglomération, ordre lui fut donné de ne tirer qu'à la mitrailleuse et de larguer ses bombes au-delà de l’objectif, dans la mer. Le vacarme fut tel que le « brave général » en aurait, paraît-il, pâli !...
    Cette lutte « impitoyable et par tous les moyens », selon l'ordre donné par de Gaulle, faisait partie d'un plan mûrement concerté : IL FALLAIT ABATTRE L'ALGERIE FRANÇAISE ; il fallait aussi montrer aux masses musulmanes, longtemps hésitantes, qu'elles devaient maintenant et définitivement, opter pour le FLN dont la France était désormais l'alliée, luttant, avec ce mouvement terroriste, contre l'ennemi commun : LE FRANÇAIS D'ALGERIE ! Et cette alliance n’avait aucune limite, ne souffrait d’aucun scrupule dès lors qu’elle permettrait de venir à bout de l’OAS… Pour preuve : au mois de mai 1962, la gendarmerie « blanche » arrêta un assassin de la pire espèce, Slémani Slimane, qui reconnut avoir torturé et tué vingt-sept Européens. Il fut inculpé. Katz le fit libérer et rapportera que ce dernier « lui rendra de grands services dans les jours les plus agités ».
S'adressant à un membre de l'Exécutif Provisoire, Katz eut ces mots terribles : « Donnez-moi un bataillon de l’A.L.N. et je réduirai l’O.A.S. à Oran ». Ces propos, monstrueux et inqualifiables de la part d'un officier français firent l'objet d'une question à l'assemblée Nationale (J.O. du 8 mai 1962 - page 977).
    Ce « bataillon de l’ALN », Katz allait néanmoins se le procurer –avec l’assentiment discret de l’Elysée- en procédant au recrutement de la plus immonde espèce d’assassins qui eut été donné de voir…
    Ce renfort était constitué par les « martiens », ces révolutionnaires du mois de mars, qui, le cessez-le-feu prononcé, venaient sans danger rejoindre les rebelles. Ils étaient les combattants de la dernière heure, impatients de fêter dans le sang leur baptême de « libérateurs » et de se parer d’états de service de pillages et de tueries à faire pâlir le plus chevronné des assassins. Leur unique but était de se faire prévaloir et surtout de faire oublier qu’ils s’étaient abstenus de combattre durant sept années, attendant de connaître l’issue des armes pour se ranger du côté du vainqueur. De ce fait, ils étaient devenus les plus sanguinaires : exactions, tortures, viols, massacres d’Européens et de harkis se multipliaient, mais on n’en parlait pas. Leurs bandes anarchiques allaient être à l’origine du pogrom anti européen du 5 juillet 1962…
    Au hasard des rafles qui avaient lieu, le jour dans les rues, la nuit dans les maisons, les Européens étaient entassés dans des camions de C.R.S. ou de Gardes mobiles et promenés, enchaînés, dans les quartiers arabes pour y exciter la foule et montrer comment la France traitait ses ennemis. Pareille épreuve fut même infligée à l'Inspecteur Général des Ponts et Chaussées, venu à Oran pour le fameux plan de Constantine !
La fraternisation entre Gardes Mobiles et FLN était sans retenue : le soir, les premiers étaient généreusement pourvus en prostituées envoyées par les seconds. On ne peut, dès lors, s'étonner de l'attitude passive qui fut celle de Katz et de ses gendarmes lors de la tuerie du 5 juillet à Oran… Sur ce point, rappelons cette anecdote impliquant un officier français d’origine algérienne, le lieutenant Rabah Kheliff qui commandait la 4e compagnie du 30e BCP (30e Bataillon de Chasseurs Portés). Le 5 juillet 1962, celui-ci, apprenant que des civils européens étaient regroupés en divers points de la ville d’Oran, dans l’attente d’être exécutés, il décida de passer outre les ordres de Katz de ne pas intervenir et de se porter à leur secours. Il prévint par téléphone son colonel, qui répondit : « Faites selon votre conscience, quant à moi je ne vous ai rien dit ».
À la tête de la moitié de sa compagnie, le lieutenant Kheliff gagna un des points de regroupement, devant la préfecture. Il racontera : « Il y avait là une section de l’ALN, des camions de l’ALN et des colonnes de femmes, d’enfants et de vieillards dont je ne voyais pas le bout. Plusieurs centaines, en colonnes par trois ou quatre, qui attendaient là avant de se faire zigouiller  (sic) ». Le lieutenant Kheliff exigea et obtint du préfet, Souiyah El Houari, leur libération. S’étant quelque peu éloigné de son détachement, il fut lui-même pris à partie et blessé par des civils algériens, puis dégagé par ses hommes, à qui il interdit d’ouvrir le feu. Après quoi, il établit des patrouilles sur les axes routiers menant à l’aérodrome et au port pour « arracher littéralement » des malheureux des mains de leurs agresseurs.
    A la suite de cet acte héroïque, il fut mis aux arrêts de rigueur, et convoqué par Katz qui lui adressa ces mots terribles : « Si vous n'étiez pas arabe, je vous casserais ! ».
    La « victoire » acquise, l’indépendance accordée à ses alliés, KATZ quitta Oran pour la Métropole le 13 août 1962, après avoir fait l’objet, le 4 août, d’une citation à l’ordre de l’armée comportant l’attribution de la Croix de la Valeur Militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public »... décoration qui lui sera remise par le Ministre des armées, Pierre Messmer. Une nouvelle étoile vint également rappeler ses « bons et loyaux services ». De Gaulle savait payer ses séides !…
    Nommé fin 63 à la tête de la 4ème Région Militaire (Bordeaux), il quitta le service armé début 1968 avec le grade de général d’armée (5 étoiles).
    En 1978, ayant gagné une retraite « bien méritée », il briguera un mandat parlementaire. Quel groupe pouvait lui accorder son investiture ? Le parti gaulliste, l'U.D.R, évidemment. Dans l'Allier où il se présenta, il subit un cuisant échec. Les Pieds Noirs installés dans le Bourbonnais se rappelèrent à son souvenir et eurent la gentillesse de lui offrir, à Gannat, un drapeau tricolore sur lequel était inscrit en lettres de sang :
« A KATZ BOURREAU D’ORAN »
    D'autres affronts lui seront octroyés et, entre autres, celui-ci : Katz assistait à une messe officielle à Saint Jean de Luz (64). A la sortie, une jeune fille, métropolitaine de surcroît, réussit à lui parler :
« Général, je viens de communier et de prier pour vous ». Katz, interloqué, la remercia toutefois et lui demanda les raisons de sa touchante attention : « J'ai prié pour que le Seigneur vous pardonne tous vos méfaits... » Dès le lendemain, la Sécurité Militaire enquêtait pour identifier la jeune insolente...
Une plainte pour « complicité de crime contre l’humanité  et obéissance à des ordres criminels » fut déposée le 16 octobre 1999 entre les mains du doyen des juges du Palais de Justice de Paris au nom de 47 familles des victimes du massacre du 5 juillet à Oran ainsi que du Comité VERITAS. Cette plainte fut déclarée irrecevable mais suivie d’une décision par le juge de non informer. Un appel de cette décision n’aura pas de suite en raison du décès du « Boucher d’Oran » intervenu le mardi 6 mars 2001 à Amélie-les-Bains (66). Rejeté par ses pairs, il finira ses jours, seul, et sa famille choisira de l’inhumer au cimetière de ROSAS, en Espagne.
« Rien d’humain ne battait sous son épaisse armure » (Lamartine)
José CASTANO

LA PHOTO DE LA HONTE !

Gendarmes mobiles (« les rouges ») arborant le drapeau du FLN en signe de « victoire ». La honte ne se raconte pas, elle s’encaisse !

1

Katz assassin

10 mai 2026

ORAN, MAI 1962 : LE CORTÈGE DES ENFANTS BRISÉS

Transmis par José Castano

 

            (Une tragédie au cœur des derniers jours de l’Algérie française)

 

            « Des mots qui pleurent et des larmes qui parlent » (Abraham Cowley)

 

          Qu’elle était trompeuse, presque insolente de pureté, l’aurore de ce dernier dimanche de mai 1962 à Oran… Le ciel, d’un blanc irréel, semblait tendu comme un linceul de gaze sur une ville déjà condamnée. Une poussière d’or flottait dans l’air, fine et silencieuse, comme si la lumière elle-même hésitait à se poser sur tant de misère. Telle une plume blanche, un nuage solitaire se courbait au-dessus de la ville, cette ville, hier si gaie, si propre, si belle qui, aujourd’hui, avait le visage gris des malades incurables, des cancéreux à quelques jours de leur mort.


            Avec le mois de Mai étaient revenus les cortèges immaculés des premiers communiants, et dans cette époque de violence et de haine, il n’y avait rien de plus émouvant que ces enfants graves et recueillis, rayonnants de foi et vêtus de la blancheur des lys.


            Parmi eux, se trouvait Frédérique Dubiton, amputée d’une jambe et qu’on portait dans le cortège des communiantes. Elle avait été l’une des premières victimes du « boucher d’Oran », le général Katz, commandant le secteur autonome d’Oran qui avait donné la consigne à ses troupes essentiellement constituées de « gens sûrs » — en l’occurrence de gendarmes mobiles — « de tirer à vue sur tout Européen qui aurait l’audace de paraître sur une terrasse ou un balcon lors d’un bouclage ». (1)


    Que dire de ceux qui ont permis cela ? Que dire de ces mains qui ont armé, de ces voix qui ont commandé, de ces regards qui ont détourné les yeux ? Il faut les nommer pour ce qu’ils sont : non pas des hommes, mais les artisans d’une cruauté sans visage, des exécutants dociles d’une violence qui dévore tout, jusqu’à l’enfance elle-même. Tirer sur des balcons, cribler des murs, faucher des vies sans défense… quelle lâcheté plus abyssale ? Quelle déchéance plus totale ?


      Les premières victimes du « boucher d’Oran » furent deux adolescentes de 14 et 16 ans : Mlles Dominiguetti et Monique Echtiron qui étendaient du linge sur leur balcon. Elles furent tuées par les gendarmes. Les projectiles d’une mitrailleuse lourde de 12/7 traversèrent la façade et fauchèrent dans leur appartement, Mme Amoignan née Dubiton, dont le père était déjà tombé sous les balles d’un terroriste du FLN, ainsi que sa petite fille, Sophie, âgée de deux ans et demi et sa sœur, Frédérique, âgée de treize ans qui, atteinte à la jambe, eut le nerf sciatique arraché et dut être amputée…


    Une mère atteinte. Une enfant de deux ans et demi arrachée au monde avant même d’en comprendre la douleur. Et Frédérique, treize ans… treize ans ! Frappée, mutilée, condamnée à porter dans sa chair la signature infâme de cette cruauté.


La violence des hommes s’était abattue sur ces corps d’enfant. Déjà, l’inhumanité avait laissé sa marque indélébile. Une jambe arrachée à la vie, à la course, à l’insouciance, amputée, comme on retranche sans remords ce qui gêne. Elle, petite fille, avait été livrée à la mécanique froide des ordres aveugles et des consciences mortes.
Et cette question, lancinante, insoutenable : Comment ceux qui ont fait cela peuvent-ils encore se dire hommes ?


Et malgré tout — malgré l’indicible — on voulut lui laisser sa robe blanche car, la lui refuser cela aurait été ajouter une cruauté de plus à l’horreur. Elle n’aurait pas compris, elle, petite victime innocente, quelle nouvelle punition on lui imposait après tant de souffrances imméritées.


    Alors, toute parée, superbe dans ces blancheurs d’étoffe qui l’entouraient comme d’un rayonnement de candeur, Frédérique, se sentait enveloppée d’amour, réchauffée par les sourires lumineux des badauds qui lui témoignaient leur tendresse et l’astre radieux, semblait une pluie d’or qui ruisselait de ses mains fines.


    Mais l’innocence elle-même était cernée…


         Des hommes armés encadraient ces enfants parce que leur quartier était bouclé par suite d’une perquisition générale. On n’avait pas le droit d’en sortir, sinon avec ces charmants messieurs. Des regards soupçonneux posés sur des visages encore vierges de toute faute. Quelle image plus monstrueuse ? Quelle absurdité plus révoltante ? Ces petites filles parées de blanc, se rendant vers l’aumônerie du lycée, ridiculisaient par leur innocence la faconde de ces matamores qui les accompagnaient d’un air soupçonneux. Pensez donc, si elles allaient emporter sous leurs voiles les tracts et les armes de l’OAS ! Et pendant que ces enfants avançaient, dociles, silencieux, c’est toute une humanité qui reculait.


    On massa les communiants, place de la Bastille, avec les mitrailleuses braquées sur eux. Et le chanoine, sur le devant de son église, les bénits en disant :


« Aujourd’hui, pour venir ici vous avez dû franchir les armées ; vous avez franchi les armées de Satan ! Ne l’oubliez jamais ! Que cela vous reste comme le symbole, l’exemple de ce que vous devrez toujours être prêts à faire : franchir les armées du démon pour venir à la maison de Dieu. »


    Après cette déclaration, le chanoine fut arrêté…


    Comme on a raison de cacher aux enfants la vue des laideurs humaines. Le triomphe de la force, la victoire de l’injustice, sont des secousses trop violentes pour eux. Ils doivent croire longtemps que Dieu intervient en faveur des belles causes, que le Mal ne peut prévaloir contre l’amour et le sacrifice. Quand l’âme a pris ce pli de foi dans l’enfance, rien après ne l’efface plus. Ces petits êtres vêtus de blanc, ont été dépouillés trop jeunes de leur tunique d’illusions. Ils ont vu que leurs prières d’enfants purs ne touchaient pas le ciel, que la tendresse de leurs parents ne pouvait pas les protéger contre les abus de la force, qu’une balle bien dirigée ou qu’un couteau trop vif valait plus que cent cœurs vaillants… et de ce jour, ils sont restés tristes de cette certitude.


         Ah… lorsque viendra pour nous le sommeil sans rêve, puisse-t-il au moins nous épargner le souvenir de ces jours où l’humanité, en pleine lumière, a choisi de se renier elle-même.

 


    José CASTANO

 

 

            (1) KATZ… CRIMINEL DE GUERRE

 

            « Si j’avais le pouvoir d’oublier, j’oublierais. Toute mémoire est chargée de chagrins et de troubles » (Ch. Dickens)
                        

             
                Cette photo représente la petite Frédérique DUBITON le jour de sa communion. (Parue dans l’hebdomadaire « CARREFOUR » du 16 Mai 1962.)
            Pour preuve de la désinformation qui sévissait alors en Métropole et du lynchage médiatique que subissait perpétuellement l’OAS, certains journaux, à l’instar de « L’Humanité », « La Marseillaise du Languedoc », journaux communistes et de « L’Indépendant » de Perpignan, avaient publié cette photo accompagnée de la légende suivante : « Chaque jour des hommes, des femmes, des enfants sont tués ou blessés par les criminels de l’OAS en Algérie… Personne n’est à l’abri de leurs mauvais coups. Pitoyable témoignage. Cette petite communiante sortant d’une église d’Oran a dû être amputée d’une jambe à la suite d’un plasticage de l’OAS. (sic) »
    Ainsi se construit une désinformation : non pas seulement par ce qui est dit, mais par ce qui est tu… Une enfant blessée devenait un argument. Sa chair servait de preuve. Son histoire, d’alibi. Ces « plumes vertueuses » n’informaient pas : elles accusaient en détournant une image authentique pour désigner d’autres coupables. Alors, jour après jour, ligne après ligne, une autre réalité s’installait en Algérie : la falsification ! Et dans cette construction machiavélique, ce qui dérangeait disparaissait, ce qui contredisait était tu. La vérité était altérée par des récits tendancieux à l’excès et par omission systématique de tout ce qui convenait le mieux de mettre en lumière, tout cela afin de convaincre l’opinion publique que l’Algérie française était une chimère entretenue par une minorité d’exaltés.
    Et pendant ce temps, le FLN, soutenue par cette « intelligentsia » progressiste, perpétrait impunément dans l’indifférence générale ses horribles forfaits…

José CASTANO

19 août 2026

LE SERMENT D’UNE FRANCE QUI SE RELÈVE

transmis par José Castano

 

« Là où il y a une volonté, il y a un chemin » (Winston Churchill)

 

 

    À l’orée de 2027, quand l’histoire semble retenir son souffle et que le monde vacille entre fractures et renaissances, trois silhouettes s’avancent. Elles ne surgissent ni du hasard ni du tumulte, mais d’une fidélité ancienne, presque charnelle, à ce qu’est la France. Trois visages jeunes, mais déjà éprouvés par le sens du devoir. Trois voix portées par une même ferveur intérieure, une même foi ardente dans la grandeur possible du pays. Ils s’appellent Jordan, Sarah et Marion... et leurs prénoms résonnent comme un appel.

 


    Jordan marche en tête, avec la solidité tranquille de ceux qui bâtissent pour durer. Il incarne cette jeunesse enracinée, consciente que l’avenir ne se construit qu’en honorant la terre qui l’a vue naître. Son patriotisme n’est ni un slogan ni une colère : c’est une promesse tenue. Il va à la rencontre de la France silencieuse, celle des campagnes, des ateliers, des villages oubliés, celle qui se lève à l’aube et porte le pays à bout de bras. Il écoute les anciens, partage leurs inquiétudes, comprend leurs combats. Dans ses pas, il y a la poussière des chemins ruraux et la mémoire des générations. Il aime la France comme on aime un héritage sacré, avec respect, courage et humilité. Sa force est calme, mais sa détermination est de granit : il veut rassembler ce que d’autres opposent, et transformer la jeunesse en rempart face aux tempêtes, sans jamais céder à la haine ni au renoncement.

 


    Sarah avance ensuite, telle une lumière claire dans un ciel tourmenté. Elle porte en elle l’élégance de l’intelligence et la puissance tranquille du savoir. Son regard, vif et attentif, dit la lucidité ; son sourire, constant, dit la confiance. Passionnée par les arts et les lettres, elle sait que la culture est l’âme d’un peuple, et non son ornement. Pour elle, la France est une civilisation avant d’être une administration : un héritage d’idées, de mots, de beauté transmis de siècle en siècle. Ancienne magistrate à la Cour des comptes, elle allie la sensibilité de l’esprit à la rigueur des chiffres. Elle connaît les failles de l’État, maîtrise les mécanismes du budget, et sait avec précision où l’on peut redresser sans briser, économiser sans appauvrir. Sa jeunesse n’est pas une fuite en avant, mais une promesse de justesse. Elle croit que la mémoire éclaire l’avenir et que la connaissance est une arme pacifique, mais invincible, contre l’effacement et le déclin.

 


    Marion, enfin, surgit comme une flamme vive. Elle est l’élan, la parole franche, le courage assumé. Chez elle, le patriotisme est un verbe d’action. Elle ne se contente pas d’espérer : elle agit. Elle ne détourne pas le regard : elle nomme, elle dénonce, elle entraîne. Sa voix claire porte loin, car elle parle au nom de la responsabilité et de la transmission. Chez elle, la foi chrétienne nourrit l’action, et la figure de Jeanne d’Arc éclaire son idéal comme une lumière tutélaire qui lui donne la force de défendre avec âpreté l’identité et le combat civilisationnel qui vise à protéger et transmettre la civilisation européenne. Elle croit profondément que chaque citoyen compte, que chaque engagement est une pierre posée à l’édifice commun. Elle incarne une espérance combative, une force féminine solaire, où la tendresse n’amoindrit jamais la fermeté, et où le courage devient contagieux.

 


    Ensemble, Jordan, Sarah et Marion forment plus qu’un trio : ils incarnent une relève. Ils rappellent que la France ne meurt jamais de ses combats, mais seulement de l’oubli de ce qu’elle est.

 

 

À travers eux renaît ce que la nation a toujours porté de plus noble : la fidélité à une idée plus haute que soi, le goût de l’effort, la dignité des gestes simples, la certitude que chaque génération est dépositaire d’un flambeau qu’elle n’a pas le droit de laisser s’éteindre. Cette génération de jeunes patriotes a refusé l’héritage du renoncement légué par ses prédécesseurs ; elle a choisi celui du courage.

 

 


    Dans leurs pas, dans leurs voix, dans leur foi, se lève une promesse immense : celle d’un pays qui se redresse sans se renier, qui avance sans renoncer à son âme. Trois prénoms, trois visages, un même serment : transmettre une France plus forte, plus juste, plus belle… Mais cette victoire ne sera la leur qu’à condition qu’ils acceptent de marcher en rangs serrés : qu’ils laissent derrière eux les querelles d’ego, les ambitions solitaires et les intérêts fragiles, pour ne faire battre qu’un seul cœur, celui de la France.

 

 

Car on ne conquiert pas l’avenir en ordre dispersé, mais dans l’union, la discipline et le dépassement de soi. Alors, dans cet élan commun, porté par l’amour du pays et le souffle de l’histoire, pourra naître la victoire, belle, grande, ardente, et profondément française. 2027 sera l’année de leur consécration.
 

José CASTANO

 

 

12 septembre 2026

PHILIPPE DE VILLIERS : LE CHOIX DE LA RAISON

transmis par José Castano

    Depuis quelques jours, une campagne effrénée, menée par LFAPDV et relayée par nombre de ses sympathisants, presse Philippe de Villiers de se prononcer sur une éventuelle candidature à la présidence de la République.
Mais Philippe demeure silencieux.


Silence qui intrigue, silence qui déconcerte… et qui, peut-être, en dit davantage que bien des déclarations.


Car ceux qui connaissent l’homme savent qu’il n’est ni de ceux qui se laissent emporter par le tumulte, ni de ceux qui confondent l’enthousiasme d’une foule avec les exigences de l’Histoire. Homme de culture, de réflexion et de caractère, doté d’un esprit d’analyse qui dépasse largement les frontières de son propre camp, Philippe de Villiers sait mesurer le poids d’une décision et, surtout, ses conséquences.
S’il devait finalement renoncer à se présenter, ce ne serait donc ni par faiblesse, ni par renoncement à ses convictions.


Ce serait, au contraire, parce qu’il aurait compris une réalité politique élémentaire : une candidature supplémentaire à droite pourrait transformer une espérance en désillusion et une victoire possible en catastrophe électorale.
Car que pèseraient les convictions, les talents, les enthousiasmes et les mérites de chacun si, au soir du premier tour, l’éparpillement des voix empêchait la droite nationale et patriotique d’accéder au second tour ?


Et si, à cette dispersion, venaient s’ajouter d’autres candidatures, notamment celle de Sarah ou d’Éric, le risque deviendrait encore plus grand.
Alors, il ne faudrait plus rêver : il faudrait regarder les chiffres en face.


La multiplication des candidatures pourrait ouvrir la voie à un second tour que personne, parmi ceux qui aiment réellement la France, ne souhaite voir advenir.


Est-ce vraiment cela que veulent ceux qui réclament, à cor et à cri, la candidature de Philippe de Villiers ?


Je leur pose cette question sans polémique, mais avec gravité.
Car aimer Philippe de Villiers, admirer son courage, sa culture, sa vision de la France et son immense talent, ne signifie pas nécessairement souhaiter qu’il se présente à tout prix.
Il est parfois des fidélités qui consistent à applaudir un homme.


Et il en est d’autres, plus exigeantes, qui consistent à comprendre ses silences.
Pour ma part, je suis un partisan inconditionnel de Philippe de Villiers. C’est précisément parce que je lui reconnais intelligence, lucidité et hauteur de vue que je peux comprendre qu’il puisse choisir de ne pas être candidat.
Je souhaite plus que jamais qu’une seule voix puisse porter au plus haut les aspirations de la droite nationale et patriotique.


Car, au bout du compte, l’Histoire ne retiendra pas combien nous étions à avoir raison séparément.


Elle retiendra si nous avons su, le moment venu, nous rassembler pour faire gagner la France.
Et à ceux qui, par principe, par dépit ou par fidélité mal comprise, refuseraient ensuite de soutenir le candidat arrivé au second tour, je poserai simplement cette question :
Que ferons-nous si notre division contribue à faire élire celui que nous voulions précisément empêcher de l’emporter ?
Il sera alors trop tard pour regretter.
Trop tard pour verser des larmes de crocodile.
Trop tard pour expliquer que nous n’avions pas voulu cela.


En politique comme dans l’Histoire, certaines erreurs ne se corrigent pas. Elles se paient durant des années.
Alors, avant de réclamer une candidature de plus, posons-nous la seule question qui vaille :
Voulons-nous avoir raison chacun de notre côté… ou voulons-nous gagner ensemble ?
Pour ma part, mon choix est fait.
J’aime Philippe de Villiers.


Et c’est justement parce que je l’aime et que je crois en sa lucidité que je souhaite qu’il demeure, s’il le juge nécessaire, au-dessus de la mêlée.


Car parfois, le plus grand service qu’un homme puisse rendre à la cause qu’il défend n’est pas de conduire la bataille… mais de permettre à ceux qui doivent la gagner de ne pas se battre entre eux.


José CASTANO

 

 

21 septembre 2026

LE FEU DE JEANNE, LES CENDRES DE LA FRANCE

 

transmis par José Castano

 

     (Quand le pouvoir trahit la nation )

 

                « Grand-pitié ! Jamais personne ne secourut la France si à propos et si heureusement que cette Pucelle, et jamais mémoire de femme ne fut si déchirée. » (Étienne Pasquier)

 

    Il y a près de six siècles, la France vacillait déjà au bord de l'abîme. Déchiré par les factions, humilié par l'étranger, le royaume semblait condamné à disparaître dans les ténèbres de l'Histoire. Les Bourguignons et les Armagnacs ensanglantaient le pays tandis que les Anglais occupaient ses terres avec l'assurance des conquérants. La France doutait d'elle-même ; pire encore, elle avait cessé de croire en son propre destin.


    Alors surgit une enfant. Elle n’avait ni naissance illustre, ni fortune, ni science des livres. Rien, sinon une foi inébranlable, une volonté de fer et cette mystérieuse certitude qui fait parfois des êtres simples les instruments de la Providence. Son nom traverserait les siècles comme un glaive de lumière dans la nuit des peuples : Jeanne d'Arc. Sa devise tenait en quelques mots où résonnait déjà toute son âme : « Dieu premier servi ».


    Née le 6 janvier 1412 à Domrémy, aux marches du royaume de France et du duché de Lorraine, Jeanne grandit au milieu des ravages de la guerre de Cent Ans. À treize ans, elle entendit ces voix qui lui ordonnaient de sauver le royaume et de conduire le Dauphin au sacre. Pendant plusieurs années, elle résista à cet appel, comme si elle pressentait le prix qu'il lui faudrait payer. Puis vint l'heure du renoncement à soi-même : elle quitta son village, son enfance et marcha vers son destin.


    A Vaucouleurs, elle rencontra le capitaine Robert de Baudricourt et le convainquit de l’aider à obtenir une audience auprès du Dauphin.


    À Chinon, devant le futur Charles VII, cette jeune paysanne de dix-sept ans parla avec une autorité qui bouleversa les plus sceptiques. Les théologiens de Poitiers voulurent la soumettre à leurs interrogatoires, sonder sa foi, examiner sa pureté, éprouver sa vérité...


    Elle annonça pourtant ce qui semblait impossible : la délivrance d’Orléans, le sacre du roi à Reims, le redressement du royaume... Ébranlé par tant de convictions, Charles accepta alors de lui confier une armée pour libérer Orléans des mains des Anglais. Et ce qui semblait folie devint réalité.


    Le 7 mai 1429, avant l’assaut des Tournelles, Jeanne lança à ses soldats cette injonction immortelle : « Entrez hardiment parmi les Anglais ! » Alors se produisit ce prodige que les siècles peinent encore à expliquer : des hommes découragés retrouvèrent le courage ; des soldats vaincus redevinrent une armée ; une nation humiliée releva la tête. Transcendés par tant de courage, les soldats français bousculèrent les lignes ennemies infligeant aux Anglais leur première défaite. Orléans libérée, Jeanne remonta vers Reims, délivrant chacune des villes sur son passage... inversant, ainsi, le cours de la guerre de Cent ans. Là où les princes tergiversaient, où les stratèges hésitaient, où les puissants calculaient leurs intérêts, une jeune fille avançait sans peur, portée par une seule idée : sauver la France.


    Et c’est peut-être là que réside l’écrasante leçon de Jeanne d’Arc.
Car son héroïsme jette une lumière cruelle sur les faiblesses qui saisissent les nations lorsqu'elles traversent l'épreuve. Jeanne donnait sa vie quand d'autres protégeaient leurs charges ; elle affrontait les épées quand les puissants s'abritaient derrière leurs prudences ; elle parlait au nom du peuple souffrant quand tant de responsables ne parlent plus qu'au nom des intérêts, des partis ou des calculs du moment.


Elle, l'ignorante selon les docteurs, comprenait mieux la France que beaucoup de ceux qui prétendaient la gouverner.
    Aujourd'hui encore, la comparaison demeure troublante.


    D'un côté, une adolescente qui marcha au feu sans rien demander pour elle-même, préférant le sacrifice à la compromission et la vérité au confort... De l’autre, une caste politique sans souffle ni grandeur, prisonnière de la communication, des renoncements successifs, se vautrant dans le déni… ce déni qui découle de son aveuglement face à sa politique immigrationniste.


    Là où Jeanne incarnait l’abnégation absolue, nombre de nos dirigeants semblent n’incarner que l’art de survivre politiquement au milieu des difficultés qu'ils peinent à résoudre : l’insécurité gangrène les villes ; le narcotrafic prospère en toute liberté ; la violence — banalisée à l’extrême — devient quotidienne ; une justice laxiste entretient le sentiment d’impunité ; l’école ne transmet plus ni mémoire ni exigence ; l’histoire nationale se délite ; l’autorité s’efface ; le débat public se dissout dans l’invective, la peur et le mensonge. Une société autrefois fière de son héritage semble désormais honteuse de son histoire, comme si aimer son pays était devenu suspect. Aucun peuple pourtant ne peut vivre longtemps sans idéal…


    Comment réagirait Jeanne face à cette « Nouvelle France » — chère aux « antifas » — issue des quartiers populaires, des héritages migratoires et d’un métissage présenté non comme une conséquence historique mais comme un horizon politique ? Que ferait-elle face à leurs méthodes de voyous consistant à opposer la rue contre les urnes, le tumulte contre la loi, le cri contre le bulletin de vote ? Que penserait-elle de ces élites qui semblent avoir renoncé à défendre ce qu’elles ont mission de servir ? Elle qui ne connaissait qu’un seul parti — celui du royaume — regarderait sans doute avec stupeur cette époque où l’on préfère diviser les Français plutôt que les unir, culpabiliser le peuple plutôt que le protéger, déconstruire l’héritage plutôt que le transmettre.


    Et pourtant, malgré tout, son souvenir demeure.


Parce qu'il rappelle qu'une nation ne meurt véritablement que lorsqu'elle cesse de croire à sa propre grandeur. Parce qu'il rappelle qu'au milieu des trahisons, des lâchetés et des abandons peut surgir une âme assez pure pour relever tout un peuple. Parce qu'il rappelle enfin qu'il existe quelque chose de plus grand que les intérêts particuliers : une patrie, une mémoire, une civilisation.


    Mais aujourd'hui, qui se lèvera ?
    Qui parlera encore d’honneur, de sacrifice, de fidélité, de devoir ? Qui acceptera de servir plutôt que de régner ? Qui aura le courage de dire la vérité quand tant d’autres préfèrent le confort du silence ? Qui consentira au sacrifice quand notre époque enseigne l’adoration de soi ?


    La France s’enfonce désormais dans une nuit épaisse, une nuit sans étoiles où vacillent les dernières flammes de son génie. C’est le temps des consciences qui s’éteignent, une à une, comme des cierges oubliés au fond d’une nef déserte. Si ses cathédrales défient encore le ciel, les âmes, elles, s’effondrent ; si ses monuments demeurent, son esprit s’évapore. Et dans ce silence de mort, ne résonne plus que le pas lourd de l'impuissance et le murmure des indifférents.


    Alors, parce que la terre se dérobe, nos regards se tournent vers elle.


    On la revoit, cette enfant de dix-neuf ans, seule au fond des ténèbres de Rouen. Enchaînée, trahie, vendue, elle n’a plus pour horizon que le bois sombre du bûcher. Et pourtant, dans le dénuement absolu de sa prison, elle se dresse, immense, écrasant de sa pureté la morgue des puissants et la petitesse des juges.


    Vient enfin l'aube livide du 30 mai 1431.
    Sur la place du Vieux-Marché, on l’attache au poteau… Les flammes commencent leur œuvre. La fumée monte, mais son regard, lui, cherche encore le ciel. À l’évêque Pierre Cauchon, artisan de son supplice — acquis à la cause anglaise — elle jette cette sentence qui déchire les siècles : « Évêque… je meurs par vous ! » C’est le cri de la vérité face à la trahison des élites, le cri de l’innocence face au calcul des clercs. Puis, dans le fracas du brasier, elle libéra son ultime cri d’amour : « Jésus ! »


    Si la France possède encore un cœur sous les décombres de son époque, qu’elle écoute ce cri consumé par le feu. Car aujourd’hui, dans le vacarme des mensonges, au milieu des renoncements qui nous enchaînent et des fidélités que l’on brise, c’est l’âme même de notre peuple qui semble monter du bûcher. Un peuple qui, dans un même élan de douleur et d’espérance, murmure avec Jeanne cette supplique désespérée : « Jésus… sauvez la France. »


 José CASTANO

 

 

30 septembre 2026

7 OCTOBRE… NE JAMAIS OUBLIER

 

transmis par José Castano


 « Il y a une place spéciale en enfer pour ceux qui ne prennent pas position lors d’une crise morale » Richard Abitbol (Président d’honneur de la Confédération Juifs de France et Amis d'Israël )

 

 

    Le 7 octobre 2023 restera à jamais une plaie ouverte dans nos cœurs. Une journée de sang et de larmes où des vies innocentes furent fauchées avec une sauvagerie que rien ne peut justifier. Des hommes, des femmes, des enfants massacrés, des familles brisées, des otages arrachés aux leurs… Ils ne demandaient qu’une chose : vivre, aimer, rire et vieillir en paix.

 


    En cette période de commémoration, nous nous inclinons devant leur mémoire. Mais nous refusons que le temps, les calculs diplomatiques ou les passions idéologiques viennent recouvrir leur sang d’un voile d’oubli.


    C’est avec une colère profonde que nous dénonçons les prises de position honteuses de Mélenchon et de Macron dont l’excessive compassion envers les gazaouis pourvoyeurs du Hamas, est une insulte cruelle et inacceptable à la mémoire des martyrs.


    Le 22 septembre 2026, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le Président de la République française a honteusement martelé que la situation à Gaza était « un spectacle qui nous fait honte à tous », ajoutant avec un aplomb déconcertant : « Regardez ce qui se passe en Cisjordanie, où chaque jour des violations sont faites. Au nom de quoi ? Le Hamas n’a jamais sévi en Cisjordanie. »


    Comment ne pas mesurer la violence symbolique de telles phrases lorsqu’elles sont prononcées devant le monde entier, alors que des Israéliens vivent encore avec le traumatisme du 7 octobre, que des familles portent encore le deuil et que la mémoire des victimes demeure à vif ?


    Par ses déclarations inappropriées et mensongères, Macron a blessé et révolté tout un peuple. La Bible impose aux responsables publics l’exigence de dire la vérité : « Malheur à ceux qui inversent le mal en bien et le bien en mal (Esaï 5:20) ». Or, chez Macron, le mensonge prédomine. Ce déni de justice et cette manipulation politique révèlent son mépris pour les Israéliens, pour les familles endeuillées et pour la paix. Pourtant, l’exigence réclame que les victimes restent des victimes, que les terroristes restent des terroristes et que la vérité ne soit jamais sacrifiée aux nécessités de la politique.


    À l’approche de l’élection présidentielle, chaque citoyen devra réfléchir avec conscience et responsabilité : ne pas laisser l’indifférence, le mensonge et la trahison prendre le pas sur la véracité des faits. Honorer la mémoire des disparus, c’est aussi choisir des dirigeants qui défendent la vérité, la justice et la paix, sans hypocrisie ni calcul politique.


    Le temps efface les visages. Il efface les voix. Il recouvre les pierres de poussière. Mais il ne doit jamais effacer la mémoire parce qu’un peuple qui oublie ses morts finit un jour par oublier pourquoi il doit défendre les vivants.


 José CASTANO (Association Mémoire de l’Armée d’Afrique)


 « Macron le nouvel Attila ! Là où il passe tout trépasse ! » Richard Abitbol (MABATIM.INFO)

 

 

3 novembre 2013

JOSEPH CASTANO

JOSE CASTANO

José Castano 2012

JOSE CASTANO - LA PRESENTATION

BIBLIOGRAPHIE.

SES ARTICLES

QUAND LES FANTÔMES DU PASSÉ FONT ÉCRAN À LA RÉALITÉ

7 OCTOBRE… NE JAMAIS OUBLIER

LE FEU DE JEANNE, LES CENDRES DE LA FRANCE

MON CREDO PATRIOTIQUE

PHILIPPE DE VILLIERS - LE CHOIX DE LA RAISON

23 SEPTEMBRE - 1940 DAKAR SOUS LE FEU BRITANNIQUE

LE SERMENT D'UNE FRANCE QUI SE RELÈVE

LE TEMPS DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE

ORAN - LE DERNIER EMBARQUEMENT

QUE JUSTICE SOIT RENDUE

LA FRANCE DE MON ENFANCE

3 JUILLET 1940 L'AGRESSION BRITANIQUE SUR MERS-EL-KÉBIR

LES DISPARUS D'ALGÉRIE : LE SILENCE DEVANT LE MUR

ORAN -MAI 1962 - LE CORTÈGE DES ENFANTS BRISÉS

KATZ - CRIMINEL DE GUERRE

LA RÉCONCILIATION DES MÉMOIRES

LE ROTURIER ET LA PRINCESSE

"JC" PLEURE COMME UNE FEMME CE ROYAUME QUE TU N'AS PAS SU DÉFENDRE COMME UN HOMME.

LE SERMENT D'UNE FRANCE QUI SE RELÈVE

FORMER ICI POUR RECONSTRUIRE LA-BAS

EN CAS DE VICTOIRE DU FN EN 2027

CRÉDO POUR UNE NATION BLESSÉE

LA FRANCE AU BORD DU RENONCEMENT

MON CRÉDO SOUS LES ÉTOILES DE NOËL

LE POIDS DU REGARD

LA LÉGENDE DU COLIBRI

LA LOI DU TALION

63eme ANNIVERSAIRE DU 26 MARS 1962

LA RÉVÉRENCE DU VIEUX SOLDAT

L'IRRÉDUCTIBLE MENHIR

LA FRANCE EST DE RETOUR

ENTRE PASSÉ ET PRÉSENT

MA MISE AU POINT

CONFÉRENCE JOSÉ CASTANO (29 avril 2023)

CRECHES DE NOËL TOUJOURS INDÉSIRABLES

MONSIEUR MÉLANCHON - QU'AVEZ-VOUS FAIT DE VOS RACINES PIEDS NOIRS?

-GIORGIA MELONIE-NE VIENS PAS NOUS FAIRE DES LEÇONS, MACRON !

SAINT-VINCENT DE PAUL ET LES ESCLAVAGISTES MAGHRÉBINS

ET LES CLAMEURS SE SONT TUES !...

ET ILS NOUS ONT ACCUEILLIS AVEC DES CRIS DE HAINE.

IL Y A 60 ANS "L'EXIL"

HOMMAGE AUX HÉROS DE LA LÉGION ÉTRANGERE

PRÉSIDENTIELLES 2022 LES GIROUETTES "LR"

19 MARS 1962 LA COMMÉMORATION DE LA HONTE

MERCI ET AU-REVOIR

LES SEIGNEURS DE LA GUERRE

CES HARKIS AFGHANS QU’ON ABANDONNE

ET ILS PARTIRENT VERS LA TERRE PROMISE…

LES DISPARUS D’ALGERIE

LES MARINS DE L'EMPIRE FRANCAIS OUBLIÉS

L’ISLAMISATION DE L’ÉGLISE II

QUE JUSTICE SOIT RENDUE

GRÂCE À DIEU

LE RETOUR DES DJIHADISTES FRANÇAIS

L’ISLAMISATION DE L’ÉGLISE PARTIE 1

RESTAURATION DU PALAIS - L’INDÉCENCE, L'ARROGANCE ET LE MÉPRIS !

1er DÉCEMBRE 1944 Le massacre des tirailleurs sénégalais par l’armée française gaulliste

COLONISATION DE L’ALGERIE

L’AGRESSION BRITANNIQUE SUR DAKAR

LES "GRANDES DAMES" DE DIÊN BIÊN PHU

LE PARJURE, LA TRAHISON ET LA HONTE.

LA DISSOLUTION DU 1er RÉGIMENT ÉTRANGER DE PARACHUTISTES

LA RÉVOLTE DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES

ET REVOILÀ "LA TORTURE EN ALGÉRIE"

CONFÉRENCES D'AVRIL DE JOSÉ CASTANO

Tariq Ramadan… ou Docteur Jekyll et M. Hyde

LA MORT… AU NOM DE DIEU

LA PRISE DE LA SMALA d’Abd-el-Kader

« QUAND L’AMOUR RENAÎTRA »

LA BATAILLE DE SIDI-BRAHIM

BOUDAREL, le monstre français du camp 113

UN CŒUR POUR PHILIPPE !

LA KAHENA

LA BATAILLE DE BAZEILLES

« AUX URNES CITOYENS ! »

DE L’ALGERIE FRANÇAISE... A LA FRANCE ALGERIENNE

LA NOUVELLE ARME TERRORISTE

LA REPENTANCE

ENTRE PASSÉ  ET PRÉSENT…

LES TÉMOINS DE L’HONNEUR

LES TROIS ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES

RÉPONDEZ, MONSIEUR DUPONT !

LES CRIMES DE L’ÉPURATION APRES GUERRE

LA RÉVOLTE DU 1er RÉGIMENT ÉTRANGER DE PARACHUTISTES

LES HARKIS, CES OUBLIÉS DE L’HISTOIRE

ISLAM...RELIGION CONQUERANTE

TERREUR ISLAMISTE

LE "DÉTAIL", LA TOURMENTE ET LA DISGRÂCE

LA CONVERGENCE VERS LA TERREUR

LA FRANCE EST EN DANGER

L'ESPAGNE DE FRANCO ET LES PN-UNE PAGE MECONNUE DE NOTRE HISTOIRE

LES SEIGNEURS DE LA GUERRE

COMBATTRE LE TERRORISME.

19 MARS... LA COMMEMORATION DE LA HONTE.

LA VALISE OU LE CERCUEIL.

KATZ... CRIMINEL DE GUERRE

LA FRANCE DE MON ENFANCE.

"Kathlyn SCHREITER" LETTRE A MA FRANCE.

OUF!... LA FRANCE EST SAUVEE!... LE FASCISME N'EST PAS PASSE.

LES BRIGANTS DE LA POLITIQUE.

LA VIEILLE GARDE DE LA POLITIQUE.

L'ORGANISATION ARMEE SECRETE

L'IRREDUCTIBLE MENHIR.

POUR L'HONNEUR D'UN COMMANDANT.

LA FRANCE DE MON ENFANCE.

LES NOUVEAUX MAÎTRES DU MONDE

LA TORTURE... PITOYABLE CECITE OU CRIMINELLE LACHETE.

LES CONTRADICTIONS DE LA POLITIQUE FRANCAISE EN SYRIE.

JOSE CASTANO "ISLAM... GUERRE A LA CHRÉTIENTÉ.

JOSE CASTANO "TERRORISME &  ISLAMISME... LES DEUX MAMELLES DE LA TERREUR"

JOSE CASTANO "LES GUERRIERS DE L'APOCALYPSE".

JOSE CASTANO "L'HYPOCRITE NEUTRALITE DU NI NI".

LIEUTENANT ROGER DEGUELDRE MARTYR DE L'ALGERIE FRANCAISE.

LES COMMUNISTES FRANÇAIS DURANT LA GUERRE D’INDOCHINE

 BOUDAREL, LE MONSTRE FRANCAIS DU CAMP 113

7 Mai 1954 : LA CHUTE DE DIEN BIEN PHU

J-C LA FIN DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES

11 MARS 1963 L'EXECUTION DU COLONEL JEAN-BASTIEN THIRY

DE GAULLE… MYTHE, IMPOSTURE et TRAHISON

LA DÉSINFORMATION MÉDIATIQUE

UN ESPOIR POUR LA FRANCE du Général Christian PIQUEMAL

"JC" 23 SEPTEMBRE 1940---L'AGRESSION BRITANNIQUE SUR DAKAR.

"JC" ROGER HOLEINDRE - UN HOMME D'HONNEUR

"JC" 3 JUILLET 1940---L'AGRESSION BRITANNIQUE SUR MERS-EL-KEBIR.

"JC" HOMMAGE A LA LEGION ETRANGERE.

"JC" L'ANEANTISSEMENT DE LA MORALE POLITIQUE.

"JC" - TERRORISME ISLAMIQUE... GUERRE A L'OCCIDENT !

"JC" - COLONISATION DE L'ALGERIE - LES RAISONS DE LA CONQUETE

"JC" - COLONISATION DE L'ALGERIE - LA FIERTE DE LA FRANCE

JOSE CASTANO / QUE LA VERITE SOIT DITE.

JOSE CASTANO / REMERCIEMENTS.

JOSE CASTANO / A MES COMPATRIOTES PN - LE CHOIX D'UN VOTE.

JOSE CASTANO / TETE HAUTE...MAINS PROPRES.

JOSE CASTANO / POUR QUI SONNE LE GLAS?...

JOSE CASTANO / VAINCRE LE TERRORISME

LA CRIMINALITE EN FRANCE.

LA BETE EST MORTE.

1 MARS 1962 L'ASSASSINAT DE LA FAMILLE ORTEGA.

L'ISLAM D'HIER A AUJOURD'HUI.

ISLAM ET INSECURITE.

L'IMMIGRATION ET LA MAUVAISE CONSCIENCE EUROPEENNE.

ISLAM ET IMMIGRATION.

LA MANIPULATION "antiraciste"

LA REVOLTE DU 1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES.

A L'ERE DU GRAND NETTOYAGE.

LETTRE A UN AMI PN.

LA REPENTANCE.

ET ILS PARTIRENT VERS LA TERRE PROMISE.

LA PERTE DE L'ALGERIE FRANCAISE.

LES RANÇONS D’OTAGES FRANÇAIS

LA MORALE PUBLIQUE

MAI 1962 MA DERNIERE COMMUNION.

7 MAI 1954 – LA CHUTE DE DIEN-BIEN-PHU.

JEANNE… AU-SECOURS ! LA FRANCE SE MEURT.

LA FIN DU 1er R.E.P.

LE LOBBY PRO-IMMIGRATIONNISTE ET SES CONSEQUENCES.

TRANPARENCE ET CORRUPTION.

LA LIBERTE QUI CAPITULE.

LE ROLE DE L'EGLISE DANS LA GUERRE D'ALGERIE.

QUAND L'HISTOIRE JUGERA DE GAULLE.

LES BARBOUZES.

KATZ... CRIMINEL DE GUERRE.

ORAN - 5 JUILLET 1962 LES RESPONSABILITES.

ORAN - 5 JUILLET 1962 LE GENOCIDE.

DE GAULLE - MYTHE ET IMPOSTURE.

"L’APPEL DU 18 JUIN" ou LA MECONNAISSANCE DE L’HISTOIRE.

LES DISPARUS D'ALGERIE.

26 MARS 1962 -2- ENQUETE SUR UNE TRAGEDIE.

26 MARS 1962 -1- LE MASSACRE DE LA RUE D'ISLY A ALGER.

19 MARS 1962 - LE CESSEZ LE FEU OU LA VICTOIRE DU FLN.

23 MARS 1962 LE SIEGE DE BAB EL OUED.

L'ISLAM ET L'OCCIDENT.

L'ALPHABETISATION EN ALGERIE.

AUTANT EN EMPORTE LE VOILE.

LE MASSACRE DES HARKIS.

IL Y A 47 ANS L'EXIL.

SOUTENONS L'ADJUDANT FONTAINE.

DE L'ALGERIE FRANCAISE A LA FRANCE ALGERIENNE.

O.A.S. UNE PAGE D'HISTOIRE.

L'ISLAM ET LE CHRISTIANISME.

"19 MARS 1962...LE CESSEZ LE FEU".

ASSASSINAT DU LIEUTENANT ROGER DEGUELDRE.

"LA QUESTION" PITOYABLE CECITE OU CRIMINELLE LACHETE.

"VERITE" - LA TRAGEDIE DE L'ALGERIE FRANCAISE.

JACQUES VASSIEUX - IL EST TEMPS DE VOUS DIRE ADIEU.

Retour nos lectures.

10 septembre 2009

LE HERISSON PLUS QUE JAMAIS EN COLERE

" Celui qui maintient le soleil dans son cœur voit s'éloigner de lui toutes les adversités. "
(
Proverbe chinois)

         Le fait que  je sois Pied-noir, témoin et acteur de l’histoire de l’Algérie Française  avec mon optique nécessairement partisane, n'enlèvera rien à l'intérêt de ma plaidoirie; n'a-t-on pas le droit de présenter notre propre défense , contre les attaques de nos détracteurs, ne serait-ce que pour faire entendre un son de cloche différent à l’encontre des beni-oui-oui  qui n’en écouteraient complaisamment  qu’un seul ?

         Ce modeste récit est dédié à mes compatriotes, à mes amis de toutes confessions, mais  aussi à tous mes autres compagnons d’infortune venus de Tunisie ou du Maroc, lesquels eux aussi ont vécu ces événements.

         Je souhaiterais enfin que les plus jeunes de nos enfants nés hors de notre terre, puissent découvrir ce qu’ils ignorent de cette période  qu’ils n’apprennent à connaître  qu’à travers le récit d’ historiens robotisés et rarement objectifs.

         Il est bon parfois de régler le compte de certains intellectuels de bas étage qui savent retourner leur veste toujours du bon côté (dixit Jacques Dutronc dans une chanson) lesquels le cul sur leur  fauteuil, et sans avoir  jamais été concernés, s’érigent en censeurs moralisateurs et jugent en faux témoins partiaux d’une époque ou d'événements dont ils ignorent à peu prés tout.

      

         Comment pouvaient-ils en effet, connaître notre mode de vie, nos habitudes, notre sens de l’honneur (dont ils sont dépourvus), et de l’amitié.

Comme les Catalans, les Bretons, les Corses, nous avions nos particularités régionales, notre parler, nos habitudes. Comment auraient-ils pu connaître  la signification de mots typiquement nôtres et introuvables dans quelque encyclopédie que ce soit, tels que« jayuyos, cirallas, fils à papa  ou yaouleds, et j’en passe et des meilleurs……»

Ces mots-là, mélange de français, d’espagnol et d’arabe, étaient significatifs de la hiérarchie sociale dans laquelle nous classait à la vitesse de l’éclair, la rumeur publique de quartier.

Nous étions quelque part les Marseillais d’Algérie.

         Mais avec le temps et en se remémorant ces anecdotes savoureuses, combien de tendresse et d’ironie, jamais  méchante, il y avait dans ces qualificatifs.

         Les JAYUYOS désignaient certains forts en gueule, sans grande éducation qui parlaient haut, gesticulaient, adoraient la rue, cherchaient la castagne semaient la pagaille et la zizanie, pour le plaisir.

         Les CIRRALLAS  ou cireurs (nos titis à nous), se trouvaient devant les entrées de bals, cinémas, stades…là où il y avait de la menue monnaie à se faire. Ils portaient leur boite à cirage en bois (d’où l’appellation) en bandoulière sur le côté et avec leur brosse à chaussures, tambourinaient sur elle pour annoncer leur présence et si vous deveniez leur client occasionnel, ils mettaient autant de salive que de cirage pour faire briller vos souliers du Dimanche.

         Les FILS A PAPA étaient le contraire des JAYUYOS. C’est comme cela que l’on désignait les fils de bonne famille, aisés et  bien élevés (avec nurse à leur service). Ils assistaient régulièrement à la messe dominicale sous férule familiale et avaient leurs lycées privés

         Les KHAYIS (frères en Arabe) étaient quant à eux, les petits Algériens de confession musulmane, forcément les copains des JAYUYOS, puisqu’ils étaient de leur quartier, les fréquentaient, étaient amis et vivaient ensembles. On les confondait tant ils se ressemblaient.

         C’était cela notre Algérie à nous, multiraciale naturellement donc ignorante de ce qu’on appela plus tard « la ségrégation », avant que ce terme devienne à la mode en France et ailleurs  plus tard, trop tard peut-être.

         Notre Algérie était celle qui fit la démonstration de son unité un certain 13 Mai 1958, sur le forum d’Alger et sur les places de toutes les villes et villages d’Algérie, où l’on vit  des arabes, des juifs et des pieds-noirs, réunis fraternellement se lever comme un seul homme devant le drapeau tricolore  pour mettre à mal le pouvoir de l’époque.

          De nos jours, beaucoup de nos contemporains bien pensants, croient prôner la tolérance, (même au détriment de nos valeurs de base et même si  parfois elle est contraire aux bonnes mœurs et aux religions) en  pratiquant sciemment ou inconsciemment une sorte de  racisme à rebours, et comme par hasard, par médias interposées, là où ils peuvent parader en bombant le torse et hérisser leurs moustaches (dans les gay prides entre autres).

         Mais, bon Dieu quel programme et quel avenir pour nos enfants, prônent les soi-disant figures de proue de certains partis politiques. Dans quelle dimension veulent-t-ils nous faire vivre ?

         Ce 13 Mai fatidique entre tous, répondant à notre appel, De Gaulle pour notre ruine et notre malheur, reprit les rênes du pouvoir en France.

         On ne refait pas l’histoire mais on peut la commenter, la critiquer et  hurler à la face du monde, notre vérité.

         Quatre ans plus tard, à Evian, des politiciens serviles, brisèrent cette harmonie qui aurait pu aboutir à quelque chose de grandiose et au lieu de cela, semèrent la peur, la haine,  la méfiance et  l’hostilité, parmi ses habitants. Ils engendrèrent l’O.A.S , en portent l’entière responsabilité et s’étonnent de son existence

         Nos militaires avaient gagné la bataille sur le terrain. Ces gens de peu s’empressèrent de leur voler leur victoire et par leur action mirent sous l’éteignoir la gloire dont ils étaient nimbés et qui leur revenait et les promesses, qu’à leur propre demande et en leur nom, ces glorieux soldats avaient faites à toutes les couches de la population.

         Certains de leurs chefs et non des moindres, furent même incarcérés ou passés par les armes avec comme chef d’inculpation caché, leur amour immodéré pour le drapeau tricolore et leur loyauté à l’égard de ces promesses fallacieuses.

          Ils tombèrent comme seuls des légionnaires savent le faire. Dieu leur aura réservé une place de choix au paradis des braves et des héros.

         De nos jours encore, cette même valetaille de la trahison, croient  tels des  “Ponce Pilate de l’histoire” pouvoir juger ces événements en se lavant les mains et en poussant des cris d’orfraie à la lecture  de mémoires ou de récits sur une guerre qu’ils disent avoir  pensé hypocritement propre, mais qu’ils connaissent  intimement mieux qu’ils ne voudraient l’avouer.

         Alors, il est temps de réveiller la conscience des hommes et des politiques  et de  mettre ces derniers devant leurs responsabilités, car la France n’a jamais voulu comprendre les conséquences de la guerre d’Algérie.

         De Gaulle et ses sbires, en discutant du sort qui nous serait réservé, nous jugeant trop encombrants pour son propre devenir, avaient même envisagé pour nous, un exil pur et simple vers l’Amérique du Sud ou la Nouvelle Calédonie.

         Les Harkis, quant à eux, n’auraient pas bénéficié d’un aller gratuit vers des tropiques, mais ils auraient été tout simplement abandonnés à leur sort par un pays pour lequel ils s’étaient voués corps et âme. La généreuse nation française leur proposait son plus beau cercueil en guise de récompense de leur engagement.

         

         Cela revenait tout simplement à les  livrer aux couteaux des bouchers  du FLN  ivres de sang et de haine à leur égard.

         Bien heureusement quelques uns d’entre eux furent sauvés par la volonté et l’abnégation de quelques vrais chefs, lesquels  sous leur responsabilité et envers et contre les ordres reçus les ramenèrent en France avec leurs familles.

         La France a eu connaissance de ces  massacres de Harkis et elle a laissé faire. Là est l’autre visage de Janus  de la patrie des droits de l’homme et du citoyen.

         Pieds-noirs et Harkis ont été sacrifiés et n’ont eu comme autre choix que celui de la valise quand ils n’ont pas eu celui du cercueil. Ils ont été sacrifiés sur l’autel de la raison d’état et de la rancune sénile d’un individu.

         47 ans sont passés déjà, mais soyez assurés, Messieurs les détracteurs et faux défenseurs de la France, que nous n’oublions rien et  ne lâcherons rien.

Nous serons toujours pour une France belle où il fera bon vivre, sans voitures incendiées, sans magasins vandalisés, sans violences et dans le respect des lois. 

Le menteur à qui l'on retire son masque ressent la même indignation que si on le défigurait. Edmond Rostand

"LE HERISSON"

RETOUR COUPS DE COEUR

17 juin 2009

UNE PAGE D'HISTOIRE

Par José Castano.

L’O.A.S.

                Rappelez-vous ! C’était le 27 juin 1962 : dans une ultime émission pirate, le speaker de l’OAS annonça  d’une voix brisée : « Notre combat est sans espoir et sans solution. Tout est fini. Adieu Algérie ! »… et il éclata en sanglots.

                Fini !… Oui… Fini ! Tout était fini. La page de l’OAS était tournée et en cet instant d’extrême émotion, ce furent des milliers d’Européens qui pleurèrent dans un même chagrin.

                Si officieusement l’OAS n’existait déjà plus, officiellement elle déposa les armes ce 27 juin 1962. Son aventure était historiquement terminée. Le temps du combat s’était achevé, tandis que pour la plupart commençait le temps de l’exil ou celui des prisons…

                En déclenchant le feu et le sang, on a dit que ces commandos de l’OAS étaient des irréductibles, voire, des factieux. C’est faux ! Ils étaient tout simplement des désespérés et leurs objectifs n’ont jamais dépassé les termes d’un refus fondamental. Il ne s’agissait pas pour l’Organisation de « prendre le pouvoir » comme l’affirmaient sans relâche les autorités à court d’argument crédible, ni d’imposer un certain type de régime, il s’agissait essentiellement d’empêcher la constitution d’un Etat National Algérien Indépendant, de briser le mécanisme des négociations engagées entre le gouvernement de la V° République et le GPRA, de s’opposer à la fois à la politique d’abandon menée par de Gaulle et de poursuivre la lutte contre le FLN.

                L’Organisation Armée Secrète est née au début de 1961, en Espagne, dans un groupuscule où apparaissent le général Salan, Lagaillarde, Susini, le docteur Lefèvre… C’est après l’effondrement du putsch, d’avril 1961, qu’elle devait atteindre à la notoriété en Algérie et devint vraiment active qu’au lendemain de cette chose extraordinaire qui ne fut qu’une vaste fumisterie : la trêve « unilatérale » décidée par Paris et qui permit aux rescapés de l’Armée de Libération Nationale (A.L.N) de reprendre la population en main aussi bien dans les campagnes que dans les centres urbains. Attentats, égorgements, mutilations se multipliaient. Devant les cadavres des égorgés et les visages grimaçants des mutilés, toute velléité de résistance s’effondrait. Le ressort se brisait. Les Musulmans fidèles à la France étaient les premières victimes ; la peur, peu à peu, les menait dans les rangs du FLN.

                Pour encourager ce processus, Le gouvernement gaulliste annonça une nouvelle « mesure positive » (sic) : 2297 autres libérations de détenus FLN et 32 millions de Francs de crédits nouveaux !… Encouragés, les tueurs du FLN sévirent désormais en toute impunité… La moyenne quotidienne des attentats passa de 20 à 37 et les manifestations avec slogans et drapeaux verts et blancs se multiplièrent…

Chez les Européens, la colère montait :

                « Voilà le résultat de leurs négociations. La grande Zohra (surnom donné à de Gaulle) est tout juste bonne à interrompre les offensives de l’armée et à nous laisser assassiner par les fellaghas. Ca ne se passera pas comme ça ! »

                Et aux quatre coins du pays, on battait le rappel des bonnes volontés. On  s’organisait pour lutter à la fois contre le FLN et l’ennemi gaulliste. Les effectifs de l’OAS ne cessaient de gonfler…

                Le 30 juin 1961, de Gaulle mit le feu aux poudres. En réponse à cette colère et à la popularité sans cesse croissante de l’OAS, il fit connaître sa décision de rapatrier en Métropole la 11e Division Légère d’Intervention, constituée en parti d’éléments parachutistes ayant participé au putsch et de la remplacer par… cinq compagnies de CRS métropolitaines, afin de réprimer dans les villes le « soulèvement » des Européens. Dans toute l’Algérie les murs se couvrirent d’affiches : « L’OAS veille »… « Aux armes citoyens ! »

                Répliquant au FLN, qui contrôlait les quartiers arabes par une organisation politico-administrative parallèle, l’OAS allait structurer les villes européennes. D’un côté flottait le drapeau vert et blanc marqué de l’étoile et du croissant rouge, de l’autre, côte à côte, le drapeau tricolore et le pavillon noir de l’OAS…

                « De Gaulle veut notre mort ! » Ce fut le cri de guerre et de désespoir d’un million d’Européens qui, las d’apprendre le massacre de familles françaises, s’organisèrent en commando. Les magasins arabes flambèrent à leur tour, le plastic détruisit des bains maures. Les affrontements, les combats de rues se multiplièrent sans que les forces de l’ordre arrivent à juguler cette flambée de violence. L’Algérie entière était déchaînée. Les « stroungas » explosaient partout et aux grenades lancées dans les tramways et les autobus par le FLN, répondaient les mitraillages des cafés maures. Partout du sang, des morts qu’on enjambait dans les rues sans même un instant d’émotion. La folie s’était emparée de ce pays autrefois si paisible et si heureux.

                De  nouveau la presse se déchaîna qualifiant de « monstrueux » les attentats commis contre les Musulmans. Elle baptisa de « ratonnades » ces actions inconsidérées et elle affirma sans vergogne que « les tueurs nazis de l’OAS se livraient au racket et au massacre sur les Musulmans et les « patriotes » gaullistes ! »

                Faute de protection de l’armée ou de la police, la foule se faisait justice elle-même appliquant la loi du talion, condamnable par son aveuglement, mais explicable par les souffrances endurées depuis sept années.

                On oubliait la terreur qui avait régné depuis si longtemps, on ne se souvenait plus des charniers de Melouza et d’El-Halia, des bombes du stade d’El-Biar et du casino de la Corniche, on ne prêtait aucune attention aux grenades qui explosaient chaque jour dans les cafés, les écoles, aux arrêts d’autobus, dans les quartiers européens, on feignait d’ignorer les enlèvements qui se multipliaient dans tous les coins du territoire, les égorgements et les viols. Seuls importaient les ratonnades que le journaliste, Yves Lavoquer, comparait aux « pogroms de la Russie tsariste et aux massacres nazis » !…

                Cependant, sourds aux cris des hyènes et des chacals, dans un pays désormais ravagé par la guerre civile, des hommes résistaient. Effarent paradoxe que ce conflit qui, dans sa nouvelle et ultime phase, voyait des Français se dresser contre d’autres Français pour sauvegarder une parcelle de terre française…

                Sans uniformes, sans moyens militaires, sans autres armes que de fortune, n’ayant en commun que leur volonté de vivre et de mourir sur la terre de leurs ancêtres, ces combattants là, menaient un combat héroïque et sans espoir. Combat chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il semait l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique.

                L’OAS était une révolte : révolte des habitants de toute une province qui se sentaient abandonnés par la mère Patrie et qui se voyaient placés dans l’alternative suivante : quitter leur sol natal et devenir des déracinés ou rester sur place pour subir les spoliations et les vengeances, le couteau, la balle et la hache. Et qui formait ses rangs, sinon des hommes courageux, le plus souvent des humbles qui n’avaient ni privilège à défendre, ni fortune à sauver.

                L’OAS, c’était à la fois, le combattant de l’ombre, l’enfant qui collait une affiche et mourait le pinceau à la main, le vieillard qui guettait et sifflait à l’entrée d’un quartier pour avertir de l’arrivée des « forces de l’ordre », la ménagère qui transportait des tracts dans son panier en allant au marché et ces familles qui hébergeaient les légionnaires du 1er REP après la dissolution de cette prestigieuse unité. Elle était une armée d’ombres, l’armée miraculeuse de l’amour et du malheur. Elle représentait, pour la population d’Algérie, le dernier espoir et l’ultime recours contre un désespoir passionnel. C’était la bouée de sauvetage à laquelle le naufragé tente de s’accrocher.

                Ce sigle représentait un idéal de combat contre le déracinement et contre la honte. Il n’avait aucun caractère politique, puisque spécifiquement charnel. Un des fondateurs –sinon le père de l’OAS- avait écrit dans l’Echo d’Alger, le 6 décembre 1957 : « L’insurrection, pour l’Algérie française est l’insurrection légitime ! »… L’auteur  de cette phrase n’était autre que Michel Debré, Premier ministre de de Gaulle.

                Ces hommes se battaient non par ambition, non par intérêt, mais parce qu’un sentiment sur lequel aucun raisonnement n’avait de prise -l’attachement profond à la terre natale- les avait conduit à la révolte. L’OAS c’était, comme l’a écrit Alain Peyrefitte, « le sursaut d’un peuple qui ne veut pas mourir ».

                Ils ne se demandaient pas, ils ne se demandaient plus où était leur Patrie. Elle était là, dans cette terre. Ils refusaient d’être dépossédés de ce qu’ils avaient acquis, pierre par pierre et sou par sou. Ils refusaient de se séparer du cadre qui avait bercé leur enfance, de leurs souvenirs, de leurs morts. C’était l’essence même de leur vie… et ils défendaient leur vie.

                Puisqu’ils étaient attachés à l’Algérie de toute leur âme, comment vivre ailleurs alors ? Une terre se défendait comme une femme, comme tout ce qu’on aimait et ici on mourrait pour ce qui donnait du prix à la vie, pour une raison d’être et de demeurer.

                Une évidence s’imposait alors : S’il n’y avait pas eu le FLN, il n’y aurait pas eu d’OAS. Si de Gaulle avait laissé l’armée abattre le FLN –comme elle aurait pu le faire- il n’y aurait pas eu non plus d’OAS… c’est une vérité première.

                Durant un an elle fit la guerre, comme le FLN la fit durant sept ans et, pour son malheur, les Français de Métropole ne retinrent d’elle que ses aspects les plus noirs. Ils ignoraient –ou feignaient d’ignorer- les exactions du FLN, des barbouzes et des gendarmes mobiles. Ils ne considéraient déjà plus l’Algérie comme un département français… et ils s’en fichaient. Ils souhaitaient se débarrasser au plus vite du « boulet algérien » -terme propre au général président- Les communistes jubilaient et poursuivaient leur propagande de destruction basée sur la sempiternelle rengaine : « Les pauvres Musulmans exploités par les salauds de colons », terme englobant tous les Européens d’Algérie, qu’ils fussent employés, ouvriers, commerçants ou fonctionnaires,  tous issus d’une immigration désirée… quand elle ne fut pas imposée par la Métropole avec les déportations de 1848 et 1870.

                Ces « combattants de l’ombre » avaient, tous, conscience de participer à une croisade. Ils n’avaient plus d’identité, plus de famille, plus de maison. Ils ne se nourrissaient qu’à moitié, ne dormaient jamais deux fois sous le même toit et s’imaginaient toujours être épiés. Chaque jour des camarades de combat étaient pris, puis on les torturait et on les jetait telles des loques dans des cachots sombres et humides. Ils vivaient avec la hantise de subir le même sort et s’assimilaient donc à des bêtes traquées.

                Pourtant ils savaient qu’ils n’étaient pas tout à fait seuls. Ils sentaient autour d’eux toute la foi et toute la tendresse d’un peuple enchaîné qui vivait à l’heure de leurs craintes, de leurs tourments. Ils trouvaient toujours des gens pour les aider, les héberger, les soigner et les encourager. Ils étaient le maillon de la chaîne qui les reliait entre un passé heureux et un avenir compromis.

                Face au péril sans cesse croissant que représentait, pour le Pouvoir, l’organisation dont le slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! » ne faisait que se renforcer, de Gaulle et ses séides surent choisir les mots et mettre en évidence les actes pouvant discréditer l’adversaire… celui-ci n’étant évidemment plus le FLN… ni les seuls membres de l’OAS… mais l’ensemble des Européens accusés d’entraver la marche vers la paix voulue par le chef de l’Etat avec le soutien de la majorité des métropolitains. Pour parvenir à ses fins, il convenait, pour l’abattre, de marginaliser et d’isoler l’OAS mais aussi la population qui avait permis son triomphe jusque là. Triomphe qui avait inquiété tant le gouvernement que le GPRA au point de faire croître leur désir respectif de conclure les accords au plus vite et, pour la partie française, par « n’importe quel moyen ».

                Pour autant, l’OAS ne désarmait pas. Dans certains points du bled dont l’armée se retirait progressivement depuis l’été 1961, elle avait tenté l’implantation de maquis pour lutter directement contre l’ALN sans populations interposées et dans le secret espoir de dégager une portion de territoire où son autorité serait reconnue. Guelma, Bouira, Tipasa, Coléa… autant de vains essais. Les commandos furent encerclés par l’armée et, incapables de tirer sur des soldats français, se rendirent. L’ultime et spectaculaire tentative eut lieu dans l’Ouarsenis, le 29 mars 1962 et se solda par un sanglant échec et la mort de l’un de ses chefs, le commandant Bazin. Trahie, l’OAS, au lieu des alliés qu’elle attendait (les harkis du Bachaga Boualam et deux unités régulières de l’armée) tomba sur des concentrations de forces FLN dix fois supérieures en nombre dont il a été affirmé –et jamais démenti- qu’elles avaient été amenées à pied d’œuvre par les véhicules des gendarmes mobiles français. Un combat désespéré qui alla jusqu’au corps à corps, s’engagea. Les hommes de l’OAS qui échappèrent à la tuerie furent pourchassés et quand ils furent rejoints, sauvagement abattus. Ce fut là la dernière bataille de l’OAS… son Camerone !

José CASTANO : joseph.castano0508@orange.fr

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