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13 septembre 2019

COMMUNIQUÉ DU CERCLE ALGÉRIANISTE DU 12 SEPTEMBRE 2019

L'OUVERTURE DES ARCHIVES DE LA GUERRE D'ALGÉRIE PAR L'ÉTAT NE PEUT REPOSER SUR UNE VISION HÉMIPLÉGIQUE DE L'HISTOIRE

            Après avoir reconnu la responsabilité de l’État français dans la disparition du militant communiste pro-FLN Maurice Audin, Emmanuel Macron vient de décider de déclassifier et d’ouvrir au public les archives de l’État sur cet événement.

           Ainsi, le président de la République vient à nouveau de marquer sa volonté de ne faire la lumière que sur une seule catégorie de drames : ceux touchant les partisans de l’Algérie algérienne.

           L’histoire ne saurait cependant s’écrire en noir et blanc et toutes les souffrances doivent être reconnues, toutes les responsabilités établies.

           Le Cercle algérianiste demande en conséquence instamment au chef de l’État de ne pas céder à une vision hémiplégique de l’histoire.

           Il doit faire aussi toute la lumière sur la responsabilité des autorités françaises dans les drames de la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars 1962 à Alger, et de l’enlèvement de centaines de Français d’Algérie le 5 juillet 1962 à Oran, sans que l’armée française ne réagisse, drames pour lesquels la responsabilité de l’État était clairement engagée et ainsi à l’origine de centaines de victimes d’assassinats et d’enlèvements.

           Emmanuel Macron ne peut se contenter, sur un sujet aussi douloureux, de faire droit aux exigences de vérités des uns et de jeter dans le même temps, un voile d’ombre sur la responsabilité de l’État dans les drames touchant les Français d’Algérie, cédant ainsi à une forme de repentance.

           La vérité ne se divise pas. Les familles des victimes sont en droit d’attendre des réponses claires et précises sur l’ouverture des archives publiques concernant l’ensemble de ces événements dramatiques.

Thierry ROLANDO
Président national du Cercle algérianiste

Cercle algérianiste -Association culturelle des Français d’Afrique du Nord

1, rue Général Derroja-66 000Perpignan-Tél. 04 68 53 94 23

Courriel: secretariat@cerclealgerianiste.fr

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8 septembre 2019

l'IMPOSTEUR JEAN-PAUL SARTHE ENCORE ET TOUJOURS DÉIFIÉ

Symbole de l’hystérie anti-Algérie française

Par Jean-Michel WEISSGERBER

Colmar, le 4 septembre 2019

Il faut lire (et subir hélas !) le dernier opuscule (Aux armes historiens !) de Manière de voir (juillet-août 2019) appendice du Monde diplomatique, dirigé par Serge Halimi, fiston de Gisèle, porteuse de valises. Trois pages y sont consacrées à « Jean-Paul Sartre et la guerre d’Algérie ».

Aucune nuance, aucune réserve, aucune interrogation de quelque nature que ce soit : le preux chevalier Jean-Paul S., à lire la prose d’une obscure Anne Mathieu, a terrassé l’hydre fasciste, les méchants colons, les hordes de l’OAS tapies dans l’ombre …bref, fait triompher le parti de la justice contre celui de l’horrible ordre colonial, violent par essence parce que raciste !.

Plus la ficelle grosse, mieux elle passe !

Mais rétablissons la vérité, très éloignée de la légende sur le personnage Sartre qui, dans le domaine de la vie privée comme celui de la vie publique, fut « un homme laid, sale, menteur et manipulateur [1] ».

Jean-Paul Sartre fut un affabulateur qui s’est inventé un passé de résistant.

Dominique Lormier lui consacre plusieurs pages [2] dans son excellent ouvrage « Les vérités cachées de la Seconde Guerre mondiale » (éditions du Rocher). « Il est né le 21 juin 1905 à Paris au sein d’une famille bourgeoise du XVIe arrondissement … major de l’agrégation de philosophie devant Simone de Beauvoir, il devient professeur … à l’Institut français de Berlin en 1933-1934 (NDLR : c’est moi qui souligne, il vécut donc dans l’antre de la Bête sans aucunement moufter !)

Notre très bourgeois J-P. S. ne se mêla donc pas d’une quelconque querelle politique : ni Action française, ni cercle de quelque gauche que ce soit !

Que l’on me permette de souligner que les ethnologues et intellectuels de gauche, voire d’extrême gauche Jacques Soustelle, Paul Rivet et Albert Bayet, partisans de la présence française outre-mer, promoteurs d’une Algérie française débarrassée de ses scories inégalitaires, au milieu des années trente, dénoncèrent, eux haut et fort, le danger hitlérien !

Dix années plus tard, J-P. S. [3] ne percevait toujours pas le danger fasciste et raciste ! Après avoir jeté la jeune et belle juive Bianca Bienenfeld (successivement maîtresse de Simone de Beauvoir et du futur pape de l’existentialisme), après avoir occupé toute honte bue, le poste de professeur au lycée Condorcet d’Henry Dreyfus-Le Foyer, évincé en raison de ses origines juives, il écrit des articles philosophiques et littéraires dans la revue collaborationniste et antisémite Comoedia ! Mieux, de janvier à avril 1944, il livre douze émissions culturelles pour radio Vichy. Sa nouvelle pièce de théâtre, connue sous l’appellation Huis-Clos, jouée en mai 1944 ( !) rencontre un immense succès auprès de nombreux officiers allemands invités à la première représentation.

Chance extraordinaire, peu avant la Libération, Sartre est recruté par Albert Camus [4] par le réseau résistant Combat !

En 1945, malgré sa « résistance » très tardive- pour ne pas dire plus - il se permet de juger des acteurs, des journalistes et autres artistes au sein du Comité d’épuration.

Est-il nécessaire de préciser qu’il ne remua pas le plus petit doigt pour Robert Brasillach alors que bien d’autres célèbres plumes (dont Camus et Mauriac en tête) s’entremirent pour obtenir sa grâce auprès d’un Charles De Gaulle inflexible !

Sartre se distingua ensuite par un positionnement politique très proche de celui du parti communiste dont il s’éloigna quelque peu en 1956 avec l’invasion de la Hongrie. Il alla jusqu’à déclarer en 1965 (observez la délicatesse !) : « Tout anticommuniste est un chien. et je n’en démords pas » ( !)

Venons-en au grand reproche que je formule à l’encontre de cette référence suprême s’il en est de la gauche anticapitaliste de l’après-guerre :  son anticolonialisme hystérique, sa haine également des nôtres (il osa transformer le patronyme du grand patriote français Ali Chekkal [5], assassiné au stade de Colombes sous les yeux du président Coty, en Ali Chacal, « l’Agité du bocal » ne s’embarrasse pas vraiment de précaution .

Finalement, je ne saurais mieux souligner le côté peu relisant du personnage qu’en cédant la place à des passages d’un ouvrage de Georges-Marc Benhamou[6], Un Mensonge français, p. 102 :

« J’ai relu un texte connu, mais singulièrement négligé par la plupart de mes contemporains. Un texte fou et c’est bien le drame fondateur de la pensée anticolonialiste. Il est signé Jean-Paul Sartre. On y trouve ce genre de propos : Abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé ; restent un homme mort et un homme libre » (NDLR Sartre préface les « Les Damnés de la terre » de Fanon, le psychiatre fou, coqueluche des tiers-mondistes).

Et là, en relisant Sartre, on se frotte les yeux (NDLR : on ne saurait trop conseiller au fiston de la Gisèle de se frotter les yeux de temps à autre !)

Et Benhamou de poursuivre plus loin, fort judicieusement : « Que l’on remonte à la Révolution française, ou que l’on s’attarde sur les révolutionnaires russes de la fin du XIXe siècle, aucun intellectuel contemporain n’a été aussi loin dans l’ivresse totalitaire que ce Sartre-là ». Georges-Marc Benhamou, vous avez dit la vérité, vous serez donc « exécuté »[7] comme le chantait si bien tel baladin français d’origine libanaise.

Votre serviteur pourrait s’attarder encore bien longtemps sur les inconséquences et les contradictions de l’anticolonialisme proclamé par Sartre et ses thuriféraires. Notons au demeurant un anticolonialisme à géométrie très variable. Sartre et Les Temps modernes ont beaucoup moins abordé une guerre menée par la France officielle, une guerre, elle passablement plus coloniale, celle faite au Cameroun où a sévi un très sinistre personnage, le plus grotesque des premiers ministres de la Ve République, Pierre Messmer, bourreau des Camerounais avant de devenir celui des harkis[8].

En guise de conclusion peut-être provisoire, il me revient d’aborder le jardin secret (en fait, il s’agit plutôt de dépotoir) de notre brillantissime philosophe.

D’un entretien de Pierre de Bonneville avec Yannick Urrien, daté du 28 septembre 2018, il découle : « Aujourd’hui celui qui survole cette légende peut avoir l’impression qu’il s’agissait d’un grand intellectuel, or on découvre un homme laid, sale, menteur et manipulateur »[9].

Que dit entre autres, Pierre de Bonnneville[10] qui a comparé les vies sexuelles de Céline et de Sartre ?

« Sartre a choisi d’être professeur de philosophie pour avoir l’assurance d’être payé toute sa vie, pour travailler trois demi-journées par semaine. Il n’a jamais voulu se marier, il n’a jamais voulu avoir d’enfants et, quand il en a fait, les femmes ont dû avorter[11].  Céline aimait la beauté des choses, il aimait la beauté des femmes, il aimait la danseuse, il aimait la cuisse … Sartre est un névrosé qui ne s’intéresse absolument pas aux femmes, ni au féminin, ni à la cuisse. Il s’intéresse aux idées et aux concepts. C’est un intellectuel pur ».

Un intellectuel pur, cher Pierre de Bonneville, aux « mains sales » quand même !.

Mais je vous quitte, chers camarades et lecteurs, me promettant de m’intéresser dorénavant à un compatriote alsacien sacrément moins névrosé et nettement plus exemplaire, parent d’ailleurs de Jean-Paul Sartre et prix Nobel avant lui, une pointure, lui, un véritable grand homme, Albert Schweitzer.

Au moins lui, à ce que je sache, sans trop de crainte d’être démenti, ne jeta pas sa femme d’origine juive avant de se convertir au protestantisme. Tout au contraire, il l’honora et la respecta.

Jean-Michel WEISSGERBER


 

[1] De surcroît un nabot, un mètre cinquante-deux centimètres.

[2] Dans le même ouvrage Dominique Lormier dit également son fait à une certaine Marguerite Duras, pourfendeuse des proches de Jean-Marie Le Pen et des « populaciers »

[3] Jean-Paul Sartre et non Jean-Pierre Soissons ou Jean-Pierre Stirbois !

[4] C’est donc un pied-noir qui sauva la mise de J-P. S. ! En reconnaissance, il appelle à l’abattage des colons !

[5] Mais Choupinet préfère honorer la mémoire du traître Maurice Audin !

[6] Aux Editions Robert Laffont. Précédée d’une bonne campagne médiatique, la parution de cet ouvrage, beaucoup plus pertinent que l’on ne dit, a été entravée par de nombreuses critiques de mauvaise foi !Dame ! Il osait d’une part dénoncer le crime d’Etat, à savoir le massacre des harkis, et d’autre part, s’en prendre aux deux idoles des années soixante ! Qui-vous-savez  et le Bigleux que l’on sait ! Je relève notamment que Benhamou perçoit une indéniable connivence entre De Gaulle et Sartre !

[7] Entre autres  « exécuteurs » des basses œuvres  Jean-François Kahn, qui se révèle plus avisé en d’autres occasions ! JFK qui commit un numéro spécial de Marianne pour dénigrer son confrère, à vomir !

[8] J’ai essayé de dénoncer à mon modeste niveau dans des organes comme Le Clin d’œil et Véritas, un incroyable déni de justice par ailleurs assez bien décrit par Mango Beti dans Main basse sur le Cameroun. Mango Beti avec lequel j’avais eu des relations amicales s’est vite recroquevillé, victime d’un syndrome à la Sékou Touré !

[9] Je ne crains pas de me répéter : cela m’apparaît très nécessaire !

[10] L’ouvrage Sartre et les amours contingentes.

[11] Que pense alors maman Gisèle Halimi d’un Sartre ouvertement engrosseur et au demeurant grand consommateur de prostituées ? Serge, posez-lui donc ces deux questions intéressantes !

Jean-Michel WEISSGERBER

Article transmis par Maurice Calmein

16 septembre 2018

LES BARBOUZES ET AUTRES NETTOYEURS DE LA Vèm RÉPUBLIQUE

Par Jean-Michel WEISSGERBER le 27 août 2018

            Cette contribution se veut un complément à celle parue dans l’édition de Riposte laïque du 10 août 2018, signée Alice BRAITBERG.

           C’est avec les encouragements de notre camarade et amie que je suis amené à apporter un certain nombre de précisions. La critique essentielle que j’émets à l’égard du premier texte, c’est qu’il suggère que la lutte contre l’OAS était l’apanage du Service d’Action civique (S.A.C.) service d’ordre par excellence du mouvement gaulliste.

           Le S.A.C. a bien sûr participé à la lutte anti-OAS mais à titre subsidiaire.

           En fait, les barbouzes, c’est surtout une armée de « gros bras » recrutés dans les milieux les plus divers (et d’abord dans le Milieu tout court !). Donc, des mercenaires sans foi ni loi,

  • anciens de la « Carlingue », GESTAPO parisienne tel Georges BOUCHESEICHE[1]
  • Vietnamiens, à l’origine anti-communistes, plus ou moins désœuvrés[2]
  • aventuriers de tout poil, tel un certain Jim ALCHEIK
  • et surtout tueurs de bas-fonds, particulièrement de Marseille[3]

           La couverture « légale », si je puis dire, de cet organisme monstrueux est constituée par une prétendue association dite Mouvement pour la Coopération, MPC, transformée par la rue algéroise en Mouvement pour les Coulos[4] dont les figures de proue, si j’ose dire, furent leur « président », un dénommé Lucien BITTERLIN, l’avocat Pierre LEMARCHAND et le gaulliste historique et hystérique, Yves LE TAC.

           Tous ces « zèbres » agissaient sans états d’âme et avec force exécutions sommaires[5], maniement d’explosifs à tout va et séances sordides de torture[6], de concert avec plusieurs protagonistes :

  • un certain HACQ qui dirigeait un renfort de policiers métropolitains, spécialement venus de l’Hexagone pour contrer l’OAS dans le cadre de la mission C – comme choc
  • les services du préfet d’Alger de l’époque, Vitalis CROS, de sinistre mémoire
  • l’équipe FLN, ne l’oublions surtout pas, de la Zone autonome d’Alger, sous les ordres du commandant AZZEDINE[7].

Les ravages causés par l’action des barbouzes et, évidemment, par les inévitables réactions des commandos Delta de l’OAS dirigés par le lieutenant DEGUELDRE, sont indéniables !

Quelques rapides jalons pour une écriture ou réécriture de cette histoire :

  • le 31 décembre 1961 à Alger, la villa occupée par les barbouzes est attaquée à la roquette
  • le 29 janvier 1962, une machine d’imprimerie offset piégée, livrée dans une autre villa bourrée de barbouzes, explose. Bilan : 19 morts
  • le 15 février 1962, pilonnage d’un hôtel d’Alger où était installée la dernière équipe de barbouzes. En métropole, relativement moins impactée par la lutte Algérie française-barbouzes[8], de nombreux épisodes se succèdent :
  • aux bombes au plastic déposées par des militants de l’OAS au domicile de gaullistes notoires, les barbouzes croient devoir répliquer (en toute impunité, bien sûr) avec des bombes destinées aux partisans farouches de l’Algérie française.

           Alain de LACOSTE-LAREYMONDIE, ancien directeur de cabinet des généraux de LATTTRE et SALAN, juriste d’exception et conseiller d’État, père et grand-père de fervents militants et élus FN et RN. Il fait l’objet de trois tentatives d’assassinat par bombe.

           La fort opportune disparition de François VALENTIN dans un « accident de voiture ».

           François VALENTIN est une figure éminente de la vie politique française. Bien qu’ayant voté les pleins pouvoirs au maréchal PÉTAIN, comme bien d’autres personnalités vichysto-résistantes, telles, entre autres, Marie-Madeleine FOURCADE, Henri FRENAY, le cardinal SALIÈGE, d’abord maréchaliste et fervent défenseur des juifs et, plus tard, de l’Algérie française, il bifurqua vers une résistance active en défendant notamment le général de LATTRE[9] comparaissant en janvier 1943 devant la section de Lyon du tribunal d’État pour avoir désobéi aux ordres lui interdisant de résister aux troupes allemandes pénétrant en zone libre.

           François VALENTIN est élu successivement sénateur en 1956 et député indépendant de Toul en novembre 1958. Il est élu en janvier 1959 président de la Commission de la Défense nationale et des forces armées. Il affirme fermement ses convictions en faveur de l’Algérie française. Il meurt dans un accident de la route le 24 septembre 1961 alors qu’il est à un poste-clé à un moment crucial de l’évolution de la situation en Algérie. Bref, un gêneur patenté, opposé à la politique gaullienne de prétendue décolonisation.

           Je suis loin, d’être le seul à privilégier l’hypothèse d’un sabotage de sa voiture, dans une période décidément propice à une cascade bien mystérieuse d’accidents de voiture et d’avion de toute sorte – voir plus loin les affaires BOGANDA et SAINT-AUBIN.

           Mi-février 1962, au Val-de-Grâce, hôpital de la région parisienne, se produit le mitraillage par un commando OAS de métropole du susnommé Yves LE TAC qui avait déjà échappé à deux reprises à des attaques de l’OAS. Grièvement blessé à nouveau, il échappe de peu à la mort.

           L’indépendance de l’Algérie ne met pas fin aux activités criminelles des barbouzes et cela bien que l’activisme pro-Algérie française baisse nettement en intensité.

           L’enlèvement du colonel ARGOUD à Munich en février 1963, où furent impliqués plusieurs  barbouzes, mériterait à lui seul de plus amples développements compte tenu de la personnalité emblématique de cet opposant irréductible à la politique algérienne du général de GAULLE.

L’affaire SAINT-AUBIN

           Le 5 juillet 1964, Jean-Claude SAINT-AUBIN et son amie Dominique sont tués dans un accident de la route. Leur voiture, immatriculée en Suisse, s’écrase contre un arbre. Les parents SAINT-AUBIN n’acceptent pas la version officielle de la gendarmerie et affirment que leur fils a été victime par méprise d’un attentat des services secrets français traquant les derniers membres de l’OAS au sortir de la guerre d’Algérie. Un camion militaire aurait provoqué l’accident, version accréditée par le témoignage d’un ancien harki, Mohamed MOUALKIA[10], disparu peu après, d’une mort suspecte.

           Le Procureur de la République de Draguignan prend rapidement une décision de classement jamais remise en cause malgré les multiples recours exercés par les parents SAINT-AUBIN qui obtiennent, en 1990, une indemnité pour mauvais fonctionnement de la justice. Le ministère de la Défense refuse de s’associer à cette indemnisation. Cette affaire, qui a connu de nombreux rebondissements (découverte entre autres de faux, disparition du dossier…), ne sera jamais vraiment élucidée.

           On reparlera ensuite à plusieurs reprises de nos fameuses barbouzes, et jamais à leur avantage, en particulier lors de la fameuse affaire BEN BARKA, opposant marocain vraisemblablement assassiné, affaire, également, à rebondissement multiples et dont beaucoup d’aspects, eux aussi, restent dans l’ombre.

           À ce réquisitoire, j’ajouterai qu’un fait n’a jamais été assez souligné dans ces histoires qui devraient faire rougir les hagiographes d’une certaine « saga gaulliste ». Ce sont les mêmes répugnants personnages, responsables à divers degrés des malheurs des Français d’Algérie, qui ont œuvré par de toxiques et barbares manœuvres pour faire barrage au développement démocratique et économique des pays et des populations africains francophones.

           Il s’agit, entre autres, de Michel DEBRÉ, Jacques FOCCART, Pierre MESSMER et Charles PASQUA. Michel DEBRÉ, s’affirmant d’abord partisan irréductible de l’Algérie française, s’est renié totalement quand le coq a chanté à trois reprises à Évian.

           C’est lui également, conseillé par son âme damnée et celle du président, Jacques FOCCART, qui ordonna l’assassinat de l’opposant camerounais Félix MOUMIÉ. Ce fut fait par le dénommé William BECHTEL, réserviste du SDECE. La mort du condamné, qui ne bénéficia d’aucun recours légal, survint à l’hôpital cantonal de Genève, le 3 novembre 1960, suite à un empoisonnement avec du thallium.

Jacques FOCCART

           Est-il au moins impliqué dans la mort, dans un accident d’avion, de l’homme politique centrafricain, survenue le 29 mars 1959 ? Rien n’est sûr, si ce n’est que le malheureux BOGANDA, d’abord par ses thèses assimilationnistes puis par ses visées panafricaines, faisait enrager les tenants les plus réactionnaires du colonat, les planteurs et les industriels dont FOCCART était bien évidemment le meilleur défenseur.

           Pierre MESSMER est lui aussi de tous les mauvais coups. Il a du sang sur les mains de partout, et particulièrement à cause de son implication dans la guerre très meurtrière et complètement occultée que la France officielle et son armée menèrent au Cameroun[11].

Je cite encore, pour mémoire, Charles PASQUA dont les « exploits » en tant que responsable du S.A.C. et ministre de l’Intérieur sont assez suffisamment connus, compte tenu notamment des implications africaines qui en découlent.

Jean-Michel WEISSGERBER le 27 août 2018

[1] Ce qui est assez extraordinaire, c’est que l’on retrouve aussi bien dans les rangs du FLN que dans ceux de la lutte anti-OAS des personnages des plus sinistres qui firent leurs premières armes avec les sbires de BONNY et LAFONT. Ainsi en est-il d’Ahcène MAHIOUZ, bras droit d’AMIROUCHE, fortement impliqué dans les purges qui ravagèrent leur wilaya.

[2] Je me souviens parfaitement, alors que j’étais très jeune, d’un reportage à Alger où le journaliste rapporta qu’il y régnait une psychose contre les Asiatiques : un journaliste japonais faillit être lynché car on le soupçonnait d’être d’origine vietnamienne.

[3] Portrait par LE ROY-FINVILLE, responsable de service du SDECE, d’un certain Raymond MEUNIER dit « Raymond la Science ». C’est le summum de la belle brute : un colosse adipeux, difforme et flasque.

[4] Argot algérois : le Coulo, c’est l’homosexuel ! On n’en sort pas, si j’ose dire !

[5] Voir en particulier l’affaire PETITJEAN, le malheureux fut retrouvé découpé en morceaux.

[6] Et dire que certains ne cessent de nous bassiner avec les tortures de l’armée française. Les militaires français n’avaient pas carte blanche comme nos « vaillants barbouzes » !

[7] Le commandant AZZEDINE, de son vrai nom Rabah ZERARI, a été condamné le 8 mai 2018 par le tribunal de Chéraga à cinq ans de prison ferme et 76,5 milliards de centimes de dinar d’amende pour escroquerie, selon une communication sur la toile signée Elyas NOUR. C’est à un bandit pareil que la France de la honte d’Évian accorda sa confiance ! Bravo et merci !

[8] Mais de nombreux épisodes restent dans l’ombre, tels que l’une ou l’autre exécution sommaire, probablement du fait d’anciens militants OAS, de barbouzes, certainement impliqués dans de graves exactions.

[9] Le nombre de proches du général de LATTTRE DE TASSIGNY qui furent d’ardents défenseurs de l’Algérie doit être relevé.

[10] Malheureux harkis : ils sont toujours là où il ne le faudrait pas, témoins gênants de tant de veulerie !

[11] Bien que ne partageant pas toutes ses options, je conseille la lecture de Main basse sur le Cameroun, de Mongo BETI, chez Maspero.

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14 novembre 2018

JEAN MICHEL WEISSGERBER à HERVÉ CUESTA

Ne ménageons plus Fatima Besnaci-Lancou !

Colmar, le 9 novembre 2018

Cher Hervé Cuesta, vaillant militant pied-noir, 

           Tu t'en souviens, le 11 février 2012, nous nous sommes retrouvés côte à côte en face de la tribune, à Nice, où plastronnait une belle brochette d'islamo-gauchistes et de nouveaux porteurs de valises pour une réunion parrainée par l'inénarrable Ligue des Droits de l'Homme. Il y avait en particulier Gilles Manceron, Pierre Daum et leur compagne de route préférée Fatima Besnaci-Lancou.

          Ce jour-là, je ne t'ai pas vu faiblir et je me suis dit que s'il n'en restait qu'un, ce serait toi ! Cet automne, en lisant ta contribution au site Riposte laïque publiée le 24 septembre 2018 consacrée à la susnommée, je m'interroge : Est-ce vraiment le même Hervé Cuesta, incisif et vaillant, qu'à Nice ?

          Certes, tu n'en es pas encore à câliner la Fatima en question mais quand même, tu la ménages passablement en évitant surtout de faire savoir qui elle est en réalité, quel jeu elle joue et qu'elle s'est totalement discréditée pour représenter la communauté harkie et même pour en parler.

          F.B.L. est aujourd'hui un personnage honni par les siens et aussi par l'ensemble des rapatriés, même si elle ne fait pas (encore?) l'objet de la dénonciation qu'elle mérite.

          Ce sentiment, je l'ai acquis au fil du temps et encore dernièrement lorsque je me suis rendu, le 26 septembre 2018, aux Invalides pour la remise du prix Clara Lanzi au plus connu des écrivains algériens, Boualem Sansal, par le Secours de France. (1).

          Fatima fait fuir rapidement tous ceux qui l’approchent : Elle se « FLN-ise » de plus au point que d'aucuns évoquent chez elle des problèmes d'ordre psychiatrique.

          Après avoir caressé le rêve insensé d'être une sorte d'ambassadrice entre la France et l'Algérie, sait-elle elle même où elle en est ?

          Venons-en au fond : A ce jour, seul le camarade Mohamed Djafour s'est efforcé de crever l'abcès dans une contribution, le 31 décembre 2016, au site Harkis Dordogne. Après lui avoir reproché assez gentiment de ne pas entreprendre de procédure contre un élu pour une question d'honneur et de dignité harkie : « C'est votre droit le plus strict d'éviter les conflits, même si vous en êtes victime.  Les capacités de tout un chacun à faire face à des injustices sont différentes et je peux le comprendre », il en vient très courageusement (2) à l'apostropher sur le fond du problème : « Mais de là à plaindre et à défendre mes ennemis d'hier au mépris de ceux qui se sont fait massacrer, tuer, lyncher sur la place publique et pour les survivants envoyer aux travaux forcés sans le moindre jugement, c'est-à-dire nos parents et nous mêmes enfants de harkis, évadés plusieurs années après le cessez-le-feu (je parle bien de cessez-le-feu et non de la fin de la guerre car on y est toujours), vous me choquez profondément !! ».

          Bravo Mohamed ! Je suis également choqué, d'autant que la Fatima en question ne « milite » finalement que depuis peu au regard de la longue persistance de la question harkie !

          Ce n'est que plusieurs années après l'an 2000 et dans la foulée d'un éphémère engouement pour le phénomène des « Filles de harkis » (3) que notre peu pétillante Fatima s'avise à sa façon de « militer ».Que fait-elle en réalité ? Son leitmotiv, c'est de hurler avec les loups islamo-gauchistes contre la « colonisation française » (4) en Algérie pour pourfendre l'horrible nuit co-lo-niale (le disque apparaît de plus en plus rayé ; il faut donc continuer à nous auto-flageller et de bien s'enfoncer désormais dans le crâne que les soldats français ont commis des viols en masse, à en croire la journaliste Rosa Moussaoui dans l'Humanité du 4 octobre 2018 (5).

          Observons bien qu'elle ne s'acoquine qu'avec des thuriféraires du FLN qui eux-mêmes n'ont eu pendant des décennies que le plus total mépris pour une communauté que seuls les partisans de l'Algérie française, les pieds-noirs et quelques rares individualités (6) ont eu le courage de défendre et d'aider.

- Claude Lanzmann qui, même s'il a esquissé une bien timide repentance dans un numéro spécial de la revue Esprit en 2011-2012, n'a pas vraiment rompu avec la démarche sectaire de l'anticolonialisme primaire dans laquelle il s'est englué depuis toujours.

- L'inévitable Benjamin Stora, l'affidé de Madame la « Consulte » générale de la République dite démocratique et populaire d'Algérie à Strasbourg.

- Gilles Manceron qui, selon ses dires au colloque précité, se fait payer ses voyages en Algérie par « l'institution universitaire algérienne ».

- Pierre Daum, négationniste des crimes du FLN, ce que j'ai démontré dans une contribution à Riposte laïque, accusation que j'ai répercutée à la direction du Monde diplomatique sans faire l'objet d'aucun démenti.

- Michel Tubiana, ancien directeur de la prétendue Ligue des Droits de l'Homme (l'association moribonde de la peu pétillante Fatima utilise le même intitulé trompeur) bien connu par tous nos amis pour s'être commis dans de nombreux procès contre Riposte laïque.

- Le peu regretté Mouloud Aounit que j'ai connu personnellement quand le MRAP (Mouvement pour le Respect d'Allah et son Prophète?) siégeait encore rue Oberkampf, qui s'est parjuré puisqu'en 1992 il m'avait promis que l'un des prochains numéros de la publication Différences, du dit MRAP, serait consacré aux harkis et à leur martyre.

Aounit a attendu la survenue de Fatima, plus de 10 ans après, pour aborder le sujet selon la doxa prétendue progressiste.

- Mohamed Harbi (7) et quelques autres « saigneurs » du FLN, dont on constatera aisément que la repentance au sujet des harkis apparaît des plus ténues.

          Fatima et sa fantomatique association ne revendique nullement une quelconque réparation pour la communauté harkie. Ai-je besoin de préciser que les insulteurs de sa famille et de tous les malheureux qui se sont engagés sous les plis du drapeau tricolore ne l'empêchent nullement de dormir à poings fermés ? Alors pensez que lorsqu'un ancien ministre des moudjahiddines  distille son venin sur les « harkis-traîtres », notre pimprenelle reste de marbre...

          En fait, FBL présente le plus souvent les harkis comme de pauvres hères miséreux engagés pour des raisons de subsistance, une sorte de Malgré-eux. Si certains ont combattu le FLN parce que ce dernier n'a pas toujours été gentil avec eux, il n'en demeure pas moins qu'ils sont avant tout « les dernières victimes du colonialisme ».

          Cette perfide assertion a mis, retenons-le bien, plus de quarante ans  pour mûrir dans les cerveaux malades de nos islamo-gauchistes patentés et autres nouveaux porteurs de valises !

          Aussi, en souvenir de mes anciens camarades de combat (Driss Aissani , Brahim Maadi, Ahmed Kaberseli), Madame Fatima Besnaci-Lancou, vous qui n'avez fréquenté et ne fréquentez aucun des véritables défenseurs d'une noble cause, je n'ai qu'une chose à vous dire : Dégagez !

Jean-Michel Weissgerber - Colmar, le 9 novembre 2018

(1) Le Secours de France a honoré successivement en 2017 et 2018, de façon très judicieuse, Malika Sorel-Sutter et Boualem Sansal auteurs que je qualifierai d'assez atypiques et que l'on aurait tort de considérer comme issus de la famille « Algérie française », ce à quoi se rattache assurément le Secours de France. Celui-ci, sis 22 rue de Sablonville, 92200 Neuilly sur Seine, aspire à lutter, tout comme Riposte laïque d'ailleurs,  contre la désinformation systématique qui frappe l'histoire des derniers conflits et notamment celle de la guerre d'Algérie. Il apporte une aide matérielle et morale à ceux qui se sont battus pour la France et soutient en priorité les jeunes de la troisième génération harkie.

(2) J'insiste sur le terme courageusement car en temps dit de paix, les hommes et les femmes s'amolissent et ne se rendent pas compte que cet état de fait est très précaire.

(3) Dalila Kerchouche peut être considérée comme l'exemple-type de ce phénomène. Après avoir érigé son malheureux père en héros pour avoir fourni secrètement le FLN en armes (chose très peu vraisemblable), notre Dalila s'est très judicieusement évaporée dans la nature. Fatima serait bien inspirée d'en faire autant dans les plus brefs délais !

(4) Je pourrais illustrer mon propos par 36 exemples. Un seul suffira : De mémoire, le titre de l'un de ses « essais » est symptomatique : « Les harkis dans la colonisation », écrit en « collaboration » avec devinez qui ? Manceron !

(5) J'y reviendrai. J'ai alerté téléphoniquement de ce fait scandaleux l'Association de soutien à l'armée française qui pour le moment ne « moufte » pas...

(6) Dont Maurice Allais, prix Nobel.

(7) On m'assure qu'il a la nationalité française !

Document transmis par Maurice Calmein

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16 septembre 2017

LETTRE A NOS CONCITOYENS POLITIQUEMENT AVEUGLES

Par Danièle Lopez

" Celui qui oublie son passé est condamné à le revivre....!! " Élie Wiesel.

Ce qui se passe en Europe, je l’ai vécu en Algérie, avec le FLN.

Je suis Française. Je suis Française, plus encore qu’un Niçois parce que la région où je suis née était française bien avant que la France n’inclue cette partie du Piémont italien.

Je le suis certainement plus que les Savoyards puisque, eux aussi, n’ont vu la Savoie rejoindre la France que bien après que l’Afrique du Nord ne soit sous domination française.

Je suis Française, surtout, parce que, depuis 1850, mes ancêtres le sont devenus, par choix.

Je suis Française parce que mon père Gloire à Lui ! s’est battu pour la France qu’il a servie dans la Royale et, particulièrement, à Mers el Kébir, pendant la seconde guerre mondiale.

Je suis Française, enfin, parce que, au mépris de sa vie, il a combattu, pendant les huit années de cette guerre d’Algérie, ceux qui voulaient nous voler cette terre de France que, finalement, de Gaulle leur a offerte.

Des Bataclan, des Nice, des Métro Saint-Michel, des Manchester, je les ai vécus à El Halia, à Palestro, puis à Alger au Milk-Bar, à l’Otomatic, au Casino de la corniche ou enfin, ultime horreur, à Oran le 5 juillet 1962.

Les bombes dans les autocars, sur les voies ferrées pour faire dérailler les trains (sauf celles qui transportaient le pétrole du Sahara, ils n’étaient pas fous !). Les grenades jetées dans la foule faisant des massacres. Les égorgements, les viols, les enlèvements, étaient notre lot quotidien.

On ne comptait plus les morts, les blessés, amputés. On essayait seulement de sauver les vies qui le pouvaient être encore et l’enterrer, au plus vite, les morts, quand on les retrouvait entiers ou que leur corps avait pu être reconstitué.

Ces terroristes n’étaient pas El Qaïda, Daesch ou El Nosra. Non, c’était seulement le FLN algérien. Et ils ont en commun, la sauvagerie, la haine, la barbarie de ceux qui tuent, aujourd’hui, chez nous.

C’était leur pays, dites-vous ? Oui, j’entends ça depuis 55 ans. Mais, aujourd’hui, maintenant, ils le font pourquoi ? C’est, aussi, leur pays, ici ? C’est pour revendiquer ce pays qu’ils tuent hommes, femmes, enfants dans leurs attentats ? Que ferez-vous, demain ? Leur offrirez-vous votre pays dans un écrin d’argent ? Ou bien accepterez-vous cette « partition » envisagée par l’autre socialiste, pour acheter la « paix sociale » ?

Pensez-vous toujours que « notre politique sociale » est responsable de cet état de guerre qu’ils nous livrent ? Parce que ceux qui tuent dans nos rues, nos banlieues, nos cités, sont ceux que vous avez nourris, éduqués, surprotégés. Etes-vous prêts à les recevoir, demain, en leur déroulant le tapis rouge quand ils viendront s’enorgueillir de leurs attentats passés, devant les caméras de télévision, interrogés avec humilité par les journalistes soumis ?

Parce que, cela, aussi je l’ai vécu et je le vis encore. La France n’a tiré aucune leçon de son passé, de ses guerres. Les Français ne voient que l’arbre qui cache la forêt. Mais la forêt s’émancipe, elle grossit, elle se transforme en une jungle impénétrable, inmaîtrisable, indéracinable qui les submergera, bientôt, trop tôt, quand, tellement aveuglés par cet arbre, ils n’auront rien vu venir.

J’ai aimé la France plus que je ne pouvais aimer. Mais cette France-là n’existe plus. Je laisse celle qu’elle est devenue, à ceux qui persistent à regarder l’arbre et s’apprêtent à le voir disparaître, foudroyé, sans avoir tenté de le protéger.

Danièle Lopez

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11 juin 2017

« AUX URNES CITOYENS ! »

Par José Castano

Quand la légitimité des élus se dérobe…

« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice » (George Orwell)

Le rideau vient de tomber sur ce premier tour des élections législatives et, comme lors des présidentielles, la vraie nature des responsables politiques s’est affichée au grand jour…

            C’est le chef de file LR, l’inénarrable François Baroin –postulant à Matignon- qui a ouvert, dès le 5 juin, la marche des courtisans vers le Pouvoir en prônant « un désistement dans le cas d'une triangulaire où le FN serait susceptible de l'emporter », invitant la République en marche et le PS à faire de même.

            Ces alliances ineptes ne sont pas de nature à transcender les partis, mais à favoriser les arrangements entre amis pour avoir sa place au soleil… Dès lors, il en résulte, par-delà les ambitions personnelles et les jeux de pouvoir, un manque flagrant de probité et d’éthique qui détourne inexorablement des urnes, les électeurs lassés par tant de malversations, de collusions, de palinodies et de versatilités de la classe politique… Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des compromissions, des « affaires » à répétitions… Rien, dans tout cela, qui ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme, de l’espérance, par conséquent à de l’avenir. Alors, le sondage tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : ils nous ennuient… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales à l’exemple de ce premier tour où plus de 50% des électeurs se sont abstenus de voter. Que devient donc leur légitimité ? Que devient celle du Parlement ?

            Ce qui manque précisément aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies. Ce qui manque à la plupart des responsables politiques pétris d’orgueil et assoiffés de pouvoir, c’est la liberté de faire valoir leurs talents propres, d’injecter des initiatives personnelles qui tiennent compte d’avis divergents, plutôt que s’évertuer à préserver contre vents et marées leurs propres intérêts. Ils sont le symbole moderne du cynisme absolu, de l'absence totale de fidélité à leurs idées, de l'opportunisme à la puissance 10

            Ce qui lasse désormais les électeurs, c’est cette nomenklatura régnante qui se partage depuis des lustres le pouvoir. Chez elle, le courage et la droiture sont passés de mode. Les fourbes sans esprit et les intrigants moroses sont en tous lieux les favoris des oligarques.

            « Nous étions les guépards, les lions. Ceux qui nous remplaceront seront les chacals, les hyènes ». Dans« Le Guépard » de Luchino Visconti, le Prince Salina résume avec une lucidité remarquable mais une nostalgie poignante la sève du roman de Giuseppe Tomasi qui s’adapte parfaitement à la situation présente.

            Quand entendons-nous un de ces oligarques qui nous propose l’ardeur, l’action, l’honneur, l’élan, le sacrifice, la gloire, la patrie ? Mais non, il n’est question que de combinaisons, de petites alliances qui permettent de prendre les petites places et, par-dessus tout, de réchauffer sans cesse, pour en tirer son profit et y gagner sa croûte, l’opposition et presque la haine, entre Français. Depuis fort longtemps nous manquons d’hommes politiques d’envergure capables d’affronter les pires situations sans craindre d’être mis en « minorité », d’être « sanctionnés » lors d’une consultation électorale, de se voir opposer une « mise à l’écart » ou un chantage quelconque.

            Aujourd’hui, face au péril croissant que représente l’islamisation de la France, on sait bien ce qui se passerait si, par extraordinaire miracle un homme providentiel surgissait pour le combattre… Les laquais de télévision, les scribouillards, la « bien-pensance », les « humanistes » et le « politiquement correct » le traiteraient de « raciste », du moment qu’il voudrait libérer la France. On tendrait à sa sincérité tous les pièges possibles. Au lieu de l’aider, le soutenir et l’admirer, on ne s’occuperait que de le faire trébucher, à le déconsidérer, à l’écœurer. Hélas ! On y parviendrait sans doute, car quel cœur propre peut survivre aux ignominies de la « politicaille » ?

            « L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! » écrivait Georges Bernanos. Alors, Français ! Prenez en main votre avenir !

José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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«  TERREUR ISLAMISTE » 

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6 juin 2018

INDEMNISATION DES VICTIMES CIVILES DE LA GUERRE D'ALGÉRIE (II)

Suite de l'article du 28 février 2018 : INDEMNISATION DES VICTIMES CIVILES DE LA GUERRE D'ALGÉRIE (I)

RÉPONSE A LA QUESTION A LA QUESTION ÉCRITE DU 20/02/18 AU MINISTRE DES ARMÉES.

(A ÉTUDIER PAR NOS RESPONSABLES)

PREMIÈRES OBSERVATIONS

Louis ALIOT Question N° 5522 au Secrétariat d'état Secrétariat d'État

(EXTRAIT) le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution la condition de nationalité française mentionnée à l'article 13 de la loi no 63-778 du 31 juillet 1963 précitée. Les services du ministère des armées ont en conséquence engagé des travaux afin d'évaluer l'impact et de définir les modalités concrètes d'application de cette décision, qui ouvre aux Algériens, victimes de la guerre d'Algérie, le bénéfice des indemnisations prévues par le CPMIVG.(DONC LESALGÉRIENS DOIVENT BIEN EN BÉNÉFICIER) Les incidences financières de cette évolution de notre droit sont difficiles à évaluer du fait des éléments à prendre en compte,  tels que : - le nombre potentiel de bénéficiaires (victimes survivantes et ayants cause des victimes) ; - la possibilité pratique (en l'état des dossiers médicaux et des archives) d'imputer des dommages physiques aux événements survenus en Algérie durant la période du 31 octobre 1954 au 29 septembre 1962 ;(ALGÉRIE INDÉPENDANTE DEPUIS LE 3 JUILLET 62 ! ) - le principe de non cumul des indemnisations, étant précisé que la législation algérienne en vigueur prévoit le versement de pensions aux victimes civiles algériennes de la guerre d'Algérie et à leurs ayants cause. (LISTE ET CRITÈRES INCONNUS ?) La secrétaire d'État tient par ailleurs à souligner que les personnes qui auront participé directement ou indirectement à l'organisation ou à l'exécution d'attentats ou autres actes de violence en relation avec les événements survenus en Algérie ou auront incité à les commettre seront bien entendu, ainsi que leurs ayants cause, exclus du bénéfice du dispositif d'indemnisation (QUI VA DÉTERMINER CE CHOIX POUR DES VICTIMES CIVILES ?)

PLUS GRAVE

la question des personnes disparues pendant la guerre d'Algérie a été régulièrement évoquée à l'occasion de visites officielles dans ce pays au cours de ces dernières années. La mise en place d'un groupe de travail piloté par les services compétents du ministère des Moudjahidine et ceux du ministère français chargé de la défense a ainsi été décidée afin de faciliter la recherche et l'échange d'informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d'indépendance. Ce groupe de travail s'est réuni pour la première fois à Alger, le 11 février 2016. Le déplacement officiel du Président de la République en Algérie, au mois de décembre dernier, a permis de réaffirmer la volonté des deux pays de poursuivre les démarches en cours en vue de réconcilier les mémoires et d'apaiser les souffrances de familles qui souhaitent connaître les conditions dans lesquelles sont intervenues les disparitions de leurs proches, ainsi que le lieu de leur inhumation.(L'ACCÈSDU TERRAIN EST EN ALGÉRIE !) Le poste diplomatique français à Alger s'est en conséquence rapproché de ses interlocuteurs institutionnels pour que puisse être prochainement organisée une nouvelle réunion du groupe de travail, l'objectif étant à terme d'engager concrètement les travaux de recherche sur le terrain.

Le 07/04/2018 NOUS AVIONS DIT:

            Si on résume les Accords d'Évian prévoyaient que l'Algérie prenne à sa charge l'indemnisation des victimes civiles. (Quel qu’en soit la cause) au lieu d'exiger l'exécution de cette clause (que le trésor algérien peut largement assurer)

           En sachant que certaines victimes Algériennes furent indemnisées selon des critères Algériens inconnus ?

Comme l'Algérie ne l'a pas fait, la France décide en 1963 d'indemniser les victimes de nationalité française et certains rapatriés étrangers en attente de naturalisation (en gros harkis et immigrés européens…

           Elle trouve le moyen en 2018 de s'accuser de discrimination et de s'obliger à indemniser en plus tous les algériens victimes, sauf ceux qui ont participé à l'exécution ou à l'organisation d’attentats (c'est la moindre des choses mais à prouver!) ouvrant surtout une porte politique aux revendications victimaires du "colonialisme et aux officines de conseils affairistes"

           Mais paradoxe la France devra payer des pensions aux Algériens victimes de leur propre guerre civile jusqu'au 29 Septembre 1962 entre l’indépendance de l’Algérie et la formation du gouvernement algérien, période pendant laquelle la France n’est plus souveraine. En Algérie on marche sur la tête avec cette décision du conseil constitutionnel !

           Points de vue sur l’indemnisation des victimes civiles rien n’est gagné rendez-vous le 20 MARS après le vote à l’assemblée du budget des armées
           L’Algérie d’après les accords d’Évian devait indemniser les Algériens (même tout le monde) comme elle l’a fait pour certains de ses ressortissants selon ses critères inconnus de nous ? On peut préjuger pour des militants FLN actifs ? (le cas jugé à l’origine du recours constitutionnel fut la balle perdue terroriste touchant un enfant à 8 ans au cours d’un attentat FLN en 1958 à Mascara (donc l'Algérie n'a pas indemnisé les victimes d'attentat FLN) les Français bénéficiaires depuis 1963 par une loi critiquée annulable pour pallier à la carence de l'Algérie sans préjuger de la justesse et de la suffisance de l’indemnisation) L’Algérie a largement les moyens pour indemniser si elle le veut les siens.
           "Le pétrole est lui-même devenu une arme, servant non seulement pour les machines militaires, mais aussi d’outil de négociation. Enfin ce sont les ressources financières de l’Algérie qui lui rendent service, le site souligne que le pays a d’importantes réserves de change et souligne surtout le budget accordé à l’armée qui représente la grosse dépense publique en Algérie."

JEAN FRANÇOIS PAYA RESPONSABLE ALGÉRIANISTE DU GROUPE DE RECHERCHES

RÉPONSE A LA QUESTION ÉCRITE DU 20/02/18 AU MINISTRE DES ARMÉES SUR L'INDEMNISATION DES VICTIMES CIVILES DE LA GUERRE D'ALGÉRIE DU 22 MAI 2018    
RÉPONSE SUR LES DISPARUS (citation)
           " Enfin, la question des personnes disparues pendant la guerre d'Algérie a été régulièrement évoquée à l'occasion de visites officielles dans ce pays au cours de ces dernières années. La mise en place d'un groupe de travail piloté par les services compétents du ministère des Moudjahidine et ceux du ministère français chargé de la défense a ainsi été décidée afin de faciliter la recherche et l'échange d'informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d'indépendance.

           Ce groupe de travail s'est réuni pour la première fois à Alger, le 11 février 2016. Le déplacement officiel du Président de la République en Algérie, au mois de décembre dernier, a permis de réaffirmer la volonté des deux pays de poursuivre les démarches en cours en vue de réconcilier les mémoires et d'apaiser les souffrances de familles qui souhaitent connaître les conditions dans lesquelles sont intervenues les disparitions de leurs proches, ainsi que le lieu de leur inhumation.(NB: L'accés du terrain est en Algérie à la discrétion des autorités Algériennes).

           Le poste diplomatique français à Alger s'est en conséquence rapproché de ses interlocuteurs institutionnels pour que puisse être prochainement organisée une nouvelle réunion du groupe de travail, l'objectif étant à terme d'engager concrètement les travaux de recherche sur le terrain".
NB / Pour ce qui est des victimes des massacres du 5 juillet 62 (hors amnistie) pour la majorité présumées ensevelies dans la sebkha d'Oran et environs quels moyens vont ils être mis en œuvre pour faire des recherches ?

JF PAYA

(EXTRAIT)

           Le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution la condition de nationalité française mentionnée à l'article 13 de la loi no 63-778 du 31 juillet 1963 précitée. Les services du ministère des armées ont en conséquence engagé des travaux afin d'évaluer l'impact et de définir les modalités concrètes d'application de cette décision, qui ouvre aux Algériens, victimes de la guerre d'Algérie, le bénéfice des indemnisations prévues par le CPMIVG.(DONC LES ALGÉRIENS DOIVENT BIEN EN BÉNÉFICIER) Les incidences financières de cette évolution de notre droit sont difficiles à évaluer du fait des éléments à prendre en compte tels que le nombre potentiel de bénéficiaires (victimes survivantes et ayants cause des victimes) la possibilité pratique (en l'état des dossiers médicaux et des archives) d'imputer des dommages physiques aux événements survenus en Algérie durant la période du 31 octobre 1954 au 29 septembre 1962. (L'Algérie étant indépendante depuis le 3 juillet 1962 !)

           Le principe de non cumul des indemnisations, étant précisé que la législation algérienne en vigueur prévoit le versement de pensions aux victimes civiles algériennes de la guerre d'Algérie et à leurs ayants cause. (LISTE ET CRITÈRES INCONNUS ?)

           La secrétaire d'État tient par ailleurs à souligner que les personnes qui auront participé directement ou indirectement à l'organisation ou à l'exécution d'attentats ou autres actes de violence en relation avec les événements survenus en Algérie ou auront incité à les commettre seront bien entendu, ainsi que leurs ayants cause, exclus du bénéfice du dispositif d'indemnisation (Qui va déterminer ce choix pour les victimes civiles?)

           Plus grave est la question des personnes disparues pendant la guerre d'Algérie qui a été régulièrement évoquée à l'occasion de visites officielles dans ce pays au cours de ces dernières années. La mise en place d'un groupe de travail piloté par les services compétents du ministère des Moudjahidines et ceux du ministère français chargé de la défense a ainsi été décidée afin de faciliter la recherche et l'échange d'informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d'indépendance.

           Ce groupe de travail s'est réuni pour la première fois à Alger, le 11 février 2016. Le déplacement officiel du Président de la République en Algérie, au mois de décembre dernier, a permis de réaffirmer la volonté des deux pays de poursuivre les démarches en cours en vue de réconcilier les mémoires et d'apaiser les souffrances de familles qui souhaitent connaître les conditions dans lesquelles sont intervenues les disparitions de leurs proches, ainsi que le lieu de leur inhumation.(L'accés du terrain est en Algérie !) Le poste diplomatique français à Alger s'est en conséquence rapproché de ses interlocuteurs institutionnels pour que puisse être prochainement organisée une nouvelle réunion du groupe de travail, l'objectif étant à terme d'engager concrètement les travaux de recherche sur le terrain.

DERNIER  ÉPISODE ?

           La chambre haute du parlement français a tenu à informer que l’amendement s’appliquera uniquement aux victimes, ayant déposé leurs demandes de pension à compter du 9 février 2018. Précisant que les victimes sont dans l’obligation de déposer leurs demandes d’attribution de pension avant l’entrée en vigueur de cette loi. « Les demandes au titre du présent article ne sont plus recevables à compter de l’entrée en vigueur de l’article », a souligné le sénat français. SI C’EST ADOPTÉ IL FAUDRA FAIRE FISSA !
POUR LES DISPARUS BLA BLA BLA comme dito «le poste diplomatique français à Alger s’est rapproché de ses interlocuteurs institutionnels pour que puisse être prochainement organisée une nouvelle réunion du groupe de travail, l’objectif étant à terme d’engager concrètement les travaux de recherche sur le terrain».

           NB / Pour ce qui est des victimes des massacres du 5 juillet 62 à Oran(hors amnistie close le 3 juillet 62 date de l’indépendance officielle.
           C’EST POUR CELA QUE CE DOSSIER EST CAPITAL TOUT CE QUI C’EST PASSE AVANT CETTE DATE TOMBE DANS L’AMNISTIE RÉCIPROQUE ENTÉRINÉE PAR LES RÉFÉRENDUMS QUI APPROUVENT «LES ACCORDS D’ÉVIAN» QUE CELA PLAISE OU NON!

           Pour la majorité présumés disparus ensevelis dans la sebkha d’Oran et environs quels moyens vont être mis en œuvre et volonté de faire des recherches. En principe non cumul des indemnisations, étant précisé que la législation Algérienne en vigueur prévoit le versement de pensions aux victimes civiles algériennes de la guerre d’Algérie et à leurs ayants cause (Critères inconnus à notre connaissance) pour certaines victimes d’actions Françaises (FAF où OAS) Pas pour les victimes d’actions FLN/ALN (et pour cause qui va réclamer cela en Algérie?) Le cas jugé à l’origine du recours constitutionnel en France fut pour l’enfant de 8 ans blessé au cours d’un attentat FLN en 1958 à Mascara et paradoxe la France devra payer des pensions aux Algériens victimes de leur propre guerre civile jusqu’au 29 Septembre 1962 entre l’indépendance de l’Algérie et la formation du gouvernement algérien, période pendant laquelle la France n’est plus souveraine en Algérie.
           Désormais, « les personnes ayant subi en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 29 septembre 1962 des dommages physiques, du fait d’attentats ou de tout autre acte de violence en relation avec la guerre d’Algérie, bénéficient des pensions de victimes civiles de guerre», stipule l’article. La commission a en outre inséré un passage stipulant que «les demandes tendant à l’attribution d’une pension au titre du présent article ne sont plus recevables à compter de l’entrée en vigueur de l’article».
En clair, l’amendement ne sera applicable qu’aux demandes tendant à l’attribution d’une pension déposées à compter du 9 février 2018, ainsi qu’aux instances en cours à la date de la publication de la présente loi au Journal officiel (article 30), indique le compte rendu de la commission du Sénat. Donc aussitôt proclamée aussitôt « Fort Clos » dont Acte (en français offre de gascon)

NOUS AVIONS SUGGÉRÉ L'ANNULATION PURE ET SIMPLE DE LA LOI DE 1963 DEVENUE CONTRAIRE A LA CONSTITUTION.

JEAN FRANÇOIS PAYA

NB/ Le droit d'informer est, comme la liberté d'expression et d'opinion, un droit social qui devrait être universellement partagé. Le droit d'informer ne saurait être réservé à des groupements publics et privés qui prétendent s'en réserver l'usage ... En effet, ainsi fondée, la liberté d'informer qui  ne saurait, en droit, être organisée etc. En application du nouveau Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entrant en vigueur dans l’Union Européenne le 25 mai 2018, afin de nous assurer que vous recevez de notre part uniquement les informations souhaitées, nous voulons simplement vous poser la question suivante à savoir si vous voulez continuer à recevoir les infos d'Études Historiques qui vous donnent l’opportunité de rester informé de nos recherches et publications, sachant par ailleurs, jamais votre adresse email n’a été et ne sera cédée à quelque tiers que ce soit.

Dans le cas contraire vous pouvez toujours vous désabonner du blog, ce qui a toujours été le cas sans attendre la RGPD.

Posté par JF PAYA le 05/06/2018

5 JUILLET 1962 - CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHES.

RETOUR ENQUÊTES DE JEAN-FRANCOIS PAYA

28 février 2018

INDEMNISATION DES VICTIMES CIVILES DE LA GUERRE D'ALGÉRIE (I)

Document transmis par J. F. Paya

Le Conseil constitutionnel a décidé que les civils Algériens blessés pendant la guerre d’Algérie pouvaient désormais prétendre à des pensions versées par la France. Plus de 55 ans après le conflit," les Sages" ont censuré les mots de nationalité française qui réservaient ces avantages aux seules victimes françaises. Ils ont motivé leur décision en invoquant le principe d’égalité devant la loi, garanti par la Constitution.

Stupéfiant !en vertu des articles 15 et 18 des accords d’Evian l’état Algérien s’était engagé a prendre en charge l’indemnisation des victimes civiles quelconques blessées sur son territoire,(la France sur le sien) le non respect de cette clause ne pouvait étre imputé á l’état Français qui devant la carence Algérienne avait prévu un dispositif de remplacement au profit des personnes de nationalité Française et par ailleurs, ne disposait d’aucun pouvoir direct pour intervenir sur les décisions du gouvernement algérien qui devait indemniser ses propres victimes quelques en soit les causes Il est évident que pourront en bénéficier d’anciens partisans du FLN qui ont été blessés par des forces française où pour des causes internes ! on marche sur la téte !

Le droit à des pensions est désormais étendu à l'ensemble des personnes, victimes d'actes de violence, qui résidaient alors dans le pays, quelle que soit leur nationalité et les causes.

« La décision de la cour chamboule la philosophie de l’époque, La loi de 1963 se souciait essentiellement de prendre en charge les rapatriés y compris ceux qui ont été victimes entre l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962 et la formation du gouvernement algérien le 29 septembre, période pendant laquelle la France n’est plus souveraine en Algérie. »pour les civils elle fait fi des accords d’Evian et ne précise pas l’origine « des violences » FLN ;OAS; Bavures Françaises;"sauf si on est acteur "difficile à démontrer pour des civils" ! en en tout cas la presse Algérienne se réjoui de cette décision
cette loi fut votée en 1963 fut validée ;simplement le conseil constitutionnel saisi que maintenant vient de la « retoquer »en supprimant le mot nationalité Française » elle peut donc s’appliquer pour tous le monde.

À l’origine, le législateur avait justifié la création de ce droit pour les victimes françaises par «la carence du gouvernement algérien» à assurer le paiement par lui des rentes à ces victimes prévues dans les accords d’Evian du 18 mars 1962 Il est évident que pourront en bénéficier tous civils blessés par l’armée; la police française.l’OAS où le FLN ;sans condition de nationalité voir avec effet de 1963 !

Certains amis ont  mal lu la loi La loi du 31 juillet 1963 modifiée (si elle n’est pas annulée) prend en charge à partir de février 2018 les victimes « autres que nationalité Française à la date de l’indépendance (cad pour l’écrasante majorité Algériennes) en Algérie du 1er Novembre 54 au 29 Septembre 1962 pendant la micro guerre civile algérienne entre l’indépendance de l’Algérie et la formation du gouvernement algérien, période pendant laquelle la France n’est plus souveraine en Algérie.
c’est pour cela qu’il vaudrait mieux en revenir aux accords d’Evian toujours valides pour les Algériens à eux de  les appliquer pour eux
;Si le gouvernement n’annule pas cette loi puisque « anticonstitutionnelle »en effet on risque de devoir indemniser toutes les « victimes civiles de violences par la guerre d’Algérie » ;sauf celles prévues par la loi;(à prouver) quelques soient les origines; directes où indirectes (non précisées) et là on rentre dans une une usine à gaz car encore beaucoup de vivants en Algérie signalés par la presse  ;c’est pourquoi l’essentiel des victimes Françaises ayant été  indemnisées depuis 53 ans par cette loi (pas d'effets rétroactifs négatifs possibles)nous sommes pour l’annulation et la forclusion et c’est possible Mais en aura t’on le courage politique ?
.Citation  » La loi de 1963 se souciait essentiellement de prendre en charge les rapatriés y compris ceux qui ont été victimes pendant la micro guerre civile algérienne entre l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962 et la formation du gouvernement algérien le 29 septembre, période pendant laquelle la France n’est plus souveraine en Algérie. »On peut présumer que les Français ont fait les démarches depuis 56 ans ! Mais paradoxe si nous n’annulons pas cette loi devenue « inconstitutionnelle »depuis le 8 février 2018 la France devra payer des pensions aux Algériens victimes de leur propre guerre civile comme dit ci dessus… on marche sur la téte avec cette décision !

Jean-François PAYA   "Groupe de recherches Histoire"

commentaires sur cette décision du conseil constitutionnel-Les victimes non françaises de la guerre d'Algérie seront ... - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=B5P8NTr_140
9 févr. 2018 - Ajouté par FRANCE 24 Guerre d'Algérie les pensions ouvertes aux victimes non ... - YouTube
https://www.youtube.com/watch?v=z5VZgOHKT3s


 

Nous avions trés bien interprété la loi ainsi modifiée par le conseil constitutionnel et le risque encouru ; la preuve l'astuce de l'article 30 introduit rapidement (il faut le reconnaitre) dans la prochaine loi de programmation Militaire citation ci dessous ", l’article L. 164-1 du CPMIVG relatif à la suspension du droit à pension de victime civile doit être modifié conformément à la décision du Conseil d’État statuant en cassation à la suite de la décision QPC précitée (Conseil d’État, 2e – 7e chambres réunies, 22 juillet 2016, req. n° 387277) pour écarter la possibilité d’obtention d’une pension malgré la perte de nationalité française résultant de l’indépendance d’un territoire antérieurement placé sous la souveraineté de la France.

Donc un article introduit dans le projet de loi de programmation militaire pour annuler le droit des Algériens aux pensions
Un projet de loi proposé à l’Assemblée nationale française, et relatif aux droits à la pension des victimes civiles de la guerre d’Algérie, prévoit d’ « écarter la possibilité d’obtention d’une pension malgré la perte de nationalité française résultant de l’indépendance d’un territoire antérieurement placé sous la souveraineté de la France ».
« Ainsi, le projet de loi respecte la décision du Conseil constitutionnel français  »
qui  permettait bien à tous les Algériens de toucher des pensions comme nous le disions et ne le pensaient pas tous nos amis (et oui)    Bravo au ministére des armées
(Et peut etre à Macron ;il faut etre bon joueur)
 pourvu que ça passe à l’Assemblée pas encore fait en principe pas de soucis dans un paquet cadeau ;surveillons le débat !

NOUS PROPOSIONS D'ANNULER LA LOI  MAIS ELLE PERMET TOUJOURS A DES ETRANGERS N'AYANT PAS PERDU LA NATIONALITE FRANCAISE DE PRETENDRE A PENSION si ils se trouvaient en Algérie en 54/63 (Marocains;Tunisiens ;Espagnols ; Suisses et cie .....) NO PROBLEM  Marginal
MAIS ELLE NE RENVOIS PAS les Algériens  AUX ACCORDS D'EVIAN QUI DEVAIENT LES FAIRE PAYER ET MERCI AUX LANCEURS D'ALERTE QUI AVAIENT TOUT COMPRIS donc RIEN A RETIRER à notre article!!

Voir la suite:INDEMNISATION DES VICTIMES CIVILES DE LA GUERRE D'ALGÉRIE (II)

5 JUILLET 1962 - CONCLUSIONS DU GROUPE DE RECHERCHES.

RETOUR ENQUÊTES DE JEAN-FRANCOIS PAYA

2 août 2017

ORIGINES DE LA COMMUNAUTE PIEDS-NOIRS

Par Xavier YACONO.

Les composantes d'une communauté

Si l'on excepte une faible minorité d'environ 5 %, la communauté européenne d'Algérie était française. En 1954 on comptait 49.979 étrangers sur 984.031 habitants de population municipale non musulmane dont le total était de 1.024.409 individus. Elle l'était juridiquement. Elle l'était volontairement. Elle l'était sentimentalement même si bon nombre de ces Pieds-Noirs n'avaient jamais franchi la Méditerranée sauf, pour certains d'entre eux, à l'occasion des deux guerres mondiales.

En 1962 personne ne contestera le fait, mais il n'en avait pas toujours été ainsi car durant les décennies au cours desquelles cette communauté se constituait, de graves inquiétudes s'étaient manifestées : beaucoup ne voyaient que les scories apparaissant à la surface du magma bouillonnant dans le creuset algérien et doutaient que d'éléments aussi hétérogènes pût sortir un jour un groupe humain qui, tout en conservant ses caractères propres, fût marqué profondément à l'effigie de la France. C'est cependant ce qui se produisit même si a priori on pouvait en douter à l'examen des éléments constitutifs de ce " peuple algérien " que Victor Demontès présentait en 1906 et pour lequel la France, l'Europe et l'ancienne Régence devenue l'Algérie avaient apporté leur part dans sa formation.

 

I. - LA FRANCE

Les quelques Français qui vivaient dans la Régence avaient disparu après le conflit déclenché par le fameux " coup d'éventail " du 29 avril 1827. Sauf exception, ils ne devaient pas revenir. C'est donc une population toute nouvelle qui allait s'établir et, avant de préciser les régions d'où elle venait, on peut s'interroger sur les origines et les conditions de son émigration.

1. - Vers l'Algérie

a) L'Afrique mais la ville


Les débuts du peuplement français en Algérie évoquent surtout deux images : d'une part, celle des grands colons aventureux venus " en gants glacés en en habits noirs ", les de Vialar, les de Tonnac, les de Saint-Guilhem, les de Lapeyrière et bien d'autres d'origine bourgeoise, qui n'hésitent pas à s'installer seuls au milieu des Arabes avec lesquels ils établissent souvent de bons rapports et se lancent dans des entreprises agricoles presque toujours ruineuses ; d'autre part, la naissance de Boufarik, autour de la petite colonie du " bazar", et le véritable calvaire des premiers habitants aux prises avec la fièvre et l'insécurité.

Dans un cas c'est le début de la colonisation libre et dans l'autre l'implantation de la colonisation officielle dans la Mitidja, mais dans les deux on pense à l'établissement de colons, au sens propre du terme, c'est-à-dire seulement au monde rural, sans doute parce que la France d'alors était essentiellement paysanne et plus encore parce qu'on était persuadé qu'en dernier ressort le pays appartiendrait à ceux qui peupleraient les campagnes et les mettraient en valeur.

Or c'est un fait, jamais souligné mais incontestable, la colonisation française dès le début fut surtout urbaine et elle le fut de plus en plus avec le temps, imitée d'ailleurs par tous les autres éléments européens. Ce sont des Français qui, les premiers, élèvent de toute part à Alger maisons de commerce et magasins. Le commandant Pellissier de Reynaud, qui a laissé de remarquables Annales algériennes, note qu'«on trouvait à Alger, dès le mois de janvier 1831, à satisfaire à peu près tous les besoins de la vie européenne». Et, à un moindre degré, il en sera de même dans les ports recevant les immigrants puis dans les villes de l'intérieur. En 1835, il y a déjà à Alger 3.205 Français (pour 1.835 Espagnols, l'élément étranger le plus important).

Avec la disparition de l'immigration d'aventure, cette attraction de la cité s'exerce sur toutes les catégories du corps social ouvriers: des diverses corporations amenés par les travaux d'urbanisation, boutiquiers sans affaires cédant au mirage des profits faciles en Afrique, fonctionnaires de tous grades recrutés d'abord exclusivement en métropole et retenus par quelques avantages financiers s'ajoutant à l'emprise du pays, soldats du contingent qui n'ont pas résisté au charme d'une Algéroise ou d'une Oranaise... A la fin du siècle on estimera que la seule colonisation administrative, à peu près uniquement citadine, laisse chaque année en Algérie un millier d'individus. De plus en plus afflueront bientôt vers les villes les petits colons ruinés ou les fils de ceux que la terre ne peut retenir en attendant les terriens enrichis qui pratiquent l'absentéisme.

Au dénombrement agricole de 1903 on comptera 125.204 Français de population rurale alors que le recensement de 1901 avait totalisé une population française de 413.770 personnes.

Déjà, au 31 décembre 1853, on peut noter que, sur une population civile européenne de 133.192 individus dont 74.558 Français, la population agricole, c'est-à-dire " l'élément véritablement colonial " n'est que de 32.000 personnes dont sans doute un peu plus de la moitié françaises. C'était peu et si elle voulait créer une classe paysanne nombreuse (on parlera plus tard de démocratie rurale), la colonisation officielle devait se montrer plus attirante.

b) L'appel séduisant

L'expression est de Bugeaud qui, dès 1840, disait à la Chambre : " Il faut des colons (...). Pour les avoir, il faut leur faire un appel séduisant ; car sans cela vous n'en aurez pas. " Et l'Administration s'y employa, fondant son action sur l'octroi des concessions et, à un moindre degré, sur la publicité.

Au début on accorde de manière assez anarchique des concessions pour la constitution des fermes et cette libéralité à l'égard d'hommes bien en cour se poursuivit avec parfois des choix heureux comme ceux de Borély la Sapie à Souk Ali, près de Boufarik (1844) ou de Dupré de Saint-Maur à Arbal, dans la région d'Oran (1846). Mais ce sont les concessions destinées à former des villages qui devaient être l'instrument de choix pour l'implantation française. Boufarik, baptisé d'abord Médina-Clauzel, date officiellement de 1836. Des villages naîtront parfois plus ou moins spontanément autour d'une "mercantiville " établie près d'un camp militaire, l'initiative privée précédant et forçant alors l'intervention administrative. Mais le premier plan de colonisation officielle, dû au comte Guyot, est de 1842 avec pour base la concession gratuite selon l'arrêté signé par Bugeaud le 18 avril 1841. Si l'on excepte quelques tentatives de création de villages par des entrepreneurs, c'est l'Etat qui demeure le maître d'œuvre, choisissant les régions, fixant les périmètres à lotir, recrutant les colons, leur imposant les conditions à remplir pour devenir propriétaires. Celles-ci ont varié et la concession gratuite laisse même la place, en 1864, à la vente. On y revient cependant de 1871 à 1904 pour donner ensuite une place prépondérante à la vente sans supprimer complètement la concession gratuite.

Mais encore fallait-il que les futurs colons aient connaissance des créations décidées et des avantages accordés. D'où l'intérêt des renseignements reçus par les postulants ou diffusés par voie d'affichage à l'initiative des préfets. Et ces imprimés évoquaient la proximité d'une rivière (!), la fertilité des terres, la future station de chemin de fer, le prochain barrage, maniant avec un art consommé le présent, le futur et le conditionnel, alors que rien n'existait encore, que l'eau manquait et que la région pouvait être totalement dénudée sous un soleil torride.

Dans certains cas, pour attirer les émigrants, à l'octroi de la concession complaisamment décrite, on ajouta des avantages particuliers très importants, toujours sur le papier mais parfois dans la réalité. Il en fut ainsi tout d'abord pour les colonies agricoles de 1848. Dans le but essentiel d'éloigner les ouvriers au chômage dans la capitale après la fermeture des ateliers nationaux, on créa d'un coup 42 villages en promettant aux futurs colons, outre la concession, une maison d'habitation en maçonnerie, des instruments agricoles, des semences, des têtes de bétail et des subvenions alimentaires pendant trois ans. Alors partirent, par fleuves et canaux, avec la bénédiction des prêtres et les attentions prodiguées par la franc-maçonnerie, 16 convois (plus un 17e de Lyon) qui déversèrent sur le sol algérien quelque 13000 individus qu'attendaient des baraques en bois sans aucun confort, la promiscuité, des sols hérissés de palmiers nains ou de jujubiers, une administration militaire sourcilleuse et, pour comble, la sécheresse les sauterelles et surtout, en 1849, le choléra qui ravagea les villages. Résultat : compte tenu des décès et des départs, il fallut établir 20.502 habitants pour qu'il en restât 10.397.

Moins tragique mais comparable à bien des égards fut l'expérience des Alsaciens-Lorrains. Sur les 125.000 quittant les provinces annexées, on comptait en attirer un bon nombre vers l'Algérie en mettant à la disposition de chaque famille, avec la concession, une maison de 2.000 F et un capital de 1.500 F. Quelque 5.000 se fixèrent en Algérie. Si les résultats peuvent être considérés comme assez bons pour le peuplement, ils furent médiocres quant à l'implantation rurale : en 1899, sur 1.183 familles installées, 383 seulement avaient conservé leur propriété, 519 n'avaient plus leur concession mais étaient restées
en Algérie, 277 avaient quitté l'Algérie ou avaient disparu.

Comme autre type de colonisation privilégiée pour lequel l'appel fut particulièrement séduisant, on peut citer la colonisation maritime, dont le but était d'assurer le contrôle des côtes par des pêcheurs français. Des tentatives avaient eu lieu de 1845 à 1848 près d'Alger et elles avaient échoué à cause du mauvais recrutement des pêcheurs. On les reprit sur les côtes algéroise et constantinoise en 1872, 1890, de 1893 à 1897 en offrant, à la fin du siècle notamment, maison avec jardin, matériel de pêche, prime d'émigration, allocations et secours divers. Ce fut l'échec dans les deux tiers des cas pour diverses raisons dont la concurrence des Italiens et de nouveau le recrutement défectueux : on vit les pêcheurs devenir maraîcher ou garde-champêtre quand ils ne vendirent pas à des naturalisés ou à des estivants algérois.

Pratiquement la colonisation officielle se termine en 1928, avec la création du dernier village, Gaston Doumergue, dans la région d'Aïn Temouchent. Au total, en y comprenant les quelques éléments militaires et religieux dont nous faisons état plus loin, le bilan officiel, à la fin de 1929, s'établissait ainsi pour le nombre de « villages ou groupes de fermes créés ou agrandis »:

Période

 Nombre   de villages 

 de   1830 à 1850 

150

de   1851 à 1860

91

de   1861 à 1870

23

de   1871 à 1880

205

de   1881 à 1890

89

de   1891 à 1900

80

de   1901 à 1920

217

de   1921 à 1929

71

 

soit en tout 928 groupes d'habitations constituant notamment quelque 700 véritables villages, avec 45000 paysans chefs de famille, l'assise de la population rurale européenne, à l'origine essentiellement française.

c) Le " compelle intrare " : pression et contrainte

A côté de la séduction, le "Forcez-les d'entrer" de l'Évangile fut employé lorsqu'il s'agit des militaires et des déportés politiques.

Militaires, certains le furent malgré eux, tels ces " volontaires parisiens" de 1830 dont plusieurs avaient pris part à la Révolution de Juillet et que le gouvernement voulut exiler, sans le dire, en les dirigeant vers l'Afrique. On leur fit des promesses qui ne furent pas tenues et ils devinrent les soldats du 67° de Ligne avant de rester parfois en Algérie comme " ouvriers d'art ".

Tout le monde connaît l'expérience de Bugeaud. Après avoir utilisé la troupe à effectuer les travaux préparant la colonisation, il pensa que les soldats seraient les meilleurs colons et ce furent en 1841-1842, fondées sur le travail en commun, les expériences malheureuses d'Ain Fouka, Beni Mered et Mahelma, dont la seule conséquence démographique fut de conduire en Algérie quelques femmes de Toulon " mariées au tambour". Cependant, la colonisation d'origine militaire ne s'est pas limitée à ces villages. Dans divers centres les soldats libérés ont obtenu un grand nombre de concessions et parfois même la totalité comme à Pélissier, fondé en 1846 à l'est de Mostaganem sans autre nom que " les Libérés ", ou à Saint- André, à l'ouest de Mascara.

Le cas des déportés politiques appelés aussi " transportés " est particulier. Il y eut trois déportations : celle qui suivit les journées de juin 1848 et qui eu lieu en réalité en 1851, celle des victimes du coup d'État du 2 décembre 1851 et celle qui s'attaqua aux opposants après l'attentat d'Orsini en 1858. Le sort de ces déportés fut variable et ils effectuèrent des travaux divers mais quelle fut leur importance sur le peuplement ? Elle a été très exagérée : on a dénombré 6.258 individus mais, après le décret de grâce du 23 septembre 1859, la plupart rentrèrent en France. Si l'on déduit du total les 472 décédés et les 42 évadés, 195 seulement sont restés à coup sûr en Algérie, ce qui est peu pour une population européenne atteignant alors 200.000 habitants. Toutefois, ouvriers politisés et intellectuels, ils jouèrent, comme journalistes notamment, un rôle important dans la formation d'une opinion hostile à l'Empire.

d) Doctrines et religion

L'Algérie ne fut jamais une terre où les théoriciens vinrent avec leurs disciples se livrer à de grandes expériences économiques et sociales. Les Saint-Simoniens jouèrent un rôle notable dans la politique algérienne et dans la mise en valeur du pays mais ils ne furent à l'origine d'aucune entreprise de peuplement : même si Enfantin s'enthousiasma un moment à l'idée d'un magistrat d'« envoyer en Algérie les bagnards, les mendiants, les vagabonds et les enfants trouvés qu'on organiserait en colonies agricoles », aucune réalisation ne suivit. Le bibliothécaire d'Alger, Adrien Berbrugger, songea à fonder un phalanstère à Sidi-Ferruch, mais le seul essai notable des Fouriéristes, et notamment de l'économiste Jules Duval, fut la
création, en 1846, de l'Union agricole du Sig qui, disposant de 3.000 hectares, voulut être une « colonie sociétaire », mais ne devint jamais un véritable phalanstère, bien qu'on l'appelât ainsi dans la région, et dont le but, l'établissement de 300 familles, ne fut jamais atteint ni même approché. On pourrait aussi évoquer les projets de catholiques sociaux songeant aux miséreux et aux inadaptés qui auraient pu se régénérer au soleil d'Afrique en contribuant à apporter une solution au problème aigu de la main-d’œuvre.

Peut-on parler d'une colonisation religieuse ? Outre ses multiples expériences, Bugeaud « voulut encore essayer de la colonisation par la main des moines » et ce fut en 1843 l'établissement des Trappistes à Staoueli sur une concession de 1.020 hectares. Ce sont des religieux qui crurent possible de faire venir en Algérie, sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire, une partie des 100.000 enfants trouvés dénombrés en France, mais les orphelinats créés à Ben Aknoun (près
d'Alger), Medjez- Ahmar (0. de Guelma), Misserghin (0. d Oran) et Delly-Ibrahim (celui-ci à l'0. d'Alger réservé aux protestants) recueillirent surtout des orphelins d'Algérie et, en totalisant ceux qui furent transportés de France, on ne trouve que 330 enfants. C'est aussi une colonisation d'inspiration religieuse que celle des « Alpins » de Freissinières (au N-O. de Gap) qui, à l'initiative et avec l'aide du Comité protestant de Lyon, allèrent, en 1881, fonder le centre de Trois-Marabouts, près d Aïn Témouchent, soutenus très activement par un pasteur. De même la Société Coligny, société protestante de colonisation fondée en 1890, aida jusqu'en 1902 de nombreuses familles à s'établir dans divers centres d'Oranie : Guiard (0. d'Aïn Témouchent), Turenne (0. de Tlemcen), Hammam-bau-Hadjar (E. d'Aïn Témouchent), Ténézéra (Chanzy, au S. de Sidi Bel Abbés).

Au total, pour toute la colonisation de motivation idéologique ou religieuse sans doute moins d'un millier d'individus sur les 136.314 Français nés en métropole que permet de dénombrer le recensement de 1896, compte non tenu des territoires annexés par l' Allemagne.

2. - Les régions d'origine

Avec les nombres donnés par V. Demontès pour 1896, on peut établir la carte ci-contre: 
Trois régions doivent être mises à part : les territoires annexés non mentionnés et dont les trois départements (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin) ont fourni quelque 5.000 émigrants pour les seules années 1871 et 1872 ; le département de la Seine (6.370 individus) dont nombre d'émigrants venaient en réalité de la province ; et la Corse qui détient le record avec 7.303 individus, soit 2,5 p. 100 de la population de l'île et 5,39 p. 100 de la population totale d'origine française en Algérie.

Sans être aussi précis pour les autres départements, on voit que ce sont les régions méridionales qui ont fourni les gros contingents, ce qui s'explique par la proximité, la similitude des conditions géographiques et, plus encore, les crises économiques et avant tout celle de la viticulture. Les départements pauvres du Centre et la Franche-Comté (celle-ci grâce à des initiatives individuelles) donnèrent naissance également à une émigration notable. On notera aussi qu'aucun département n'est resté étranger à la colonisation de l'Algérie, qui fut réellement une œuvre nationale.

Pour concrétiser celle-ci, on pensa même à une colonisation départementale, chaque département se chargeant de la création d'un village. Certains, comme Jules Duval, prédisaient un bel avenir à ce projet et on envisageait l’organisation de convois semblables à ceux de 1848 pour les colonies agricoles. En fait, un seul véritable essai fut tenté, à partir de 1853, surtout, avec des Francs-Comtois à Aïn Benian, qui devint Vesoul-Benian, près de Miliana. Sans pratiquer la véritable colonisation départementale, on s'efforça cependant de grouper dans chaque centre des gens de la même région : Chéragas est peuplé de paysans du Var (1843) ; Sidi Mérouane 0. N: O. de Constantine) de Corses de Cargèse (1872); Montgolfier (S. de Relizane) et Taine (dans le Sersou) recevrons des Savoyards (1905-1906) et on pourrait citer d'autres exemples. Le plus souvent, il est vrai, le centre reçoit des concessionnaires issus de terroirs différents, mais tous français depuis 1871.

II. - L'EUROPE

Durant les premières décennies de l'occupation de l'Algérie la question de la main d'œuvre se posa avec acuité, les habitants du pays étant souvent peu disposés à s'engager et leur travail guère apprécié. A l'initiative d'Ausone de Chancel, fonctionnaire algérien et poète. Bénéficiant de nombreux appuis, de 1856 à 1858 il est question de faire venir des Noirs d'Afrique pour pratiquer la culture du coton mais la proposition fut repoussée en même temps que d'autres sur l'immigration
des Indiens et des coolies chinois car certains y virent un retour aux procédés de la traite des esclaves tandis ne d'autres parlaient d'une émigration « inerte et brute » par rapport à l'« émigration intelligente et active » venant d'Europe. Les projets les plus poussés concernèrent les Maronites du Liban et de Syrie, dont certains avaient sollicité leur venue en Algérie dès 1845, mais malgré de nombreuses interventions en leur faveur, surtout après les massacres de 1860, aucune réalisation ne suivit parce que leur émigration soulevait des difficultés avec le gouvernement de la Porte et aussi à cause de leur qualité d'« Arabes chrétiens » dont l'installation pouvait présenter des inconvénients au milieu de populations musulmanes. C'est donc vers l'Europe exclusivement qu'on se tourna pour recruter des populations nouvelles.

Alger « colonie européenne » cette formule des « colonistes » de la première heure fut rapidement adoptée et Clauzel comme la Commission d'Afrique, Thiers comme Enfantin rêvèrent d'une colonie à la manière de celle que l'émigration avait créée en Amérique. Il faudra la loi du 24 juin 1871 pour que l'octroi d'une concession soit conditionné par la qualité de « Français d'origine européenne» qui écartait à la fois étrangers et autochtones. Jusque-là les premiers, affluant spontanément avaient pu. dans certains cas, bénéficier, sous des formes diverses, des avantages de la colonisation officielle.

1. - Les concessionnaires

Si l'on excepte quelques rares concessionnaires de fermes de faible ou moyenne étendue, les étrangers interviennent soit comme détenteurs de très grandes concessions, soit comme colons implantés dans plusieurs villages au même titre que les Français.

a) Les grandes concessions

A titre individuel c'est sans doute un Polonais qui obtint la plus belle concession jamais octroyée en Algérie. Teofil Mirski, chevalier d'industrie connu sous le nom de prince Sviatopolk Pist de Mir, se fit attribuer en 1835, à l'est d'Alger. autour du Fort-de-l'Eau. un immense domaine dit de La Rassauta englobant cinq fermes et totalisant 4.300 hectares. Il parlait de faire venir 1.500 cultivateurs polonais : on y vit, en 1836. « 300 Européens de toutes nations » et, dès 1838, c'était la banqueroute. En 1844 1a concession passait au comte espagnol Manuel de Azzonis Antes Melgazz Del Valle dont le grand nom ne suffisait pas à assurer le succès de l'entreprise qui devait comporter notamment la construction d un village peuplé d'un tiers de Français et, en 1846, un arrêté révoquait la concession, appartiendra, à partir de 1849, à de modestes agriculteurs mahonnais de faire des terres entourant le village de Fort-de-l'Eau un modèle de culture maraîchère.

Alors que cette petite colonisation étrangère faisait la preuve de son efficacité, le Second Empire croyait trouver la solution à la mise en valeur l'Algérie dans l'action de grandes sociétés disposant d'importants capitaux La première créée, à la demande de deux Suisses, fut la « Compagnie genevoise », qui obtint 2.000 hectares dans la région de Sétif avec, en particulier, l'obligation de fonder 10 villages de 50 feux. Elle s'adressa d'abord à l'immigration suisse et allemande avec comme représentant à ses début Henry Dunant, fondateur de la Croix-Rouge en 1863 et premier prix Nobel de la paix, qui, de
1853 à 1868, s'occupa de colonisation en Algérie. La compagnie remplit en partie ses engagements et, en 1870, on comptait 428 Européens sur ses terres.

b) Dans les villages

Il est remarquable que les deux premiers centres créés en Algérie furent pour des étrangers. Quelque 500 émigrés allemands et suisses qui devaient s'embarquer au Havre pour l'Amérique, dans le courant de 1831 ayant changé de résolution se dirigèrent sur Alger où une centaine d'entre eux moururent de misère. Poussée par la nécessité et un certain désir de publicité, l'Administration, en 1832, créa pour les autres, auvoisinage d'Alger, le centre de Dély Ibrahim qui reçut 50 familles et celui de Kouba qui en reçut 23.

De 1840 à 1869 de nombreux projets virent le jour pour peupler villages ou des hameaux d'éléments étrangers, mais tous n'aboutirent pas. Victor Demontès dénombre 21 créations mais trois au moins n'ont jamais reçu un commencement d'exécution et, dans certains cas, par suite mauvais choix des colons l'échec fut immédiat : des 130 Irlandais qui débarquèrent à Bône en 1869 (Mac-Mahon était alors gouverneur général) quelques-uns restèrent comme journaliers. la plupart demandèrent 1eur rapatriement, trois familles seulement s'établirent à Aîn Amara et aucune ne voulut aller à Clauzel, un hameau et un centre à l'Est de Constantine mentionnés comme de peuplement irlandais. Il en avait été différemment
ailleurs, à La Stidia, par exemple. à l'ouest de Mostaganem. où des Prussiens devenus colons algériens avaient créé le village en 1846. Au total, on peut estimer qu'une quinzaine de centres, d'importance diverse, reçurent des concessionnaires étrangers : Prussiens rhénans, Badois, Suisses. Irlandais, Tyroliens, Napolitains, Espagnols avec parfois un jumelage curieux comme celui des Allemands et des Espagnols à Sidi Khaled, en 1863, au sud de Sidi Bel Abbés.

2. - L'afflux spontané

Il a fourni l'immense majorité des immigrants étrangers dans les villes comme dans les campagnes. A cause de la proximité géographique et de l'importance de leur population, l'Espagne et l'Italie sont à l'origine d'une Importante émigration qui s'est poursuivie même sous le Second Empire lorsque celle des Français se ralentissait considérablement car si ces derniers étaient moins attirés à cause des concessions devenues rares, Espagnols et Italiens restaient indispensables dans
l'agriculture et pour les grands travaux.

a) Les Espagnols

Leur présence en Algérie est antérieure à l'occupation française. Tous, en effet, ne quittèrent pas le pays après l'abandon officiel d'Oran en 1791 et des artisans notamment y demeurèrent à la demande du bey de Mascara ainsi que quelques commerçants, environ 200 personnes. A partir de juillet 1830, les Espagnols affluent rapidement surtout vers Alger
d'abord et par la suite vers Oran. En 1845, pour 46.335 Français on compte en Algérie 25.335 Espagnols dont les deux tiers dans le département d'Alger. Le mouvement s'accélèrera en se tournant de plus en plus vers l'Oranie et, au début du XX° siècle, l'écart entre les entrées et les sorties sera de 4.000 à 5.000 individus par an. Chassés le plus souvent par la misère, parfois par les troubles politiques, ils viennent surtout du Levant (Alicante, Valence, Murcie), des Baléares ou de provinces intérieures très pauvres comme celle d'Albacete.

Sans eux la mise en valeur de l'Oranie eut été très difficile sinon impossible mais, à la fin du XIX° siècle on pouvait craindre que celle-ci ne devint une province espagnole si on en juge par la situation démographique des 20 principaux centres en 1887 :

 Centres

 Espagnols

 Français

Oran
  Sidi-Bel-Abbès
  Saint-Denis-du-Sig 
  Mascara
  Mostaganem 
  Tlemcen
  Arzew
  Relizane
  Perrégaux
  Saîda
  Saint-Cloud 
  Aîn-Temouchent
  Mers-ElKébir
  Beni-Saf 
  Misserghin 
  Bou-Sfer
  Aîn-El-Hadjar
  Sainte-Barbe-du-Tlélat 
  Bou-Tlelis 
  Saint-Leu

31.121
  10.291
  5.710
  2.249
  1.730
  1.199
  2.130
  1.952
  1.811
  1.321
  1.348
  1.538
  1.837
  1.818
  1.401
  1.527
  1.222
  744
  667
  669

14.931
  3.682
  1.441
  3.094
  3.077
  3.446
  1.236
  1.004
  937
  1.323
  1.116
  850
  407
  417
  715
  335
  371
  468
  526
  449

Soit au total une population de 72.285 Espagnols pour 39.825 Français, ces derniers ne l'emportant que dans quatre agglomérations.

b) Les Italiens

C'est dans l'Est évidemment qu'ils sont le plus nombreux. Alors que la Sicile fournit les gros contingents en Tunisie, c'est de la Campanie et de la Calabre que proviennent d'abord en Algérie les immigrants.

Suivent, d'après les statistiques dont on dispose et qui sont fort incomplètes, la Toscane, l'Emilie, le Piémont, la Sicile, la Lombardie, la Vénétie. Les autres régions, dont la Sardaigne, comptent peu. La colonie italienne atteindra son maximum en 1886 avec 44.133 individus, soit moins du tiers de la colonie espagnole à ce moment (142.493).

Si la décroissance de la colonie italienne précède celle de la colonie espagnole, c'est sans doute à cause de la loi du 1er mars 1888 réservant aux bateaux français la pêche dans les eaux territoriales et qui quadrupla pendant trois ans le nombre de naturalisations individuelles. Mais à côté de la pêche les Italiens jouaient un rôle essentiel dans les travaux publics et avaient une place importante comme ouvriers agricoles et maraîchers concurrençant même parfois les Espagnols dans la région algéroise.

c) Les groupes minoritaires

Comptant 15.333 individus en 1886 (le sommet de leur courbe démographique), les Maltais constituent le troisième groupe étranger en Algérie. Etablis sur la côte orientale de l'Algérie avec une colonie particulièrement importante à Bône, ils furent d'abord les bateliers indispensables dans les ports primitifs de l'Algérie avant d'exercer dans le pays toutes sortes de petits commerces. Ils forment vraiment la quatrième composante européenne de la communauté pied-noir et ont longtemps conservé une incontestable personnalité.

Les Allemands étaient rapidement arrivés en nombre : 827 débarquent en 1843 et 708 sollicitent des concessions en 1844. Ils ont leur part dans la colonisation officielle et on trouve des groupes de colons allemands à Kouba et à Dély-Ibrahim (Alger), La Stidia et Sainte-Léonie (Oran), Guelma (Constantine). Mais beaucoup étaient disséminés et ils ne formaient pas une véritable colonie comme les Espagnols, les Italiens et les Maltais. Il semble que leur nombre maximum ait été de 5.759 en 1857 car ils se naturalisaient facilement (2.035 de 1861 à 1883 contre seulement 1.589 Italiens et 1.200 Espagnols cependant beaucoup plus nombreux).

Avec les Allemands et aussi les Belges (1.300 en 1896), les Suisses étaient considérés comme « une population coloniale » qu'il y avait intérêt à attirer et en 1845 le père Enfantin les voyait créant en Algérie « une nouvelle Suisse, une Allemagne, une Belgique africaines ». Cette bonne réputation explique en partie l'accueil favorable qui fut fait aux fondateurs de la Compagnie genevoise et à des Valaisans qu'on essaya d'installer sans succès dans la région de Koléa. Les Suisses étaient 1942 en 1857, 3.000 en 1896.

Sans compter la Légion étrangère où ils furent rapidement nombreux, les Polonais, dans les premières décennies, paraissaient devoir jouer un rôle non négligeable : on en compte 450 entre 1832 et 1836 ; en 1849 l'Autriche ayant décidé d'expédier en Amérique 202 immigrés polonais, ceux-ci s'emparèrent du bateau et relâchèrent à Marseille d'où ils
furent expédiés à Alger. Cependant, en 1857 on n'en dénombre plus que 225.

Plusieurs autres nationalités sont intervenues dans le peuplement européen de l'Algérie : Portugais, Grecs, Hollandais, Anglais, Irlandais..., mais en faible nombre. et en 1886, avant la loi de naturalisation automatique, ces groupes secondaires totalisent 7.559 individus sur 436.457 étrangers et 43.182 Israélites qui constituent eux la composante algérienne.

III. - L'ALGERIE

Si la grande majorité des immigrants partit de France et des pays de l'Europe méditerranéenne pour former un peuple de caractère essentiellement latin, c'est l'Algérie qui donna à la communauté pied-noir ses éléments les plus anciennement installés sur le sol de la Régence avec une composante majeure, les Juifs, et une autre, très mineure, d'origine musulmane.

1. - Les Juifs

L'origine des Juifs d'Algérie est complexe. Les premiers Hébreux vinrent sans doute, mêlés aux Phéniciens, peut-être un millénaire avant J.-C. Mais ce sont les persécutions en Orient, avant et durant l'époque romaine, qui déterminèrent les principales migrations vers l'Afrique du Nord où de nombreuses tribus berbères furent judaïsées et apparaissent dans l'histoire au Ve siècle suivant Maurice Eisenbeth, grand rabbin d'Alger. Malgré l'islamisation certaines de ces tribus se maintinrent jusqu'après l'arrivée des Français, quelques-unes nomades constituant les « Bahoutzim » (ceux du dehors) appelées encore « Yehoud el-Arab » (les Juifs des Arabes). A cette masse essentielle de Judéo-Berbères s'étaient ajoutés, surtout dans les villes, à partir de la fin du XIII° siècle, les Juifs chassés d'Espagne et ensuite, à la fin du XVII° siècle et au début du XVIII°, les Juifs livournais qui constituaient une aristocratie commerçante. Leur nombre total, très sous-estimé dans
les statistiques, devait s'élever à quelque 40.000 individus, soumis au statut de dhimmi, citoyen diminué, ce qui explique leur accueil très favorable fait aux Français.

Une évolution commença tendant à assimiler le judaïsme algérien au judaïsme français. Cependant, malgré les possibilités offertes par le sénatus-consulte du 14 juillet 1865, les naturalisations individuelles furent peu nombreuses. Il faut attendre 'le décret du 24 octobre 1870, pris à l'initiative d'Adolphe Crémieux, pour que soient incorporés en bloc à la population française environ 34.000 Israélites. Acte révolutionnaire qui, du jour au lendemain, transférait cette population d'une communauté à une autre. Grâce à leurs remarquables facultés d'assimilation les Juifs s'intégraient rapidement dans la civilisation occidentale, toujours de plus en plus proches de la population européenne même s'ils continuaient à former un groupe particulier, nettement différencié. Lors de la guerre d'Algérie, ils refuseront de répondre à l'appel du F.L.N. : très peu restèrent en Algérie, quelques-uns gagnèrent l'Espagne, Israël en accueillit environ 15.000 et quelque 125.000 devinrent comme les autres Pieds-Noirs, des « rapatriés ».

2. - Une composante d'origine musulmane

Si la naturalisation et l'évangélisation pouvaient apparaître comme les moyens d'une fusion entre la communauté indigène et la communauté européenne, il est certain que la France n'a jamais pratiqué systématiquement ni l'une ni l'autre.


Le nombre total des naturalisés ne dépasse pas 10.000 chez les musulmans et l'acquisition de la citoyenneté française n'implique pas ipso facto l'adhésion à la communauté européenne d'Algérie, les liens affectifs et religieux restant très forts avec la communauté d'origine.

La christianisation traduit une adhésion plus poussée et qui peut être totale comme dans le cas de certains Kabyles devenus catholiques ou protestants. L'exemple le plus démonstratif, mais unique, est celui des descendants des colons de Saint-Cyprien et Saint-Monique, complètement incorporés dans la communauté européenne et dont les parents, jeunes
Arabes évangélisés par Mgr Lavigerie, avaient été établis dans ces deux villages de la vallée du Chélif. On pourrait citer quelques cas exceptionnels où c'est la franc-maçonnerie qui a détaché un musulman de son milieu pour le faire adhérer à la société européenne par l'intermédiaire des idées laïques.

Pour être toujours rares, les mariages mixtes ne sont plus, après 1930, « une curiosité romanesque ». Dans les années précédant l'insurrection on en célébrait environ 75 chaque année en Algérie dont près des deux tiers entre Algériens musulmans et Françaises. Mais c'est surtout lorsque le père était français, le cas le moins fréquent, que s'effectuait l'incorporation à la communauté européenne. Dans celle-ci, combien d'individus peuvent donc se prévaloir, en
exceptant évidemment les Juifs, d'une ascendance berbère ou arabe ? Tous apports réunis, ce nombre ne doit pas dépasser de beaucoup le millier. Une note originale dans la formation d'une communauté dont
nous ne ferons qu'esquisser l'histoire en conclusion.

CONCLUSION

La formation de la communauté

C'est une pièce en trois actes dont le déroulement ne répond à aucun scénario classique car les épisodes les plus tragiques se situent au début et à la fin.

Il n'apparut pas certain tout d'abord qu'une population européenne pût s'implanter et croître en Algérie. Les premières décennies de la colonisation semblaient même démontrer le contraire : alors que le taux de mortalité était, en France, de 22 à 24 p. 1000, en Algérie jusqu'en 1856 il oscillait entre 39 et 93 p. 1000 et, en 1849. on avait compté 10.493 décès pour 5.206 naissances ; seule l'année 1854 enregistrait un excédent de naissances sur les décès. La situation s'améliore à partir
de 1856 mais encore en 1868 le nombre de décès l'emporte sur celui des naissances. Si, durant ces années, sauf de 1847 à 1849, la population européenne avait continué à augmenter, cela s'expliquait uniquement par l'immigration.

L'arbre planté, rien n'assurait que ses fruits seraient français. Vint alors la phase de la francisation juridique avec le décret Crémieux déjà signalé et la loi du 26 juin 1889 dite parfois de naturalisation automatique qui stipulait que tout enfant né en France ou en Algérie d'un étranger né lui-même en France ou en Algérie est français à la naissance ; et qui l'enfant né en France ou en Algérie de parents nés à l'étranger devient français avec faculté de réclamer la qualité d'étranger dans l'année qui suit sa majorité. L'effet de ces deux actes majeurs de 1870 et 1889 se traduit dans les nombres officiels du tableau suivant où la sous-estimation numérique des Juifs dans les premières décennies ne modifie pas le sens général de l'évolution :

Années

Proportion   pour 1.000 des Français et des étrangers dans la population non musulmane

Total   de la population non musulmane

Français

Israélites

Etrangers

1833

140

685

175

24.812

1841

301

325

374

55.374

1851

434

138

428

152.283

1861

508

127

365

220.843

1866

485

135

380

251.942

 

Années

 Français

 Etrangers

 Total   de la population non musulmane

1872

587

413

279.691

1881

560

440

412.435

1891

594

406

530.924

1901

656

344

633.850

1911

749

251

752.043

 1921

 761

 239

 791.370

1931

832

168

881.584

1936

866

134

946.013

1948

951

49

922.272

1954

949

51

984.031

 

 Années

Proportion   pour 1.000 des Français 
  et des étrangers dans la population
  non musulmane

                 
   

 Français

   
   

 Israélites

   
   

Etrangers 

   

 Total   de la population non musulmane

 

1833
  1841
  1851
  1861
  1866

140
  301
  434
  508
  485

685
  325
  138
  127
  135 

175
  374
  428
  365
  380

 24.812
  55.374
  152.283
  220.843
  251.942

 

1872
  1881
  1891
  1901
  1911
  1921
  1931
  1936
  1948
  1954

587
  560
  594
  656
  749
  761
  832
  866
  951
  949

413
  440
  406
  344
  251
  239
  168
  134
  49
  51

279.691
  412.435
  530.924
  633.850
  752.043
  791.370
  881.584
  946.013
  922.272
  984.031

Restait à donner à ce nouveau « peuple algérien » un esprit commun ou si l'on préfère, l'âme d'une petite patrie, ce qui n'existait certainement pas à la fin du XIX° siècle ni même au début du XX° comme le montrent d'une part les troubles antijuifs et, d'autre part, les craintes exprimées quant à l'assimilation des « néo-Français » alors qu'on estimait que les trois cinquièmes de la population européenne étaient, en fait, de sang étranger; à la tribune de la Chambre, le président du Conseil. Charles Dupuy, clamait son inquiétude ; des libéraux comme le juriste Emile Larcher disaient qu'« il faut avant tout mettre fin à l'application en Algérie de la loi de 1889 » ; l'historien Edouard Col évoquait le déclin de l'Empire romain « lorsque le titre de citoyen fut prodigué aux étrangers » et V. Demontès, toujours à propos de cette loi, terminait son gros livre, en 1906, par cette phrase : « Qu'on avise donc au plus tôt demain il sera trop tard.»

Une fois de plus les faits démentirent les prophéties en se cristallisant le mélange bouillonnant se montra beaucoup plus homogène qu'on avait pu le croire et d'une contexture incontestablement française. En faveur de la fusion jouèrent : l'emprise de l'environnement français avec l'école, le service militaire et la prépondérance économique ; les mariages mixtes favorisés par le fait qu'à la fin du siècle la colonie espagnole est la seule à être composée de plus de femmes que d'hommes ; le fait que l'immigration étant devenue très faible, le groupe était presque fermé. recevant seulement chaque année quelque 5.000 nouveaux arrivants ; enfin, , les années tragiques comme celles des deux guerres mondiales et plus encore, sans doute, celles qui marquèrent la fin de l'Algérie française.

On peut même dire qu'au-delà des frontières des situations analogues avaient engendré des réactions communes et que, débordant à l'Est et à l'Ouest, la communauté pied-noir était devenue nord-africaine, englobant en Tunisie et au Maroc les groupes d'origine semblable. Ainsi au lendemain de la décolonisation, c'est près de 1.500.000 individus qu'elle comptait sur le sol métropolitain, ajoutant à la diversité ethnique de la France qui a su faire sa substance de vingt peuples divers. Communauté qui n'a plus d'assise territoriale et essaie cependant de conserver son originalité. Dans quelle mesure y parviendra-t-elle 7 L'avenir le dira. Dans tous les cas, loin de rejeter la patrie française, la communauté pied-noir ne veut qu'apparaître comme un de ses éléments constitutifs et à coup sûr non le moins efficace.

INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

L. de Baudicour. La colonisation de l'Algérie. Ses éléments, Paris, 1856, 590 p. 
H. de Peyerimhoff, Enquête sur les résultats de la colonisation officielle de 1871 à 1895, Alger, 1906, 2 vol., 243 et 601 p. V. Demontès, Le peuple algérien, Alger, 1906. 624 p. 
J. Breil (sous la direction de), Résultats statistiques du dénombrement de la population le 31 octobre 1948, le 31 octobre 1954 (en Algérie). 
J.-B. Vilar, Emigracion espanola a Argelia (1830-19-00), Madrid. 1975, 537 p. 
J. Rublo, La emigracion espanola a Francia Barcelone, 1974 , 402 p. G.
Loth, Le peuplement italien en Tunisie et en Algérie, Paris, 1905, 495p. 
A. Chouraqui, La saga des Juifs en Afrique du Nord, Paris, 1972., 395 p., 
H. Chem(>uilli, Une diaspora méconnue : les Juifs d'Algérie, Paris, 1976, 327 p. 
H. Marchand, Les mariages franco-musulmans, Alger, 1954, 232 p.

Xavier YACONO.

Pour celles et ceux qui veulent aller + loin  

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14 juin 2017

REPONSE DE JEAN-PIERRE RONDEAU

au tract  de Mrs François BAROIN et Bernard ACCOYER aux dits Rapatriés
Messieurs François BAROIN et Bernard ACCOYER,
Je reçois ce jour votre tract, comme certainement nombre de Français d'Algérie. Merci de penser à nous ... entre deux tours d'élections
législatives.
J'emploierai le « vous » puisque vous avez été au Pouvoir, mais aussi parce que j'englobe toute votre famille politique depuis plusieurs
décennies.
Vous parlez de « Vérité historique », sachez que nous avons été « dépatriés » et pas « rapatriés », comme vous nous appelez.
L'Algérie, c'était des départements français, français avant même Nice et la Savoie. Un brave
gendarme a eu du mal à comprendre
que j'étais né à Oran dans le 92 ! Numéros 91, 92, 93 et 94 qui ont existé jusqu'en 62, avant l'éclatement du département de la
Seine et l'attribution aux nouveaux départements de la
banlieue parisienne. Mais est-ce la Vérité de parler de la faire « sur leurs
histoires » ? A moins que cela ne veuille insultant, nous n'avons qu'une Histoire, et avec un grand H.
Vous parlez de « rassembler les Français et d'apaiser et de réconcilier les mémoires » mais vous refusez que soit honorés au "Quai 
Branly" les Français qui ont versé leur sang et sacrifié liberté et carrière pour l'Algérie française. Pourtant, au Quai Branly sont aussi
honorés les Français qui ont trahi leur Patrie et permis, en étant « porteurs de valises », de financer et d'entrer les armes qui allaient
tuer nombre de Français innocents, civils et militaires, dont enfants et femmes. Seuls, parmi nous, quelques présidents d'associations
naïfs, opportunistes ou prébendiers jugent bon de se compromettre et de vous servir de piétaille au Quai Branly le 16 octobre, tout en
se prétendant défenseurs de la Mémoire de nos Résistants. Vous avez même autorisé que les porteurs de valises soient décorés et
honorés par le FLN en France (Centre culturel algérien). Et vous vous prosternez au Monument des "Martyrs" à Alger.
Vous parlez du « Drame des personnes disparues ou enlevées qui a interdit aux familles de faire leur deuil». Votre Président SARKOZY,
que vous revenez nous vendre malgré les trahisons, a interdit deux fois que nous puissions honorer nos Morts et Disparus du 5 juillet
à Oran, avec fort renforts de CRS et alors que nous avions les autorisations du Comité de la Flamme. Au nom du « Risque de troubles
à l'Ordre public » ! Au même moment, des centaines de voitures, aux occupants agitant des drapeaux algériens, montaient et
descendaient les Champs Élysées (Match de coupe de foot). Une manifestation raciste (au prétexte de défense des Palestiniens) se
déroulait à proximité de l'Ambassade d'Israël. Pour ces deux interdictions, j'ai fait condamner deux fois l'État. Comment pouvez-vous
parler de mener une politique respectueuse envers les Français d'Algérie ? Le Droit de faire notre Deuil et les cellules psychologiques
ce n'est pas pour les Français d'Algérie.
Et puisque vous parlez de Mémoire, comment oublier qu'il n'y eut qu'un Pays pour laisser ses ressortissants se faire assassiner,
égorger, accrocher à des crocs de boucher; émasculer, emmener ses femmes dans des bordels, sans intervenir et en donnant ordre
à son Armée de rester dans les casernes. C'était la France et le personnage dont vous vous revendiquez. Et n'oublions pas les Harkis.
Vous parlez « d'un millier de Monuments aux Morts détruits, de disparitions de plaques 1870, 1914 et 1939 » (en oubliant celles 
d'Indochine, tout aussi dignes de Respect), sans dire que les responsables sont ces leaders algériens qui viennent festoyer à Paris et
sur les côtes ou se faire soigner en France à nos frais, les mêmes qui oppriment et volent leur propre Peuple.
Vous parlez « d'un financement pour la protection et l'entretien des cimetières français en Algérie, ... une priorité ». Que n'avez-vous
fait depuis 1962 ? La plupart des cimetières français en Algérie ont été rasés par les bulldozers. Pour les plus grands, les tombes ont
été ouvertes, quand elles n'avaient pas déjà été profanées, et les restes rassemblés. En France, nous respectons les cimetières, y
compris musulmans. D'autant que les mêmes promesses nous furent faites par tous vos gouvernants. Quel pays, quels dirigeants
laissent profaner et disparaitre leurs cimetières à l'Étranger ? Alors que la France a tous les moyens de négocier.
Vous parlez de « Vérité historique », j'ai obtenu de Monsieur de VILLEPIN, la suppression sur nos papiers d'identité de l'infâme (pour 
un Français né dans un département français) et révisionniste DZA (Djézaïr, nom arabe que l'Algérie, pays qui n'avait jamais existé,
n'a jamais porté avant 62). Mais aujourd'hui, notre pays de naissance n'est pas porté sur nos cartes d'identité et passeports. De peur
de vexer nos "amis" algériens en rappelant pour l'Histoire que l'Algérie c'était la France. Quels sont les Peuples qui n'ont pas de pays
de naissance sur leurs papiers ? Les criminels étrangers que leur pays d'origine ne reconnait plus sont mieux traités par la France.
Et pas mieux pour le même infâme 99 qui, pour le code INSEE (dit improprement numéro de sécurité sociale), nous classe de façon 
tout aussi révisionniste comme nés à l'Étranger. La Banque de France s'est autorisé à ne pas respecter les décrets JUPPÉ et AUBRY
qui nous ont permis de changer le 99 en nos départements de naissance. Elle n'a pas modifié son informatique et fait aucun
changement, comme donc les banques, les administrations, les commerces et la plupart des fichiers existants. Où est donc votre
amour de l'Histoire de la France ?
Vous parlez d'instruire « les plus jeunes », sans dire que vous avez offerts des places d'enseignants aux pires tueurs et porteuses de 
bombes de la Guerre d'Algérie. Nos compatriotes métropolitains peuvent-ils imaginer que les auteurs ou les complices des terroristes
de Toulouse, Nice et Paris puissent, dans quelques temps, enseigner dans nos universités ? Cela pourrait-il arriver à Londres, New York,
Stockholm, etc. ? Sans dire que nous fument les premières victimes du terrorisme de masse dans l'Histoire. Terrorisme destiné,
comme aujourd'hui, à épouvanter. Criminels de guerre tout à fait comparables aux SS d'Oradour sur Glane honorés par vos
prosternations.
Quant aux réparations et réinstallations, il s'agit de nous prendre pour des cons (Désolé. Je n'ai pas d'autres termes). Pour avoir été 
membre une dizaine d'année du Conseil d'administration du Groupement National Pour l'Indemnisation (GNPI), je sais ce qu'il en est
de vos promesses. 20%, c'est à peu près l'indemnisation à laquelle nous avons eu droit, quand le moindre incident donne droit à
réparation. Pourtant, il nous a été dit que la décolonisation avait été faite dans l'intérêt de la France !
En conclusion, vous raclez les fonds de tiroirs en nous démarchant, alors que nous sommes en voie de disparition. Qui plus est par 
un tract bâclé il faut que vous soyez inquiets !
Être insultés, nous y sommes habitués. Que ce soit « En Marche » n'y change rien. Depuis longtemps, avec De Gaulle, les Gaullistes, 
la Gauche, les Médias, l'Enseignement, les livres dits d'Histoire nous l'avons vécu. Nous avons subi les insultes, y compris sur nos
Anciens, les falsifications de notre Histoire, la Désinformation, le Révisionnisme.
Enfin, pour parler d'aujourd'hui, vous êtes responsables de l'immigration massive, de ce que certains appellent "l'Invasion" ou "le 
Grand remplacement". Elle n'est que l'expression de la volonté de ceux qui dirigent le Monde, non pas les Politiques qui ne sont que
les exécutants, mais la Finance mondiale, les multinationales, les grandes banques, les fonds de pension US, les hedges funds, dont
SOROS, les fonds souverains, etc. Nos populations devenant âgées (Europe, USA, Japon et même la Chine pour cause d'enfant unique),
elles sont moins consommatrices, moins investisseuses, prenant moins de risques. Pour les dirigeants économiques cités, il faut des
consommateurs, plus besoin de bras (la moitié des gens en âge de travailler seront bientôt au chômage, d'où l'idée du revenu
universel par peur des émeutes et du Populisme). Nos nouveaux arrivants n'ont pas les moyens de consommer ? Si, en prélevant par
toujours plus d'impôts et cotisations sociales sur les présents.
Aussi, vous n'aurez pas plus ma voix de Père que celle de Français d'Algérie. Salutations distinguées.
Jean-Pierre RONDEAU
Président de DEPATRIES
Président d'Honneur d'ALLO (Anciens du Lycée Lamoricière d'Oran)
Délégué Ile de France de VERITAS
Adresse courriel perso: jprondeau@orange.fr
P.S. : Monsieur BAROIN, j'ai connu votre père. Il m'a même proposé une direction dans une des petites banques de son groupe. 
C'était un soir de la Saint Jean à Nogent sur Seine, il y a une trentaine d'années. Il était entouré de pas mal d'anciens de l'OAS ou de
Harkis. Il employait certains, y compris pour la sécurité de son entreprise. L'ancien Grand Maitre avait été chargé par le Gouvernement
POMPIDOU de négocier l'Amnistie en 1968 avec nos amis réfugiés en Espagne. En contrepartie, « l'OAS » rentrait. La panique de
Mai 68 était telle que c'était la seule force imaginée pour résister à la prise de pouvoir par les communistes. Tout en nous traitant en
amis, votre père n'avait peut-être pas adhéré à notre Combat et était certainement resté gaulliste, mais lui « il nous avait compris ».

Majorité POUR LA France
UNION DE LA DROITE ET DU CENTRE
Paris, le 6 juin 2017
Madame, Monsieur,
En Marche considère que la colonisation française en Afrique a été un crime contre l'humanité.
A la repentance nous préférons la lucidité sur notre histoire, sur celle des hommes et des femmes qui sont partis s'installer en Afrique 
du Nord. Poursuivant les traces de leurs aînés, les rapatriés ont tout donné à la terre sur  laquelle ils étaient nés. Leurs mérites, nous
les connaissons et comme nous l'avons toujours fait, nous mènerons toujours une politique qui en soit respectueuse.
Nous nous engageons auprès des « Rapatriés » à tout faire pour que soit rétablie la vérité sur leurs histoires.
Si, dans la droite ligne du Président Jacques Chirac, nous avons choisi la date du 5 décembre pour rendre hommage à tous les 
morts pour la France pendant la guerre d'Algérie, les combats du Maroc et de Tunisie, c'est parce qu'une journée nationale doit
rassembler les Français, apaiser et réconcilier les mémoires. La date du 19 mars 1962 ne le permet pas. Nous voulons que l'ensemble
des Français, notamment les plus jeunes, sachent ce qu'on été les épreuves, l'exil, les déchirements des Français et d'Afrique du Nord.
Face à l'ignorance et au déni, il faut que nous allions plus loin dans cette reconnaissance. Le travail de mémoire débuté par la Mission 
Interministérielle aux Rapatriés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, et interrompu par la gauche, doit se poursuivre.
La protection et l'entretien des cimetières français en Algérie doit également être une priorité. Le financement du plan de remise en 
état doit être engagé.
Plus d'un millier de monuments aux morts ont été détruits, les plaques commémoratives des guerres de 1870,1914 et 1939 ont 
disparu. Un monument rappelant ceux d'Algérie doit trouver sa place dans notre capitale.
Le drame des personnes disparues ou enlevées a interdit à des milliers de familles de faire leur deuil. Là encore, le travail débuté par 
la Mission Interministérielle aux Rapatriés devra être repris.
Enfin, je souhaite que soit définitivement réglé la question des réparations et des réinstallations. L'indemnisation des pertes subies 
par les Rapatriés et le réexamen des dossiers de réinstallation doivent être une priorité. Je souhaite travailler sur ces deux sujets avec
vous afin d'en déterminer les modalités.
En vous remerciant par avance, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
François BAROIN   Bernard ACCOYER
238 rue de Vaugirard - 75015 PARIS
Tél. 0140 76 60 00 - www.republicains.fr
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8 septembre 2019

LE SERVILE BENJAMIN STORA APPORTERA-T-IL DES ORANGES AU COUPLE YOUSFI

Par Jean-Michel WEISSGERBER

Colmar le 5 septembre 2019

Le 26 JUILLET 2015 sur Riposte Laïque, j'indiquais que Benjamin Stora, alors directeur de la Cité de l'Immigration  et professeur à l'Université Paris XIII, faisait office d'historien officiel de la République démocratique et populaire d'Algérie, en se plaçant, lors d'une conférence, sous le patronage de Madame la Consule générale d'Algérie à Strasbourg, une certaine Houria YOUSFI;

Comble de la servilité de l'ensemble de la classe politique française, l'événement, annoncé par la presse régionale le 7 juillet 2015, se déroulait alors, le jour même, dans la Maison de la Région Alsace.

Tout récemment, les réseaux sociaux (Algérie Patriotique, entre autres, nous précisaient, le 23 août 2019, que le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum, venait de limoger

(excusez du peu!) une cinquantaine d’ambassadeurs et de consuls .Ce "mouvement " s'inscrit évidemment dans le cadre d'une opération de "nettoyage" qui touche de nombreuses personnalités, bénéficiaires de largesses plus ou moins indues ( vous avez compris, Système DEGAGE!)

Ceci a abouti, entre autres, à l'incarcération de deux anciens premiers ministres, de nombreux anciens ministres, généraux, walis et autres personnalités plus ou moins "mouillées" dans des "magouilles" et trafics de l'ère Boutef!

Parmi celles et ceux qui sont congédiés, figure en bonne place la bonne copine de Benjamin Stora, Houria Yousfi, sus-mentionnée, Consule générale à Strasbourg, épouse de l'ancien ministre de l'Industrie, lui-même au trou.

Notre très dévoué Benjamin ira-t-il jusqu'à s'enquérir de la situation plus ou moins confortable de la pétillante Houria?

Quoiqu'il en soit, en bon islamo-gauchiste (ancien trotskyste!) notre très imposant Benjamin poursuit son travail tous azimuts, de la destruction de notre Maison France.

L'édition du 15 au 21 août du magazine L'Obs, consacre un numéro spécial à l'Algérie: "Quand la France occupait l'Algérie"). Ce dossier est bien entendu présenté ( et bouclé) par le "grand spécialiste" Benjamin Stora! Plus répugnant que ce personnage, tu meurs!

La couverture (un notable indigène décoré et, semble-t-il un pied-noir, fraternisent) en elle-même apporte un démenti à la teneur très tendancieuse des textes.

Benjamin Stora se surpasse:" Cent trente-deux ans de présence étrangère, relégation à une sous-citoyenneté, à une sous-humanité"

Présence "étrangère" alors que les "Algériens" ('Ferhat ABBAS en tête) reconnaissent que c'est la France qui a créé le pays! Sous-citoyenneté alors que les indigènes pleinement Français-citoyens français de droit commun- se comptaient par dizaines de milliers. Ceux qui ont renoncé au statut de droit local (et non à la religion musulmane) sont totalement ignorés! C'est normal, leur seule existence gêne la DOXA-FLN!

HISTORIA numéro spécial- sur la colonisation, édition de septembre-octobre 2019- avec devinez qui, l'un des plus grands experts de la question coloniale, Benjamin Stora lui-même, l'incontournable (1)! Benjamin Stora (The history of the is stora!. Rebelote!

"Mais c'est en fait la question de la reconnaissance du fait colonial et du "respect de l'autre".... Dans les territoires perdus de la République peut-être? Et l'autre, Mister  (ou mystère ) Stora, il te reconnait?

Comment, tu demandes de respecter "l'autre" alors que toi-même tu te respectes de moins en moins?

Jean-Michel WEISSGERBER

Article transmis par Maurice Calmein

(1) Il devient d'ailleurs de plus en plus incontournable tellement sa silhouette s'élargit…

18 décembre 2016

LES TÉMOINS DE L’HONNEUR

Par José Castano

« La France n’est plus que silence. Elle est perdue quelque part dans la nuit, tous feux éteints, comme un navire. Sa conscience et sa vie spirituelle se sont ramassées dans son  épaisseur » (Antoine de Saint-Exupéry)

            Suite à un article rédigé en 2010 sur les massacres du 5 juillet 1962 survenus à ORAN, j’ai reçu récemment le témoignage d’un algérien (âgé de 9 ans à cette époque) qui éprouvait le besoin -54 ans après cette tragédie- de l’évoquer afin de l’exorciser. Ce témoignage a entraîné aussitôt celui d’un militaire du contingent qui, en 1964 (2 ans après la fin de la guerre) a été confronté –au contact de deux jeunes femmes européennes- au douloureux problème des « disparus » de 1962.

            Et quand on pense que bon nombre de nos concitoyens nous ont traités de « menteurs » quand nous tentions d’en parler !... Quelle tristesse !... et quelle honte pour ces « moralistes  à la conscience pure ! »

            Churchill s’est écrié un jour : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ! ».

           Dans cette logique, la guerre d’Algérie a produit des monstres tout aussi ignobles que ceux qu’il nous est donné de découvrir aujourd’hui et c’est  parce que l’on s’est toujours désintéressé de ce douloureux passé que l’on voit, désormais, reproduites à l’identique, ressurgir tant de créatures du diable… et le diable n’apparaît généralement qu’à celui qui le craint.

José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr


De : Akmar Z [mailto:akmarz@yahoo.fr]
Envoyé : jeudi 15 décembre 2016 23:22
À : joseph.castano0508@orange.fr
Objet : Bonsoir

Monsieur Joseph, votre présentation des faits dramatiques de cette journée est terrible..Oui je devais avoir 9 ans (je suis né en 1953)  Assis sur le trottoir, j'ai vu défiler des voitures à vive allure avec des européens qui hurlaient dedans..je comprenais qu'on les emmenait vers le petit lac pour les égorger..Mais l'image qui est gravée en moi et restera gravée jusqu'à la fin de mes jours est l'image de la peugeot 403 qui s'est arrêtée devant l'épicerie de M;Romboni..3 hommes en sont sortis et se sont engouffrés dans cette épicerie.....ils ont traîné M.Romboni dehors ...l'un des 3 hommes brandissait une oreille sanglante ;;;il venait de l'arracher  avec une lame. sous les you you des femmes

Je ne pourrai JAMAIS oublié cette scène et chaque fois que j'y pense je ne peux retenir mes larmes Pourtant je n'avais que 9 ans,;j en ai 63 aujourd'hui. Je n'ai pas assisté aux événements que vous relatez mais je les imagine

Cordialement


 

De : Akmar Z [mailto:akmarz@yahoo.fr]
Envoyé : jeudi 15 décembre 2016 23:26
À : joseph.castano0508@orange.fr
Objet : re

J'ai oublié de vous dire que je ne suis pas pied-noir ..je suis marocain natif d'oran quartier Victor Hugo. Nous sommes rentrés au maroc directement après l'indépendance (1963) pour habiter Oujda


 

De : Jacques AYGALENQ [mailto:egalun@orange.fr]
Envoyé : dimanche 18 décembre 2016 13:25
À : joseph.castano0508@orange.fr
Objet : re

            En 1964 j'ai passé plus de 3 mois embarqué sur un patrouilleur côtier à Mers el Kébir, base navale d'Oran. Dans un esprit de réconciliation on nous proposait sous forme de volontariat des petits voyages « découvertes » dans l'intérieur des terres. C'est ainsi que j'ai connu par exemple le merveilleux site de Tipasa cher á Albert Camus... Or un jour, lors d'un dernier arrêt dans un élevage d'huîtres sur la côte, lors du commentaire du conférencier, 2 femmes jeunes européennes, ont discrètement demandé à un marin du groupe si on pouvait les embarquer avec nous. Elles étaient accompagnées d'un groupe de 3 ou 4 hommes algériens qui,  nous l'avons espéré n'ont pas remarqué leur manège.

Le lieutenant nous accompagnant nous a vite fait remonter dans le car, les engagés de longue date qui faisaient partie de notre groupe commençant á s'agiter… 

Nous étions encore à une heure de route de la base, en tenue de sortie, sans armes, nous ne pouvions rien faire, rien !

Je reverrai toujours le regard de l'une d'elles qui nous suivait des yeux alors que nous repartions avec nos beaux uniformes BBR…

Cette histoire que j'écris, je ne peux la dire sans m'arrêter dans un sanglot !

Jacques Aygalenq matelot 05638322


Et pour ceux qui auraient quelques problèmes de mémoire concernant la tragédie des disparus d'Algérie, je leur conseille vivement de relire l'article rédigé le 14 janvier 2009 - LES DISPARUS D'ALGERIE –

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

«  TERREUR ISLAMISTE »

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Conférence sur « L’ISLAM, RELIGION CONQUERANTE »

Organisée par l’Association Culturelle des Français d’Algérie de MARSEILLE, cette conférence sera donnée par José CASTANO, Vendredi 27Janvier 2017, à 11h,  au  Yachting Club de la Pointe Rouge - Port de la Pointe Rouge – 13000 MARSEILLE - Entrée gratuite – Parking -

Un repas (sur place) suivra la conférence

Renseignement et inscription : Andre MOLINES – Tel. 06 22 73 04 05 - 04 86 77 35 14

Courriel : daniellemolines@laposte.net

(Inscription repas, impérativement 3 jours avant)

Venir au YCPR : En métro / bus :

Prendre la ligne 2 du métro jusqu'à la station « Métro rond point du Prado »

Puis prendre le bus N°19 jusqu'à l'arrêt « Pointe Rouge »

-o-o-o-o-o-o-o-o-

Mon blog cliquer sur : - Mon blog – 

Mes ouvrages, cliquez sur :-Ma Bibliographie – 

Ma biographie, cliquer sur :- Ma Biographie – 

 

 

7 août 2019

JEAN - MICHEL WEISSGERBER

"JMW" BINATIONALITE  FRANCO-ALGERIENNE

"JMW" VERS LA MAINMISE DE LA DOXA FLN SUR L’ÉCRITURE DE L’HISTOIRE DE FRANCE

"JMW" QUAND LA HAINE ALGERIENNE ANTI-FRANCAISE ET PRO-FLN POURSUIT IMPUNEMENT SA PROGRESSION

"JMW" A MONSIEUR LE PREMIER MAGISTRAT DE COLMAR

"JMW" DES COMPATRIOTES MUSULMANS MOINS OBTUS QUR LE PREMIER MAGISTRAT DU PAYS

"JMW" 2022 AVENIR DU CAILLOU

"JMW" BINATIONALITÉ FRANCO-ALGÉRIENNE

« JMW »A Mr LE DIRECTEUR DE LA PUBLICATION DE RIVAROL

GRAND REMPLACEMENT EN NOUVELLE-CALÉDONIE, A COLMAR ET A MAYOTTE

L'ALGÉRIE ET DE GAULLE 2

LA BINATIONALITÉ

DE GAULLE ET L'ALGÉRIE 1

MONSIEUR FRANCOIS D'ORCIVAL

LA HAINE ANTI PIED-NOIRE

LETTRE A Monsieur LOUIS MAPOU PRÉSIDENT DE NOUVELLE CALÉDONIE

L'AVENIR DU "CAILLOU"

A madame Nadine VEOUTE HEO

AVEC LE VARIANT KANAKY LE RÉSULTAT EST GARANTI !

LARGAGE MAISON DU CAILLOU

LE CAILLOU (NONOBSTANT LA DIVE BOUTEILLE) DOIT, AVEC SES BELLES MÉLANÉSIENNES S’ANCRER DANS LA FRANCE

POURQUOI LE FLN, DÉSASTRE ABSOLU, CONSERVE-T-IL TANT D’ADEPTES ?

MESSE BASSE A L’ÉLYSÉE SUR LE SORT DE LA COMMUNIQUÉ HARKIE

POURQUOI PAS UN BOULEVARD HONORANT L'ANCIEN S.S. MOHAMMEDI SAÏD ?

J’AIMERAIS QUE LA LICRA CRITIQUE PLUS FERMEMENT LE MEPRIS DU SEPHARADE (1)

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR ERIC STRAUMANN

LES PN ET DE GAULLE - AUX ALSACIENS PRÉVOYANTS

N.CALÉDONIE - PREMIÈRE LETTRE OUVERTE A MADAME MARYLINE SINEWAMI

PIRE QUE BENJAMIN STORA ET EN PRIME SUBVENTIONNEE PAR LE MINISTRE DES ARMEES !

QUAND HAMED HAMOU DEFEND JEAN MESSIHA SUR LE SITE ALGERIE PATRIOTIQUE

MACRON DOIT SE SÉPARER DE STORA COMME L'A FAIT MITTERRAND AVEC PISANI

CAMOMILLE JORDANA ET FATIMA SISSANI DEVRONT AU MOINS FAIRE L'OBJET D'UN RAPPEL A LA LOI

DOUBLE NATIONNALITÉ / DARMANIN ET DJEBARI NE PEUVENT RESTER MINISTRES

LETTRE DE J.M. WEISGERBER A Mme virginie JORON

SOS OUTRE-MER DEVIENT SOS ENFANTS DU LIBAN

LUTTE OUVRIERE N'EST PAS EXEMPTE D'UN CERTAIN SECTARISME

"J.M WEISSGERBER" FARIDA MEGDOUD ET LA PITOYABLE POSITION DE LUTTE OUVRIÈRE SUR LES HARKIS avec L'ADDITIF

"J.M WEISSGERBER" LA POUSSÉE DE FIÈVRE DE GAULLÂTRE DU DOCTEUR JEAN ROTTNER

"J.M WEISSGERBER" UNE CROIX SUR LA CROIX

BENJAMIN STORA DÉFENDU PAR GUY PERVILLÉ

QUAND LA JUSTICE ALGÉRIENNE VENGE L'O.A.S.

BENJAMIN STORA Ouf ! Il y a donc un antisémitisme de la droite extrême et STORA en est victime!

DÉCIDEMENT LOUIS ET PIERRE JOXE AVAIENT ET ONT UN INCROYABLE TALENT!

DAENINCKX, STORA et THURAM faux amis de nos compatriotes canaques

J.M WEISSGERBER" GRAVES DIVAGATIONS SUR L'ALGÉRIE FRANCAISE

J.M.WEISSGERBER " LE GRAND AIR VICTIMAIRE C'EST REPARTI AVEC SABRI ET L'HUMA!

J.M WEISSGERVER LE SERVILE B. STORA APPORTERA-T-IL DES ORANGES AU COUPLE YOUSFI

J.M WEISSGERBER L'IMPOSTEUR JEAN-PAUL SARTHE ENCORE ET TOUJOURS DÉIFIÉ

J.M. WEISSGERBER CONFRONTATION SÉNÉGAL-ALGÉRIE AU NIVEAU TOLÉRANCE

J.M. WEISSGERBER LE "MAGISTÈRE MORAL" DES GLUCKSMANN

J.M. WEISSGERBER JE RÉPONDS A ALGÉRIE PATRIOTIQUE

J.M. WEISSGERBER - ROSA ET KARIMA ! PIRE QU’HOURIA !

 J.M. WEISSGERBER - LA HAINE ENVERS LES HARKIS

"Jean-Michel WEISSGERBER" ANTI-RAPATRIÉ HIER, PRO-MIGRANTS AUJOURD’HUI.

Retour nos lectures. 

4 août 2019

CONFRONTATION SÉNÉGAL-ALGÉRIE AU NIVEAU TOLÉRANCE

Par Jean-Michel WEISSGERBER

Colmar, le 20 juillet 2019

(SEN : 10 – AL : 0)

En m’imprégnant de l’enfant chéri de la France [1] , je tombe sur un article de l’ancien journaliste de Jeune Afrique Economie, Mohamed YESSOUFOU SALIOU [2] , paru en l’an 2000 ou 2001 : « Le bon exemple sénégalais ».

Morceaux choisis : 

« Si sous d’autres cieux … les chrétiens et les musulmans se livrent depuis des décennies une guerre sans merci, au nom de la religion, au Sénégal, en revanche, les deux communautés vivent en bonne intelligence et s’apprécient mutuellement. Mieux, les musulmans bien que majoritaires (ils représentent plus de 80 % de la population) participent avec beaucoup d’enthousiasme et de ferveur à toutes les fêtes catholiques ».

Et pour mieux enfoncer le clou, notre vaillant YESSOUFOU SALIOU relève pertinemment ceci :

« les trois présidents qui ont gouverné jusqu’ici le Sénégal [3] sont de véritables symboles de cette tolérance, de cette fraternité, de cette unité nationale du pays de la Téranga (l’hospitalité sénégalaise).

Pour preuve, Léopold Sédar SENGHOR avait comme épouse une Blanche (une Française), son successeur Abdou DIOUF, bien que musulman, a épousé une métisse chrétienne, et son successeur, Me Abdoulaye WADE, actuel chef de l’Etat sénégalais, lui-même musulman croyant et pratiquant, a épousé aussi une chrétienne (française) Viviane WADE ».

L’impertinent journaliste d’origine béninoise, si j’ai bonne mémoire, pousse la provocation jusqu’à relever : « le comportement exemplaire des communautés religieuses sénégalaises est qu’on se le dise, le fruit d’une éducation qui date de l’époque coloniale (c’est moi qui souligne ici !).

Que l’on compare la situation qui, je pense pouvoir le dire, prévaut toujours au Sénégal (près de deux décennies après la parution de l’article) avec celle qui existe en Algérie (pays adversaire lors de la finale de la fameuse C.A.N.). On relèvera qu’il n’y a pas photo : dans le domaine de la tolérance pour le moins, le Sénégal écrase l’Algérie ! Je relève en outre, un passage assez révélateur de l’abîme qui sépare nos deux adversaires : « (Au Sénégal), friand(e)s de la mode occidentale, les jeunes filles musulmanes et catholiques portent avec une décontraction étonnante des pantalons taille basse, des hauts décolletés et des mini-jupes qui provoqueraient la furie des intégristes musulmans dans d’autres pays d’Afrique ».

Pour ma part, je suis persuadé que ce rapport à la sexualité au Sénégal, tel qu’il est décrit par M.Y.S. ne peut avoir que des effets bénéfiques pour tous, notamment quant au respect de la femme et à sa place dans la société. Sur le même sujet, en Algérie, las !, plusieurs affaires criminelles où sont impliqués des notables algériens, encore impunis, nous rappellent, si besoin était, que la femme algérienne [4] reste assujettie au code de « l’infamie ».

Jean-Michel WEISSGERBER


[1] Selon l’expression d’un de mes amis d’origine togolaise !

[2] que j’ai connu en effectuant un travail de lobbying en faveur d’un rapprochement de la France avec l’île d’Anjouan. Deux décennies plus tard, le problème reste entier.

[3] Evidemment cet article date, mais la situation au Sénégal semble heureusement perdurer.

[4] L’égalité Homme-Femme en Algérie reste un rêve inaccessible ! Les plumitifs d’un certain site algérien se disant patriotique (en réalité nationaliste et passablement islamiste) devraient se décider à prendre à bras le corps un immense problème qui demeure de façon lamentable outre-Méditerranée.

 Jean-Michel WEISSGERBER

Article transmis par Maurice Calmein

2 juin 2019

JE RÉPONDS A "ALGÉRIE PATRIOTIQUE"

Par Jean-Michel WEISSGERBER

Colmar, le 29 mai 2019

COMME C’EST MON DROIT : JE RÉPONDS A "ALGÉRIE PATRIOTIQUE"

Le 1er mai 2019 sous la signature quasi-anonyme d’un incertain Houari A. ,le site dit Algérie patriotique  a cru bon de me mettre nommément en cause sous le  gros titre "Un militant pro-harkis admet avoir voulu contacter de jeunes algériens".

Je m’efforcerais selon le très vigilant "patriote" algérien en question de "m’incruster sournoisement" (1) dans la société algérienne en détournant de jeunes Algériens de la Ferveur patriotique requise.

En fait, je suis l’un des rares Français à m’être inquiété du sort d’un certain nombre d’Algériens qui, pour des raisons diverses, semble-t-il, ont manifesté en Algérie même, leurs sentiments pro-français en brandissant notre drapeau tricolore.

Ces audacieux ont été réprimés à ce titre par les "autorités algériennes". Rien de bien sournois dans ma démarche : je m’appuie sur les dispositions de l’article 15 de la déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948, souscrite par la République Algérienne "démocratique et populaire", donnant droit à tout un chacun de changer de nationalité s’il le désire.

Par ailleurs, je ne me suis jamais caché de mon inclinaison, à défendre, à travers le monde, tous les individus et tous les peuples qui manifestent leurs sentiments francophones et francophiles.

C’est ainsi que dans ma contribution du 28 avril 2019 à Riposte laïque, violemment attaquée mais passablement censurée par le scribouillard d’A.P., j’ai fait part de mon itinéraire politique, qui, depuis un demi-siècle, a consisté

  1. à défendre obstinément la communauté harkie et son honneur ;
  2. à soutenir victorieusement ma regrettée première épouse d’origine camerounaise contre l’arbitraire d’un directeur d’hôpital et d’un psychiatre assermenté ;
  3. à m’impliquer dans la lutte du peuple anjouannais à se rapprocher de notre pays, voire à réintégrer le giron Français.Je suis allé plusieurs fois sur place !
  4. à défendre de mon mieux les jeunes Algériens pro-français mentionnés ci-dessus ;
  5. à aider autant faire que peut, une brave paysanne africaine francophone à se soigner

dans son pays,suite à un très grave accident de santé les frénétiques »ferrailleurs » d’A.P. n’ont dans leur hargne anti-Jean Michel Weissgerber voulu retenir qu’une chose, une prétendue immixion dans les affaires "patriotiques" algériennes, en vue évidemment de semer le trouble dans leur fier et orgueilleux pays et d’attenter au "nif " d’outre-Méditerranée.

Je serais un pied-noir nostalgique, voire ,semble-t-il, « pire » selon l’un des commentateurs, un juif ; mon patronyme Weissgerber étant proche d’un nom à consonnance très « juive » Weissman ! A toutes ces assertions qui s’avèrent évidemment malveillantes , je puis en quelque sorte « rassurer » mes interlocuteurs » :

  1. Je continuerai de mon vivant et même si nécessaire après, à défendre les jeunes  Algériens en question, me promettant même de réserver une attention toute particulière aux jeunes (et belles)Algériennes qui exprimeraient des sentiments patriotiques français; à ce sujet, je tiens à souligner que les Algériennes ont beaucoup perdu au change avec une « indépendance »qui les a plongées dans une situation pire que celle de la  prétendue »nuit coloniale » puisqu’elles restent toujours soumises à ce jour au code de l’infamie !
  2. Je ne cesserai de dénoncer les sentiments haineux à mon égard et surtout envers la France de celui qui signe pas très courageusement H.A. ainsi que ceux de tous ses alter-égos ! Au fait H.A. ne serait-il pas un de ces nombreux double-nationaux qui encombrent quelque peu le paysage français et qui croient devoir défier indéfiniment la patience de nos compatriotes ?

1) Souligné par votre serviteur

POST-SCRIPTUM

Selon WIKIPEDIA ,le site Algérie Patriotique a été fondé en 2012 par Lofti NEZZAR , fils du Général de même nom.

L’on comprend très vite que la dynastie NEZZAR soit très chatouilleuse sur le chapitre « HARKI »

El Watan, 12 juillet 2004.

Déclaration d’Hamlaoui MEKACHERA ,officier d’infanterie en 1958 en Algérie,rapatrié en 1962 : »J’étais aux enfants de troupe à Miliana. J’étais dans ma prime jeunesse avec les enfants qui sont devenus les responsables de l’Algérie comme Nezzar et Latreche. Nous avons passé notre adolescence ensemble »

Donc pas vraiment des « maquisards de la première heure » !

Liberté , 30 septembre 2004.

Question : "A la fin de la Guerre d’Algérie , il y a eu un épisode terrible : le massacre de dizaines de milliers de harkis par l’armée algérienne"

Réponse nezzaréenne :

« Moi, en tant que témoin, je peux dire qu’il (y) a  eu certains dépassements »

 Jean-Michel WEISSGERBER

Article transmis par Maurice Calmein

 

22 février 2019

DANS LES RUELLES DE MA JEUNESSE

            J'ai joué au pitchac que nous confectionnions avec des anciennes pièces trouées ou de vieilles chambres à air. Je me souviens de ces parties endiablées où les copains rivalisaient de talents avec les jongles et les javalettes.

            J'ai joué au tour de France avec les platicos. Sur la chaussée, à la craie, nous tracions un circuit avec plusieurs étapes et il fallait faire preuve de doigté pour faire avancer ces platicos vers l'arrivée de chaque étape. Chaque joueur empruntait le nom d'un des champions cyclistes de l'époque, les Bobet, Geminiani, Bartali, Coppi, Kubler, Koblet, etc.

            J'ai joué à capitoulé. C'était une course poursuite à perdre haleine mais nous avions du souffle.

            J'ai joué à burro-flaco. Moi qui était plutôt fluet, quand il fallait grimper sur la montagne d'échines, j'avais de la souplesse pour me projeter le plus loin possible et laisser de la place à ceux qui allaient sauter après moi. Mais quand il fallait supporter des poids lourds, je n'avais pas la résistance voulue et je m'effondrais lamentablement.

            J'ai joué aux pignols à la canal, au carré, au montonico ... Ce jeu se pratiquait pendant la période des abricots.

            J'ai joué aux cartettes, c'est comme cela que l'on disait dans mon quartier ; dans d'autres quartiers on disait cartelettes. La cartette c'était la partie illustré d'une boîte d'allumettes que nous découpions. Droitiers ou socatos, la paume de nos mains était rouge et enflée à force de frapper les cartettes pour les faire retourner.

            J'ai joué à tchinchinrimbola, queso de bola. Que venga, que venga la carotta (on ne disait pas zanahoria) la banana (on ne disait pas platano) etc. Et vinga les coups de lartigo ( un mouchoir torsadé qui tenait lieu de fouet) contre celui ou celle qui avait été désigné comme victime.

            J'ai enfourché un carrico dans des rues en pente en voulant imiter Fangio. Bien souvent, j'ai fait des bortoletas qui ma valaient des chichotés que j'essayais de résorber en y appliquant une pièce de cinq francs (anciens) que je maintenais fortement avec la main pendant quelques minutes.

            Assis sur le trottoir, nous jouions aux cartes à la briska, au gatico, à la ronda, à la belote aux enchères (au 81) où les tricheurs faisaient souvent renouncio.

            Nous jouions aussi au foot avec une balle de tennis. A cette époque, les automobiles étaient rares dans nos rues, ce qui nous permettait de jouer sans être interrompus par leur  rare passage.

            Les filles jouaient aux osselets, à la marelle ou à la corde à sauter. Pour ce dernier jeu, les garçons étaient souvent sollicités mais étaient moins adroits et souples que les filles.

            Ah que ... il y aurait tellement à dire en évoquant tous ces souvenirs de notre enfance là-bas.

Jean-Paul Ruiz le 22/02/2019

 

24 janvier 2019

L’ISLAMISATION DE L’ÉGLISE 1

Par José Castano

Première partie :Le rôle de l’Église dans la guerre d’Algérie

            « Les Algériens savent la part prise par les vrais chrétiens dans notre lutte libératrice. Certains nous ont aidés concrètement, n’hésitant pas à se trouver à nos côtés… » (Ahmed Ben Bella)

            Comme il se trouve aujourd’hui des représentants de l’Église pour encourager l’immigration et soutenir au nom de « l’amour de son prochain » toute une faune de dévoyés antifrançais, il s’est toujours trouvé, en Algérie et en France, de 1954 à 1962, des hommes d’Église pour couvrir les excès des égorgeurs du FLN, les héberger, les protéger et les soigner.

            L’identité idéologique de ce conflit algérien était avant tout antichrétienne. C’est d’une lutte entre la Croix et le Croissant qu’il s’agissait et aux yeux des responsables du FLN, c’est la Croix qui était l’objectif premier à abattre dans ce réduit chrétien sud méditerranéen. Comme Jeanne d'Arc l'avait fait pour la France, l'Eglise de France et celle d'Algérie auraient dû brandir à leur tour l'Etendard de la Délivrance contre ceux qui voulaient les soumettre au Croissant. De façon incompréhensible et difficilement explicable (à moins qu’il ne se fût agi que de « tendre l’autre joue »), elles allaient leur apporter leur soutien…

            Nos évêques « tiers-mondistes », aujourd’hui comme hier, si prompts à défendre les « droits de l’Homme » au détriment de la parole de l’Evangile, sont restés muets devant les crimes, les massacres, les viols et les égorgements du FLN. L’extermination de 150.000 harkis avec leur famille dans d’horribles tortures ne les a pas plus émus. Il est vrai que, probablement blasés par tant de crimes, ils ne pouvaient que demeurer insensibles à ces assassinats en séries que furent les massacres d’El-Halia et de Melouza, la tuerie du 26 mars 1962 à Alger et celle du 5 juillet 1962 à Oran. Dès lors, comment auraient-ils pu réagir à l’énoncé de cet ignominieux appel au meurtre du 14 février 1962 à 20h40 lancé par « La Voix des Arabes » en ces termes : « Frères combattants, combattez-les, luttez contre eux, ils sont tous nos ennemis. Transformez leur vie en enfer, ne les laissez pas échapper au châtiment mérité et contraignez-les à se mettre à genoux devant la volonté du peuple »… appel qui conduisit au pogrom anti-Français du 5 juillet 1962, à Oran, faisant  plusieurs milliers de victimes parmi la population civile européenne.

            Se sont-ils indignés davantage, ces honorables évêques –toujours prêts cependant à trouver une excuse aux « actes désespérés » des écorcheurs- quand ils ont pris connaissance de ces conseils donnés par « Aspect véritable de la rébellion algérienne » aux « frères » de l’Aurès, extraits du journal « El Zitouna » du 26 aout 1956, organe des étudiants de la Grande Mosquée du même nom de Tunis, une des plus réputées du monde islamique : « Mes frères, ne tuez pas seulement mais mutilez vos adversaires sur la voie publique… Crevez-leur les yeux… Coupez-leur les bras et pendez-les… Soyez certains, mes frères, que les soldats qui verront leurs camarades pendus à un arbre, avec un bras et une jambe en moins et un œil crevé, soyez certains, que ces soldats laisseront à l’avenir passer les caravanes d’armes et de provisions et se sauveront comme des rats ».

            Mais l’aide de l’Église ne s’arrêta pas à sa seule clémence envers les assassins. Sa participation active, en bien des cas, fut de notoriété publique…

            Si, a priori, l’Église n’a de pouvoir que celui de la parole du Christ, il en est autrement dans les faits. En effet, son influence demeure et nous ne pouvons oublier combien elle a marqué la scène politique de la guerre d’Algérie…

            Dès le début des événements, les nationalistes algériens disposaient de sérieuses connivences dans le milieu des intellectuels et ecclésiastiques français, qui s’étaient déjà fourvoyés durant le conflit indochinois en apportant leur aide au vietminh. Parmi ces « pères de l’Eglise », il était de notoriété publique que l’abbé Scotto (de Bab el Oued), l’abbé Desrousseau (d’El Biar), l’abbé Bérenguer (de Frenda),  favorisaient le travail d’un couple de professeurs, les Jeanson (de sinistre mémoire), qui aboutira à la parution en 1955, de « l’Algérie hors la loi », pamphlet qui entendait prouver la légitimité du FLN… puis à la mise sur pied des réseaux de « porteurs de valises » du même nom : les « réseaux Jeanson ».

            Dès 1956, les aides aux tueurs du FLN se multiplieront sous les formes les plus variées : protection, caches, approvisionnement en argent et en armes… Chez les progressistes chrétiens, journalistes et prêtres fourniront un contingent très important… Des femmes verseront également dans la collaboration en hébergeant des chefs rebelles, les transportant et distribuant les ordres. Les poseuses de bombes, musulmanes et européennes, feront tranquillement retraite chez les Sœurs blanches à Birmandreis ou chez les Clarisses à Notre Dame d'Afrique qui, pourtant, les savaient recherchées par la police. Chez les Pères Blancs, le Père Collet n'ignorait pas les activités de ses hôtes de passage… La police identifiera plusieurs prêtres de la « Mission de France » dont certains prêtres ouvriers, Jean Urvoas et Robert Davezies ainsi que l’abbé Boudouresque qui se feront particulièrement remarquer… Quant à l'abbé Bertal, de cette même mission, il donnera asile à Daniel Timsit et à Salah, alias Oussédik Souali, qui lui avoueront, pourtant, fabriquer des bombes. Ce réseau d’artificiers comprenait, en outre, Chafika Meslem, agent de liaison entre le FLN, le Parti Communiste Algérien et les libéraux, Denise Walbert et les époux Gautron, militants communistes. L’abbé Barthez sera l’hôte et le protecteur attitré de ce réseau, hébergeant de surcroît, en quasi-permanence, la fameuse Raymonde Peschard (la pasionaria communiste) qui avait placé une bombe dans un car de ramassage scolaire à Diar es-Saada.

            En 1957, le passage de terroristes clandestins à la frontière espagnole s’était amplifié. Il s’agissait de « spécialistes » de l’organisation spéciale du FLN, formés aux « actions ponctuelles » et à la manipulation des explosifs dans les camps du Maroc. L’abbé Davezies, Etienne Bolo, Jacques Vignes participeront activement au transport, à l’hébergement, à la mise en place des tueurs envoyés par le GPRA pour intervenir en France. En Algérie, une dizaine de prêtres dont les abbés Scotto, Bérenguer, Desrousseau, Barthez et Cortes, ainsi que des religieux de Notre Dame d’Afrique, seront impliqués dans les réseaux de soutien allant jusqu’à mettre leur presbytère à la disposition des égorgeurs. Assurés de trouver dans la maison du Seigneur l'abri et l'aide leur permettant de continuer leur œuvre criminelle, ces protégés pourront ainsi préparer attentats et exactions sans être inquiétés.

            Le 4 Avril 1957, 28 inculpations et 18 mandats de dépôt (préventive) interviendront à Alger dans l'affaire du soutien au FLN apporté par les « libéraux » (on ne dit plus « communistes »). Parmi eux, la poseuse de bombe, Raymonde Peschard… qui s’évadera et rejoindra le maquis. Elle sera tuée les armes à la main dans le Constantinois (ce qui n'empêche pas de la présenter, encore de nos jours, comme torturée et assassinée par les paras). L’abbé Barthez, deux conseillers municipaux et deux médecins feront partie de ces arrestations. Seule la protection papale et gouvernementale dont il est l’objet évitera à Monseigneur Duval, archevêque d’Alger, chef de file des soutiens du FLN, d’être lui-même inculpé…

            Pour ces « hommes d’église », les Français d’Algérie n’avaient pas le droit de se défendre contre les actes criminels des terroristes. Selon leur conception de la « charité chrétienne »,  le devoir de ces Français-là était, soit de fuir, soit de se laisser tuer, soit de ramper, soit de faciliter l’émergence de la nouvelle république algérienne. Leur argumentation était la suivante : « l’Église s'est toujours compromise avec les forces de la réaction ; il est temps qu'elle s'inscrive dans le camp de la révolution prolétarienne ». En réalité, ces traîtres à leur Patrie  s'identifiaient parfaitement à « l'anti-croisé » dont l’une des figures, l'abbé Scotto, n’avait de cesse de rassurer ceux qui pouvaient réprouver les attentats aveugles du FLN. Pour ce curieux directeur de conscience, la cause des terroristes demeurait juste quels que fussent les moyens utilisés...

            Concernant Monseigneur Duval, tout le monde, à Alger, police comprise, savait que les immeubles de l’Evêché abritaient les chefs du FLN en transit dans la capitale, et même certains terroristes recherchés par la police et l’armée. Arabophile déclaré, il refusera, officiellement, de célébrer un office à la mémoire de soldats français, prisonniers du FLN, assassinés par leurs geôliers « pour ne par heurter les Arabes », osera-t-il préciser de la manière la plus abjecte. Dans son livre « Au nom de la vérité », il s’enorgueillira d’avoir obtenu par les chefs du FLN un satisfecit lors du congrès de la Soummam qui soulignait « l’attitude réconfortante de l’archevêque se dressant courageusement et publiquement contre le courant et condamnant l’injustice coloniale ». A la proclamation de l’indépendance, il fut l’un des premiers chrétiens à prendre la nationalité algérienne (tout comme l’abbé Scotto et l’abbé Bérenguer), ce qui lui valut d’abord le surnom de Mohamed et ensuite la pourpre cardinalice…

            Parmi les progressistes chrétiens, les protestants ne furent pas en reste… En mars 1958, par exemple, le pasteur Mathiot fut inculpé avec une équipe de fidèles : responsables de boîtes aux lettres, dépôts d’armes, collectes de fonds, hébergement et de complicités diverses avec les terroristes du FLN. Cependant, à l’opposé, bon nombre de prêtres soutenaient l’action de l’Algérie française, mais quand ils n’étaient pas mis au ban de l’Eglise par leur hiérarchie, il arrivait qu’ils fussent purement et simplement éliminés… à l’instar de l’abbé Therrer, curé des Sources, à Birmandreis. Pourquoi donc n’avoir pas dit, dans son éloge funèbre, qu’il avait été assassiné par le FLN, protestèrent ses paroissiens ? Pourquoi donc n’avoir pas rappelé que les derniers mois de sa vie furent un véritable calvaire ? Il vit son église, à peine édifiée, profanée et pillée à deux reprises ; il vit aussi son presbytère entièrement dévalisé, sa voiture lapidée à plusieurs reprises… mais l’Evêché demeura de marbre… Enfin, le soir de son assassinat, son église fut incendiée et l’Eglise ne réagit point. Au cours des mois suivants, plus de quatre cents églises, sur les cinq cent soixante-sept que comptait la Chrétienté d’Algérie, furent désaffectées, profanées, parfois transformées en mosquées ou détruites, ce qui n’émut pas outre mesure ni Clergé, ni Episcopat…

            Dès la proclamation du « cessez-le-feu », les enlèvements d’Européens se multiplièrent. Des familles entières originaires du Bled voulant rejoindre les ports et les aérodromes disparurent. Les enfants en bas âge –voire les bébés-, quand ils ne furent pas éliminés avec leurs parents, furent élevés dans les écoles islamiques et arabisés par un nouvel état civil. Les femmes et les jeunes filles furent condamnées à vivre dans les maisons closes d’Algérie, ou d’autres pays musulmans ou encore en Amérique Latine. Plus de 5000 Européens disparurent ainsi en quelques mois sans que l’Église, qui était au courant de cette tragédie, n’élevât la moindre protestation.

            C’est au lendemain de cette guerre que l’on apprit par la bouche même des fellaghas la monstrueuse collusion de certains prêtres français avec les tueurs du FLN. A cet effet, un chef rebelle, Amar Ouzegane écrivit : « Partout des prêtres nous ont secourus, hébergés, soignés. L’Eglise catholique a rompu avec le passé colonialiste ». Et on pouvait lire encore dans « Révolution Africaine » : « Des prêtres catholiques ont prêté assistance aux militants du FLN poursuivis par la police colonialiste ».

            En 1950, dans son allocution en la cathédrale Saint Philippe (aujourd’hui devenue mosquée) à l’occasion du centenaire de la consécration de l’Algérie au Sacré-Cœur, Mgr Leynaux évoquait la grande et belle ville, « l’antique cité barbaresque, autrefois riche des dépouilles de la chrétienté… » et il disait au Nonce apostolique, Monseigneur Roncalli (futur Jean XXIII) : « Vous découvrirez avec joie les souvenirs émouvants de l’ancienne Église d’Afrique… Cette glorieuse Eglise, vous la retrouverez vraiment ressuscitée. Et si vous pleurez avec nous sur la dévastation séculaire de ses monuments sacrés, vous verrez partout, dans nos villes et dans nos villages, des chapelles et des églises qui attestent sa volonté de ne pas mourir et de continuer de rendre gloire à Dieu en travaillant au bien suprême, au salut de tous ses enfants, toujours indissolublement attachés et unis comme nos ancêtres, les premiers chrétiens, à la Chaire de Pierre ».

            Si Mgr Roncalli a pu voir l’ancienne Église d’Afrique ressuscitée, le délégué apostolique d’aujourd’hui, en Afrique du Nord, pourra pleurer sur sa ruine…

            Dans ces quelques lignes bien incomplètes, je voudrais éclairer les consciences sur le vrai drame de l’Église, d’une part en Algérie : effondrement d’une chrétienté dans les larmes et le sang, étouffement par l’erreur, le mensonge et les plus honteuses compromissions, et d’autre part en France, actuellement, où nous retrouvons les mêmes causes dans cette alarmante désertion face aux valeurs chrétiennes. C’est de cette façon que mourut, déjà, le christianisme en Algérie…

            Et maintenant, sur la terre de Saint-Augustin redevenue un moment chrétienne, les clochers s’écroulent à nouveau et les sables qu’apporte le Vent de l’Histoire recouvrent lentement jusqu’au nom même du Christ.

José CASTANO

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« En politique, trahison, lâcheté et hypocrisie sont des religions. C’est pour cela que nous avons de si mauvais gouvernants » (Laurent DENANCY)

Prochainement, seconde partie : La démission de l’Église face à l’islam

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17 décembre 2018

LETTRE OUVERTE A M. MACRON - PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Je doute fort que cette lettre reçoive une réponse mais elle est à l'image de l'état d'esprit de beaucoup d’électeurs actuels:

La Grande Motte, le 19 novembre 2018

Monsieur le Président,

            Née en février 1947, citoyenne Française, d’une mère originaire des Cévennes et d’un père immigré d’Espagne à 4 ans, fière de mes origines, respectant les Lois de mon pays, je me permets de vous adresser ce courrier pour vous faire part de mon mécontentement croissant face au devenir de notre belle France.

           Après l’obtention du B E P C en juin 1963, j’ai aussitôt travaillé sans pouvoir poursuivre mes études, car il fallait que j’aide financièrement mes parents ouvriers qui avaient eu la charge de 5 enfants.

           Mon premier emploi a été celui de dactylo ((car pendant mes années de scolarité de quatrième et troisième (15 et 16 ans), j’ai suivi des cours du soir et obtenu un CAP d’aide comptable, et un CAP de sténo dactylo)). Je ne traînais pas dans la rue pour brûler poubelles et voitures.

           Mon parcours professionnel s’est poursuivi de 1963 jusqu’en janvier 2005. J’ai validé mes acquis professionnels en 2005 et obtenu ainsi un BTS de secrétaire de direction. Pas pour retrouver un emploi mais pour mes filles et petits enfants.

           Pendant ses 42 années de labeur, j’ai eu trois arrêts de travail : deux pour maternité, un pour poignet cassé. (Lors de ce dernier arrêt, j’ai eu « le privilège » que l’on m’apporte du travail à domicile pour ne pas perdre de temps). 

           J’ai travaillé 39 heures, samedi matin compris et je n’ai jamais rechigné à la tâche. J’ai obtenu quatre médailles du travail : Bronze, Argent, Or, Grand or.

           Aujourd’hui je suis bénévole : secrétaire depuis 2008 d’un club sportif à la Grande Motte, et également Présidente depuis 2015 du Conseil Syndical de la résidence où j’habite. Je ne reçois ni salaire ni prime pour ce bénévolat.

           Ma retraite est correcte et je ne me plains pas quoique depuis quelques temps elle se réduise comme peau de chagrin. Mais il faut aider la France à se reconstruire !

ET C’EST LA OU LE BAT BLESSE.

           A la lecture des lignes précédentes, vous comprendrez que j’ai toute légitimité pour vous écrire. Sachez que le mouvement citoyen réussi « non politique » du 17 novembre n’est que les prémices de ce que vous allez avoir à supporter de vos concitoyens qui respectent leur pays et qui en ont assez d’être les vaches à lait du monde politique.

           Vous voulez trouver de l’argent ? Quelques suggestions :

           Pourquoi le monde politique garde t’il ses privilèges après la fin de sa fonction ? Président, Premier Ministre, Ministre, Député, Sénateur etc. Vous avez fini votre mission ? Vous redevenez simple citoyen. Pourquoi voiture de fonction, pourquoi secrétaire, pourquoi bureau, pourquoi chauffeur, pourquoi obsèques payées par les contribuables, pourquoi garde du corps (leur vie est en danger plus que la nôtre ?)

           Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse politique qui n’œuvre plus pour le pays. (Pour nous, employés du privé ou du public en fin de carrière : plus de prime, plus d’allocations vacances, plus de treizième mois, plus de tickets restaurants, plus de chèques vacances, nous ne gardons aucun privilège, alors pourquoi eux ?)

           Pourquoi les prisonniers qui ont commis des méfaits sont-ils mieux lotis que nos résidents de maison de retraite ? Douche journalière, salle de sport, bibliothèque et j’en passe. Et maintenant peut être la téléphonie et Internet. Pourquoi ne demande-t-on pas à leur famille de payer un loyer journalier ?

           Pourquoi le terroriste du 13 novembre a t’il quatre pièces à sa disposition alors que des familles entières n’en ont qu’une seule ? Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse de fainéants qui bafouent notre pays. Pourquoi donner et redonner sans cesse aux pays sous-développés ? Ne savez-vous pas que ce sont les dirigeants qui empochent « notre » argent, et que le peuple ne bénéficie que de miettes ?

           Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens ces dons, alors que tant de Français dorment à la rue et ne mangent pas à leur faim. Pourquoi accueillir tant de migrants qui rentrent chez nous illégalement ? Pourquoi ne pas les ramener à leurs frontières (sans prime!) et demander à leurs gouvernements respectifs de les prendre en charge. Nous avons besoin de cette immigration, c’est exact, mais qu’elle soit légale. Cette possibilité doit exister : faites là appliquer. Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse qui vient profiter des acquis sociaux durement gagnés pendant des décennies par les français de souche et qui sont redistribués à des inconnus qui ne viennent que pour récolter le fruit de notre labeur.

           Pourquoi faire bénéficier les migrants des soins de santé gratuits ? De versement mensuel alors qu’ils n’ont jamais travaillé et cotisé ? Pourquoi verser des retraites supérieures à celles de nos agriculteurs à des personnes étrangères qui sont arrivées en France illégalement puis nationalisées ? Pourquoi accepter qu’un homme puisse avoir plusieurs femmes qui se déclarent « personne isolée » et qui profitent de toutes les aides ; si une femme « pond » un enfant par an, elle ne peut pas le faire seule non ? (Certains diront que François MITTERRAND a fait pire, mais chut ! personnage politique donc tous les droits …) Pourquoi ne pas compenser toutes aides sociales par un travail d’utilité publique ? Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûte à vos concitoyens cette masse de profiteurs.

           Pourquoi emprunter encore et encore alors que notre PIB dépasse l’entendement. Mon budget est simple : j’ai X euros, je dépense X euros à valeur égale. Je peux vous donner l’adresse de mon banquier qui vous confirmera que je ne dépasse pas le montant de ma retraite et que j’évite ainsi les frais d’agios. Tant pis pour le restaurant, tant pis pour les vacances, tant pis pour les vêtements, tant pis pour les petits plaisirs …

           Alors pourquoi une piscine pour la résidence secondaire qui appartient à l’état, donc à nous, mais donc vous seul profitez ? Pourquoi une nouvelle vaisselle à l’Élysée ? Pourquoi chaque homme politique « veut–il marquer son passage » que ce soit vous, les ministres, les maires etc. La France doit arrêter de jouer à la « RICHE » alors qu’elle est pauvre !!!! Mettez les politiques au SMIC et dites-leur de faire fonctionner leur cervelle avant de dépenser sans compter. Ils doivent quand même savoir qu’un budget c’est d’un côté les RENTRÉES, de l’autre côté les SORTIES, et que les deux doivent s’équilibrer.

           Dites-leur que la fonction politique n’est pas un tremplin pour s’enrichir personnellement mais pour aider les citoyens de leur pays à vivre dignement à défaut de s’enrichir. Plus de pot de vin. Vous devez connaître le chiffre exact de ce que coûtent à vos concitoyens ces emprunts qui ne leur servent absolument pas à vivre correctement au jour le jour, mais juste à enrichir l’élite.

           La liste pourrait être doublée, triplée, quadruplée. Mais inutile. Ayez conscience que nous ne sommes plus sous un régime de monarchie et que l’une de vos principales tâches doit être de réduire les charges de l’État. Les politiques sont des hommes comme les autres et ils sont payés pour une mission ponctuelle. Ensuite basta. Vous demandez bien à votre peuple de France de réduire son train de vie à la retraite. Faites de même au plus haut niveau de l’état, et vous serez reconnu apte à nous diriger. Limogez les mille feuilles, allégez les services publics. Vous voulez réformer ? Réformez intelligemment par une meilleure gestion. Montrez l’exemple à toute votre équipe de politiques.

           Montrez-nous que vous, notre Président élu, vous aimez votre pays et son peuple avant de vouloir « aimer » les autres peuples (et peut être tout simplement vous-même). Prenez la direction du chemin de l’économie que vous nous demandez, respectez nous, et nous vous respecterons.

REDONNEZ NOUS LA FIERTÉ D’ÊTRE « FRANÇAIS ».

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout.

Recevez, Monsieur le Président, mes sincères salutations.

Madame ADAN Jacqueline

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12 décembre 2018

PACTE DE MARRAKECH SUR LES MIGRATIONS

Document transmis par José Castano

Lettre au Président de la République à l’initiative du général Martinez

Paris, le 07 décembre 2018

Monsieur le Président,

            Vous vous apprêtez à signer les 10 et 11 décembre prochains le "pacte mondial sur les migrations sûres, ordonnées et régulières" qui institue un véritable droit à la migration. Il pourra s'imposer à notre législation nationale par le biais de traités préexistants ou du principe de responsabilité commune fixé dans ce pacte.

            Il nous apparaît que la seule souveraineté qui restera à la France consistera à fixer librement la façon dont les objectifs du pacte devront être mis en œuvre. Vous ne pouvez pas céder ce nouveau pan de la souveraineté nationale sans un débat public alors que 80% de la population française considère qu'il faut stopper ou réguler drastiquement l'immigration. En décidant seul de signer ce pacte, vous ajouteriez un motif de révolte supplémentaire à la colère d'un peuple déjà malmené. Vous vous rendriez coupable d'un déni de démocratie, voire de trahison à l'égard de la nation.

            Par ailleurs, les finances de notre pays sont exsangues et notre endettement progresse. Vous ne pouvez donc pas prendre le risque d'un appel d'air migratoire coûteux sans avoir démontré préalablement que vous ne serez pas obligé de recourir à plus d'impôts pour répondre aux objectifs du pacte. D'autre part, vous devez être capable, en terme sécuritaire, de juguler les conséquences liées à l'arrivée de populations extra-européennes. Enfin, vous ne pouvez pas ignorer que l'essence même du politique c'est d'assurer la sécurité à l'extérieur et la concorde à l'intérieur. Or, cette concorde ne peut être obtenue qu'à la condition de maintenir une certaine cohérence interne de la société seule capable de permettre de vouloir faire ensemble, ce qui devient de plus en plus problématique aujourd'hui.

            En effet, l'Etat français réalise un peu tard l'impossibilité d'intégrer des populations trop nombreuses, de surcroît de culture totalement différente, qui se sont regroupées au cours de ces quarante dernières années dans des zones qui ne se soumettent plus aux lois de la République.

            Vous ne pouvez pas décider seul d'effacer nos repères civilisationnels et nous priver de notre patrie charnelle.

Nous vous demandons donc de surseoir à la signature de ce pacte et d'appeler par voie de référendum les Français à se prononcer sur ce document. Vous êtes comptable devant les Français de vos actions. Votre élection ne constitue pas un blanc-seing. 

            Nous soutenons l'initiative du Général MARTINEZ contre la signature de ce pacte qui doit être adopté par les États membres de l'ONU à la Conférence intergouvernementale de Marrakech.

Général Antoine MARTINEZ

M. Charles MILLON – Ancien Ministre de la Défense
Général Marc BERTUCCHI
Général Philippe CHATENOUD
Général André COUSTOU
Général Roland DUBOIS
Général Daniel GROSMAIRE
Général Christian HOUDET
Général Michel ISSAVERDENS
Amiral Patrick MARTIN
Général Christian PIQUEMAL
Général Daniel SCHAEFFER
Général Didier TAUZIN
Colonel Jean Louis CHANAS

PACTE DE MARRAKECH AU FORMAT PDF

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4 novembre 2018

BULLETIN D'HUMEUR N° 231

Libre propos citoyen

Document transmis par

LE PHAREFOUILLEUR  le Mardi 4 décembre 2018.

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen - Article XI - 1789

IL FAUT EN FINIR AVEC MACRON : DÉMISSION, RÉFÉRENDUM ou DISSOLUTION !

Madame, Monsieur, cher(e)s ami(e)s et compatriotes,

         Nous connaissons bien le proverbe « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise ». Autrement dit, lorsque l’on brave un danger trop souvent ou que l’on commet toujours la même faute, on finit par en être la victime. Sublime métaphore de l’usure !

         MACRON le connaît bien sûr mais il a feint d’en ignorer la portée en imposant des choix politiques dictés par les maîtres-manipulateurs mondialistes tels le nain Jacques ATTALI et l’oligarque Georges SOROS. D’une formule qui en vaut cent :

MACRON est le seul responsable de la révolte des Gilets jaunes.

         Il a mis le feu à la France. Un Président de la République a dans sa panoplie de fonctions celle d’un pompier et non celle d’un pyromane. Il faut faire payer son insolence à cet arriviste dévoyé !

         Au stade de ce gâchis politique et social, après 18 mois d’une présidence arrogante, qui provoque rien de moins qu’un début de guerre civile s’il en a où je pense (pardon pour cette formule peu élégante), il ne lui reste que trois options dignes :

- DÉMISSIONNER, il ne le fera pas car la soupe est bonne à l’Élysée,

- PROVOQUER UN RÉFÉRENDUM, avec le risque d’un désaveu national,

- DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE, mais il perdrait sa majorité.

         Il ne fera aucun de ces choix car… il gouverne contre le peuple !

         Attendons de voir quels « lapins » vont sortir de son chapeau.

Merci de votre aimable considération. Bien cordialement.

Michel Salanon...de l'Hôtel Saint Maurice d'Aïn-el-Turck 

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26 septembre 2018

LES BARBOUZES - SUPLICIÉS ET TORTURÉS POUR L'ALGÉRIE FRANCAISE

Avec le concours de Jean-Paul Ruiz

Le communiste Maurice Audin était complice actif du FLN. La France étant en guerre contre le FLN et l'ALN, sa branche armée, Audin était un traître à sa patrie et méritait d'être exécuté comme le fut l'algérois Yveton, autre communiste qui avait rejoint le FLN. Ceux qui considèrent Audin comme un martyr, victime de l'Armée Française, sont hémiplégiques et occultent volontairement les assassinats commis par le pouvoir gaulliste et ses barbouzes contre les défenseurs de l'Algérie française.

 * Charly Daudet:

Charly Daudet est né à Oran en 1926. Il s'engage très tôt en faveur de l'Algérie française, passant de Volonté Algérienne en 1955, puis au FNF et au FAF et enfin à l'OAS. Arrêté le 10 septembre 1961 à Constantine, il a été trouvé mort dans sa cellule trois jours après. Ses assassins, le commissaire Amichaud et le contractuel Manfredi ont tenté de maquiller leur crime en suicide en pendant le cadavre de Charly. La mise en bière a été ordonnée de toute urgence, mais une contre autopsie a révélé :

1- un état physique à la dernière extrémité (Charly est resté trois jours sans nourriture avec pour seule boisson de l'eau salée)

2- des marques d'électrodes apparaissant sur plusieurs parties du corps.

3- la nuque portant la trace d'un coup très violent.

Amichaud et Manfredi ont obtenu leur mutation immédiate, signant ainsi leur forfait. Selon la version de ces deux horribles tortionnaires, Charly Daudet se serait suicidé en se pendant au moyen d'une serviette éponge à l'espagnolette d'une fenêtre. Daudet mesurait 1,75 m et ça n'est pas facile de se pendre à une poignée de fenêtre située à 1,10 m du sol. Il faut avoir une singulière envie d'en finir avec la vie. Un médecin, le Dr Ohlicher refusa le permis d'inhumer. Un témoin, membre du Service de secours, appelé pour réanimer la victime, entendit l'un des deux tortionnaires demander à son acolyte :"Qu'as-tu fait?" - "Il ne voulait pas parler, j'ai mis le courant fort". Et le jeune martyr a pu signaler, une demie heure avant sa mort, cet acte de barbarie digne des méthodes soviétiques par ces quelques mots :" Je n'ai pas parlé, il faut continuer la lutte jusqu'au bout". 

Avant de quitter Oran, le 22 avril 1961, il avait dit à sa mère : "Tu seras fière de moi, Maman".

(Tract de l'OAS publié par l'ADIMAD-MRAF)

 * Les frères COUTURIER

À Ténès, le 14 janvier 1962, deux frères Henri COUTURIER 18 ans, Paul COUTURIER 14 ans, enlevés par les terroristes FLN avec la complicité de barbouzes gaullistes. Séquestrés, suppliciés, torturés durant deux mois glacials dans le maquis du Zaccar (Orléansville). Retrouvés ligotés, ventres ouverts, égorgés et émasculés le 18 mars 1962 (jour de la signature des prétendus accords d'Évian). Les pouvoirs publics ayant refusé de restituer les corps à la famille profondément éplorée et meurtrie ad vitam aeternam, il lui a été impossible d'avoir ni office religieux, ni obsèques, ni sépulture.

(Site de Tenes).

Bien sûr, il y a eu d'autres exemples de martyrs de l'Algérie française suppliciés et torturés par l'équipe spéciale du colonel Debrosse à la caserne des Tagarins à Alger.

Entre autre le cas de MADAME GENEVIEVE SALASC, épouse d'un médecin algérois, qui avait été internée et torturée sauvagement car Debrosse voulait qu'elle dévoile où se cachait le général Salan.

Certains de ces tortionnaires ont été décorés de la médaille d'argent "pour acte de courage et de dévouement".


Par Didier Ball Publication : 21 septembre 2018

J'AVAIS 12 ANS.

           J’avais 12 ans quand les terroristes du FLN soutenus par Maurice Audin, déposaient leurs bombes dans les bus, les stades, les salles de spectacles et de concerts, et les brasseries d’Alger.

           J’avais 12 ans quand j’ai été confronté au corps affreusement mutilé d’une femme, rassemblé à la hâte sous son manteau, victime d’une poseuse de bombe du FLN soutenue activement par Maurice Audin, et retrouvée quelques années plus tard dans un hôpital parisien, soignée vraisemblablement grâce à l'A.M.E. !!!

           J’avais 12 ans quand je retrouvais les parents d’un ami scout à l’hôpital Mustapha à Alger, elle amputée au niveau du genou et lui amputé d’un pied, victime d’une bombe placée dans un lampadaire à l’arrêt d’un bus, par un terroriste du FLN soutenu activement par Maurice Audin.

           J’avais 12 ans lorsqu’un ami de mon père, Mercier (son prénom m’échappe), syndicaliste CFTC aux Chemins de fer Algériens a été lâchement abattu de trois balles dans la tête par un terroriste du FLN soutenu activement par Maurice Audin, son corps ensanglanté gisant de longues heures sur un trottoir sous son imperméable.

           J’avais 12 ans lorsque j’ai moi même échappé aux conséquences d’un attentat perpétré par un terroriste du FLN soutenu par Maurice Audin contre un commerce de vêtement de la rue d’Isly à Alger.

           J’avais 16 ans quand mon copain Gérard Briard, élève de 1ère M’ au lycée Bugeaud a été abattu de deux balles dans la tête, à coté de moi, sous les arcades de la rue Bab Azoun à  Alger, par un terroriste du FLN que Maurice Audin avait activement soutenu. Le jour de ses obsèques son père m’a dit «  Ne pleure pas Didier, un ange de plus au ciel »

           J'en connais qui, au même âge roucoulait avec leur prof de français !!

J’écris ces lignes la rage au coeur, l‘émotion à fleur de peau et les larmes aux yeux. C’est dire quel était mon état d’esprit lorsque Emmanuel Macron a décidé d’honorer la mémoire du collabo Maurice Audin.

           On a les héros que l’on peut. Danielle Mitterand allait se prosterner devant Castro à Cuba. Marchais faisait régulièrement le voyage à Moscou. Macron se contente d’un minable déplacement à Bagnolet à la recherche de soutien auprès d’une population déjà fortement haineuse de la France et de ses valeurs.

           En guise de héros, je préfère le Capitaine d’Anjou mort à la tête de ses troupes à Camerone; Geneviève de Galard, infirmière dans l’enfer de Dien Bien Phu; le sergent-chef Flament du 1er REP, Français par le sang versé, mort en opération dans le sud algérien; le général Bigeard, officier le plus décoré de l’armée française; le Colonel Arnaud Beltrame et tous les anonymes qui ont fait don de leur vie sous les plis du drapeau tricolore.

           Monsieur Macron vous n’êtes pas digne de la fonction que vous exercez.

           A Lyon, à Toulouse, à Montauban, au Bataclan, chez Charlie et à l'hyper casher, au métro Saint Michel, à Nice sur la promenade des Anglais ,....., et un peu partout en Europe ce sont les descendants des barbares soutenus activement par Maurice Audin qui sèment leur oeuvre de mort dans des flaques de sang et des membres déchiquetés et il y a encore des Maurice Audin dans la société française prêts à passer à l'action.

           Et puis est arrivée à l'Assemblée Nationale Madame Parly. La frange bien coiffée, le tailleur strict, propre sur elle. Elle est venue nous parler des droits de l'homme et de dignité.Evidemment la torture "c'est pas bien" surtout si on aborde le problème de manière hémiplégique.

           Le grand Albert Camus avait résolu le problème "entre ma mère et la justice, je choisi ma mère".

           Alors Madame Parly pouvez vous affirmer que semer volontairement des bombes dans des lieux publics fréquentés par des civils c'est respecter les droits de l'homme et en particulier ceux des enfants handicapés à vie à cause des barbares soutenus activement par Maurice Audin.

           Alors Madame Parly pouvez vous affirmer qu'à Melouza, massacrer des femmes, musulmanes, à coups de pelle et de gourdin et éventrer celles qui étaient enceintes pour massacrer à coups de pierre les enfants qu'elles portaient, c'est respecter les droits de l'homme. Les victimes étaient supposées soutenir le MNA. Les assassins étaient des membres du FLN et de l'ALN soutenus activement par Maurice Audin.

           Alors Madame Parly pouvez vous affirmer que le massacre de 50 000 à 70 000 harkis, abandonnés par la France en Algérie, c'est respecter les droits de l'homme.

           Alors Madame Parly pouvez vous affirmer que refuser aux descendants de ces harkis de retourner sur LEUR terre, celle de leurs ancêtres c'est respecter les droits de l'homme.

           Ma grand-mère disait qu'il fallait tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de dire une sottise, pour rester poli. Alors madame, la dignité que vous avez évoqué, vous eussiez dû la faire vôtre ....... et vous taire

Didier Ball

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22 septembre 2018

LETTRE DE SIMONE GAUTIER AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Transmis par José Castano

Cannes le 21 septembre 2018

Madame Simone GAUTIER
14 avenue de France
06400 Cannes

Monsieur le président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue  Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Objet : Affaire AUDIN / Affaire 26 mars 1962

Monsieur le président de la République,

Dans « l’affaire AUDIN », comme disent les journalistes, le corps du « disparu »,  n’a pas été retrouvé. Mais ce n’est pas un inconnu…

Dans « l’affaire du 26 mars 1962 », les corps sont retrouvés, massacrés, mélangés certes, les chairs éclatées, jetés en vrac à la morgue de l’hôpital Mustapha, mais « ils » sont là.

Dès leur arrivée, ils furent dénudés et rendus bien propres, bien lavés de tout ce sang, bien rangés les uns sur les autres, sur les tables et même parterre, bien alignés… les familles cherchant le sien, tirant par les pieds quand il en restait, hurlant en découvrant le visage fracassé… C’est vrai qu’au début on pataugeait dans le sang.  Et tout ce sang sur soi reste indélébile…

Par rapport à la disparition d’AUDIN, il est vrai : quelle « chance » pour les familles ! Ces corps étaient là, pas entiers, certes, mais bien là ! Les ambulances, déjà sur place, avaient fait du bon travail. Du « bonheur » en somme malgré nos pleurs et nos cris !...

Et l’Etat français, sans doute par compassion devant cette douleur, jeta à la rue, en pleine nuit, hors de l’hôpital, abandonnant leur mort, ces familles, dont je faisais partie. Quel mépris ! Quelle honte !...

Alors que chacun était si « heureux » d’avoir récupéré « son mort » et de finir la nuit près de lui, les corps furent aussitôt mis en bière, dans la pesanteur angoissante du « couvre-feu » et dans une interdiction absolue de toute présence familiale. C’était –paraît-il- afin « de nous épargner cette douleur »… par charité chrétienne sans doute !...

Ces cercueils plombés furent dispersés en catimini dans les différents cimetières de la ville et les familles, désemparées, couraient dans tous les sens pour retrouver « son mort », esseulé, séquestré dans une boîte posée là, au milieu de nulle part… Il y avait un nom sur une étiquette : c’était « à prendre ou à laisser ! »… Personne ne savait si la dépouille qui se trouvait dans cette boîte au fond d’un trou hâtivement creusé de nuit, était bien « son mort »…

Dans la tragédie du 26 mars 1962, on a fait disparaître les morts !

Depuis lors, le temps a passé mais la blessure demeure… « L’affaire du 26 mars » (comme l’appellent les médias) demeure enfouie sous une chape de plomb. C’est le grand silence de l’Etat complice… Le déni de justice qui, depuis 56 ans, recouvre la France d’une honte indélébile…

Cette « affaire » serait-elle d’une toute autre dimension que l’affaire AUDIN ?... Les 80 morts de la rue d’Isly auraient-ils moins d’intérêt à vos yeux que celui d’un traitre à sa Patrie ?

« L’affaire AUDIN » aura, néanmoins, suscité ma quête de la Vérité… Je  voudrai savoir, enfin, qui se trouve dans cette boîte devant laquelle je m’agenouille…

Un 26 mars 1962, mon mari, ancien officier du Commando de Marine Trepel est tombé sous des balles françaises. Il n’avait que 28 ans. Je n’ai guère eu le temps de lui dire « adieu »…Je n’ai pu lui crier mon amour… lui dire qu’il vivra éternellement dans mon cœur meurtri… lui donner mon dernier baiser… Cela vous parle-t-il Monsieur Macron ?

Alors je veux savoir avant que mes yeux ne se ferment, sur la tombe de qui, chaque année, je dépose mes fleurs en étouffant mes pleurs et mes cris…A cette fin, je sollicite qu’une autorisation me soit accordée afin de réaliser une recherche A.D.N.

En vous remerciant pour votre aimable obligeance, je vous prie d’agréer, Monsieur le président de la République, mes respectueuses salutations.

Simone Gautier
14 Avenue de France
06400 Cannes
04 93 43 28 97
simone.gautier@yahoo.fr
www.alger26mars1962.fr

16 juin 2016

LA CONVERGENCE VERS LA TERREUR

Par José Castano

Majorité pacifique… Minorité agissante : 

« Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » (Albert Einstein)

            De tout temps, les minorités agissantes -encouragées par la bien-pensance (elle-même enfantée par la dictature du « politiquement-correct »)- ont toujours supplanté les majorités pacifiques et silencieuses, notamment dans les domaines politico-ethnico-religieux.

            S’agissant de ce mal allant en s'aggravant qui ronge aujourd’hui notre société -à savoir le fondamentalisme islamique- d’aucuns, inconséquemment (ou idiotement), prétendent que ses adeptes ne sauraient être dangereux pour la paix du monde car « minoritaires ». Et quand on pointe du doigt tel ou tel acte barbare perpétré par ces mêmes fanatiques, la réponse fuse tel un leitmotiv : « Pas d’amalgame ! »… « Ils ne sont pas tous pareils ! ». Certes ! Mais que fait alors cette majorité dite pacifique pour empêcher que se perpètrent et se perpétuent tant de crimes atroces ? « La perversion de la cité commence par la fraude des mots » soutenait Platon...

            Il ne se passe un jour sans que l’actualité nous rapporte les exactions des « fous d’Allah » diffusant à travers le monde leur religion de « paix et d’amour » basée sur des supplices, égorgements, assassinats, rapts, lapidations, mutilations, viols, ce que préconise la charia… sans que la majorité pacifique des Musulmans ne réagisse.

            Pour ne citer que la France, de plus en plus de zones urbaines sont la proie des délinquants en tout genre, djihadistes, voyous et terroristes en herbe qui, assurés de leur impunité, sèment la terreur, multipliant sous n’importe quel prétexte les affrontements avec les forces de l’ordre, exprimant à cette occasion une haine et un racisme violents anti-français, anti-chrétien et anti-juif… sans que la majorité pacifique des Musulmans ne réagisse.

            Il ne se passe un jour sans que les médias -pourtant d’ordinaire discrets et frileux- ne parlent d’insécurité, de violences, de délinquance… Aujourd’hui, les bandes font la loi dans les cités qui sont devenues de véritables zones de non-droit. Les « jeunes », issus principalement de l’immigration arabo-africaine, se livrent à des batailles rangées dignes des plus violents polars. Les actes de guerre, les règlements de compte, les émeutes, les voitures qui flambent, les dégradations d’équipements collectifs, celles des immeubles, des transports en commun, le vandalisme, les incivilités, le bruit, les cambriolages, le racket, le trafic d’armes et de stupéfiants, la multiplication des femmes voilées portant le niqab (plus par signe de provocation que par ferveur religieuse) etd’hommes porteurs de djellabas, l’intégrisme religieux en progression constante, sont monnaie courante et renforcent le sentiment d’insécurité des habitants de ces quartiers… sans que la majorité pacifique des Musulmans ne réagisse… rendant actuels ces vers de Théophile de Viau dans son « Elégie » : « Dans ce climat barbare où le destin me range, me rendant mon pays comme un pays étrange… »

            Et pendant ce temps, la contagion du fanatisme s’amplifie et se répand à travers tout le pays… « Vous êtes dans la fabrique à terroristes, ici, sachez-le. Dans les caves des HLM de Clichy, on vend des armes comme je vous vends des aspirines » relatait dans une désespérance extrême un pharmacien de Montfermeil au lendemain des attentats de « Charlie Hebdo »… Depuis lors, aucune leçon n’a été tirée…

            Certes, il est facile d’arguer que « les Musulmans ne sont pas tous pareils »… « ne sont pas tous mauvais » ; je le concède volontiers… Seulement quand Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, déclare : « Je suis extrêmement inquiet de voir la rancœur contre l’islam […] alors que ce sont les musulmans radicaux qui sont en cause », je veux bien admettre qu’il existe un islam « modéré », « laïc », mais, dans les faits,  la réalité,  hélas, est imparable.

            Depuis les attaques du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles du World Trade Center, en 15 ans, près de 29 000 attentats terroristes mortels ont été perpétrés par des musulmans de par le monde. L’islamisme ne se cache plus et affiche clairement ses ambitions hégémoniques sur le monde occidental qu’il entend soumettre. « Il n’y a pas un islam modéré et un islam violent ; l’islam, c’est l’islam ! », avait déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en 2007.

            Alors que, le 18 novembre 2015, cinq jours après les 130 morts et 352 blessés de Paris, le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, pérore sans complexe : « Il ne faut pas qu’on établisse de lien entre les classes populaires, les banlieues populaires et ces terroristes qui n’ont rien à voir avec ces populations qui n’aspirent qu’à vivre normalement », la corrélation entre les zones de non-droit et la barbarie islamiste s’avère évidente…

            « Pas d’amalgame ! » répètent-ils à l’envi… La volonté de dissocier à tout prix ces actes barbares, monstrueux ou simplement ignominieux de la « religion de paix et d’amour » finit par être une insulte à notre réflexion personnelle car si tous les musulmans ne sont pas terroristes, jusqu'à preuve du contraire, tous les terroristes sont musulmans… et tous ont crié « Allah Akbar » avant de perpétrer leurs crimes ! Et pourtant, ils disent que Daech n’est pas l’islam ! Qu’attendent-ils alors de le prouver sur le terrain et nous épargner leurs jacasseries infâmes ?

            Quand on a une once d’humanité en soi et de raison, on ne se fait jamais l’avocat de l’islam et ces mots du grand voyageur que fut Marco Polo, prononcés en janvier 1300, le confirment et nous ramènent à la triste réalité : « Le musulman militant est celui qui coupe les têtes pendant que le musulman modéré tient les pieds de la victime ». Edifiant constat !...

            Il est clair cependant que la majorité musulmane ne se reconnaît pas dans l’image de frayeur et de terreur que véhiculent tant les « fous d’Allah » que les voyous et les truands de nos cités, mais que signifie le silence de cette majorité pacifique, cette passivité, cette inconséquence (voire, cette tolérance) vis-à-vis de la minorité radicalisée ou adepte de la voyoucratie et du banditisme ? Elle ne se considère en aucun cas concernée et se contente simplement de regarder et de laisser faire… « Tolérance et apathie sont les dernières vertus d'une société mourante » clamait Aristote…

            Ainsi, jamais les voix de cet Islam « modéré » ne s’élèvent pour dénoncer tant de barbarie, jamais la moindre pétition pour crier : « Pas en notre nom ! Pas au nom de l’Islam ! »… « NON à la haine ! » Mais quelle est donc cette incapacité arabe à porter un regard critique sur tant de misère humaine ?... Que signifie ce silence affiché par la communauté islamique à l’égard de la racaille radicalisée qui sévit en toute impunité dans les cités ? Les « bonnes âmes », les « humanistes à la conscience pure », prétendent que cette omerta est la conséquence de la peur et de la crainte des représailles que ressentent les habitants de ces quartiers. Si cela est vrai pour certains, pour d’autres, c’est la solidarité qui s’exprime et rien d’autre. Cependant, si les « terrorisés » persistent dans leur silence en s’abstenant publiquement de se désolidariser de la racaille et des terroristes qu’elle engendre, ils leur rendent également hommage en leur montrant leur soumission (1).

            Et c’est ainsi que la communauté musulmane, dans sa résignation millénaire, continue -encouragée en cela par la « bien-pensance », le « politiquement correct » et les « moralistes »- d’observer, indolemment, la minorité agissante et ultra-violente (fer de lance de la 5ème colonne) s’érigeant en toute impunité -au nom de Dieu !- en « seigneurs des banlieues ». Et bientôt, à l’instar de Diderot, nous pourrons nous écrier : « Il n’y a plus de patrie ; je ne vois d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves ».

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José CASTANO e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

 

(1) Recteur de la grande mosquée de Paris depuis 1992 et ancien président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur « a brillé par son absence dans les rassemblements organisés devant le Bataclan ou à la République », révèle le Canard enchaîné. La Grande Mosquée a attendu jusqu'à mardi 17 pour réagir et appeler les citoyens de confession musulmane à se rassembler contre le terrorisme. Mais nouveau coup de théâtre : 48 heures plus tard, Dalil Boubakeur annule tout, affirme le journal satirique. « En réalité, il n’a jamais voulu de ce rassemblement et il a tout fait pour qu’il n’ait pas lieu », a souligné un de ses proches, interrogé par la rédaction.

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Après avoir commis son double assassinat terroriste contre le capitaine de police Jean-Baptiste Salvaing et sa femme, Larossi Abdallah a publié une vidéo sur Facebook qui a été immédiatement supprimée.  VOIR Dreuz.info

Cliquez sur ce lien : La vidéo que le terroriste Larossi Abdallah a tourné dans l’appartement de ses victimes

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14 avril 2018

LES "GRANDES DAMES" DE DIÊN BIÊN PHU

Document transmis par José Castano

Il y a celles dont on ne parlait jamais, dont on parlera si peu, les petites p*** des BMC (Bordel Militaire de Campagne)…

            La bataille de Diên Biên Phu, du 13 mars au 7 mai 1954, a fait, côté français, 16 000 morts, blessés et prisonniers, et marqué la fin de la guerre d’Indochine et le retrait de la puissance coloniale française.

           Dans la « cuvette », au côté des blessés et des agonisants, se trouvait Geneviève de Galard, infirmière-chef du camp retranché qui resta jusqu’au bout pour s’occuper des blessés et des agonisants, tandis que le colonel de Castries était retranché dans son QG souterrain et ne prit pas la peine de rendre visite aux blessés.

           Geneviève de Galard était-elle seule ? L’hommage rendu aux combattants depuis lors, a pudiquement passé sous silence celles qui l’aidèrent : les pensionnaires des BMC (bordels militaires de campagne) installés par une armée soucieuse du moral des troupes. Françaises, Maghrébines ou Annamites. Ces très grandes dames furent, aux dires des survivants, admirables de courage, bravant le feu et la mitraille pour venir au secours des soldats. Aucune n’a survécu. Prisonnières du Vietminh, les unes, d’origine vietnamienne, ont été exécutées. Les autres ont été victimes des mauvais traitements de leurs geôliers. Aujourd’hui encore, aux yeux de certains, elles ne sont pas présentables. La morale est sauve !

           Lors de la chute du camp retranché, la plupart ont été capturées. Les Algériennes ont été libérées, tout au moins celles qui ont survécu au siège puis à la longue marche et à la détention. Les Vietnamiennes ont disparu, toutes et pour toujours.

           Un journaliste, Alain Sanders (journal PRESENT), rencontrant des années plus tard le docteur Grauwin (médecin chef du camp), lui demande s'il a connu le sort des prostituées du BMC de la Légion, les Vietnamiennes donc, dont plus personne n'a plus entendu parler.

           - Docteur Grauwin : « Ces filles étaient des soldats. De vrais soldats Elles se sont conduites de façon remarquable. Tous mes blessés, tous mes amputés, mes opérés du ventre étaient à l'abri dans des trous souterrains. Et il fallait qu'ils pissent, qu'ils fassent leurs besoins, qu'ils fassent un peu de toilette. Ce sont ces femmes, ces prostituées transformées en « anges de la miséricorde » qui m'ont aidé à les aider, qui ont permit à nos blessés de supporter leurs misères. Elles les ont fait manger, boire, espérer contre toute espérance ».

           De la suite, de leur agonie, il n'y a plus de témoins directs, simplement le récit que Grauwin a recueilli plus tard, parce qu'un commissaire politique, dans un camp, a parlé de ces femmes à un prisonnier :

-       Pourquoi un commando de femmes contre nous ?

-       Il n'y avait pas de tel commando !

-       Si, elles nous ont tiré dessus !

           Ainsi donc, les filles des BMC, infirmières au plus fort de la tragédie, auraient- elles aussi pris les armes lorsqu'elles n'ont plus eu d'espérance à offrir !...

           Grauwin sait qu'elles ont été rossées, tabassées, affamées… Elles n'ont cessé de crier à leurs bourreaux qu'elles étaient françaises jusqu’à l’ instant où elles ont reçu, l'une après l'autre, une balle dans la nuque.

           Les femmes vietnamiennes présentes dans la vallée : Sur les centres de résistance « Béatrice » et « Gabrielle », avaient été installés des BMC3.

           - Celui de « Béatrice », tenu par un bataillon de la 13e DBLE (Demi Brigade de Légion Etrangère) était constitué d’une quinzaine de prostituées vietnamiennes.

           – Celui de « Gabrielle », tenu par un bataillon de tirailleurs algériens, par autant de jeunes femmes nord-africaines.

           Lorsque « Béatrice » a été attaquée, le chef de bataillon Pégot, qui commandait cette position, a aussitôt ordonné aux femmes de rejoindre le centre du camp, pour les soustraire aux combats. Lorsqu’elles parvinrent au réduit central, le colonel de Castries leur ordonna de prendre le prochain avion qui décollerait et de rentrer à Hanoï.  Elles refusèrent toutes et réclamèrent de demeurer au service des soldats français, comme aides-soignantes, lavandières, cuisinières ou porteuses de colis.

           Elles restèrent donc et, jusqu’à la fin de la bataille, déployèrent des trésors de dévouement, auprès notamment des blessés. Vers la fin, elles se transformèrent en infirmières de fortune.

           Avec dévouement, elles ont tenu des mains d'agonisants, elles ont rafraichit des fronts d'hommes gémissants, elles ont lavé des blesses qui chiaient sur eux, elles ont recueilli des confidences de types qui appelaient leurs mères, elles ont changé des pansements puants. Les Asiatiques, et même les autres, auraient pu déserter et se « refaire une vie » en face en expliquant que ces fumiers de Français les avaient arnaquées.

           Quel soldat de DBP aurait tiré sur une nana courant les mains en l'air vers les lignes Viets ? Aucun !... Mais elles ne l'ont pas fait ! A la chute du camp retranché, elles furent capturées par les soldats vietminh et envoyées en camp de détention où nul n’entendit plus jamais parler d’elles. Il en fut de même pour les prostituées nord-africaines. 

Philippe de Maleissye (Contrôleur général des armées).

Voir la suite : 7 Mai 1954 : La chute de DIEN BIEN PHU 

et aussi la vidéo HONNEUR A NOS MORT DE DIN BIEN PHU TOMBES POUR LA FRANCE

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            « Le devoir de mémoire incombe à chacun... rendre inoubliable. Ceux qui sont morts pour que nous vivions ont des droits inaliénables. Laisser la mémoire se transformer en histoire est insuffisant. Le devoir de mémoire permet de devenir un témoin... »

            Cette page est dédiée à la mémoire de tous ceux qui ont servi dans cette souffrante et aimante Indochine et qui l’ont arrosée de leur sueur, de leurs larmes et de leur sang. Puisse le philtre de l’oubli n’avoir jamais d’emprise sur eux afin qu’ils ne soient pas assassinés une seconde fois et, pour reprendre le mot célèbre d’Henri Guillaumet, aviateur perdu dans la Cordillère des Andes, nous pouvons leur dire : « Ce que vous avez fait, aucune bête au monde ne l'aurait fait ! »

            Vous, anciens d’Indo ; vous, prisonniers des camps de la mort ; vous, martyrs de l’ignoble, recevez l’hommage de ma profonde compassion.

Semper fidelis - J.C

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"Pour ceux qu'une mort glorieuse a couché, sans linceul autre que l'oubli, dans la terre froide : c'eût été manquer à la piété
Pour d'autres qui ont survécu..c'eût été manquer à la reconnaissance."
(Georges KIMPFLIN)

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Conférences de José Castano

"LA KAHENA"

« La fabuleuse épopée de cette reine berbère qui s’opposa à l’invasion arabe de l’Afrique du Nord »

            Quinze ans après la mort du Prophète Mahomet, les armées arabes abordaient l’Afrique du Nord. Ce pays, jadis transformé par la civilisation romaine, conquis à la foi judéo-chrétienne, va entrer dans l’ensemble, de jour en jour agrandi du monde musulman. C’est alors, que pour faire face à l’envahisseur, une femme va organiser la résistance berbère, réaliser la difficile unité du Maghreb et infliger aux cavaliers arabes de cuisantes défaites. Celle-ci, connue dans l’histoire sous le nom de la Kahéna, avait un caractère sacré. Il signifiait, la sorcière, la prêtresse, la devineresse. Elle possédait en effet un don prophétique et était vénérée de son peuple. Mais ses succès mêmes causeront sa chute.

            Durcie par ses victoires dans une orgueilleuse intransigeance, ne vivant plus que pour son clan, cette femme, si longtemps écoutée et obéie, ne pourra maintenir l’unité berbère et juguler les séculaires rivalités entre tribus. Dès lors, elle prédira son propre destin et, cernée par la trahison, verra dans un ultime baroud d’honneur tomber les meilleurs de ses compagnons.

L’islamisation de l’Afrique du Nord était en marche…

Organisée par le Cercle Algérianiste de FREJUS, cette conférence sera donnée par José CASTANO,Vendredi 27 Avril 2018, à 18h, salle Agricola, Maison des associations, 57 av de Verdun - 83600 FREJUS -

Pour tout renseignement : Jean-Marc CHERFILS : 06.16.13.56.90 ou 04.94.82.40.60

Courriel : jmcherfils@club-internet.fr

Pour la bonne organisation, il serait souhaitable de s’inscrire. - Entrée gratuite.

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« LES SEIGNEURS DE LA GUERRE  »

- De l’Indochine à l’Algérie, la Légion étrangère au combat

- L’Odyssée et la fin tragique du 1er RégimentEtranger de Parachutistes en Algérie.

Organisée par l’association « L’ALMA - LE CORSO » cette conférence sera donnée, Dimanche 3 JUIN 2018, à 9h30, Maison Diocésaine Charles de Foucauld – 2, Faubourg Saint Jacques – 07220 VIVIERS

Pour tous renseignements : - Pierre-Joël CHAIGNON du RONCERAY (Président de l’ALMA) : pjcdr@orange.fr - 04 67 84 15 86 / Emile ESPASA (Trésorier) : emile.espasa@wanadoo.fr – 05 56 05 10 25

Pour la bonne organisation, il serait souhaitable de s’inscrire. - Entrée gratuite.

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25 mars 2018

AUX MARTYRS DE LA RUE D'ISLY

‌Le 26 mars 2018, à Périgueux, l'amicale des Pieds Noirs de la Dordogne commémore le massacre du 26 mars à Périgueux devant la stèle des rapatriés cimetière saint Augutre.
venu de mon cœur ou plutôt de mes tripes en toute modestie.
Amitiés Pieds Noirs.GR

 

26 mars 1962 rue d’Isly, le piège.

Qui étaient-ils ces manifestants ?

Certainement des sympathisants

Des malheureux algérois assiégés.

 

Ils arrivaient pacifiquement.

Pour apporter leur entier soutien.

A ces populations maltraitées

Par ces satanés Gaullistes.

 

Et là, les drapeaux Français en tête.

Ils marchaient en chantant les Africains.

Ils voulaient pactiser avec nos militaires,

Mais, les barrages étaient là, hermétiques.

 

Et soudain, des armes se mirent en action.

Mais, leurs balles étaient Françaises.

C’était nos tirailleurs qui, comme à la manœuvre,

Abattaient nos femmes enfants et vieillards.

 

Le fusil mitrailleur cracha pendant 12 minutes

Ainsi que toutes les autres armes.

Leur lieutenant dépassé par cette tuerie

N’arriva pas à faire « CESSEZ LE FEU ».

 

Des dizaines de morts et centaines de blessés,

Gisaient là, sur le sol de leur terre chérie.

Les blessés agonisaient et certains furent achevés.

Mais, notre sort était scellé, De Gaulle l’avait décidé.

 

Notre Algérie, l’Algérie Française

De Gaulle l’avait promis et nous l’avions cru.

Et là, rue d’Isly puis à Oran un certain 5 juillet

 

C’était fini et nous ne pouvions y croire.

Communiqués du 26 mars

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